Ivry-Sur-Seine, ville occupée ©

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© Mairie d'Ivry - Frédéric Iriarte Rencontre avec la délégation palestinienne de Jifna et Jalazone, lors de la signature du protocole de coopération avec la Ville en novembre 2012.
« Débattez avec la délégation palestinienne », c’est ce qui est proposé par la ville d’Ivry-sur-Seine, dans un débat public sur la « colonisation » par Israël, ce 8 décembre.

La municipalité communiste d’Ivry-sur-Seine et son maire Philippe Bouyssou n’ont pas peur de se mettre en infraction avec la loi, puisque, dans le cadre de son jumelage avec le village de Jifna et le camp de Jalazone, elle accueille, en partenariat avec l’Association France Palestine Solidarité, un débat sur la « colonisation » par Israël et ses conséquences dans lesdits villages.

Il faudra bien un jour appliquer enfin, et au-delà du boycott des produits israéliens, les dispositions de l’article 24, alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881, qui dispose que :

« … Ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement.»

Cette infraction est fréquente, y compris par des édiles de la République, comme en l’espèce.

Mais nous continuons d’être choqués, espérant naïvement que les efforts récents, tant en France qu’à l’étranger, pour punir le boycott d’Israël ont ouvert une nouvelle période d’impunité.

Cette période ne s’ouvrira que lorsque l’on aura mis un terme à cette fichue schizophrénie française, qui nous fait balancer ici entre des messages de paix envers Israël et les condamnations de sa politique, la reconnaissance de ses prouesses et la négation de ses actes de conciliation et d’intégration des arabes, l’annonce de la collaboration de la France avec les sociétés et universités israéliennes et la tolérance envers les entreprises de boycott des produits israéliens.

Le point d’orgue de cette contradiction pathologique, qui cache sous une admiration affichée un réel antisionisme est évidemment le vote puis l’abstention de la France à l’UNESCO, en avril et en octobre de cette année, qui ont abouti à la négation du lien de Jérusalem avec le peuple juif.

Alors pourquoi s’étonner ?

Si l’Etat ne donne pas l’exemple, il serait malvenu de sa part de sanctionner ses employés.

Voici le faire-part de cette fameuse recontre publié sur le site IvryMaVille :

« Fidèle à sa mission de messagère de paix, la Ville accueille des membres du village de Jifna et du camp de Jalazone, avec lesquels elle entretient des liens de coopération. Acteurs et témoins privilégiés, ils participeront à un débat public sur la colonisation, le 8 décembre, à l’Espace Robespierre.

Depuis 1989, Ivry entretient des liens avec le village de Jifna et le camp de Jalazone en Palestine. Ces trois dernières années, une coopération plus particulière s’est mise en place autour de l’échange de jeunes correspondants, l’apprentissage du français et l’accès à la lecture.

« Afin de réinterroger notre partenariat et de réfléchir à de nouvelles perspectives, notamment sur la question de l’accès des enfants aux loisirs, la municipalité accueille une délégation de Jifna et Jalazone, commente Séverine Peter, adjointe au maire en charge des relations internationales. À cette occasion, en lien avec l’Association France Palestine Solidarité, nous organisons un débat le 8 décembre autour de la situation sur place et de la colonisation qui s’est accélérée, rendant la vie quotidienne de plus en plus difficile. »

Ce temps de rencontre et d’échanges avec les édiles de Jifna et de membres du Comité populaire du camp de Jalazone vise à sensibiliser les Ivryens au quotidien de plus en plus difficile en Palestine. Cela permettra également aux habitants de s’approprier les projets que la Ville développe à l’international.Ahmed Talbi »

IvryMaVille

 

9 commentaires

  1. Si je comprends bien, en votant contre ISRAËL à l’UNESCO et à l’ONU, selon l’article 24, alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881, la FRANCE, tout du moins ceux qui la représentent, sont punissable d’1 an de prison et de 45 000 € d’amende !

  2. Ivry, un des derniers bastions communistes staliniens pro palestiniens. Je le sais, j’y habite. Mais tout cela n’a rien de pacifique, c’est juste politique.
    Ah, il n’y a jamais eu le moindre commentaire de la part de la mairie concernant la guerre en Syrie…
    Ou le Darfour. Òu l’Irak
    Ou la Lybie
    Le Yemen…
    C’est politique, je vous le dis.

    • Il y a environ 3 ans, un Citoyen d’Aulnay sous Bois s’était attaqué en Justice à la Mairie, qui finançait avec ses impôts la cause Palestinienne.
      Si vous voulez le faire (il faudrait que je retrouve le nom de l’Avocat qui s’en est occupé), vous pouvez en tant que Citoyen, vous attaquer à la Mairie d’Ivry pour les mêmes raisons.
      La Mairie à dû rembourser l’ensemble des impôt perçu pour cette cause.
      Il faut impérativement que ce soit un habitant de la ville en question qui dépose plainte !

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