Les médias accusent à tort Israël d’avoir rejeté la « proposition » de cessez-le-feu du Hamas
Rinat Harash
Peu après qu’Israël a commencé à attaquer le dernier bastion du Hamas à Rafah, le lundi 6 mai, le groupe terroriste a soudainement annoncé qu’il avait « accepté » une proposition d’accord des médiateurs arabes.
À quelques exceptions près, les médias se sont empressés de faire écho aux affirmations du Hamas dans des titres non critiques décrivant Israël comme l’agresseur et les terroristes comme des colombes en quête de paix.
En fait, le Hamas avait accepté un « accord » qu’il avait lui-même proposé – une contre-offre dont Israël n’avait même pas vu les termes, et qui a ensuite été décrite par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu comme « très éloignée des exigences fondamentales d’Israël ».
Le Hamas n’a même pas pu confirmer si les 33 otages israéliens qui seraient libérés lors de la première phase du soi-disant accord sont toujours en vie, ce sur quoi Israël a insisté. Et leur proposition exigeait une fin immédiate et permanente de la guerre, ce qu’Israël n’a jamais accepté.
https://twitter.com/HonestReporting/status/1787814629780967918?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1787814629780967918%7Ctwgr%5Ee57c144192abff4b8ff480f4bee7c6c881c79bfa%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fhonestreporting.com%2Fmedia-falsely-blame-israel-for-rejecting-hamas-ceasefire-proposal%2F
Israël, pays intransigeant
Voici quelques exemples de titres de médias qui se sont trompés :
Le Washington Post (reprenant AP) et Euronews ont décrit Israël comme un tyran régional qui attaque Rafah même si le Hamas « accepte » un accord de cessez-le-feu :
BBC World a décrit le Hamas comme de bons gars épris de paix qui peuvent être cités comme sources fiables :
Le titre du magazine TIME incluait la position d’Israël mais la basait sur un responsable familier avec la « pensée » israélienne :
France 24 est allée jusqu’à suggérer qu’Israël a lancé son attaque sur Rafah en réponse à l’acceptation par le Hamas d’un accord de cessez-le-feu :
Responsabilité journalistique
Au milieu de cette couverture générale erronée, il convient de saluer deux exemples de responsabilité journalistique.
Dans le New York Times, Peter Baker a mis le doigt sur le problème et Isabelle Kershner a décrit avec précision les divergences entre le Hamas et Israël sur la proposition de cessez-le-feu :
While so many media are crediting Hamas with accepting a ceasefire and accusing Israel of rejecting one, kudos to @peterbakernyt of @nytimes for doing some actual journalism and not falling into Hamas' propaganda trap.https://t.co/cypVUJMshu pic.twitter.com/I6IXfwTx6D
— HonestReporting (@HonestReporting) May 7, 2024
Malheureusement, ce n’est pas la première fois que les médias se précipitent pour répéter les propos d’une organisation terroriste interdite, comme ils l’ont fait dans leur empressement à imputer à Israël la responsabilité de l’ explosion de l’hôpital al-Ahli , qui s’est ensuite avérée être le résultat d’une attaque terroriste. Fusée du Jihad islamique.
On sait également que le Hamas tire les ficelles des médias à Gaza, comme l’a récemment admis un porte-parole du Jihad islamique .
Il est temps que les médias cessent de se laisser prendre aux pièges de la propagande d’une organisation terroriste.
JForum.fr avec HonestReporting
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