Une startup israélienne lutte contre la pollution à Paris

Une startup israélienne lutte contre la pollution à Paris

La pollution atmosphérique est un problème mondial, mais en France, il est particulièrement troublant. Selon une étude publiée en Juin par l’agence de la santé Santé Publique, en France, la pollution de l’air tue 48.000 personnes par an. 34.000 de ces décès sont évitables. En fait, la pollution atmosphérique est le troisième plus grand agent meurtrier en France, après la cigarette (78.000 décès) et la consommation d’alcool (49.000 décès).

Compte tenu de ces statistiques graves, il n’est pas étonnant que l’application israélienne BreezoMeter, qui traque les polluants et peut déterminer la qualité de l’air dans presque tous les coins du monde, a maintenant jeté son dévolu sur la ville de lumière, Paris.

La pollution atmosphérique est considérée comme un problème de santé publique important à Paris. La ville a récemment lancé une ambitieuse campagne appelée “Réinventons nos lieux”, “Nous allons réinventer nos places”. Son objectif est d’améliorer la qualité de la vie, d’améliorer les espaces publics et promouvoir de nouvelles utilisations pour sept places parisiennes qui ont une forte valeur historique et symbolique.

Place de la Nation, un test à grande échelle, mené par Cisco, l’associée de BreezoMeter sur ce projet, permettra de recueillir le bruit, la pollution atmosphérique et les données d’utilisation. Les résultats sont partagés avec les citoyens ayant accès à des écrans tactiles installés sur la place ainsi qu’avec les données en ligne. BreezoMeter, que CNBC a récemment appelé l’une des “applications les plus chaudes du monde” et qui a été recommandée par le site Web de l’Environmental Protection Agency (EPA) aux États-Unis, met en œuvre les aspects de surveillance de la qualité de l’air. La société israélienne a battu plusieurs entreprises françaises pour le projet sur Paris, devenant la première entreprise non-locale à avoir reçu une telle offre.

BreezoMeter défini le nombre, les emplacements et les types de capteurs de qualité de l’air nécessaires, et analyse les données afin de fournir en temps réel les concentrations de polluants, des alertes et les raisons sur ce qui pourrait avoir une incidence sur les niveaux de pollution. D’autres villes intelligentes et durables peuvent saisir cette opportunité d’une plate-forme pour le contrôle de la qualité de l’air et pour l’amélioration de la vie urbaine. Les données peuvent également être utilisées pour développer des modes de transport durables.

LE PLUS :

La pollution de l’air (ou pollution atmosphérique) est un type de pollution caractérisé par une altération des niveaux de qualité et de pureté de l’air. En France, elle est définie par le Code de l’environnement comme suit « Constitue une pollution atmosphérique au sens du présent titre l’introduction par l’homme, directement ou indirectement ou la présence, dans l’atmosphère et les espaces clos, d’agents chimiques, biologiques ou physiques ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives. ».

La dégradation de l’air résulte généralement de la combinaison d’un cocktail de polluants tels que des matières particulaires, ou autres substances dont les degrés de concentration et les durées de présence sont suffisants pour produire un effet toxique et/ou écotoxique.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’estimait responsable en 2012 de près de 7 millions de morts prématurées par an, surtout dans les pays à revenus faibles et intermédiaires, en particulier en Asie ; plus de la moitié sont dues à la pollution intérieure (en particulier à la cuisine sur des réchauds à charbon, à bois ou à combustibles de la biomasse) et près de la moitié à la pollution extérieure. 80 % des décès liés à la pollution extérieure sont causés par des maladies cardiovasculaires (40 % accident vasculaire cérébral (AVC) et 40 % cardiopathies ischémiques) ainsi que 60 % de ceux dus à la pollution intérieure (34 % AVC et 26 % cardiopathies ischémiques), suivis par les BPCO (ext. : 11 %, int. : 22 %). En France, un rapport du Sénat a évalué en 2015 le coût de la pollution de l’air en dépenses de santé, absentéisme dans les entreprises et impacts indirects et non sanitaires à au moins 100 milliards €/an, et l’agence nationale de santé publique estime en 2016 que la pollution de l’air est responsable de 48 000 morts par an.

L’ONU a encadré la mis en place en 1979 d’une Convention sur la pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance. L’OMS estime que ramener les taux de particules PM10 de 70 à 20 µg·m-3 diminuerait la mortalité induite par la pollution de l’air de 15 %.

Israël Valley

Pas de commentaires

Déposer un commentaire