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Marc

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On a assisté, en 2017, à une tentative d’attentat tous les les 9 jours en Europe

L’Europe, le Royaume-Uni et la Russie ont assisté à des attentats ou tentatives d’attentats terroristes tous les neuf jours en moyenne, révèle l’analyse des incidents de sécurité. 

Depuis janvier, environ 45 personnes ont été tuées essentiellement par des terroristes islamistes, alors que des centaines sont restée blessées dans leur chair. Le seul incident connu de cetype qui n’était pas lié au djihadisme en 2017 a été l’attaque contre l’équipe de football de Borussia Dortmund par un binational russo-germanique qui a tenté de tirer profit de vente d’actions de la société.

Des attentats et tentatives d’attentat se sont déroulés en Autriche, en France, au Royaume-Uni, en Belgique, en Italie, en Russie,en Suède, en Norvège et en Allemagne.

On sait que les services de sécurité en Grande-Bretagne -population de 65 millions d’habitants – suivent à la trace 3.500 suspects potentiels de terrorisme ou censés représenter une menace. Dans le même temps, la Belgique, avec une population de tout juste 12 millions, suit à la trace environ 18.000 djihadistes potentiels [C’est Breitbart qui le dit, cela semble beaucoup, sachant qu’il faut au minimum une équipe d’environ 20 hommes pour filer une seule cible, selon Loïc Garnier, chef de l’Unité de Coordination anti-terroriste en France]

Un minimum supplémentaire de 14 attentats ont eu lieu en Turquie, en 2017, un pays-membre de l’OTAN actuellement considéré comme aspirant à devenir membre de l’Union Européenne.

Détails:

Date Location Result Attackerprofile Name Fate of Attacker
20 Janvier 2017 Autriche déjoué 1 citoyen autrichien de 18 ANS d’origine immigrée arrêté
3 Février 2017 Paris, France exécuté ou neutralisé national égyptien avec un visa touristique Abdullah Reda Refaie al-Hamahmy arrêté
10 Février 2017 Paris, France déjoué Quatre arrestations dont une jeune fille de 16 ans arrêtés
18 Mars 2017 Garges-lès-Gonesse et aéroport d’Orly Paris, France Tentative Musulman radicalisé né français de parents Nord-Africains Ziyed Ben Belgacem mort
22 Mars 2017 Westminster, Londres exécuté, neutralisé Britannique musulman converti, 52 ans Khalid Masood mort
23 Mars 2017 Anvers, Belgique tentative Citoyen Tunisien Mohamed R. arrêté
30 Mars 2017 Venise, Italie déjoué Trois adultes du Kosovo Trois hommes et un mineur non-identifié  arrêtés
3 Avril 2017 St. Petersburg, Russie exécuté D’ethnie Uzbek, né Kyrghyze, citoyen russe Akbarzhon Jalilov mort
7 Avril 2017 Stockholm, Suède exécuté, neutralisé Ouzbek demandeur d’asile rejeté Rakhmat Akilov appréhendé
8 Avril 2017 Grønland, Oslo, Norvège déjoué Citoyen Russe de 17 ans. Demandeur d’asile (arrivé en 2010). Les MEDIA ont affirmé qu’il était connu des services de sécurité Norvégiens security services pour aovir exprimé ses sympathies pour Daesh Non désigné par son nom car mineur arrêté
11 Avril 2017 Dortmund, Allemagne Tentative Un Irakien (Abdul Beset A) lié à l’Etat Islamique est arrêté, mais on découvre plus tard qu »il n’est pas lié à l’attaque. lE 21 Avril, Sergej W., un trader suer les marchés financiers est arrêté. Sergej W., double nationalité russo-allemande arrêté
18 Avril 2017 Marseille, France déjoué Complot contre au moins deux candidats aux élections présidentielles deux arrestations arrêtés
20 April 2017 Champs Élysées, Paris, France exécuté 39-year-old gunman known to intelligence services as an Islamist. French national. Karim Cheurfi/Abu-Yusuf al-Baljiki (“Le Belge” identifié grâce à Amaq) mort
18 Mai 2017 Milan, Italie exécuté Binational -Tunisien, et Italien radicalisé. Pas présent sur une liste de surveillance, mais connu de la police pourcriminalité Ismail Tommaso Ben Yousef Hosni, 21 ans arrêté
22 Mai 2017 Manchester Arena, Manchester Suicidé par l’explosion de sa bombe Né à Manchester de parents réfugiés libyens, mais conspirant contre leur pays refuge : frère et père arrêtés en Libye Salman Abedi  mort

Par  RAHEEM KASSAM et VICTORIA FRIEDMAN 23 Mai 2017

breitbart.com

L’agression de Créteil était-elle antisémite ?

Créteil (Val-de-Marne), le 7 décembre 2014. L’agression avait suscité une grande émotion, un rassemblement avait notamment été organisé quelques jours après les faits.LP/AURÉLIE SELVI
Timothée Boutry

Le parquet de Créteil estime que les agresseurs qui ont braqué un couple à domicile et violé la jeune fille en 2014 les avaient ciblés à cause de leur religion. Le juge en charge de l’enquête n’avait pas retenu cette incrimination.

L’agression avait provoqué une vive émotion. Le 1er décembre 2014, Jonathan, 21 ans, et sa compagne, âgée de 19 ans, sont agressés à leur domicile dans le quartier du Port, à Créteil (Val-de-Marne), par trois hommes. Un cambriolage violent au cours duquel la jeune femme est violée. Dans un quartier où elle est très implantée, l’affaire met en émoi la communauté juive, à laquelle appartiennent les victimes. Deux jours plus tard, alors que les suspects viennent d’être arrêtés, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, évoque une agression «dont le caractère antisémite semble avéré».

 

Cinq suspects, dont l’un fait l’objet d’un mandat d’arrêt

 

Aujourd’hui, cet aspect du crime fait pourtant l‘objet d’un débat. Alors que la juge d’instruction avait décidé de ne pas conserver cette qualification, le parquet de Créteil vient d’estimer que cette circonstance aggravante devait être retenue à l’encontre des cinq accusés, dont il réclame le renvoi devant la cour d’assises.

Le jour des faits, trois hommes cagoulés et armés s’engouffrent dans l’appartement du couple. Ils recherchent de l’argent et des bijoux. «Les juifs, ça met pas l’argent à la banque», s’agace l’un d’eux devant le maigre butin récolté. Sous la menace d’une arme, Jonathan donne son numéro de carte bleue avant d’être entravé. Alors qu’elle se trouve seule dans une chambre, sa compagne est violée par l’un des malfaiteurs.

Très vite, les policiers parviennent à mettre la main sur les auteurs présumés de ce crime. Ils font également le lien avec l’agression dont a été victime trois semaines plus tôt un homme de 70 ans, lui aussi de confession juive, dans un appartement voisin. En tout, cinq hommes aujourd’hui âgés de 20 à 25 ans sont suspectés d’avoir pris part à ces actes, dont un fait l’objet d’un mandat d’arrêt. Un seul, même s’il n’a pas été formellement reconnu, est mis en examen pour le viol, ce qu’il conteste vigoureusement.

Une «instrumentalisation politique»

Dès le départ, l’enquête est ouverte pour une agression à caractère antisémite. Jusqu’au mois de février dernier, lorsque la juge d’instruction décide, in fine, d’écarter cette dimension en clôturant son enquête.

Dans ses réquisitions du 17 mai, le parquet de Créteil revient à la lecture initiale du dossier. En évoquant le vieil homme initialement ciblé, la procureur estime que les agresseurs «savaient quelle était la confession de leur cible». Quant à l’agression du couple, le 1er décembre, les victimes ont «relaté que certains de leurs agresseurs avaient explicité leurs agissements par référence, cette fois encore, au préjugé selon lequel les juifs, ça a de l’argent ou les juifs, ça met pas l’argent à la banque», avance la magistrate. «Je suis ravi que le parquet ait redonné tout son sens à cette affaire. Si on ôte son caractère antisémite, on ne peut pas la comprendre», se réjouit Me Patrick Klugman, l’un des avocats du couple.

«A force de faire n’importe quoi sur les qualifications, cette instruction est disqualifiée, estime au contraire Me Marie Dosé, l’avocate d’un des suspects. Le mot d’antisémitisme a été utilisé par le pouvoir politique mais, judiciairement, il n’a aucun sens. Il ne relève que de l’instrumentalisation politique.» Il appartient désormais au juge d’instruction de se prononcer définitivement.

>Faits divers|Timothée Boutry|26 mai 2017, 7h23|1

  Le Parisien

Jared Kushner, objet de l’intérêt du FBI dans le dossier russe

Jared Kushner

Jared Kushnerparlant avec le PDG de l’entreprise Ford Motor, Mark Fields, left, et le PDG de Fiat Chrysler Automobiles, Sergio Marchionne lors d’une rencontre entre le President Trump et les dirigeants de l’industrie automobile, dans laSalle Roosevelt Room de la Maison Blanche, le 24 Janvier 2017. (Shawn Thew/Pool/Getty Images)

WASHINGTON (JTA) — Les agents du FBI enquêtant sur les leins entre l’équie de campagne du Président Donald Trump et la Russie se focalisent aussi sur les rencontres du gendre de Trump, Jared Kushner, avec certaines hautes personnalités russes.

Le Washington Post et NBC ont rapporté, chacun son côté, jeudi, que les entretiens et interactions de Kushner représentent un intérêt pour le FBI, mais que cela ne signifie qu’il soit, lui-même, la cible d’une enquête.

Kushner, qui est Juif,est l’un des plus proches conseillers de Trump. Il a eu des contacts séparés avec Sergeï Kislyak, l’ambassadeur russe à Washington et aveSergeï Gorkov, le directeur de la Banque Vnesheconombank, appartenant à l’Etat russe, qui a fait l’objet de sanctions américaines à cause de son rôle dans l’occupation russe de certaines parties de l’Ukraine, en décembre dernier, après l’élection, mais avant que Trump n’occupe réellement le Bureau Ovale

Le New York Times [qui est l’un des fers de lance de la campagne anti-Trump aux Etats-Unis] a révélé le mois dernier, que Kushner avait omis, alors qu’il remplissait ses papiers pour obtenir son niveau d’habilitation de sécurité, de mentionner qu’l avait communiqué avec Kislyak et Gorkov. C’est ensuite que cinq représentants Démocrates au Congrès américain ont appelé à ce que l’habilitation de sécurité de Kushner lui soit retirée.

Ces deux derniers organes de presse ont cité  Jamie Gorelick, l’avocat de Kushner, affirmant que Kushner allait coopérer avec toute enquête quelle qu’elle soit.

« M. Kushner s’est précédemment porté volontaire afin de partager avec le Congrès ce qu’il sait de ces rencontres », a déclaré Gorelick. Il en fera autant si jamais il est contacté en relation avec toute autre enquête ».

Kushner a déclaré qu’il est prêt à témoigner sur ses rendez-vous avec la Russie devant la Commission des Renseignements du Sénat.

Michael Flynn, le précédent Conseiller à la Sécurité Nationale de Trump, fait lui, l’objet d’une enquête, de même que Paul Manafort, qui a été le directeur de Campagne de Trump, durant une longue période l’an dernier. Flynn a démissionné en février à la suite des révélations sur l’étendue de ses compromissions avec la Russie et avec la Turquie.

25 mai 2017 8:13pm

Jared Kushner subject of FBI interest in Russia case

Les dispositifs anti-terroristes s’avèrent déficients à travers toute l’Europe

Chaque jour qui passe, depuis l’attentat-suicide à la bombe de Manchester, alors que des détails supplémentaires sont mis en lumière, concernant les liens de Salman Abedi avec un vaste réseau de Daesh, il devient de plus en plus clair que le gouvernement du Premier Ministre Theresa May, ainsi que les services secrets britanniques sont confrontés à leur plus grosse crise en matière de sécurité et de renseignements, lors de la guerre contre le terrorisme.

Le déploiement de leurs actions, jeudi 25 mai, démontre que les autorités politiques et sécuritaires britanniques font de leur mieux pour éviter qu’on les interroge pour savoir qui mérite le plus d’être blâmé pour avoir permis cet attentat, qui a pris la vie de 22 personnes et blessé plus d’une soixantaine, dont 20 grièvement. Une telle manœuvre de diversion a consisté à pointer le doigt en direction de l’Administration du Président Donald Trump, après que des photos montrant les débris de la bombe et tirées des pièces à conviction de l’enquête, ont fait l’objet de fuites dans les médias américains.

Cela a ensuite été suivi par des expressions de colère et de scandale, ainsi que des reportages disant que la Grande-Bretagne arrête tout partage de renseignements ales Etats-Unis. On a ensuite expliqué que ce n’était que la police de Manchester qui arrêtait de transmettre des renseignements sur son enquête à ses homologues américains, alors que le partage d’information se poursuit à tous les autres niveaux. Le Président Donald Trump a déclaré, un peu plus tard, que ces fuites sont « profondément préoccupantes » et il a exigé du Département de la Justice des Etats-Unis et à d’autres services de lancer une investigation de grande ampleur à ce sujet.

Ces événements sont pourtant périphériques, quant à la véritable question : comment Salman Abedi, 22 ans, qui était, depuis un moment, sur une liste de gens à surveiller par les renseignements, a pu être en mesure d’opérer sans être repéré par les services de sécurité, a pu fabriquer (ou faire fabriquer) plusieurs bombes, a pu prendre l’une d’entre elles et l’emmener vers la cible prévue – un concert pop à l’Arena de Manchester – et la faire exploser sans être stoppé à aucun moment, tout au long de ce processus.

Les médias britanniques, jeudi, ont rapporté les certitudes de la police locale qu’un réseau terroriste opère à l’intérieur de Manchester et qu’Abedi n’était rien d’autre qu’une « mule » dont le rôle tout entier n’était que de transporter l’engin explosif et de le faire exploser.

Mais une déclaration, mercredi, du Ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb, disant qu’Abedi s’était rendu en Syrie pour y rencontrer des commanditaires de Daesh et les fuites, jeudi, de la part des services de renseignements allemands que le terroriste à la bombe avait voyagé entre la Turquie et la ville de Düsseldorf, à peine 4 jours avant l’attentat, démontrent qu’Abedi occupait un rôle bien plus central au sein d’un réseau terroriste qui s’étend sur un certain nombre de pays, en Europe et au Moyen-Orient.

Düsseldorf était aussi la ville de résidence du terroriste tunisien Anis Amri, qui a commis en décembre 2016 une attaque au camion-bélier contre un marché de Noël à Berlin, qui a fait 12 morts et 48 blessés.

La cavale d’Anis Amri, il y a moins de six mois : de Düsseldorf à Berlin, en passant par Amsterdam, Lyon -ville de l’actuel Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb- puis Milan où il est stoppé, sans doute avant d’embarquer pour la Tunisie. 

Dans ce contexte, la question suivante est : Comment le nom du terroriste la bombe a t-il bien pu disparaître de la liste de surveillance terroriste qui est censée empêcher les suspects d’embarquer sur des vols internationaux?

Il reste encore la question de savoir comment les services de sécurité ont pu passer à côté de la capacité du fabriquant de la bombe ou de son réseau de mettre au point une nouvelle génération petits explosifs très puissants capables de provoquer un massacre de cette ampleur.

L’une des raisons principales expliquant une telle colère des Britanniques, à propos des fuites est qu’elles démontrent à quel point c’est facile de construire de telles bombes, identiques à celle utilisée à Manchester. Il n’y a aucun besoin de les fabriquer dans des lieux tenus secrets, dans le lointain Yémen, ni de les faire transiter clandestinement en pièces détachées, par des avions. On peut les fabriquer dans la cuisine d’un appartement loué dans les plus importantes villes d’Europe de l’Ouest, comme dans le cas de la bombe de Manchester.

Et même pire, si Abadi a été formé à construire de telles bombes, bien d’autres membres de son réseau peuvent avoir bénéficier de la même formation.

Les énormes failles mises à jour au sein du dispositif anti-terroriste de la Grande-Bretagne assaillent sans aucun doute d’autres pays européens qui travaillent laborieusement afin de contenir la menace terroriste islamique.

La tragédie de l’Arena de Manchester a dominé le sommet des 28 membres de l’OTAN qui s’est déroulé à Bruxelles jeudi. Il y a eu une minute de silence pour les victimes, dont la plupart étaient des enfants et adolescents, et des condamnations rondement menées de la part de dirigeants qui n’ont aucune idée pour savoir quand le marteau du terrorisme islamiste s’abattra sur leur propre peuple.

DEBKAfile Reportage Spécial 25 mai 2017, 8:35 PM (IDT)

France : arrestation de deux femmes djihadistes « prêtes à passer à l’action »

Deux femmes djihadistes ont été interpellées mercredi matin à Lille et Haubourdin lors d’une opération de la DGSI et du RAID, dans le cadre d’une enquête confiée au Parquet antiterroriste de Paris.

Suivies depuis une semaine par les services spéciaux, les deux femmes djihadistes auraient affirmé sur les réseaux sociaux être « prêtes à passer à l’action » après l’attentat de Manchester, qui a coûté la vie à 22 personnes et blessé des dizaines d’autres.

L’enquête a été confiée au parquet antiterroriste de Paris. Les deux femmes ont été placées en garde à vue pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Elles sont actuellement entendues à l’hôtel de police de Lille-Sud et seront ensuite transférées au siège de la DGSI, à Levallois-Perret, dans les heures qui viennent.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

L’ex-Premier ministre grec Papademos blessé par une explosion

Greek former prime minister Lucas Papademos, pictured in 2012, was rushed to hospital after an explosive went off inside his car
LOUISA GOULIAMAKI (AFP/File)
Il a été « sérieusement » blessé jeudi dans l’explosion d’un engin dans sa voiture à Athènes

L’ex-Premier grec Lucas Papademos a été « sérieusement » blessé jeudi dans l’explosion d’un engin dans sa voiture à Athènes, selon la télévision d’Etat, le ministre de la Communication dénonçant un « acte haineux ».

M. Papademos et son chauffeur ont été « sérieusement blessés » par une lettre piégée, selon la télévision d’Etat ERT. « Nous sommes choqués. Je veux condamner cet acte haineux », a déclaré le ministre de la Communication, Nikos Papas, à ERT.

Sommet de l’Otan : rencontre «chaleureuse» et «pragmatique» entre Trump et Macron

Le président américain Donald Trump et le président français Emmanuel Macron se retrouvent pour un déjeuner de travail en marge du sommet de l’Otan, à Bruxelles, le 25 mai 2017 (AFP/Peter Dejong)
A.R., avec AFP
PolitiqueDonald TrumpEmmanuel Macronsommet de l’OtanBruxellesEtats-Unis

L’Élysée avait promis des échanges «concis et directs». Lors de l’entretien entre Emmanuel Macron et Donald Trump, ce jeudi à Bruxelles, le président américain a longuement félicité le chef de l’Etat français, qui a lui même estimé que l’échange avait été «chaleureux».

Jamais de demi-mesure. En accueillant ce jeudi Emmanuel Macron à l’ambassade américaine de Bruxelles, dans le cadre du sommet de l’Otan, Donald Trump a été remarquablement élogieux avec le nouveau président français. «C’est un grand honneur pour moi d’être avec (lui), qui a mené une campagne incroyable et a remporté une formidable victoire», s’est attardé le président des Etats-Unis après une chaleureuse poignée de main. Et d’insister : «Tout le monde en parle à travers le monde. Bravo. Bien joué !» Une première pour les deux hommes, qui inaugure cette semaine une série de rencontres internationales avant le G7 de Taormina, vendredi, en Italie.

Les «sujets climatiques» à l’ordre du jour mais…

«Je suis très heureux pour ma part aussi d’être avec le président Trump», a plus sobrement répondu Emmanuel Macron, évoquant, parmi la large palette de sujets à l’ordre du jour, la lutte contre le terrorisme et «les sujets climatiques et énergétiques» auxquels goûte peu le président américain. Le respect, toujours incertain, de l’accord de Paris sur le climat négocié à la Cop21, était ainsi inévitablement au menu du déjeuner de travail. Mais interrogé à l’issue de l’entretien sur l’évolution de la position de Trump, Emmanuel Macron a précisé qu’il laisserait son homologue répondre sur ce point. «Je suis très heureux de pouvoir, ensemble, changer beaucoup de choses», avait espéré le Français avant la rencontre, bien conscient de la réputation de climatosceptique de Donald Trump.

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«Je respecte le fait qu’il ait mis « sous revue » les engagements de Paris. Je lui ai rappelé l’importance de cet accord pour nous, l’importance de cet engagement, pour l’ensemble de la communauté internationale sur le plan de notre responsabilité politique, comme sur le plan de nos intérêts en terme de création d’emplois et de développement économique. Mon souhait est qu’il n‘y ait aucune décision précipitée sur ce sujet de la part des États-Unis d’Amérique. Notre responsabilité collective est de tenir cet engagement mondial qui fut une première», a ensuite tout de même insisté Emmanuel Macron, devant les journalistes.

Plus globalement, «ce fut pour moi un très bon entretien, pragmatique et chaleureux», a commenté le chef de l’Etat.

 

Première rencontre constructive et directe avec le Président Trump. @realDonaldTrump

 

Si Donald Trump n’avait pas explicitement pris position dans la campagne électorale française, certains de ses propos avaient alimenté l’idée selon laquelle il aurait vu d’un bon œil la victoire de la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen. Elle même s’était d’ailleurs rendue à New York pour tenter de le rencontrer. Mais avait dû se contenter d’un proche conseiller dans le hall de la Trump Tower. A quelques jours du scrutin, il avait par ailleurs prédit que l’attentat perpétré sur les Champs-Elysées, revendiqué par Daech, aurait des répercussions de taille et «aiderait probablement» la candidate frontiste puisque «c’est la plus ferme sur les frontières», avait-il commenté. Il s’était toutefois dit «impatient de travailler avec Macron», une fois le candidat d’En marche élu.

 

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Autre sujet délicat, le président américain n’a ce jeudi pas répondu à une question d’un journaliste relative aux fuites dans les médias sur les détails de l’enquête sur l’attentat de Manchester qui ébranlent la coopération entre services de renseignement. Dans la matinée, la Première ministre britannique Theresa May a fait savoir qu’elle allait directement demander à Donald Trump le respect de la «confidentialité» des informations partagées entre services de renseignement sur l’attentat du Royaume-Uni qui a fait 22 morts lundi soir.

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>Politique|A.R., avec AFP|25 mai 2017, 16h15 | MAJ : 25 mai 2017, 16h22|0

leparisien.fr

Une photo prise le 21 novembre 2016, montre la structure d’un bâtiment dans le camp de réfugiés d’Ain al-Hilweh, tout près de la ville côtière de Sidon (photo by AFP)

Apartheid, apartheid? Est ce que j’ai une g. d’Apartheid?

Le Liban élève des murs infranchissables près du camp de réfugiés Palestinien.

Il est, selon le Daily Star, sur le point d’être désormais achevé

Le Liban construit un mur tout autour du plus important camp de « réfugiés » palestiniens pour empêcher les djihadistes de s’infiltrer et de se développer à l’intérieur du camp, selon une source militaire contactée lundi.

Le camp surpeuplé et en voie de paupérisation accentuée d’Ain al-Hilweh, près de la ville balnéaire de Sidon s’est taillé une réputation, au cours de ces dernières années, de sanctuaire pour les djihadistes extrémistes et les criminels en fuite.

On y a aussi assisté à des combats meurtriers l’an dernier, entre le groupe islamiste le Jund Al Islam et les membres du mouvement du Fatah palestinien encore fidèle au Président Mahmoud Abbas

Et, en septembre 2016, l’armée a confié que les forces de sécurité avaient arrêté un réfugié palestinien suspect de liens au groupe terroriste Etat Islamique (ou Daesh), venu développer des cellules dormantes dans le camp.

« La construction du Mur a commencé il y a quelques temps (novembre) et le but est de stopper l’infiltration de terroristes à l’intérieur d’Ain al-Hilweh depuis les vergers avoisinants » a déclaré cette source militaire à l’AFP.

« C’est une mesure de sécurité », qui a été prise après l’arrestation de « terroristes fugitifs » qui avaient trouvé refuge dans le camp, a t-il ajouté.

Des photos ont été publiées en ligne montrant des grues soulevant d’énormes blocs de béton sur la côté ouest d’Ain al-Hilweh, puis les déposant côte à côte , ainsi qu’une tour de contrôle (mirador, pour les poètes).

Les utilisateurs des réseaux sociaux ont comparé ce mur à la barrière controversée de séparation qu’Israël a bâti sur la ligne de démarcation de la Bande occidentale de Judée-Samarie, considéré comme un « territoire palestinien ».

« Bientôt, les enfants d’Ain al-Hilweh dessineront des images décrivant la « Palestine » et la liberté sur le mur de la Honte », déclarait récemment un internaute en ligne.

Un responsable du camp, Fouad Othman, appelle ce mur une « provocation ».

Le Général-Major Mounir al-Maqdah, le chef des forces de sécurité palestiniennes au Liban, a vertement critiqué la construction ce mur.

« Ce mur, qui est désormais en voie d’être achevée, provoque une pression psychologique sur les réfugiés palestiniens », déclare Maqdah.

« Nous n’aurions pas dû avoir besoin d’une barrière de séparation et de tours de contrôle, si les autorités libanaises, il y a des années, avaient trouvé une solution à la présence palestinienne au Liban », ajoute t-il

Les sources militaires disent que le Liban « ne construit pas une prison ni un mur de séparation, mais un mur de protection », ajoutant que les résidents pourront aller et venir du camp, excepté par le côté ouest.

Dans le cadre d’une convention de long terme, l’armée n’entre pas dans les campas de réfugiés palestiniens au Liban mais t des positions à l’extérieur d’eux, laissant ainsi aux factions issus des groupes terroristes de gérer la sécurité à l’intérieur.

Plus de 61.000 réfugiés palestiniens vivent à Ain al-Hilwe, dont 6.000 viennent de fuir directement la guerre en Syrie, récemment, selon l’UNRWA, l’Agence de l’ONU qui se consacre entièrement aux réfugiés palestiniens, dotés d’un statut privilégié.

Auteur  : 

Source : al-monitor.com

Adaptation : Marc Brzustowski

 

 

 

Chasse à l’homme lancée dans toute l’Europe pour arrêter le réseau du terroriste de Manchester

Les services de renseignements et de sécurité britanniques se sont lancés dans une course contre la montre, mercredi 24 mai, afin d’empêcher des attentats terroristes supplémentaires et considérés comme « imminents », dans le pays, à la suite de l’attentat-suicide à la bombe de lundi à Manchester, qui a fait 22 morts et 64 blessés – dont 20 sont considérés comme en situation critique.

Les services de renseignements pensent à présent que le terroriste-suicide, Salman Abedi, 22 ans, a fabriqué ou demandé la fabrication (à un tiers) de plusieurs engins explosifs et qu’il les a fait parvenir à d’autres membres de ce réseau, afin qu’ils soient utilisés ou en vue d’ubne distribution ultérieure afin de commettre d’autres attentats. Ils sont parvenus à ces conclusions, à partir de preuves démontrant qu’il y avait eu plus qu’un seul engin découvert lors des fouilles à son adresse, dans un quartier du Sud de Manchester.

Pour la première fois depuis 2003, par conséquent, l’armée britannique est déployée dans des centre-villes à travers tout le Royaume-Uni. Le Premier Ministre Theresa May a élevé le niveau d’alerte terroriste mardi soir, au niveau « critique » et mobilisé 3.000 soldats pour procéder à des patrouilles en armes dans les villes et les centres de rassemblements de foules, les gares ferroviaires, les aéroports et les institutions publiques. Le Parlement et Buckingham Palace sont fermés aux visiteurs et encerclés par des hommes de troupe en armes.

Les services de sécurité et de renseignements britanniques reconnaissent bien volontiers que Salman Abedi était connu des services de police – mais qu’il n’était pas considéré représenter un « haut risque ». Le quartier du Sud de Manchester, où le terroriste conservait une de ses adresses valides, est connu comme l’antre d’au moins 16 extrémistes musulmans qui sont partis en Syrie. Certains y ont « été tués en combattant pour Daesh. Mercredi, cinq autres suspects ont été arrêtés au titre de leur collusion avec Abedi.

D’autres faits sont progressivement apparus de l’enquête sur le terroriste de Manchester, natif de cette ville et enfant de parents libyens qui s’est fait expulser de l’université après de années de cours, et qui indiquent qu’il est parvenu à échapper aux radars durant un certain temps, tout en rassemblant le matériel nécessaire à la confection de bombes. En effet, on a depuis lors, découvert qu’il avait pu librement circuler et voyager en Libye et qu’il n’est revenu à domicile que quelques jours avant de se rendre au Centre bondé  l’Arena de Manchester pour faire exploser de jeunes fans de musique de variété, sans jamais déclencher l’alerte rouge.

Les Britanniques sont aussi embarrassés par leurs divergences d’opinion avec les autorités françaises pour déterminer quelle est l’organisation terroriste qui dirige Abedi et ses complices, bien que l’Etat Islamique ait revendiqué cet attentat. Les responsables des services de renseignements anti-terroristes britanniques pensent qu’il appartenait au Groupe de Combat Islamique Libyen – le LIFG, dont l’un des dirigeants est réputé être un expert de la fabrication de bombes. Ce groupe est basé en Libye, où les parents et proches d’Abedi vivent encore. Son père et son frère y ont été arrêtés hier. Ayant ses racines historiques au sein d’Al Qaïda, le LIFG a combattu contre le colonel Kadhafi, et y a été réprimé, quand le régime était en palce. Certains de ses dirigeants qui se sont enfuis en exil ont atterri à Manchester.

Pendant ce temps, le commandant en chef du LIFG était le chef Jihadiste libyen Abdel Hakim Belhaj, arrêté puis relâché par les Américains. Les adjoints de Belhaj étaient Al-Mahdi Hatari, l’ancien commandant de la Brigade Tripoli) et Kikli Adem ( le fidèle bras droit de Belhaj, depuis les beaux jours du LIFG).

Cependant, les renseignements français disposent d’informations indiquant que le terroriste Abedi aurait employé son séjour libyen pour réaliser un autre voyage tenu secret en Syrie où il disposait de « relations démontrées et prouvées » avec l’Etat Islamique. Cette information a été relayée au Premier Ministre Theresa May par le Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et elle est en cours d’investigation par la partie britannique de l’enquête. Collomb a exhorté les deux pays à poursuivre étroitement  la coopération en matières d’efforts anti-terroristes, même si La Grande-Bretagne poursuit parallèlement ses propres efforts liés au Brexit pour sortir de l’Union Européenne.

Mais la priorité des priorités, pour les autorités britanniques est de déterminer qui a réellement fabriqué la bombe qui a provoqué un tel carnage et de localiser tout autre engin en circulation, qui puisse avoir été transmis à partir de l’adresse d’Abedi. Des caméras de surveillance en circuit fermé montrent Abedi en train de placer un sac à dois bourré d’explosifs sur le sol dans le foyer de l’Arena de Manchester, juste au moment où s’achève le concert d’Ariana Grande. La chasse à l’homme contre son réseau de soutien logistique s’est propagé à travers l’Europe occidentale.

La police locale est encore incapable de déterminer le nombre de personnes manquantes après l’explosion. Cependant, plus le temps passe avant qu’on puisse retracer leur itinéraire, moins il y a de chance de les retrouver en vie, puisque ceux qui se trouvaient très proches de l’explosion seront très difficiles à identifier.

 

DEBKAfile Reportage Spécial  24 mai 2017, 2:34 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

Les antisémites norvégiens pris, encore une fois, la main dans le sac!

 

L’histoire de la Norvège concernant les Juifs, est jalonnée d’aspects extrêmement problématiques. En 1851, la Norvège a été le dernier pays européen à admettre la présence de Juifs. Un des très rares Norvégiens dot le nom dispose d’une réputation internationale s’appelait Vidkun Quisling, le Premier Ministre du pays durant l’occupation allemande, au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Quisling s’est rendu coupable de l’arrestation de tous les Juifs que la police de Norvège a pu trouver. Plus de 700 Juifs ont été mis à la disposition des occupants nazis qui les ont essentiellement envoyés à Auschwitz. Très peu en sont revenus.

Un sondage mené par l’ADL a démontré que 40% des Norvégiens pensent que les Juifs sont plus fidèles à Israël qu’au pays dans lequel ils vivent[1].  Cette conviction est typiquement antisémite. 38% des Norvégiens pensent qu’Israël se comporte envers les Palestiniens comme les Nazis l’ont fait envers les Juifs. Ce tableau statistique est apparu en 2012, au cours d’une étude menée par le Centre Norvégien d’études de la Shoah et des Minorités religieuses, et financée par le gouvernement norvégien[2]. Une telle notion fallacieuse reflète la pa²rt massive d’incitation anti-israélienne qui provient des hommes politiques de centre-gauche, des syndicats, des médias et de plusieurs dirigeants d’églises ainsi de suite.

Erna Solberg

Depuis 2013, un gouvernement de centre-droit dirigé par le Premier Ministre féminin et dirigeante de parti Erna Solberg, dirige la Norvège. Durant cette période, il y a eu moins de manifestations d’antisémitisme et de haine anti-israélienne que sous le précédent gouvernement du dirigeant du Parti Travailliste, Jens Stoltenberg, qui est, actuellement Secrétaire-Général de l’OTAN[3].

Au cours de ces dernières semaines, cependant, deux votes se sont déroulés, sans lien l’un avec l’autre, mais ayant un contenu potentiellement antisémite. De plus, le troisième quotidien national par ordre d’importance, Dagbladet, a une fois encore, publié un dessin antisémite[4].

Le premier suffrage antisémite s’est déroulé au sein de la Confédération Norvégienne des Syndicats (LO). Là, 197 contre 117 bulletins ont voté en faveur d’un boycott économique, culturel et universitaire international contre Israël. Les dirigeants syndicalistes avaient recommandé de voter contre le boycott[5]. Le syndicat LO organise des festivités annuelles le 1er mai pour la journée internationale du travail. Il se transforme souvent en journée de haine contre Israël[6].

Le Ministre norvégien des Affaires étrangères, Borge Brende, s’est exprimé contre cette proposition de boycott de LO[7]. Malgré l’influence considérable de ce syndicat au sein du Parti Travailliste, le dirigeant du parti, Jonas Gahr Stoere, c’est aussi opposé au boycott[8]. Il y a des actions de boycott contre Israël dan,s d’autres domaines également. Par exemple, à l’automne 2016, le Conseil Municipal de Trondheim, la troisième ville de Norvège par la taille, a décidé de boycotter les produits des implantations[9].

Les élections parlementaires sont prévues en septembre 2017; Le parti travailliste et ses alliés mènent actuellement dans les sondages sur les titulaires en poste[10]. Stoere est un politicien farouchement anti-israélien. Il voudra, cependant, éviter une situation identique à celle de la Ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallstrom, qui n’est, tout simplement, plus reçue par les responsables au gouvernement israélien[11].

Stoere a battu bien des records en matière de déclarations anti-israéliennes[12]. La plus extrémiste est constituée par son commentaire élogieux commis sur la quatrième de couverture du livre d’incitation à la haine, écrit par deux partisans du Hamas, Mads Gilbert et Erik Fosse. Ils ont écrit, dans ce livre  Øyne i Gaza,(Des Yeux à Gaza-témoins oculaires), qu’Israël est entré dans la Bande de Gaza au cours de l’Opération Plomb Durci uniquement pour tuer des femmes et des enfants[13].  Il s’agit d’une version laïque et contemporaine des accusations médiévales antisémites de crime rituel, qui prétendaient mensongèrement que les Juifs utilisaient le sang des enfants chrétiens pour des objectifs de culte religieux[14].

Le deuxième scrutin antisémite s’est déroulé lors de l’assemblée annuelle du parti du Progrès, généralement anti-immigrés et pro-israélien. La majorité a alors soutenu l’interdiction de la circoncision masculine jusqu’à l’âge de 16 ans. Ce Parti est le partenaire minoritaire du gouvernement Solberg. Ce vote s’exprimait en opposition au vœu du dirigeant du parti, le Ministre des Finances Siv Jensen[15].

Les deux communautés juives de Norvège, à Oslo et Trondheim totalisent environ 800 personnes. L’appartenance à la communauté musulmane correspond à plus de cent fois ce nombre. Le nombre annuel de circoncisions juives ne dépasse pas un décompte à un seul chiffre. L’arrière-fond de la décision du Parti du Progrès met à nouveau en lumière les problèmes fondamentaux relatifs à l’arrivée massive des Musulmans dans les pays européens.

Certains Musulmans sont impliqués dans ce qu’on ne peut qu’appeler l’Islam dangereux. L’acte antisémite le plus violent en Norvège, au cours de ce siècle, s’est déroulé en 2009, quand les Musulmans ont défilé à Oslo pour attaquer une manifestation pro-israélienne. Un non-Juif qui portait un drapeau israélien a été passé à tabac et a subi des blessures à vie[16]. Un autre aspect de la présence musulmane est qu’elle débouche sur des ressentiments anti-musulmans éprouvés par certains Norvégiens. L’interdiction de la circoncision masculine jusqu’à l’âge de 16 ans en est un bon exemple. Les Juifs deviennent ainsi, à la fois les victimes des agressions musulmanes et les dommages collatéraux résultant des attitudes anti-musulmanes.

Dagbladet a une longue histoire de publications de dessins antisémites depuis au moins 15 ans. On y a décrit les Premiers Ministres Ariel Sharon et Ehud Olmert comme des Nazis[17]. En 2013, Dagbladet a publié un dessin sanglant, où un Juif poignarde un enfant en plein front avec une fourchette et lui coupe les orteils[18]. Le dessin de mai 2017 est décrit par le Jewish Chronicle comme décrivant « deux hommes, l’un portant une barbe et l’autre portant une kippa, se tenant près de panneaux où est écrit : « Oui à la circoncision » et « Liberté Religieuse ». Un troisième homme portant un imperméable en lambeaux leur dit : « Je sais ce que vous voulez dire. Moi aussi, des hommes invisibles m’ont dit de tourner autour des pénis de jeunes enfants[19]« .

Si le Parti Travailliste remporte les élections à venir, on peut s’attendre à une augmentation de l’incitation à la haine anti-israélienne. Son petit partenaire de coalition, le Parti de la Gauche Socialiste, va, là encore se surpasser comme c’était déjà le cas lors des deux derniers gouvernements de coalition autour du Parti Travailliste.

Par Manfred Gerstenfeld

 

Le Dr. Manfred Gerstenfeld a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski.

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[1] http://global100.adl.org/#country/norway/2014

[2] Christhard Hoffmann, Øivind Kopperud, Vibeke Moe, et.al., “Antisemittisme i Norge? Den norske befolkningens holdninger til jøder og andre minoriteter,” Center for Studies of the Holocaust and Religious Minorities, May 2012.

[3] http://sicsa.huji.ac.il/pdf/ACTA37.pdf

[4] www.thejc.com/news/world/cartoon-in-norwegian-newspaper-compares-supporters-of-circumcision-to-paedophiles-1.438671

[5] www.thelocal.no/20170512/norways-biggest-trade-union-angers-israel-with-boycott

[6] http://blogs.timesofisrael.com/norways-annual-israel-hate-day/

[7] www.thelocal.no/20170512/norways-biggest-trade-union-angers-israel-with-boycott

[8] www.timesofisrael.com/norways-largest-party-opposes-israel-boycott/

[9] www.thelocal.no/20161118/trondheim-approves-boycott-of-israeli-settlement-goods

[10] https://en.wikipedia.org/wiki/Opinion_polling_for_the_Norwegian_parliamentary_election,_2017

[11] www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4892255,00.html

[12] http://sicsa.huji.ac.il/pdf/ACTA37.pdf

[13] Mads Gilbert and Erik Fosse, “Øyne i Gaza,” Gyldendal (Oslo: Gyldendal, 2009.)

[14] Vibeke Buan and Geir Geir Salvesen, “Dumt av Støre å bidra i boken,” Aftenposten, January 1, 2010

[15] www.independent.co.uk/news/world/europe/norwegian-ruling-progress-party-ban-circumcision-men-under-16-years-old-vote-annual-conference-a7723746.html

[16] http://jcpa.org/article/manfred-gerstenfeld-on-the-anti-jewish-riots-in-oslo-by-eirik-eiglad/

[17] www.jcpa.org/phas/phas-050-uriely.htm

[18] www.timesofisrael.com/norway-paper-rapped-for-anti-semitic-cartoon/

[19] 107 https://www.thejc.com/news/world/cartoon-in-norwegian-newspaper-compares-supporters-of-circumcision-to-paedophiles-1.438671

 

Comment empêcher la menace terroriste d’interrompre les concerts et les événements sportifs? 

L’attentat-suicide à la bombe qui a frappé un concert de musique à Manchester, en Angleterre, il y a deux nuits, a détruit 22 vies humaines et laissé 59 blessés, dont au moins 20 dans un état grave. Dans un éditorial spécial, le Général de Brigade (réserviste) Nitzan Nuriel évoque les défis qui consistent à maintenir des événements culturels et sportifs dans l’ombre des menaces terroristes. 

Photo: AP

L’un des objectifs du terrorisme est de propager la peur (la terreur) et l’anxiété parmi le public général au point d’interrompre la vie quotidienne. Les principaux événements sportifs, ainsi que les événements culturels recevant un auditoire massif (concerts musicaux, festivals et ainsi de suite) ont toujours été et resteront toujours des cibles essentielles pour les terroristes,en raison de la couverture médiatique maximale qu’ils reçoivent.

De façon caractéristique, les dates, horaires et lieux de tels événements sont connus et rendus publics bien avant qu’ils n’aient lieu. Des foules affluent en masse à ces événements, les systèmes de transport public desservant les endroits où ces événements doivent se dérouler sont bondés et surpeuplés et le processus par lequel l’auditoire entre et quitte l’endroit débouche sur des effets de goulot d’étranglement. Toutes ces caractéristiques constituent pour ces événements, dont l’auditoire est massif, une grave faiblesse et une cible préférentielle pour les attentats terroristes. La question fondamentale à laquelle les autorités sont confrontées, quand elles reçoivent des alertes spécifiques d’attentats terroristes imminents, c’est de savoir si oui ou non on doit autoriser l’événement à avoir quand même lieu, si on devrait plutôt le reporter, l’annuler ou le relocaliser dans un endroit différent.

Les services des sports israéliens ont été contraints de délocaliser certains tournois internationaux destinés initialement à se dérouler en Israël vers l’île voisine de Chypre, dans le cadre de situations sécuritaires devenues complexes. De la même façon, des équipes sportives d’Etats devant rencontrer des équipes israéliennes ont tiré parti des mêmes circonstances pour exiger que ces tournois soient délocalisés d’Israël vers d’autres contrées plus sûres.

Récemment, nous avons rencontré trois situations où les tensions entre le fait d’organiser le match comme prévu et l’option de le reporter, voire de l’annuler a évolué en un défi concret. Ces situations impliquaient l’équipe nationale de football israélienne, lors d’un match contre l’Albanie, le 8 novembre 2015, l’équipe de basketball du Maccabi Nahariya, lors d’un match à rejouer, dans le cadre de la Coupe d’Europe et un match en Turquie impliquant l’équipe de football de l’Hapoel Beer-Sheva. Ce ne sont là que quelques exemples tirés de ces derniers temps, où le dilemme a été communiqué au public, comme il y a beaucoup d’autres exemples impliquant différents sports.

On doit souligner que le Shin Bet (services de renseignements intérieurs ou ISA- le Shabak) est l’organisme gouvernemental responsable des autorisations ou refus que se déroulent des événements sportifs. Le Shin Bet est requis -aux côtés du Bureau National de l’Anti-terrorisme, afin de consolider et de proposer des recommandations spéciales au Ministre en poste. Naturellement, il y a toujours des tensions entre l’option de donner l’impression de se rendre ou de se soumettre à la pression terroriste en annulant l’événement eet l’option de prendre le risque en dépit d’alarmes concrètes et palpables.

Les organisations terroristes seront ravis d’être parvenus à attaquer des événements sportifs internationaux, en général et des événements sportifs impliquant des participants venus d’Israël, en particulier. En ce qui les concerne, obtenir l’annulation de l’événement, son report ou sa délocalisation est déjà une sorte de victoire, obtenue grâce à un effort relativement infime. Tout ce qu’elles ont eu à faire a consisté à publier une vidéo ou quelques messages électroniques qui menaçaient spécifiquement cet événement, et les organisateurs commenceront à suer à grosses gouttes, quand ils soupèseront le dilemme consistant à savoir si oui ou non on autorise la poursuite de l’événement comme prévu ou si on l’annule. Si nous acceptons ce scénario, alors le terrorisme sera en mesure de briser nos vies presque sans effort, d’une façon par laquelle nous ne pourrons plus organiser de tels événements. Une fausse alerte à la bombe envoyée à l’endroit où l’évnement est censé avoir lieu sera suffisant pour provoquer la panique et déboucher sur un report, voire même une annulation.

Donc – quelle devrait être la politique appropriée à suivre en de telles circonstances? Que peuvent faire les organisateurs pour éviter une situation où les projets, et la vie elle-même, sont interrompus de manière déraisonnable?

Je pense que la force et la résilience d’une société qui donne de la valeur à la vie et à sa propre survie, quels qu’en soient les risques, se mesurent – entre autres choses- à sa capacité à maintenir une route programmée des événements. Est-ce qu’un match de basketball ou de football justifie de prendre des risques impliquant la mise en danger de la vie humaine? Est-il justifié de prendre un risque quand on est confronté à une menace tangible, uniquement défendre le slogan :  » Nous ne permettrons pas au terrorisme de l’emporter et d’interrompre le cours de nos vies »?

Je pense que les organisateurs, au nom du pays accueillant ce match, ces jeux ou ce spectacle doivent se préparer de telles façon qu’ils puissent permettre à l’événement d’avoir lieu presque dans n’importe quelles circonstances. La façon appropriée d’accomplir cet objectif est de mettre en oeuvre un système de préparatifs avancés qui analyse ces menaces et développe des solutions raisonnables face à n’importe quelle menace éventuelle.

Il n’y a jamais de garantie totale, de solutions à 100% ou zéro risque, mais un effort à 100% est exigé au cours de la phase de planification, ainsi que durant la phase de mise en place de façon à ce que le risque qui permettrait au terrorisme de prévaloir soit minimisé autant qu’il est possible. Annuler un événement devrait n’être que le dernier recours, invoqué seulement après qu’il soit devenu abondamment clair qu’en dépit du processus de planification, certains scénarios n’ont pas obtenu de solutions adéquates et alors seulement sera t-il préférable d’annuler l’événement. Dans tout autre cas de figure, on doit opter pour d’autres alternatives, comme le renforcement de la sécurité, l’extension des cordons sécuritaires et le resserrage des mailles, et même de délocaliser l’événement vers un endroit différent. La lutte contre le terrorisme est une course de longue haleine et, en tant que telle,elle exige que nous prenions des risques calculés.

***

Nitzan Nuriel | 23/05/2017Contact author

Brig. Gen. (res.) Nitzan Nuriel est l’ancien Chef du Bureau israélien de l’anti-terrorisme. En France, il a notamment supervisé la protection et la sécurisation du Festival de Cannes 2016

Adaptation : Marc Brzustowski

israeldefense.co.il

Voir nos précédents articles avec Nitzan Nuriel :

Le Général de Tsahal N. Nuriel protège Cannes © Vidéo – JForum

jforum.fr › International

12 mai 2016 – Nitzan Nuriel giving a talk in 2013. (screen capture: YouTube/ICT). Nitzan Nuriel en conférence en 2013. (screen capture: YouTube/ICT).

Les défis technologiques au service de l’antiterrorisme © – JForum

jforum.fr › Israel

13 nov. 2016 – On devrait fonder un forum professionnel, trans-organisationnel et … Nitzan Nuriel est l’ancien chef du Bureau du Contre-Terrorisme d’Israël.

Terrorisme 2017 : le Pire est encore à venir © – JForum

jforum.fr › International

26 janv. 2017 – Le Général de Brigade (réserviste) Nitzan Nuriel -qui fait aussi du conseil et du management sécuritaire à l’étranger, dernièrement pour le …

La société israélienne Lotan sécurise les établissements … – JForum

jforum.fr › Dépêches

3 avr. 2017 – Que la ville de Cannes avait déjà fait appel début 2016 aux services du général Nitzan Nuriel, conseiller antiterroriste de Benyamin …

L’Egypte interdit les hauts-parleurs dans les mosquées au cours des priè-res de Tarawih*

Les prières de Tarawih sont d’habitude organisées chaque soir du Ramadan, quand les Musulmans se rassemblent dans les mosquées pour prier en communauté et lire de longs passages du Coran.

 

Le Ministère égyptien des cultes a interdit que les mosquées utilisent des hauts-parleurs extérieurs au cours des prières de Tarawih.

Tarawih est une prière spéciale qui n’est récitée qu’au cours de la fête musulman du Ramadan et qui est lue à la suite de la cinquième prière de la journée.

Le Ministre des Cultes Mokhtar Gomaa a déclaré que l’argumentaire de cette loi appelée « La Loi du Muezzin » reposer sur la « prévention du bruit », selon le Jerusalem Post du 23 mai.

Selon Gomma, « L’interdiction des hauts-parleurs a été introduite dans le but d’éviter le désordre, quand toutes les voix des imams se mélangent les unes aux autres, de telle sorte que les étudiants (observants) puissent se concentrer sur leur lecture ».

Excepté pour les prières Tarawih, les hauts-parleurs sont essentiellement utilisés pour annoncer l’appel à la prière, le adhan, ainsi que pour les sermons de la prière du vendredi.

Gooma a insisté sur le fait que « Les hauts-parleurs seront autorisés quand une mosquée n’a pas de capacité suffisante pour recevoir tous ceux qui vont à la prière, qui, par conséquent devront prier dehors ».

En réponse à cette interdiction, le Dar al-Ifta, l’Institution officielle d’Egypte chargée de la rédaction des édits, a déclaré : « Les dirigeants religieux insistent sur la nécessité de hauts-parleurs pour que ceux qui prient soient en mesure d’entendre et de suivre les prières. L’appel à la prière est aussi compris de cette loi ».

Le Parlement égyptien s’est aussi joint au débat, selon le Jerusalem Post. Les membres de la Commission égyptienne sur la Religion ne sont pas parvenus à trouver un consensus, que certains décrivent comme la disposition à démontrer que les hauts-parleurs ne doivent pas être considérés comme une nuisance, et d’autres insistant sur la nature symbolique de la prière au cours du Ramadan.

En novembre 2016, la Commission Ministérielle des lois de la Knesset a autorisé une loi sur les hauts-parleurs, qui contraindraient les mosquées à faire taire ces hauts-parleurs. La loi doit être validée parquatre lectures devant la Knesset avant de prendre le statut de loi effective.

Cette nouvelle disposition en Egypte a déclenché la colère, au moment même où un étudiant Chrétien vient d’être accepté pour étudier en fac dentaire à l’Université islamique d’Al-Azhar, selon le reportage du Post.

En outre, remarque ce reportage, une controverse vient d’éclater, à la suite de la permission accordée par le Ministère égyptien des Cultes, à un journaliste Copte d’Egypte de rénover une mosquée dans sa ville – dans ce qui a été qualifié comme un « geste sans précédent ».

 

*Les tarawih (arabe : تراويح) sont les prières quotidiennes du soir, exécutées après celle de la Isha, pendant le mois de jeûne du Ramadan (à partir de la veille du premier jour du mois). Ces prières surérogatoires sont effectuées par paires de rakaa (ركعة, séquence rituelle de la prière), avec en tout entre 13 et 45 rak’a selon les traditions. Les sunnites pensent qu’il est de la tradition (sunna) d’essayer d’accomplir un khatm (récitation complète) du Coran en récitant une partie du Coran.

Adaptation : Marc Brzustowski

Réédition d’un texte du 8 mars 2015 sur l’amplitude de la filière libyenne et  la complexité des intérêts croisés de ses divers commanditaires, à l’heure où on se préoccupe de l’origine libyenne du terroriste de Manchester, Salman Abedi, qui a fait exploser sa bombe à  l’Arena de Manchester, le 22 mai 2017, à la fin du concert d’Ariana Grande

Les services secrets d’Iran, du Qatar, du Soudan et de Turquie menacent l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, à partir de la Libye.

Le Soudan d’Omar El-Béchir sert de convecteur entre des forces a priori « hostiles », sur d’autres théâtres de guerre, mais parfaitement homogènes, lorsqu’il s’agit de la guerre contre les Infidèles, malgré le substrat du conflit théologique Sunnites-Chi’ites qui s’exprime encore ailleurs (Syrie-Irak). 

 

La consolidation d’un Califat autoproclamé offre au camp jihadiste un tremplin vers l’Afrique et le sud de l’Europe.

Cette percée stratégique, fortement appuyée par le Qatar, le Soudan, l’Iran et la Turquie, a déjà commencé et elle souligne la transformation des mouvements jihadistes takfiris, des Frères Musulmans (Ikhwan) et de bien d’autres anciens mouvements appartenant ou ayant appartenu à Al Qaïda.

 

 Rome

Rome est désormais la prochaine cible :  / Winston Ross / Newsweek

Bien que les forces jihadistes aient occupé Tripoli dès octobre 2011 – comme conséquence directe de l’intervention militaire occidentale qui a contribué à renverser l’Administration de Mouammar Kadhafi en Libye- elles ne sont pas parvenues à consolider leur pouvoir et à s’accaparer l’appareil d’Etat pour lui imposer leurs objectifs islamistes. Par la suite, la Libye a sombré dans des combats fratricides dont l’escalade se poursuit, entre une myriade de milices et de forces localisées.

Au début de 2014, les Etats parrainant le Jihad ont commencé à capitaliser sur le chaos organisé en Libye, dans le but de transformer les groupes jihadistes détenant des régions de Libye, en tremplins sûrs pour la propagation du Jihadisme takfiri, autant en direction de l’Afrique de l’Ouest que contre le Sud de l’Europe.

Au début 2015, la Libye n’existe plus en tant qu’Etat viable, puisqu’elle s’est métamorphosée, au moins pour les temps à venir, en une vaste toile de petits dominions se battant les uns contre les autres.

Les Jihadistes libyens appartenant à des entités globales, les Jihadistes étrangers et les Etats sponsorisant le Jihad ont joué un rôle décisif dans la victoire du soulèvement libyen et le renversement du gouvernement Kadhafi, en 2011. Alors que la puissance de feu aérien de l’OTAN a été cruciale dans la destruction de la machine de guerre de Kadhafi, le camp jihadiste a été décisif dans la prise de pouvoir sur le terrain au détriment de la myriade de tribus et clans indigènes libyens. Ces contradictions sont au cœur des combats fratricides qui éclatent à travers toutes ces régions de ce qui était autrefois la Libye et ses environs.

En arrière-fond, l’Iran, le Soudan et leurs supplétifs –essentiellement le Hamas et le Hezbollah – ont été les premières entités jihadistes sur le terrain de l’Est libyen, en 2011, à la fois, en aidant le soulèvement anti-Kadhafi et pour y chercher comment ils pourraient tirer profit du chaos qui prévaut.

Une poignée d’officiers iraniens et soudanais étaient déjà arrivés à Benghazi, depuis le Soudan, dès la troisième semaine de février 2011 et ils ont, très vite, rencontré des officiers supérieurs qui avaient fait défection et pris parti pour les rebelles.

En mars 2011, le Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne a établi un centre de commandement de haut-niveau à Benghazi. Le Général de Brigade du CGRI, Mehdi Rabbani – un proche confident du Commandant des Forces al Qods, Qassem Souleimani et l’adjoint au Commandement du CGRI à Téhéran, sur la base Tharallah – a été nommé Commandant des opérations en Libye. (En décembre 2012, Rabbani a été promu chef-Adjoint des opérations du CGRI et a pris en charge des problèmes sécuritaires fondamentaux tels que la défense du Golfe Persique).

L’officier supérieur sur le terrain était Ibrahim Muhammad Judaki, du contingent des Forces al Qods au Liban. Son adjoint était Khalil Harb, alors conseiller spécial du Secrétaire Général du Hezbollah, en charge de la coopération et du soutien avec les groupes palestiniens, yéménites et d’autres sur des points jugés sensibles. Un autre membre important du groupe iranien était Abdul Latif al-Ashkar, l’un des principaux experts en logistique du Hamas, qui a été pris pour cible et éliminé par Israël, près de Port-Soudan, dans la nuit du 6 au 7 avril 2011.

Leur mission initiale était de développer la vente d’armes et de munitions en direction de toutes les forces jihadistes anti-occidentales. Les Iraniens transportaient avec eux des sommes d’argent d’une valeur de plusieurs millions, en diverses monnaies (euros et dollars), en liquidités. Ils portaient une attention particulière à l’achat d’armes chimiques (AC) à destination du Hamas et du Hezbollah.

L’objectif de Téhéran était de fournir les capacités d’une guerre chimique à ses protégés, en provenance de tierces parties, de façon à ce que l’Iran ne soit pas directement impliqué, au risque de faire l’objet de représailles, si le Hamas ou le Hezbollah utilisait ces armes contre Israël. A la fin mars 2011, les deux premiers petits convois prenaient la route pour le Soudan, en passant par Kufra. Un convoi transportait des conteneurs tactiques et l’autre un certain nombre d’obus. Cette tentative a conduit Israël à prendre pour cible et à tuer Abdul Latif al-Ashkar, alors qu’il s’apprêtait à charger ces armes depuis le Soudan vers la Bande de Gaza, par la Péninsule du Sinaï.

Les Jihadistes sunnites – aussi bien Libyens qu’étrangers – qui arrivaient pour aider leurs frères du LIGF (Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya: LIFG) en Cyrénaïque, ont rapidement consolidé un bastion jihadiste sous l’étendard de l’Emirat. L’un des principes fondamentaux de la doctrine jihadiste des années 2004/05, en ce qui concernait le Jihad localisé, tel que conçu par Ayman al Zawahiri et la Shura Kabira, consistait à prendre pied, en vue de construire les conditions du Jihad et de bâtir une base viable pour le courant islamiste, partout où c’était faisable et même en coopération ou partenariat avec des éléments non-Islamistes. Alors que la Cyrénaïque devenait un bastion important pour le Jihadisme, autant qu’une porte d’entrée vers l’Egypte, le Soudan, le Sahel et le Sud de l’Europe, il était impératif de consolider encore plus ce sanctuaire, dès que le moment semblait propice. Les Jihadistes se sont rapidement assurés qu’aucun gouvernement futur, en Libye ne soit en mesure de saper l’émirat dominé par le LIFG, entre Darna et Baida, au risque qu’eux-mêmes ne décident de lancer une guerre civile encore plus violente.

Effectivement, les Jihadistes ont immédiatement commencé à disperser des convois de camions remplis d’armes et de munition, de l’Est libyen via le Tchad à destination des camps d’AQMI dans le Sahel (principalement au Niger et au Mali).

Pendant ce temps, à l’automne 2011, le chaos libyen servait de couverture à la consolidation d’un grand nombre d’entités jihadistes se concentrant sur d’autres fronts. Cependant, cela a nécessité l’intervention de divers Etats parrains du Terrorisme : essentiellement le Qatar, la Turquie et l’Iran, par l’entremise du Soudan – pour transformer la victoire jihadiste en Libye en un tremplin efficace pour l’exportation de ce Jihadisme à travers de très vastes régions.

La leçon n°1 que Doha a tiré de la crise libyenne – qui constitue la première vraie ingérence directe du Qatar dans le jeu des grandes puissances – c’est que l’argent ne suffit pas et qu’il n’y a pas d’alternative à l’intervention directe sur le terrain, en matière d’opérations subversives et terroristes.

D’où, Doha s’est lancé dans la construction d’une « Légion étrangère jihadiste » qui fournirait au Qatar la capacité d’intervenir dans les contingences sunnites en tous genres, en commençant par le jihad en Syrie, qui était encore à l’état naissant. Le chef d’Etat-Major de l’époque, Maj.-Gen. Hamad bin Ali al-Attiyah, a personnellement supervisé les aspects militaires de ce programme. Son commandant en chef était le chef Jihadiste libyen Abdel Hakim Belhaj, arrêté puis relâché par les Américains. Cette nomination lui permettait de se trouver bien loin de la tourmente en Libye et de l’incapacité du CNT à l’installer soit comme Ministre de la Défense ou chef de l’armée. Les adjoints de Belhaj étaient Al-Mahdi Hatari, l’ancien commandant de la Brigade Tripoli) et Kikli Adem ( le fidèle bras droit de Belhaj, depuis les beaux jours du LIFG).

Les principales installations d’entraînement, pour la Légion étaient situées à Darna, le centre de l’Emirat jihadiste libyen. Entre le début 2011 et le début 2014, le monde du Jihad a été agité par un grand débat théologique concernant l’avenir, au regard des insurrections (intifadas) locales qui bousculaient le Moyen-Orient. La Shura Katiba d’Osama Ben Laden n’a jamais vraiment voulu croire dans les perspectives d’Etats Jihadistes durables, comme sources viables pour la propagation du Jihad et a rejeté le concept en tant qu’objectif stratégique, après la chute de l’Emirat taliban en Afghanistan.

Bien que Ben Laden menait les campagnes visant à soutenir les Intifadas contre les régimes, il ne croyait pas à la naissance d’Etats Islamistes, tels que l’Egypte du Président Mohamed Morsi, qu’il pensait voué à la disparition dans un monde hostile. Au contraire, un groupe d’érudits néo-salafistes considéraient ces soulèvements comme le commencement fatidique de la « Bataille de la Fin des Temps », pour la conquête du Moyen-Orient et de l’Afrique. Selon la tradition, cette bataille apocalyptique se mènerait en ash-Sham (Syrie) dans la plaine de Dabiq. Ces érudits ont défini les prérequis théologiques pour formuler les conditions d’avènement de cette bataille, dans ce qu’ils ont appelé la « Promesse de Khorasan », qui commence par l’impératif de la création d’un Califat jihadiste.

Le premier Califat de ce genre est instauré en Al-Jazira (Irak) sous la férule du nouvel « Emir de la Foi », Abu Bakr Al Baghdadi al Qurashi. Un autre sujet fondamental qui divise le monde jihadiste concerne la coopération avec l’Iran Chi’ite, qu’a encouragée al Zawahiri, étant donnés les énormes bénéfices de cette alliance pour les Jihadistes, et, à l’origine, Al Baghdadi a interdit ces alliances logistiques au nom de l’orthodoxie sunnite, mais a légèrement assoupli ces principes pour des raisons purement pragmatiques. Ce profond débat théologique ( au sein de l’islamisme sunnite) a ralenti la consolidation des tremplins jihadistes en Libye et sur d’autres fronts du Jihad partout à travers le monde.

La consolidation d’un autre Califat jihadiste dans l’Est de la Libye s’est accélérée depuis le début 2014, à cause de la nécessité de soutenir les Jihadistes égyptiens contre la popularité et le pouvoir croissant du Président Abdel Fattah al Sissi.

En mars, une vaste coalition de Jihadistes – dont les Frères Musulmans d’Egypte, le Hamas et al Qaïda – a commencé à bâtir une Armée Libre d’Egypte dans l’Est de la Libye, sous le patronage qatari, turc et iranien.

« L’émir » de cette Armée Libre Egyptienne (ALE) est Sharif al-Radwani. L’officier de liaison de cette armée avec les Qataris est Abu-Ubaida, un commandant chevronné d’al Qaïda, qui a travaillé avec les Qataris en Libye, en Syrie et sur d’autres projets sensibles.

Les objectifs initiaux de l’ALE sont de viser les installations vitales, de déferler sur les prisons pour libérer les Frères Musulmans détenus et de rendre l’Egypte d’al Sissi proprement ingouvernable. Les services de renseignements libyens soutiennent ces préparatifs. De vastes quantités d’armes, de véhicules et d’autres équipements sont livrés aux groupes égyptiens et stockés dans l’Emirat de Darna, attendant d’être expédiés en Egypte.

En juin 2014, les dirigeants d’AQMI ont cherché à réconcilier la Shura Kaiba d’Al Qaïda et les érudits de la Promesse de Khorasan. Dans un communiqué du 22 juin 2014, AQMI a reconnu la prédominance d’Ayman Al Zawahiri, en tant que « notre Cheikh et Emir » et exhorté Daesh à se réconcilier avec lui. Cependant, lorsque ces appels d’AQMI ont été rejetés par la Shura Kaiba d’Al Qaïda, AQMI a annoncé son allégeance à Daesh. Le 1er juillet 2014, le Cheikh Abdullah Othman al-Assimi a posté un message-vidéo au nom du Jihad al Qaïdat au Maghreb et dans les régions trans-sahariennes. Assimi, dont le nom véritable reste inconnu à ce jour, est le chef de l’organisation et un juriste islamiste prédominant. La base de sa domiciliation se situe dans les montagnes et les forêts de Boumerdes et de Tizi-Ouzou, en Algérie.

« Mon groupe veut construire des liens amicaux avec Daesh. Vous êtes plus chers à nos yeux que notre propre tribu et notre famille et vous obtiendrez toujours notre soutien », a déclaré Assimi. « Nous attendons encore que les branches d’Al Qaïda à travers le monde révèlent leurs positions et déclarent leur soutien à Daesh ». Assimi faisait allusion à ce soutien pour les interprétations des lois du Jihad. « Après le silence des gens concernés, nous voulions affirmer notre position pour le salut de la Justice, pour les Jihadistes de Daesh sachent que nous ne leur ferons pas défaut. Nous disons à tous les Musulmans que nous avons vu la Justice dans l’approche de Daesh et qu’ils sont parmi les plus obéissants au sein du peuple d’Allah et ceux les plus dévoués envers le Prophète ».

C’était une approbation très importante des principes articulés dans la Promesse de Khorasan. Pendant ce temps, un groupe de Mudjahidin libyens, dont des vétérans du Jihad en Syrie, ont annoncé, à la mi-juin 2014, la formation d’un groupe jihadiste takfiri dans l’Est libyen, appelé les Brigades al-Battar. Cette brigade est modelée sur Daesh et était, préalablement affiliée à lui, par l’entremise de mudjahidins libyens, autant en Libye qu’en Irak. L’objectif fondamental de la brigade Al-Battar consistait à prendre le contrôle de la ville de Darna – le cœur du Jihadisme et de l’Islamisme libyen – et d’éradiquer les traîtres à la cause jihadiste takfirie.

« Nous leur couperons la tête, leur ouvrir l’estomac et couvrirons la Libye de leurs cimetières », dans le but d’atteindre ces objectifs, dit le communiqué d’al-Battar. Au même moment, la Brigade al-Battar a continué à coopérer avec l’Ansar Al-Sharia lié à Al Qaïda, l’entité fondamentale jihadiste qui expédie le mouvement jihadiste et réalise des transferts d’homme et d’armes entre le théâtre de guerre de Syrie-Irak et des centres locaux tels que la Libye.

A la fin juillet, les dirigeants jihadistes régionaux se sont rencontrés dans le Sud de la Libye, dans le but de mieux coordonner leurs opérations, d’examiner la possibilité de l’unification des groupes du Sahel et du Maghreb et de s’accorder sur une position commune, au sujet de la controverse théologique entre Zawahiri et Baghdadi. Cette réunion comprenait les commandants principaux d’AQMI, d’Ansar al Sharia (de Tunisie et Libye), d’Ansar Baït al Maqdis (Egypte), El Mourabitounes et Ansar al-Din (du Nord-Mali). Vers la mi-août 2014, la présence de Jihadistes takfiris appartenant au KHI (Daesh) à travers tout le Maghreb et le Sahel était palpable. Les Jihadistes takfiris ont largement étendus leurs réseaux de recrutement de volontaires pour combattre dans les rangs de Daesh en Syrie-Irak. Ils ont aussi supervisé la conversion des réseaux et groupes existants à leur forme de jihadisme takfiri.

Ce processus s’est accéléré par le retour des combattants jihadistes vers le Maghreb et le Sahel. Certains de ces vétérans ont assumé le commandement d’entités et porté la bannière du Califat. Dirigés par le Commandant algérien Luqman Abu Sakhr, la Brigade Uqba Ibn Nafi, basée en Tunisie a, formellement, rejoint Daesh. La brigade a aussi revendiqué la responsabilité de l’attaque qui a tué 15 soldats tunisiens en juillet 2014, sur la frontière avec l’Algérie. A la mi-septembre 2014, le Commandant principal Khaled Abu Suleiman (dont le véritable nom est Gouri Abdelmalek) remarquait que : «  Puisque le Maghreb avait dévié de la vraie voie du Jihad », il retirait ses hommes d’AQMI. Il a annoncé l’instauration des Soldats du Califat en Algérie (Jound al-Khilafa fi Ard al-Jazayer)  et juré allégeance à Abu Bakr al Baghdadi et au Califat Islamique. Les soldats du Califat ont kidnappé et décapité un citoyen français, Hervé Gourdel,  afin de faire la démonstration de leur adhésion à la doctrine takfirie du Califat d’al Baghdadi. De plus, autant Abu Ayaz, le chef d’Ansar al Sharia en Tunisie, que Mohammed al-Zahawi, le chef d’Ansar al Sharia en Libye, ont commencé à graviter autour de la doctrine takfirie, résultat de discussions théologiques profondes avec Luqman Abu Sakhr.

Par conséquent, les principaux commandants régionaux se sont joints aux préparatifs en vue de l’instauration d’un Califat Islamique du Maghreb Islamique (CIMI). Mokhtar Belmokhtar, actuellement chef d’al-Murabitun dans le Sud Libyen, est le candidat favori pour le poste d’Emir du CIMI. A l’automne 2014, il supervisait l’organisation du fameux « Triangle Salvador » dans le no man’s land formé par les frontières de la Libye, de l’Algérie et du Niger. Les cadres d’al-Murabitun, d’al-Battar et des experts jihadistes étrangers ont bâti trois camps d’entraînement secrets dans le Sud de la Libye. Ces camps servent de centre pour le Jihadisme takfiri à travers tout le Maghreb et le Sahel, en fournissant une expertise en matière d’entraînement, d’organisation de réseaux et d’équipement pour plusieurs centaines de Jihadistes à n’importe quel moment voulu.

Cependant, de toutes, l’évolution la plus importante affectant les courants jihadistes libyens et la totalité de la région occidentale de l’Afrique, s’est déroulée à Khartoum, au Soudan….

A partir de la fin du printemps 2014, Khartoum et Téhéran ont commencé à restaurer les conditions de leur essor en Afrique de l’Ouest. Il ne s’agissait pas d’une décision simple, pour Khartoum, parce que le Soudan était, à ce moment-là, profondément impliqué dans le parrainage et l’assistance à une myriade de mouvements djihadistes à travers le Moyen-Orient. Certains de ces groupes étaient des groupes jihadistes takfiris très violemment anti-chi’ites et anti-iraniens. En outre, les renseignements soudanais coopéraient étroitement avec les renseignements turcs et les principaux Etats conservateurs du Golfe, conduits par le Qatar. A l’été 2014, le Président du Soudan, Omar el Béchir a ordonné à la totalité des services de sécurité nationaux et à l’élite des renseignements du Soudan de réexaminer la position complète de la Défense du pays, au regard des menaces et opportunités prévalentes et émergentes.

Le 1er juillet 2014, El Béchir a présidé une réunion d’étape à Khartoum avec les principaux responsables militaires et sécuritaires du pays, lors de laquelle la position stratégique globale du Soudan a été réévaluée. Une attention particulière a été consacrée aux relations stratégiques avec l’Iran et leur impact sur la situation vis-à-vis de la Libye. Le Général Siddiq Amer, Directeur Général des renseignements et de la sécurité a rappelé à Béchir que « l’Iran a entraîné, pour nous, une centaine d’officiers dans les domaines des technologies avancées et des champs comme le décodage, l’espionnage, en supplément des techniques de renseignements militaires et il nous fournit tout l’équipement nécessaire, au profit de la guerre de l’information au Soudan ».

Le Général Yahia Muhammad Kheir, le Ministre d’Etat à la Défense, a résumé la contribution de l’Iran au développement des capacités stratégiques du Soudan, en particulier, dans le transfert de systèmes d’armements de Libye. « Les deux-tiers des armements sophistiqués de Kadhafi sont entre nos mains », a déclaré Kheir. Kadhafi ne les a pas utilisés, parce qu’il lui manquait certaines expertises techniques, mais nos experts, grâce à la collaboration des experts iraniens, ont réussi à développer certains missiles et à les rendre opérationnels ». Le Lt.-Gen. Ismail Breima Abdel-Samad, le chef d’Etat-Major des forces aériennes, a ajouté que la base aérienne de Kenana, construite par l’Iran, au sud de Khartoum était le centre de ce programme stratégique.

« La base aérienne de Kenana est placée dans des souterrains et conçue grâce à des technologies avancées et des mesures de sécurité qui lui sont propres. C’est là que nous entreposons toutes les cargaisons d’armes que nous recevons de nos amis ». El Béchir a résumé les débats en affirmant ce que seraient les politiques soudanaises et leurs futurs objectifs. Il a insisté sur l’importance de l’implication permanente du Soudan en Libye, en soutien à toutes les forces jihadistes. Il a souligné : « Nous profitons pleinement des armements de Kadhafi qui sont entre nos mains, nous pouvons continuer à les développer. Nos alliés de mouvements islamistes soint puissants. Nous contribuerons à entraîner l’armée libyenne. Je leur ai conseillé de s’assurer que toutes les forces de sécurité et de l’armée sont bien fidèles aux Islamistes. Vous devez poursuivre la coordination avec eux. Par la suite c’est la chaîne de décision politique libyenne qui finira complètement entre nos mains et sous notre contrôle total, dès que les forces islamistes auront fini d’écraser totalement (Le Général Khalifa) Haftar. Dites aux autorités libyennes que nous sécuriserons leurs réserves pétrolières [pour eux]. Il est évident que les Islamistes triompheront, grâce au soutien constant du Qatar et de l’Iran, comme vous le savez. Aujourd’hui, les Libyens ont joint leurs forces aux nôtres et nous les soutenons grâce à nos renseignements et à nos armements. Le Tchad est un allié stratégique et nous joindrons nos forces aux leurs. En outre, l’opposition tchadienne est aussi sous notre contrôle et nous pouvons profiter d’elle en la conservant comme une armée de réserve [contre le pouvoir en place, au cas où] ».

En conclusion, El Béchir a souligné que les relations internationales du Soudan devaient toujours être subordonnées à « nos relations avec l’Iran et avec les Frères Musulmans et les mouvements jihadistes salafistes qui sont financés par l’Iran et le Qatar ». Le Soudan ne peut rien changer à nos relations avec l’Iran et avec nos frères » en comptant sur des relations inutiles avec les Etats occidentaux et arabes. El Béchir a insisté sur le fait que ces assertions découlent de la quintessence même du mode de gouvernement à Khartoum : « Nous sommes des révolutionnaires de la résistance islamique et nous refusons la domination de l’Amérique sur le monde arabe et le continent africain. Notre relation nous enseigne et nous encourage à combattre et à terroriser l’ennemi par tous les moyens, et à préparer nos forces pour nous confronter à lui. Nos Martyrs vont au paradis, mais leurs morts à eux vont directement en enfer. Il n’y a plus aucun moyen de mettre un coup d’arrêt à cet immense mouvement du Jihad », a décrété El-Béchir.

Le 31 août 2014, la totalité du cercle dirigeant s’est réuni à Khartoum afin de délibérer de la formulation stratégique exacte à adopter sur la base des leçons tirées de la rencontre du 1er juillet avec El Béchir.

Le Gen. Abd al-Rahim Muhammad Hussein, le Ministre de la Défense a déclaré que les relations exceptionnelles avec l’Iran devaient absolument rester au cœur de la conception de la sécurité nationale du Soudan.

« Je commencerai par notre relation avec l’Iran et je dirais qu’il s’agit d’une relation stratégique qui durera toujours. Nous ne pouvons faire le moindre compromis ni la perdre. Tout l’avancement de notre industrie militaire provient d’Iran. Ils nous ont ouvert les portes de leurs entrepôts, à un moment où les Arabes se levaient contre nous. Le soutien iranien est arrivé lorsque nous combattions une rébellion qui se propageait dans toutes les directions, y compris par le biais de l’Alliance Démocratique Nationale. Les Iraniens nous ont apporté des experts et ils ont entraîné nos services de renseignements militaires et les cadres de notre sécurité. Ils nous ont aussi entraînés à la production d’armes et nous ont transféré une technologie moderne en production industrielle militaire. Il y a, ici, un bataillon complet de Gardiens de la Révolution Islamique, toujours près de nous et bien d’autres experts qui construisent des bases d’interception et d’espionnage, dans le but de nous protéger, ainsi qu’un système de défense anti-aérienne avancé. Ils ont construit pour nous les bases de l’aviation militaire de Kenana et de Jebel Awliya ».

Le Gen. Siddiq Amer, Directeur-Général des Renseignements et de la Sécurité, s’est accordé sur ce point et a déclaré que : « L’Iran est notre plus grand allié dans la région, en termes de coopération dans le domaine des renseignements et de la production militaire industrielle. Nous avons des relations avec tous les autres mouvements islamiques à travers le Monde entier et nous représentons la porte d’entrée, pour l’Iran, en direction de tous ces groupes islamiques ».

Amer a appuyé un précédent commentaire de la part d’Hussein, en faisant remarquer que : « L’Etat Islamique et les autres mouvements jihadistes viennent d’être récemment formés et ils parviennent à se déplacer librement en-dehors et sous les radars de tous les réseaux traditionnels de surveillance, actuellement, il y a au moins 20.000 Jihadistes et 15 nouveaux mouvements jihadistes récemment mis sur pied, qui sont dispersés un peu partout, du Maroc à l’Egypte, dans le Sinaï, en Palestine, au Liban, en Irak et dans tous les Etats du Golfe, une vaste présence en Afrique et en Europe et personne ne possède une base de données telle que celle dont nous disposons ».

Les services de renseignement de plusieurs Etats du Golfe ont recherché l’aide du Soudan en matière de renseignements et de contacts, parce que ces Emirats ne savent rien, en ce qui concerne les groupes islamistes en Libye, Somalie, au Nigéria, au Mali et dans les pays arabes d’Afrique du Nord. Kheir a alors recommandé que Khartoum donne le change en semblant coopérer avec les Etats du Golfe dans la stricte mesure des intérêts du Soudan. « Nous ne sacrifierons pas nos relations avec les Islamistes et l’Iran pour une relation avec l’Arabie Saoudite et les Etats du Golfe », a déclaré Kheir. Amer n’a vu aucun problème non plus à tâcher de trouver un point d’équilibre entre les Etats du Golfe et l’Iran. « Nous sommes parfaitement capables de tromper les Etats du Golfe en faisant comme si nous faisions une ouverture, par des mesures déclaratives et quelques procédures visant à améliorer nos relations diplomatiques avec eux », a-t-il assuré.

Cette rencontre a aussi opéré une plongée dans les relations du Soudan avec les forces jihadistes en Libye et leur impact sur l’accroissement de la coopération avec le Qatar et la Turquie dans le parrainage des forces jihadistes à travers toute l’Afrique.

Hussein a expliqué que les pratiques de coopération sont déjà en cours en Libye. Il a illustré le rôle unique du Soudan, en tant que médiateur entre l’Iran et les puissances sunnites. Hussein a fait remarquer : « Les Iraniens transportent pour nous des lance-missiles anti-aériens BM (missiles balistiques) et leurs roquettes en utilisant l’aviation civile. Nous les entreposons à Kenana et en vendons une partie au Qatar, pour le soutien logistique aux Jihadistes de Libye, depuis qu’ils ont été la cible d’attaques aériennes des forces égyptiennes et émiraties. Cela les aidera à accomplir la victoire ».

Le Gen. Imad al-Din Adawy, le Chef des opérations conjointes s’est exprimé sur les toutes dernières évolutions en matière de coopération, avec et à l’intérieur de la Libye. « Nos forces conjointes avec le Tchad sont à leur meilleur niveau. La frontière libyenne est totalement sécurisée, particulièrement après la victoire de nos alliés (Les forces Libyennes de l’Aube) à Tripoli. Nous réussissons à leur livrer des armes et des équipements militaires offerts par le Qatar et la Turquie et nous formons des centres d’opérations conjointes sous les ordres d’un colonel, de façon à coordonner et administrer les opérations militaires. La Turquie et le Qatar nous fournissent les renseignements en faveur des révolutionnaires, au top des informations recueillies par nos propres agents, de façon à ce qu’ils puissent contrôler la totalité du pays ».

Amer a souligné les perspectives de relations à long terme avec la Libye, grâce à l’assistance professionnelle des renseignements soudanais : « Nous avons intensifié le travail pour entraîner et grader des cadres des renseignements libyens. Actuellement, ils suivent une formation poussée sur les opérations internet, le décryptage des codes, l’interception d’écoutes téléphoniques et de fréquences radio sans fil. Leurs dirigeants nous demandent de les entraîner et d’instaurer pour eux un système de renseignements militaires très puissant. ».C’est grâce aux renseignements militaires  libyens que le Soudan, non seulement dominera les Jihadistes de Tripoli, mais pourra également ouvrir la porte d’une arrière-cour à l’Iran.

Pendant ce temps, on a assisté, à l’été 2014 à la construction de relations de coopération entre les services de renseignements d’Iran, du Soudan, du Qatar et de Turquie en Libye et à l’acceptation du rôle central et unique du Soudan. Au début de l’été 2014, Nouri Abusahmain – alors, à ce moment-là Président du Congrès National Général libyen ( en poste entre le 25 juin 2013 et le 4 août 2014) – a entrepris un déplacement secret à Khartoum pour réclamer des fonds et des cargaisons d’armes, de façon à soutenir la prise de pouvoir par des milices jihadistes appartenant aux Frères Musulmans.

Les Libyens ont nommé Ahmad al-Zuway, un responsable de l’Ikhwan (Frères Musulmans) ayant des liens tribaux au Soudan, comme l’homme dirigeant la coopération des renseignements militaires avec le Soudan. La première mission de Zuway a consisté à superviser l’afflux d’armes et de Jihadistes, dans des voitures et des camions venant du nord-ouest du Soudan par Kufra (au Sud-Est de la région du Cyrénaïque, en Libye). Par ce biais, l’Ikhwan a pu procéder à l’expansion des milices jihadistes de l’Aube, grâce à de nouveaux combattants, des armes et des munitions provenant du Soudan.

Des avions de transport décollaient du Soudan, atterrissaient et se réapprovisionnaient en carburant à Kufra, ils poursuivaient vers l’aéroport de Tripoli, à Mitiga, qui est contrôlé par les milices de l’Aube. Ces livraisons ont permis aux milices de l’Aube de maintenir leur mainmise sur la zone vitale de Tripoli-Misrata, forçant ainsi les hommes politiques libyens opposés aux Islamistes à s’enfuir vers Tobrouk, près de la frontière égyptienne. Pendant ce temps, de façon à expédier les flux d’armes et de munitions, le Soudan a aussi commencé à livrer Kufra par voie aérienne, en supplément des convois incessants de camions.

A l’automne 2014, Doha a décidé d’institutionnaliser et de formaliser cettre coopération avec Khartoum, dans le but de s’assurer que sa présence ne soit pas bannie en Libye et sur d’autres fronts jihadistes, principalement en Afrique. Au cours du mois d’octobre 2014, Foha et Khartoum ont négocié plusieurs accords soudano-qataris, certains sous le sceau du secret et d’autres non. Au début novembre 2014, le Ministère Qatari de la Défense, Hamad bin Ali al-Attiyah et le Ministre de la Défense soudanaise, le Général Abd al-Rahim Muhammad Hussein ont signé un accord complet de coopération militaire à Doha. A la cérémonie des signatures assistait le chef d’Etat-Major des forces armées qataries, le Général-Major Ghanim bin Shaheen al-Ghanim, qui s’est, ensuite occupé au jour le jour de leur mise en œuvre.

L’accord couvre « l’entraînement, la formation, les échanges d’expertise, les exercices conjoints, les investissements conjoints, l’échange de visites officielles, la promotion de la coopération entre les deux armées et l’échange d’études militaires au niveau des institutions académiques militaires ».

L’accord s’étend aussi aux « Echanges d’expertise en logistique et dans le champ industriel, dont le service de détachement d’officiers et d’experts avec la coopération médiacale militaire. Faisant partie de l’accord de coopération militaire, le Qatar s’engage à « livrer du gaz naturel au Soudan ». Dans le cadre des accords secrets sur la coopération entre les services de renseignements, le Qatar s’est engagé à parrainer le financement d’une myriade d’initiatives jihadistes soudanaises et iraniennes, principalement à travers toute l’Afrique.

Il est aussi bien compris à Doha, que dans le contexte de ces nouvelles relations bilatérales, Khartoum intercédera auprès de Téhéran pour ne pas saper les bases du pouvoir des Al-Thani au Qatar et de continuer à utiliser les ports qataris comme la principale voie de passage, fort lucrative, pour les importations de technologies illégales, contournant les sanctions, ainsi que sur les exportations de pétrole et de gaz.

A la fin septembre 2014, 15 agents de Daesh, parrainés par le Qatar, dirigés par deux commandants, un Egyptien et un Saoudien, sont arrivés à Darna, en provenance de Syrie, par la Turquie. Cette délégation comprenait un juriste de pointe Turki al-Bin’Ali, ainsi que Abu Nabil al-Anbari, l’ancien « émir » de la province d’Anbar en Irak. Leur mission consistait à instaurer une branche de Daesh en Libye. A la fin octobre 2014, plus de 50 jihadistes de Darna ont prêté publiquement allégeance à Abu Bakr al Baghdadi et déclaré leur engagement à établir un Califat de Darna en Cyrénaïque.

Faisant usage des armes et des financements reçus du Soudan, ils sont parvenus à bâtir une force armée forte de 800 hommes, au moins, dispatchés sur 6 camps à l’extérieur de Darna, ainsi que de vastes installations d’entraînement dans les Montagnes Vertes, à l’intention de Jihadistes égyptiens, libyens et étrangers (occidentaux). Vers la fin-novembre 2014, ils se sont emparés du contrôle de la ville entière de Darna et imposé le drapeau de Daesh qui flotte désormais sur tous les bâtiments publics.

Le 12 décembre 2014, le Conseil (Shura) des Mudjahidin de Cyrénaïque a exhorté toutes les forces islamistes à se joindre à la coalition dirigée par le Califat de Darna et toutes les milices islamistes dans l’Est de la Libye, dont les forces de l’Aube libyenne, sponsorisées par le Soudan,  à reconnaître la nouvelle coalition.

Les Jihadistes ont célébré cette annonce par une parade militaire dans Darna, conduite par des tanks et véhicules techniques surmontés de drapeaux noirs. Des commandants chevronnés et aguerris grâce aux combats en Syrie, Algérie, Tunisie et Egypte sont arrivés à Darna, de la part de l’Etat Islamique, pour contribuer à développer l’entraînement et les efforts de construction d’une armée. Ils ont bâti trois camps principaux d’entraînement à Nawfaliyah (près de Sirte), Sabratha, et Darna pour les Jihadistes libyens et africains. Des techniciens militaires soudanais sont aussi arrivés à Darna pour aménager des installations de communication ainsi qu’entretenir les avions de combat, les tanks, l’artillerie et roquettes de l’arsenal des Jihadistes. Vers la fin du mois, ces techniciens soudanais ont joué un rôle crucial dans la mise en service et l’armement de la poignée d’avions de combat dont se sont emparés les Jihadistes de l’Aube Libyenne, permettant ainsi aux pilotes libyens de bombarder et de déclencher des incendies dans plusieurs réservoirs à pétrole du port de Sidra.

Une fois le Califat de Darna sécurisé, le Soudan et ses alliés –le Qatar, la Turquie et, en coulisse, l’Iran – peuvent capitaliser les énormes stocks d’armes laissés par le gouvernement Kadhafi, de façon à soutenir les Jihadistes africains. Par exemple, tout le soutien accordé à Boko Haram a été mis sous les ordres d’un seul manager : il s’agit d’un coordinateur en réseaux de communications, en livraisons d’armes et en financement livrés en Libye par le Soudan. Connu uniquement sous son nom de guerre : Abu Kades, c’est un Egyptien, activite de l’Ikhwan (FM) et, à l’origine, un « professeur » de l’Université Al-Azhar, impliqué dans les premiers efforts logistiques du Jihad, en Bosnie-Herzégovine et en Turquie-Syrie.

A la fin 2014, Abu Kades coordonnait la livraison d’armes des stocks de Cyrénaïque, avec l’assistance logistique d’experts des renseignements soudanais et turcs. Les renseignements qataris finançaient toutes les opérations logistiques jihadistes en Cyrénaïque.

Au début 2015, le haut du panier des cercles dirigeants de l’Etat Islamique a commencé à mettre en lumière ouvertement l’importance stratégique de la Libye : il s’agit du Wilayat Libyen (la Province) de l’EI. Une claire manifestation de cette tendance est formulée par la publication, au début 2015, d’un essai appelé : « Libye : le portail stratégique de l’Etat Islamique », dans la principale revue Internet du Califat. La substance de cet essai porte sur l’impératif, pour l’Etat Islamique, de s’étendre en Libye et ensuite d’en surgir dans toutes les directions. L’auteur s’identifie comme un partisan libyen du Califat.

Cet essai explique que, « Par la grâce d’Allah envers la Libye ; Allah réserve à ce pays une position stratégique et d’immenses potentiels. Ce sont des choses à partir desquelles il serait possible de tirer d’énormes bénéfices, si elles étaient exploitées de façon efficaces. Malheureusement, certains partisans ne reconnaissent pas l’étendue de l’arène libyenne, la prolifération d’armements variés qui s’y déploie, ses dimensions géographiques et ses environs cruciaux. Il me suffit de dire que la Libye peut voir au-delà de la mer (Méditerranée), du désert, des montagnes et de six Etats : l’Egypte, le Soudan, le Tchad, l’Algérie et la Tunisie ».

L’auteur met l’accent sur le potentiel unique de la Libye, en tant que tremplin pour une invasion jihadiste du Sud de l’Europe. La Libye, écrit-il : « dispose d’une longue ligne de côtes et peut surplomber les Etats croisés du Sud, qu’on peut facilement atteindre, même  grâce à des bateaux rudimentaires ». Il note que le nombre de transits d’immigrés illégaux, à partir de cette côte est massif, qu’on peut estimer à 500 individus par jour, en estimation basse. Selon beaucoup de ces immigrés clandestins, il est facile de traverser les barrages de contrôle de la sécurité maritime et d’arriver dans les villes.

Si ce filon était, même partiellement exploité et développé dans un plan stratégique, on pourrait provoquer un véritable tohu-bohu, dans tout le sud de l’Europe. Il est même possible qu’on puisse entraîner une fermeture totale de toutes les lignes maritimes, par le ciblage de tous les navires et pétroliers des Croisés ».

Cet essai se conclut en rappelant l’importance géostratégique de la Libye pour l’expansion du Califat dans et bien au-delà du Grand Moyen-Orient (comportant l’Afrique du Nord) : « Mes frères, la Libye, avec la permission d’Allah, est la clé d’entrée en Egypte, la clé vers la Tunisie, le Soudan, le Mali, l’Algérie et le Niger. C’est l’ancre par laquelle nous pouvons atteindre toute l’Afrique et le Maghreb Islamique ». L’auteur exhorte le mouvement takfiri à réaliser la libération totale de la Libye avant que l’Occident ne réalise la menace que constitue la Libye et avant qu’il ne tente la moindre intervention en Libye. « Il est impératif que les Moudjahidins se lèvent pour tenter de déjouer le plan des Croisés et corrigent les différences entre les Libyens, pour qu’ils puissent diriger leur énergie contre le véritable ennemi, les vrais tyrans, ceux qui ont pour maîtres les Croisés. Si cela survient, et c’est ce qui arrivera, si Allah le veut, alors plus aucune force ne se tiendra en travers du chemin des Mujahidin ».

Non seulement, cela soulagera les pressions sur les terres du Jihad en ash-Sham (Syrie), mais les territoires du Califat en ash-Sham, Irak et Hijaz seront reliés avec ceux de leurs frères de Libye et le Maghreb Islamique, et la défaite de tous les régimes et tyrans qui se trouvent sur leur chemin, sera grandement facilité. Cela n’est pas difficile à réaliser pour Allah ».

En février 2015, le Califat de l’Est Libyen était prêt à surgir pour devenir une scène centrale du Jihad. Les plus hauts niveaux de commandement de Daesh ont prêté leur concours pour faciliter la dissémination du message du Califat libyen, dans sa revue principale, Al-Hayat Media. Le 15 février 2015, le Califat libyen a posté une vidéo de cinq minutes intitulée : «  Un message signé par le sang à l’intention de la Nation de la Croix ». La vidéo a commencé par la marche et la décapitation de 21 Coptes Egyptiens, récemment kidnappés. Vêtus de tenues du même type qu’à Guantanamo, les Coptes ont été mis en ligne, au bord de l’eau de mer, rougi par leur sang.

Un commandant jihadiste en tenue militaire livre le message dans un anglais empreint d’accent américain : « Toutes les louanges vont à Allah, le fort et le tout-puissant. Et que les bénédictions et la paix aillent à ceux envoyés par l’épée… Il fait le lien entre « La Bataille de la Fin des Temps », en Al-Jazira (Irak-Syrie) et le sursaut décisif contre la Chrétienté qui va être lancée de Libye.

« Ô vous les peuples, récemment, vous nous avez vus sur les colinnes d’ash-Sham et sur la plaine de Dabiq, trancher les têtes qui portent la Croix, depuis trop longtemps et aujourd’hui, nous nous dressons au Sud de Rome, sur la terre de l’Islam, en Libye, pour vous délivrer un autre message.

« A vous tous, les Croisés : vous espérez obtenir la sécurité, en particulier, si vous nous combattez tous. Par conséquent, c’est nous qui vous combattrons jusqu’au dernier. Dans cette Mer où vous avez jeté le corps du Cheikh Osama Ben Laden pour l’y cacher, nous le jurons à Allah, nous la mélangerons à votre sang »

A la fin de la déclaration de ce chef Jihadiste, la ligne composée de ses hommes a commencé à décapiter les 21 Coptes agenouillés devant eux. Quand le massacre se termine, le Commandant se lève pour une déclaration finale :

« Et nous allons conquérir Rome, avec la permission d’Allah, selon la promesse de notre Prophète, que la paix soit sur lui », déclare t-il.

Par Yossef Bodansky, Rédacteur en chef, Global Information System / Defense & Foreign Affairs, worldtribune.com

Adaptation : Marc Brzustowski

Une unité des NavySEALS mène un raid au Yémen et tue 7 djihadistes 

US Navy SEAL Team Conducts Raid In Yemen, Kills 7 Militants

FILE IMAGE: military.com

 

Une unité des NavySEALS a mené un raid contre un bastion associé à Al Qaïda dans la province de Marib dans le Yémen Central, mardi,tuant au moins 7 terroristes. L’opération était soutenue par les Forces Aériennes américaines

« Au cours de cette opération, les forces amé&ricaines ont tué sept djihadistes d’AQPA (Al-Qaïda dans la Péninsule Arabe) grâce à la combinaison de tirs d’armes légères et de frappes aériennes de précision », a déclaré le Commandement Central des Etats-Unis dans un communiqué, en ajoutant que : « des Raids comme celui-ci fourinssent un paerçu sur les dispositions prises par AQPA, ses capacités et ses intentions, ce qui nous permet de continuer à poursuivre, interrompre et réduire la puissance d’AQPA ». 

Selon Reuters, ce raid s’est déroulé à 40 ou 45 kms de l’endroit où un autre raid a eu lieu en janvier. Cependant, cette information n’a pas été confirmée officiellement.

« Le Colonel John Thomas, porte-parole du Commandement Central, a déclaré, lors d’une interview au téléphone, à la suite de ce raid, qu’il était destiné à prendre possession de renseignements potentiellement importants, présents à l’intérieur de ce bastion – de façon caractéristique, d’engins électroniques comme des ordinateurs, des disques durs et des téléphones mobiles – et il n’avait pas pour but de tenter d’éliminer ou de capturer un individu en particulier », selon un article du New York Times. 

Les dernières évolutions au Yémen, autant que l’implication croissante de l’armée américaine en Syrie, en Irak et en Afghanistan montre que la nouvelle administration américaine est sur le point d’instaurer une stratégie d’engagement direct dans les conflits terroristes autour de la planète. Il fait peu de doute que les Etats-Unis seront en mesure de réaliser leurs objectifs tactiques grâce à cette stratégie globale.

US Navy SEAL Team Conducts Raid In Yemen, Kills 7 Militants

NDLR : Les Russes, qui ont pris les devants, notamment en Syrie et en Irak, laissent courir le bruit que cela ne suffira pas à résoudre « un certain nombre de problèmes stratégiques » qui limiteraient l’importance du succès des opérations américaines dans ces zones de conflit : dit autrement que de façon diplomatique, la Russie de Poutine soutient entièrement l’action iranienne en faveur des Houtis contre la navigation du pétrole mondial, dans la zone des Détroits, autour du Yémen et la Russie semble renâcler à chaque action lancée par les commandos américains, que ce soit là ou en Syrie, contre Daesh, Al Qaïda ou qui que ce soit, comme une façon de jeter de l’ombre sur sa récente superbe au Moyen-Orient (depuis septembre 2015). Les rivalités vont bon train, plus vite, en tout état de cause, que les effets concrets des déclarations de « coopération ».  

Environ 100 camions gros porteurs chargés d’armes américaines à destination des Kurdes sont arrivés en Syrie, selon les médias turcs (inquiets et furieux)

About 100 Trucks With US Weapons For Kurdish Forces Arrived Syria - Turkish Media

Source: aa.com.tr

Les Etats-Unis sont activement en train de livrer des armes et des équipements aux forces kurdes opérant en Syrie. Les Unités de Protection du Peuple Kurde (YPG, branche armée du Parti de l’Union Démocratique Kurde) et à sa version féminine – les Unités de Protection des Femmes (YPJ), qui constituent le cœur des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) à l’assaut de Raqqa, bastion de Daesh.

Environ 100 camions chargés d’armes et d’équipement à destination des milices kurdes sont arrivés en Syrie, en provenance d’Irak entre le 15 et le 20 mai, selon  l’Agence officielle turque Anadolu. Cette colonne aurait atteint la zone d’Al-Hasakah et se serait dirigée vers l’arrière-pays du nord de la ville de Raqqah, contrôlée par Daesh.

Selon ce reportage, les milices kurdes auraient reçu des missiles BGM-71 TOW et Milan (de fabrication franco-germanique), des mortiers de 80 et 120 mm, des lance-grenades MK19 automatiques alimentés par courroie, ainsi que des Humvees et des véhicules Cougar et des drones.

L’agence aux ordres d’Erdogan prétend aussi que les Etats-Unis auraient fourni des missiles Javelin FGM-148 aux forces kurdes.

About 100 Trucks With US Weapons For Kurdish Forces Arrived Syria – Turkish Media

 

 

ARA News

Une frappe des forces aériennes syriennes a tué le « ministre de la guerre » de Daesh (l’Etat Islamique), ont révélé des responsables, mercredi.

Abu Musab al-Masri, un djihadiste de haut niveau désigné « ministre de la guerre » du groupe terroriste, est déclaré mort, à la suite d’un raid de l’aviation syrienne dans la province de Raqqa, au nord de la Syrie.

« La mort d’al-Masri (l’Egyptien) représente un revers majeur pour le groupe terroriste Daesh », a déclaré un responsable de l’armée.

Soutenue par la Russie, l’armée syrienne a récemment réalisé une percée rapide dans l’Est d’Alep, reconquérant aibnsi des zones près de la frontière administrative à l’ouest de la province de Raqqa.

Abu Omar al-Shishani, le précédent ministre tchétchène de la guerre de Daesh, avait été tué dans une frappe aérienne par la coalition dirigée par les Etats-Unis, l’an dernier. Daesh avait confirmé la mort d’Al-Shishani en juillet 2016, mais prétendu qu’il serait mort en combattant dans la ville irakienne de Shirqat, au su de Mossoul.

Cet événement survient au beau milieu ce combats intensifs entre les Forces Démocratiques Syriennes conduites par les YPG Kurdes et les djihadistes de Daesh dans les abords de la ville de Raqqa – la capitale de facto du Califat auto-proclamé par Daesh.

Les unités des FDS appuyées par les Américains ont été en mesure d’isoler la ville de Raqqa, après avoir conquis l’essentiel de l’arrière-pays au cours de ces tous derniers mois.

Reportage de : Laila Majdalawi | Source : ARA News

Adaptation : Marc Brzustowski

(Photo : « Nooon? Si? l’enfoiré…)

Le Ministre de la Défense Avigdor Lieberman confirme entre les lignes que Trump a bien confié un renseignement israélien à la Russie

 

Le Ministre de la Défense Avigdor Lieberman a affirmé mercredi qu’Israël a procédé à des modifications dans son dispostif de partage de renseignements avec les Etats-Unis à la suite de la transmission de renseignements classifiés par le Président Donald Trump à des responsables russes.

Lieberman a aussi insisté sur la relation étroite entre les deux pays sur les questions de sécurité.

« Je peux confirmer que nous avons corrigé certains défauts et qu’il y a à présent une coopération sans précédent en matière de renseignements avec les Etats-Unis »,a déclaré Lieberman lors d’une interview avec la radio de l’armée (Galei Tsahal).

« Ce que nous devions clarifier avec nos amis aux Etats-Unis, nous l’avons fait. Nous avons procédé à nos vérifications », a t-il déclaré entre les lignes.

Lieberman a ajouté, cependant, qu’il ne discuterait pas en public de certains aspects de la réponse apportée à la fuite apparente de renseignements concédée par Trump.

« On ne doit pas discuter de tout dans les médias ; on doit parler de certaines choses à l’intérieur de pièces capitonnées (fermées, à huis-clos) », a t-il dit.

Rencontrant le Ministre russe des Affaires étrangères et l’ambassadeur à Washington, au Bureau Ovale, le 10 mai, Trump a partagé des renseignements concernant l’Etat Islamique, impliquant le transport d’ordinateurs piégés à bord d’avions de ligne, selon des responsables américains.

ABC News avait ébruité l’affaire en disant que ces renseignements provenaient spécifiquement d’un espion infiltré au sein du groupe terroriste et travaillant pour Israël [il travaille -ou son équipe- en fait aussi bien pour Israël que pour la Jordanie, d’où les deux services ont froncé les sourcils contre Trump, seloin l’ancien directeur de la CIA, puis de la NSA, Michaël Hayden]et on suggérait que l’indiscrétion de Trump pouvait, potentiellement, mettre cet espion en danger.

Michaël Hayden, ancien directeur de la CIA et de la NSA.

Lundi, Trump a publiquement affirmé n’avoir pas mentionné Israël lors de sa rencontre avec Lavrov, lors d’un commentaire impromptu que beaucoup ont perçu comme une confirmation que cette source était bien israélienne.

 

 

« Juste pour que vous compreniez : je n’ai jamais mentionné le mot ou le nom d’Israël, jamais mentionné, lors de cette conversation », a déclaré Trump à la fin d’une conférence de presse conjointe avec le Premier Ministre Binyamin Netanyahu à Jérusalem. « Ils disent tous (les médias) que je l’ai fait, aussi vous avez là encore une fausse historie. Je n’ai jamais mentionné le mot « Israël ».  [En d’autres termes et publiquement, cette conversation a bien eu lieu, sans précision potentielle du fournisseur de l’information]

Mais on n’a jamais prétendu que Trump avait dévoilé que c’était bien Israël qui était à l’origine du tuyau, seulement qu’il avait transmis une information qui n’émanait pas de ses propres services, mais d’un service ami, ce qu’il n’avait pas droit de faire sans en référer au service-source. Les spéculations allant ensuite bon train.

Les reportages sur cette fuite ont fait des vagues au sein de la communauté israélienne des renseignements, certains anciens chefs du Mossad invectivant gravement Trump pour sa légèreté et appelant à des « sanctions » contre les Etats-Unis », à cause de cette gaffe.

©JForum avec agences.

Pauvres en plat de résistance, les déclarations de Trump laissent Israël sur sa faim, avec plus de questions que de réponses 

Très fort en gestes symboliques, un peu court en substance, le premier jour déconcertant du Président américain dans l’Etat Juif accentue l’épaisseur du mystère sur la façon dont il compte parvenir à son objectif déclaré d’un « accord définitif »

Le premier jour de la visite du Président américain Donald Trump qu’il ait jamais accompli avant hier en Israël a été très riche en gestes forts, mais il laisse très peu d’indices sur la façon dont le dirigeant du monde libre a l’intention de faire progresser et transformer sa vision d’une paix arabo-israélienne, qui résoudrait du même coup (ou celui d’après) le conflit générique palestino-israélien, mais aussi le statut du Golan, le crypto-état de Gaza, etc.

C’était très émouvant d’assister à la scène où Trump a touché les pierres du Mur Occidental ou Kotel, en devenant ainsi le premier Président américain en exercice à se rendre en visite sur ce Lieu Saint du Judaïsme. C’était presque amusant de voir le troubel-fête du Likoud, le Député Oren Hazan réussir à arracher un Selfie avec Trump, en dépit des meilleurs efforts de Netanyahu pour l’en empêcher. Mais les déclarations publiques des dirigeants n’ont apporté que peu d’éléments nouveaux. Si elles ont bien provoqué quelque chose, elles ont surtout amené plus de questions encore sur la méthode.

Trump a dénoncé de manière répétée, l’Iran et l’accord nucléaire qu’a négocié la précédente Administration avec le régime en place, mais il n’a pas dit s’il allait tenter de détricoter cet accord ni comment. Il a déclaré n’avoir jamais mentionné lemot « Israël » dans sa conversation avec le Ministre russe des Affaires étrangères, mais cela ne contredit en rien les rapports affirmant qu’il a transmis des renseignements classifiés sur le groupe terroriste de l’Etat Islamique qui ont été recueillis par les services de renseignements d’Israël (sans les nommer) ; en réalité, il a ajouté plus de poids encore à l’idée qu’il ait réellement transmis ces informations top secrètes.

Trump, qui est arrivé en Israël lundi après un week-end en Arabie Saoudite, a beaucoup parlé des chances d’une paix au Moyen-Orient, en suggérant que le monde arabe sunnite est prêt  à accepter et normaliser les relations avec Israël. L’idée d’une alliance régionale pour affronter la menace iranienne et son comportement toujours plus agressif fait l’objet de nombreuses discussions. Netanyahu déclare depuis des années que le monde arabe ne perçoit plus Israël comme son ennemi et qu’il est en réalité, engagé dans une coopération sécuritaire clandestine avec les pays du Golfe.

« Mes conversations en Arabie Saoudite, avec les dirigeants du monde musulman, m’ont fortement encouragé, dont celles avec le Roi Salman avec qui j’ai abordé tous les sujets en long et en large », a déclaré Trump au Président Reuven Rivlin, à la Résidence Présidentielle. « Le Roi Salman ressent très fortement ce problème et je peux vous dire qu’il adorerait voir la paix s’établir entre Israël et les Palestiniens ».

US President Donald Trump visits the Western Wall, the holiest site where Jews can pray, in Jerusalem's Old City on May 22, 2017. (AFP /POOL /RONEN ZVULUN)

Le Président américain Donald Trump visite le Kotel, le seul pan du mur d’enceinte du Second Temple où les Juifs peuvent prier  le 22 Mai 2017. (AFP /POOL /RONEN ZVULUN)

Plus tard dans le cours de la journée, lors d’une rencontre avec Netanyahu à l’Hôtel King David, Trump a décrit le sentiment du monde arabe envers Israël comme « très positif ». Les dirigeants d’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Bahrein, le Koweit et beaucoup d’autres Etats arabes se sont montrés très loquaces au sujet de leur désir de paix, a t-il ajouté. « Je peux discerner un passage plus profond qui déboucherait sur l’amitié avec Israël, et je pense que beaucoup de ce sentiment provient de ce qui est en train de se passer en ce qui concerne l’Iran. Donc des progrès importants ont été faits ».

Netanyahu, également, s’est entretenu du monde arabe et de son rapprochement progressif et lent vis-à-vis d’Israël, en désignant ce mouvement comme « fertile de nombreuses possibilités » et il a développé son argumentaire, comme il l’a fait depuis des années, en disant que cette détente bien plus vaste avec l’ensemble du monde arabe « contribuera à la réconciliation entre Israël et les Palestiniens ».

Au cours de communiqués de presse conjoints, livrés un peu plus tard à sa résidence de la Rue Balfour à Jérusalem, Netanyahu a déclaré qu’il « nourrit un espoir réel de changement », pour « la première fois de toute ma vie ».

Il est vrai que certains Etats arabes et Israël n’ont jamais été aussi proches. Mais la pleine normalisation, continuent d’insister les dirigeants arabes, ne pourra qu’être la suite de la résolution d’un accord de paix palestino-israélien.

Prime Minister Benjamin Netanyahu (R) and US President Donald Trump speak upon the latter's arrival at Ben Gurion International Airport on May 22, 2017. (AFP Photo/Jack Guez)

Le Premier Ministre Benjamin Netanyahu (D)et le Président U.S Donald Trump discutent juste à l’arrivée de ce dernier à l’aéroport David Ben Gourion le 22 mai 2017. (AFP Photo/Jack Guez)

« Aucune injustice ne s’est propagée avec un goût aussi amer que l’absence d’Etat Palestinien », a déclaré le Roi Adballah de Jordanie à Trump, réitérant un vieux postulat, pourtant usé jusqu’à la corde, par les derniers conflits en Syrie et Irak – et qui n’ont strictement aucun rapport avec Israël – dimanche au Sommet arabo-islamique de Riyad, dimanche, en présence du Président américain. « C’est le problème centrale pour notre région et c’est cela qui a débouché sur le radicalisme et l’instabilité, au-delà de notre région et à l’intérieur du monde arabe ».  La seule façon d’avancer serait un « accord juste et complet pour la cause palestinienne, fondée sur la solution à deux-Etats et l’initiative de paix arabe (de 2002) » a t-il lourdement insisté.

Netanyahu et Trump se sont mutuellement complimentés et congratulés pour leur volonté respective de chercher la paix. Mais aucun n’a su ni pu donner la moindre indication au public sur la façon exacte dont ils allaient s’y prendre pour marquer la moindre ébauche de progrès sur ce front. Trump et Netanyahu ont tous deux soigneusement évité d’approuver oralement toute notion « d’Etat Palestinien » ou l’idée de « Deux Etats pour deux peuples » (bien que cette fois-là, Trump se soit aussi abstenu de laisser entendre, comme lors de sa conférence de presse du 14 février à la Maison Blanche, qu’il pourrait aussi se contenter d’une solution à un seul Etats). Il n’y a donc, à cette heure, pas de canevas ou de modèle dé négociation qui puisse ouvrir l’appétit, dans la perspective d’une résolution. D’un autre côté, les solutions ébauchées par le Foyer Juif de Naftali Bennet sont-elles acceptables pour la partie adverse et le monde arabe, sans bousculer le fragile équilibre trouvé jusqu’à présent sur l’échiquier, autour de l’expansion iranienne? =

« Je remercie le Premier Ministre pour son engagement à poursuivre le processus de paix », a déclaré Trump. »Il travaille durement en ce sens. Ce n’est pas facile. J’ai entendu dire que ce serait l’un des dossiers les plus durs de tous, mais j’ai le sentiment qu’on va fini par y arriver, je l’espère ».

Dimanche, le Cabinet israélien a approuvé une série de mesures d’allègement – appelés gestes de bonne volonté – destinées à améliorer la vie quotidienne des Palestiniens et à dynamiser l’économie de la Bande cisjordanienne de Judée-Samarie. Des responsables du Bureau du Premier Ministre ont expliqué que l’Administration avait demandé d’instaurer des conditions que Trump pouvait montrer au Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, quand ils vont se rencontrer aujourd’hui mardi matin à Bethléhem.

US President Donald Trump, center, talks to reporters before a meeting with Prime Minister Benjamin Netanyahu, right, at the King David Hotel, in Jerusalem May 22, 2017. (AP/Evan Vucci)

A l’hôtel King David, le 22 mai 2017. (AP/Evan Vucci)

La Maison Blanche a bien accueilli ce geste de Jérusalem, en déclarant que « L’Administration Trump continuera à travailler étroitement avec les dirigeants des affaires palestiniennes et israéliennes afin d’identifier des façons supplémentaires de développer l’économie palestinienne ».

Abbas a probablement apprécié le geste, mais on ne peut guère se faire d’illusion sur le fait que l’augmentation des heures ouvrables au Pont Allenby, l’établissement de nouvelles zones industrielles près de Tarkumiya et relier Jéricho à une station d’épuration va réellement déboucher sur une percée dans l’impasse palestino-israélienne qui date de tant de décennies.

Mardi, Trump rencontre Mahmoud Abbas pour la deuxième fois en moins d’un mois, avant de revenir à Jérusalem pour prononcer un discours au Musée d’Israël. A en juger par les déclarations de Trump jusqu’à présent – nourries de paroles chaleureuses pour Israël, mais privé de réel plat de résistance ou de mets diplomatiques consistants – il est peu probable que son discours contienne des révélations explosives sur la façon d’avancer. Et il est encore moins probable qu’il annonce un geste allant dans le sens du déménagement de l’Ambassade des Etats-Unis vers Jérusalem ou qu’il reconnaisse formellement la Ville Sainte comme la Capitale d’Israël.

Le principal objectif de Trump lors de cette visite très cérémonielle, n’est pas de faire de grandes déclarations ni d’établir de nouvelles lignes de force politiques. Il veut plutôt montrer aux Israéliens et aux Palestiniens qu’il est sérieux dans sa volonté de « faire la paix » et surtout de venir écouter ce qu’ils veulent vraiment faire pour que cela puisse advenir un jour.

 

©JForum avec agences.

Les « loosers » islamistes font trembler l’Occident immobile sur ses bases

A l’heure où nous rédigeons, Scotland Yard est, à son accoutumée, discrète tant sur l’identité de Salman Abedi, 22 ans, le djihadiste présumé qui s’est fait exploser avec une bombe artisanale, vraisemblablement porteuse d’une grande quantité de TATP, à l’entrée de la salle de Concert l’Arena de Manchester, que sur celle d’un de ses frères de 23 ans, arrêté dans la matinée. Ces révélations interviendront plus tard, après des vérifications minutieuses, qu’on sait très professionnelles, mais intervenant toujours trop tard, malheureusement. Où en est-on de la « prévention », des mesures dissuasives, de la traque des filières, dès l’amont de Syrie et d’Irak? Où en est cette longue guerre contre le terrorisme islamiste, née un certain lendemain de 11 septembre 2001 et qui, depuis, 16 ans plus tard (si on prenait ce jour comme date de naissance, bien que les racines du mal remontent à plus longtemps) semble n’avoir fait que s’étendre à la totalité des continents?

Après 7 autres attentats de même type et de même origine islamiste, l’Angleterre goûte amèrement à son propre « Bataclan », moins de deux ans après celui de Paris 11ème.

L’enquête indique que :

Il a été identifié grâce à une carte de crédit retrouvée dans sa poche sur le lieu de l’explosion.

Il s’est rendu en Libye il y a 3 semaines, et il venait de revenir en Grande Bretagne lorsqu’il a commis son attentat. Il semble avoir des liens avec al Qaïda et l’Etat islamique, et a suivi un entraînement terroriste à l’étranger, probablement en Syrie, et il s’est rendu plusieurs fois en Libye au cours des 12 derniers mois, au point que des membres de sa famille ont informé la police qu’il était dangereux.

Son père, Ramadan Belkacem Obeid (Abu Ismail) a migré en Grande-Bretagne depuis la Libye en 1992. Puis il est retourné en Libye en 1994 pour s’enrôler dans le groupe islamiste libyen de combat, affilié à al Qaïda. On apprend qu’il travaillait à l’aéroport de Manchester.

L’université Salford a confirmé qu’Abedi y a été inscrit comme étudiant.

Le centre islamique de Manchester, également connu sous le nom de mosquée Didsbury, a déclaré aux médias qu’Abedi priait dans cette mosquée, et Fawaz Haffar a ajouté que le père d’Abedi avait l’habitude d’appeler à la prière et de diriger les prêches de la mosquées, et qu’un de ses frères a été un volontaire de la mosquée.

Plusieurs membres du groupe de combat islamique libyen ont vécu dans le quartier où vivait Abedi.

Un frère d’Abedi, âgé de 23 ans, a été arrêté hier :

(Credit Stephanie Berzinski)

Abedi est mort sur place, et il est suspecté d’avoir confectionné une bombe artisanale remplie de boulons et de clous pour faire un maximum de victimes parmi les adolescents britanniques présents lors du concert.

Aucune revendication précise n’était intervenue, avant que L’Etat Islamique ne s’empare de l’événement, de façon fondée ou purement opportuniste. Néanmoins, les plus fortes présomptions se sont immédiatement tournées vers Raqqa, la capitale mondiale de l’Etat Islamique, après les chutes successives d’Al Bab et surtout de Mossoul, où Daesh ne contrôle plus que cinq quartiers après plus de huit mois d’offensive.

On ne saurait établir un lien de cause à effet, entre la récente affaire de divulgation (ou pas) par Trump aux Russes, de l’existence d’une source des renseignements israéliens en plein cœur de la bête immonde, à Raqqa, considérée comme cruciale par la communauté des services aux Etats-Unis, et l’attentat de Manchester. Pourtant, toute indiscrétion (ayant ou non des conséquences directes), toute légèreté en ce domaine va à l’encontre des effets de la lutte globale recherchée.

Si le terrain regagné sur cette pieuvre continue de progresser, à chaque minute, les terroristes, faisant preuve d’une grande mobilité, semblent pouvoir recréer ailleurs des embryons de mini-Califats, dans le Sinaï (un tir sur Eshkol, en Israël, ce matin), en Afghanistan, en Afrique (Boko Haram), ou partout ailleurs, chaque fois que le monde et l’Occident semblent baisser la garde.

Au Royaume-Uni, en campagne après-Brexit, les Îles Britanniques constatent déjà le retour de plus de 3.000 « returnees », ces djihadistes locaux qui ont assouvi leur soif d’aventure syrienne et reviennent semer la terreur au pays natal. Qu’en est-il, en France et ailleurs,en Occident, alors qu’on sait que les flux de réfugiés, quoi qu’eux-mêmes ne soient pas nécessairement responsables ni complices du phénomène, servent de « boucliers humains » au transfert de terroristes vers l’Europe? Alors que la Grande-Bretagne est totalement insularisée et peut encore compter sur les « Jungles » et Hôtels et Châteaux de France et de Navarre, sur l’hospitalité de Frau Merkel, pour partager les risques?

Même si les événements ne sont pas nécessairement liés, il n’est pas complètement neutre que l’attentat ait lieu au moment même où le Commander-In-Chief, le Président Trump se trouve entre Riyad et Jérusalem, à recruter ses troupes et à liguer ses alliés de diverses obédiences afin de créer un front aussi commun que possible contre le terrorisme, qu’il soit de source sunnite ou chiite. Donald Trump se rendra ensuite au Vatican, auprès d’un Pape totalement inconsistant et qui n’a jamais élevé la voix contre le terrorisme islamique, en laissant entendre que les Chrétiens et d’autres en étaient les premiers coupables,  alors même que ses correligionnaires d’Orient se font rôtir sur les bûchers, clouer sur des croix, confisquer leurs femmes pour les transformer en esclaves sexuelles. Un Pie XII de notre époque en quelque sorte. Il est ensuite convoqué, comme la plupart des grands dirigeants d’Occident, à un sommet de l’OTAN à Bruxelles, -ville également martyre, il y a peu – où les dernières nouvelles du terrorisme crèveront sans doute l’écran. Occasion ou jamais, pour Trump, de tirer partie de ses bonnes relations médianes tant avec Israël que les pays arabes, pour adapter les enseignements de la lutte anti-terroriste de l’Etat hébreu, au cours de ses 69 dernières années, évoquer la collaboration entre Juifs et Arabes dans le Golfe, tenter de resserrer les liens avec les pays européens qui le voudront et démontrer qu’on a toujours les ressources pour faire face.

Il achèvera son périple à Taormina, perle touristique de la Sicile, pour un Sommet du G7. Là encore, la question sécuritaire sera sans doute, prédominante, du moins en bonne place dans les esprits, au milieu des grands sujets à traiter en priorité.

Lors de ces occasions, Donald Trump aura pu effectuer son premier galop d’essai parmi le Gotha de ceux qui comptent, en matière d’anti-terrorisme et recenser ses troupes et les dernières suggestions de méthodes afin de se saisir du problème à bras-le-corps. On sait, malgré tout, que longtemps après la chute de Raqqa, les filières et réseaux dispersés, la plupart dormants et non-signalés, ce même type de terrorisme va continuer à frapper et à se développer, partout où les populations n’auront pas encore saisi l’enjeu de la résilience : à savoir la formation spontanée de cordons de sécurité et de filtrage, au-delà et en-deçà de l’attente de renforts policiers. Cela veut aussi dire qu’il faut faire son deuil des mesures « symboliques », comme de lutter contre le djihad en buvant une bière en terrasse, des commémorations pleines d’émotion, de gerbes et de regrets, chaque fois qu’il est trop tard, pour viser un stoïcisme à la fois pro-actif et réactif, le cas échéant, mais qui commence par recenser toutes les failles que nous offrons, bonnes âmes, dans notre quotidien, dans les périodes faussement calmes avant explosion, à nos pires ennemis. Ces béances du quotidien s’approfondiront, chaque fois que les pouvoirs publics tentent d’étouffer, en pleine période électorale -et de maquiller en faits divers des actes d’une sauvagerie incomparable, comme le meurtre par le djihadiste présumé « déséquilibré » Traoré, commis à grand renfort de tortures et de psalmodies du Coran, de la malheureuse Lucie Sarah Halimi Z’l. Qui ne dit mot consent et c’est peu de dire que les gens de pouvoir, élus depuis, se sont tus.

Une partie de la population qui a grandi parmi nous, est allée à l’école de nos Etats ou de notre République, continue de faire vivre le cauchemar d’un Califat imaginaire aux idéaux soit-disant plus estimables que tout ce que nos sociétés sécularisées pourraient proposer. L’immigration de masse et le regroupement familial ne se sont pas faits sous contrat et dans un encadrement légal strict, qui aurait dû barrer le passage à ce type de « subversion » sous peine d’élimination ou d’exclusion sans coup férir. Non seulement, à l’incitation de Trump, les pays arabes doivent, les premiers veiller à l’élimination idéologique des tendances les plus radicales de l’Islam, depuis ses débuts médinois, ses dérives des Juristes-Consultes du XIIème siècle, comme Ibn Tammiyah, mais l’Europe, la première, doit faire barrage et servir de rempart contre ces extrémistes issus des Frères Musulmans, mouvement qui doit finir par être mondialement dissout, à l’instar de ce que préconise l’Egypte, du Salafisme ou/ et Wahhabisme, longtemps cultivés comme des plantes vénéneuses par les pays du Golfe, et contre la République Islamique d’Iran qui, pour partie, les manipulent pour déstabiliser tous ses adversaires proches et lointains. Il n’y a qu’un pas entre une pratique rigoriste et exclusiviste de l’islam et le désir de passage à l’acte pour se conformer encore plus « fidèlement » au cœur de doctrine islamique.

Tous comptes faits, au-delà de la formule qui accroche,  cela fait beaucoup de « loosers » à ne surtout pas perdre…  de vue, à cesser de sortir des radars de la vigilance, au nom du fait qu’on ne peut pas mettre un gendarme derrière chaque « Fiche S », ou adopter d’urgence des mesures dites « à l’israélienne » : dont l’emprisonnement préventif administratif, tant que toute la lumière n’est pas faite sur un individu ou un milieu servant de pépinières au djihad. La question de ce que l’on fera des « revenants » de Syrie reste entière et très préoccupante, pas seulement les criminels aux mains pleines de sang auxquels on offrirait une « deuxième chance » de faire mouche, mais leurs femmes -victimes-complices-consentantes ou/ et leurs enfants « victimes »-acteurs de crimes contre des adultes-otages à exécuter, terreau d’une idéologie qui repousse chaque fois qu’on lui trancherait la tête…

La perle de l’Occident reste cette Jérusalem debout contre vents et marées, contre les vagues islamistes toujours recommencées, qui fête la cinquantième année de sa libération du Joug jordanien de l’époque. C’est aujourd’hui, avec des pays anciennement battus sur le champ de bataille, comme l’Egypte et la Jordanie, que s’esquisse ce cordon sécuritaire autour de Jérusalem, afin d’abattre tous les appels au Djihad, d’hier, d’aujourd’hui (Daesh, Hezbollah, Pasdarans, Hamas…) et de demain.  Aux peuples de resserrer les rangs et à leurs dirigeants de comprendre où et qui est le véritable ennemi, loin des procès d’intention contre le Sionisme et ses actuels représentants. Il ne veut que l’émancipation d’un peuple et à travers lui, celui de tous les autres.

Par Marc Brzustowski pour ©JForum


Le présumé kamikaze qui aurait causé la mort de 22 personnes lundi soir au Manchester Arena serait un homme de 22 ans appelé Salman Abedi.

Salman Abedi, 22 ans, un Britannique d’origine libyenne, est suspecté d’être le kamikaze présumé qui a fait exploser une bombe artisanale au Manchester Arena à la fin du concert d’Ariana Grande, lundi soir, selon CBS News.

Cette information a été confirmée par les renseignements américains via l’agence Associated Press. La police de Manchester a également confirmé le nom du suspect lors d’une brève conférence de presse en fin de journée.

Salman Abedi serait mort sur place. Selon NBC News, il portait la bombe dans un sac à dos, aurait pris le métro à Victoria Station, est arrivé dans la zone d’achat des billets de l’Arena et a attendu que les gens quittent le concert et sortent de la salle pour faire exploser l’engin artisanal. L’étude des images de vidéo-surveillance est en cours.

Né à Manchester de parents réfugiés

Le suspect de 22 ans est né à Manchester en 1994. Ses parents sont des réfugiés libyens qui ont immigré au Royaume-Uni pour fuir le régime de Mouammar Khadafi, précise The Telegraph.

Salman Abedi a deux frères et une soeur, tous né en Grande-Bretagne.

ledauphine.com

Le Hezbollah redéploie ses forces d’élite Radwan au Sud-Liban, en violation dela résolution 1701 après un retrait de ses positions à la frontière entre la Syrie et le Liban

La semaine dernière, le Secrétaire-Général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a livré un discours télévisé sur la chaîne Al-Manar, pour l’anniversaire de l’assassinat du commandant du groupe, Mustafa Badreddine. En supplément de ses diatribes anti-israéliennes et anti-saoudiennes habituelles, Nasrallah a annon le retrait des forces du Hezbollah, de la frontière entre la Syrie et le Liban et la restitution de ces positions à l’armée libanaise. Sa mission – repousser la menace des milices sunnites des bastions du Hezbollah de Baalbek et de la Vallée de la Beqaa – a été accomplie, selon ce qu’il a annoncé. Mais, il y a bien d’autres choses à comprendre derrière cette histoire : les forces du Hezbollah n’ont pas été démobilisées, elles ont plutôt été tout simplement redéployées. Il apparaît que le Hezbollah a redéployé ses hommes pour les batailles à venir en Syrie.

Les djihadistes du Hezbollah ont fourni des ressources humaines absolument cruciales au régime de Bachar al Assad. L’armé syrienne est actuellement engagée dans une opération militaire à grande échelle dans le Désert syrien de l’Est, avec pour objectif d’atteindre la frontière syro-irakienne et elle a actuellement grand besoin de renforts afin de fortifier ses positions acquises, ainsi que pour contribuer à leur percée vers l’Est. Les alliés d’Assad au Hezbollah sont en train d’intégrer des combattants supplémentaires sur les champs de batailles syriens et de réorganiser leurs positions au Liban, afin de faciliter le mouvement de combattants et d’équipements supplémentaires à travers la frontière.

En effet, des rapports indiquent que le « retrait » tant claironné par Nasrallah n’était en fait qu’un redéploiement le long de la frontière libanaise. Un responsable de haut-rang au sein de l’armée libanaise a déclaré au journal pro-occidental  al-Joumhouria qu’il « n’y a pas de positions de Hezbollah à Arsal ou Ra’s Baalbek,” les villes libanaises parmi les plus proches de la fro,tière syrienne où le groupe terroriste était présent, auparavant. « Il n’y a que l’armée libanaise qui soit déployée dans ces secteurs et qui étend son déploiement sur la frontière Est du Liban ». Cela concorde bien avec d’autres récents reportages d’Al-Joumhouria disant que l’armée intensifie ses opérations contre l’Etat Islamique aibnsi que contre le groupe sunnite extrémiste anciennement appelé le Front Al Nusrah dans ces villes.

Ce responsable a aussi démenti les allégations disant que le Hezbollah aurait pris pour cible les Commandants du Front al Nusrah, à partir de la ville libanaise d’Arsal, en faisant remarquer que toute attaque de ce genre aurait été lancée à partir de positions syriennes du groupe et pas à partir du Liban. Cela coïncide avec les reportages du Daily Star et d’Al-Masdar News (un organe de presse pro-Assad), qui évoquent des « affrontements lourds » entre le groupe chiite et les djihadistes sunnites du côté syrien de la frontière dans les jours qui ont immédiatement suivi le discours de Nasrallah.

Cependant, le Hezbollah semble avoir tenu ses positions au Sud de ces deux villes. « Les sources sécuritaires » ont déclaré au journal  Al-Mustaqbal, appartenant au Premier Ministre Saad Hariri, le 18 mai, que le « Le retrait du Hezbollah des montagnes de l’Est [du Liban] était incomplet et que le groupe conserve un certain nombre de ses positions et de ses bases » qu’il a eu en sa possession depuis le début des années 1990.

Selon Al-Mustaqbal, le Hezbollah s’est retiré de la ville frontalière d’al-Tofail et des « faubourgs des villes de Ham, de Maaraboun, d’al-Tayba, d’al-Khudur et d’al-Nahleh ». Mais le groupe terroriste demeure sur des positions considérées comme  » sensibles et stratégiques » pour les cercles dirigeants du parti dans l’arrière-pays de la ville frontalière libanaise de Brital, dans la direction Nord des faubourgs de Baalbek et Nahleh. Ces positions fortifiées ot été construites pour le groupe par des ingénieurs iraniens au-dessus de tunnels qui, dit-on, s’étendent en Syrie et où sont stockés des équipements et armements sophistiqués.

Autant le journal pro-saoudien Asharq Al-Awsat basé à Londres que l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme semblent confirmer que le Hezbollah s’est simplement redéployé sur la frontière libano-syrienne. Les djihadistes chiites se sont retirés de certaines positions afin de fortifier les autres au Liban et en Syrie, qui opèrent en tant « qu’artère du Hezbollah en vue du redéploiement de ses forces et de ses armes en Syrie ». A présent, de nombreux combattants semblent être redéployés en Syrie où ils renforcent diverses opérations militaires du régime Assad ».

Autant l’agence officielle Fars News appartenant au Corps des Gardiens de la Révolution iranienne que le journal favorable au régime iranien ABNA ont révélé que le Hezbollah a « envoyé 12 régiments de 1000 hommes vers Homs, Dara’a, et Quneitra”, afin d’aider Assad à reprendre Deir Ez Zor à l’Etat Islamique, renforcer les positions du régime au Sud de Damas et se préparer à une opération « imminente à grande échelle » afin de déloger l’Etat Islamique du Centre de la Syrie. Selon Fars News « 3000 membres supplémentaires du Hezbollah » sont en mouvement vers le terminal d’Al-Tanf afin de renforcer les opérations du régime Assad dans le désert de l’Est. L’essentiel de ces forces, selon les organes d’information des Gardiens de la Révolution, étaient stationné à Zabadani, Madhaya et Sarqaya,” mais d’autres proviennent de “al-Tofail, Brital, Ham et Ma’araboun,”- qui sont, précisément les mêmes villes frontalières du Liban qu’on a dit récemment laissées vacantes par le Hezbollah.

Le reportage d’Al-Mustaqbal donnait un compte-rendu plus détaillé, même si légèrement différent, de ce redéploiment du Hezbollah. Les forces d’élite « Radwan » et d’autres forces spéciales, ont été pleinement retirées de Syrie et remplacées par la force irakienne « Badr », qui s’est retirée de l’arrière-pays Est et Nord d’Alep. L’unité « Aziz » du Hezbollah a été retirée des faubourgs de Plamyre et temporairement remplacée par l’unité « Al Qaem ».

Pendant ce même temps, les forces « Radwan » ont été mises en état d’alerte maximale et envoyées vers le Sud-Liban, en se déployant du fleuve Litani jusqu’aux fermes de Shebaa sur la frontière avec Israël -en violation totale de la Résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU. L’unité  du Hezbollah “Al-Jalil” entraînée par le Corps des Gardiens de la Révolution – dont la mission et de mener des attaques à l’intérieur de la Galilée dans une future guerre contre Israël – est demeurée en place sur ses positions du Sud Liban. l’Unité « Nasr » du Hezbollah, qui est directement placée sous les ordres de Nasrallah, par l’intermédiaire d’un adjoint identifié comme Al-Hajj Dhul Fiqar- est demeurée en réserve.

David Daoud est un analyste arabophone de la Foundation for Defense of Democracies.

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|20 mai 2017 | ddaoud@defenddemocracy.org | @DavidADaoud

Adaptation : Marc Brzustowski

Analysis: Hezbollah redeploys forces after withdrawal from Syrian-Lebanese border positions