Authors Posts by Solange Hendi

Solange Hendi

1065 POSTS 2 commentaires

Photo Facebook, profil du député Meyer Habib

Suite à l’appel d’un collectif d’associations antisionistes et racistes à manifester le samedi 1er avril pour le boycott d’Israël et la «séparation du CRIF et de l’Etat », Meyer HABIB, Député de la 8ème circonscription des Français de l’étranger, a écrit mardi 28 mars au Ministre de l’Intérieur Matthias FEKL afin de faire interdire ce rassemblement.

Vous trouverez ci-après le lien de sa lettre publiée dans le Huffington Post.


Lettre ouverte à Monsieur Matthias Fekl, ministre de l’Intérieur

Monsieur le Ministre,

C’est avec stupeur que j’ai appris l’autorisation par le préfet de police de Paris d’une manifestation pour appeler au « boycott d’Israël » et à la « séparation du CRIF et de l’Etat » samedi prochain devant Beaubourg.

Organisé par un collectif d’associations antisionistes, voire racistes ou appelant au boycott illégal d’Israël, ce rassemblement n’a qu’un objet : exprimer en plein Paris la haine d’Israël et des Juifs.

Alors que nous sommes en état d’urgence, que 250 de nos compatriotes ont été assassinés en un an et demi, que les Français juifs figurent au premier rang des cibles des djihadistes, qu’on a tué à Toulouse et à l’Hyper Casher au nom de la haine d’Israël, que la société française est plus fracturée que jamais, notre pays ne peut tolérer pareils débordements. Il faut interdire cette manifestation sur le champ, avant qu’il ne soit trop tard.


Il faut interdire cette manifestation, car l’antisémitisme aujourd’hui en France se nourrit d’abord de la haine d’Israël, et cette haine se drape dans l’habit politiquement correct du soutien à la cause palestinienne et de la campagne d’appel au boycott dite « BDS ».

Il faut interdire cette manifestation car l’antisémitisme aujourd’hui en France se nourrit d’abord de la haine d’Israël. Cette haine se drape dans l’habit politiquement correct du soutien à la cause palestinienne et de la campagne d’appel au boycott dite « BDS ».

Or, l’appel au boycott est illégal en France comme l’a jugé sans ambiguïté la cour de cassation le 20 octobre 2015. Dans le cas d’Israël, ce n’est pas seulement illégal, c’est un acte politique d’une extrême gravité.

Je me permets respectueusement de vous rappeler que le génocide des Juifs d’Europe par les Nazis a commencé par des appels au boycott des « produits et commerces juifs ».


L’appel au boycott est illégal en France comme l’a rappelé sans ambiguïté la Cour de cassation en 2015. Dans le cas d’Israël, ce n’est pas seulement illégal, c’est un acte politique d’une extrême gravité.

Retenons les leçons de l’Histoire! Plus encore, cette haine tue aujourd’hui dans notre pays. Ce n’est pas un hasard, loin s’en faut, si c’est un supermarché casher qu’Amedy C. a pris pour cible le 9 janvier 2015.

Haine d’Israël, haine des Juifs, haine de la France aussi. Là encore, tirons les enseignements de l’expérience: on a commencé par tuer des Juifs puis des militaires, des policiers, des journalistes avant d’attaquer tous les Français sans distinction. On en est là. 

Monsieur le Ministre, il faut interdire cette manifestation car il est de votre responsabilité de préserver l’ordre républicain.


Vous-même avez déclaré très justement: « la critique du pouvoir est toujours légitime en démocratie, mais pas la haine à l’état pur contre les Juifs ».

Je me souviens parfaitement de vos paroles le 28 janvier 2014 suite au « jour de colère ». Alors député du Lot-et-Garonne, vous interpelliez le gouvernement pour dénoncer, je cite, le défilé d’une « nébuleuse de la haine […]. Des antisémites, des intégristes, des négationnistes, des fanatiques, […] des adeptes de la quenelle, […] ». Ouvrez les yeux, qui à votre avis défilera dans une manifestation pour la « séparation du CRIF et de l’Etat »?

Vous ajoutiez alors justement: « la critique du pouvoir est toujours légitime en démocratie, mais pas la haine à l’état pur contre les Juifs […] ». C’est exactement la même chose

Je voudrais citer l’ancien Garde des Sceaux Robert Badinter, qui avait très opportunément souligné: jusqu’au « jour de colère » et depuis les jours sombres de l’Occupation, jamais on n’avait scandé « les juifs dehors » en plein Paris.

Et pourtant! Quelques mois plus tard, le 13 juillet 2014, en marge d’une manifestation prétendument pro-palestinienne, la Synagogue de la rue de la Roquette a été chargée par des dizaines d’individus au cri de « mort aux juifs » et des commerces tenus par des Français juifs ont été mis à sac à Sarcelles. Six jours après, le 19 juillet, une manifestation pro-Hamas, pourtant interdite, avait rassemblé des dizaines de milliers de personnes et dégénéré dans le quartier à Barbès-Rochechouart.
On se souvient tous de ces images terrifiantes de dégradations sauvages du mobilier public et d’agressions ultra-violentes contre les forces de l’ordre. Nul doute que ces images ont durablement discrédité l’Etat et fait le lit du Front national comme de tous les populismes. Est-ce cela que l’on veut à quelques semaines d’une élection présidentielle sous haute tension? La République ne tolère pas l’expression publique de la haine, ni l’Etat de tels déchaînements de violence.

 Il faut en finir avec le double langage des gouvernements successifs de François Hollande, qui ne cesse d’abaisser le discours public et menace l’existence même de notre République. On ne peut d’un côté, comme Manuel Valls, affirmer qu' »il y a surtout ce nouvel antisémitisme qui est né dans nos quartiers, sur fond des détestations de l’Etat d’Israël, et qui prône la haine du juif  » et tolérer de telles manifestations qui ont précisément pour vocation de fédérer toutes ces « détestations » d’Israël.

Il faut interdire cette manifestation, enfin, pour en finir avec le double langage des gouvernements successifs de François Hollande, qui ne cesse d’abaisser le discours public et de menacer l’existence même de notre République. Les Français n’en peuvent plus que la parole politique ne soit pas suivie d’effets!
On ne peut d’un côté, comme l’ancien Premier ministre Manuel Valls, le 13 janvier 2015, au lendemain des attentats, affirmer devant la Représentation nationale qu' »il y a surtout ce nouvel antisémitisme qui est né dans nos quartiers, […] sur fond des détestations de l’Etat d’Israël, et qui prône la haine du juif […] » et faire exactement l’inverse en tolérant de telles manifestations, dont l’objet même est illégal, et qui ont précisément pour vocation de fédérer toutes ces « détestations » d’Israël.
Je pourrais multiplier les exemples à l’infini, je citerai simplement le cas de cette résolution absurde de l’UNESCO niant les liens historiques entre le peuple juif et Jérusalem, pour laquelle la France a voté une première fois en avril 2016 avant de s’abstenir quelques mois plus tard, alors que la premier ministre l’avait dénoncée devant l’Assemblée nationale. Comme je l’ai dit directement lors de la séance des questions au gouvernement le 2 novembre 2016 : « paroles, paroles, toujours des paroles… »
Monsieur le Ministre, la faiblesse et l’indécision sont en train de tuer notre République, comme en témoignent la montée en puissance des extrêmes, la propagation de l’islamisme, l’explosion des thèses complotistes, tous unis par une obsession commune: la haine d’Israël et des Juifs. C’est pourquoi, une fois encore, je vous demande solennellement d’interdire cette manifestation.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération. »

Lire également : BDS : l’anti-manif ©

Photo AFP
FIGAROVOX/ENTRETIEN- Manuel Valls a publiquement affiché son soutien à Emmanuel Macron. Pour Laurent Bouvet, ce ralliement achève une fracture de la gauche annoncée depuis longtemps.

Laurent Bouvet est professeur de Science politique à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il a publié L’Insécurité culturelle chez Fayard en 2015. Son dernier livre, La gauche Zombie, chroniques d’une malédiction politique, est paru le 21 mars 2017 aux éditions lemieux. Il est l’une des principales figures du Printemps Républicain.


FIGAROVOX.- Manuel Valls a annoncé qu’il voterait Macron dès le premier tour pour éviter Le Pen. Faire barrage à Le Pen: est-ce devenu le seul objectif de ce que vous appelez «la gauche castor»?

Laurent BOUVET.- Normalement, le barrage contre le FN s’érige au second tour de l’élection.

La «gauche castor» désignant cette gauche qui ne s’intéresse au «danger lepéniste» qu’une fois le premier tour passé et la surprise d’un bon résultat frontiste avérée.

Là, nous sommes dans une toute autre configuration: le danger de la «peste blonde» saisit tout le monde dès avant le premier tour puisqu’il y a une très forte probabilité pour que Marine Le Pen soit présente au second tour, et même qu’elle se qualifie pour celui-ci avec un score élevé au premier tour.

C’est cette nouveauté qui a visiblement motivé l’ancien premier ministre qui entend s’assurer que le second tour n’oppose pas la droite (François Fillon) au FN mais plutôt un candidat qui emmène avec lui une partie de la gauche (celle dite de gouvernement ou réformiste), Emmanuel Macron.

Cette prise de position de Manuel Valls soulève évidemment quelques questions. Est-ce qu’il avait intérêt à se ranger ainsi sans autre considération sous la bannière macroniste?

N’aurait-il pas été plus sage d’attendre que la situation électorale se précise davantage sachant qu’un tel ralliement n’est ni particulièrement bienvenu côté Macron (Valls représente une continuité forte avec François Hollande) ni évidemment bien considéré au PS compte tenu de l’engagement pris par l’ancien premier ministre de soutenir le vainqueur d’une primaire à laquelle il a participé?

Et on peut aussi se demander quel gain politique il en attend lui-même, dès lors qu’il va disparaître dans la masse des «ralliés» à Macron.

Le résultat le plus immédiat de ce ralliement étant l’objectivation de la division profonde du PS, de ces «deux gauches irréconciliables» que Valls lui-même avait parfaitement décrites il y a quelques temps. On arrive ainsi au bout d’un processus dans lequel tous les acteurs ont leur responsabilité.

La disparition du clivage droite/gauche au profit d’un clivage Macron/Le Pen n’installe-t-elle pas le FN comme parti d’alternance?

Si le second tour de la présidentielle se déroule bien entre Macron et Le Pen, on verra s’installer à la fois un nouveau clivage structurant de la vie politique: entre un libéralisme aussi bien économique que culturel et «sociétal» assumé pro-européen et pro-mondialisation d’un côté et un antilibéralisme tout aussi assumé appuyé sur un retour à la souveraineté dans les frontières nationales et une définition culturaliste et organique de l’identité française. Ce nouveau clivage recoupant très largement une division à la fois sociale, territoriale et culturelle du pays.

Dans un tel cas, le FN apparaîtrait en effet comme le pôle d’alternance majeur – dans l’opposition à une vaste coalition regroupée derrière Macron – pour les 5 prochaines années, attirant à lui à la fois des élus (issus de LR en particulier) et des électeurs.

Une telle opposition justifierait alors pleinement le discours tenu de longue date par le FN représentant celui-ci comme un parti «anti-système». Une telle perspective posant la question du point d’arrivée en 2022 d’un tel système politique restructuré, au moins en partie, autour de ce clivage.

Les forces classiques de la gauche et de la droite étant désormais sommées de se prononcer dans le cadre de ce clivage, soit pour l’accepter et rallier un des deux pôles (sous des formes qui peuvent être variables), soit pour le refuser et se retrouver en marge des débats politiques qui en résulteraient.

«Nouveaux visages, nouveaux usages» dit Emmanuel Macron. Que vous inspirent les ralliements (de gauche ou de droite) des figures politiques chevronnées à En Marche?

Il y a là, à la fois, quelque chose de très classique où l’on voit que certaines personnalités changent de trottoir assez aisément sans jamais changer de métier, cherchant à être du côté du futur pouvoir, et quelque chose d’assez nouveau: la mise en place avec une bonne probabilité de succès (contrairement aux tentatives précédentes) d’une force centrale sinon centriste dans la vie politique française.

Et certains «ralliés» doivent aussi être considérés comme sincères dans leur démarche, ils veulent un gouvernement central, regroupant tous les réformistes d’où qu’ils viennent politiquement.

L’autre originalité tient à la position très claire de Macron en matière de ralliement. Il ne sollicite personne (en dehors de François Bayrou) et accueille tous les ralliements sans jamais négocier quoi que ce soit – publiquement du moins.

Chacun qui rejoint le candidat d’En Marche le faisant en fonction d’une démarche d’adhésion à son projet, sans qu’il y ai un quelconque accord d’appareil par exemple, comme à l’occasion de ce qui s’est passé entre Hamon et Yannick Jadot. Cela donne une grande force à Macron et lui permet, précisément, d’affirmer qu’il y aura de nouveaux visages et de nouveaux usages, ne devant rien à personne. On peut dire que de ce point de vue, le contrat est clair.

«L’insécurité culturelle» titre d’un de vos livres est invoquée par Macron comme par Fillon. Pensez vous que les politiques ont pris la mesure de ce phénomène?

C’est, pour un auteur, et qui plus est un auteur qui essaie de faire avancer quelques idées dans le débat public, très satisfaisant de voir que certains candidats à la présidentielle reprennent ses analyses. La prise de conscience est très nette sur les enjeux se rattachant à ce que l’on nomme l’identité culturelle dans cette campagne.

Les considérations économiques et sociales qui restent fondamentales ne sont plus détachées de celles liées à l’insécurité culturelle. J’écris et explique depuis des années qu’elles ne peuvent pas être considérées séparément sous peine de passer à côté d’évolutions structurelles dans la société et l’électorat. La montée en puissance considérable du vote FN dont «l’offre» politique est précisément articulée autour de l’insécurité culturelle dans toutes ses dimensions démontre, hélas, ce que j’ai pu dire et démontrer, avec d’autres, depuis des années.

A gauche, cela n’a pas été très bien compris et très bien vu. On m’a souvent, au mieux, à la fois du côté de la «gauche de la gauche» et des sociaux-libéraux, expliqué que je ne comprenais pas la centralité des questions économiques et sociales, et au pire traité de «lepéniste» pour oser évoquer l’insécurité culturelle.

En tout cas, très peu de responsables politiques ont pris la peine d’écouter ce que j’avais à leur dire, et donc de comprendre qu’une manière plus efficace de combattre la montée du FN était d’essayer de regarder ses causes en face plutôt que de se contenter de détourner la tête ou de faire la morale à ses électeurs.

On est aujourd’hui au bout de ce chemin de négation du problème et de fausses solutions. L’état de la gauche est largement dû à ce déni de la réalité de l’insécurité culturelle. Le discours, classique d’une certaine gauche, mettant en cause la dérive sociale-libérale en économie, ne fonctionne pas ou du moins pas totalement. S’il fonctionnait la stratégie de campagne de Hamon – des «frondeurs» pour aller vite – serait beaucoup plus convaincante et en tout cas convaincrait davantage d’électeurs. Or il est non seulement très largement dominé par de Macron mais aussi, à sa gauche, par Mélenchon. Mélenchon réussit mieux que Hamon non seulement parce qu’il est plus légitime dans la contestation du quinquennat Hollande mais encore parce qu’il a su enrichir très tôt dans sa campagne son discours économique et social d’une dimension républicaine, laïque et nationale, répondant en partie aux questions liées aux problématiques d’identité. Cela lui a d’ailleurs été reproché par une partie de la gauche! Preuve que la réalité politique crue de notre société peine à faire son chemin dans ce coin de l’échiquier politique.

Source : FigaroVox

Donald Trump's nomination of David Friedman for US ambassador to Israel had raised concerns about America's commitment to a two-state Middle East peace deal WIN MCNAMEE (GETTY/AFP/File)
David Friedman, avocat juif proche de Donald Trump, a prêté serment mercredi comme nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Israël.

Le Sénat américain avait confirmé sa nomination il y a une semaine par 52 voix pour et 46 contre.

« Les Etats-Unis seront toujours l’ami fidèle de l’Etat juif d’Israël », a souligné le vice-président Mike Pence lors de la cérémonie de prestation de serment à la Maison Blanche.

« David, le président et moi-même savons que vous nous aiderez à rendre le lien immuable entre notre peuple et le peuple d’Israël encore plus fort », a-t-il ajouté.

Une responsable du gouvernement israélien a salué vendredi la décision du président élu Donald Trump de nommer David Friedman ambassadeur en Israël comme la promesse d’un changement de politique américaine THOMAS COEX (AFP/Archives)

Le président Trump, qui avait affiché durant sa campagne des positions très pro-israéliennes, avait nommé Friedman.

Friedman s’était déclaré en faveur du déménagement de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, un projet de campagne de Donald Trump qui avait soulevé un tollé international et sur lequel il semble avoir reculé.

Lors de son audition de confirmation devant le Sénat mi-février, il avait par regretté des propos passés contre les Palestiniens ou contre des Américains juifs critiques d’Israël.

« J’ai expliqué que mon scepticisme concernant la solution à deux Etats était simplement fondé sur le fait que j’ai senti un refus (de la part des Palestiniens) de renoncer au terrorisme et d’accepter Israël en tant qu’Etat juif », avait déclaré Friedman durant l’audition.

(avec agence)

 Source : I24 News

lynchage de Ramallah AFP
Un policier palestinien, condamné à perpétuité pour avoir participé au lynchage meurtrier de deux soldats israéliens à Ramallah il y a 17 ans durant la deuxième Intifada, a été libéré de prison mercredi après une révision de son procès par un tribunal militaire israélien de Cisjordanie.

Hatam Faiz Khalil Magari avait été condamné en 2004 pour sa participation aux meurtres de deux militaires réservistes israéliens, Yosef Avrahami et Vadim Norzhich en octobre 2000.

Le Palestinien avait demandé récemment une révision de procès, suite à la découverte de nouveaux éléments soulevant un doute sur son implication dans le lynchage.

Sa condamnation s’appuyait sur le témoignage d’un homme, Bassam Hassin a-Luah, également incriminé dans le lynchage avec sept autres Palestiniens.

Magari a fait appel de sa condamnation au motif que les autres personnes que Luah prétendait être impliquées dans le meurtre d’Avrahami et de Norzhich n’avaient jamais été jugées.

Il a ajouté que les informations fournies par les interrogateurs israéliens n’étaient pas incluses comme éléments de preuve dans son premier procès, alors qu’elles auraient pu, selon lui, changer le verdict.

L’armée israélienne a indiqué qu’en raison de la difficulté d’évaluer les nouvelles preuves et de rouvrir un procès qui a eu lieu il y a si longtemps, elle a mené des négociations avec le prévenu sur une condamnation ne comprenant pas l’accusation de meurtre.

Sa peine de prison a ainsi été réduite à 11 ans et demi. Ayant été arrêté en 2000, il a été libéré de la prison d’Ofer, d’où il a été transféré vers Gaza.

Le 12 octobre 2000, alors qu’ils s’étaient égarés à Ramallah, les deux réservistes israéliens avaient été arrêtés par la police palestinienne.

Emmenés dans un commissariat, ils en avaient été évacués par des manifestants venus en découdre. Les deux réservistes avaient été violemment battus et poignardés par une foule déchaînée.

Filmées par une équipe de télévision italienne, les images du lynchage, où l’on voit le corps d’un des soldats jeté de la fenêtre du commissariat, et l’autre pendu et frappé à coup de barres de fer sous les acclamations de la foule, avaient profondément choqué l’opinion israélienne.

Depuis, la plupart des responsables du lynchage ont été arrêtés par les forces de sécurité israéliennes.

Source : I24 News

© Christophe Ena/AP/SIPA

Election présidentielle. L’ex-Premier ministre explique vouloir “en finir avec les dogmes” et être prêt à travailler avec la droite pour redresser le pays en cas de victoire de François Fillon.

Quelques heures à peine après avoir annoncé qu’il voterait Macron au premier tour, déclenchant l’ire de tous les élus du Parti socialiste, Manuel Valls franchit un nouveau palier. Dans un entretien à l’hebdomadaire L’Obs, l’ex-Premier ministre annonce qu’en cas de victoire de François Fillon, il était prêt à “trouver des compromis avec la droite parlementaire”. “Si François fillon sortait vainqueur de ce combat, il faudrait aussi chercher à trouver des compromis. (…) Il faut en finir avec les dogmes. Ne plus s’enfermer dans des postures figées, politiciennes, repliées sur elles-mêmes”.

Le grand écart politique

En quelques heures, Manuel Valls aura donc fait un grand écart politique, passant du soutien -réservé, certes- au candidat de la gauche à un appel au vote pour Emmanuel Macron puis à cette annone de sa volonté de trouver un terrain d’entente avec François Fillon s’il venait à gagner. Ses camarades du PS, qui depuis mercredi matin ne manquent pas une occasion de l’attaquer sur les réseaux sociaux, apprécieront.

Source: Valeurs Actuelles

Le hall de l'Assemblée générale des Nations Unies, à New York SAUL LOEB (POOL/AFP/Archives)
Le Congrès juif mondial et la mission permanente d’Israël aux Nations unies co-organisent mercredi une conférence ayant pour thème la lutte contre le mouvement de boycott anti-israélien BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) au siège de l’ONU.

Le sommet annuel des ambassadeurs contre le BDS devrait accueillir près de 2.000 personnes, parmi lesquelles des étudiants, des responsables politiques, des fonctionnaires, des diplomates et des leaders d’opinion, et abordera la lutte contre les mouvement qui font pression sur Israël, au nom des mauvais traitements présumés infligés aux Palestiniens, a indiqué la mission israélienne dans un communiqué.

L’événement vise à être « une remarquable manifestation de soutien à l’Etat juif à l’ONU », poursuit le communiqué.

L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley, qui a été la première gouverneure à approuver une loi anti-BDS aux Etats-Unis, répondra aux participants lors de la session d’ouverture qui se tiendra dans la grande salle de l’Assemblée générale de l’ONU.

En mai dernier, près de 2.000 personnes ont assisté à la première conférence anti-BDS au siège de l’ONU.

Source : I24 News

Un rapport commandé et réalisé par des associations palestiniennes pour une ONG qui n’affectionne pas particulièrement Israël. Dans ces conditions, qu’étions-nous censés attendre du dernier « rapport » de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), intitulé « Les liaisons dangereuses de banques françaises avec la colonisation israélienne »

Rien de bon.

Rien d’imprévisible, mais rien de bon.

Nous nous retrouvons dans la même situation absurde qui veut qu’au lieu d’enquêter sur le financement des organisations terroristes, on enquête – et dépense de l’argent, le nôtre, le vôtre – sur les soutiens financiers de la « colonisation » israélienne (sur des territoires juridiquement « disputés »).

Au banc des accusés : cinq grands groupes bancaires français et des banques et entreprises israéliennes « impliquées » dans la construction d’implantations juives en Cisjordanie.

« Impliquées », car il s’agirait d’un « crime » dont elles seraient complices – au mieux coupables de recel.

Ce document a été réalisé par plusieurs organisations :

Association France Palestine Solidarité, CCFD – Terre Solidaire, Fair Finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haq).

Dans la rubrique « Nos financements-Ils nous soutiennent » de la FIDH, on peut lire :

La FIDH remercie les institutions, fondations et entreprises qui soutiennent ses actions, en particulier :

INSTITUTIONS INTERNATIONALES ET NATIONALES

Commission européenne, Ministère des Affaires étrangères de Finlande, Agence suédoise internationale de coopération au développement (SIDA), Ministère des Affaires étrangères de Norvège, Ministère des Affaires étrangères de France, Ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas, Ministère des Affaires étrangères du Danemark, Irish Aid, BMZ, GIZ, Mairie de Paris, Turkish Promotional Fund, Fonds Parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat Français, Organisation Internationale de la Francophonie, Fonds de contributions volontaires des nations unies pour les victimes de la torture (UNVFT), Ambassade Française en République Centrafricaine.

FONDATIONS, ASSOCIATIONS ET AUTRES INSTITUTIONS

Ford Fondation, Sigrid Rausing Trust, une fondation anonyme, Open Society Foundations, Bread for the World, Oak foundation, Un Monde par tous, Humanity United, Syriart, Fondation de France and the Euro-Mediterranean Foundation for Human Rights.

ENTREPRISES

BCRH & Associés, Caisse des dépôts et consignations, Carrefour solidarités, Dailymotion, Domplus, France Médias Monde, France télévisions, GDF Suez, Europe 1, Gandi, Havas, Kyodo, La Banque postale, LBPAM, La Poste, Le Guide du Routard, Ligne de Front, Limite, Macif, Magnum, Saatchi Saatchi & Duke, TV5 Monde, Unibail Rodamco, Voyageurs du Monde.

La FIDH remercie également le Comité de soutien et son président Denis Olivennes ainsi que les particuliers, les organisations non-gouvernementales nationales et internationales et les organisations intergouvernementales qui se sont mobilisés à ses côtés.

Enfin, la FIDH adresse toute sa gratitude aux membres de son groupe d’action judiciaire (GAJ), aux chargés de mission et aux 200 traducteurs et interprètes, professionnels bénévoles qui soutiennent régulièrement son action.

Le résumé de ce rapport ?

« L’enquête menée par nos organisations révèle des liens financiers entre ces entités israéliennes et les groupes bancaires français suivants : BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole (et sa filiale LCL), BPCE (et sa filiale Natixis), et AXA.

Chacune de ces sociétés détient plusieurs participations minoritaires, de manière directe ou indirecte, dans des banques ou entreprises actives dans les colonies israéliennes. Au- delà de ces participations, ces sociétés financent des projets d’entreprises directement impliquées dans la colonisation. Ce fut notamment le cas lors de l’octroi d’un prêt en 2004 de 288 millions d’euros par un consortium de banques (dont BNP Paribas, Société Générale, Crédit Lyonnais et Natixis), à l’Israel Electric Corporation (IEC). Cette entreprise approvisionne directement les « colonies » en électricité.

Les banques et assurances françaises concernées ont toutes adhéré à des lignes directrices internationales et pris des engagements relatifs au respect des droits humains. Mais la pratique ne suit pas. Tant qu’elles persisteront à financer des banques et entreprises israéliennes actives dans le maintien et développement des « colonies » israéliennes, elles continueront à soutenir et cautionner ces dernières.

De nombreuses institutions financières étrangères, publiques ou privées, se sont d’ores et déjà publiquement désengagées de banques et entreprises israéliennes actives dans les « colonies ». Par leur refus de prendre un engagement public fort, les banques et assurances françaises concourent à la poursuite de la « colonisation » et aux violations des droits humains qu’elle induit. Et ce, malgré les différentes interpellations des organisations auteures de l’étude.

La responsabilité du gouvernement français est également pointée dans le rapport. En effet, la France soutient la politique européenne de « différenciation » territoriale entre Israël et ses « colonies ».

Cette politique met en garde les entreprises sur les risques juridiques, économiques et réputationnels, d’entretenir directement ou indirectement des liens financiers et économiques avec les « colonies » israéliennes en territoire palestinien occupé (disputé). Le Parlement vient par ailleurs d’adopter la loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre, qui s’applique aux banques et aux assurances. Celles-ci seront obligées de publier un plan de vigilance identifiant les risques potentiels que leurs activités et leur chaîne d’approvisionnement sont susceptibles de provoquer sur les droits humains et l’environnement.

L’Etat français, en laissant les institutions financières françaises financer les entreprises impliquées dans le maintien et le développement des « colonies » israéliennes, soutient indirectement la « colonisation ». Le gouvernement français doit faire pression sur les banques et assurances pour leur demander de mettre fin à l’ensemble de leurs soutiens. Par ailleurs, l’implication directe d’Alstom dans des grands projets d’infrastructures dans les « colonies » israéliennes est plus que problématique. Là-encore, l’Etat, en tant qu’actionnaire, doit intervenir pour y mettre fin. »

Vous allez dire, quoi de nouveau ? Rien.

On ne peut reprocher à l’Etat Français de soutenir une ONG qui milite pour le respect des droits de l’Homme, bien au contraire. Il faut cependant qu’on l’informe que lorsqu’il s’agit d’Israël, cette ONG adopte cependant un parti pris évident.

Le boycott est interdit. Le boycott des produits israéliens est interdit. En particulier en France.

Comment ce rapport peut-il espérer que l’on va interdire à des banques françaises de commercer avec Israël?

Franny Fisher pour JFORUM

La mobilisation contre la tenue de la manifestation « Pour la séparation du CRIF et de l’Etat » le 1er avril organisée par CAPJO-Europalestine s’intensifie (lire également : L’Etat d’Urgence autorise une manif BDS complotiste le 1er avril!), mobilisation que JFORUM soutient. 

Ainsi, la Ligue de Défense Juive, les associations composant le Collectif d’Urgence (UPJF, ASI, B’NAI B’RITH Loge Ben Gourion, BNVCA, Europe Israël, FOSF, IMPACT, Israël For Ever, KKL, LIBI, OJE, SIONA, CCJ93), ont appelé au rassemblement :

En effet, pour Gil Taieb, président de l’ASI, si ce rassemblement du BDS est maintenu,

« il est du devoir de tous ceux qui se trouvent aux alentours de venir manifester. Notre inaction fait penser à ces antisémites que la rue est à eux ! Sans transgresser Shabbat, nous pouvons leur montrer que nous sommes là et fiers d’Israël. Alors qu’ils ne sont qu’une vermine antisémite hors-la-loi ! La Préfecture doit leur interdire de manifester ! La Préfecture devra assumer ce trouble à la République et cette désobéissance. »

Parallèlement, une pétition circule : Pour l’interdiction du rassemblement BDS/CAPJO « Séparation du CRIF et de l’Etat ».

On le sait, le nombre de rassemblements du BDS en France s’est intensifié ces dernières années – malgré leur illégalité entérinée par la jurisprudence -, en particulier depuis l’été 2014.

L’attitude de l’Etat Français n’a cessé d’être ambiguë dans la condamnation de ces rassemblements.

Ce qui est logique, sa position dans le conflit israélo-palestinien étant, hélas, affirmée.

Chaque rassemblement est un défi au gouvernement, qui est censé les interdire.

Les maires, quant à eux, sont le reflet de cette ambiguïté : plusieurs mairies ont affiché leur soutien au BDS et à la Palestine.

Pour rappel, le rassemblement de ce 1er avril, un de plus, se tient à Beaubourg.

Dans la rédaction de son appel, Europalestine prend moins de « précautions », elle qui est d’habitude, si habile à dissimuler sa haine du Juif derrière la protection des droits des Palestiniens.

Mais au fond, pourquoi se gênerait-elle ?

Reste à savoir si le gouvernement se sentira acculé et réagira cette fois à l’abandon des faux-semblants.

A cet égard, nous reviendrons vers vous pour plus d’informations sur la tenue de cette manifestation et du rassemblement organisé par les associations juives.

 

Franny Fisher pour JFORUM

 

 

 

Pour information, voici l’appel d’Europalestine :

« Merci à toutes et à tous de noter que malgré les pressions exercées par le CRIF, NKM, l’ambassadrice d’Israël & Co…nous nous rassemblerons le samedi 1er avril à 14 H à Beaubourg, pour dénoncer le régime colonial de l’occupant, et pour exiger des sanctions, en lieu et place de la collaboration actuelle du gouvernement avec l’apartheid israélien.

                              Notre détermination collective à dire :

NON au chantage à l’antisémitisme

NON aux diktats du lobby israélien

NON aux atteintes à la liberté d’expression

NON aux attaques des voyous fascistes de la LDJ

est d’autant plus essentielle, qu’Israël, qui opprime tout un peuple depuis 70 ans, et le prive de sa liberté, nous est présenté comme un modèle de démocratie et jouit de relations privilégiées avec notre pays. »

 

 

S. ORTOLA / 20 MINUTES

L’incorrect. La Cour de justice de l’Union européenne a rendu un arrêt selon lequel une entreprise peut interdire le port visible de signes religieux afi n de conserver sa neutralité. La lutte contre le voile doit rester au coeur du débat public.


Souvent caricaturée et moquée par une gauche bien-pensante et par des islamophiles béats, l’opposition au voile doit pourtant être remise en permanence au cœur du débat public.

Trois combats essentiels pour la pérennité de notre pays se cachent derrière cette question : le combat contre l’islam politique, le combat contre le prosélytisme religieux et pour l’unité de la République, et enfin le combat pour l’égalité homme-femme.

Aujourd’hui le voile est devenu l’étendard de l’islam politique qui gangrène progressivement la France.

Son port ne relève pas de la liberté des femmes de confession musulmane mais de l’instrumentalisation de celles-ci par les salafistes et les Frères musulmans. Celles qui le portent de manière ostentatoire, notamment avec le jilbab, sont les marionnettes utiles d’une idéologie dont le but est la transformation culturelle des démocraties occidentales. Nourries au sein d’un sentiment de revanche postcoloniale, celles-ci défient effrontément notre regard pour trouver une place et une forme d’autonomie au sein d’une “communauté” patriarcale à la misogynie bien ancrée dans les mentalités, parfois même encouragée.

Elles pensent être libres et, finalement, ne font qu’entretenir leur soumission.

 Une femme n’a pas à se soustraire au regard des hommes au nom d’une religion dévoyée

L’islam politique utilise les femmes comme un cheval de Troie car il sait qu’il est très difficile dans notre société bien-pensante de mettre en cause une femme, et encore plus une petite fille. Il joue sur notre naïveté, alimentée par la pensée unique qui ravage notre pays depuis la fin des années soixante. Interdire le voile aux filles les priverait de l’accès à l’instruction… C’est l’argument qu’il avançait déjà en 1989 lors de l’affaire des foulards islamiques de Creil et pourtant elles sont allées à l’école ! Leur interdire le voile les priverait de l’accès aux soins, de l’accès au marché du travail… Pendant combien de temps allons-nous accepter ce chantage et cette culpabilisation permanente de minorités qui ne nous respectent pas ?

Se battre contre le voile, c’est également se battre pour la République, qui n’est pas, rappelons-le, l’addition de communautés. L’ambition française, c’est de vivre les uns avec les autres et non pas les uns contre les autres. La République n’est pas un compromis, c’est un principe, un chemin qui ne tolère aucun accommodement. C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas cautionner le prosélytisme religieux en son sein, ni toute forme de communautarisme. Si l’idéal républicain venait un jour à disparaître, il y a gros à parier que ce serait à cause de nos lâchetés autour de la question du voile.

 C’est le dernier mur que le combat féministe doit faire tomber. Le droit de vote, la contraception, l’IVG ont été obtenus de haute lutte par nos aînées.
Aujourd’hui, être féministe, c’est avoir le courage de dire qu’une femme n’a pas à se soustraire au regard des hommes et à l’espace public au nom d’une religion dévoyée. Être féministe, c’est avoir le courage de dire qu’une petite fille française doit être protégée par la loi pour ne pas avoir à subir cette prison de tissu qu’est le voile. Être féministe, enfin, c’est d’abord mener des combats chez soi, dans son pays, avant de donner des leçons aux autres et de se réfugier dans le confort du relativisme culturel pour “ne pas stigmatiser”. En ce début de siècle, la France doit accompagner l’aboutissement de la lutte pour l’émancipation des femmes dans le monde en luttant contre ce signe d’asservissement. La France de Marianne doit être pionnière et montrer le chemin des Lumières, les femmes du monde la regardent.

Lydia Guirous Lydia Guirous. Photo AFP

Source : Valeurs Actuelles

UN ÉCOLIER DE L’UNRWA (ONU) : « POIGNARDER ET ÉCRASER LES JUIFS APPORTE LA DIGNITÉ AUX PALESTINIENS » (SOURCE : YOUTUBE – THE CENTER FOR NEAR EAST POLICY RESEARCH)
La présentation du conflit israélo-palestinien dans les médias occidentaux est, on le sait, fortement obérée par les mensonges ou inexactitudes liés au parti pris pour les palestiniens, au détriment d’Israël, éternel agresseur.
Le journal InfoEquitable s’est donné comme mission de rectifier les faits, au travers de quelques exemples – Dieu sait que la masse du travail en ce domaine est infinie.
Aujourd’hui, il s’intéresse au cas de l’AFP – experte depuis longtemps en ce domaine. Ainsi, même lorsque l’agence d’information feint de s’intéresser aux appels à la haine, elle trouve le moyen de masquer la réalité sous une apparente neutralité.

La nouvelle donne créée par le changement d’administration américaine fait que les accusations portées de longue date par Israël contre l’incitation rampante à la haine propagée dans les écoles palestiniennes rencontrent davantage d’écho.

Donald Trump lui-même a fait siens ces griefs lors de sa rencontre avec Benjamin Netanyahou au mois de février, et son émissaire Jason Greenblatt a demandé à Mahmoud Abbas de s’engager contre cette incitation.

Cela a rendu le sujet suffisamment incontournable pour que l’Agence France-Presse décide d’en parler. Elle l’a fait à travers un article signé de Hossam Ezzedine qui fait mine de se poser en observateur neutre, jusque dans le titre qui renvoie dos à dos les deux parties.

Le profil Twitter du journaliste affiche pourtant clairement sa couleur : « journaliste vivant à Ramallah – PALESTINE. aime le football, indépendance ».

La question de l’impartialité des journalistes employés par l’AFP se pose plus que jamais, d’autant que les informations de l’agence influencent les esprits partout dans le monde francophone. Ainsi, en quelques heures, la dépêche a touché la France (Le Point, L’Express, le Courrier International et de nombreux autres), mais aussi la Belgique (La Libre), la Suisse (Romandie.com), le Cameroun (Journal du Cameroun) ou Madagascar.

Torts partagés

L’article se veut, en français, d’apparence équilibrée avec un titre renvoyant dos à dos les deux parties :

« Haine sur les bancs de l’école, Israéliens et Palestiniens s’accusent »

Le lecteur retirera donc du titre l’impression que deux camps s’opposent avec des torts partagés. La version anglaise trahit néanmoins davantage son penchant, avec des guillemets montrant une mise en doute de la réalité de l’incitation à la haine par l’agence :

‘Incitement’ or history? Israeli-Palestinian debate rages
[‘Incitation (à la haine)’ ou histoire ? Le débat israélo-palestinien fait rage]

L’article se concentre sur la visite du collège Amine al-Husseini, où les élèves « chantent l’hymne national et saluent le drapeau » d’un pays qui n’a, jusqu’à présent, pas d’existence. Le drapeau arbore les couleurs des autres pays arabes, qui rendent douteuse la spécificité d’un peuple palestinien, et l’hymne est surnommé « فدائي » (« Fidā’ī ») : celui qui se sacrifie, un mot plus connu sous son pluriel de « fedayin » (petits groupes de commandos palestiniens ne reconnaissant pas Israël et qui s’y opposent par les armes).

Chez InfoEquitable, on s’attache à présenter de manière tangible les informations que nous avançons. Voici ce que nous avons obtenu dans Google Images en recherchant quelles illustrations correspondaient aux titres hébreux et arabes des hymnes israélien (« התקווה » – «  l’espoir », un programme bien différent) et palestinien (« فدائي »).


Si l’hymne israélien parle de l’espoir vieux de 2000 ans d’« être un peuple libre sur notre terre, terre de Sion et de Jérusalem », celui chanté dans les écoles palestiniennes est un hymne guerrier bien illustré par ces images, qui parle du « volcan de ma vengeance » et fait l‘éloge du « feu des armes » ainsi que de la vie en tant que « Fidā’ī ».

Si l’hymne israélien parle de l’espoir vieux de 2000 ans d’« être un peuple libre sur notre terre, terre de Sion et de Jérusalem », celui chanté dans les écoles palestiniennes est un hymne guerrier bien illustré par ces images, qui parle du « volcan de ma vengeance » et fait l‘éloge du « feu des armes » ainsi que de la vie en tant que « Fidā’ī ».

L’AFP, bien sûr, n’a pas l’espace nécessaire pour se pencher sur les hymnes nationaux. Elle rapporte donc juste que les enfants chantent cet hymne, dont son journaliste palestinien sait forcément qu’il leur inculque, chaque matin, l’idéal de devenir… des combattants ! Et la cible de ces futurs combattants ne pourra être qu’Israël.

Dès la première ligne de l’article, l’incitation palestinienne à la haine est donc visible, tout en étant bien cachée du lecteur qui n’aura pas pris le temps comme nous d’analyser de près ce qui est écrit.

Tout l’article est rédigé de la même manière : la haine palestinienne n’est évoquée que pour être minimisée et mise en parallèle avec une supposée haine israélienne équivalente, en prenant soin de ne montrer aucune des nombreuses preuves de son existence : la poussière est cachée sous le tapis.

Mufti nazi : les Palestiniens démentent

L’école qui sert de décor est nommée en hommage à l’ancien grand mufti de Jérusalem. L’article explique :

Pour les Israéliens, il était l’allié des nazis –ce que les Palestiniens démentent– et nommer ainsi un établissement scolaire est une incitation à la haine contre Israël et les juifs.

Seulement « pour les Israéliens » ?

RENCONTRE ENTRE LE GRAND MUFTI DE JÉRUSALEM AMINE AL-HUSSEINI ET HITLER EN 1941 (SOURCE : WIKIMEDIA COMMONS)

C’est un fait établi par les historiens, et pas seulement israéliens, que le grand mufti a collaboré avec Hitler, au point de créer la 13e division de montagne de la Waffen-SS Handschar composée de plus de 20,000 volontaires essentiellement musulmans bosniaques.

LE GRAND MUFTI DE JÉRUSALEM AMINE AL-HUSSEINI PASSE EN REVUE LES TROUPES DE LA DIVISION DE VOLONTAIRES BOSNIAQUES DE LA WAFFEN-SS (SOURCE : WIKIMEDIA COMMONS)

Les Allemands d’aujourd’hui ne nient pas que leur pays a commis des crimes pendant la guerre. Ayant assumé leur responsabilité, ils sont parvenus à une paix durable avec les pays qu’ils ont autrefois agressés.

Les Palestiniens pourraient parfaitement en faire autant en reconnaissant la responsabilité du mufti. Au lieu de cela, leurs dirigeants la nient, et font du mufti un modèle pour leur jeunesse. Et l’AFP fait passer leur démenti pour une opinion convenable, opposant leur jugement à celui des Israéliens dans une prétendue neutralité (« on vous offre les deux versions ») alors que la culpabilité du mufti est patente.

Le grand mufti al-Husseini n’est d’ailleurs pas le seul personnage violent en l’honneur duquel sont nommées des écoles palestiniennes. Voici seulement quelques exemples cités par Palestinian Media Watch :

  • Plusieurs écoles sont nommées d’après le « Martyr Salah Khalaf » en l’honneur de l’homme qui a planifié le massacre des jeux olympiques de Munich, qui tua 11 athlètes israéliens, ainsi que le meurtre de deux diplomates américains au Soudan
  • Une école à Jénine porte le nom du fondateur du Hamas – un mouvement reconnu comme terroriste par l’Union européenne, le « Martyr Ahmed Yassin »
  • Trois écoles et un collège portent le nom de « Abu Jihad » (Khalil Al-Wazir) et trois autres portent le nom de Dalal Mughrabi, responsables et auteurs de l’attaque d’un bus israélien qui fit 37 morts, dont 12 enfants.

Il n’y a donc même pas besoin d’entrer dans une école palestinienne pour constater que l’incitation à la haine y est pratiquée. Le nom de nombres d’établissements en atteste.

Les preuves mises à l’index

L’article relate les accusations portées par les responsables israéliens et américains contre le système éducatif palestinien. Benjamin Netanyahou est ainsi cité :

Ils continuent d’appeler à la destruction d’Israël, dans leurs écoles, dans leurs mosquées, dans leurs manuels scolaires. Il faut le lire pour le croire.

Mais au lieu de montrer les éléments sur lesquels se fondent ces accusations, l’article de l’AFP embraye sur leur contradiction par les Palestiniens. Pourtant, les preuves foisonnent.

« LA PALESTINE EST UNE TERRE ARABE DE LA RIVIÈRE À LA MER ! » (SOURCE : YOUTUBE – THE CENTER FOR NEAR EAST POLICY RESEARCH)

Pour ne parler que des écoles, selon une étude menée en 2014 par le Near East Policy Research Center sur 150 manuels scolaires de l’Autorité palestinienne, le nom « Israël » est généralement remplacé par “Palestine”, et les régions situées dans l’Israël d’avant 1967 sont décrites exclusivement comme palestiniennes. En 2016, les manuels des écoles de l’Autorité palestiniennes et de l’ONU ont été mis en cause : “Toutes les villes israéliennes [dans les manuels] sont remplacées par des villes palestiniennes. Tout tourne autour du “Droit au Retour” [pour les Palestiniens] et de la lutte armée.”

Le résultat, ce sont des générations d’enfants endoctrinés et prêts à endosser ou perpétrer le terrorisme contre les Juifs.

UN ÉCOLIER DE L’UNRWA (ONU) : « POIGNARDER ET ÉCRASER LES JUIFS APPORTE LA DIGNITÉ AUX PALESTINIENS » (SOURCE : YOUTUBE – THE CENTER FOR NEAR EAST POLICY RESEARCH)

Ces exemples bien documentés auraient été difficiles à réfuter. A l’inverse, en ne donnant pas les raisons des accusations lancées par les Israéliens, l’article peut jouer à mettre sur un pied d’égalité les accusations et leurs réfutations.

Le lecteur est donc prié d’accorder son crédit au chargé des programmes scolaires au ministère palestinien de l’Education qui affirme :

Nos livres ne sont pas là pour inciter à la haine mais pour enseigner

Une opinion présentée comme une information dans un article destiné aux grands médias alors que, nous l’avons vu, les preuves du contraire existent. Et tant qu’à faire, le chargé de programmes palestiniens accuse « les programmes israéliens d’enseigner la haine. M. Zeid évoque « des exercices de mathématiques mettant en scène des soldats ». » On pourrait objecter que les soldats ne sont pas en soi un problème : il est légitime pour un pays d’avoir une armée et son action peut très bien être tout à fait morale. Mais surtout, d’où sort cette accusation ? Pas la moindre preuve à l’appui : cette fois, c’est très certainement parce qu’il n’en existe pas. La trame du texte devient la parole des Palestiniens contre la Parole des Israéliens et aucun élément tangible n’est fourni au lecteur y voir clair.

Et puis, « rétorque M. Zeid, ce n’est pas l’école qui pourrait inciter à la haine mais les conditions de vie des Palestiniens. » Ou comment couper court à tout débat sur le sujet initial, en invoquant également un jugement similaire de l’UNESCO supposée faire autorité : cette même organisation qui a l’année dernière passé une résolution niant l’histoire juive (et l’histoire chrétienne qui en découle) à Jérusalem. On fait mieux, comme autorité impartiale.

Saupoudrage de contre-vérités

L’article n’est pas plus à cheval sur la vérité historique lorsqu’il affirme que « la « Palestine historique » comprenait les Territoires palestiniens et Israël. » C’est oublier que la Palestine mandataire britannique englobait également la Transjordanie, devenue aujourd’hui la Jordanie. Ce genre d’oubli permet de présenter les Arabes comme les perdants du partage alors que, du point de vue de la superficie, la majorité de ce territoire historique (environ 80%) leur appartient aujourd’hui.

L’antienne de « l’occupation » israélienne (oubliant que les accords d’Oslo toujours en vigueur déterminent les relations entre Israéliens et Palestiniens depuis 20 ans en attendant une autre issue négociée) est aussi présente pour déplacer le débat, de même que la description des check-points israéliens et de la barrière de sécurité sans évoquer leur raison d’être qui n’est pas d’embêter les écoliers palestiniens mais d’empêcher leurs grands frères ou leurs parents de commettre des attentats en Israël.

On nous dit également que « chaque élève [de l’école palestinienne] a un proche blessé ou détenu par Israël » sans dire mot sur les élèves israéliens qui perdent des proches à cause du terrorisme palestinien – terrorisme sans lequel les écoliers palestiniens n’auraient pas de parents emprisonnés. Dans le même ordre d’idées, il est écrit que « Des centaines de milliers [d’enfants de Gaza] ont besoin d’un soutien psychologique, selon l’ONU » : mais l’article ne fait aucun cas des enfants israéliens exposés au harcèlement des roquettes lancées depuis Gaza qui, eux aussi, peuvent être traumatisés.

Le mot de la fin est donné à Sami Adouan, « chercheur en sciences de l’Education ». L’AFP ne précise pas qu’il a dirigé un rapport à la méthodologie biaisée qui voulait justement « rendre les Israéliens et les Palestiniens coupables à parts égales d’éduquer leurs enfants avec des histoires, des faits et des idées qui perpétuent le conflit », comme l’a démontré The Tower. Le journaliste Adi Schwartz précisait que les auteurs de ce rapport « non seulement ignorent des passages de manuels palestiniens hostiles envers « l’autre », mais ils ignorent aussi des cas de pur antisémitisme, haine et incitation à la violence. »

Tout le monde est bon. Ou tout le monde est mauvais. C’est au choix, mais tout le monde se vaut, conclut l’article :

« Les cas de déshumanisation et de diabolisation de l’autre sont rares dans les deux programmes » (…) mais « les livres israéliens et palestiniens renferment des récits nationaux unilatéraux qui présentent l’autre comme l’ennemi »

Du début à la fin, tout est ainsi fait pour créer une équivalence fictive qui éloigne l’attention d’un problème largement documenté : l’incitation à la haine des Juifs qui gangrène l’éducation des enfants palestiniens, dont l’arrêt constituerait certainement l’un des préalables à la paix.

Source : InfoEquitable
Sur le même sujetLes palestiniens apprennent à haïr en têtant le lait de leur mère©

L'ancien maire de Londres, le travailliste Ken Livingstone, à Londres le 3 mai 2012 AFP/Archives
L’ancien maire de Londres, Ken Livingstone s’est défendu mardi des accusations d’antisémitisme qui pèsent contre lui, à quelques jours de son audition disciplinaire au sein du parti travailliste britannique.

Ken Livingstone avait été suspendu du Parti travailliste (Labour) en mai dernier pour avoir dit qu’Hitler « soutenait le sionisme », alors qu’il cherchait à défendre une députée suspendue la veille pour des déclarations sur Israël.

En septembre dernier, il avait réitéré ses propos et avait ajouté qu’il possédait « toute une liasse de documents et de papiers » prouvant ses déclarations, menant le Conseil des députés des Juifs britanniques à exiger son expulsion du parti.

An election campaign poster for the Labour Party in Stoke-on-Trent, which among English cities had the highest number of people vote to leave the EU in the June referendum Oli SCARFF (AFP/File)

L’ancien maire a également nié avoir déclaré qu’Hitler était sioniste, soutenant qu’il avait simplement affirmé que la politique nazie « avait eu pour effet de soutenir le sionisme ».

A l’occasion de son audition jeudi, Livingstone a publié un résumé de sa défense qu’il présentera devant la Commission du parti, selon la Jewish Telegraphic Agency.

« Je n’ai enfreint aucune règle du parti travailliste. Je suis attaqué par l’aile droite du parti, car je défends les droits des Palestiniens et soutiens fermement notre leader Jeremy Corbyn », a dénoncé Livingstone.

« Il n’y a heureusement aucune réelle preuve à mon encontre, le comité du Labour rejettera donc les accusations qui pèsent contre moi. Seul un jury partial et truqué pourrait me condamner », a-t-il ajouté.

Source : I24 News

Le Golem est le premier et le plus célèbre roman de l’écrivain autrichien Gustav Meyrink. Il s’agit d’un roman fantastique, fortement marqué par l’influence de la Kabbale, dont l’action se passe dans le quartier juif de Prague.

Paru en 1915, et depuis traduit, réédité, et porté à l’écran, ce magnifique ouvrage sera à nouveau bientôt réédité en France, grâce à Monsieur Claude Sarfati. Une réédition très attendue (Pour plus de précisions vous pouvez contacter Monsieur Sarfati-La Torah-Oblong-sarfati. /sarfati.claude@orange.fr ou par téléphone : 06 80 42 26 08).

En attendant, nous avons le plaisir de pouvoir découvrir dès à présent l’introduction à cette réédition écrite par Maurice-Ruben HAYOUN.

Ce dernier, passionné, comme à son habitude, maîtrise cet ouvrage qu’il adore. Pour cette raison, sa dense introduction sera publiée ici en plusieurs fois.

En voici la première partie.


Gustav Meyrink et son livre Le Golem (bon)

Quel ouvrage, quel roman et quel éclatant succès échéant à un homme déjà âgé de près de cinquante ans et qui ne signait là que sa toute première œuvre.

Description de l'image Gustav Meyrink, portrait.gif.
Gustav Meyrink

En effet, l’auteur, Gustav Meyrink (1868-1932) -curieux personnage venu à la littérature sur le tard, après avoir exercé d’autres métiers, dont celui de banquier- est considéré comme l’un des grands auteurs autrichiens de son temps ; il doit avoir influencé un autre écrivain, autrement plus célèbre, Franz Kafka, qui reconnut lui être redevable et lui vouer une vive admiration. Kafka, en personne, qui avait fait paraître deux ans plus tôt, en 1913, la fameuse nouvelle Devant la loi (Vor dem Gesetz).

Fils naturel d’un ministre du roi du Wurtemberg, Carl von Varnhüler et d’une artiste bavaroise Marie Meyer, Meyrink fut fasciné par l’occultisme et la littérature fantastique dès son plus jeune âge.

Il était donc naturel qu’il choisît de parler de kabbale, d’ésotérisme, de la Bible de la kabbale espagnole, ou ancienne kabbale(1), le Zohar(2), et qu’il jetât son dévolu sur les thèmes les plus mystiques de cet ésotérisme juif, auquel il eut accès dans une version revue et adaptée par les «kabbalistes chrétiens» à l’œuvre depuis au moins le XVIème siècle : ce qu’on découvrira dans la seconde partie de cette introduction.

Il en reprit dans son œuvre romanesque les principaux thèmes tels que le Golem(3), assurément, mais aussi la transmigration des âmes et leur réincarnation.

Image illustrative de l'article Le Golem (Meyrink)
L’apparition du Golem (illustration de Hugo Steiner-Prag, 1916).

Bien que l’ouvrage soit parfois difficile à suivre, tant on passe, sans transition, de l’état de veille à l’état de sommeil, du réel à l’onirique et inversement, gardons en mémoire que toute l’histoire commence par la visite d’un inconnu qui veut faire réparer un vieux grimoire dont le titre n’est autre qu’un terme hébraïque de la mystique juive, le ‘Ibbour, décrivant l’état d’une âme enceinte, en quelque sorte, d’une autre âme.

C’est un principe de fécondation des âmes, venu se superposer à une autre théorie non moins kabbalistique, le guilgoul ou transmigration des âmes. Mais cette nouvelle théorie va nettement plus loin que la précédente.

Si l’on devait traduire en langage rationnel et explicite la trame de ce roman sur le Golem, c’est ce titre et ce vocable, ‘Ibbour, le plus irrationnel et le plus irréglieux qui soit, que l’on retiendrait.

Rappelons, sans anticiper sur la suite, uns scène qui constitue le nœud de l’intrigue, de ce voyage quasi-initiatique : lorsque le héros-narrateur pénètre, au début du roman, dans une pièce inoccupée et sans issue, il y a un premier indice dont on ne saisit l’importance cruciale que plus tard puisque l’auteur laisse libre cours à son imagination et traite de manière très libre le peu de connaissances sûres qu’il a de la mystique juive et de l’hébreu, laquelle reste néanmoins inséparable de la trame de son roman.

Cet indice est constitué d’un jeu de tarots jonchant le plancher de cette étrange pièce où règne une atmosphère assez unheimlich (inconfortable, fantastique, dérangeante, mal à l’aise, étrange) ; le Fou ou le Bateleur de ce jeu ressemble à la lettre hébraïque Aleph, qui «apparaît sous la forme d’un homme, la main gauche levée tandis que la main droite désigne quelque chose vers le bas.»

Mais voilà, cette figure semble avoir les mêmes traits de visage que le héros-narrateur.

On reconnaît ici le fondement néoplatonicien de la mystique juive du Moyen Age où tout ce qui existe ici-bas n’est que le pâle reflet d’une réalité ontologique supérieure. Un peu comme le thème développé par Platon dans le Timée où le démiurge trace son monde en ayant les yeux fixés sur un modèle idéal.

On comprend alors, au terme d’une lecture attentive de l’ensemble du livre, que le vieil homme qui a apporté aux fins de réparation le livre ‘Ibbour est lui-même le Golem qui ne fait qu’un avec le héros, le fameux Anastase Pernath. Et si l’on pousse l’investigation un tout petit peu plus loin, on réalise que toute cette intrigue a commencé à la suite d’une interversion de … chapeaux !

Le narrateur a pris le chapeau d’un autre, dont le nom était justement celui de Pernath. Une interversion qui dépasse nettement par sa valeur symbolique la nature même de l’objet interverti : le couvre-chef symbolise peut-être aussi l’âme. L’homme qui prend le chapeau de l’autre prend aussi son âme, sa nature profonde…

Risquons une interprétation symbolique de l’ensemble pour percer au jour le mystère du roman de Meyrink : cette lettre aleph qui est, justement, celle qui, en étant effacée du front du Golem, si l’on s’en tient à la version traditionnelle de la genèse de cet homoncule, a signé son arrêt de mort et sa rechute dans le néant… 

Praha, Mariánské náměstí, Maharal.jpg
Statue du rabbin Löw sur la façade de l’hôtel de ville de Prague

Puisque, selon la légende, le grand rabbin de Prague, le célèbre rabbi Juda Loew (1512 ?-1609), aurait fabriqué son Golem à l’aide d’argile ou de glaise et, pour l’insérer dans le monde des vivants, aurait apposé sur son front trois lettres hébraïques désignant la Vérité, ce qui est l’un des Noms divins, et dont la première lettre est justement l’aleph.

Or, quand le grand rabbin a voulu mettre fin à la carrière terrestre de son Golem, devenu incontrôlable et coupable de bien des prédations dans la ville de Prague, jusques et y compris dans le ghetto, il s’est contenté d’éradiquer la première lettre du mot Vérité (EMET), véritable formule de la magie divine, capable de tirer l’être du néant, à l’instar de l’œuvre du commencement, comme nous le verrons plus bas, en parlant du Sefer Yetsira, première œuvre de cosmologie juive. Du coup, les deux lettres restantes MET signifient mort, inanimé.

On pourrait dire que le porteur du livre ‘Ibbour, dont l’initiale n’est pas un aleph -comme on pourrait le croire, suite à une prononciation incorrecte- mais un ‘ayin, lettre gutturale prononcée au fond de la gorge et qui n’existe que dans les langues sémitiques, n’était autre que le Golem lui-même, porteur d’une requête, marquant les limites du pouvoir humain : redonner vie, ressusciter quelqu’un, restaurer les conditions de sa naissance ; le Golem présente un plaidoyer en vue de sa résurrection puisqu’il a été, toujours selon la légende, brutalement renvoyé dans le néant d’où des formules kabbalistiques et des incantations tirées du Sefer Yetsira l’avaient tiré..


Ce qui a suscité l’engouement du public n’est autre que l’imaginaire, l’estompement, le gommage du réel, ce confinement de l’action dans les rues étroites et obscures du ghetto avec des personnages fascinants et loin d’être sympathiques ou simplement rassurants. L’essentiel de l’action se déroule dans des pièces sans fenêtre ni lumière, au point qu’on ne sait plus, parfois, qui est présent et qui ne l’est pas.

Ce qui a suscité l’engouement du public –il est question de près de cent quarante-cinq mille exemplaires du Golem vendus en un laps de temps relativement court- n’est autre que l’imaginaire, l’estompement, le gommage du réel, ce confinement de l’action dans les rues étroites et obscures du ghetto avec, comme on l’a dit, plus haut, des personnages fascinants et loin d’être sympathiques ou simplement rassurants. L’essentiel de l’action se déroule dans des pièces sans fenêtre ni lumière, au point qu’on ne sait plus, parfois, qui est présent et qui ne l’est pas.

Les spécialistes de littérature comparée, dont je ne suis pas, font un rapprochement tout à fait justifié avec l’œuvre d’un autre adepte convaincu de la littérature fantastique au XIXe siècle, E.T.A. Hoffmann, l’auteur du célèbre Vase d’or (Der goldene Topf) où d’ailleurs on rencontre le même archiviste (Hillel) qui ressemble étrangement à l’Archivarius.

Il y a des références au diable et à des forces occultes qui se manifestent à leur façon dans la vie de tous les jours, sans qu’on puisse jamais être certain d’être dans le réel ou dans le rêve.

Et, chez Hoffmann, les tribulations du jeune étudiant Anselmus ont commencé par un fait divers insignifiant dans le monde réel mais ayant des répercussions inimaginables dans l’univers fantastique de l’imaginaire : le jeune étudiant qui se plaint de tant d’échecs dans la vie pratique de tous les jours, en dépit de ses solides qualités intellectuelles, veut fuir ce quotidien morne et déprimant ; et voilà qu’abîmé dans ses pensées, il renverse par inadvertance un panier de pommes d’une vieille femme au marché.

Pris de panique, il lui donne tout l’argent qu’il a sur lui et s’enfuit pour échapper aux mercuriales de la maraîchère qui le poursuit de sa vindicte en répétant une phrase apparemment inintelligible : Ah, tu peux toujours courir ! Bientôt tu seras pris dans une fiole de cristal.

Ici, chez Hoffmann, c’est la mésaventure au marché, dans le Golem de Meyrink, c’est la visite d’un inconnu (l’une des métamorphoses du Golem) qui souhaite faire réparer un ouvrage ésotérique traitant d’un des thèmes les plus mystérieux de la vie humaine, puisqu’il s’agit des transmigrations de l’âme dans d’autres corps, humains ou animaux…

Mais Hoffmann n’est pas le seul, on peut aussi citer Novalis, et bien évidemment, le Faust de Goethe qui ne supporte plus ce train-train quotidien, générateur d’une morne lassitude et qui préfère vivre dans un autre univers, illimité, sans l’ombre d’un interdit, parce qu’affranchi des limites du monde fini et connu, dépourvu de mystères et d’êtres étranges qu’il recherche pourtant. C’est bien le cas de le dire : il vend son âme au diable…

Si l’on voulait donner une exégèse métaphysique de ce roman du Golem, on pourrait évoquer son arrière-plan gnostique où se déploie une vive rivalité entre Dieu et l’homme, une idée prométhéenne qui serait illustrée par l’idée même de création : on pressent ici la critique de la notion d’œuvre, artistique ou artificielle, qui serait l’apanage de l’homme, appelé à rester à sa place s’il ne veut pas encourir le courroux de Dieu, seul apte à créer, au sens propre du terme, alors que l’homme, peut, tout au plus redonner vie à un amas de glaise, mais jamais égaler Dieu, le seul qui soit apte à gratifier sa créature du don la parole : cette action marque la limite séparant l’œuvre divine de l’œuvre humaine.

Un penseur allemand du XVIIIe siècle, Johann Georg Hamann, interprétait ainsi la création de l’homme par Dieu dans le premier chapitre du livre de la Genèse : Dieu l’a doté de la parole, c’est cela la création d’un humain par la divinité.

Si l’homme venait à jouer à l’apprenti-sorcier, il devra en assumer les conséquence, comme va l’apprendre à ses dépens, le héros-narrateur de Meyrink, Anastase Pernath qui a tout oublié, n’a plus de souvenirs de sa vie antérieure (c’est le cas de le dire), ne sait plus qui il est, confond le rêve et la réalité et passe en un éclair du sommeil à l’état de veille. S’ensuit un décalage qui compromet sa présence au monde.


L’une des versions juives de cette légende du Golem stipule que lorsque le Golem a été réduit à un amas inconsistant de glaise il s’écroula sur celui qui l’avait fabriqué : tout un symbole ! Celui qui a transgressé la limite le paie de sa vie.

L’une des versions juives de cette légende du Golem stipule que lorsque le Golem a été réduit à un amas inconsistant de glaise il s’écroula sur celui qui l’avait fabriqué : tout un symbole ! Celui qui a transgressé la limite le paie de sa vie.

Ce Golem de Meyrink a stimulé la verve littéraire de bien des écrivains : signalons, entre tant d’autres, El Golem (1958) de Borges et l’écrit du poète Paul Celan, adressé au Maharal (4) (autre dénomination du grand rabbin de Prague, auquel est attribuée la fabrication du Golem) : A un qui se tenait devant la porte (Einem, der vor der Tür stand).(5)

Sur les presque trois cents pages que couvre Le Golem, on voit apparaître un étrange personnage qui est aussi le narrateur et qui a perdu tout souvenir de lui-même ; il évoque une histoire à la vue d’un étrange bout de graisse, au pied de son lit, signe d’un homme qui émerge difficilement du rêve, du sommeil, de la non présence au monde pour aller, contraint et forcé, vers une réalité moins riche et moins haletante. Pour ne pas dire franchement déprimante.


Pourquoi écrire un tel ouvrage en 1915, en pleine guerre, et dans la ville de Prague, symbole de cette Mitteleuropa, dont le sort va chambouler l’ordre social existant et la destruction des empires de l’époque ? Probablement pour exprimer le désespoir de la civilisation et de la culture européennes.

Pourquoi écrire un tel ouvrage en 1915, en pleine guerre, et dans la ville de Prague, symbole de cette Mitteleuropa, dont le sort va chambouler l’ordre social existant et la destruction des empires de l’époque ? Probablement pour exprimer le désespoir de la civilisation et de la culture européennes.

Peu de temps après, au sortir de la guerre, on suit la publication d’œuvres majeures de la philosophie existentielle, d’une spéculation centrée autour de l’homme, du prochain, d’autrui… Comme si on voulait rompre définitivement avec cette philosophie politique de Hegel qui avait mené l’Europe à une  incroyable catastrophe.  

Bref, on quitte le domaine aride et peu exaltant de la critique de la théorie de la connaissance, le domaine de la puissance dominatrice, pour aboutir à l’Etoile de la rédemption (1921) de Franz Rosenzweig, au Je et Tu (1923) de Martin Buber et, dans une moindre mesure, au Sein und Zeit (Être et Temps) (1927) de Martin Heidegger. Ce dernier a mis en exergue au moins deux idées qui caractérisent bien l’état d’abandon de l’homme dans l’existence, dans la société, dans un monde où il n’a pas expressément souhaité venir, un peu comme l’existant qui doit assumer l’existence…

Il s’agit de la Geworfenheit (être jeté dans) et l’Ausgeliefertheit (être livré pieds et poings liés). Dans cette situation, l’homme vit ou revit des scènes, des tableaux du passé. Il ne comprend pas bien pourquoi il est là, ce qu’il fait ou doit faire, sans en avoir décidé ainsi.

Quelques années plus tard, après la lente agonie des valeurs européennes, après la Shoah, Levinas placera l’autre, le prochain, au centre de sa philosophie, telle qu’exposée dans Totalité et Infini (1965) : l’éthique effectua un retour en force et se substitua à l’ontologie : l’éthique prit le pas sur tout le reste et devint la philosophie première.


Meyrink a donc joué un rôle de précurseur, remettant au centre de la culture européenne de son temps, des valeurs issues d’une branche oubliée de la spiritualité juive, la kabbale et ses documents les plus «irrationels» : le Sefer Yetsira, le Bahir et le Zohar…

Meyrink a donc joué un rôle de précurseur, remettant au centre de la culture européenne de son temps, des valeurs issues d’une branche oubliée de la spiritualité juive, la kabbale et ses documents les plus «irrationels» : le Sefer Yetsira, le Bahir et le Zohar… Sans oublier les traités sur la transmigration des âmes (Sha ‘ar ha-Guilgoulim).

Nous verrons plus bas que c’est dans le Bahir que se trouve la première référence occulte à la transmigration des âmes, une théorie qui est l’épine dorsale du livre de Meyrink : je rappelle que tout commence avec ce livre (‘Ibbour) (qui n’existe pas en tant que tel) mais qui constitue un thème majeur de la mystique juive (6).

La ville de Prague, et plus particulièrement son ghetto et sa  célèbre synagogue, appelée par une formule presque intraduisible altneu Schul, offraient un cadre plutôt bienvenu : sa communauté avait donné naissance à d’éminents maîtres de la Tora, et détail relativement peu connu, elle avait résisté à l’assaut des Lumières mendelossohniennes, privilégiant la tradition ancestrale, d’où son attachement à la mystique et à ses grandes œuvres classiques.

La communauté pragoise est donc restée attachée au legs religieux des générations précédentes. Un exemple a contrario : le grand érudit d’Allemagne, Léopold Zunz, fondateur avec Juda Leib Rappoprt de la fameuse science du judaïsme, réputée pour sa volonté de «normaliser» la culture et l’histoire juives, c’est-à-dire l’adapter aux normes européennes en mettant sous le boisseau cet héritage mystique du Moyen Age, a refusé de devenir rabbin dans cette communauté en raison de son «obscurantisme» militant ! C’est peut-être aussi ce décalage qui a guidé Meyrink dans son choix : mais ce qui fut déterminant, c’est la tradition qui fit du Maharal le fabricant (putatif) de ce Golem.  Meyrink a laissé passer quelques détails assez christianisants de son Golem : ce dernier se manifeste tous les trente-trois ans (l’âge du Christ lors de la crucifixion), l’auteur parle de la sonnerie des cloches de la synagogue, ce qui est impossible…

Miloslav Dvorak, Golem et Rabbi Loew près de Prague, 1951 Huile sur toile, 244 x 202 cm Musée juif de Prague

Dans son Golem, Meyrink écrit cette phrase un peu sibylline qui trahit cependant son intention profonde : de la communauté des descendants de la Première Lumière , c’est-à-dire des êtres destinés, comme A. Pernath, à un glorieux avenir au-delà des limites de notre monde. S’agit-il des lumières dont parle le Zohar ? S’agit-il plutôt de ceux dont l’âme, parfaite en tout point, n’auront pas besoin de purification mais seront admis directement devant le trône de la Gloire divine ? Dans le Visage vert, autre ouvrage de Meyrink, on peut lire une autre citation proche de celle que nous venons de citer : Le réveil d’un moi jusqu’à présent mort dans un monde de créatures qui apparaissent, disparaissent, s’en reviennent…  Et l’auteur décrit avec un luxe de détails les âmes les plus sacrées.

Dans la présente introduction, on va évoquer l’arrière-plan culturel de cette œuvre qui, en peu de temps, remporta un grand succès de librairie et rendit son auteur célèbre dans son pays et dans toute l’Europe, si l’on en juge d’après le nombre de traductions existantes.


Le Golem, notait le grand maître des études kabbalistiques, Gerschom Scholem, est l’unique thème littéraire que la culture juive ait offert à la littérature universelle. Et Meyrink n’y a pas peu contribué, même si certaines déclarations ou descriptions des principaux personnages laissent transparaître un indéniable antisémitisme.

Le Golem, notait le grand maître des études kabbalistiques, Gerschom Scholem, est l’unique thème littéraire (au sens le plus large du terme) que la culture juive ait offert à la littérature universelle. Et Meyrink n’y a pas peu contribué, même si certaines déclarations ou descriptions des principaux personnages laissent transparaître un indéniable antisémitisme.

Notamment celle d’un sinistre personnage, le dénommé Wassertrum, qui campe au seuil de  son bric-à-brac que nul, à part lui, n’ose franchir. Voilà un homme dont les descriptions à la fois du caractère et de l’apparence physique reflètent un antisémitisme patent, surtout lorsque le narrateur parle d’un sang, responsable de cette répulsion qu’il inspire à tous ceux qui osent l’approcher ou ont affaire à lui…

Mais, paradoxalement, plusieurs figures, toutes juives et assumées comme telles, sont décrites avec une indéniable tendresse, voire même de l’affection (Myriam et son père Hillel), l’archiviste qui initie l’auteur-narrateur à la littérature mystique juive. Voila pour le choix du titre.

A présent voyons le choix du lieu, la vieille ville de Prague, célèbre pour sa forte et importante communauté juive, pour son ghetto aux rues sinueuses et étroites, pour son grand rabbin rabbénu Juda Lôw, dit le Marahal de Praque, et auquel pour des raisons obscures, on rattacha le mythe du Golem. Cet ensemble de facteurs explique le chois de l’auteur, sa verve littéraire et son imagination faisant le reste, c’est-à-dire une œuvre romanesque qui marqua son temps.


Le Golem n’est pas un livre juif mais un livre qui parle des juifs et de leur ésotérisme dans ses relations avec la culture européenne ambiante, car son élément moteur qui nous tient en haleine du début à la fin, n’est autre qu’un terme, le Golem, qui ne connaît qu’une unique occurrence dans la littérature biblique, et encore cette présence dans le lexique biblique demeure controversée.

Le Golem n’est pas un livre juif mais un livre qui parle des juifs et de leur ésotérisme dans ses relations avec la culture européenne ambiante, car, comme on le laissait entendre supra, le nerf de l’ouvrage, son élément moteur qui nous tient en haleine du début à la fin, n’est autre qu’un terme, le Golem, qui ne connaît qu’une unique occurrence dans la littérature biblique, et encore cette présence dans le lexique biblique demeure controversée.

Pour éclairer tous ces horizons de sens, on va adopter le plan suivant : d’abord la Bible, ensuite la littérature talmudique, suivie du Sefer Yetsira, première œuvre cosmologique juive. On en viendra aussi à quelques représentants de la kabbale chrétienne, les plus proches de Meyrink aux plans chronologique et linguistique.

Le vocable hébraïque GOLEM ne connaît qu’une seule occurrence dans le corpus biblique, au sein du Psaume 139 ; le terme apparaît décliné à la première personne du masculin singulier, ce qui donne GOLMI. Mais voila, cette lecture ne fait pas contexte avec la suite du verset, ce qui conduisit les éditeurs de la Bible de La Pléiade à proposer une correction textuelle ; mais ceci, disons le d’emblée, aurait pour fâcheuse conséquence de priver la culture judéo-hébraïque de la seule et unique occurrence du Golem dans la Bible . ..

Comment interpréter le mot Golem dans la Bible ?

De vrai, on ne dispose pas vraiment de certitude. On peut parler d’un embryon, d’un état peu avancé de la formation d’un être humain, encore prisonnier du giron maternel. Luther, lui-même, qui lors de sa retraite au château de la Wartburg occupait ses loisirs studieux à la traduction des Écritures en allemand, parle d’un être non encore élaboré (unbereitet), sorte d’homuncule…

Si l’on traduit GOLMI par mon embryon, la suite du verset ne veut plus rien dire car on serait obligé de dire mon embryon, tes yeux l’ont vu et tous sont inscrits dans un livre. Ce qui est un non sens.

C’est la raison pour laquelle, se fondant sur une graphie voisine en hébreu, la Pléiade lit KOL YAMAÏ et non GOLMI. Et dans cette hypothèse, le verset devient intelligible dans sa totalité :  

Tous mes jours tes yeux les ont vus, et ils sont tous inscrits dans un livre…

Maurice-Ruben HAYOUN

Résultat de recherche d'images pour "maurice ruben hayoun"

Le professeur Maurice-Ruben Hayoun, né en 1951 à Agadir, est un philosophe, spécialisé dans la philosophie juive, la philosophie allemande et judéo-allemande de Moïse Mendelssohn à Gershom Scholem, un exégète et un historien français. il est également Professeur à  l’université de Genève

1)Par opposition à la kabbale du XVIe siècle, dite la kabbale de Safed ou lourianique, du nom de son fondateur Isaac Louria. Voir M-R. Hayoun, La kabbale, Paris, Ellipses, 2011.

2)Voir M-R. Hayoun, Le Zohar. Aux origines de la mystique juive. Paris, Agora, 2007.

3)En plus des travaux fondateurs de Gershom Scholem, voir Moshé Idel, Le Golem, Cerf, 1998.

4)Abréviation de Morénou ha-Rav Loew (MaHaRal)

5)Traduction française par Martine Broda, Le Nouveau Commerce, 1979

6)Mais Louria qui avait mis l’accent sur cette notion de guilgoul a rédigé un petit traité sur la transmigration des âmes intitulé Sha’ar ha guilgulim. Avant de réciter certaines oraisons, les kabbalistes introduisent la précision suivante : dans ce cycle de transmigration de mon âme ou dans un autre… (Beyn beguilgoul zé beyn beguilgulim ahérim)

 

Patrick Cohen

J’ai entendu il y a quelques années dans un spectacle une réplique de Madeleine Proust, qui m’avait frappé par sa pertinence. Le personnage créé par Laurence Sémonin artiste franc-comtoise nous disait : « Il vaut mieux mourir le soir que le matin, parce qu’on n’en apprend tous les jours ».

J’y ai repensé, hier, en écoutant l’émission de Patrick Cohen sur France Inter à 8h30. Sur le thème « la présidentielles et les affaires » Patrick Cohen recevaient deux cadors de la profession de journaliste–enquêteurs–chroniqueurs juridiques et judiciaires etc. Laurent Valdiguié rédacteur en chef au JDD, et Matthieu Aron, directeur adjoint de la rédaction de l’Obs. Du beau linge, ayant longtemps officié sur le terrain des affaires judiciaires.


On parle beaucoup de présomption d’innocence et c’est bien entendu quelque chose qu’on va tous respecter. [Mais] il faut quand même arrêter un instant. Quand un juge d’instruction met en examen une personne, ça s’appelle une présomption de culpabilité, ça signifie qu’un juge à un moment donné… »

Les Droits de l’Homme c’était mieux avant

Ayant commencé mes études de droit il y a 49 ans, et les ayant poursuivies tout au long de ma carrière, d’avocat et d’enseignant, je pensais être au point. Eh bien pas du tout, j’ai constaté que tout était à refaire en écoutant Matthieu Aron :

« Je vais dire une chose qui va choquer. On parle beaucoup de présomption d’innocence et c’est bien entendu quelque chose qu’on va tous respecter. [Mais] il faut quand même arrêter un instant. Quand un juge d’instruction met en examen une personne, ça s’appelle une présomption de culpabilité, ça signifie qu’un juge à un moment donné… »

– Patrick Cohen (lui coupe la parole pour poser une question) : « vous voulez dire pour l’opinion ? »

– Matthieu Aron riposte : « non, non, pas pour l’opinion, pour le droit ! »

Eh bien dites donc, moi qui pensais que le principe de la présomption d’innocence prévue par tous les systèmes judiciaires des pays civilisés, inscrite dans toutes les Déclarations des Droits de l’Homme, de la Française à l’Universelle en passant par la Convention européenne, j’avais tout faux.

Je croyais naïvement que depuis le Droit Romain, la personne poursuivie était réputée innocente jusqu’à ce qu’une décision judiciaire définitive rendue par un juge impartial, prononce sa culpabilité. Que la preuve de celle-ci était à la seule charge de l’accusation, que le doute profitait à l’accusé. Je croyais que la MEE comme on l’appelle dans le jargon professionnel était destinée en fait à protéger la personne poursuivie en lui permettant d’intervenir avec ses avocats dans un débat contradictoire et loyal permettant d’élaborer une vérité judiciaire, appréciée au final par le juge du fond. Seul moyen de prendre une décision légitime revêtue de l’autorité de la chose jugée au nom du peuple français.

Les nouveaux-maîtres: les journalistes du service public

Eh bien j’avais tout faux. En France, les nouveaux maîtres, c’est-à-dire les journalistes qui officient sur le service public vous expliquent que la mise en examen vaut déclaration de présomption de culpabilité.

Que postérieurement à celle-ci, il appartient au présumé coupable d’apporter la preuve de son innocence.

Et qu’il est donc inutile pour les juges d’instruction d’instruire à charge ou à décharge, ce que d’ailleurs ils ne faisaient déjà plus guère au Pôle financier.


Comment un barbarisme juridique aussi infect peut-il être prononcé par un journaliste aguerri sur un média du service public à une heure de grande écoute, sans que Patrick Cohen ne réagisse, pas plus que Laurent Valdiguié.

Comment un barbarisme juridique aussi infect peut-il être prononcé par un journaliste aguerri sur un média du service public à une heure de grande écoute, sans que Patrick Cohen ne réagisse, pas plus que Laurent Valdiguié.

Ignorance crasse qui en dirait long sur leur niveau ou volonté délibérée dans l’ivresse du lynchage médiatico-judiciaire de François Fillon, de continuer à raconter n’importe quoi ? D’ailleurs, Patrick Cohen, à qui il ne reste pas la moindre nanoparticule de conscience professionnelle revendique le barbarisme totalitaire.

Malheureusement, les deux choses se combinent, le trio déplorable de ce matin, tout à sa propagande sans frein pour l’avènement de Macron, rejoint Edwy Plenel qui avait lui aussi inventé un nouveau concept juridique, celui « d’innocent–coupable » pour qualifier Éric Woerth innocenté par le juge du fond à Bordeaux.

Ces gens-là sont devenus fous.

Régis de CastelnauRégis de Castelnau, Avocat
Source : Causeur

A supporter of the Sandinista National Liberation Front waves a Nicaraguan flag during a celebration marking the 31st anniversary of the Sandinista Revolution. The flag includes volcanoes, a rising sun and a rainbow. MAYERLING GARCIA/AFP
Israël a annoncé mardi soir le renouvellement de ses relations diplomatiques avec le Nicaragua, après une rupture des liens à la suite de l’incident du Mavi Marmara en mai 2010.

« Les deux gouvernements accordent une grande importance au renouvellement de leurs relations dans le but de promouvoir une activité conjointe pour le bien-être des deux peuples, et de contribuer à la lutte pour la paix dans le monde », a annoncé le ministère des Affaires étrangères du Nicaragua dans un communiqué.

« Bonne nouvelle, Israël et le Nicaragua ont décidé de renouveler leurs relations diplomatiques », a commenté en espagnol le porte-parole israélien du ministère des Affaires étrangères Emmanuel Nahshon.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien Emmanuel Nahshon commentant le renouvellement des relations diplomatiques avec le Nicaragua Capture d’écran Twitter

 

Cette flottille était composée de huit navires, avec à leur bord 70 passagers originaires d’une quarantaine de pays.

Depuis ces dernières années, Israël poursuit une politique de renouvellement et de renforcement de ces liens diplomatiques à travers le monde. Le Nicaragua devient le 159e pays à entretenir des relations diplomatiques avec l’État hébreu.

Source : I24 News

Manuel Valls, le 6 décembre 2016. - Thomas Samson - AFP
L’ancien Premier ministre votera Emmanuel Macron le 23 avril 2017 lors du premier tour de la présidentielle. Pourtant, « ce n’est pas un ralliement » mais « une prise de position responsable » face au danger du Front national.

L’historien Georges Bensoussan a été traîné devant les tribunaux en France pour s’être contenté de reprendre une déclaration du sociologue franco-algérien Smaïn Laacher, en déclarant «l’antisémitisme, on le tète avec le lait de sa mère».

En réalité, ce dernier avait déclaré :

«Cet antisémitisme, il est déjà déposé dans l’espace domestique, il est dans l’espace domestique et il est quasi naturellement déposé sur la langue, déposé dans la langue, une des insultes des parents à leurs enfants, quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de “juif”. Bon. Mais ça, toutes les familles arabes le savent. C’est une hypocrisie monumentale que de ne pas voir que cet antisémitisme il est d’abord domestique. »

Ce qui avait été toléré de Smaïn Laacher n’est pas passé de la part de Georges Bensoussan.

La morale : lorsque l’on veut dire des vérités difficiles, il faut les reprendre d’un autre, telles quelles, trémas et ponctuation compris. Autrement, la meute est lâchée.

Ainsi, Georges Bensoussan aurait pu, par exemple,  attendre le 3 mars 2017, jour du sermon du cheikh syro-jordanien Mohammed Said Hawa, diffusé sur la chaîne télévisée jordanienne Yarmouk.

Il aurait pu alors sans risque (?) retranscrire les propos de ce cheikh, propos traduits par le site Memri TV, qui en retranscrit une partie.

Les voici :

« Mohammed Said Hawa : Qui sont ceux qui adoptent un discours de haine raciste ? Les dirigeants des sionistes et de l’Occident affirment que les Palestiniens abreuvent leurs enfants, dès le plus jeune âge, d’un discours de haine raciste et hostile, et que les Palestiniens doivent cesser d’abreuver leurs enfants de ce discours hostile. Ils mentent ! Qui sont ceux qui utilisent un discours de haine raciste ?

En effet, les Palestiniens nourrissent leurs enfants dès leur plus jeune âge, et même les allaitent – avec le lait de leur mère – de la notion que cette terre est une terre purement musulmane et arabe, que cette terre a été usurpée par les Juifs, que les seuls ayant des droits sur cette terre sont ceux qui craignent Allah et Le vénèrent, que les seuls ayant des droits sur cette terre sont les musulmans ou les Arabes fidèles aux musulmans et qui les soutiennent.

Oui, c’est avec cela que nous nourrissons nos enfants, et nous continuerons ainsi.

De quel discours de haine raciste parlent-ils ? [Les Juifs] sont ceux qui sont arrivés du monde entier pour nous agresser. Ils sont venus en tant qu’agresseurs et ont pillé cette terre sacrée, violant ses saintetés et chassant ses habitants.

Alors, qui utilise un discours de haine raciste ? Nous ne devrions pas parler d’adopter un discours de tolérance et de pardon. »

En se projetant, cela aurait donné :

Georges Bensoussan a déclaré que « les Palestiniens nourrissent leurs enfants dès leur plus jeune âge, et même les allaitent – avec le lait de leur mère – de la notion que cette terre est une terre purement musulmane et arabe, que cette terre a été usurpée par les Juifs, que les seuls ayant des droits sur cette terre sont ceux qui craignent Allah et Le vénèrent, que les seuls ayant des droits sur cette terre sont les musulmans ou les Arabes fidèles aux musulmans et qui les soutiennent. »

A priori – a priori… -, cela n’aurait choqué personne.

Car en utilisant le filtre du conflit israélo-palestinien, utilisé avec habilité par Mohammed Said Hawa, il y a fort à parier que, de plus – comble de l’ironie -, qu’il aurait été repris par les antisionistes rodés à l’art de la Taqiya,  qui est celui de la dissimulation ou du double langage.

Car en effet, ce ne sont plus les « Juifs » ainsi visés. Mais les israéliens qui « colonisent » la Palestine. Les méchants, donc.

Quel dommage que Georges Bensoussan ne sache pas utiliser ce langage, comble d’hypocrisie.

Enfin…

Franny Fisher

Le soleil est une puissante source d’énergie renouvelable. En fait, il est actuellement la seule source d’énergie capable de répondre aux besoins énergétiques de l’espèce humaine. Il n’est donc pas étonnant que l’utilisation de l’énergie solaire augmente. Mais il y a un certain nombre de limitations technologiques quand il s’agit de cellules photovoltaïques.

By Yonatan Sredni, NoCamels

Le photovoltaïque est une méthode pour générer de l’énergie électrique en utilisant des cellules solaires pour convertir l’énergie du soleil en un flux d’électrons : les cellules utilisent une gamme très étroite du spectre solaire – la large lumière fournie par le soleil.

Le rayonnement qui ne se trouve pas dans cette plage étroite ne réchauffe que ces cellules, mais n’est pas utilisé. Cette perte d’énergie limite l’efficacité des cellules solaires actuelles à environ 30%.

Les chercheurs de l’Institut technologique Technion d’Haïfa ont développé une nouvelle technologie qui pourrait améliorer l’efficacité des cellules photovoltaïques de près de 70 pour cent.

Technion
Left to right: Assaf Manor, Assistant Professor Carmel Rotschild and Nimrod Kruger

La méthode de l’équipe Technion repose sur un processus intermédiaire qui se produit entre la lumière solaire et la cellule photovoltaïque. La photoluminescence, émission lumineuse de toute forme de matière après absorption des photons, matériau qu’ils créent absorbe le rayonnement du soleil, et convertit la chaleur et la lumière du soleil en un rayonnement « idéal » qui illumine la cellule photovoltaïque, efficacité de conversion.

En conséquence, l’efficacité du dispositif est portée de 30% (la valeur conventionnelle pour les dispositifs photovoltaïques), à 50%.

L’étude a été réalisée au Technion’s Excitonics Lab, dirigé par Carmel Rotschild, professeur adjoint à la Faculté de génie mécanique, avec l’aide du GTEP Energy Center et de l’Institut de nanotechnologie Russell Berrie au Technion et dans le cadre du projet ERC du laboratoire sur les nouveaux outils thermodynamiques pour cellules solaires.

Une alternative aux combustibles fossiles

Mais le solaire peut-il devenir une alternative abordable aux combustibles fossiles? Les scientifiques du Technion croient que c’est possible.

«Aujourd’hui, les coûts du photovoltaïque sont comparables aux combustibles fossiles», raconte Rotschild à NoCamels.

« Les prix du photovoltaïque diminuent chaque année en raison de l’effort collectif de la communauté scientifique et de l’ingénierie. Cela garantit que l’énergie solaire deviendra importante. « 

«Compte tenu des dommages causés à l’environnement et à la santé, l’énergie solaire est une bien meilleure solution», ajoute-t-il. «En outre, compte tenu du fait que nous ne manquerons plus de combustibles fossiles (et d’uranium pour l’énergie nucléaire), seules les énergies renouvelables peuvent nous aider.»

Inspiré par la réfrigération optique

L’inspiration pour la percée provient de la réfrigération optique, où la lumière absorbée est réémise à une énergie plus élevée, refroidissant ainsi l’émetteur. Les chercheurs ont développé une technologie qui fonctionne de façon similaire, mais avec la lumière du soleil.

« Le rayonnement solaire, sur son chemin vers les cellules photovoltaïques, frappe un matériau dédié que nous avons développé à cet effet, le matériau est chauffé par la partie inutilisée du spectre », étudiant Assaf Manor, qui a dirigé l’étude dans le cadre de son doctorat Travail, a déclaré dans un communiqué. « En outre, le rayonnement solaire dans le spectre optimal est absorbé et réémis à un spectre bleu-décalé. Ce rayonnement est ensuite récolté par la cellule solaire. De cette façon, la chaleur et la lumière sont converties en électricité. »

Cinq ans plus tard

Le groupe espère démontrer un dispositif de fonctionnement complet avec une efficacité record dans un délai de 5 ans. S’ils réussissent, ils se sentent pourrait devenir une technologie disruptive dans l’énergie solaire. « Le solaire est déjà dans l’instillation à grande échelle, il faudra 10 ans pour devenir significatif dans l’approvisionnement énergétique mondial. Dans 5 ans je crois que nous pouvons introduire une technologie disruptive au photovoltaïque », Rotschild dit NoCamels.

«Dans notre génération, nous manquerons de pétrole, de gaz, de charbon, etc.», raconte Rotschild à NoCamels. «Solar est ici, et c’est la seule solution durable.»

Photos: Technion

Source : NoCamels

Traduction JFORUM

photo afp
FIGAROVOX/TRIBUNE- Etienne Dujardin dénonce le parti pris négatif avec lequel la campagne de François Fillon est présentée dans les médias.

Etienne Dujarin est un juriste belge. Il publie fréquemment des chroniques dans les médias en Belgique.


Selon un sondage Harris Interactive du 20 mars dernier, 57 % des Français pensent que les médias présentent la campagne de Monsieur Fillon avec un parti pris négatif. Toujours selon le même sondage, ils sont seulement 19% à penser que la presse présente Macron avec un parti pris négatif. Différents éléments peuvent expliquer cette énorme différence de perception de traitement de la campagne des deux candidats par la presse.

Lorsque les auteurs du livre Bienvenue Place Beauvau disent qu’ils n’ont pas réussi à établir l’existence formelle d’un «cabinet noir», mais bien le fait que l’Elysée instrumentalise la police et la magistrature à des fins politiques pour surveiller ses adversaires, on sent un microcosme médiatique très prudent sur la question, et même presque soulagé que les auteurs démentent l’existence du fameux «cabinet noir» afin de ne pas devoir en faire trop sur la question.

François Hollande veut être tenu au courant des moindres faits et gestes de ses adversaires politiques dont un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy. Toujours selon les auteurs de cet ouvrage déjà en rupture de stock, le président fait même surveiller son propre Premier ministre, à savoir Manuel Valls, et fait lancer des rumeurs à son égard pour le mettre en difficulté.


Si l’on en croit la réalité décrite par ce bouquin, la plus haute autorité de l’Etat se servirait donc des services régaliens de l’Etat à des fins politiques, ce qui serait un énorme scandale.

Si l’on en croit la réalité décrite par ce bouquin, la plus haute autorité de l’Etat se servirait donc des services régaliens de l’Etat à des fins politiques, ce qui serait un énorme scandale.

Alors oui, si Monsieur Hollande a espionné Monsieur Sarkozy, Monsieur Valls et d’autres comme l’affirme ce livre, pourquoi serait-il exclu qu’il se soit intéressé au cas de Monsieur Fillon et qu’il ait ainsi, à l’aide de ses services, facilité l’accès à des dossiers sur Monsieur Fillon?

Le candidat de la droite et du centre a fait des erreurs qui sont imputables à lui seul et absolument pas aux médias, certes, mais n’ont-elles pas émergé dans le grand public de par cette nébuleuse clandestine au service du pouvoir, et ce, avec le but de l’éliminer politiquement? Ne serait-ce pas une question légitime à traiter?

Est-il normal que des procès-verbaux d’auditions apparaissent si rapidement dans la presse et qu’aucune enquête pour violation du secret de l’instruction ne soit diligentée? Autant de questions qui méritent une réponse et qui n’en trouvent pas si on s’arrête à la seule existence d’un bâtiment ou d’une structure formellement établie dénommée «cabinet noir». Au vu des affirmations du fameux livre, les Français ne sont pas assez naïfs pour croire que ce «cabinet noir» n’a aucune chance d’exister simplement parce que personne n’a trouvé un papier en-tête dans les poubelles de l’Elysée avec la mention «confidentiel cabinet noir-opération élimination Fillon».

Outre l’actualité liée à ce livre, nombreux sont les exemples qui peuvent poser la question d’un traitement peu partial.

Lorsqu’on invite des personnes comme Madame Angot sur France 2 dans l’Emission Politique, ou qu’on passe la moitié de l’émission à parler des affaires aucun autre candidat n’a eu droit à un tel traitement. Même si on n’aime pas Fillon, ce genre d’émission tellement violente le rend assez sympathique. Rappelons que Madame Marine Le Pen s’était tranquillement promenée sur le plateau de France 2, avec des invités peu coriaces et que les thèmes des affaires touchant le Front National ou ses divisions n’ont presque pas été abordés de toute l’émission.

Nous pourrions également citer l’émission Quotidien qui, juste avant le rassemblement au Trocadero, a diffusé une image de Fillon tirant sa valise intitulée «Fillon, l’homme seul». Plusieurs internautes avaient alors réagi à cette séquence en comparant déjà le traitement fait à Fillon à celle de la chasse faite à Bérégovoy. La veille du Trocadéro, la même émission avait filmé les chaises vides d’une salle du candidat républicain. Enfin Frédéric Mitterand pourtant plus proche de Macron que de Fillon déclare «BFM TV s’est acharnée sur François Fillon de manière invraisemblable, c’était un lynchage».

Enfin, lorsqu’on s’interroge sur le patrimoine de Fillon en long et en large, un traitement journalistique équitable ne serait-il pas de s’interroger avec la même intensité sur le patrimoine de Monsieur Macron? La presse n’a-t-elle aucune question à poser à un homme qui a gagné des millions et qui se retrouve avec un patrimoine déclaré en 2017 extrêmement faible?

Tout le monde le reconnaîtra, le débat d’idée de cette campagne a été pollué par les affaires. Le débat démocratique a été confisqué par la bataille des boules puantes. C’est regrettable. Toutes ces questions auraient dû être posées il y a au moins un an, mais pas en pleine échéance électorale.

En France comme aux Etats-Unis, la campagne présidentielle devient une bataille de communication sur les affaires des différents candidats et non sur leur projet, sur leur vision, sur leur majorité, sur leur solidité. Toujours selon le même sondage Harris Interactive, 86 % des Français se déclarent insatisfaits de la façon dont la campagne se déroule. Cette campagne – quel que soit le vainqueur final – aura laissé un goût amer. Le débat projet contre projet n’aura pas pu être mené. Il serait dommage qu’outre ce manque démocratique, le fossé entre les citoyens et les médias s’agrandisse encore en raison d’un sentiment de partialité. C’est toute la démocratie qui en serait perdante.

Source : FigaroVox

Left: Marks & Spencer's Paisley Print Burkini. Right: An outfit from the Dolce & Gabbana Abaya and Hijab Collection.
À la fin de l’année 2016, beaucoup de personnes ne se sont pas retrouvées après une élection présidentielle entre le choix de Clinton, qui a défendu le statu quo et l’autre, celui de Trump, considéré comme le précurseur d’une victoire résolue contre les radicaux Islamiques.

Pour beaucoup de musulmans, il y avait un troisième choix. Au gré des marées changeantes des élections, le long jeu des musulmans occidentaux qui s’opposent aux valeurs occidentales n’a été en grande partie pas affecté par un paysage politique altéré.

Car, ils avaient déjà fait la transition vers une nouvelle arène: la culture.

En 2016, la maison Dolce et Gabbana a lancé une « Collection Abaya et Hijab ».

Quelques mois plus tard, à la New York Fashion Week, la Mecque des couturiers, a accueilli le premier défilé où les modèles mis en lumière ont tous défilé en hijabs.


L’influence islamiste utilise maintenant la culture occidentale pour solidifier les valeurs islamistes dans les cercles les plus convoités de la société: la mode et la beauté.

Melanie Elturk, directrice générale de Haute Hijab, une marque leader hijab des États-Unis, a ouvertement partagé une croyance largement répandue que «la mode est l’un des débouchés dans lequel nous pouvons commencer ce changement culturel dans la société d’aujourd’hui pour normaliser le hijab en Amérique».

Plus tard dans l’année, CoverGirl, une ligne de maquillage à prix abordable populaire, a promu la musulmane et blogueuse en beauté Nura Afia comme ambassadrice de la marque. Une épouse et mère de 23 ans, Afia accueille une chaîne YouTube, avec plus de 200 000 abonnés, pour les tutoriels de hijab et de maquillage.

Elle se montre maintenant avec des célébrités telles que le premier modèle de maquillage masculin de CoverGirl, James Charles; la star de la famille moderne Sofia Vergara et la chanteuse pop Katy Perry dans une campagne qui met en lumière les marques de maquillage ciblées sur les clients qui applaudissent la «diversité» dans la beauté et «l’égalité».

Et a participé, pour cette marque, à une campagne visant à dépeindre la «diversité», avec un modèle de maquillage masculin, un «hijabi», une star de la télévision Latina et une chanteuse pop.

C’est un tableau visuel qui tente de faire appel à un public qui accorde de l’importance à la «diversité» – celui qui voit «l’égalité» basée entièrement sur l’apparence plutôt que sur les valeurs ou la valeur intrinsèque.


Plutôt que d’enquêter sur le marché des idées qui explorent l’identité, la foi et les valeurs américaines, nous avons maintenant des campagnes publicitaires qui homogénéisent les idées concurrentes dans l’entonnoir du multiculturalisme.

Dans ce cas, un célèbre chanteur pop et une star de télévision sont utilisés comme passerelles pour introduire le hijab comme normal et peut-être même convoité.

Les industries de la beauté et de la mode en particulier offrent un moule dans lequel le discours intellectuel et le commentaire culturel sont mis de côté pour former l’opinion.

Cette opinion est ensuite mise en forme, emballée et poussée en tant que produit sur un groupe de population déjà réceptif au message.


Avec la nouvelle ambassadrice de la marque de CoverGirl, Nura Afia, le message fait écho au mantra des groupes islamistes extrémistes qui, depuis l’élection présidentielle, ont perdu une grande partie de leur terrain politique. Le terrain perdu est maintenant retrouvé dans de nouvelles sphères grâce à des personnalités telles que Afia, sans aucune association avec les partis politiques.

La belle Nura Afia dans une campagne publicitaire est une alternative beaucoup plus attrayante et conviviale pour le consommateur que Nihad Awad du CAIR ou la complexité politique des Frères musulmans.

Le visage a changé mais le message n’a pas changé.

Dans une interview, Afia a déclaré :

« L’islam est une religion si belle, elle est pacifique et tout le monde la transforme, même dans notre propre communauté. En regardant les médias sociaux, [je vois] les musulmans battent les musulmans, donc si cela se produit je ne peux pas croire que nous – les musulmans – fassions la même chose, je ne pense pas que ces humains aient quelque chose à voir avec la religion.

Pourtant, dans un message Facebook juste un mois avant, Afia partagé cela aussi:

« Si vous ne vous trouvez ami avec moi sur FB, c’est parce que vous avez partagé ou mis en ligne des propos ignorants, racistes, intolérants ou [juron]. »

Ici, vous avez les deux faces de la pensée islamiste. Le visage amical face à la pensée islamiste souligne le mythe de la paix, tandis que l’autre considère les voix dissidentes dans l’islamisme comme ignorantes, racistes ou sectaires.

Pendant ce temps, CoverGirl et d’autres marques soutiennent le hijab comme une nouvelle norme de beauté, et ne tiennent pas compte des origines très laides du hijab.

Une poignée d’érudits islamiques croient que le port du hijab est né des pratiques d’exclusion visant à établir une distinction entre les femmes  croyantes (musulmanes) et les femmes « non-croyantes » (non-musulmanes).

La culture islamique embrasse la piété à travers le voilage du corps des femmes musulmanes, et même des femmes non-musulmanes, leur ôtant leur dignité en les voyant comme des biens et butin de guerre à morcelés et consommés – une pratique autorisée par la foi.

L’origine du hijab dans l’islam tradition date probablement d’avant le Coran, et vient du début de la société islamique. Le Coran, qui donne un aperçu de la vie civile et militaire avec détails, ne fournit aucune doctrine précise qui dicte qu’il faut couvrir les cheveux. Le verset coranique (33:59) croit envoyer les états hijab:

« O Prophète, dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles-mêmes [partie] de leurs vêtements extérieurs. C’est plus approprié pour qu’elles soient reconnues et pour ne pas être abusées. Et Allah est Pardon et Miséricorde « .

La pratique de couvrir les cheveux est venue d’une société esclavagiste.

Prenant la parole sur la Sourate 33: 59-60, qui conseille les femmes croyantes pour couvrir leur corps, leur professeur Barlas fait circuler une opinion largement partagée entre les universitaires:

« Ce sont des versets plutôt simples. Si les femmes musulmanes portent ce vêtement à l’extérieur (jil-bab), les hommes non-musulmans les reconnaissent en tant que telles et ne vont pas les harceler Dans les premières sociétés propriétaires d’esclaves, comme l’Arabie, la « loi du voile » distingue les femmes libres des esclaves (Lerner Ahmed 1992: 15) « .

L’évaluation du professeur Barlas est discutée par certains érudits islamiques, qui disent que les preuves sont insuffisantes; d’autres érudits islamiques, dont le professeur Khaleel Mohammed, soutiennent que sa théorie est fondée.

Le point le plus important est le suivant: l’esclavage à l’époque était une pratique courante. Il a prospéré sur le plan culturel par des actes de démarcation sociaux et religieux, comme le hijab, qui est considéré par de nombreux musulmans comme un signe de la suprématie de la classe, alors que les femmes qui ne sont pas voilées continuent d’être harcelées et attaquées [1]:

« Sauf de leurs épouses ou ceux qu’ils possèdent, car en effet, ils ne sont pas à blâmer … » (Sourate 70, verset 30, Al-Ma’aarej, Sahih International)

Islam, à son crédit, de nombreuses incitations à Introduite passage d’une société esclavagiste, en le rendant simple à libérer les esclaves. Selon Hadith (Sahih Bukhari Volume 3, Livre 46, Numéro 693), par exemple, les musulmans sont récompensés dans l’au-delà de l’acte de libérer un esclave; libérant ainsi le corps d’un esclave est comme libérant son propre corps de hellfire. Pourtant, alors que l’islam n’a pas engagé l’esclavage et alors qu’il a créer des voies pour sortir de la pratique, la foi n’a jamais défendu le droit de tous à être libre.

Cet échec est en grande partie responsable de l’esclavage actuel en Mauritanie, un pays où les musulmans dévots accourent pour étudier l’islam dans un environnement exempt de toute influence occidentale. Cet échec a continué à permettre également des viols. Ceux-ci ont lieu non seulement pendant les guerres du Soudan à la Syrie et l’horrifiant aujourd’hui l’esclavage ouvert des femmes et des enfants yézidis par ISIS et aux enchères esclaves internationales dans les pays voisins comme l’Arabie Saoudite, les bits Il semble également, par divers migrants vers l’Europe.

Il est alors un tronçon fantastique de l’imagination Lorsque des marques telles que CoverGirl essayer d’avoir les consommateurs associent l ‘ « égalité » et « diversité » avec hijabs et maquillage. En outre, il ne reflète pas le « islam de paix » que beaucoup de musulmans à souligner.

Ces conversations plus profondes sont perdues lorsque le marché par Afia Out qui est atteint largement désintéressés dans l’histoire, les faits ou toute autre preuve qui demande l’enquête ou de réflexion.

Pour les islamistes, Afia et CoverGirl sont d’excellents représentants pour normaliser la rigidité dans le système de l’Islam en le rendant « chic pour célébrer l’oppression. » Contrairement aux fantasmes modernes du hijab « Briser les barrières », le hijab a été historiquement utilisé comme une barrière sociale.

Normalisant le hijab renforce le message : si vous n’êtes pas couvert, vous n’êtes pas respectable et donc pas acceptable. C’est le bas-ventre des cultures islamiques: il contrôle la pensée et le mouvement avant de tenter de canaliser d’autres femmes dans la soumission, grâce à l’illusion nourrie à la cuillère de la « diversité » et de l’«égalité ».

Shireen Qudosi, Directeur des Affaires musulmanes, Matters Amérique, est un Américain musulman élevé sur trois continents. Elle est en train d’écrire son premier livre, l’Islam Origine Histoire.

Source : Gatestone Institute

Adaptation/traduction JFORUM

 


[1] The Islamic scholar Dr. Tawfik Hamid also wrote a compelling piece, « Hijab, Even American Flag Hijab, Supports Historical Slave System. » Relying on multiple Islamic sources as evidence, Dr. Hamid exposes how the « hijab is a dress code in Islam that was designed to distinguish ‘free’ from ‘slave’ women. » Other modern Islamic thinkers, such as Asra Nomani and Hala Arafa add that Surah 33:59 wasn’t instruction to add a new layer of fabric, but to draw closer the jilbab (a long, overflowing gown) that was common at the time. Nomani and Arafa also cite the eight times « hijab » or its variation has appeared in the Quran; each time it was not in reference to piety but to draw distinction and barriers between two things:

The word hijab, or a derivative, appears only eight times in the Quran as an « obstacle » or « wall of separation » (7:46), a « curtain » (33:53), « hidden » (38:32), just a « wall of separation » (41:5, 42:52, 17:45), « hiding » (19:14) and « prevented » or « denied access to God » (83:15). »

Multiple references, both primary and secondary sources, point back to the hijab’s origin as not an act of piety, but an act of supremacy and distinction that made it easier for a slave system to thrive.

Un monde sans peur? Les scientifiques israéliens réussissent à effacer la peur de la mémoire des souris

By Einat Paz-Frankel, NoCamels

Effacer les souvenirs traumatiques pourrait ressembler à de la science-fiction. Pourtant, les scientifiques israéliens ont réussi à effacer le souvenir de la peur chez la souris. Si les humains peuvent à l’avenir effacer les souvenirs indésirables de leur cerveau, des films comme Eternal Sunshine of the Spotless Mind pourraient devenir réalité.

Dans le cadre d’une étude menée à l’Institut Weizmann d’Israël, des chercheurs ont réussi à fermer un mécanisme neuronal par lequel des souvenirs de peur se forment dans le cerveau de la souris. Après la procédure, les souris ont repris leur comportement avant de ressentir la peur, « oubliant » qu’ils avaient déjà été effrayés.

« Cette recherche pourrait un jour aider à détruire les souvenirs traumatiques chez les humains – par exemple, chez les personnes souffrant de syndrome de stress post-traumatique (SSPT) »,

ont déclaré les chercheurs dans un communiqué.

Selon le principal chercheur, le Dr. Ofer Yizhar :

«le cerveau créée de nouveaux souvenirs quand ceux-ci sont associés à de fortes expériences émotionnelles, comme le plaisir intense ou la peur. C’est pourquoi il est plus facile de se rappeler des choses qui vous intéressent, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Mais c’est aussi la raison pour laquelle les souvenirs d’expériences traumatiques sont souvent extrêmement durables, prédisposant les gens à PTSD. »

Dans l’étude, l’équipe de Yizhar a examiné la communication entre deux régions du cerveau: l’amygdale et le cortex préfrontal. L’amygdale joue un rôle central dans le contrôle des émotions, tandis que le cortex préfrontal est principalement responsable des fonctions cognitives et du stockage des souvenirs à long terme.

Des études antérieures ont suggéré que les interactions entre ces deux régions du cerveau contribuent à la formation et le stockage des mémoires averses, et que ces interactions sont compromises dans le SSPT; Mais les mécanismes exacts derrière ces processus étaient inconnus.

Dans la nouvelle étude, les chercheurs ont d’abord utilisé un virus génétiquement modifié pour marquer les neurones de l’amygdale qui communiquent avec le cortex préfrontal. Ensuite, en utilisant un autre virus, ils ont inséré un gène codant pour une protéine photosensible dans ces neurones. Quand ils projeté une lumière sur le cerveau, seuls les neurones contenant les protéines photosensibles ont été activés.

Ces manipulations, dans le domaine de l’optogénétique – une technique largement étudiée dans le laboratoire de Yizhar – ont permis aux chercheurs d’activer uniquement les neurones amygdales qui interagissent avec le cortex, puis de cartographier les neurones corticaux qui reçoivent l’entrée de ces neurones sensibles à la lumière.

Une fois qu’ils avaient atteint ce contrôle précis sur les interactions cellulaires dans le cerveau, ils se sont tournés vers le comportement d’exploration: les souris qui sont moins craintives sont plus susceptibles de s’aventurer plus loin que d’autres.

Ils ont découvert que lorsque les souris étaient exposées à des stimuli induisant la peur, une puissante ligne de communication était activée entre l’amygdale et le cortex. Les souris dont le cerveau affichait une telle communication étaient plus susceptibles de retenir un souvenir de la peur, agissant effrayées à chaque fois qu’elles entendaient le son qui avait précédemment été accompagné par les stimuli induisant la peur.

« Atténuer les symptômes de la peur et l’anxiété »

Enfin, pour clarifier comment cette ligne de communication contribue à la formation et la stabilité de la mémoire, les scientifiques ont développé une technique optogénétique innovante pour affaiblir la connexion entre l’amygdale et le cortex, en utilisant une série d’impulsions lumineuses répétées.

En effet, une fois que la connexion a été affaiblie, les souris n’ont plus peur en entendant le son «effrayant». Évidemment, «accorder» l’entrée de l’amygdale au cortex avait déstabilisé ou peut-être même détruit leur mémoire de la peur.

Yizhar affirme que sa recherche, récemment publiée dans la revue scientifique Nature Neuroscience, est axée sur une question fondamentale en neurosciences: comment le cerveau intègre l’émotion dans la mémoire?

« Un jour, nos résultats pourront aider à développer de meilleures thérapies ciblant les connexions entre l’amygdale et le cortex préfrontal, afin d’atténuer les symptômes de la peur et les troubles anxieux. »

Maintenant, nous espérons que ces capacités d’effacement du cerveau ne tomberont pas entre de mauvaises mains.

Photos: Coral Gables Art Cinéma / Studios Universal

Source : No Camels

Traduction/adaptation JFORUM