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Marc

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DISPARITION TRES  INQUIETANTE
 
 
Madame BSIRI  Jacqueline, Rachel
66 ans,forte corpulence,.
Taille 1,60 m ,Cheveux bouclés châtains,Yeux marrons clairs
    Vêtue d’un manteau de couleur beige
    
Domiciliée à Sarcelles , elle est portée disparue depuis le 17 février 2017 à 2h du matin
En possession d’une somme importante d’argent de son passeport français,
et d’une valise de couleur rouge elle projetait de se rendre à Natanya en Israel.Sans certitude.
Depuis 45 jours la famille n’a plus aucune nouvelle d’elle
Signe particulier Souffre de troubles psychiatriques 
N’a emporté aucun de ses médicaments.
Toute information la concernant doit être communiquée
 
au BNVCA 0663883029 et à la Police

Les menaces du Hezbollah poussent Israël à ajouter des systèmes Dôme de Fer supplémentaires sur ses navires de Guerre
Quatre navires fabriqués en Allemagne ont été conçus à l’origine pour contenir un intercepteur Dôme de Fer unique. Ils en auront, dès à présent, deux.

La menace des roquettes du Hezbollag prenant pour cibles des plateformes de gaz naturel au large des côtés israéliennes a poussé la Marine israélienne à ajouter un lanceur-intercepteur Dôme de Fer aux navires lance-missiles Sa’ar 6 qui est actuellement fabriqué pour Israël en Allemagne, a révélé Dense News lundi 27 mars.

Defense News cite un officier supérieur de la Marine israélienne disant que ce changement de conception a été provoqué par les renseignements disponibles sur l’arsenal de roquettes Grad et d’autres projectiles de plus longue portée que détient le Hezbollah.

« A cause de cette menace grandissante, nous ajoutons un autre lanceur sur le Sa’ar 6 », dit l’officier cité par Defense News, parlant des bateaux destinés à défendre les champs gaziers d’Israël au large des côtes.

On sait que le Hezbollah dispose de divers systèmes de missiles de longue et moyenne portée, dont des Fajr-5 de fabrication iranienne, des roquetM-600, des Zelzal-2, des M75à plus courte portée et des Katiyushas. Mais, dselon un officier supérieur de Tsahal de la Division de la Défense aérienne de l’IAF, le groupe terroriste travaille continuellement afin d’acquérir des missiles ayant des ogives toujours plus puissantes et des trajectoires toujours plus étendues.

Selon les estimations Israéliennes, le Hezbollah a accumulé des stocks de plus de 100.000 missiles et roquettes.

En juillet dernier, l’Ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon a déclaré que le Hezbollah possède à présent 17 fois le nombre de missiles qu’il avait il y a dix ans, quand le Conseil de Sécurité de l’ONU a adpoté la résolution 1701 à la fin de la Seconde Guerre du Liban.

Le Hezbollah dispose à présent de « plus de missiles cachés sous terre au Liban que tous les alliés de l’OTAN réunis n’en possèdent au-dessus du sol », a déclaré Danon, alors qu’il présentait les récentes évaluations des renseignements de Tsahal sur cette organisation terroriste, face au Conseil de Sécurité, y compris des photographies aériennes et satellites révélant les positions du Hezbollah et les statistiques concernant les stoks d’armes et de missiles de cette organisation.

 

Par la rédaction du JPOST.COM
28 mars 2017 15:43
jpost.com
Adaptation : Marc Brzustowski

Le Hamas vient de diffuser une nouvelle vidéo qui menace de prendre pour cibles des dirigeants israéliens
Hamas continues to promise retribution for the assassination of one of its top officials, Mazan Fukha, believed to have been killed by Israel; Hamas leader Khaled Mashal announces ‘We accept the challenge’ as the video places targets on the faces of Def. Min. Avigdor Lieberman, IDF Chief of Staff Gadi Eisenkot and more.
Le Hamas continue de promettre des représailles pour l’élimination de l’un de ses principaux chefs, l’architerroriste Mazen Faqha, qu’il veut croire avoir été abattu par Israël. Le dirigeant du Hamas Khaled Mesha’al a annoncé « Nous acceptons le défi », alors la vidéo produite ajuste des cibles sur les visages du Ministre de la Défense Avigdor Lieberman, le Chef d’Etat-Major, Gadi Eisenkot et d’autres, dont le patron du Shin Bet, Nadav Argaman, etc.

Après la mort par balles du dirigeant du Hamas Mazen Faqha, abattu et tué vendredi dernier, en plein cœur de Gaza, le Hamas a fait porter l’accusation sur Israël et juré de chercher vengeance. Mercredi, le groupe terroriste qui s’est transformé en parti politique a diffusé une vidéo détaillant des images de hauts-responsables israéliens de la sécurité et promettant des représailles individuelles contre chacun d’entre eux.

La vidéo illustre sept personnalités, chacun marqué au centre d’une cible axée sur son visage : Le Ministre de la Défense Avigdor Lieberman ; le Chef d’Etat-Major Gadi Eisenkot ; le Directeur du Shin Bet Nadav Argaman ;le Directeur du Mossad Yossi Cohen ; l’Ajoint au Chef d’Etat-Major Aviv Kochavi; le Ministre de la Sécurité Publique et Ministre des affaires Stratégiques Gilad Erdan ; et le Commandant de la Brigade Oz David Zini.

 

Après avoir montré tous les visages, la vidéo se termine par la phrase : « Le type de représailles sera conforme à l’acte ».

« L’ennemi a éradiqué l’un de nos héros à Ga », a déclaré le dirigeant du Hamas Khaled Meshaal, lundi, lors d’un discours public qu’il a livré à Gaza, à la suite des récentes éliminations de dirigeants du Hamas tels que Faqha et aussi le représentant important Osama Hamdan.

 

Chief of Staff Gadi Eisenkot lifted from the Hamas video, with a target on his face

Le Chef d’Etat-Major Gadi Eisenkot extrait de la vidéo du Hamas video, une cible axée sur son visage

 

Faisant référence à Israël, il a ajouté « qu’Il a réglé son compte à l’un d’entre nous qui avait été libéré de prison. C’est une guerre ouverte et nous, les dirigeants, acceptons ce défi. Si l’ennemi change de tactique, nous l’accepterons et porterons la responsabilité  de protéger nos frères et nos soeurs. Nous adhérons au combat qui consiste à libérer nos prisonniers ( des prisons israéliennes), à libérer Jérusalem et Al-Aqsa ». Un grand panneau portant la promesse de Khaled – L’acceptation défi » – a récemment été érigé dans la ville gazaouie de Khan Younis.

Strategic Affairs Minister Erdan

Le Ministre des affaires stratégiques Erdan

Le Hamas travaille actuellement très dur pour tenter de découvrir comment ces éliminations ont pu se produire, alors qu’il veut supposer que ce serait du fait d’Israël. En conséquence, un procureur du district de Gaza a diffusé un ordre inhabituel de maintien du secret portant sur toute publication de n’importe quel détail relatif à l’enquête. Le Hamas a imposé un auto-blocus par la fermeture de toute la Bande de Gaza depuis dimanche, y compris pour les pêcheurs de Gaza. Le Hamas a seulement permis qu’un petit nombre de résidents dont les membres des familles détenus dans les prisons israéliennes de leur rendre visite, ainsi qu’il a permis aux patients et à plusieur ministres palestiniens de sortir de Gaza.

 

Defense Minister Lieberman

Le Ministre dla Défense Lieberman

 

Faqha avait été condamné à neuf condamnations à vie pour avoir envoyé un terroriste en mission-suicide. Le terroriste avait alors fait exploser sa bombe alors qu’il se trouvait à bord d’un bus Egged, tuant neuf personnes. Il avait, en définitive, été libéré huit ans plus tard et extradé vers Gaza dans le cadre de l’accord d’échange de l’otage Gilad Shalit contre 1027 terroristes. Dès sa sortie de prison, le psychopathe Faqha s’est à nouveau adonné à sa drogue favorite : le goût du sang.

A sign quoting Hamas Leader's promise to Israel: 'Challenge accepted'

Une affiche citant la promesse du chef du Hamas à Israël: ‘Défi accepté’

Le Directeur du Shin Bet Nadav Argaman a mis en garde au début de ce mois, la Commission de la Défense et des Affaires étrangères de la Knesset, en disant que le calme apparent que l’on constate actuellement est « trompeur »,alertant du fait que le Hamas et d’autres cellules et organisations terroristes essaieront demener des attentats au cours des festivités de Pessah.

Elior Levy|Publié le :  29.03.17 , 23:33

 

Une force de frappe israélo-britannique mise au point pour poursuivre des accords commerciaux post-Brexit

Une force de frappe israélo-britannique va entrer en action fin mars, afin de préparer le terrain en vue d’un nouvel accord commercial distinct, après que le Premier Ministre du Royaume-Uni Teresa May, ait formellement déclencher la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne.

Ce nouveau mécanisme, qui se réunira trois fois l’an, a été conçu par may et Binyamin Netanyahu, quand le premier Ministre israélien s’est rendu en visite à Downing Street mois dernier. Le Royaume-Uni est le second partenaire commercial d’Israël (à hauteur de 3.95 milliards de $ l’an) après les Etats-Unis etles deux gouvernements vont encore faire en sorte de stimuler ces relations étroites.

Au cours du plus gros contrat commercial entre le Royaume-Uni et Israël, Rolls-Royce a obtenu un solide contrat pour la mise en service et l’entretien de ses 1000 moteurs Trent au sein de la compagnie aérienne El A et dans l’autre sens, les systèmes Elbit d’Israël entre dans un consortium qui fournit au Ministère Britannique de la Défense des avions d’entraînement et des simulateurs de vol. Alors que les négociations commerciales avec les Etats-Unis sont une priorité pour Londres également, Israël, le Canada, l’Australie la Nouvelle-Zélande sont au sommet de la liste de la Grande-Bretagne pour les accords commerciaux d’après-Brexit.

DEBKAfile 29 mars  2017, 11:55 AM (IDT)

 

Le Premier ministre Binali Yildirim n’exclut pas d’autres campagnes en Syrie

La Turquie a annoncé mercredi la fin de son opération militaire dans le nord de la Syrie, sans préciser si elle allait en retirer ses troupes.

« L’opération Bouclier de l’Euphrate, visant à défendre les frontières de notre pays et à contrer la menace du groupe terroriste Daech (autre nom du groupe Etat islamique NDLR) (…) s’est achevée avec succès », a déclaré dans un communiqué le conseil de sécurité national dirigé par le président Recep Tayyip Erdogan.

Le Premier ministre Binali Yildirim, tout en confirmant la fin de l’opération « Bouclier de l’Euphrate », n’a pas exclu d’autres campagnes en Syrie.

« A partir de maintenant, s’il y a une quelconque menace sur notre sécurité, qu’elle vienne de Daech ou de tout autre (groupe) et si nous lançons une autre opération, ce sera une nouvelle opération« , a-t-il déclaré à l’antenne de la télévision NTV.

La Turquie a lancé en août dernier « Bouclier de l’Euphrate » contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) mais également les FDS, dominées par les Kurdes, qu’Ankara considère comme des « terroristes ».

Des soldats turcs dans un tank en route pour la Syrie depuis la ville frontalière turque de Karkamis, le 27 août 2016
BULENT KILIC (AFP)

Dans le cadre de cette opération, les rebelles syriens appuyés par la Turquie ont repris aux djihadistes plusieurs villes dont Jarabulus, Al-Rai, Dabiq et enfin Al-Bab, où l’armée turque a subi de lourdes pertes.

Cette ville d’importance stratégique, 25 kilomètres au sud de la frontière turque, était la dernière place forte des djihadistes dans la province d’Alep, dans le nord de la Syrie, et a été entièrement reprise en février.

M. Erdogan a déclaré que la Turquie voulait travailler avec ses alliés, mais sans les milices kurdes, à la reconquête de Raqa, la capitale de facto du groupe Etat islamique en Syrie.

L’annonce de la fin de l’opération de six mois en Syrie intervient à la veille de la visite du secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, qui va rencontrer son homologue turc et le président Erdogan à Ankara.

Les Etats-Unis et la Turquie, alliés au sein de l’Otan, sont en désaccord au sujet de la principale milice kurde en Syrie, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), soutenues par Washington pour lutter contre les djihadistes de l’EI mais qu’Ankara considère comme un groupe « terroriste » lié aux séparatistes kurdes qui combattent en Turquie depuis 1984.

« Coopérer avec une organisation terroriste ne grandit pas les Etats-Unis », a déclaré mercredi le Premier ministre turc, jugeant cette coopération « immorale ».

Les milices kurdes sont considérées par Ankara comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation classée « terroriste » par la Turquie et ses alliés occidentaux.

La Turquie s’est rapprochée ces derniers mois de la Russie, qui soutient militairement le régime du président syrien Bachar al-Assad, pour tenter de mettre fin à six ans de guerre meurtrière.

Mais Ankara a manifesté une inquiétude croissante face au rapprochement apparent de Moscou avec les YPG.

i24news.tv

Tentative d’attaque au couteau à Jérusalem, la terroriste abattue

29 Mars 2017 – i24 News
Tentative d'attaque au couteau à Jérusalem, la terroriste abattue - © i24 News

Aucun blessé n’est à déplorer, selon les services médicaux du Magen David Adom.

Une terroriste palestinienne a tenté de poignarder mercredi des policiers israéliens devant la porte de Damas, à l’entrée de la Vieille ville de Jérusalem, avant d’être touchée par des tirs de riposte des forces de sécurité sur place, a indiqué la police.

La femme, dont l’identité n’a pas été précisée, est sortie de la Vieille ville de Jérusalem par la porte de Damas. Elle s’est approchée de policiers et a sorti un couteau. Les policiers ont alors ouvert le feu dans sa direction, a ajouté la porte-parole.

La jeune terroriste a succombé quelques minutes plus tard à ses blessures

i24news.tv

Le général Bertrand Soubelet lâche Emmanuel Macron

Le général Bertrand Soubelet demandait l'investiture dans la dixième circonscription des Hauts-de-Seine.

Dans une lettre adressée mardi au candidat d’En Marche !, le général estime que les ralliements successifs, «à commencer par ceux de l’actuel gouvernement, ne correspondent pas à [sa] conception du changement».

Moins d’un mois après avoir rallié Emmanuel Macron, le Général Soubelet claque la porte du mouvement En Marche!. Soutien de poids issu de la «société civile», disposant d’une réelle expertise en matière de défense et de sécurité, le «général courage» dénonce les derniers ralliements à Emmanuel Macron. «J’avais besoin de croire qu’une nouvelle façon de faire de la politique était en train de naître», explique-t-il dans une lettre adressée au candidat que nous publions ci-dessous. «Les ralliements successifs tous azimuts et symboliques à bien des égards, à commencer par ceux de l’actuel gouvernement, ne correspondent pas à ma conception du changement», poursuit-il.

Jean-Yves Le Drian, puis Manuel Valls

Dans le viseur du général quatre étoiles, le soutien apporté à Macron par l’actuel ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Poids lourd du gouvernement Hollande, il n’a pas apprécié que le général Soubelet sorte de sa réserve fin 2013 lors de son audition devant le Parlement où il dénonçait les errements politiques en matière pénale et sécuritaire. Un agacement partagé par le premier ministre de l’époque, Manuel Valls… Qui vient d’annoncer son intention de voter Emmanuel Macron dès le premier tour de la présidentielle.

A la suite de cette prise de parole sans filtre devant les députés, le général Bertrand Soubelet a été remercié de son poste de numéro trois de la gendarmerie. Il est alors nommé commandant de la gendarmerie d’outre-mer, avant d’être définitivement écarté en avril 2016 ; À la suite de la publication de son essai à charge Tout ce qu’il ne faut pas dire, il est placé «hors cadre», c’est à dire sans affectation.

Dans la continuité de son ralliement à Emmanuel Macron, le général a annoncé sa candidature dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine, fief du centriste André Santini. Les équipes Macron lui ont-ils refusé l’investiture? En tout cas, ses ambitions lui ont valu quelques inimitiés au sein du mouvement En Marche!. Mais dans l’entourage d’Emmanuel Macron, on veut croire que la décision du général n’est «pas définitive». «Il faut qu’on discute avec lui des raisons de cette prise de distance.» Quoi qu’il en soit, «aucune investiture n’est encore actée» pour les législatives. «Cela doit faire l’objet d’une procédure très encadrée de notre commission d’investiture, qui n’a pas encore tranché.»

Les critiques de l’ONU contre les bombardements d’Israël sur les positions du Hezbollah sont absurdes, selon Johnson

Le Secrétaire aux Affaires étrangères s’exprime après que la mission britannique ait « mis en garde l’ONU contre ce qu’elle interprète comme des déformations flagrantes, orientées contre Israël, de la part du Conseil des Droits de l’Homme (de l’ONU). 

Boris Johnson in Ramallah, West Bank, gesturing with his right hand, March 2017
Boris Johnson à Ramallah, Bande cisjordanienne de Judée-Samarie, ce mois-ci. Photograph: Barcroft/UPI

Boris Johnson, le Secrétaire britannique aux Affaires étrangères, a condamné les critiques formulées par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU contre les bombardements des positions du Hezbollah sur les Hauteurs du Golan, comme « absolument abracadabrantesques » et d’une « absurdité sans fond ».

Il s’exprimait après que la mission britannique à Genève ait « mis en garde » l’ONU de son intention de voter contre tous les résolutions concernant la conduite d’Israël en « Syrie occupée » et dans les territoires Palestiniens, à moins que le Conseil des Droits de l’Homme ne mette un terme à ce que la mission du Royaume-Uni a décrit comme une orientation systématiquement an-israélienne.

La tonalité globale de l’approche du gouvernement du Royaume-Uni envers Israël, si ce n’est de la politique de ce pays, opère un revirement depuis l’élection de Donald Trump, laissant derrière lui le soutien enthousiaste aux critiques sévères formulées par les démocrates américains à l’encontre de la conduite d’Israël dans les territoires disputés.

Rex Tillerson, le Secrétaire d’Etat américain, a déjà menacé de se retirer du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, et Nikki Haley,  l’envoyée Spéciale américaine à l’ONU, a encore régalé les partisans d’Israël cette semaine, quand elle a promis que « l’ère du dénigrement d’Israël(-bashing ») à l’ONU est terminée.

La mission du Royaume-Uni a mis en garde l’ONU quant à sa propre approche à l’égard d’Israël, le dernier jour de la 34ème session du Conseil, la semaine dernière.

Ce geste a été interprété irascible par Tommy Sheppard, porte-parole du Parti National Ecossais à la Chambre des Communes et a fait l’objet d’une attaque de la part de Tom Brake, le porte-parole aux affaires étrangères du Parti Démocrate-Libéral.

Dans son communiqué, la mission britannique a fait clairement savoir « ses sérieuses préoccupations quant à l’augmentation des démolitions illégales et de l’activité dans les implantations », et a informé que le Royaume-Uni demeure « aux côtés de la communauté internationale », partisan de la solution à deux -Etats, mais elle a ajouté que « le modèle inacceptable des déformations et orientations politiques » employées par le Conseil ne faisaient que rendre le but à atteindre un peu plus dur et un peu plus lointain.

Le Royaume-Uni a déclaré : « Israël comprend une population de huit millions d’habitants, dans un monde de sept milliards d’individus. Pourtant, depuis sa fondation, le Conseil des Droits de l’Homme a adopté 135 résolutions spécifiques à un seul pays. 68 de ces résolutions se sont prononcées contre Israël. La Jutice est aveugle et impartiale. Cette focalisation spécifique sur Israël inutile. Israël est le seul pays qui se trouve en permanence sur l’agenda du Conseil des Droits de l’Homme ».

Johnson a déclaré aux Députés, lors des questions aux Foreign Office, mardi, qu’il était « absolument abracadabrantesque » qu’il devait y avoir une motion condamnant la politique d’Israël sur les Hauteurs du Golan », quand, après tout, dans cette région de Syrie, on avait assisté aux démonstrations les plus effrayantes de Barbarie, de la part du régime Assad et de ses sbires, et que c’est ce point que le Gouvernement de Grande-Bretagne tient absolument à souligner ». Il a ajouté que l’approche onusienne était d’une « absurdité sans fond ».

Johnson a déclaré s’opposer aux boycotts de produits des territoires disputés, disant que le choix doit uniquement revenir aux consommateurs.

Pour répondre de façon plus générale aux questions de la Chambre des Communes, Johnson a fait, de manière répétée, l’éloge de l’Amérique, en disant : « C’est un système démocratique mûr dans lequel nous pouvons placer notre confiance », en ajoutant que  l’affirmation de Trump prétendant que le GCHQ (service britannique des renseignements généraux ROEM -élétromagnétique – ou SIgint) était impliqué dans les écoutes du Président élu n’avait pas provoqué plus de dégâts à relation entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis que le passage d’un moucheron sur un rhinocéros ou un éléphant ».

Cela ne ferait pas plus de différence aux aspects fondamentaux de cette relation, a t-il insisté, bien qu’il accepte l’idée que cette simple allégation est, en soit, absurde et ridicule.

Johnson s’est fait réprimander Keith Simpson, député conservateur et ancien secrétaire parlementaire du précédent Secrétaire aux Affaires étrangères, William Hague, pour avoir évacué la controverse. Simpson adéclaré : « L’élément central de la relation anglo-américaine est fondé sur les cinq yeux (+ Canada, Australie, Nouvelle-Zélande) et sur la coopération en matière de renseignements. Les allégations du Président Trump répétées sur Fox News n’avaient rien d’un moucheron sur un éléphant. C’était profondément endommageant » (pour cette relation).

Johnson -qui était aux Etats-Unis la semaine dernière, pour y rencontrer des responsables importants de l’Administration – a déclaré avoir reçu des encouragements du fait que l’Administration Trump change de position concernant le réchauffement climatique. Il a ajouté que la politique des Etats-Unis sur une série de questions, allant de l’accord sur le nucléaire iranien à l’avenir de l’OTAN et aux relations avec la Russie, était, à présent plus étroitement alignée sur le mode de pensée de la Grande-Bretagne.

 Rédacteur Diplomatique

theguardian.com

Adaptation : Marc Brzustowski

«Minable», «sans honneur»… La colère des soutiens de Hamon contre Valls

VIDÉO – Le soutien de l’ancien premier ministre à Emmanuel Macron, même s’il était attendu, a provoqué l’ire de nombreux socialistes. «Tu nous fais honte», a brocardé le député Patrick Mennucci.

Benoît Hamon avait déjà dénoncé une «mise à mort» de son ancien adversaire Manuel Valls, dimanche soir. Mercredi matin, le candidat socialiste a une nouvelle fois réagi après la confirmation du soutien de l’ancien premier ministre à Emmanuel Macron, dénonçant un «feuilleton [des ralliements] destiné à (l’) affaiblir». «À un moment où la démocratie est en danger, où on constate qu’un grand parti, le Front national, anti-démocratique, pourrait prendre le pouvoir, ne pas respecter le verdict des urnes, ça pose problème», a répété l’ancien frondeur sur France 2, répétant une critique qu’il avait déjà exprimée deux semaines plus tôt, quand l’ancien premier ministre avait annoncé qu’il ne le parrainerait pas. «Moi, je ne feuilletonne pas avec Manuel Valls. Je ne suis pas là pour égrener mes humeurs, mes colères, mon ressentiment, je suis là pour parler aux Français et essayer de faire en sorte que cette élection présidentielle leur serve», a ajouté le parlementaire socialiste, quelques heures avant un meeting à Lille avec Martine Aubry.

«Un homme sans honneur»

En annonçant son vote à Emmanuel Macron dès le premier tour, Manuel Valls s’est attiré les foudres des soutiens du vainqueur de la primaire. L’ancien candidat Arnaud Montebourg, plutôt discret depuis sa défaite, s’est empressé de réagir par un tweet cinglant. «Chacun sait désormais ce que vaut un engagement signé sur l’honneur d’un homme comme Manuel Valls: rien. Ce que vaut un homme sans honneur», a écrit l’ancien ministre.

Chacun sait désormais ce que vaut un engagement signé sur l’honneur d’un homme comme Manuel Valls : rien. Ce que vaut un homme sans honneur.

Le député des Bouches-du-Rhône Patrick Mennucci, qui soutient lui aussi Benoît Hamon, s’est adressé directement à Manuel Valls sur Twitter. «Tu nous fais honte», a considéré cet ancien proche de Ségolène Royal. Jamais avare d’une bonne formule, Pascal Cherki a lui aussi exprimé sa «tristesse» sur Twitter.

Valls : la déchéance de crédibilité. Triste pour mon pays que cet homme ait pu un moment en être le Premier Ministre.

«C’était le carnaval ce matin!», réagit de son côté Sébastien Denaja, soutien de François Hollande. Pour ce député de l’Hérault, Manuel Valls cherche à affaiblir Benoît Hamon «avec la même violence et la même brutalité que celle utilisée contre François Hollande pour l’empêcher de se présenter». Pour lui, l’ancien premier ministre est un «scorpion qui finira par se piquer lui-même». «Il cherche à tuer le PS alors qu’il n’a pas de diplôme, pas de métier, et qu’il s’est construit uniquement par ce parti», commente-t-il au Figaro. «Alors oui, c’est une honte, ça fait mal à Benoît Hamon mais aussi à la politique car les citoyens ont besoin de responsables politiques qui tiennent leur parole». Karine Berger, autre députée socialiste, a elle qualifié de «minable» le comportement de Manuel Valls.

Un seul adjectif ce matin pour qualifier le comportement de Manuel Valls : minable

«Certains feraient bien de se calmer», proteste de son côté Pascale Boistard, secretaire d’État qui avait soutenu Manuel Valls lors de la primaire. La socialiste sonne la fin de la récréation et regrette «des mots qui ne servent à rien à part susciter le pire». «Le sectarisme et les envolées lapidaires, j’ai toujours détesté ça», a-t-elle commenté, même si elle ne «partage pas l’analyse» de Manuel Valls. «C’est vrai qu’il avait trop de désaccords pour soutenir Benoît Hamon mais il aurait pu ne pas prendre cette option», observe-t-elle, interrogée par Le Figaro. Du côté des écologistes, en revanche, on semble se réjouir de l’accélération de la recomposition.

Bonne nouvelle pour désormais libéré du bilan gouvernemental dont vient de charger , le candidat de la continuité.


«Triste», Jean-Christophe Cambadélis «appelle au calme»

Alors qu’ils sont nombreux à gauche à réclamer des sanctions contre les socialistes qui soutiennent Emmanuel Macron, le premier secrétaire du PS n’en a fait aucune mention dans son communiqué, diffusé mercredi matin. «J’appelle tous les socialistes au calme, au respect de leurs principes et de leur cohérence pour une gauche qui gouverne et qui transforme.», s’est-il contenté d’écrire, après avoir fait part de sa tristesse «de ne pas avoir réussi à convaincre Manuel Valls de ne pas soutenir Emmanuel Macron». «Le Parti socialiste rappelle qu’il sera, comme toujours, au rendez-vous du combat contre le Front national», précise le patron de Solferino.

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Réaction de @jccambadelis aux déclarations de @manuelvalls. Appel au calme mais aucune mention de sanction

Source au sein de la Défense Israélienne : recruter des alliés comme espions reviendrait à franchir une ligne rouge
Le journal français Le Monde laisse planer la suspicion qu’à l’issue d’une action entreprise en coopération, afin de neutraliser l’armement chimique d’Assad, le Mossad israélien aurait tenté de débaucher des agents français afin des les faire travailler pour lui à l’intérieur de leur propre institution. Une source de la Défense explique pourquoi cela irait même à l’encontre des intérêts de la puissance recruteuse, alors que la pratique est courante dans le cadre de pays cibles(ennemis). 

« Recruter des alliés comme espions reviendrait à franchir une ligne rouge », confie une source importante, ancien haut-placé de l’appareil de la Défense, au Jerusalem Post, ce luni 27 mars, afin de répondre à un récit publié par le quotidien français Le Monde, qui sous-entend qu’au cours d’une opération conjointe en 2010-2011, le Mossad aurait tenté de retourner des membres du personnel des renseignements français pour en faire des agents-double israéliens, afin d’obtenir des informations sur les armes chimiques de Syrie.

Cette source, qui a insisté pour rester anonyme du fait de la sensibilité du sujet traité, déclare ne pas savoir si le contenu du reportage est vrai, tout en faisant remarquer qu’on ne devrait pas l’accepter a priori comme tel, du simple fin qu’il fait l’objet d’un reportage.

Quand on l’interroge sur l’espionnage électronique passé qu’il y a pu y avoir entre les Etats-Unis et Israël, cette source affirme qu’il existe une ligne claire entre le fait de pratiquer même l’espionnage électronique (les écoutes) et celui de chercher à coopter des agents de renseignements de terrain.

Alors que le fait de tenter de transformer des espions des pays ennemis est un passe-temps favori, il affirme que cela ne s’est jamais fait au cours de sa période d’activité et qu’on connaissait cela comme quelque chose de totalement interdit.

Il n’y a pas eu de réponse officielle du gouvernement au sujet de cet article, et le Post n’a été été en mesure de vérifier de manière indépendante les prétentions factuelles ou les interprétations données à certains des événements perçus comme suspects en France.

Le Monde légitime ses assertions en introduisant dans son reportage des extraits q’il a obtenus d’un rapport interne qu’il dit avoir été rédigé par les renseignements français. Selon ce reportage, le Mossad aurait tenté de développer des relations avec des espions français « au point de franchir la ligne à partir de laquelle ils deviennent des agents doubles ».

Cette supposée tentative du Mossad visant à ecruter des espions français se serait déroulé entre 2010 et 2011, quand les services français et les services israéliens collaboraient afin de combattre les plans du régime syrien, dans le cadre de son développement d’armes chimiques, affirme Le Monde.

Au cours de l’opération conjointe, dont le nom de code était « Ratafia », les services de contre-espionnage français et le Mossad ont tenté de recruter un ingénieur syrien de haute voltige, avec l’intention de l’appâter par la ruse pour qu’il vienne en France, afin de bénéficier d’une formation supplémentaire et qu’il puisse contribuer à recruter d’autres ingénieurs.

Cependant, selon ce que prétend Le Monde, les agents israéliens auraient tiré avantage de leur proximité avec leurs homologues français, pour tenter de persuader un certain nombre d’entre eux de devenir des sources régulières de renseignements pour Israël.

Le reportage du Monde prétend que l’Opération Ratafia a été considérée comme un succès significatif par le mossad, puisqu’elle a permis à Israël de prouver que la collaboration entre l’Union Européenne et la Syrie était une couverture utilisée pour renforcer le programme notoire d’armes chimiques du Président Bachar al Assad.

Le quotidien français déclare également que le Mossad a réussi à recruter l’ingénieur syrien mentionné plus haut et à lui subtiliser des information concernant l’arsenal d’armes chimiques syrien.

Bien qu’il ne fournisse aucune preuve sans équivoque, Le Monde souligne plusieurs incidents qu’il qualifie de suspect, que les renseignements français ont mis en lumière, comme dans le cas où un des agents français assisté à un repas de Shabbat au domicile du chef du Bureau parisien du Mossad.

Le même agent était, plus tard, supposé partir en vacances à Dubaï, alors qu’en réalité, il a voyagé vers Israël, où il aurait passé du temps avec des agents du Mossad sans que ne filtre la moindre information sur ce qu’il pouvait bien y avoir à faire.

Aucune des actions mentionnées ci-dessus ne prouve nécessairement en soi les allégations de recrutement d’alliés en tant qu’espion, mais elles ont le don de provoquer au moins des soupçons de violation de protocole.

Un autre exemple supposé du même acabit, que comprend ce reportage, concerne l’enregistrement de ce qu’on qualifie de sommes d’argent suspects qui ont été déposées sur des comptes en banque d’agents français, qui ont fait partie de l’opération Ratafia.

Le Monde rapporte que plusieurs agents auraient aussi reçu des sommes importantes de liquidités, présentées par leurs collègues israéliens. En conséquence, l’article dit que les agents français ont ensuite été affectés à des rôles moins prestigieux et que leurs habilitations de sécurité ont été gelées.

La publication française prétend que les prétendus liens entre agents du Mossad et espions français ont d’abord été découvert par une autre agence française d’espionnage en charge des informations de sécurité, qui avait continué à surveiller les allers et venues des agents et documenté leurs rencontres avec les agents du Mossad.

Tous les agents du Mossad impliqués dans ce dossier ont été identifiés par leurs noms réels, selon le Monde, -assez au fait des entreprises de délation-. La France a déposé plainte contre eux et au cours du laps de six ans qui s’est déroulé depuis, le chef du Bureau parisien du Mossad est revenu en Israël. Deux agents israéliens quqi sont soupçonnés d’être impliqués dans le dossier ont quitté leurs postes et, selon ce même reportage, résident à présent à Tel Aviv, où ils travaillent tous deux comme hommes d’affaires.

Quoi qu’il en soit, le reportage atteste que les anciens agents ont récemment tenté  de faire appel à un responsable du contre-espionnage avec lequel ils avaient préalablement travaillé à Paris. Le Monde mentionne qu’en 2016, le responsable français des renseignements, qui s’appelle Bernard Squarcini, a déclaré aux enquêteurs français qu’il avait rencontré « totalement par hasard » ces deux agents.

Sa supposée interaction avec les deux agents du Mossad à la retraite peut être remarquable puisque Squarcini lui-même a lancé sa propre enquête interne sujet de ces allégations contre les agents du Mossad. Cependant, le agents que Squarcini a mis sous surveillance n’étaient pas impliqués dans l’Opération Ratafia, malgré le fait que l’ancien didrecteur était supposé être parfaitement au courant des relations qui avaient été générées entre les agents du Mossad et les agents français qui collaboraient sur ce dossier.

On s’attend à la publication par Le Monde de deux reportages supplémentaires sur ces révélations controversées.

Par JPOST.COM STAFF
27 mars 2017 09:53
Adaptation : JForum
jpost.com

Communiqué du rabbin Moché Lewin conseiller special du grand rabbin de France

Pour celles et ceux qui pensent que la Mairie de Paris, le Grand Rabbin de France Haïm Korsia, le Président du CRIF et le Consistoire cachent la vérité sur l’accident qui a endommagé 13 pierres tombales dans le carré confessionnel du cimetière de Pantin, le témoignage des personnes dans le véhicule n’a pas suffi.
Le rapport de police (par des policiers assermentés) qui certifie l’accident est pour eux également sujet à caution.
Cette théorie complotiste qui ,depuis dimanche, à enflammé les réseaux sociaux affirmait qu’il était étrange qu’aucune photo du camion n’ait été prise et que les institutions voulait cacher une profanation.

Le Grand Rabbin de France après s’être rendu au cimetière pour se recueillir et réciter des Tehilim a demandé au préfet de police de publier les photos du camion qui a heurté les pierres tombales.

Malgré les photos ci-dessous certains ne reconnaîtront pas s’être emportés un peu vite et affirmeront toutes sortes d’allégations du type le camion n’est pas assez endommagé.

Ce type de fantasmes est dangereux et porte atteinte à la communauté juive qu’ils veulent pourtant défendre. Ces mêmes personnes sont pourtant les premières, à juste titre, à condamner l’utilisation de la théorie du complot pour le 11 septembre où d’autres attentats.

Nous entrons aujourd’hui dans le mois de Nissane, qui grâce aux miracles divins à permis la libération de l’esclavage d’Egypte. Je forme le voeu que Dieu fasse un miracle et donne plus de raison et de sérénité au sein de notre communauté.


Conclusions d’enquête et simulation de l’accident, selon la MENApress Agency

 

Cimetière de Pantin : analyse et épilogue (info # 012803/17) [Analyse]
Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

Depuis plus d’une semaine, précisément depuis le lundi 20 courant, la polémique enflait au sein de la communauté juive de Paris. Qu’est-ce qui a causé la destruction d’une quinzaine de tombes dans le carré israélite du cimetière de Pantin ?

Deux raisons à cette dispute : le sentiment – c’est plus qu’une impression – d’être les laissés-pour-compte de l’appareil étatique qui, en cette veille d’élection présidentielle, drague les citoyens français de confession musulmane de manière presque obsessionnelle ; il n’est que d’entendre les discours de Mélenchon, d’Hamon et de Macron pour s’en persuader, ainsi que la passivité du gouvernement face à ceux qui détestent et menacent les Juifs en public.

Les autorités viennent ainsi d’autoriser une manifestation organisée par la CAPJPO Euro-Palestine contre ce qu’elle appelle l’ « occupation et la colonisation de la Palestine », pour la « participation à la campagne BDS » de boycott d’Israël, pourtant décrétée illégale par le gouvernement, mais aussi « plus que jamais » pour la « séparation du CRIF et de l’Etat ! » et la « dissolution de la LDJ ! ». Pour ceux qui auraient un doute, ces mots d’ordre se retrouvent sur le site Web de la CAPJPO.

Avec l’offensive visant le CRIF, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, on franchit cette fois la frontière illusoire entre l’antisionisme et l’antisémitisme. C’est l’assurance de voir scander, samedi prochain, en toute légalité, des slogans en faveur de la destruction de l’Etat hébreu et au détriment de la communauté la plus républicaine et pacifique de France. Avec, de plus, un grand risque de voir des enragés hurler « A mort les Juifs » ou « Juif, tire-toi, la France n’est pas à toi », comme c’est déjà arrivé dans ce genre de manifestations.

Les autorités auraient même demandé à la petite communauté israélite des Loubavitch de fermer sa permanence parisienne située non loin du passage de la manifestation, pour en faciliter le déroulement. On comprend, dans ces conditions, qu’il ne fait pas bon, par les temps qui courent, être un Israélite français en général, parisien, en particulier.

Autre raison de la dispute, la communication médiocre de la ville de Paris, de la police et des institutions représentant les Israélites. A l’instar de celle de la mairie :

« Lundi 20 mars, une voiture conduite par un particulier dans une allée du cimetière de Pantin a refusé la priorité à un camion de la ville de Paris. Pour éviter une violente collision, l’agent municipal qui conduisait le camion a été contraint de faire sortir son véhicule de la route. Contournant les arbres qui bordaient la chaussée, il a heurté treize sépultures confessionnelles situées dans la 48e division, avant de marquer enfin l’arrêt ».

Des sépultures… confessionnelles ? Face à l’émoi d’une communauté qui découvre les tombes de ses membres éclatées, comme à la suite d’un bombardement ou d’un cataclysme, des pierres déplacées découvrant la fosse où les êtres chers sont enterrés, tout ce que les services de Madame Hidalgo ont été capables de faire fut de parler des circonstances de l’accident, sans un mot de sympathie. En oblitérant le fait que la victime, c’était une fois de plus la communauté juive, comme si sa foi était une maladie honteuse, comme s’ils ignoraient les nombreuses profanations volontaires d’autres cimetières français par des antisémites ces derniers temps ? On parlera à tout le moins d’un extraordinaire manque de sensibilité.

Et la police, face à la surprise et aux interrogations, qui, à la place de hâter son enquête et de publier un rapport circonstancié avec photos et témoignages à l’appui, ne serait-ce que pour tordre le coup à la rumeur naissante, traîne les pieds et n’a toujours pas publié son document de synthèse plus d’une semaine après les faits.

Quant au CRIF, au Grand Rabbinat et aux autres représentants de la communauté, leur mode de communication a cent ans de retard. D’abord, ils se trompent de cible en stigmatisant le trouble qui a envahi leur propre communauté, et dont ils ne saisissent ostensiblement pas la profondeur de la blessure – ils parlent d’un « simple fait divers » ! – ainsi que l’exigence d’explications claires et rassurantes. On le distingue bien dans la note du président du CRIF, Francis Kalifat : « Un simple fait divers, qui s’est produit lundi dernier et qui avait été traité comme tel toute la semaine, s’est transformé en délire digital pendant le week-end (…). Cela est riche d’enseignements. Nous apprenons comment un événement, certes regrettable mais banal (sic), peut enfler en rumeur sur les réseaux sociaux ».

Kalifat, qui pense mettre fin aux doutes en affirmant : « Je me suis entretenu avec la personne accidentée. C’est bien à la suite d’un accident que le camion a renversé les tombes ».

Face aux multiples interrogations légitimes qui entourent l’affaire, ce que les Israélites parisiens attendent, ce n’est précisément pas ce type de messages soi-disant apaisants, ce sont des faits, des preuves. Car les indices sont bouleversants : outre la communication calamiteuse, les personnes qui se rendent sur place – dont la reporter de la Ména Patricia La Mosca et de nombreux lecteurs et amis de l’agence – ne parviennent pas à mettre en adéquation l’ampleur des dégâts et le fait qu’ils auraient pu être causés par un seul camion. Patricia, qui observe que dans ce cimetière multiconfessionnel, c’est uniquement la parcelle réservée aux Juifs qui a été dégradée, me fait même cette confidence au téléphone : « Là, ils nous prennent clairement pour des cons ! ».

Et puis il y a un arbre, intact, qui aurait dû se trouver sur le parcours du camion, et un buisson abîmé, mais du mauvais côté, comme si le camion était sorti du cimetière et non le contraire. Et ces ouï-dire des responsables communautaires, qui avancent comme autant de témoignages indiscutables : « Je vous dis que… », « J’ai vu des témoins », « J’ai rencontré le gardien du cimetière, qui m’a dit que.. », « Même le Grand rabbin l’a dit, vous mettez la parole du Grand rabbin de France en doute ? ».

On oublie facilement que, par les temps qui courent, nul n’est au-dessus du soupçon, et qu’un Grand rabbin de France avait été contraint de démissionner en 2013, car il n’avait jamais obtenu d’agrégation de philosophie comme il l’avait laissé entendre.

La colère grondait, l’impression très nette d’être floué, qui atteignait jusqu’au député Meyer Habib, se lâchant sur un réseau social en ces termes : « On pourrait savoir ce qui s’est réellement passé au cimetière de Pantin ! On nous cache des choses et là ça devient inacceptable ».

Hier, lundi, sur Facebook, on en arrivait quasiment aux insultes personnelles entre ceux qui endossaient la thèse officielle de l’accident et ceux qui la contestaient. Je fus moi-même pris à parti pour avoir refusé de conclure sans plus attendre à la malveillance déguisée en accident de la route. Un ami dont je respecte la perspicacité me reprochait de devenir plus diplomate que journaliste. Le débat commençait à s’éparpiller, ce qui m’amena à envisager une preuve facile à produire, qui permettrait de trancher dans la controverse : oubliant intentionnellement tous les autres éléments du questionnement, je conclus que, soit il existait des images, non pas de l’accident, ce qui peut arriver, mais de l’enlèvement du camion d’entre les pierres tombales, cela constituerait une preuve suffisante pour accréditer la thèse officielle. Il n’était pas envisageable, en effet, que la police – et au moins elle – ne photographie pas le désencastrement du poids lourd. A l’opposé, si ces images n’existaient pas, si les « autorités » n’étaient pas en mesure de les produire, la thèse de la malveillance semblerait la plus plausible.

J’avais pris l’engagement que, dans la seconde éventualité, la Ména ouvrirait une enquête à Paris et que nous découvririons la vérité. Je comptais, il est vrai, sur nos spécialistes de l’analyse de l’image et sur nos amis physiciens, qui ont fait du chemin depuis qu’ils ont dévoilé l’imposture de la Controverse de Nétzarim (Affaire Mohamed Dura), au début des années 2 000.

Puis, comme par enchantement, très vite, nous avons reçu les photos du camion enchevêtré dans les tombes. Jusqu’à ce matin, sans savoir qui les avait prises [mais cela n’a pas d’importance], elles n’ont cessé de nous parvenir par messages personnels. Lors, Francis Kalifat et ses amis auraient tort de continuer à stigmatiser la curiosité des gens et de les accuser de je ne sais quel complot, car mon impression à froid en découvrant les images était que le camion était trop petit, et surtout trop peu endommagé – juste un phare latéral cassé – pour avoir pu causer un carnage aussi massif. Des dizaines de pièces de marbre, de plusieurs centaines de kilos chacune, renversées par un camion pratiquement intact, qui s’est, de surplus, arrêté des mètres avant d’entrer en collision avec les pierres tombales les plus éloignées, cela n’avait vraiment pas l’air concluant.

Vers une heure du matin, heure d’Israël, la nuit dernière, j’ai réveillé les collaborateurs scientifiques de la Ména, en leur soumettant les deux thèses, oralement et par écrit, sans autre forme de commentaire. Aucun d’entre les trois n’avait suivi l’affaire, deux savaient uniquement « qu’il s’était passé quelque chose dans un cimetière juif à Paris ».

Une heure après la réception des deux premières photos, j’obtins la confirmation de mon équipe qu’elles étaient authentiques (techniquement pas modifiées). Puis les scientifiques ont passé sept heures à effectuer une simulation digitalisée de l’ « accident ». Au début de cette après-midi de mardi, utilisant l’un de nos logiciels maison, ils étaient parvenus à réaliser près de 90% des dégâts en lançant le camion jusqu’à l’endroit où il s’est immobilisé. Cela signifie que les pierres tombales au sol correspondent à 90% à ce que l’on distingue sur les photos actuelles des dégâts. Pour les professionnels, dont je ne suis pas, cela signifie également, au-delà de tout doute sensé, que c’est bien le camion qui apparaît sur les images qui a causé la destruction des tombes et non un acte de malveillance.

Dans la reconstitution (qui nécessite l’installation de notre logiciel) on voit très clairement qu’il y a eu un effet domino ; une première pierre verticale de masse imposante ayant été heurtée par l’avant du camion, en a percuté une autre, qui est tombée sur une troisième, qui, en chutant, a déplacé un couvercle de catafalque, etc.

Le résultat est celui que l’on voit sur les photos.

Je m’inquiétai du fait que ces énormes pierres soient tombées « si facilement ». Ce à quoi le physicien me répondit que le calage de ces pierres n’est en principe pas prévu pour résister à des camions, et que les camions ne circulent généralement pas dans les travées des cimetières. Il est prévu qu’elles résistent au vent et aux tremblements de terre, c’est suffisant. Pour en avoir le cœur net, j’ai appelé ce matin un directeur local de la Khévra kadisha, l’entreprise générale des pompes funèbres israéliennes, qui m’a confirmé les affirmations du physicien.

C’est presque tout. Enquête terminée. Le doute raisonnable ne subsiste pas. L’affaire nous enseigne à nouveau de ne pas confondre les indices, les intuitions et les preuves.

Presque tout parce qu’il manque un dernier volet : à la Ména, la science prime dans l’analyse, car on ne discute pas contre les lois de la physique. Mais ensuite, une autre réflexion s’impose et corrobore le travail des techniciens : l’enlèvement du camion a eu lieu de jour, il n’y a que le carré des tombes endommagées qui était interdit au public par un simple ruban rouge. Sans faire de procès d’intention à personne ni distribuer des certificats d’angélisme, il est difficile d’imaginer que les autorités municipales ou nationales auraient pris le risque énorme de faire entrer un camion dans un domaine public et de le positionner au milieu de tombes juives. Si cela fuitait, c’était un séisme de 10 sur l’échelle de Richter assuré, et un méga-scandale ingérable avant les élections.

Et placer l’une des roues du camion dans une tombe (regardez les photos)… vous parlez d’une profanation ! Non plus commise par un groupe de néo-nazis ou d’islamistes, mais par l’Etat français. Et encore, on distingue au moins trois employés qui assistent ou participent à l’enlèvement du camion : si la Ména avait dû enquêter sur place, elle aurait commencé par les identifier et les interviewer ; et ce ne sont pas des politiciens, s’il y avait eu magouille, nous n’aurions pas eu beaucoup de peine à les faire craquer, et on imagine aisément la suite.

Les photos de l’enlèvement ont ainsi conduit, comme je l’imaginais, à l’élucidation du dilemme en quelques heures. En fait, on avait atteint notre conviction à 4h du matin, nous avons finalisé l’enquête par engagement professionnel, parce que c’est ainsi que l’on procède quand on fait les choses sérieusement.

Je remercie Claude Namer, qui s’est rendu deux fois sur place et nous a remis le matériel visuel qui nous était nécessaire, découvrant les traces de pneus du camion et reconstituant fidèlement son trajet. Merci aussi à Eber Haddad, qui nous a fourni les clés ayant conduit à la solution de l’énigme.

Les photos :
Un évènement banal ?

Le camion, enchevêtré parmi les sépultures

Une roue s’est arrêtée dans une tombe

Une trace de pneu qui a permis de reconstituer précisément la trajectoire du camion

Le lien vers le site de la CAPJPO :
http://www.europalestine.com/

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Les espoirs sont grands que le Sommet Arabe débouche sur des mesures vers la paix avec Israël

Si le sommet arabe s’ouvrant à Amman, mercredi 29 mars comble les attentes de Washington et Jérusalem, la session ratifiera une initiative cruciale visant à promouvoir un processus de paix historique entre le monde arabe et Israël. Cet effort, qui a mûri au cours des cinq dernier mois de diplomatie essentiellement secrète, a été lancé par Donald Trump en novembre, peu de temps après avoir été élu Président des Etats-Unis.

L’agenda du sommet arabe officiel couvre les crises de guerres désastreuses qui s’abattent  le monde arabe, en Syrie, au Yémen, en Irak, ainsi que les problèmes économiques. Mais les dirigeants discuterons aussi tranquillement en coulisse d’une proposition amenée par le Roi saoudien Salman et le Président égyptien Abdel-Fattah el Sissi, visant à lancer de nouvelles mesures destinées à déboucher sur des relations pacifiées entre les régimes arabes modérées et Israël, puis, de façon exponentielle, vers une résolution du conflit Palestino-israélien.

Les sources de Debkafile à Washington et Jérusalem révèlent en exclusivité que le Président Trump et l’héritier du trône saoudien, le Prince Mohammed bin Salman ont planché sur cette proposition à la Maison Blanche, le 14 mars, au cours du séjour du Prince à Washington. C’était le point crucial de leurs discussions, bien qu’ils aient aussi évoqué et conclu un accord sur les crises guerrières en Syrie et au Yémen, ainsi que concernant les prochaines mesures de l’Amérique contre l’Iran sur ces deux fronts et dans la Région du Golfe.

Le Président Trump a organisé un diner en l’honneur du fils du Roi saoudien, auquel assistait le Vice-Président Mike Pence, le chef de l’équipe de la Maison Blanche, Reince Priebus, le conseiller stratégique du Président Steve Bannon et son gendre et conseiller principal, Jared Kushner.

Certaines des mesures décidées au cours de la visite du Prince Mohammed sont, depuis lors, entrées en vigueur, avec l’arrivée des forces américaines sur les arènes de Syrie et du Yémen.

Au cours de leur conversation, le Prince Mohammed a informé Trump que son père, le Roi Salman, a donné son accord pour la première fois, sur la nécessité d’aménager la proposition de paix arabe originelle datant de 2002, que le sommet arabe a ratifié sans la modifier en 2007.

Le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahu a souvent dit qu’il accepterait le plan de paix saoudien avec des amendements de circonstance. Le Prince Mohammed a ajouté que le dirigeant de facto des Emirats Arabes Unis, Mohammed bin Zayed Al-Nahyan et le Président égyptien ont répondu par l’affirmative à la requête du Roi qu’ils souscrivent à cette proposition.

Le texte sur lequel ils se sont accordés à la Maison Blanche répond aux demandes de lancement sans délai de trois étapes, afin de promouvoir des progrès vers un arrangement historique entre le monde arabe et l’Etat Juif.

Debkafile dévoile aussi que le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a déjà rejeté avec fureur l’initiative de paix saoudienne, quand le Président égyptien El-Sissi la lui a présentée au Caire, le 20 mars.

A Jérusalem, nos sources ajoutent que le Premier Ministre laisse filer la menace d’une crise au sein de sa coalition, sans chercher à la résoudre, jusqu’à ce qu’il ait des nouvelles pour savoir si le sommet arabe a confirmé l’initiative saoudo-égypto-émiratie, face à une opposition prévisible (dont celle d’Abbas). S’disposait de ce succès épique en main, Netanyahu s’attend à ce que son gouvernement puisse naviguer entre les écueils jusqu’à parvenir à bon port.

DEBKAfile Reportage Exclusif  28 mars 2017, 10:57 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

Déplacer l’Ambassade des Etats-Unis à Jérusalem : un acte nécessaire

S’exprimant devant la Conférence d’Orientation Politique de l’AIPAC hier, le Vice-Président américain Mike Pence a déclaré que Trump « envisage toujours sérieusement » de déplacer l’Ambassade américaine à Jérusalem. Du point de vue de l’ancien Ambassadeur israélien à Washington, David Ivry, cette promesse de longue haleine de la part des candidats américains à la Présidence doit finir par être tenue. 

L’Ambassade américaine à Tel Aviv, Israël (Photo: Bigstock)

Recentrer l’Ambassade américaine en Israël à sa place, de Tel Aviv à Jérusalem est un acte nécessaire depuis des années. Jérusalem est la capitale de l’Etat d’Israël et il est approprié que toutes les ambassades étrangères soient relocalisées dans la capitale, où la Knesset et la plupart des ministères du Gouvernement sont situés. L’anormalité de la situation présente est, paradoxalement, devenue la norme et rompre la norme acceptée constituera une violation du status-Quo qui aura forcément des implications politiques, en particulier en des périodes aussi sensibles que celles d’aujourd’hui.

Certes, la bévue remonte aux jours d’avant la Guerre des Six-Jours (1967). L’Ambassade américaine aurait dû être établie à cette époque, dans l’Ouest de Jérusalem. Mais encore plus absurde est le fait que le Consulat des Etats-Unis à Jérusalem ne sert principalement que les habitants arabes de Jérusalem – et pas les Israéliens du tout!

Au fil des années, de nombreuses promesses ont été faites par les Présidents élus américains, autant démocrates que républicains, en vue du transfert de l’Ambassade américaine à Jérusalem – essentiellement dans le cadre de discours de campagne. Les Présidents  qui ont fait ces promesses sont passés et repartis, mais cette promesse n’a jamais été tenue.

En tant qu’Ambassadeur israélien aux Etats-Unis, je me suis engagé dans l’une des nombreuses initiatives censées pousser à l’exécution de cette promesse.

Le premier cas s’est présenté à la suite de l’échec des négociations menées par le Premier Ministre Ehud Barak avec le Président Arafat, sous les auspices du Président américains Bill Clinton. A l’époque, en 2000, le Président Clinton a publié son projet de « Paramètres Clinton », qui, de son point de vue, auraient dû fournir les fondements nécessaires et suffisants à l’instauration de deux Etats. L’échec de ces pourparlers a été perçu par l’opinion publique comme de la responsabilité entière d’Arafat, et à partir de ce moment, on a déclaré qu’Arafat n’était pas un partenaire pour la paix, en insistant sur le fait que Barak était allé au-delà des quelques pas supplémentaires dans la direction d’Arafat.

A cette époque, l’atmosphère politique internationale était très pro-israélienne et à la conclusion de ces discussions, je me suis entretenu avec le Premier Ministre Barak, lors de notre retour à Washington et nous sommes tombés d’accord sur le fait que je devrais relancer une démarche prônant la relocalisation de l’Ambassade américaine. Naturellement, de nombreuses parties prenantes au sein de l’Administration dominée par les Démocrates ont torpillé cette initiative, bien que mon estimation est que le Président Clinton était très favorable à entreprendre ce changement, comme moyen de manifester son approbation à Ehud Barak et de faire un geste « punitif » contre la mauvaise volonté d’Arafat.

Immédiatement après, la campagne présidentielle a débuté aux Etats-Unis et George W. Bush l’a emportée et a donc été élu Président. Bush et son équipe, qui comprenait beaucoup d’amis d’Israël, percevaient ce transfert de l’Ambassade à Jérusalem comme un acte nécessaire. En effet, après son entrée au Bureau Ovale, des mesures préliminaires ont été prises, comme la révision des sites potentiels et la planification initiale ainsi que la spécification des besoins de cette nouvelle Ambassade – mais ensuite, tout s’est arrêté là.

Certes, le Président Bush a annoncé qu’il avait introduit les mesures préliminaires à la réalisation pleine et entière de cette promesse, mais il s’est ensuite retiré sur la pointe des pieds d’une telle démarche, tout au long de son mandat, en invoquant diverses raisons.

Aujourd’hui, à l’ère du Président Républicain Donald Trump, la question du changement de localisation de l’Ambassade américaine à Jérusalem est, une fois encore discutée – de façon encore plus intensive et la promesse apparaît enfin proche de son exécution. J’estime que le déplacement de l’Ambassade américaine vers l’ouest de Jérusalem – et je dois insister sur le terme : l’ouest de Jérusalem – est un geste approprié et nécessaire. Il ne peut y avoir aucune justification au fait que les USA ne reconnaissent pas l’Ouest de Jérusalem comme la capitale de l’Etat d’Israël. Cela n’implique, d’aucune façon, la position des Etats-Unis sur l’Est de Jérusalem ou le droit des Palestiniens.

Je ne suis pas naïf au point de penser que les hommes politiques perçoivent ce qui est juste ou logique comme ce qu’ils doivent faire, mais selon mon estimation, le transfert de l’Ambassade d’Etats-Unis dans l’ouestde Jérusalem est plus justifié et bien moins provocateur que l’annexion de Ma’alé Adumim. Peut-être serait-il juste de mettre les deux options sur une échelle de valeurs, à partir de laquelle les dirigeants des pays concernés devraient décider de la suite. J’estime que le camp arabe préférera cette option, aussi, plutôt que de soutenir n’importe quelle action radicale de la part des Palestiniens.

***

Le Maj. Gen. (ret.) David Ivry est Président de Boeing Israel. Il a occupé les fonctions d’Ambassadeur d’Israël auxUSA, de Dteur du Conseil National de Sécuritél, de Directeur-Général du Ministère de la Défense, de Président des Industries Aérospatiales d’Israël, ef d’Etat-Major-adjoint de Tsahal et de Commandant des Forces Aériennes d’Israël.

David Ivry | 27/03/2017

israeldefense.co.il

Adaptation : Marc Brzustowski 

L’élimination de Mazen Faqha, un commandant de haut-rang au sein de la brance militaire du Hamas,soulève plusieurs questions sur la nécessité stratégique de la mesure dans la guerre contre le terrorisme. Israël n’a jusqu’à résent, pas répondu aux accusations du Hamas, ni n’a de raison de confirmer qu’il serait ou pas, à l’origine de la mort de Faqha, et, par conséquent, la discussion se concentrera sur un contexte plus large sans évoquer l’implication supposée d’Israël.

Depuis les années 1950, quand Israël combattait les groupes terroristes palestiniens basés à Gaza, appelés les Fedayin, les éliminations ciblées étaient courantes (de première nécessité) dans la guerre contre le terrorisme. Les éliminations ciblées ont été utilisées, au fil des années dans le but de décimer diverses organisations terroristes à tous les niveaux, depuis les grands dirigeants jusqu’aux professionnels, et parmi eux les « ingénieurs », qui fabriquent les bombes et les ceintures d’explosifs, jusqu’aux opérationnels de terrain qui mènent les attentats.

 

Les avantages des éliminations ciblées sont très diversifiés : en éliminant des éléments terroristes, de futurs attentats sont évités ; les terroristes sont contraints de concentrer tous leurs efforts à leur survie personnelle, qui ralentit ainsi leur capacité à attaquer Israël ; les éliminations précises sont psychologiquement démoralisantes pour les groupes terroristes ; et la méthode contribue à minimiser les dommages collatéraux indésirés.

Les détracteurs des éliminations ciblées tendent à argumenter du fait que chaque terroriste liquidé a un remplaçant, et que le simple fait d’éliminer un terroriste va inexorablement conduire à une escalade hostilités et à des attentats de représailles. La réponse à ces arguments est que les groupes terroristes, par leur nature même, tentent d’attaquer chaque fois qu’ils le peuvent, indépendamment de tout désir de vengeance, qu’il s’agisse de la mort de l’un de leurs agents opérationnels ou d’un autre ; et généralement, une attaque terroriste consacrée à venger un camarade sera menée, quoi qu’il en soit.

C’est exact de dire que tout terroriste a une doublure, un remplaçant potentiel mais souvent, la mort d’un chef terroriste important interrompt les préparatifs en vue d’une attaque, alors que toute cette connaissance opérationnelle et cette expérience disponibles sont perdues pour l’organisation.

L’expérience accumulée d’Israël dans ce domaine nous enseigne que l’usage calculé, mesuré de l’instrument des éliminations ciblées, dans le cadre d’un rayon plus large de ressources mis en oeuvre contre l’ennemi, peut contribuer significativement à la guerre contre le terrorisme. On a un exemple fondamental de cette méthode éprouvée dans la série d’éliminations ciblées qu’Israël a mené en 2004, dont le plus prédominant à a été l’élimination du guide spirituel du Hamas, Sheikh Ahmed Yassin, dont la mort a contraint le groupe à cesser ses attentats-suicide et à accepter une « tahadiyeh » (une trêve) avec Israël.

Pour conclure, je crois que les éliminations ciblées sont un des outils les plus efficaces à la disposition d’Israël, dont les bénéfices surpassent de loin les risques, si on en fait usage avec sagesse et discernement.

Dr. Shaul Shay

Dr. Shaul Shay est conférencier au Centre Interdisciplinaire d’Herzliya.

israelhayom.com

Adaptation : M.B

Armes chimiques : le Mossad et les espions français manipulent un ingénieur syrien

 

L’opération « Ratafia », menée conjointement par les services secrets français et le Mossad, avait pour objectif de lutter contre la prolifération de armes chimiques en Syrie.mossad-iii

C’est une guerre secrète réservée aux espions. Ses batailles unissent, au sein d’alliances, des agences nationales de renseignement qui s’affrontent bloc contre bloc au nom d’une cause jugée vitale : la lutte contre la prolifération et l’utilisation des armes chimiques. Chose rare, Le Monde a eu accès aux détails d’une opération hautement confidentielle, baptisée « Ratafia » et menée, en France, par les services secrets français et leurs homologues israéliens du Mossad, contre le programme secret d’armes chimiques développé par le régime de Bachar Al-Assad. Elle a permis, avant et pendant la guerre civile en Syrie, qui a débuté en 2011, d’obtenir des informations précises sur l’arsenal syrien. Un travail de longue haleine consistant à identifier une source syrienne et à la manipuler.

Les éléments dont Le Monde a eu connaissance auprès de sources judiciaires et issues de la communauté du renseignement et diplomatique permettent de lever le voile sur le degré de connaissance réel dont bénéficiaient, à cette date, les puissances occidentales sur le programme d’armes chimiques de Damas, trois ans avant qu’elles ne le dénoncent après des massacres perpétrés en 2013. La coopération entre proches alliés permettait, semble-t-il, dès 2011, de sensibiliser la communauté internationale sur la menace que constituait le régime syrien et de tenter de faire pression pour le démanteler. Pour ne pas mettre en péril inutilement la sécurité d’agents de terrain ou d’opérations toujours en cours, Le Monde a sciemment choisi de ne pas évoquer certains aspects de cette mission.

D’après les informations transmises, en 2010, par le Mossad à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, devenue DGSI en 2014) et à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), l’opération a démarré deux ans plus tôt, à Damas, par une longue approche d’un Syrien travaillant pour le programme de développement, de production et de stockage des armes chimiques et des missiles vecteurs. La surveillance de la Syrie est depuis longtemps une priorité pour l’Etat juif et ce programme, qui concerne alors près de 10 000 salariés, selon les chiffres échangés entre les principales chancelleries occidentales, est un objectif prioritaire pour le Mossad.

Selon un diplomate français, les forts soupçons qui pesaient sur la responsabilité du renseignement israélien dans le grave accident survenu, en 2007, sur le site d’Al-Safir, lors de l’assemblage de missiles vecteurs de VX, le gaz le plus toxique des agents de guerre chimique connus, ont conduit Damas à renforcer le secret et les mesures de sécurité. De quoi inquiéter Israël. En 2010, le chef du bureau de lutte contre le terrorisme, Nitzan Nuriel, lors du 10e sommet sur le contre-terrorisme, accuse Damas de fournir des armes non conventionnelles au Hamas et au Hezbollah.

Failles psychologiques

L’objectif n’est donc pas d’éliminer des responsables du programme mais de trouver une source syrienne en matière d’armes chimiques, de connaître les liens, dans ce domaine, avec les alliés iranien, russe ou nord-coréen et d’identifier les filières d’approvisionnement. Pendant deux ans, le Mossad, par l’intermédiaire d’un contact local à Damas, entre en contact avec la cible, de quoi réunir suffisamment d’éléments pour créer de toutes pièces une histoire pouvant le convaincre de sortir de Syrie pour que le Mossad puisse l’approcher.

Habitant à Damas, il intéresse d’autant plus les services qu’il jouit d’une grande proximité avec la fille d’un haut dignitaire du régime. Ayant analysé les failles psychologiques du personnage, rêveur et romantique, et senti qu’il souhaitait s’affranchir de l’administration syrienne, son interlocuteur à Damas parvient à le convaincre qu’un autre destin l’attend et qu’il pourrait monter ses propres affaires tout en continuant à servir son pays.

Se dessine alors le scénario de voyages à l’étranger, notamment en France, un pays ami de la Syrie, en théorie sans risque pour lui, pour y faire fonctionner sa future société d’import-export. Mais l’homme n’est pas totalement libre. Pour des raisons de sécurité, son passeport est entre les mains du régime et ses voyages en France sont soumis à autorisation de sa hiérarchie. C’est là qu’entrent en jeu les services secrets français. Ils facilitent l’obtention de visas et ouvrent des portes sans que l’intéressé y voie malice. Lors de ses passages en France, une équipe de la DCRI et des agents de la DGSE sont intégrés dans le dispositif du Mossad. L’opération est intitulée « Ratafia ». Elle durera plusieurs années. La CIA et son homologue allemand, le BND, sont aussi dans la boucle.

Train de vie

Lorsqu’il atterrit à Paris, un homme le conduit dans un hôtel du 13e arrondissement. Le Mossad, au fait des habitudes de leurs homologues syriens dans la capitale française, assure qu’il n’y a pas à craindre de filature de l’ambassade de Syrie à Paris. La cible est désormais « traitée » par un faux homme d’affaires au nom italien devenu son confident et son mentor, qui le conseille et lui présente des contacts. Une grande part de ces interlocuteurs, des hommes d’affaires, des chauffeurs ou des intermédiaires, sont en réalité des agents du Mossad. La DCRI, elle, agit en protection et assure une partie de la logistique de surveillance technique, notamment les sonorisations de véhicules, de chambre d’hôtel ou les fouilles d’ordinateurs.

Le premier rendez-vous a lieu dans un hôtel de luxe, le George-V, à Paris. La prise en main psychologique de la cible fonctionne à merveille dès le début, d’autant que son ami-mentor la fait profiter de sa voiture avec chauffeur et de son train de vie. Euphorique, impatiente, presque nerveuse, elle a été circonvenue par le Mossad parvenu à lui faire croire cette fable qu’elle pense être un tournant crucial de sa vie personnelle et professionnelle. Le Mossad confie à ses partenaires français que la cible ne se perçoit pas comme un traître et ne donne pas de renseignements facilement.

Sérieux, même s’il fait montre d’un certain sens de l’humour, l’homme ne goûte guère le projet de ses hôtes de le conduire au Crazy Horse. Ces derniers ne réussiront à le traîner qu’à une représentation du spectacle musical Mamma Mia, qui sera déjà, dira-t-il, peu en accord avec son idée du divertissement. Ses accompagnateurs ont plus de succès lorsqu’ils lui apportent une chicha dans sa chambre d’hôtel. Parmi la dizaine d’agents du Mossad mobilisés pour la partie française de l’opération, les psychologues comptent autant, sinon plus, que les techniciens ou les anciens des forces spéciales.

Le piège se referme

Lors des séjours du Syrien en France, les amis de son mentor au nom italien proposent de lui vendre du matériel ou de le mettre en contact avec des fournisseurs. En sachant ce qu’il cherche, le Mossad enrichit sa connaissance des programmes chimiques syriens. Dans la foulée, le Mossad, la DCRI et la DGSE découvrent les sous-traitants, intermédiaires et fabricants français et européens qui tentent de tirer profit de cette économie de la prolifération. La manipulation progresse.

Il prend l’habitude de recevoir de l’argent en espèces et des cadeaux. Même si on lui recommande la discrétion à l’égard de son entourage, l’homme se prend au jeu et commence peu à peu à donner des informations tout en ayant le sentiment de rester loyal à Damas. L’emprise psychologique est telle qu’il reprend à son compte l’idée suggérée par les psychologues du Mossad d’aider la fille du dignitaire syrien à réaliser des projets personnels.

La technique consiste à l’impliquer dans les discussions et les décisions prises, des plus anodines aux achats et recherches de matériels, de sorte qu’il saura par lui-même, affirment les psychologues du Mossad, qu’il aura franchi la ligne jaune. Le piège se referme. Il donne davantage d’informations, notamment sur l’arsenal d’armes chimiques dont dispose la Syrie, des tonnes d’ypérite et de VX. Plus inquiétant encore, le Mossad apprend l’existence d’un projet d’acquisition de camions lance-missiles, qui avortera sans que l’on sache aujourd’hui si le Mossad y est pour quelque chose.

Une dangereuse source de prolifération

En 2011, l’euphorie semble néanmoins retombée et la cible fait état, à haute voix, de doutes sur la réalité de l’identité de son protecteur au nom italien. Mais il est trop tard. L’argent reçu lui interdit toute reculade. Le Mossad, de son côté, a acquis des informations de premier choix lui permettant d’étayer son dossier contre la Syrie auprès des Américains, qui rechignent à s’engager de nouveau au Proche et Moyen-Orient.

Les éléments transmis par les Israéliens aux Français et aux Allemands conduiront, en 2011, au gel des avoirs du Centre syrien d’étude et de recherche scientifique (CERS), pilier du programme chimique syrien, par l’Union européenne, au motif qu’il fournit à l’armée syrienne des moyens pour surveiller et réprimer de simples manifestants. Des mesures identiques seront prises, fin 2011, contre des sociétés-écrans utilisées par le CERS pour acheter du matériel sensible à l’étranger, tels que Syronics, l’Organization for Engineering Industries, Industrial Solutions ou encore Mechanical Construction Factory.

En 2005, le président américain George W. Bush avait déjà désigné le CERS comme une dangereuse source de prolifération. En 2012, le président Barack Obama annonce, à son tour, que toute utilisation ou transfert des armes chimiques par le régime de Bachar Al-Assad reviendrait à franchir « la ligne rouge ». Les attaques chimiques du printemps et de l’été 2013 contraignent la communauté internationale à réagir. La France et les Etats-Unis, alimentés par le renseignement israélien, préparent une opération qui sera stoppée au tout dernier moment, fin août 2013, par M. Obama. Le 2 septembre 2013, la France rend publics ses propres renseignements sur le recours aux armes chimiques par Bachar Al-Assad, pointant le rôle central joué par le CERS dans leur production.

P.S : Néanmoins, cette entreprise de collaboration en profondeur, selon la présentation qu’en fait le Monde, ne s’achève pas sous d’aussi bons auspices qu’elle avait commencé. La DCRI, à un moment donné, se met à soupçonner son homologue israélien, le Mossad, de chercher à recruter des agents-doubles à l’intérieur de l’édifice français. Ainsi, au moins deux agents français sont-ils invités en Israël, en bénéficiant de « cadeaux » et d’avantages en nature. Ces aventures à double-fond se terminent par la suspension de son poste du Directeur de la DCRI de l’époque, Bernard Squarcini, où certains laissent penser qu’il aurait « fermé les yeux »… Certains agents israéliens sont, en retour, invités à quitter le territoire français. 

Source lemonde

Armes chimiques : le Mossad et les espions français manipulent un ingénieur syrien

 

Le Hamas améliore ses unités de commando naval
Alors que les tensions augmentent avec l’Egypte et Israël qui, tous deux ont renforcé leur blocus de la Bande de Gaza, le Hamas investit d’autant plus de ressources dans ses équipements et son armement à l’intention de son unité des commando-navals, en préparation du prochain cycle de combat contre Israël. 

Le Hamas a commencé à élever le niveau de compétence de son unité des commandos navals dans le cadre d’un renforcement général de son armement en préparation du prochain cycle de conflit avec Tsahal, auquel on s’attend en ce moment.

Cette amélioration ne s’est pas produite sans être remarquée par Tsahal. Au cours de ces derniers mois, les Forces Navales israéliennes ont enregistré plusieurs incidents dans lesquels des marins déployés sous la mer ont lancé des grenades après le déclenchement de soupçons que des embarcations de plongeurs du Hamas s’approchaient des côtes.

 

Commandos naval du Hamas  tentent de s’infiltrer en Israël en 2014    (צילום : דובר צהל)

Hamas naval commando (Photo: Reuters) (Photo: Reuters)

Commando naval du Hamas (Photo: Reuters)

 

Plusieurs de ces cas se sont produits la zone maritime entre le Nord de la Bande de Gaza et la Plage de Zikim, déjà connue pour ce genre d’opérations au cours de l’Opération Bordure Protectrice.

En plus des séances fréquentes d’entraînement à la plongée le long de la côte de Gaza, le Hamas a commencé à produire ses propres systèmes de plongée en lien avec la fermeture des tunnles le long de la frontière égyptienne. Un mode de respiration étroite permet aux plongeurs de demeurer sous l’eau durant plusieurs kilomètres, tout en maintenant  une faible signature (de présence) et très peu de signes d’identification.

Dès qu’elle soupçonne la présence de plongeurs, la 916ème Division de la Marine – la division responsable de la zone maritime Sud. – emploie une grande diversité de contre-mesures mortelle, dont des grenades anti-personnelles sous-marine et des charges en profondeur disposant de larges zones de frappe et d’élimination (kill-zone).

 

Soldiers deploying underwater grenades

Des soldats lançant des grandes sous-marines. 

En plus de ces contre-mesures mortelles, Tsahal a aussi déployé plusieurs systèmes de détection sous-marine le long des côtes.

Selon un officier supérieur de la Marine, « Les progrès de l’unité des commandos marines est exponentielle et non-linéaire, mais nous disposons d’une vaste banque de cibles contre eux et nous savons comment détruire leur infrastructure côtière si le besoin s’en fait sentir ».

Tsahal a aussi commencé à améliorer les systèmes défensifs des vaisseaux de surface à la lumière des nouvelles menaces non-conventionnelles.

Nombreux sont ceux au sein de l’appareil dela Défense qui croient qu’au cours du prochain cycle de conflit armé contre le Hamas ou le Hezbollah,les forces terroristes vont employer des missiles Kornet antichar contre des bateaux plus petits ou de taille moyenne.

En conséquence, la Marine a commencé à déployer plusieurs systèmes défensifs, tels que le « Rubicon » et le « Coupe-Vent marin » qui tous deux fonctionnent selon le principe du système de protection active « Trophy » sur les tanks. Ces systèmes sont conçus pour intercepter et détruire les roquettes et missiles entrants.

 

(Traduit et édité par Fred Goldberg)

Yoav Zitun|Publié le :  27.03.17 , 20:58

ynetnews.com

Adaptation : Marc Brzustowski

Le Secrétaire de l’Intérieur britannique, Amber Rudd, a attaqué dimanche 26 mars, la compagnie WhatsApp pour avoir refusé aux services de renseignements et à la police un accès à son service de messagerie encryptée, util par Khalid Masood, trois minutes avant son déchaînement de violence terroriste à Londres, mercredi dernier. Elle a présenté cette obstruction comme un obstacle à l’investigation dans son attaque meurtrière et contre la prévention du terrorisme en général.

Khalid Masood a été tué par balle après avoir assassiné quatre personnes, dont un policier, quand il a lancé sa voiture contre les piétons du Pont de Westminster et qu’il a ensuite tenté de forcer l’entrée vers le Parlement. En faisant référence à son usage du service de l’encryptage WhatsApp de bout en bout,  pour communiquer avec une personne inconnue quelques minutes avant l’attentat, a déclaré Rudd : « Nous avons besoin de nous assurer que les compagnies comme WhatsApp -et il en a beaucoup d’autres ainsi – ne fournissent pas de site secret pour queles terroristes communiquent entre eux ».

Cet argument ne tient pas vraiment la route, selon les experts en cybersécurité et les sources de sécurité interrogées par Debkafile.

1. Les services de renseignements occidentaux – certainement les membres des Etats-Unis, les Britanniques, les Canadiens, les Australiens et les Néo-Zélandais appartenant au réseau des « Cinq yeux » ont découvert des façons de pirater les messages cryptés jugés « inaccessibles », véhiculés par des systèmes comme WhatsApp et Skype. Après les attentats de 2015 à San Bernardino, en Californie, le FBI, quand on lui avait refusé le mot de passe d’unIPhone utilisé par l’un des auteurs, Syed Rizwan Farook, a trouvé un autre moyen pour accéder à l’intérieur du téléphone, en le demandant à une entreprise israélienne, Cellebrite.

Si les services de renseignements intérieurs du MI5 savent quand Masood a posté  message et pendant combien de temps, son téléphone portable  doit être entre leurs mains et en état de marche. « La recherche de communication » et la cartographie de communication » peuvent, par conséquent, être mis en marche pour obtenir les adresses qu’il a appelées, à quelle fréquence et sa localisation au moment des appels. Même si ses messages ne peuvent pas être entièrement retrouvés à partir du téléphone portable, l’information peut encore être extraite grâce à l’opérateur.

Les organisations islamistes terroristes importantes, en particulier Daesh, sont suffisamment calés en technologie pour être conscientes que les arguments de la Secrétaire aux affaires intérieures de Grande-Bretagne contre WhatsApp sont bordées de toute pièce. Elles seront heureuses d’en déduire qu’elle a tenté de masquer les principales défaillances du dispositif antiterroriste de son gouvernement, qui ont été mises en lumière par l’attentat de Westminster. Cette impression a encore été renforcée par Le Commissaire adjoint de la Police Métropolitaine, Neil Basu, quand il a déclaré qu’il ne serait jamais possible de déterminer pleinement les motivations de Masood.

Daesh qui a revendiqué cette attaque commise par l’un de ses « soldats », conclura également des commentaires de la Ministre de l’Intérieur et du cghef de la police que les autorités britanniques n’arrivent pas à la moindre piste sérieuse menant vers les connexions des terroristes, de leurs complices, leur système de soutien ou réseau, qui pourraient très bien être en train de préparer la prochaine attaque.

Dimanche soir, un homme de 30 ans a été arrêté à Birmingham, le dernier site de résidence de Masood, car soupçonné de « préparer des attaques terroristes ». Il est l’un des deux hommes encore en détention, le 12ème à être appréhendé en relation avec l’enquête, après la libération de 9 autres individus.

Concernant la lutte globale contre le terrorisme islamiste, un obstacle majeur concerne l’échec des services de renseignements occidentaux à établir de bonnes relations de travail technologiques, organisationnelles, commerciales ou même « patriotiques » avec les grands groupes Internet, comme Google, Microsoft et Facebook (qui possède également WhatsApp).

Au cours de la Présidence Obama, les deux groupes se sont encore plus éloignés, en particulier après que Wikileaks ait dévoilé l’étendue jusqu’à laquelle les services de renseignements américains comme la NSA faisaient de l’intrusion dans la vie privée des gens, ou installaient des malwares dans les serveurs fabriqués aux Etats-Unis et exportés me organes de surveillance à l’échelon mondial.

Les plaintes disant que les services restent « inaccessibles » sont mensongers et démodés, dans une ère marquée par l’explosion d’une information accessible de façon universelle et par les avantages qu’elle offre aux organisations terroristes hostiles contre les services de renseignements. Il est crucial pour ces services de rattraper le temps perdu sur les capacités de ces géants du High-Tech et pour les gouvernements d’ajuster les régulations pour faire en sorte que cela vaille la peine pour ces géants de jouer le jeu des motivations patriotiques ou des bénéfices financiers qu’il y aurait à établir de vérit relations de confiance.

 

Tout comme, concernant les failles sécuritaires dévoilées au cours de l’attentat de Westminster, cinq sont les plus flagrantes :

1.  Les services de renseignements et de sécurité britanniques ne disposaient d’aucune alerte préalable.

2.  La totalité de la zone autour du Parlement et de Downing Street manquait des modalités fondamentales de protection et présentait plusieurs cibles molles aux terroristes. Cette partie de Londres est la localisation de monuments nationaux impressionnants et de points de repères uniques qui attirent des millions de visiteurs ainsi qu’elle abrite un centre financier mondial d’avant-garde. Ce manque de sécurité est très difficile à comprendre.

3.  Un portail d’accès au bâtiment du Parlement était restée ouverte et sans défense, durant un moment au cours de l’attaque meurtrière.

4. Les détails concernant la sécurité de Madame le Premier Ministre Teresa May apparaissent sur vidéo et montrent que les hommes présents ont manqué du sang-froid nécessaire pour la mettre dans le véhicule approprié, après l’avoir entraînée à l’extérieur du bâtiment vers le parking des voitures.

5. Les ponts de la Tamise, qui sont des voies centrales du cœur de Londres ne font l’objet d’aucune garde particulière, laissant, jusqu’au mercredi 22 mars 2017, la voie libre au terrorisme international.

Israël et Marine Le Pen

 

Les prochaines élections présidentielles françaises posent une fois encore la question, pour Israël, du type de relations qu’il faut entretenir avec les partis populistes. Ceci d’autant plus qu’ils deviennent forces importantes et qu’Israël peut avoir besoin de leur soutien, par exemple, au Parlement européen. Comme ils sont fréquemment nationalistes, l’attitude israélienne doit être déterminée de façon indépendante pour chaque pays concerné. Les sondages de ces derniers mois montrent, de façon continuelle, que Marine Le Pen, dirigeante du Parti FN placé à la droite de la droite, sera l’une des deux candidats dominant(e)s à l’issue du Premier Tour le 23 avril, qui débouchera sur le scrutin final pour la Présidence, le 7 mai.

Les sondages prédisent environ 25% des votes, à la fois en direction de Le Pen et du candidat réputé Indépendant Emmanuel Macron, au premier tour. Les sondages indiquent que le 7 mai, Macron devrait être élu par environ 60% d’électeurs, alors que Le Pen pourrait bénéficier d’environ 35% de suffrages[1]. S’il y a autant d’électeurs à se prononcer au cours des prochaines élections qu’au premier tour de celles de 2012, Le Pen devrait obtenir 9 millions de suffrages, au cours du premier tour et au moins 13 millions de bulletins, lors du second tour. Il s’agit d’une augmentation considérable, si on la compare à 2012, quand Le Pen a bénéficié de 7 millions de suffrages et qu’elle n’est, par conséquent, pas allée au second tour.

En deux occasions au cours de ces dernières années, des représentants de premier ordre du FN se sont rendus en visite en Israël. Louis Alliot, un vice-Président du FN et compagnon de Marine Le Pen est venu en 2011[2]. Le Secrétaire-Général du FN Nicolas Bay est venu en visite, au début de cette année. Bay a rencontré le Ministre de la Santé, Jaakow Litzman, qui, après-coup, s’est défendu en disant qu’il ne savait pas exactement qui il rencontrait[3].

Les paramètres à adopter dans l’attitude du gouvernement israélien, à propos des réunions avec des populistes – ou comme on dit « consistant à les déclarer Kosher » – semblent les suivantes : d’abord, éviter les partis qui étaient fascistes à l’origine. C’est le cas pour le FN, qui a été fondé par le révisionniste de la Shoah Jean-Marie Le Pen, père de l’actuelle cheffe de Parti[4]. Un deuxième critère consiste à éviter les partis populistes qui sont considérés  par les autres partis de leur propre pays comme n’appartenant pas à l’opposition démocratique, mais plutôt comme un possédant potentiellement une dangereuse influence, qui requiert de dresser une barrière protectrice. Le troisième paramètre consiste à savoir si le parti en question est acceptable pour la communauté juive locale. L’argument en vigueur ici est que les Juifs sont encore les meilleurs alliés d’Israël sur place.

Marine Le Pen elle-même n’a jamais été accusée d’antisémitisme, bien que certains membres de son parti le soient viscéralement[5]. Le Parti Socialiste dirigeant en France et d’autres partis dominants tentent de générer une barrière protectrice autour du FN. C’est, néanmoins, de moins en moins efficace. Depuis des années, Marie Le Pen a déjà été e invitée régulière des principales émissions de télévision française. Cela a paru, en quelque sorte, bizarre, quand la petite radio juive parisienne, Radio J l’a d’abord invitée en 2011 et ensuite, annulé son apparition sous la pression de membres de la communauté juive[6].

Le CRIF, l’organisation coordonnant les autres associations juives de France s’est exprimé ouvertement contre le FN au cours de précédentes élections. En 2015, son Président d’alors, Roger Cukierman, a déclaré que Marine Le Pen en tant que telle, était irréprochable, mais qu’on devait éviter son parti à cause des négateurs de la Shoah, des partisans de Vichy et Pétain qui la soutiennent tous[7]. Mais les remarques favorables de Cukierman à l’intention de Marine Le Pen lui ont valu des réactions négatives principalement de la part des Juifs Français de Gauche[8].

Tout cela requiert un véritable débat de fond. N’importe quel partisan de Vichy et Pétain a atteint, désormais, la fin de ses quatre-vingt ans, si ce n’est quatre-vingt dix. Le Parti Socialiste français peut être considéré comme pire que le FN concernant Israël.  On peut en dire autant avec son candidat présidentiel Benoît Hamon. Des données datant de l’élection de 2012 démontre que 13, 5% des votes juifs sont allés vers Marine Le Pen. Ce n’est jamais que 4% de moins que concernant l’opinion publique générale[9]. Est-ce une position utile pour le CRIF, si probablement presque personne ne prend son avis sérieusement en considération? =

L’idée que les Juifs sont, a priori, les meilleurs alliés d’Israël est loin d’être vraie pour tous les Juifs. Un sondage récent, lors des élections hollandaises, démontrait que près d’un tiers des Juifs des Pays-Bas ont voté pour des partis anti-israéliens. Cela comparé à 43% de la population générale. Et c’est même pire si on considère que le vote juif en faveur du Parti Travailliste surpasse substantiellement celui de la population générale[10].

A la foisLa situation économique en France et le manque d’intégration d’une bonne partie de la communauté immigrée musulmane sont tels que les fondements pour une vaste présence du FN sont visiblement là pour rester. Il est même possible que la situation économique française va continuer à se détériorer. Si c’est le cas, le FN peut encore renforcer sa position, lors de futurs scrutins. Dans les cercles officiels israéliens, le sentiment est que, même si le FN se renforce, il veut encore rechercher la légitimation de la part d’Israël. Cela pourrait aussi être un concept qui s’avère totalement faux. Dès que le FN aura obtenu une certaine légitimation électorale en France , l’attitude d’Israël envers lui pourrait progressivement devenir une considération marginale.

Aujourd’hui, Marine Le Pen veut, de toute évidence, bénéficier de contacts gouvernementaux en Israël. Cela pourrait bien ne pas être à envisager ou conseiller actuellement, mais Israël devrait certainement chercher d’autres façons d’établir des contacts avec le FN. Tout cela n’est encore que le prélude à 2018, quand le Parti des Libertés, encore plus problématique, d’Heinz-Christian Strache pourrait être en passe de devenir le parti le plus important aux élections parlementaires autrichiennes.

 

Par Manfred Gerstenfeld

 

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Le Dr. Manfred Gerstenfeld a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski.

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[1] www.ouest-france.fr/elections/sondages/presidentielle-sondage-macron-devant-le-pen-fillon-et-hamon-distances-4881237

[2] http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/12/14/en-voyage-en-israel-louis-aliot-est-alle-dans-deux-colonies/

[3] www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/01/27/35003-20170127ARTFIG00324-le-fn-n-est-toujours-pas-le-bienvenu-en-israel.php

[4] www.theguardian.com/world/2016/apr/06/jean-marie-le-pen-fined-again-dismissing-holocaust-detail

[5] www.lepoint.fr/politique/propos-negationnistes-un-responsable-du-fn-nice-suspendu-15-03-2017-2112132_20.php; www.marianne.net/debattons/tribunes/au-fn-l-antisemitisme-continue

[6] www.lemonde.fr/politique/article/2011/03/09/critiquee-radio-j-annule-l-interview-de-marine-le-pen_1490761_823448.html

[7] www.lemonde.fr/societe/article/2015/02/23/pour-le-president-du-crif-marine-le-pen-est-irreprochable-personnellement_4581604_3224.html

[8] www.jta.org/2015/02/24/news-opinion/world/crif-chief-roger-cukierman-ripped-for-defending-far-rights-marine-le-pen

[9] www.ifop.com/media/pressdocument/765-1-document_file.pdf

[10] Karen de Jager and Asjer Waterman, “Joods Nederland kiest,” NIW, 10 March 2017.

 

 


Alain Finkielkraut réagit à l’Émission… par causeur

Pour Alain Finkielkraut, la prestation de la romancière Christine Angot dans « L’Emission politique » est à marquer d’une pierre… noire. Jeudi 23 mars, on a vu « le divertissement lui-même déchoir et s’avilir jusqu’à ressusciter les jeux du cirque » car Angot ne souhaitait pas interpeller François Fillon mais « le mettre à mort ». D’après l’académicien, « elle lisait, le visage convulsé par la haine, un texte d’invectives », fonçant « fonce tête baissée sans le moindre égard pour tout ce qu’elle supprime et brise ». Triste conception du métier d’écrivain !

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Affaire Fillon: Canard qui s’en dédit…

Quand un journaliste de l’hebdo satirique se dément lui-même

François Hollande a croisé le regard de François Fillon au dernier diner du CRIF, février 2017. SIPA. 00794699_000007

Il est des oies dont on bourre le foie et des canards dont on bourre le mou. Mais quelle torture a-t-on bien pu faire subir à Didier Hassoux, le journaliste du Canard enchaîné, pour lui faire ainsi changer de ton ? Gêné aux entournures par « l’instrumentalisation politique » de son bouquin par la cible privilégiée de son employeur, le co-auteur de Bienvenue Place Beauvau n’a pas attendu plus tard qu’hier soir pour en faire l’autodafé. « On n’a pas écrit ça », a éructé le journaliste. Ecrit quoi ? Qu’il existe un « cabinet noir » à la main de François Hollande susceptible d’être à l’origine de l’interminable affaire Fillon. Accusation portée par ce dernier, sur la base de l’enquête du journaliste, sur le plateau de « L’Emission politique » hier soir.

«La seule personne qui croit qu’il y a un cabinet noir à l’Élysée, c’est François Fillon », s’aventure même notre volatile, très vite devenu bien tatillon. Comparons.

«Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande», écrit celui qui dénonce (dénonçait ?) dans son livre « les secrets inavouables d’un quinquennat ». On pourrait s’arrêter là. Mais, bon public, continuons. « Pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit. D’abord il y a Tracfin, le service de renseignement de Bercy, le ministère piloté durant tout le quinquennat par Michel Sapin, un ami de quarante ans du Président[sic]. La plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici, dans cet immeuble ultra-sécurisé du 9e arrondissement de Paris, entièrement classé secret-défense. Là, cent vingt fonctionnaires sont habilités à fourrer leur nez dans les comptes en banque de n’importe qui. » Encore ? « Depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, c’est comme si une malédiction judicaire s’était abattue sur son prédécesseur. » Une dernière : un « cabinet noir » ? « Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire ! » Mais il existe une « addition d’indices troubles et de témoignages étonnants ».

En effet, Didier Hassoux « n’a pas dit ça ».  Mieux, on déduit de la lecture de son enquête que François Hollande serait à l’origine de toutes les affaires qui ont touché le camp adverse pendant son mandat, sauf de celle-là. C’est vrai quoi, François Fillon on n’y touche pas. La preuve, le président l’a (re)dit lui-même ce matin: « il n’y a pas de cabinet noir à l’Elysée » (il n’a pas parlé de Bercy). C’est clair ? « Macron c’est moi » mais François Fillon c’est pas moi ! Si le malheur de l’un fait le bonheur de mon poulain c’est totalement fortuit. « Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire. […] Moi président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante. […]Moi président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur. » J’utiliserai seulement comme tel celui de mon prédécesseur pour mieux faire en sorte de choisir mon successeur. Ah non pardon, ça non plus il ne l’a pas dit…

Kevin Erkeletyan
Journaliste

Publié le 24 mars 2017 / Politique

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L’ANTISÉMITISME N’EST PAS UNE EXPLICATION SUFFISANTE

 

C’est une idée reçue – notamment en Israël et aux Etats unis – que si des Juifs quittent la France, c’est pour fuir l’antisémitisme[1]. C’est une vue très superficielle des choses. Il est vrai que tout le monde n’est pas sociologue ou historien pour comprendre ce qui se passe au moment où on le vit. Quoiqu’il ne suffise pas d’être sociologue, car nous en avons rencontré  durant les années 2000 pour nous dire qu’il n’y avait pas d’antisémitisme mais plutôt du communautarisme juif…

L’antisémitisme, qui est bien réel, ne compte dans ce départ – c’est la thèse que je défendrais – qu’à titre de symptôme d’une réalité plus profonde, à savoir l’expérience concrète et la plupart du temps muette, que le mode d’identité juive sur la base duquel nous vivons depuis la deuxième guerre mondiale, n’est plus actuel ni valide. Le paysage dans lequel il est né et s’est développé a disparu totalement. Il n’est plus porté par la société, ni amarré à elle. C’est un bateau sans gouvernail, dont le capitaine a perdu ses cartes et ses instruments de navigation, en période de tempête, à savoir l’ébranlement et l’égarement de la société française.

Je considère que je n’ai plus à le démontrer car j’en ai fait l’analyse dans un livre paru en 2005, L’avenir des Juifs de France (Grasset), auquel les institutions juives comme le milieu communautaire n’ont alors donné ni écho, ni débat. Bien plutôt, je me suis vu exclu de l’arène des débats.

Ce qui est en jeu aujourd’hui, comme il y a 10 ans, ce ne sont pas des causes passagères mais des bouleversements de fond, qui concernent la société française, certes, mais qui retentissent aussi très fortement et spécifiquement sur la condition juive.

Le message le plus fort, subliminal, qui nous fut donné de cet état de faits, fut, dès le début des années 2000 le déni de l’antisémitisme, doublé de la mise en cause du « communautarisme » juif et d’Israël. Ce déni a atteint des proportions majeures, aussi vastes que la société française, comme le montre la campagne électorale. Qu’elle tourne toute autour du Front National comme si il était le pivot de la carte politique française et n’évoque quasiment jamais, en tout cas publiquement et ouvertement, la réforme impérative de l’islam a quelque chose de fascinant que les historiens psychanalystes analyseront dans 50 ans.

Dans ce paysage, ce qui compte, c’est un phénomène bien plus important: l’ébranlement de l’Etat et de la souveraineté qu’entraîne l’unification européenne, le problème non résolu d’un islam dont le devenir est critique étant donné son importante démographie, le traitement toujours résolument et étroitement sécuritaire et non politique du terrorisme et notamment de l’antisémitisme. Trois critères qui mesureront le statut des Juifs dans le proche avenir. Si le dilemme électoral se résout à un choix entre Le Pen et Macron, alors nous aurons le choix entre Charybde et Scylla.

L’enjeu concerne en effet le statut à venir des Juifs, que ce soit sous un régime multiculturaliste – dans lequel ils deviendront une minorité religieuse, marginale et négligeable, bénéficiant d’une citoyenneté de second ordre, corsetée dans ses quotas ethniques; que ce soit dans la sortie hors de l’U.E. – par laquelle ils reviendront à la condition « israélite », rendue nécessaire par l’impératif qu’elle entrainera de réformer autoritairement l’islam, dans l’hypothèse où celui ci se laisse faire…

Si rien de cela ne se fait alors tout ira à vau-l’eau, dans une dégradation générale et rampante. Il faut voir loin. C’est le long terme qui importe. Certes, c’est dur, exigeant et aléatoire – tout choix sera éprouvant – mais les pétitions de principe ne suffiront pas.

Par Shmuel Trigano

*À partir d’un éditorial sur Radio J le vendredi 24 mars 2017

[1] Les Israéliens le pensent aussi, ce que confirme le sondage national que l’Association israélienne Dialogia, récemment créée, a réalisé en Israël.

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http://dialogia.co.il/wp-content/uploads/2016/12/Sondage-Dialogia-Commentaire-long.pdf