L’Irish Times invite ses lecteurs à regarder un film sur les accusations de meurtre rituel, la « capitale des martyrs » palestiniens.
Rachel O’Donoghue
Au fil des ans, l’Irish Times a publié des articles d’une médiocrité stupéfiante. Il a un jour décrit la campagne militaire israélienne à Gaza comme la preuve d’une « soif de guerre » nationale, défendu le Hezbollah comme une force « défensive » au Liban, et, dans une dépêche mémorable , son correspondant au Moyen-Orient semblait presque exalté à l’idée que le régime iranien lance un missile hypersonique sur Tel-Aviv.
Pourtant, même selon ces critères, le dernier article international du journal marque un nouveau creux.
Rédigé par le même correspondant au Moyen-Orient, Michael Jansen, passionné de missiles iraniens , l’article est intitulé : « L’armée israélienne intensifie son attaque contre le camp de réfugiés de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie . »
Sans surprise, le corps de l’article est tout aussi trompeur que son titre le suggère.
Les premiers paragraphes ressemblent davantage à un scénario dramatique qu’à un reportage. Selon Jansen, l’armée israélienne ne mène pas d’opérations antiterroristes contre le Hamas, le Jihad islamique et d’autres groupes armés implantés à Jénine . Elle présente plutôt l’opération comme une perturbation non provoquée, presque vindicative, d’une fête sacrée :
L’armée israélienne a intensifié lundi son offensive de 70 jours contre la ville de Jénine et le camp de réfugiés palestinien adjacent… Malgré la fête musulmane de l’Aïd el-Fitr, des renforts militaires israéliens et des véhicules blindés ont pris d’assaut la ville… et saccagé des habitations. Dans le camp de réfugiés de Jénine, les forces israéliennes ont démoli des maisons et ravagé des infrastructures.
Il est manifestement absent de toute reconnaissance du fait que ces raids visent des réseaux terroristes bien établis qui opèrent à partir de zones civiles densément peuplées – une triste réalité qui impose à Israël des obligations légales et morales d’agir.
L’ironie, bien sûr, est flagrante. Jansen déplore la profanation de l’Aïd, mais omet toute mention des attentats terroristes palestiniens délibérément programmés pour coïncider avec les fêtes juives – notamment le massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre, jour de Sim’hat Torah . Elle néglige également les attaques à la roquette lancées pendant le ramadan 2021 par les mêmes groupes auxquels Israël est actuellement confronté. De toute évidence, Jansen est plus préoccupée par le caractère sacré des fêtes islamiques que le Hamas.
Plus loin dans l’article, Jansen qualifie Jénine de centre de « résistance », empruntant littéralement la terminologie du Hamas sans le moindre clin d’œil à celle, bien plus précise, d’Israël : un foyer du terrorisme. Jénine a longtemps servi de tremplin à des attaques meurtrières et abrite certains des auteurs de violences les plus impénitents de Cisjordanie :
Le camp de Jénine, qui a été un centre majeur de résistance, est connu par les Palestiniens comme la capitale des « martyrs ».
L’article se termine ensuite par une étrange approbation cinématographique — d’un film qui a fait plus que presque tous les autres pour propager l’une des calomnies rituelles les plus persistantes et les plus dommageables de mémoire récente :
Cet assaut a inspiré le film Jénine, Jénine, qui a contribué à la réputation du camp et en a fait un phare anti-occupation.
En fait, « Jénine, Jénine » est un film de propagande largement discrédité qui colporte le mensonge totalement démenti selon lequel les forces israéliennes ont commis un massacre en 2002 – une invention maintes fois réfutée par les enquêtes internationales mais toujours répétée par les militants anti-israéliens et les antisémites.
L’Irish Times ne se contente plus d’éditoriaux contre Israël. Il fait désormais la promotion des calomnies rituelles dans sa rubrique d’actualités internationales. Juste au moment où l’on pensait qu’il ne pouvait plus sombrer.
JForum.fr avec HonestReporting
Née à Londres, en Angleterre, Rachel O’Donoghue s’est installée en Israël en avril 2021 après avoir travaillé pendant cinq ans pour divers journaux nationaux au Royaume-Uni. Elle a étudié le droit à l’Université de droit de Londres et obtenu un master en journalisme multimédia à l’Université du Kent.
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