Comment les USA ont saboté l’industrie cybernétique israélienne ?
La crise cybernétique israélienne face aux États-Unis
L’industrie cybernétique offensive israélienne, autrefois leader mondial, traverse une période critique suite aux multiples mesures restrictives américaines. Des sanctions aux révocations de visas, ce secteur stratégique est menacé d’effondrement tandis que les autorités israéliennes peinent à protéger cette ressource essentielle pour la sécurité nationale.
Des visas révoqués sans explication
« Comment expliquer à ses supérieurs qu’on est interdit d’entrée aux États-Unis? » Cette question tourmente Meir (nom d’emprunt), cadre supérieur d’une entreprise israélienne de cyberattaque. Comme des dizaines d’autres professionnels du secteur, il a récemment reçu des lettres de l’ambassade américaine annonçant la révocation des visas de toute sa famille, sans aucune justification officielle.
Cette situation crée une véritable « hystérie » dans l’industrie. « C’est totalement tabou, personne n’en parle par crainte de perdre son emploi », confie un cadre du secteur. La perte d’un visa américain représente un handicap professionnel majeur : « Toute personne travaillant dans le secteur technologique qui ne peut entrer aux États-Unis devient pratiquement inemployable. »
Une campagne américaine systématique
Cette vague de révocations s’inscrit dans une stratégie plus large initiée sous l’administration Biden. Si les sanctions contre les colons impliqués dans des violences en Cisjordanie ont fait l’actualité, plusieurs officiers de Tsahal se sont également vu interdire l’entrée sur le territoire américain.
Pour l’industrie cybernétique offensive, ces restrictions constituent une menace existentielle. Depuis 2021, les principales entreprises israéliennes du secteur – NSO, Candiru, Quadream – subissent une « saignée de clients et de personnel ». « Le secteur est menacé d’extinction », alerte un dirigeant.
La situation s’aggrave avec le rachat progressif des fleurons israéliens par des intérêts américains. Après NSO en 2014, ce fut Paragon, tandis que Candiru pourrait être la prochaine. Si cette transaction se concrétise, Israël sera dépouillé de la quasi-totalité de ses capacités cybernétiques offensives civiles.
Un faisceau complexe de motivations
Pourquoi cette offensive américaine? Plusieurs facteurs s’entremêlent : compétition commerciale, intérêts sécuritaires et, selon certaines sources, sentiments anti-israéliens au sein de l’administration. Les géants technologiques comme Facebook et Apple cherchent à éliminer des concurrents potentiels, tandis que des organisations internationales dénoncent les risques pour les droits humains.
En parallèle, des conflits internes ont affaibli l’industrie israélienne : tensions entre services de renseignement et entreprises privées, rivalités commerciales et luttes d’ego entre dirigeants.
Le résultat est alarmant : des 18 entreprises de cybernétique offensive actives en Israël en 2021, il n’en restait que six en 2023. La main-d’œuvre qualifiée s’est largement relocalisée à l’étranger, emportant une expertise souvent acquise au sein de l’unité 8200 de Tsahal.
« Nous assistons à l’effondrement d’un secteur entier, avec une fuite des cerveaux vers l’étranger, sans que le gouvernement n’intervienne », déplore une source industrielle. « Israël abandonne une capacité de sécurité essentielle. »
L’affaire NSO, point de bascule
Le marché de la cyberguerre offensive, né avec l’omniprésence d’Internet et des smartphones, génère des dizaines de milliards de dollars annuellement. L’entreprise israélienne NSO, fondée en 2010, s’était imposée comme pionnière mondiale, suivie par d’autres sociétés développées autour de vétérans des unités technologiques de Tsahal.
Cet écosystème avait positionné Israël comme cyberpuissance offensive mondiale aux côtés des États-Unis, de la Chine, de la Russie et de l’Iran. Toutefois, ces outils initialement destinés à la surveillance du terrorisme et de la criminalité ont été détournés par certains clients pour cibler journalistes, opposants politiques et militants.
L’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018, impliquant NSO, a marqué un tournant. Par la suite, diverses enquêtes ont démontré l’utilisation abusive d’outils israéliens par plusieurs gouvernements.
En novembre 2021, le Département du Commerce américain a placé NSO et Candiru sur la « Liste des entités » dont les activités contreviennent aux intérêts de sécurité nationale américains. Cette décision, prise sans avertissement préalable, a stupéfié les entreprises et le ministère israélien de la Défense.
Un ancien responsable de la défense affirme: « Les Américains ont identifié la cyberattaque offensive comme une technologie transformatrice et ont décidé de restreindre la concurrence. Les droits humains servent de justification, mais les responsables américains nous ont explicitement informés que ces entreprises portaient atteinte à leurs intérêts directs. »
Une réponse inadaptée des autorités israéliennes
Suite à ces sanctions, le ministère israélien de la Défense a intensifié sa surveillance des entreprises locales et drastiquement réduit leurs marchés potentiels, passant d’une centaine de pays à seulement 37. Cette décision s’est révélée contre-productive : elle n’a pas satisfait Washington tout en paralysant les opportunités commerciales.
« L’appareil de défense a fondamentalement mal géré cette crise », critique une source industrielle. « Si les Américains ont déclenché la situation, la réponse inefficace du ministère a provoqué l’explosion. Ils ont même suspendu des licences de contrats précédemment approuvés. »
Malgré plusieurs tentatives pour sauver le secteur, notamment sous l’administration Bennett, les initiatives ont échoué ou n’ont jamais été pleinement mises en œuvre. Un projet de rachat de NSO par l’État israélien pour l’intégrer à une entité gouvernementale a été abandonné, en partie à cause de l’opposition du renseignement militaire.
Des tensions avec l’unité 8200
Cette opposition révèle un conflit plus profond entre l’unité 8200 et les entreprises civiles. Ces dernières recrutent massivement parmi les vétérans du renseignement militaire, créant une compétition pour les talents rares, particulièrement les « chercheurs en vulnérabilité ».
« L’Unité 8200 a commencé à traiter le marché civil comme un adversaire », explique un expert. Ne pouvant rivaliser avec les salaires du privé, elle a adopté un discours dénigrant le secteur et a exclu de nombreux réservistes travaillant pour des entreprises cybernétiques.
Des accusations de transfert de méthodologies classifiées ont exacerbé les tensions. « Recruter quelqu’un de l’Unité 8200 porte directement atteinte à l’infrastructure de sécurité d’Israël », soutient un ancien responsable du renseignement militaire.
L’impact sur la sécurité nationale
Les conséquences de cette crise dépassent le cadre économique. Après les attentats du 7 octobre, le Shin Bet a dû solliciter en urgence l’assistance d’entreprises cybernétiques privées, dont certaines avec lesquelles il avait rompu ses relations auparavant.
« Il semble que le 7 octobre, le Shin Bet ne disposait plus d’aucun outil d’intrusion opérationnel à Gaza », révèle une source proche du dossier. « Cela démontre que l’érosion de l’industrie cybernétique offensive affaiblit directement les capacités des services de renseignement. »
Des motivations politiques contestées
La dernière vague de révocations de visas soulève des questions sur les motivations politiques de l’administration américaine. Plusieurs sources pointent du doigt Maher Bitar, conseiller adjoint à la sécurité nationale pour le renseignement, comme responsable de cette décision.
Bitar, Américain d’origine palestinienne ayant travaillé à l’UNRWA et lié à des organisations pro-palestiniennes, a été promu à ce poste stratégique en janvier 2024. « Sa décision vise à éliminer cette industrie et à réduire à néant l’avantage concurrentiel d’Israël », affirme un responsable du secteur israélien.
La collaboration entre Bitar et Anne Neuberger, conseillère à la cybersécurité, représenterait selon certains la convergence de deux objectifs : des prédispositions anti-israéliennes d’une part, et une volonté d’établir une domination américaine dans les capacités cybernétiques d’autre part.
L’implication du secrétaire d’État Anthony Blinken dans l’acquisition de Paragon par un fonds américain, alors que son administration bloquait simultanément un accord similaire pour NSO, soulève également des questions sur d’éventuels conflits d’intérêts.
Face à ces défis multiples, l’industrie cybernétique offensive israélienne, jadis fleuron technologique et atout stratégique, se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, entre extinction et possible renaissance sous contrôle américain.
Jforum.fr
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Les saloperies de Barak Obiden continuent encore et encore.
Il faut foutre dehors tous ces pseudo-scientifiques arabo-musulmans qui mènent un combat sans relâche contre Israël du style BDS, ce sont des infiltrés nazislamistes.
Il revient au gouvernement israélien et les services de sécurité de vérifier l’impact du rachat d’entreprises israéliennes de haute technologie ultra sensibles, et de bloquer leurs ventes lorsqu’il en va de la sécurité d’Israël….