
Portugal: la communauté juive de Porto se dit victime d’antisémitisme dans l’enquête sur des abus présumés liés à la loi du retour
Le dirigeant de la communauté juive de Porto, au Portugal, affirme que l’enquête criminelle découlant du rôle de celle-ci dans le contrôle des Juifs d’ascendance séfarade aspirant à la citoyenneté portugaise équivaut à une persécution antisémite des autorités.
Dans une lettre au Parlement particulièrement dure envoyée la semaine dernière, Gabriel Senderowicz a affirmé que cette enquête perpétrait un « Holocauste contre les familles ».
S’adressant au président de la commission parlementaire portugaise sur les questions constitutionnelles, les droits, les libertés et les garanties, le dirigeant communautaire a dénoncé cette enquête comme « la plus grande attaque contre une communauté juive en Europe au 21e siècle ».
Des personnes anonymes que Gabriel Senderowicz a décrites comme des « agents de l’État », ont utilisé des journalistes et des influenceurs pour « faire avancer la diffamation antisémite », a-t-il écrit. Semaine après semaine, a-t-il ajouté, « nous avons vu un Holocauste contre des familles juives, exposé dans les journaux ».
Dans un communiqué, la communauté juive de Porto a par ailleurs accusé d’antisémitisme « l’Etat portugais » dans son ensemble.
La lettre du président de la communauté juive de Porto est le dernier développement d’un scandale qui a éclaté en février, à propos de l’examen par cette dernière des demandes de citoyenneté des candidats s’identifiant comme descendants de Juifs séfarades.
En mars, les autorités ont brièvement placé en détention le rabbin de la communauté de Porto, Daniel Litvak, soupçonné de fraudes liées à ces demandes, notamment celle de l’oligarque russe Roman Abramovich.
Le milliardaire russo-israélien, qui fait l’objet de sanctions dans plusieurs pays pour son lien présumé avec le président russe Vladimir Poutine, est devenu citoyen portugais en février, suite à la recommandation de la communauté de Porto.
La vérification du bon droit d’Abramovich, qui a un nom de famille et de nombreux ancêtres ashkénazes, a été largement considérée comme suspecte. Ni lui ni la communauté juive de Porto n’ont publié d’arbre généalogique démontrant son ascendance séfarade, bien que la communauté de Porto affirme que sa candidature était conforme à la loi.
En 2016, le gouvernement portugais a confié à la communauté juive de Porto et à celle de Lisbonne le contrôle des demandes de naturalisation en vertu d’une loi adoptée par le Parlement en 2013, garantissant la citoyenneté portugaise à toute personne capable de prouver que ses ancêtres sont des Juifs séfarades.
A ce jour, plus de 50.000 personnes ont acquis la nationalité portugaise en vertu de cette loi.
L’État portugais envisage toutefois de la modifier, en limitant son application aux personnes possédant des biens au Portugal.

Des fidèles prient à la synagogue de Porto, Portugal, le 2 janvier 2020. (Avec l’aimable autorisation de la communauté juive de Porto)
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La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.
Un grossier stratagème propalestinien: distribuer des passeports espagnols ou portugais pour décourager l’alya ou encourager la yerida. Et il y a des niais qui marchent dans la combine.
Séfarade Mettez du pognon au pays Portugal pour acquérir un bout de papier portugais qui vous garantira une citoyenneté portugaise, voilà le message de l’état portugais antisémite qui est diffusé donc c’est l’argent qui l’intéresse et rien d’autres ….