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Hava

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Greenblatt tête nue porte des Lions

Le représentant du président américain Donald Trump, Jason Greenblatt, était une personnalité parfaitement inconnue en Israël. Jusqu’à l’année dernière où, à la faveur d’une réunion, Trump, alors en pleine campagne pour la présidentielle, l’a présenté aux journalistes des médias juifs, comme étant une éminence en matière de géopolitique Moyen-Orientale.

A partir de là, l’image de Greenblatt qui s’est alors imposée dans les esprits, était celle d’un homme portant une grande kippa noire. Pas une photo qui ne le représentât ainsi coiffé de ce couvre-chef.

Or, c’est tête nue qu’il a fait sa première apparition à Jérusalem, lors d’une réunion, dans sa fonction de délégué aux négociations internationales, de l’Administration Trump. Bien que le fait de porter la kippa ou pas en public, relève d’un choix personnel, et soit relatif à la vie privée, il était impossible de ne pas relever ce changement.

Certains, cependant, ont fait plus qu’en prendre note. Ils ont pris la liberté de le critiquer et commenté avec ironie : Greenblatt se sentait assez à l’aise pour porter une kippa, quand il travaillait avec Trump à la « Trump Tower », mais il y renonce, pour rencontrer le Premier ministre israélien, à Jérusalem.

Mais la raison à cela est limpide. Quand Greenblatt représentait les intérêts commerciaux de Trump à New York, ce qu’il portait sur sa tête était absolument sans conséquence.

Mais maintenant qu’il a été propulsé dans le rôle de médiateur américain pour la paix israélo-palestinienne, il ne veut pas que l’on puisse douter de son impartialité, et le soupçonner d’identification, avec l’une des parties en conflit. Sa crédibilité pourrait s’en trouver infirmée. Porter une kippa lors de négociations pour des transactions foncières à New York, c’est une chose, quand à négocier pour la paix au Moyen-Orient, ç’en est une autre, et mieux vaut ne pas avoir l’air d’habiter Beit Shemesh.

Considérons un instant la situation contraire. Les Israéliens seraient-ils tout à fait à l’aise, si le négociateur en chef des États-Unis du Département d’Etat au Moyen-Orient était une femme de confession musulmane, coiffée d’un hijab?

La comparaison peut paraître un peu superficielle. On peut tout à fait être pro-israélien sans porter de kippa, ou très pro-palestinien sans hijab. Mais le message que l’on donne par son apparence a son importance. Et ce qui a été perçu, c’est qu’en rencontrant Netanyahou tête nue, Greenblatt voulait s’afficher comme étant le représentant impartial du gouvernement américain.

Les photos d’un négociateur américain, circulant dans la région, entre Jérusalem et Ramallah, en kippa, ne contribueraient guère à renforcer la crédibilité de Greenblatt dans le monde arabe. Et lorsqu’une administration fait ses premiers pas, et surtout cette administration-là, sa crédibilité est de la plus haute importance.

Soit dit en passant, ce n’est pas comme si Greenblatt était un juif honteux, soucieux de dissimuler son appartenance et son identité. En route vers Israël, il a tweeté une photo de lui en tallit, avec tefillin et siddour, accompagné d’une légende qui disait que c’était l’heure de la prière du matin à l’aéroport de Francfort. « Prions pour la paix », a-t-il encore écrit.

Pourtant, il y a aussi quelque chose de très symbolique dans la décision de Greenblatt de ne pas porter de kippa. Pendant une campagne électorale, on peut dire certaines choses sans problème. Mais une fois au pouvoir, on voit les choses différemment, et les responsabilités au sein d’une administration tendent à influencer sur la rhétorique choisie.

En pleine campagne, Trump et son équipe, pouvaient aisément parler de déménager l’ambassade américaine à Jérusalem, du droit historique des juifs de vivre en Judée et en Samarie, et soutenir les constructions dans les implantations. Mais une fois en fonction, face à des pressions venant de toutes part, du ministère de la Défense, du Département d’Etat, de Jordanie, d’Egypte et d’Arabie Saoudite, il convient d’être plus nuancé. D’autres considérations entrent en jeu, qui pendant la campagne, pouvait aisément être balayées d’un revers de manche. Une fois au pouvoir, quand leur responsabilité est engagée, chaque mot compte et ils accordent une importance plus aigüe à leurs déclarations.

Greenblatt a navigué cette semaine dans des eaux troubles, dans lesquelles de plus expérimentés que lui ont perdu pieds. Greenblatt est un avocat immobilier, pas un diplomate professionnel. Pour autant, son manque d’expérience, n’est pas nécessairement un handicap. D’autant plus qu’ils sont légions à avoir fait choux blanc avant lui, et pas des moindres négociateurs. Peut-être même que son manque d’expérience lui permettra de voir les choses avec un œil neuf. Il se découvrira le talent de savoir creuser un sillon, là où ces prédécesseurs aguerris avaient négligé arbitrairement de le faire.

Greenblatt a également l’avantage de commencer le travail quand la barre est au plus bas. L’ancien président Barack Obama avait nommé George Mitchell comme ambassadeur du Moyen-Orient, deux jours seulement après son investiture, le gratifiant du titre pompeux d’ « Envoyé spécial pour la paix à mi-chemin vers l’Est ». Le portefeuille de Greenblatt est plus modeste: « représentant délégué aux négociations internationales ». Représentant !

Quand Trump, l’homme d’affaires consommé, regarde vers l’est, il voit miroiter la possibilité d’un «deal ultime» à négocier, qui se profile au Moyen-Orient, dont il serait l’heureux artisan. Mais Greenblatt lui, commence lentement, sans avoir d’attentes irréalistes. Il a évoqué avec Netanyahou, l’amélioration des conditions de vie des palestinien. Et avec Abbas, il s’est entretenu du renforcement des capacités des forces de sécurité palestiniennes et de l’arrêt de l’incitation à la haine. Il parle de convenir de directives avec le gouvernement israélien, qui portent sur où Israël peut ou ne peut pas construire dans les implantations.

Il avance à petits pas, sans coup de théâtre médiatique. Des étapes raisonnables qui indiquent qu’il cherche d’abord à construire des bases solides, et pas immédiatement de remporter le grand shlem. Les visites officielles et gesticulations d’un «Envoyé spécial pour la paix au Moyen-Orient», sont beaucoup plus dramatiques. Alors que quelques avancées pratiques, même modestes sur le terrain, peuvent permettre efficacement de marquer quelques points.

Greenblatt apporte aux problèmes de la région une approche différente, et un style différent. Peut-être que ça marchera, peut-être pas. Mais une chose est sûre: l’approche qui a été celle de ces 25 dernières années, toutes sous la houlette de gens fort d’une incontestable vaste expérience, n’a mené nulle part.

JerusalemPost – Traduction JForum

Le journal Tunisien Acharaa Al Magharibi a lancé une polémique en révélant que des agents de sécurité Tunisiens ont été entraînés au Krav Maga par un représentant d’une société Israélienne, société ayant signée un contrat avec le ministère de l’Intérieur Tunisien !

Le contrat aurait été signé en 2013. Des formateurs Tunisiens ont été formés par des représentants de la société Israélienne.

Selon la journaliste Kaouther Zantour (video ci-dessous),  » le formateur qui a entraîné les futurs formateurs Tunisiens portait la tenue de la société Israélienne, dont le siège se trouve à Budapest.

Selon un porte-parole du Ministère, le Ministère de l’Intérieur n’a pas signé de contrat avec des Israéliens, mais uniquement avec une représentant de la société qui, lui, est tunisien. De plus, toujours selon le Ministère, le contrat a pris fin.

L’ancien directeur national de la sûreté nationale Tunisienne, Abderahman Haj Ali, pousse la paranoia encore plus loin en affirmant que ce contrat aurait permis une infiltration du Mossad au sein du ministère de l’Intérieur !

Il a ajouté que ce représentant a pu pénétrer dans des casernes ou des lieux sensibles et donc, il a pu avoir accès à des données sensibles.

PS : quand expliquera t-on à ces braves Tunisiens qu’on ne peut pas avoir « le Beur et l’argent du Beur »? 

Ajoutée le 14 mars 2017

La journaliste Kaouther Zantour, rédactrice en chef du journal hebdomadaire Acharaa Al Magharibi est intervenue dans Midi Show de ce mardi 14 mars pour revenir sur l’article publié concernant l’entraînement d’agents sécuritaires tunisiens par une agence Israélienne privée.

Elle a expliqué que selon des sources sécuritaires, un contrat a été établi depuis 2016 avec une société sioniste basée à Budapest « Krav Maga Académie », pour entraîner des agents au système de combat de l’armée Israélienne, contre une rémunération et tenue par un tunisien.

koide9

Question : pourquoi offrir de la confiture à un animal taref qui ne la mérite pas?

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré mardi à Jason Greenblatt, nommé comme délégué aux négociations internationales, par le président américain Donald Trump, qu’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens était possible. « Le président Abbas a déclaré à M. Greenblatt que, sous la direction du président Trump, un accord de paix historique est possible et qu’il renforcerait la sécurité dans toute la région », dit le communiqué.

Greenblatt et Abbas se sont rencontrés mardi à Mukata, le siège présidentiel de l’AP à Ramallah. C’était la deuxième réunion entre le dirigeant palestinien et un membre de la nouvelle administration américaine. M. Abbas avait déjà rencontré le directeur de la CIA Mike Pompeo à Ramallah, à la mi-février.

Saeb Erekat, secrétaire général du Comité exécutif de l’OLP, Nabil Abu Rudeinah, porte-parole d’Abbas, et le chef des services de renseignement de l’AP, Majid Faraj, ont assisté à la réunion. Greenblatt a affirmé à Abbas, que le président Trump s’engageait à travailler avec les Israéliens et les Palestiniens, afin de parvenir à un accord de paix, par le biais de négociations directes, a ajouté le communiqué.

Trump a fait savoir qu’il souhaitait parvenir à un «deal ultime» pour résoudre le conflit, entre Israël et les Palestiniens. Pour autant, il ne s’est pas engagé clairement sur la nature de cet accord ultime. « Je considère les deux options, celle à deux Etats et celle à un Etat, comme envisageables, et je serai satisfait du choix que feront les parties concernées… Je peux aussi bien vivre avec l’une ou l’autre de ces solutions », a déclaré Trump lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche avec le Premier ministre Benjamin Netanyahou, le 15 février dernier. Trump rompt par là, avec des années de défense farouche d’une solution à deux États, prônée par les gouvernements américains précédents.

Abbas, quant à lui, s’est engagé à lutter contre l’incitation à la haine et sa rhétorique incendiaire, dit la déclaration. Netanyahou a fait valoir que l’incitation à la haine des Palestiniens constitue un obstacle majeur au processus de paix, et alimente la violence envers les Israéliens.

Début mars, Nikki Haley, ambassadeur américain à l’ONU, a pressé son homologue Riyad Mansour, l’ambassadeur palestinien aux Nations Unies, de prendre des mesures pour mettre fin à l’incitation à la haine des palestiniens. Le président Abbas a déclaré à plusieurs reprises, y compris lors d’une réunion récente avec un groupe d’Israéliens à Ramallah, que l’incitation à la haine, a cours à la fois dans les sociétés palestinienne et israélienne. Il a appelé de ses voeux, la relance d’un comité tripartite israélo-palestinien-américain-anti-incitation, pour traiter du problème.

Abbas et Greenblatt ont discuté de projets divers, visant à développer l’économie palestinienne et à créer davantage d’opportunités économiques,  poursuit le communiqué. Le produit intérieur brut palestinien s’élève actuellement à environ 300 millions de dollars par an, soit beaucoup moins que le PIB d’Israël, qui s’élève à plus de 12 milliards de dollars.

Les dirigeants palestiniens ont exprimé leur intérêt à coopérer avec les Etats-Unis et Israël, afin d’améliorer l’économie palestinienne. Toutefois, ils ont pointé que tout effort dans ce sens, devait se conjuguer à la promotion d’un plan, visant à établir un Etat palestinien indépendant. M. Abbas a également déclaré qu’il allait s’employer à «créer une atmosphère propice à la paix, et qu’il renforcerait ses efforts de sensibilisation auprès du public israélien», a déclaré le communiqué.

Abbas a rencontré de nombreux groupes d’Israéliens au cours de l’année écoulée dans le cadre de réunions, organisées par le Comité palestinien pour l’interaction avec la société israélienne, une initiative dirigée par le chef du Fatah, Muhammed al-Madani. Greenblatt a décrit sa rencontre avec Abbas sur Twitter comme « positive » et « de grande envergure ». Greenblatt a également rencontré mardi un certain nombre d’autres groupes palestiniens, dont une association d’entrepreneurs, un groupe d’étudiants de Bethléem, des responsables de la sécurité de l’AP et des résidents du camp de réfugiés au nord de Ramallah.

La rencontre de mardi avec Abbas intervient moins d’une semaine après que ce dernier ait obtenu son premier rendez-vous téléphonique avec Trump. Au cours de cet entretien, les deux dirigeants ont exprimé leur désir de travailler ensembles, afin de parvenir à un accord de paix. Cette conversation téléphonique a été un réel soulagement pour les responsables palestiniens, fortement déçus que Trump n’ait pas contacté le dirigeant palestinien plus tôt.

Lundi, Greenblatt a rencontré Netanyahou pendant cinq heures, à la résidence du Premier ministre, à Jérusalem. Netanyahou a déclaré lors d’une conférence de presse mardi, que ses entretiens avec Greenblatt étaient «bons», «détendus» et «francs au sens positif du terme». Netanyahu a déclaré: «Je ne peux pas vous dire que nous sommes parvenus à un accord, mais je crois que nous nous sommes entendus de manière sérieuse et amicale. Je pense que nous allons probablement parvenir à conclure un accord au terme de nos efforts. « 

Netanyahou a également  clairement signifié à Greenblatt, son intention de construire une nouvelle implantation, destinée aux habitants expulsés d’Amona, un avant-poste illégal, récemment démantelé. Si le gouvernement entérine cette décision, ce sera la première fois depuis 25 ans, qu’une nouvelle implantation verra le jour dans les territoires disputés.

Jérusalem Post – traduction JForum

  • En 1990, la « loi Gayssot » a été adoptée, stipulant que « toute discrimination fondée sur l’appartenance ethnique, la nationalité, la race ou la religion est interdite ». Depuis lors, la loi a été utilisée pour criminaliser toute critique de la délinquance arabe et africaine, toute question sur l’immigration venue du monde musulman, toute analyse négative de l’islam. De nombreux auteurs ont été condamnés à une amende, et la plupart des livres « politiquement incorrects » sur ces sujets ont disparu des librairies.

  • Le gouvernement français a demandé aux médias d’obéir strictement à la « loi Gayssot ». Il a également demandé que les manuels d’histoire soient réécrits pour inclure des chapitres sur les crimes commis par l’Occident contre les Musulmans et sur la « contribution essentielle » de l’islam à l’humanité. Tous les manuels d’histoire sont « islamiquement corrects ».
  • Dans les hôpitaux, des Musulmans demandent de plus en plus à être traités par des médecins musulmans, et refusent que leurs épouses soient examinées par des médecins de sexe masculin.

2 février 2017: Une zone de non droit dans la banlieue Est de Paris. Des policiers en patrouille entendent des cris. Ils décident d’intervenir. Un jeune homme les insulte. Ils décident de l’arrêter. Il les frappe. Un combat a lieu. Le jeune homme accuse un policier de l’avoir violé avec une matraque. Une enquête policière établit rapidement que le jeune homme n’a sans doute pas été violé. Mais c’est trop tard. Un processus toxique s’est enclenché.

Sans attendre de preuves, le Ministre de l’Intérieur dit que les policiers se sont « mal comportés ». Il ajoute que « l’inconduite de la police doit être condamnée ». Le Président français François Hollande se rend à l’hôpital pour apporter son soutien au jeune homme, et dit que celui-ci s’est conduit d’une manière « digne et responsable ». Le lendemain, une manifestation contre la police est organisée. La manifestation se transforme en émeute.

Des émeutes auront lieu pendant plus de deux semaines. Elles toucheront plus de vingt villes dans toute la France. Elles s’étendront jusqu’au cœur de Paris. Des dizaines de voitures seront incendiées. Des magasins et des restaurants seront pillés. Des bâtiments officiels et des postes de police seront attaqués.

Les policiers se sont vus demander de ne pas intervenir. Ils ont fait ce qu’on leur a dit de faire. Peu d’arrestations ont eu lieu.

Le calme revient lentement, mais des émeutes peuvent aisément recommencer. La France est un pays à la merci de soulèvements de grande ampleur. Ceux-ci peuvent survenir n’importe quand, n’importe où. Les dirigeants français le savent, et trouvent refuge dans la lâcheté.

Ce qui se passe est le résultat d’un processus délétère enclenché il y a cinq décennies.

Au début des années 1960, après la guerre en Algérie, le Président Charles de Gaulle a engagé le pays en direction de relations plus étroites avec les États arabes et musulmans.

Les flux de « travailleurs immigrés » venus d’Algérie, du Maroc et de Tunisie, qui avaient commencé quelques années plus tôt, se sont fortement accrus. Les nouveaux arrivants n’ont pas été incités à s’intégrer. Chacun pensait qu’ils rentreraient chez eux à la fin de leurs contrats de travail. Ils ont été installés dans la banlieue des grandes villes. L’économie était dynamique, et créait beaucoup d’emplois. Il pouvait sembler qu’il n’y aurait pas de problèmes.

Vingt ans plus tard, de sérieuses difficultés étaient devenues évidentes. Les immigrants étaient désormais des millions. Des gens d’Afrique subsaharienne avaient rejoint ceux venus des pays arabes. Des quartiers peuplés seulement d’Arabes et d’Africains s’étaient formés. La croissance économique avait ralenti et le chômage de masse s’était installé. Les immigrants qui avaient perdu leur emploi n’étaient pas rentrés chez eux, et vivaient souvent d’allocations sociales. L’intégration n’avait pas lieu. Bien que nombre des nouveaux arrivants soient devenus citoyens français, ils étaient souvent imprégnés de colère contre la France et l’Occident. Des agitateurs politiques avaient commencé à leur apprendre à détester la civilisation occidentale. Des bandes violentes de jeunes Arabes et Africains commençaient à se former. Des affrontements entre les bandes et la police se produisaient souvent. Quand un membre d’une bande était blessé par la police, les agitateurs politiques en profitaient pour inciter à davantage de violence.

La situation était difficile à contrôler. Mais rien n’a été fait pour améliorer les choses. Ce qui s’est passé a été plutôt l’inverse.

En 1984, un mouvement appelé SOS Racisme a été créé par des militants trotskistes, et a commencé à définir toute critique de l’immigration comme « raciste ». Les principaux partis de gauche ont soutenu aussitôt SOS Racisme et ont semblé penser qu’en accusant leurs opposants politiques d’être racistes, ils pourraient attirer les voix des « nouveaux citoyens ». La présence d’agitateurs islamistes, aux côtés d’agitateurs politiques dans les quartiers arabes et africains, et l’émergence de discours islamiques anti-occidentaux, ont alarmé de nombreux observateurs. SOS Racisme a immédiatement désigné ces derniers à la vindicte et les a qualifié de «racistes islamophobes».

En 1990, une loi rédigée par un député communiste, Jean-Claude Gayssot, a été adoptée. Elle stipulait que « toute discrimination fondée sur l’appartenance ethnique, la nationalité, la race ou la religion est interdite ». Depuis lors, la loi a été utilisée pour criminaliser toute critique de la délinquance arabe et africaine, toute question sur l’immigration venue du monde musulman, toute analyse négative de l’islam. De nombreux auteurs ont été condamnés à une amende, et la plupart des livres « politiquement incorrects » sur ces sujets ont disparu des librairies.

Le gouvernement français a demandé aux médias d’obéir strictement à la « loi Gayssot ». Il a également demandé que les manuels d’histoire soient réécrits pour inclure des chapitres sur les crimes commis par l’Occident contre les Musulmans et sur la « contribution essentielle » de l’islam à l’humanité.

En 2002, la situation dans le pays était devenue dramatique.

Les quartiers arabes et africains étaient devenus des « zones de non droit ». L’islam radical s’était largement répandu et des attentats islamistes avaient commencé à se produire. Des dizaines de voitures étaient incendiées chaque semaine. L’antisémitisme musulman était en hausse rapide et allaient de pair avec une augmentation des attaques anti-juives. SOS Racisme et les autres organisations anti-racistes ne parlaient pas de l’antisémitisme musulman. Craignant d’être accusées de « racisme islamophobe », les organisations chargées de lutter contre l’antisémitisme se taisaient elles aussi.

Un livre appelé Les territoires perdus de la République, dirigé par Georges Bensoussan (sous le pseudonyme « Emmanuel Brenner »), a été publié. Il décrivait la réalité. Il parlait de la haine radicale envers l’Occident chez les jeunes d’origine immigrée, et de la haine envers les Juifs chez les jeunes musulmans. Il soulignait que les « zones de non droit » étaient au bord de la sécession et ne faisaient plus vraiment partie du territoire français lui-même. Les grands médias ont ignoré le livre.

Trois ans plus tard, en octobre 2005, des émeutes ont éclaté dans tout le pays. Plus de 9 000 voitures ont été incendiées. Des centaines de magasins, de supermarchés et de centres commerciaux ont été pillés et détruits. Des dizaines de policiers ont été blessés. La tempête s’est arrêtée lorsque le gouvernement a conclu un accord avec les associations musulmanes pour ramener le calme. Le pouvoir a, alors, changé de mains.

Depuis, l’Etat peine à maintenir l’ordre en France.

Un autre livre, Une France soumise, a été récemment publié par l’homme qui avait dirigé Les territoires perdus de la République quinze ans auparavant, l’historien Georges Bensoussan. Aujourd’hui, c’est la République française en son ensemble qui est un territoire perdu.

Les « zones de non droit » ne sont plus du tout territoire français. L’islam radical et la haine de l’Occident règnent au sein des populations musulmanes et, au delà, au sein des populations d’origine immigrée. L’antisémitisme musulman rend la vie invivable pour les Juifs qui n’ont pas encore quitté la France et qui n’ont pas les moyens de déménager dans des quartiers où les Juifs ne sont pas encore menacés: les XVIe et XVIIe arrondissements de Paris; la ville de Neuilly.

Partout en France, des professeurs de lycée vont travailler avec un exemplaire du Coran pour s’assurer que ce qu’ils disent en classe ne contredit pas le livre sacré de l’Islam.

Tous les manuels d’histoire sont « islamiquement corrects ». Un tiers des musulmans français disent vouloir vivre selon la charia islamique et non selon les lois françaises.

Dans les hôpitaux, des Musulmans demandent de plus en plus à être traités par des médecins musulmans, et refusent que leurs épouses soient examinées par des médecins de sexe masculin.

Des attaques contre des policiers se produisent quotidiennement, et les policiers ont des ordres: ils ne doivent pas entrer dans les « zones de non droit ». Ils ne doivent pas répondre aux insultes et aux menaces et ne doivent pas réagir. Ils doivent fuir s’ils sont agressés. Parfois, ils n’ont pas le temps de fuir.

En octobre 2016, deux policiers ont été brûlés vifs dans leur voiture à Viry-Châtillon, au Sud de Paris. En janvier 2017, trois policiers sont tombés dans une embuscade et ont été attaqués au couteau à Bobigny, banlieue Est de Paris.

Le 2 février dernier, les policiers ont réagi. Quand un homme est devenu violent, ils n’ont pas fui. Le gouvernement français ne pouvait que les considérer comme coupables et entériner l’accusation de viol. Le policier concerné n’est sans doute pas coupable de viol, mais il est coupable d’être intervenu. Le gouvernement français a également incriminé ses collègues et les a accusé de « violence ». Ils vont tous être trainés devant les tribunaux.

Le jeune homme qui a détruit la vie des policiers n’est accusé de rien. Dans toutes les « zones de non droit », il est devenu un héros. Les grandes chaînes de télévision lui ont demandé des interviews. Il s’appelle Théodore, ou Théo. Des panneaux « Justice pour Theo » ont fait leur apparition. Des bannières portant le nom de Théo sont déployées lors de manifestations. Des émeutiers crient son nom, en alternance avec le nom d’Allah.

Quelques journalistes ont osé dire que Théo n’est pas un héros et que les « zones de non droit » sont des réservoirs de haine anti-occidentale, antisémite et anti-française prêts à exploser. Mais ces journalistes sont prudents. Ils savent qu’ils risquent des poursuites.

Georges Bensoussan, le directeur de publication des Territoires perdus de la République et d’Une France soumise, a été trainé en justice. Une plainte a été déposée contre lui par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qui le poursuit pour avoir dit : « Aujourd’hui nous sommes en présence d’un autre peuple au sein de la nation française, qui fait régresser un certain nombre de valeurs démocratiques qui nous ont portés ». et « Il n’y aura pas d’intégration tant qu’on ne se sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu, comme un secret ».

Des juges ont été immédiatement chargés de l’instruction. Le verdict a été rendu début mars. Bensoussan n’a pas été condamné. Le CCIF a fait appel. Bensoussan est un homme de gauche. Il est membre de « J Call », un mouvement critiquant « l’occupation israélienne de la Cisjordanie » et demandant « la création d’un Etat palestinien viable ». Mais de telles positions ne suffisent plus à le protéger. La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), organisation fondée en 1927 pour lutter contre l’antisémitisme, a soutenu le CCIF. Les organisations qui sont censées combattre l’antisémitisme en France s’accrochent à des fantasmes et pensent apaiser les criminels. Elles ne mentionnent jamais l’antisémitisme musulman et se joignent volontiers à la lutte contre le « racisme islamophobe » et contre des auteurs juifs comme Georges Bensoussan.

Des élections présidentielles auront lieu en France, au mois d’avril. Le Parti socialiste a choisi un candidat, Benoît Hamon, soutenu implicitement par l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), la branche française des Frères musulmans.

L’extrême gauche et les communistes auront aussi leur candidat, Jean-Luc Mélenchon, un admirateur inconditionnel de Lénine, Hugo Chavez et Yasser Arafat, et un ennemi résolu d’Israël.

Hamon et Mélenchon obtiendront chacun sans doute environ 15% des voix.

Un troisième candidat de gauche, Emmanuel Macron, est un ancien membre du gouvernement socialiste français sous François Hollande. Pour attirer le vote musulman, il s’est rendu en Algérie et y a déclaré que la colonisation française avait été un « crime contre l’humanité ». Il a déclaré plusieurs fois que la culture française n’existe pas et que la culture occidentale n’existe pas non plus, mais a laissé entendre que la culture musulmane doit avoir « sa place » en France.

Le candidat conservateur, François Fillon, promet de lutter contre l’islam sunnite, mais a dit qu’il veut une « alliance forte » entre la France, l’Iran et le Hezbollah. Sa réputation est gravement endommagée par un scandale d’ « emplois fictifs ». Il a attaqué la communauté juive de France, vraisemblablement pour obtenir des voix musulmanes, et a dit que les Juifs ne respectent pas « toutes les règles de la République ». Il a dit aussi qu’Israël représentait une « menace pour la paix mondiale ».

Marine Le Pen, candidate du Front national, pourrait sembler la plus déterminée à redresser la France, mais son programme économique est aussi marxiste que celui de Hamon ou de Mélenchon. Et elle aussi veut attirer l’électorat musulman. Elle s’est rendue au Caire il y a quelques mois pour rencontrer le Grand Imam d’al-Azhar. Comme tous les autres partis politiques français, son parti a soutenu les positions anti-israéliennes de l’ancien président américain Barack Obama, ainsi que la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée le 23 décembre l’an dernier.

Marine Le Pen sera probablement en tête au premier tour de l’élection, mais sera presque certainement battue au second tour: tous les autres candidats se rallieront sans doute au candidat qui sera face à elle, probablement Macron, peut-être Fillon. Marine Le Pen pense que dans cinq ans la situation en France sera pire encore, et qu’elle aura alors une chance sérieuse d’être élue.

Il y a quelques mois, dans un livre qu’il venait de faire paraitre, La guerre civile qui vient, le chroniqueur français Ivan Rioufol notait : « Le danger n’est pas le Front national, qui n’est que l’expression de la colère d’un peuple abandonné. C’est le déchainement d’une idéologie apocalyptique qu’il s’agit de stopper pendant qu’il est encore temps ».

Guy Millière – Gatestone institute

Syrien, Januar 2017 - "Arab Steel Factory" vom Warlord Mohammad Jaber, General und Gründer der umstrittenen Desert Hawks Miliz mit Sitz in Latakia. In der Fabrik werden die Fahrzeuge seiner Truppe gewartet. Panzer der Miliz.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’est rendu à Moscou jeudi pour obtenir du président russe Vladimir Poutine que la présence de son pays en Syrie contribue à aider Israël à bloquer les velléités de l’Iran qui voudrait profiter du chaos ambiant pour s’implanter de façon durable sur la frontière nord d’Israël.

Jusqu’à présent, le gouvernement israélien est resté relativement calme face aux développements du conflit qui fait rage depuis six ans dans la Syrie voisine, agissant militairement seulement quand sa sécurité est menacée. Mais maintenant, alors que le président syrien Bashar al-Assad  bénéficie de l’alliance stratégique entre la Russie et l’Iran, l’influence croissante de Téhéran dans toute la région alarme Israël.

Au début de sa rencontre avec Poutine, Netanyahou a pointé les progrès significatifs, réalisés par la Russie et d’autres acteurs de la région, dans la lutte contre les groupes militants islamistes, y compris l’Etat islamique et Al-Qaïda. Il a toutefois ajouté que «la victoire sur le terrorisme de Daesh, ne doit pas avoir pour conséquence, une recrudescence du terrorisme iranien et ses supplétifs. Nous ne voulons pas changer un terrorisme contre un autre terrorisme.

A l’issue de la réunion, Netanyahou a publié une déclaration dans laquelle il a dit: «J’ai dit clairement qu’en ce qui concerne la Syrie, Israël ne s’oppose pas à ce qu’il y ait un accord. Nous nous opposons fermement à ce que cela soit la porte ouverte pour que l’Iran et ses mandataires Militaires en Syrie, restent ici, dans le cadre d’un tel accord. « 

Bien que la Russie n’approuve pas certains des objectifs stratégiques de l’Iran, dans une Syrie d’après-guerre, on ne sait pas jusqu’à quel point Poutine irait soutenir toute intervention israélienne pour empêcher l’Iran de construire une sphère d’influence de Téhéran au Liban, via la Syrie et l’Irak.

« La Syrie est à la croisée des chemins en ce moment. D’un côté, il y a un cessez-le-feu qui semble se profiler qui maintiendrait Assad au pouvoir dans la mesure où il a réussi à reprendre le contrôle de certaines parties de son pays. Israël est inquiet que l’Iran et ses proxies obtiennent une part du gâteau et ne s’implantent durablement en Syrie « , a déclaré le ministre israélien Tzachi Hanegbi, un proche allié de Netanyahou.

Depuis que la Russie a pénétré sur le territoire syrien il y a deux ans, Israël a souligné à plusieurs reprises à Poutine qu’elles étaient ses lignes rouges concernant l’Iran et les groupes qu’il soutient – le Hezbollah libanais et d’autres milices chiites impliquées dans les combats en Syrie. Netanyahou s’est rendu à Moscou quatre fois au cours des 18 mois passés, et les deux parties ont conclu des accords de coopération visant à prévenir d’éventuels affrontements entre leurs avions de guerre dans l’espace aérien syrien. Cependant, Hanegbi a déclaré qu’Israël estime qu’il est temps de se concentrer sur l’avenir.

Dans ses déclarations officielles, Moscou n’a pas voulu faire des prédictions sur ce qui se passerait lorsque le conflit prendrait fin en Syrie, avec l’accumulation des moyens militaires Iraniens déployés dans la région.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov, dans une interview accordée dimanche au journal al-Hayat, cité par l’agence de presse Interfax, a déclaré que toute décision concernant le retrait des forces iraniennes dépendrait des dirigeants syriens.

« Les autorités légales qui seront légitimement à la tête de la Syrie seront celles qui auront le droit d’exiger le retrait de toutes les puissances étrangères du pays », a déclaré M. Bogdanov.

Cette position officielle reflète la réalité, qui est que Poutine n’a ni la capacité ni l’intention d’exclure l’Iran d’un règlement en Syrie, dans la mesure où le rôle de l’Iran dans le soutien à Assad dépasse de loin celui de la Russie, a déclaré Vladimir Frolov, un analyste de politique étrangère basé à Moscou.

Au cours de la guerre en Syrie, l’Iran a fourni des milliards de dollars pour renforcer le régime d’Assad et a contribué en grande partie à son maintien au pouvoir, en soutenant l’armée syrienne, grâce à des milices chiites recrutées dans la région et ailleurs.

De fait, l’Iran s’est considérablement implanté dans toute la Syrie, ce qui lui donne un nouvel avantage stratégique dans tout conflit futur avec Israël. Des membres du Corps des Gardiens de la révolution iranienne, sont maintenant présents le long de la ligne de cessez-le-feu de 1967 avec Israël dans les hauteurs du Golan, les mettant directement en face des troupes israéliennes et ce, pour la première fois.

Rien que le Hezbollah, qui dispose entre 6 000 et 8 000 combattants en Syrie, est considérablement actif dans le Golan. Mercredi, une milice chiite iranienne d’Irak, le Hezbollah al-Nujaba, a annoncé avoir créé une nouvelle unité, la Brigade de libération du Golan, dédiée à la libération des hauteurs du Golan occupées par Israël depuis 1967. La réaction Russe à cet évènement laisse perplexe ; « Si le gouvernement syrien le demande, nous sommes prêts à prendre des mesures pour libérer le Golan », a déclaré l’agence de presse iranienne Tasnim, citant un porte-parole.

De plus, on pense que l’Iran a déployé des missiles en Syrie capables d’atteindre profondément le territoire israélien. Or, Poutine, qui a fait du soutien à Assad une pierre angulaire de sa politique, ne serait probablement pas disposé à soutenir une véritable incursion israélienne. « Compte tenu de tout cela, il est difficile de savoir ce que Poutine pourrait promettre à Netanyahou », a déclaré Frolov. « Il pourrait, et probablement, promettra beaucoup, mais ne sera pas en mesure de tenir ses promesses.

Eglash reported from Jerusalem. Liz Sly in Beirut contributed to this report. Washington Post

Résultat de recherche d'images pour "centcom command structure"C’est ce que vient d’annoncer le commandant du Centcom, le général Joseph L. Votel, au Comité des services armés du Sénat.

Centcom a fait face à un certain nombre de défis importants au cours des 12 derniers mois, y compris en Irak et en Syrie, au Pakistan, au Yémen, en Egypte et dans le Sinaï, le détroit de Bab-el-Mandeb.
« Nous traitons également d’une gamme d’activités malveillantes perpétrées par l’Iran et ses mandataires opérant dans la région », a déclaré le général lors de l’audience sur la position du Commandement central des États-Unis et du Commandement des États-Unis pour l’Afrique.

« Selon moi, l’Iran représente la plus grande menace à long terme pour la stabilité dans cette partie du monde », a déclaré M. Votel.

Les activités iraniennes sont préoccupantes, selon Votel. Elles incluent « l’influence maligne à travers l’Irak et la Syrie, » et les efforts pour soutenir le régime syrien et exploiter les endroits qui concentrent une forte population Chiites.

‘Zone très complexe’

La zone de responsabilité de Centcom, qui couvre 10 millions de km carrés de la région du Golfe arabe en Asie centrale, reste une «zone très complexe, caractérisée par une instabilité et un conflit généralisés», a-t-il déclaré.

La région est «de plus en plus encombrée» avec des États-nations externes, dont la Russie et la Chine, qui poursuivent leurs propres intérêts en tentant de changer les alliances, a déclaré Votel.

«La région centrale est le lieu où se jouent de nombreux défis sécuritaires, auxquels notre nation est confrontée et, surtout, les menaces dans cette région continuent de représenter la menace la plus directe aux États-Unis et à l’économie mondiale . « 

Des groupes extrémistes violents tels qu’Al-Qaida et l’Etat islamique d’Irak et la Syrie profitent du climat d’insécurité, des tensions ethno-sectaires accrues, de l’incertitude économique et de la gouvernance faible ou corrompue qui règnent dans la région, a expliqué Votel.

« Ces groupes ont clairement indiqué leur désir et leur intention d’attaquer la patrie des États-Unis, nos intérêts à l’étranger et l’intérêt de nos partenaires et alliés », a-t-il dit.

Progrès dans la lutte contre Daesh

La coalition contre Daesh continue de renforcer son combat, en battant les terroristes en Irak et en Syrie, et en faisant pression sur les terroristes sur plusieurs fronts et dans tous les domaines, selon Votel.

Il a souligné l’importance de travailler avec les membres de la coalition et les partenaires sur le terrain.

« Comme vous le voyez clairement démontré en Irak et en Syrie, en Afghanistan, au Yémen et ailleurs dans toute notre zone de responsabilité, nous avons adopté une approche« par, avec et à travers »qui repose lourdement sur les forces indigènes», a déclaré Votel.

La campagne anti-Daesh, qui en est à sa troisième année, est en phase avec son plan militaire visant à vaincre les terroristes en Irak et en Syrie, selon Votel.

« Si nous devons prendre les mesures nécessaires pour contrer les menaces immédiates, telles que Daesh en Irak et en Syrie », a déclaré Votel au comité, « nous devons également trouver des moyens d’aborder ses causes et d’autres causes profondes de l’instabilité régionale si nous voulons avoir des effets positifs durables dans cette partie du monde. « 

Afghanistan Mise à jour

Les forces de sécurité afghanes entament leur troisième année de pleine responsabilité de la sécurité, avec un soutien limité des États-Unis ou de la coalition, a souligné Votel.

Tandis que les talibans ont gagné en 2016, les forces afghanes ont rapidement réagi et renversé la tendance en reprenant certains acquis talibans, a-t-il dit. Selon le général, il est essentiel que les États-Unis continuent d’aider les forces afghanes à combler les lacunes en matière de capacités sécuritaires, y compris dans le domaine de l’aviation.

Selon Votel, le commandant de la mission Resolute Support en Afghanistan, John W. Nicholson, est en train de développer des conseils et des recommandations à l’intention du secrétaire à la Défense, Jim Mattis, sur la voie à suivre en Afghanistan.

« Je crois que cela impliquera des forces supplémentaires pour s’assurer que nous pouvons conseiller de façon efficace et contribuer plus efficacement à la réussite de cette mission « , a déclaré Votel.

By Lisa Ferdinando DoD News, Defense Media Activity US DEPARTMENT OF DEFENSE – traduction JForum

L’armée israélienne a autorisé mardi 600 soldats à quitter leurs bases en portant des vêtements civils, par crainte d’agression ou de harcèlement s’ils retournaient chez eux en uniformes militaires. L’armée a également ouvert une ligne d’assistance 24 heures sur 24 pour les soldats ultra-orthodoxes qui pourraient avoir besoin d’aide en cas de menaces, a rapporté Ynet…..
L’initiative intervient après une montée des tensions dans les quartiers ultra-orthodoxes.

Des juifs ultra-orthodoxes ont symboliquement pendu lors de la fête de Pourim des mannequins de soldats dans les rues d’un quartier religieux de Jérusalem pour protester contre le service militaire obligatoire.
Plusieurs effigies de juifs ultra-orthodoxes revêtus de l’uniforme militaire ont été accrochés par le cou à une corde dans les rues du quartier de Mea Sharim.
« A bas les hardak », proclamait une pancarte accrochée à l’un des pantins en employant un terme péjoratif pour désigner les juifs ultra-orthodoxes endossant l’uniforme.

Les policiers, avec l’aide des pompiers, ont mis plusieurs heures à décrocher les mannequins suspendus à plusieurs mètres de hauteur le long de façades ou à des fils en travers des rues. La police a dit dans un communiqué prendre « avec un sérieux extrême » les entreprises « de la part d’ultra-orthodoxes visant à attiser la haine contre les soldats ».
Obligatoire sauf exception, le service militaire, de deux ans et huit mois pour les hommes et deux ans pour les femmes, est un motif constant de crispation parmi les ultra-orthodoxes israéliens, qui représentent environ 10% de la population. Il est régulièrement à l’origine de heurts avec les policiers.
Une partie des ultra-orthodoxes considèrent la conscription comme une source de tentations pour les jeunes, sortis du monde fermé de la prière et de l’étude religieuse.


Les étudiants religieux à temps plein dans les écoles ultra-orthodoxes peuvent demander un report ou une exemption, mais ils doivent s’enregistrer au bureau de recrutement. Certains refusent de s’enregistrer et sont considérés comme déserteurs.
En 2014, le Parlement israélien a voté une loi obligeant les juifs ultra-orthodoxes à servir dans l’armée ou à effectuer un service civil national.

YNET

Les autorités polonaises sont convaincues d’avoir retrouvé un criminel nazi réfugié aux États-Unis. Elles comptent entamer des démarches en vue d’obtenir son extradition. Il s’agirait d’un certain Michael Karkoc, âgé aujourd’hui de 98 ans, qui vit à Minneapolis….

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il y a 73 ans, il aurait ordonné le meurtre de 44 Polonais alors qu’il avait 25 ans.
Selon les sources polonaises, Karkoc aurait été officier dans la légion ukrainienne qui combattait les Soviétiques sous le commandement des SS.

Résultat de recherche d'images pour "Michael Karkoc nazi"En juillet 1944, il aurait incendié avec les hommes de son unité deux villages polonais, Chlaniow et Wladyslawin, à titre de ‘représailles’ pour venger la mort d’un officier SS qui avait été tué.
D’après l’enquête dont les résultats ont été publiés par l’agence de presse AP, Karkoc aurait ordonné qu’on mette le feu aux deux localités avec leurs habitants, causant la mort de 444 personnes, y compris des femmes et des enfants.
L’auteur du rapport aurait retrouvé Karkoc chez lui, dans l’Etat du Minnesota, en 2013. Mais la famille de Karkoc dément toutes les accusations portées contre lui.
Karkoc a émigré aux Etats-Unis en 1949 avec deux fils d’un premier mariage. Interrogé par le service d’immigration, il a prétendu qu’il n’avait pas servi dans l’armée et avait exercé le métier de menuisier. Il s’est ensuite remarié et a eu quatre autres enfants.

Source Chiourim

Pourquoi les bourreaux fascinent davantage que les victimes ? Depuis « Portier de nuit », au cinéma, la fascination pour le bourreau est souvent au-devant de la scène tant à la télévision que sur le grand écran et en littérature. 

Pour être en phase avec notre actualité, France 3, chaîne du service public, ce qui n’est pas accessoire, a décidé de programmer à la date anniversaire de la tuerie, un documentaire sur Mohamed Merah en interrogeant, entre autres, la famille proche du tueur de Toulouse et de Montauban. Les familles des victimes, encore accablées de douleur, s’insurgent avec raison et demandent au Président de France Télévisions de déprogrammer ce reportage.

Je ne connais pas le contenu de ce programme, mais j’entends la publicité qui lui est déjà faite pour créer l’évènement et je m’interroge sur cette fascination que provoquent les bourreaux dans les médias.

Sous le prétexte de vérité ne dissimule-t-on pas une sorte de voyeurisme détourné et d’autant plus répugnant ?

Je pense à cette phrase de Jean-Luc Godard : « La pire des barbaries, c’est de donner la parole aux bourreaux ».

La recherche de la « vérité » n’est pas une excuse face à la barbarie et par réflexe humaniste, on en viendra sans doute à tenter de comprendre comment des hommes sont devenus si monstrueux, on finira par leur trouver des circonstances atténuantes, voire de bonnes raisons…

Aller tuer à bout portant une petite fille ou un soldat désarmé, avec une caméra accrochée à son blouson, ne mérite aucun pardon. C’est simplement, le visage hideux de l’abjection.

Pourquoi fallait-il aller interroger la famille proche de cet assassin ?

Pour comprendre ? Pour apprendre ?

Mais quoi exactement ?

Pourquoi fallait-il que les médias diffusent en boucle les images de ce voyou aux multiples passeports, faisant des pirouettes en voiture ?

Pour nous dire qu’il est comme nous ? Qu’il nous ressemble ?

Non, je ne ressemble pas à Merah, ni à ses proches qui trouveront naturellement les mots pour excuser ses actions.

Je refuse qu’on puisse accorder une quelconque indulgence aux bourreaux, ceux d’hier, les nazis les plus abjects, comme ceux d’aujourd’hui : les fondamentalistes du 11 septembre, les bouchers du GIA, les meurtriers de Casablanca, de Madrid, ou de Londres.

Non, je ne ressemble pas à Fofana, ni à ces barbares, les tueurs d’Ilan Halimi.

Il faut que les journalistes, les auteurs et les cinéastes s’interrogent sur leur responsabilité.

Réaliser un reportage, écrire un livre ou faire un film sur les assassins met inévitablement en lumière les assassins au risque d’en faire des héros.

Ne voit-on pas, depuis le drame de Toulouse une multitude de jeunes revendiquer haut et fort le nom de Mohamed Merah ?

France 3, qui s’apprête – coïncidence – à financer un film sur le supplice d’Ilan Halimi, vu du côté de ses assassins, devrait s’interroger sur ses choix.

Humaniser les barbares, ceux qui veulent tout, tout de suite, face à Ilan Halimi, c’est choisir, quoi qu’on dise, la voie de la compréhension, de la compassion. Humaniser Merah face à Myriam Monsenego c’est vouloir charger la société de tous les maux et c’est le faire au mépris des victimes.

Quand l’immonde Merah a tué, il l’a fait de sang-froid, il a rattrapé des enfants qui fuyaient la mort et il a filmé leur exécution. Nous sommes là au-delà de l’atroce.

Quand les barbares humilient, torturent, mutilent, puis tuent Ilan Halimi au prétexte qu’étant un juif, il est riche ou que toute une communauté derrière lui va payer, cet assassinat, non plus, ne mérite aucune excuse, aucun pardon.

Il suffit. Je me fous des justifications, des enfances difficiles, de la méchanceté de la société et du fatras de la bien-pensance.

Merah comme Fofana, sont complices dans l’abominable. Ils sont faits de chair et d’os, ils ont un cœur, des mains, peut-être même un cerveau, mais ce n’est pas la société qui a levé leur bras, tenu leur main quand ils ont donné la mort.

J’ai plus à apprendre des faibles que des amis des assassins.

Je ne veux entendre que la douleur des victimes et de ceux qui leur survivent.

J’ai plus à apprendre et à m’enrichir de la force des parents de Myriam, de Mme Sandler, de la maman d’Ilan, de ce qu’ils ont subi et de ce qu’ils trouvent en eux, pour vivre encore. Ma compassion n’est pas extensible à l’infini, et je ne perds pas mes repères.

Quant à ceux qui construisent la légende des bourreaux au prétexte de roman, de film ou d’information, qu’ils s’arrangent avec leur conscience.

Alexandre Arcady

 

Moshé KAHLON, actuel ministre des Finances, a déclaré lors de sa dernière conférence de presse :  » nous avons entrepris de grandes choses qui jusqu’à présent n’avait jamais été faites et ce sur tous les plans, y compris celui de la fiscalité. Nombre de ministres craignaient d’amorcer ces révolutions. J’ai conscience que j’en paie et paierai les conséquences sur le plan politique « .

Lors d’une conférence de presse télévisée diffusée le 11/03/2017 sur la chaine nationale Arouts 2, Moshé KAHLON, actuel ministre des Finances, s’est notamment exprimé sur le sujet de l’immobilier confiant  » qu’à ce jour tout ce qui pouvait être entrepris sur le plan de l’immobilier et la fiscalité en découlant l’a été ; le train est en marche et rien ne pourra l’arrêter. De fait, nous avons augmenté la fiscalité à laquelle sont assujettis les investisseurs immobiliers et ces-derniers commencent à se détourner de ce marché « .

 » J’ai hérité d’un bilan catastrophique, fruit de 12 années de mauvaise gestion et de manque de courage de la part des précédents gouvernements et ministres. Pour autant, les chiffres qui devraient être publiés le 12/03/2017 sont plutôt encourageants ; en effet, semblent que les prix de l’immobilier commencent à connaitre une réelle stagnation et que ma politique porte ses fruits « .

Concernant les impôts perçus qui sont bien au-delà des objectifs fixés, KAHLON a assuré que des baisses d’impôts sont prévues et que par ailleurs pas un shekel ne resterait dans les caisses de l’État, cet argent servant à porter assistance aux plus démunis.

Le Ministre a également ajouté  » nous avons entrepris des changements courageux et complexes qui jusqu’à présent ne l’avait pas été et ce notamment en matière de fiscalité immobilière, car nous n’avions pas d’autre choix. Nombre de ministres craignaient d’entreprendre ces changements : les lois fiscales existaient, simplement personne n’osait les appliquer ! De mes prédécesseurs, j’ai hérité de cette lourde tâche. Et mes choix politiques je les paie ! J’en veux pour preuve les sondages qui ne plaident pas en ma faveur. Toutefois, je suis prêt à en faire les frais pour les jeunes couples « .

Concernant les  » appartements fantômes  » [ndlr : appartements non-occupés la majeure partie de l’année ; par exemple dans le cas d’un appartement achetés par des résidents étrangers pour les vacances], KAHLON fait savoir que ce sujet n’est pas de son ressort  » il l’est plutôt de celui des municipalités et administrations locales ; je ne suis pas un chasseur d’appartement et ne persécute pas non plus les investisseurs ! Bien au contraire : j’aime les investisseurs ; je souhaite simplement les orienter vers d’autres investissements que l’immobilier. Je pense par exemple à la bourse, qui connait actuellement une vague de réformes. Il ne fait aucun doute pour moi que certaines d’entre elles permettront aux investisseurs de s’y retrouver. Encore une fois, je ne reproche rien à ceux ayant fait l’acquisition de plusieurs appartements : il n’y avait aucune autre alternative d’investissement pour eux ! Cependant, mon rôle en tant que gouvernant est de rééquilibrer les choses « .

The Marker

Zeruya Shalev est la voix féminine la plus attachante de la littérature israélienne. Son registre favori? L’intimité des êtres. Le monde intérieur et ses secrets, dernier rempart – si fragile soit-il – dressé contre les assauts de l’histoire. Née en 1959 dans un kibboutz de Galilée, l’auteure de Thèra et de Mari et femme a grandi sur un campus près de Tel-Aviv – où son père était enseignant – et elle a ensuite entrepris des études de théologie à Jérusalem avant de signer un premier roman passablement sulfureux, Vie amoureuse, où elle raconte une liaison libertine entre une universitaire et un vieillard fétichiste, sous le signe de Nabokov.

Dans la peau

La littérature, Zeruya Shalev l’a dans la peau depuis son enfance. «Elle est inscrite dans mes gènes, dit-elle. A l’âge de 6 ans, j’écrivais déjà et mes parents me lisaient Kafka, Gogol et évidemment la Bible.» Mais cette vocation si précoce a bien failli s’interrompre tragiquement en janvier 2004, quand la romancière fut victime d’un attentat suicide à Jérusalem. Grièvement blessée, clouée au lit pendant de longues semaines, elle a fini par se délivrer de ce cauchemar grâce à l’écriture, une thérapie précieuse qui lui a peu à peu permis de renouer avec ses thèmes de prédilection – la vie conjugale et les drames dont elle est parfois le théâtre.

«Devant la page blanche, je me laisse guider par la voix que j’entends en moi puis je retravaille énormément le style. Ce qui m’attire le plus, ce sont les situations de crise», explique celle qui ne cesse de mettre en scène des familles aux abois, en proie à de douloureux conflits de générations. Avec un point culminant dans son œuvre: Ce qui reste de nos vies – Prix Femina étranger 2014 –, un huis clos où, égarés dans d’inextricables impasses affectives, un frère et une sœur cherchent désespérément à se reconstruire pendant que leur vieille mère agonise à l’hôpital.

En éclats

Avec Douleur, Zeruya Shalev raconte comment une vie peut soudain voler en éclats à cause d’un événement politique, dans le contexte de violence permanente qui est celui d’Israël. Iris, l’héroïne de 45 ans, est directrice d’école dans une zone sensible de Jérusalem, un métier qu’elle pratique comme un sacerdoce. Il y a dix ans, jour pour jour, elle a vécu le même drame que Zeruya Shalev qui, à travers elle, a eu le courage de rouvrir la plaie dont elle a failli ne jamais se remettre. Ce matin-là, alors qu’elle revenait elle aussi de conduire ses deux enfants à l’école, Iris a doublé un bus qui a brutalement explosé.douleur,M421070

Attentat suicide. La déflagration l’a éjectée de sa voiture, «un jaillissement quasi volcanique de matière inflammable, de vis, de clous et d’écrous mélangés à de la mort-aux-rats pour augmenter les saignements.» Ce qu’elle a alors perçu, dans son semi-coma, c’est «la lamentation des membres brisés, de la peau carbonisée, des jambes qui ne marcheraient plus, des bras qui n’étreindraient plus, de la beauté enterrée sous les cendres». Anéantie, le bassin déchiqueté, Iris a vécu un calvaire.

Délité

Sa souffrance, elle a voulu la cacher à ses proches, à son jeune fils Omer, à sa fille Alma – une ado difficile – et à son mari Micky, certes dévoué mais trop froid, renfermé, accro aux échecs. Un jeu qui, sous la plume de Zeruya Shalev, n’a rien d’innocent: il est la métaphore d’un autre échec – conjugal, celui-là – au sein d’un couple qui s’est depuis longtemps délité. Avant l’attentat, déjà, puis tout au long de ces dix années où Iris, insomniaque, couverte de cicatrices, s’est escrimée à apprivoiser sa douleur. «Après s’être relevée de la longue dépression où elle s’était sentie happée par le gouffre, écrit la romancière, la vie dans sa simplicité lui avait globalement suffi, une vie à bas régime, un ersatz sans goût de la vraie vie.»

Rédemption

Cette vraie vie, elle sera pourtant invitée à la croquer à pleines dents… Car le récit prend soudain des allures de rédemption lorsque, par le plus grand des hasards, Iris va consulter dans une clinique un médecin spécialiste de la souffrance, cette souffrance qui continue à la tenailler. Bouleversée, elle le reconnaît aussitôt puisqu’il s’agit d’Ethan, son grand amour de jeunesse, trois décennies auparavant. Il l’avait brutalement quittée, la laissant brisée, inconsolable, en proie à une inapaisable douleur. Ironie du sort, c’est aussi la douleur qui la conduit maintenant vers lui. Pour lui offrir une seconde chance, une promesse de bonheur totalement inespérée. Entre eux, il y aura des rencontres clandestines, plus brûlantes encore qu’au premier jour.

Guirlande multicolore

A travers cette passion qui renaît, c’est avec sa jeunesse qu’Iris la rescapée a rendez-vous, avec «une histoire jadis amputée qui se ressoude en une guirlande multicolore». Pour elle, cette liaison n’a rien d’un banal adultère, parce qu’elle «sait que jamais elle n’a été aussi fidèle à elle-même et à son passé».

Va-t-elle sacrifier le fragile équilibre de sa famille pour vivre cet amour en pleine lumière? Va-t-elle se séparer de Micky? Va-t-elle se dérober à ses responsabilités de mère? Surtout à l’égard de sa fille Alma, qui vient de quitter le bercail et qui est en train de se marginaliser à Tel-Aviv, sous la coupe d’un gourou manipulateur. Quant à son fils Omer, il doit partir faire son service militaire – autre source d’inquiétude.

Ambivalences

Cette héroïne si attachante, on la suit dans ses questionnements, dans ses peurs, dans son désir de rester vivante malgré les obstacles, malgré la culpabilité qui la déchire. Une autre forme de douleur, dans un roman où tout est toujours ambivalent. Et où Zeruya Shalev montre à quel point le passé pèse sur le présent, laissant les êtres au bord du chemin, comme dans ses autres livres. Celui-ci n’est pas seulement l’histoire d’une conjuration intime: c’est un cinglant réquisitoire contre la folie des hommes, dans une région du monde où, à chaque instant, peut frapper la plus aveugle des violences.

Le Temps

La lettre du Rav Avraham Itshak Kook zts’l dans laquelle il indique qu’il accepte de devenir le rabbin de la ville de Yaffo. Elle était conservée, à l’insu de tous, dans les archives de son neveu, le Rav Raphael Hacohen Kook, rabbin de Tibériade.

Le Rav Kook (dont le nom s’écrivait alors Kuhk), premier grand rabbin d’Eretz Israël sous mandat britannique, a été l’une des plus grandes personnalités rabbiniques orthodoxes du 20e siècle. Il a créé en 1924  la Yeshivat Merkaz Harav et a écrit de nombreux ouvrages.
Dans le plus connu, Orot, il a exposé sa conception du sionisme religieux dont il était l’un des pères fondateurs.
Né à Griva, dans l’empire russe, en 1865, il a révélé très jeune des qualités hors du commun dans l’étude de la Tora. Il est entré à la Yeshiva de Volozhin en 1884, à l’âge de 18 ans, et est vite devenu très proche du Rosh Yeshiva, Rav Naftali Zvi Yehouda Berlin.
En 1904, alors qu’il vivait encore en Russie, il a été invité à devenir le rabbin de Yaffo par la communauté juive de la ville. Dans sa missive, qui vient d’être retrouvée, il fait preuve d’humilité et d’une grande modestie, estimant qu’il ne mérite pas le poste qui lui est proposé mais précisant qu’il est prêt à assumer cette fonction.
Son fils, le Rav Zvi Yehouda Kook zts’l, qui avait pris sa succession et suivi la voie qu’il avait tracée, avait déploré la disparition de cette lettre et souligné que les tractations avaient duré deux ans avant que son père décide enfin de devenir rabbin de la ville.
Le Rav Kook avait posé deux conditions : il avait demandé de venir en compagnie du fils du rabbin précédent, Rav Naftali Herz Halevy, qui n’avait pas été nommé après le décès de son père, ‘pour qu’il ne lui garde pas rancune’. Le Rav Halevy a finalement été nommé juge rabbinique au Beth Din de Yaffo. C’est ce qui a été fait.
Mais sa seconde demande n’a pas été satisfaite : il voulait que son arrivée dans la ville se fasse discrètement. Mais la communauté de Yaffo a refusé et il a été accueilli en grandes pompes.

Source Chiourim

La rencontre du Premier ministre Benjamin Netanyahou avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou a eu lieu jeudi dans un contexte géopolitique préoccupant.

La Russie, qui arrive au terme de ses opérations militaires en Syrie, cherche une stratégie d’avenir qui lui permettra de tisser des liens avec l’Amérique du président américain Donald Trump. La Russie a payé un lourd tribut dû à sa confrontation avec l’Occident. Il est vrai que, grâce à la retraite géopolitique des États-Unis sous l’ancien Président américain Barack Obama, l’influence russe a augmenté sur quelques fronts, principalement au Moyen-Orient. Mais ces acquis ne valent pas grand-chose sans la reconnaissance américaine du nouveau statut de la Russie, presque équivalant à celui de l’ancienne Union Soviétique, en tant que puissance mondiale. Le fait que Washington ait baissé la la garde, a fourni à Moscou une occasion unique de tourner la page sur sa relation houleuse avec l’Occident. Mais l’importance d’un tel changement signifie aussi qu’elle devrait faire des concessions.

Pour ce qui est de la question iranienne, il se pourrait que la Russie et Trump puisse se rencontrer à mi-chemin, pour s’entendre. La Russie n’a, au départ, pas grand choses en commun avec le pays des Mollahs. De fait, la collaboration entre eux découle davantage de la volonté des deux pays de changer l’ordre mondial existant, pour en cueillir les dividendes. Des indicateurs existent qui témoignent du désir de la Russie de tourner le dos à l’Iran. Cette idée d’ouverture, a été relevées à la télévision d’Etat russe. Ces chaînes sont pleines de talk-shows qui mettent l’accent sur les événements actuels, et la grande variété des intervenants entendus sur ces sujets d’actualité, sont effectivement contrôlés par les autorités. Or, ces dernières semaines, ces programmes ont évoqué la possibilité de sacrifier la place de l’Iran sur l’autel des relations entre Moscou et Washington. Et l’évocation de cette possibilité a été plutôt bien perçue par la majorité des participants, qui en comprenait l’intérêt. Il faut se rappeler que Poutine et, par conséquent, l’opinion publique russe, sont déterminés à faire entrer la Russie dans le club très select des puissances mondiales. Par conséquent, la Russie n’a aucun intérêt à ce que d’autres outsiders ne remportent le morceau à sa place, pour faire partie de ces happy few, et certainement pas l’Iran.

Du point de vue d’Israël, Netanyahou est maintenant le seul homme d’Etat à jouir de la confiance et d’une amitié sans précédent, à la fois avec la Maison Blanche et le Kremlin. Israël a réussi à préserver ses intérêts, dans la tempête des bouleversements au Moyen-Orient, en grande partie du fait de la relation que Netanyahou a forgé avec Poutine. Les Russes ont été contraints de tenir compte de la liberté d’action exigée par Israël dans la région. Ils ont aussi très bien compris qu’Israël était déterminé à agir à chaque fois que la sécurité de l’Etat juif serait en jeu.

Au cour de l’ère Trump, le facteur d’empathie pour Israël a augmenté encore plus, aux yeux des Russes. Moscou ne peut s’empêcher de remarquer l’affinité spéciale que Trump a manifesté envers Netanyahou et les sentiments de solidarité qu’ils partagent. Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est rendu en Russie, le vendredi 10  mars, après Netanyahou, et plus tard dans ce mois-ci, le président iranien Hassan Rouhani fera de même. Mais les décideurs du Kremlin doivent comprendre les différences d’influence entre ces deux pays de tout premier plan.

La résolution éventuelle du conflit en Syrie et sa division de facto, en zones d’influence, renforce la nécessité d’arrêter l’expansion de l’Iran et son hégémonie régionale sur le long terme. La Russie doit comprendre que l’idéologie meurtrière du Hezbollah n’est pas très différente de celle des terroristes sunnites qu’il a bombardé sans pitié. Il ne peut y avoir une loi et une politique de deux poids deux mesures, une pour l’Etat islamique, Jabhat Fateh al-Sham – anciennement Front al Nusra – et l’autre pour le Hezbollah. Si la Russie fonctionne selon ce principe, sa position et la sécurité de la région s’amélioreront énormément.

(NDLR : pour autant, que la Russie fasse le « bon choix » pour Israël, n’est pas acquis – Mercredi, une milice chiite iranienne d’Irak, le Hezbollah al-Nujaba, a annoncé avoir créé une nouvelle unité, la Brigade de libération du Golan, dédiée à la libération des hauteurs du Golan occupées par Israël depuis 1967. La réaction Russe à cet évènement laisse perplexe ; « Si le gouvernement syrien le demande, nous sommes prêts à prendre des mesures pour libérer le Golan », a déclaré l’agence de presse iranienne Tasnim, citant un porte-parole.

Les Républicains ont diffusé vendredi sur Twitter un dessin d’Emmanuel Macron représenté en banquier au nez crochu sous influence soviétique. Le parti a retiré le visuel, s’est excusé et François Fillon a réclamé samedi soir des sanctions.

Censé incarné l’offensive de la droite contre Emmanuel Macron, un visuel diffusé vendredi sur le compte Twitter des Républicains a provoqué l’indignation des internautes.

https://www.challenges.fr/assets/img/2017/03/12/cover-r4x3w1000-58c4f92497e86-tweet-macron.jpg

En représentant Emmanuel Macron en banquier en haut de forme et au nez crochu, faucille soviétique en main, le parti de François Fillon voulait dénoncer son passé dans la finance et les nombreux ralliements venus de la gauche, notamment de l’ancien premier secrétaire du Parti communiste, Robert Hue. Mais les internautes y ont vu une ressemblance avec les caricatures antisémites des années 30.

«C’est son physique, il a quand même un nez très prononcé»

Caricature de Xav

«Pour éviter toutes polémiques inutiles, nous retirons notre dernier visuel. En aucune manière nous n’avons voulu heurter par la caricature», a écrit le parti sur Twitter après avoir retiré le premier visuel, remplacé par un second où la caricature du dessinateur Xav a été remplacée par une photo d’Emmanuel Macron. «Il n’y avait aucune volonté de faire référence à l’ambiance des années 30», jure l’entourage de Bernard Accoyer, le secrétaire général des Républicains. «Xav est un caricaturiste qui œuvre souvent pour nous», précise-t-on encore du côté de la rue de Vaugirard. Quant au nez prononcé d’Emmanuel Macron sur la caricature, LR se défend de tout insinuation: «C’est son physique, il a quand même un nez très prononcé». Dans tous ses dessins, Xav représente le candidat d’En Marche! de la même manière, comme on peut le constater sur son site personnel. Le parti dénonce «l’instrumentalisation de cette histoire» par l’équipe du candidat.

Fillon dénonce un dessin «antisémite»

Au lendemain de cette polémique, François Fillon a dénoncé samedi soir une «caricature inacceptable» et réclamé des «sanctions» internes pour les auteurs de ce dessin «antisémite». «Je comprends l’émoi» que cette caricature «a pu susciter car elle évoquait des dessins d’une époque sombre de notre histoire et véhiculait une idéologie contre laquelle je me suis toujours battu», a déclaré dans un communiqué l’ancien Premier ministre.

En troisième place dans les sondages, François Fillon s’est lancé dans une opération anti-Macron. Jeudi à Besançon, où il tenait une réunion publique, l’ancien premier ministre a présenté son rival comme «un golden boy rêvant d’une France hors sol». Pour le candidat de la droite, Emmanuel Macron c’est le «socialisme masqué». «De moins en moins masqué puisque beaucoup de ses anciens camarades le rejoignent. S’ils le rejoignent, c’est qu’ils sont à l’aise avec lui et s’ils le sont c’est qu’ils se retrouvent dans son projet», a lâché François Fillon.

 

La caricature n’est pas restée longtemps sur le site des Républicains. On y voyait Emmanuel Macron représenté en banquier : chapeau haut-de-forme, cigare et nez crochu. Le dessin est dû à un certain Xav, auteur de BD. Son engagement politique l’amène à caricaturer les gens de gauche. Je suis allé regarder ses dessins. Tous ses caricaturés ont d’adorables petits nez. A l’exception de Macron.

La caricature a provoqué une certaine émotion. Nombreux sont ceux qui y ont décelé des relents d’antisémitisme. Tel n’est pas notre avis. L’hypothèse la plus plausible est que Xav n’a aucun talent personnel. Juste un vulgaire copieur…

Macron ayant travaillé pour la banque Rothschild (hé,hé…) il a cherché le meilleur moyen de représenter cette tache indélébile dans la biographie du candidat à la présidence de la République.

Et pour ce faire il est sans doute allé à la meilleure source qu’il soit : le catalogue de l’exposition de Berlitz en 1943 « Apprenez à reconnaitre le juif… » ! Et là aucun doute –photos et affiches à l’appui- le banquier, nécessairement juif, a le nez crochu.

Même si la caricature a été promptement supprimée du site des Républicains elle a pu commettre des dommages irréparables à l’image d’Emmanuel Macron. Nous nous devons donc, c’est un devoir citoyen, d’apporter des preuves indiscutables de l’aryanité de l’ancien ministre de l’Economie. Son physique parle de lui-même : le regard clair, les lèvres minces, un petit nez parfait. Rien à voir avec le regard chassieux, le gros nez et la bouche lippue du Juif qui fait peur aux petits enfants.

Mais on sait que les juifs sournois sont capables de se dissimuler sous un aspect sympathique. C’est pourquoi nous avons à cœur de présenter ici des preuves que Macron n’est pas celui que Xav a dessiné. Jeune et déjà brillant il a été scolarisé dans un lycée de Jésuites à Amiens. Jeune et déjà brillant il a réussi à séduire une des profs de l’établissement, Brigitte Trogneux, pieuse catholique comme lui.

Ça ne vous suffit pas ? Continuons. Emmanuel Macron est allé au Puy du Fou se faire adouber par Philippe de Villiers. On ne présente plus ce dernier: chouan dans les tripes, il fait dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. Emmanuel Macron a conduit un attelage que lui a prêté le seigneur du Puy du Fou. Et de Villiers, admiratif, a confié que Macron lui paraissait capable de conduire le char de l’Etat.

Ça ne vous suffit pas ? Continuons. Emmanuel Macron s’est rendu à Orléans (municipalité de droite) pour les fêtes de Jeanne d’Arc. Il y a rendu un vibrant hommage à la Pucelle. L’émotion était au rendez-vous. Jean-Marie Le Pen et sa fille en sont restés fous de jalousie. A ce portrait qui sent bon la France bien de chez nous on ajoutera une envolée lyrique de Macron sur notre pays qui, inconsciemment, désire un roi. Emmanuel 1er ? Pourquoi pas ? Quand il le sera il pourra enfin dire comme il a souffert sous le joug des Rothschild…

Benoît Rayski – Atlantico

Au Moyen Âge, les rois de France ont ordonné de manière répétitive l’expulsion des juifs. Par haine religieuse du judaïsme? Par désir avide de capter leurs richesses? Dans Chasser les juifs pour régner (Perrin, 2016), l’historienne Juliette Sibon avance une autre hypothèse: pour Philippe Auguste et ses successeurs, expulser les juifs, c’est d’abord affirmer le pouvoir des souverains sur l’ensemble de leur territoire, et la supériorité d’un pouvoir central sur les pouvoirs locaux.

Nonfiction: Votre livre répond à quatre objectifs très clairement identifiés: retracer le fil des évènements, démontrer que l’attitude des rois de France est dirigée par une volonté proprement politique, présenter une nouvelle analyse de la littérature de l’époque produite sur ce sujet, et tenter de percevoir les réactions de victimes qui ne sont pas restées passives. De ces quatre axes, lequel prédomine?

Juliette Sibon: L’axe qui prédomine est celui de l’analyse du processus de décision des expulsions. Ce que j’ai voulu comprendre, c’est la «fabrique d’une politique publique». J’essaie de re-contextualiser les différentes décisions royales, en montrant les points communs et en recherchant les différences. Cependant, on ne dispose pas de toutes les sources produites à l’époque: j’ai donc aussi étudié d’autres sources pour conforter ou invalider mes intuitions, qui m’ont conduite à d’autres questionnements.

Concernant ce processus de décision, la principale ambition de votre ouvrage semble être de remettre en question la connexion systématiquement établie entre expulsion et persécution. Vous postulez en effet que la versatilité des rois de France quant aux expulsions est liée aux atermoiements de la construction de l’Etat moderne. Pouvez-vous nous en dire plus?

L’idée traditionnellement admise consiste à dire que les rois occidentaux (d’Angleterre, d’Espagne, etc.) ont expulsé les juifs par antijudaïsme. Mais cette idée n’est pas convaincante à mon sens.  Certes, l’antijudaïsme existe au Moyen Âge, de manière assez constante. Mais ce n’est pas une explication convaincante. En tout cas, la versatilité des attitudes royales interpelle. Quand on décide de «purifier» le royaume, pourquoi rappeler ensuite les éléments «impurs» dont on se serait débarrassé? Officiellement, on met en avant des raisons religieuses. Philippe Auguste est le premier à avoir décrété une expulsion, mais on n’a pas l’édit, et on ne connaît finalement ses raisons qu’à travers les textes des historiographes de son règne, comme le moine Rigord. Lorsque des chroniqueurs tels que lui rappellent les motifs de cette expulsion, ils avancent des motifs religieux: le but aurait été de forcer des conversions. Mais le droit religieux lui-même précisait que la conversion par la force était invalide, et qu’il fallait convertir les juifs par la persuasion.

Lorsque l’on a évacué ces motifs religieux, quelles peuvent être les autres raisons invoquées?

La raison financière est souvent avancée, notamment pour expliquer les périodes où l’on rappelle les juifs.  Et de fait, le retour entraîne d’importantes entrées d’argent. Mais il faut préciser qu’expulser les juifs entraîne aussi beaucoup de dépenses: il faut pour cela employer des officiers, investir dans des instances de contrôle… Une évaluation n’est pas possible, mais je pense qu’au total, ces mesures coûtaient plus qu’elles ne rapportaient. D’autant plus que d’autres moyens existaient pour s’emparer de l’argent des juifs: le roi faisait déjà des saisies (captiones) pour s’approprier leurs biens. Si le motif n’était qu’économique, on n’avait donc pas spécialement besoin de les expulser!

L ‘autre raison avancée est aussi celle de la construction de la nation, qui se définit de plus en plus, à partir du XIIIè siècle, comme une nation chrétienne. Et c’est cette raison-là qui me semble finalement la plus convaincante —en tout cas la moins contrariée par les faits.

L’hypothèse que vous favorisez est donc que l’expulsion des juifs par les rois catholiques, en France, est d’abord une question d’ordre politique?

Oui. Dans mon ouvrage, je développe l’explication politique et j’analyse les expulsions comme des actes de gouvernement des rois de France. Les juifs ont selon moi constitué des «vecteurs de puissance publique». Il ne s’agit pas de rejeter les autres explications, mais de dire qu’elles ont été construites a posteriori, et que ce ne sont pas elles qui motivent principalement les souverains au moment où ils agissent.

Qu’est ce qui fait prévaloir cette hypothèse sur les autres?

Principalement les réactions des autres sujets du roi. A commencer par les théologiens catholiques, qui dans l’ensemble n’approuvent pas ces mesures, mis à part Rigord. Dans leur grande majorité, les théologiens de ce temps estiment qu’expulser les juifs est inique.

Ces mesures d’expulsion «politique» coexistent donc avec une forme de tolérance?

Oui: on supporte le juif, comme un fardeau. C’est en ce sens qu’on le tolère, avec l’espoir qu’à terme il se convertisse. Finalement les chrétiens ont toujours pensé la présence juive, quitte à envisager leur dissolution par la conversion dans un avenir plus ou moins lointain.

Dans votre étude, vous convoquez aussi d’autres acteurs, les «Grands».

Oui, les «Grands», c’est à dire les nobles les plus illustres, sont des acteurs importants, mais dans un sens peut-être inattendu, puisqu’ils subissent ces expulsions plutôt qu’autre chose. Avec un peu de recul, on comprend bien vite que les juifs ne sont pas les seuls à subir ces actes d’expulsion, qui sont de véritables décisions de gouvernement. Et on peut même aller jusqu’à dire que les «Grands» sont les premiers visés, car le roi, en expulsant les juifs, signifie qu’il a le droit de vie ou de mort sur tout le territoire (même s’il n’y a jamais eu d’appel au meurtre ou de projet exterminateur à cette époque, il faut bien le préciser). L’objectif des rois, c’est-à-dire des souverains, était de confisquer les prérogatives que les «Grands», leurs vassaux, se réservaient. On le voit bien dans les conventions bilatérales (dites stabilimenta) signées entre le roi et les nobles, dont l’analyse révèle des  marchandages. C’est contre cet équilibre que veulent agir les ordonnances royales, qui visent à transcender la jurisprudence des stabilimenta. D’ou cette idée des juifs comme  «vecteurs de puissance publique».

Pensez-vous que cette hypothèse soit aussi applicable pour la Castille des rois catholiques, dont l’expulsion des juifs est sans doute celle qui a le plus marqué les mémoires?

Il ne semble pas, non. Les travaux de Maurice Kriegel publiés dans la revue des Annales dans les années 1970 révèlent qu’il y avait en Castille à la fois un intérêt politique des rois à expulser véritablement les juifs, et un fort sentiment populaire antijuif. Dans le royaume de France, on n’observe pas une telle convergence: cette thèse de la construction de l’Etat ne se conjugue pas à un sentiment populaire aussi nettement antijuif.

Les  décisions d’expulser les juifs étaient elles impopulaires?

L’explication politique que j’avance dans mon livre ne va pas à l’encontre de l’antijudaïsme. Je postule que l’antijudaïsme, bien existant à l’époque, ne va pas jusqu’à vouloir l’expulsion des juifs. En réalité, les sentiments de la population sont sans doute ambivalents. On le perçoit d’ailleurs dans les manifestations d’antijudaïsme avérées, où l’on s’en prend en réalité aux juifs étrangers, et pas aux juifs en général. Les sujets chrétiens n’ont peut-être aucune compassion pour les juifs (les sources manquent pour le dire), mais il semble qu’ils subissent eux-aussi la décision d’expulsion. Les clients des juifs, par exemple, se voient réclamer de l’argent par les officiers royaux, et ils portent plainte, car les juifs prêtaient à de meilleures conditions que les chrétiens. Les témoignages ne manquent pas pour affirmer qu’objectivement, le prêt juif était très compétitif, et ceux qui avaient besoin d’emprunter le savaient bien. C’est pourquoi il faut aussi fortement réviser l’image du prêteur juif dans la société médiévale. Mais mon livre est avant tout un essai historique, qui livre un état de la question en forme d’éclairage personnel, et qui demande à être complété.

Quid de la peste, et d’autres thèmes d’histoire culturelle ou sociale relatifs à l’antijudaïsme?

Je n’ai pas voulu faire une litanie des persécutions.  Certains le regrettent d’ailleurs. Mon livre n’est pas un livre sur l’antijudaïsme, ni un livre sur les persécutions. C’est un livre d’histoire politique, qui présente des récits de persécution dans lesquels intervient le pouvoir royal. Le titre, je crois, est d’ailleurs éloquent quant à ma démarche: dans Chasser les juifs pour régner, le «pour régner» est important.

Pourquoi s’arrêter au début des temps modernes?

Ce n’est effectivement pas qu’une affaire de conventions historiographiques, il faut regarder cela dans le détail. Sur ce sujet, la césure Moyen Âge/ époque Moderne me semble justifiée par le fait qu’avec l’expulsion des juifs de Provence, en 1501, une situation est posée qui correspond à la naissance de l’Etat moderne –même si ce n’est pas une histoire linéaire. Au début des temps modernes, le roi a gagné: c’est lui qui décide du sort des juifs. C’est le point d’aboutissement.

Un autre axe majeur de votre livre consiste à interroger le ressenti des juifs contemporains des expulsions. Pourquoi ce ressenti est-il si difficile à cerner? Et quelles sources avez-vous pu tout de même mobiliser pour l’approcher?

On n’a pas de témoignage de ce ressenti car au Moyen Âge, le «témoignage» au sens où nous l’entendons n’existe pas: personne n’a écrit pour laisser un «témoignage proche de la vérité», ou «pour transmettre une vérité». Les témoignages de ceux qui ont subi l’exil sont donc rares. En revanche, on a des sources littéraires qui ont été rédigées a posteriori: c’est donc à partir d’elles qu’il faut travailler, alors même qu’elles ont pour objectif de définir l’exceptionnalisme juif, avec cette idée d’une victimisation éternelle des juifs. Ces chroniques sont qualifiées de chroniques lacrymales, à partir du titre de l’une d’entre elles, La vallée des pleurs. Chronique des souffrances d’Israël jusqu’à nos jours, rédigée par le médecin Joseph ha-Cohen au XVIe siècle, et par laquelle j’ouvre mon propos. On peut remarquer que finalement, ces chroniques ont atteint leur but, puisqu’aujourd’hui c’est souvent une lecture lacrymale que l’on a de l’histoire des juifs au Moyen Âge, dont le destin fut forcément malheureux et l’enracinement impossible. Ainsi, une question se pose: si on ne peut se fonder sur des témoignages qu’on n’a pas, comment avoir accès aux parcours de ces juifs qui prennent la route?

Vous avez donc cherché à confronter ces récits tardifs à des documents de la pratique?

Oui. Mais là encore, on retrouve le même problème. Dans ces sources, on note aussi une étonnante invisibilité des juifs, que l’on ne voit pas partir du territoire lorsqu’ils sont expulsés, et qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Cette invisibilité dans les sources interroge, puisqu’elle ne permet pas de constater une réalité qui est pourtant considérée par une certaine historiographie comme une réalité massive –en particulier l’exil de 1306 où l’on a pu avoir des chiffres de l’ordre de 100 000 exilés, qui n’apparaissent dans aucune source!

Vous suggérez dans votre ouvrage une autre hypothèse quant à ces exilés invisibles. Pouvez-vous nous en dire plus?

Ces chiffres ont été revus à la baisse par les historiens, qui s’accordent aujourd’hui sur l’hypothèse que le nombre de juifs présents dans le royaume de France au Moyen Âge s’élève à quelques milliers. Je suggère dans le livre que ces juifs, qui ont été désignés pour être expulsés, ne sont peut être pas partis. Mais je ne peux pas le prouver. Je remarque juste qu’il y a autant d’indices pour affirmer que les juifs sont partis que pour affirmer qu’ils ne sont pas partis; et je livre cette piste de recherche à d’autres chercheurs.

Notre principale voie d’accès à la réalité de ces expulsions est constituée par les ordonnances des rois de France: est-ce que les ordonnances d’expulsion des juifs diffèrent des autres ordonnances?

Il n’y a pas de normes diplomatiques précises avant la fin du Moyen Âge. Dès le XIIe siècle, les rois de France essaient de légiférer à l’échelle du royaume au moyen d’ordonnances. Le terme d’ordonnance est un terme générique pour désigner un ensemble de textes dont la finalité est de légiférer sur l’ensemble du royaume. Les ordonnances sont donc des documents différents des stabilimenta, qui sont des conventions par lesquelles le roi gouverne par acte bilatéral, et qui n’ont donc pas de portée générale. Mais l’unité des ordonnances, comme type de source, s’arrête à peu près là.

Vous opérez dans votre démonstration des changements d’échelle, faisant varier l’analyse sur des espaces différents. Quel est l’intérêt de passer ainsi du local au général, et retour?

L’espace que l’on considère à chaque fois est d’une importance fondamentale. En effet, chaque région présente un régime documentaire différent. En Alsace par exemple, il n’y  a pas de fonds d’archives équivalents à ceux que l’on a  pour la Provence. Il y a peu de sources, les mentions des juifs sont éparses, et elles se trouvent dans toute sorte de sources, jusque dans les  vestiges archéologiques. Il est donc indispensable d’adapter à chaque fois la focale à la réalité des documents qui nous permettent de regarder.

Je souligne dans mon livre une inégalité de traitement entre les juifs du nord et ceux du sud de la Loire, qui vient précisément de cet «effet de sources», et qui a eu pour conséquence de considérer que les juifs du nord ont eu un destin plus dramatique que les juifs du sud de la Loire, qu’on connaît mieux. Il est certes très difficile de conjurer cet effet de sources, mais il faut au moins arrêter de croire, pour le dire de façon un peu simple, que l’on était plus malheureux juif au nord de la Loire qu’au sud, sur la seule hypothèse que le silence est gage de malheur.

En définitive, l’apport de votre livre est aussi d’aborder avec méthode cette histoire des juifs au Moyen Âge, que vous qualifiez de «sphère spécifique».

D’une manière générale, il faut bien admettre que l’histoire des juifs est un à coté de l’histoire générale. Le sujet est presque tabou pour de multiples raisons. Certains considèrent que c’est une histoire à part, comme au début l’histoire des femmes. A la différence que dans l’histoire des femmes, les propres intéressées ont réagi. Donc oui, de mon côté, j’essaye d’appliquer à cette question la démarche historique qui lui fait souvent défaut.

Votre analyse porte dans quatre directions assez différentes: pourquoi avoir malgré tout fait le choix d’un propos chronologique?

Au début, j’avais proposé un plan thématique à mon éditeur, mais il lui a semblé trop compliqué, car l’objectif était surtout d’écrire un livre accessible. J’ai donc revu la démonstration selon une logique chronologique: ce genre de révision est typiquement le genre de défis que les chercheurs doivent affronter, et accepter, s’ils veulent que leur voix porte au-delà du cercle très restreint de leurs collègues.

Quel est votre rapport à la vulgarisation? Vous utilisez par exemple des expressions percutantes, comme «publicistes de Philippe Auguste» ou «ghettos économiques».  Est-ce que pour transmettre, il ne faut pas hésiter à utiliser des images chic et choc?

Ce livre est le résultat d’un vrai travail d’écriture. J’ai dû apprendre à réécrire, car ma plume de spécialiste et d’universitaire peut parfois rendre mes travaux illisibles par un non spécialiste. Mon éditeur m’a encadrée, pour rendre les choses moins absconses. Après, j’ai aussi la plume acérée en général, de sorte que ces formules m’ont semblé adéquates de manière naturelle. J’ai aussi introduit du récit, en essayant d’être moins suggestive que dans des articles spécialisés. Dans ce sens, la vulgarisation est aussi passée par la réintroduction du récit. C’est fondamental, car sinon on le laisse aux journalistes et aux essayistes qui n’ont pas les méthodes de l’historien.

Votre thèse est donc que l’histoire des juifs au Moyen Age est aussi celle de la construction de la nation. Or à l’inverse, lorsque Joëlle Allouche-Benayoun analyse la manière dont l’histoire des juifs est traitée dans les manuels scolaires (L’image des juifs dans l’enseignement de l’histoire en France, Paris, Nadir, 2008.), elle parle d’une «invisibilité des juifs dans l’histoire nationale». Qu’en pensez-vous?

J’ai fait une intervention auprès d’enseignants du secondaire dans l’académie d’Angers  pour tenter de les sensibiliser à cela. Mais ce qu’il faut avant tout, c’est fabriquer des outils pour les enseignants. Il y aurait selon moi deux axes d’action: d’abord introduire les juifs dans les programmes. Et puis, de manière utopique peut être, il faudrait à terme ne pas avoir besoin de les introduire. Par exemple, cela reviendrait, au moment de traiter l’histoire du règne de Philippe Auguste, à traiter de l’ensemble de son règne, et donc de la première expulsion. Cela reste compliqué à l’heure actuelle, car il n’y a souvent rien dans les manuels. Il faut compter sur la liberté pédagogique de mise en œuvre des enseignants pour parler des juifs autrement.

L’autre problème est la lecture rétroactive. Il semble y avoir un écran (la shoah) qui fausse la plupart des lectures intellectuelles et historiennes, et qui les rend inaptes. Il faut à mon sens dépasser cela. Les gens qui produisent des ouvrages doivent aussi produire des outils. Il nous faut changer de paradigme, opérer une révolution, mais elle se heurte aujourd’hui à un obstacle: le repli communautaire. A cet égard il est d’autant plus important que tout le monde aille vers les autres, pour inverser cette tendance au repli.

Votre conclusion ouvre sur des questionnements actuels, en initiant à mon sens une belle occasion de réfléchir à la pensée unique et à la tolérance.

Quand on développe ce type de thèse, on s’expose à présenter une vision optimiste, et pourtant je ne le suis pas. J’essaie seulement de me rapprocher de la vérité historique. Il n’y aucune volonté de ma part de prendre le contrepied d’une certaine historiographie. J’ai plutôt voulu montrer que chercher à savoir si les juifs étaient heureux ou pas à l’époque médiévale n’est pas une question valable, car on ne peut pas y accéder: en dépit de quelques témoignages d’amitié, les sources font défaut.

La tolérance médiévale diffère de la nôtre. Au Moyen Âge, tolérer, c’est supporter l’autre tel un fardeau (on en revient au sens latin du terme tolerare). On acceptait le juif en espérant sa conversion. Tolérer aujourd’hui a un sens bien différent. Cependant, le rôle social de l’histoire est de nous faire réfléchir sur ce que nous sommes, parfois par analogie, mais bien souvent par contraste.

J’ai donc voulu mettre l’accent sur le fait qu’il existait bien au Moyen Âge un modèle de société qui n’empêchait pas certaines formes de coexistence voire même de vivre ensemble.

Non fiction – annabelle Marin – slate

ExxonMobil Corporation, très active dans les pays arabes, est une société pétrolière et gazière américaine, dirigée par Rex Tillerson et dont le siège social est situé à Irving, dans la banlieue de Dallas. Elle s’intéresse depuis très peu de temps au potentiel de coopération. Une rencontre avec le Ministre israélien de l’énergie Steinitz semble avoir été décisive.

Avec un chiffre d’affaires de 257 milliards de dollars en 2015, pour un bénéfice de 16,2 milliards, elle est l’une des 10 entreprises comportant les plus importants bénéfices du monde (6e rang). Son chiffre d’affaires est très proche du PIB de l’Autriche et est ainsi supérieur à celui de 166 des 193 états reconnus par l’ONU.
ExxonMobil Corporation est la deuxième capitalisation boursière du monde au 31 mars 2014, (416 milliards de dollars) derrière Apple (469 milliards de dollars).
ExxonMobil était déjà en 1975, derrière IBM, une des premières valorisations boursières du monde.
Elle représente environ 2 % de la capitalisation du NYSE. Elle est en concurrence avec la Royal Dutch Shell dont les fonds propres et le chiffre d’affaires sont plus importants.
ExxonMobil n’en reste pas moins l’une des plus grosses « supermajors » pétrolières dont les champs pétroliers et gaziers abritent l’équivalent de près de 22,4 milliards de barils , ce qui constitue les réserves prouvées les plus importantes pour une entreprise privée.
Elle est la première compagnie privée en matière de réserves mais plusieurs compagnies publiques ont des réserves plus importantes comme en Arabie saoudite, en Iran, en Irak, au Koweït, au Nigeria et au Venezuela.

Source Israel Valley

Un terroriste armé d’un couteau a perpétré à l’aube un attentat à l’aube à l’entrée de la porte des Lions donnant accès à la vieille ville de Jérusalem. L’assaillant s’est rendu en voiture sur les lieux a garé son véhicule puis a parcouru à pieds quelques centaines de mètres qui le séparaient de la guérite où se trouvaient deux hommes de la police des frontières.

Le terroriste, originaire du quartier de Djebel Moukaber à Jérusalem est entré dans la guérite prenant les deux israéliens par surprise et a commencé à les poignarder. Un combat s’en est suivi et quelques instants plus tard, l’un des policiers est parvenu à se saisir de son arme et a ouvert le feu en direction de l’assaillant.

Couteau

Appelés sur les lieux, les secouristes du MDA ont immédiatement pris en charge les deux hommes de la police des frontières. Ces derniers ont été moyennement blessés sur la partie supérieure du corps et ont été évacués, conscients, vers l’hôpital Hadassah Ein Kerem de la ville. Le terroriste a succombé peu après à ses blessures.

coolamnews

La conversation entre le président américain Donald Trump et le président palestinien Mahmoud Abbas réfute l’argument d’Israël selon laquelle celui-ci n’est pas un partenaire pour la paix, ont affirmé samedi des responsables palestiniens
Trump s’est entretenu au téléphone avec Abbas pour la première fois vendredi, et l’a invité à la Maison Blanche. Selon un responsable palestinien, Trump a dit à Abbas qu’il savait que celui-ci était attaché à la paix et qu’il était conscient du respect de la communauté internationale à son égard.
Une source proche du président palestinien a déclaré samedi à Haaretz que les deux hommes n’ont pas discuté des détails concernant un futur accord de paix.
« C’était une conversation préliminaire visant à briser la glace », a indiqué la source. « Trump n’a pas parlé d’un Etat, de deux Etats ou d’un arrangement spécifique, ni de la question de l’ambassade.
Ces détails seront abordées par les équipes de travail et peut-être lors d’une prochaine réunion entre les deux dirigeants à la Maison Blanche », a-t-il ajouté.
« Ce qui est important, c’est que cette conversation a été une initiative de la Maison Blanche.
Pour nous c’est un message assez clair que le président Abbas est un partenaire et que la question palestinienne est au sommet de l’agenda du président palestinien », a-t-il encore dit.
Le porte-parole d’Abbas, Nabil Abu Rudeineh, a également déclaré samedi que la conversation, ainsi que la rencontre entre le président palestinien et le directeur de la CIA Mike Pompeo le mois dernier, balaient l’argument israélien selon lequel qu’Abbas n’est pas un partenaire pour la paix.
Les conversations ont envoyé « un message clair » selon lequel la question palestinienne est au centre du conflit au Moyen-Orient et que les décisions de la communauté internationale en la matière ne sont pas « déconnectées de la réalité ».
Selon Rudeineh, la création d’un Etat palestinien mènerait à la stabilité régionale, et le sommet arabe qui doit avoir lieu en Jordanie le mois prochain doit être l’occasion de renforcer cette position.
Abbas et son équipe doivent rencontrer Jason Greenblatt, l’un des principaux conseillers diplomatiques de Trump, lors de la visite de ce dernier à Ramallah mardi. La délégation palestinienne devrait soulever des questions relatives au conflit.
Lors de cette rencontre, Greenblatt devrait présenter les contours du plan de paix sur lequel planche actuellement le gouvernement américain, selon le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki,
La Maison Blanche a indiqué vendredi qu’au cours de la conversation, Trump a affirmé à Abbas qu’il estime qu’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens doit être négocié directement par les deux parties.
Selon des sources palestiniennes, citées par le journal « Asharq Al-Awsat », l’Autorité palestinienne n’a pas l’intention d’entrer en conflit avec le président Trump malgré l’écart entre les positions de Ramallah et de Washington, et préfère coopérer avec l’administration américaine pour parvenir à un accord de paix.
Source I24News

La résurgence d’un antisémitisme latent, qui s’est manifestée en disapora par une vague d’actes antisémites, a tout naturellement suscité des appels à agir sans attendre, adressés aux gouvernements israélien et américain. Hélas, ces deux gouvernements, déjà pourvus de ministères dédiés à  combattre l’antisémitisme, le font de façon terriblement inefficace, en raison d’un manque cruel de coordination.

Il y a en Israël une demi-douzaine d’agences, chargées de combattre l’antisémitisme, partout où il se manifeste. Elles déploient leurs efforts dans de nombreux domaines. Or, ils partent dans tous les sens et sont inutilement redondants. De plus, dans la culture israélienne leurs actions sont malheureusement synonimes de luttes bureaucratiques improductives pour le pouvoir.

Ironiquement, au moment où il est crucial pour Israël de faire front commun, dans cette guerre mondiale contre l’antisémitisme résurgent, ce qui nécessite un commandement centralisé et unificateur, afin de concentrer les efforts sur l’essentiel, le président américain Donald Trump décide de son côté, de se retirer de ce champ de bataille, en supprimant le poste d’envoyé spécial du Département d’Etat pour combattre l’antisémitisme. Et ce, afin de libérer des fonds pour augmenter massivement les dépenses de défense de l’Etat.
On dirait que la guerre contre l’antisémitisme soit vouée à autant de chances de succès, que la soi-disant guerre contre le terrorisme. Les deux phénomènes étant irrationnels, ils  impliquent un égal mépris de la vie humaine. Et il n’y a vraisemblablement aucun moyen d’en venir totalement à bout, mais certainement une meilleure façon de les combattre.

La réponse d’Israël à l’antisémitisme serait à la fois plus productive et plus efficace, si toutes ces antennes obéissaient à un seul chef, qui orchestrerait leurs efforts, au lieu de la situation actuelle, où les responsabilités sont réparties sous plusieurs casquettes. Ce maestro, par exemple, règnerait en maître sur le département de la lutte contre l’antisémitisme du Ministère des Affaires de la Diaspora.

Naftali Bennett est la tête de ce ministère, qui a reçu mandat, l’année dernière, de diriger la campagne du gouvernement contre l’antisémitisme. Pour ce faire, une veille de l’antisémitisme sur les médias sociaux,  a été mise en place. Un programme d’enseignement de l’Holocauste, destiné aux réfugiés des pays musulmans en Europe, a été concocté. Et une banque de données en ligne, donnant accès à toutes les lois contre l’antisémitisme qui existent à ce jour, a été élaborée. Selon Yogev Karasenty, qui supervise cette division au ministère, les agences de sécurité américaines seraient sur le coup, et il se dit certain qu’elles vont arrêter sans tarder, les responsables de la vague actuelle d’incidents antisémites.

Mais qu’en est-il du ministère des Affaires étrangères et son Bureau aux Affaires juives en diaspora et aux Religions du Monde, qui dispose de son propre département de lutte contre l’antisémitisme ? Le rapport du contrôleur de l’État de 2016, dénonçait un manque de coordination, entre le ministère des Affaires étrangères et le ministère des Affaires stratégiques, dans le cadre de la lutte contre le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions). Il a également pointé que le ministère des Affaires étrangères et le ministère des Affaires de la diaspora, ne coopéraient pas suffisamment, pour lutter contre l’antisémitisme.

Et il y a aussi le ministère des Affaires stratégiques. Chargé lui, de combattre l’antisémitisme du mouvement des SDE. Sans oublier le Mossad, et son unité appelée Bitzur, qui contribue à assurer la sécurité des communautés juives à travers le monde.

De plus, Herb Keinon, journaliste au Jerusalem Post, a noté que pas moins de deux organismes se réunissaient régulièrement pour discuter de l’antisémitisme: le Forum de Coordination Interministériel sur l’Antisémitisme, avec à sa tête le Directeur général du Ministère de la Diaspora, et le Forum de Coordination pour Combattre l’Antisémitisme, qui comprends également des présentants de l’Agence juive.
Mais tout cela n’est encore pas suffisant, pour le Conseil des gouverneurs de l’Agence juive. Il s’est plaint la semaine dernière, par la voix de plusieurs chefs de la fédération américaine, qui exigent entendre des condamnations claires de la part de l’État juif.

En attendant, le grand frère démocratique d’Israël, veut minimiser la menace que représentent ces incidents antisémites exponentiels, qui secouent les Etats-Unis. Nonobstant l’envoyé spécial du Département d’Etat, mandaté par le Congrès, qui se dédie à la lutte contre l’antisémitisme, et a fait voter en 2004 la loi sur l’antisémitisme mondial. C’est justement par cette loi, qu’il incombe au bureau du Département d’Etat, dirigé justement par cet envoyé spécial, de coordonner la veille et la lutte contre l’antisémitisme.

Ira Forman, ancien directeur exécutif du National Jewish Democratic Council, était cet envoyé en poste, sous la présidence de Barack Obama. Trump ne lui a pas encore nommé de remplaçant. «C’est bipartisan au possible », a déclaré Forman au journal Jewish Insider, «et j’espère simplement que les gens à la Maison Blanche vont reprendre leurs esprits ».

Nous espérons que les employés du cabinet du premier ministre feront de même. Le rôle majeur qu’Israël peut et doit jouer, dans la lutte contre l’antisémitisme à l’étranger, c’est de faire un maximum d’efforts pour tirer la sonnette d’alarme à temps, afin que des mesures soient prises, avant qu’il ne soit trop tard.

Jerusalem Post