Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé samedi vouloir contrôler directement les services de renseignement et les chefs d’état-major de l’armée, renforçant encore son pouvoir deux semaines après un putsch raté.
« Nous allons introduire une petite réforme constitutionnelle (au Parlement) qui, si elle est approuvée, fera passer le service national de renseignement (MIT) et les chefs d’état-major (de l’armée) sous le contrôle de la présidence », a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision A-Haber.
Pour être adoptée, cette réforme devra recueillir une majorité des deux-tiers au Parlement. Le gouvernement islamo-conservateur de l’AKP aura donc besoin du soutien de certains partis d’opposition.
Deux de ces derniers ont rencontré M. Erdogan il y a quelques jours et s’étaient dit prêts, selon le Premier ministre Binali Yildirim, à travailler sur un changement de la Constitution.
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