Trump/Netanyahou : après les sourires le clash ? ©

Trump/Netanyahou : après les sourires le clash ? ©

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Un nuage d’incertitude pèse sur la réunion de mercredi où le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou va rencontrer le Président Donald Trump pour la première fois.

Et l’incertitude n’est pas un ami de l’histoire des relations israélo-israéliennes, et ce, peu importe combien d’Israéliens ont applaudi l’élection de Trump, comme la venue du Messie.

Pour commencer, les deux hommes traînent chacun leurs casseroles dans la salle de conférence. La côte d’approbation de Trump est au plus bas historique pour un nouveau président. Plus de la moitié du pays désapprouve ses décisions jusqu’à présent, et ce pourcentage continue de croître. Les trois quarts des juifs américains n’ont pas voté pour lui, et son interdiction d’entrer sur le territoire faite aux ressortissants musulmans a été très impopulaire, ce qui n’a exactement eu pour effet de lui valoir beaucoup de nouveaux fans juifs.

Netanyahou arrive avec ses propres problèmes internes. Selon les médias israéliens ce dernier week-end, la police est sur le point de demander à ce que le Premier ministre soit inculpé, suite à son implication dans un scandale de la corruption qui l’incrimine, lui et sa femme, depuis des mois. Ses rivaux de droite lui mordent les talons. Même les membres de son propre parti le défient ouvertement.

Au-delà de leurs problèmes politiques propres qui perturbent les deux hommes, il y a le problème du caractère purement amateur de l’administration de Trump.

On ne sait pas très bien qui dirige le spectacle. David Friedman, l’ambassadeur de Trump en Israël – qui n’a aucune expérience diplomatique, mais a des opinions radicales, ne comparaîtra même pas devant le Congrès pour entériner sa nomination comme c’est l’usage, avant le lendemain de la grande réunion. Trump a sommairement relégué Elliot Abrams, un professionnel controversé, mais lui, incontestablement expérimenté, au poste de N ° 2 au Département d’Etat, parce que Abrams avait osé critiquer Trump pendant la campagne. (Il était difficile de trouver un conservateur juif qui n’ait pas critiqué Trump pendant la campagne).

Et personne ne sait ce que Jared Kushner, le jeune gendre de Trump, inexpérimenté lui aussi, supposément chargé de promouvoir un accord entre Israéliens et Palestiniens, est capable de faire au-delà de la défense des intérêts commerciaux de sa famille.

L’incertitude est aggravée par le renversement (évident) et spectaculaire dans les déclarations officielles de Trump, concernant l’expansion des implantations israéliennes. Il avait semblé être plutôt pour, jusqu’à ce qu’il soit contre. Tout aussi étrange est sa réticence récente à déplacer immédiatement l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, qu’il avait annoncée à plusieurs reprises.

À cela s’ajoute que la Maison Blanche revient sur sa promesse, pourtant souvent réitérée, de Trump de rompre l’accord sur le nucléaire iranien dès qu’il aurait obtenu les clés de la Maison Blanche, et on peut vraiment se demander ce que le président et le premier ministre vont décider à ce sujet.

Comme l’a noté le chroniqueur de Haaretz Barak Ravid dimanche, la droite israélienne aurait voté pour Donald Trump, mais ils se retrouvent avec Barack Obama bis.

Oh, je suis sûre que cette incertitude dommageable ne révélera pas son visage quand les deux hommes tout sourire, plaisanteront devant les caméras, en se jurant une fidélité respective de leurs deux Nations, arborant une posture beaucoup plus cordiale, que celles des images atroces qui avaient fuitées de certaines des réunions Netanyahou-Obama. Peut-être se sont-ils promis de jouer au golf ensemble à l’avenir – même si c’est à Mar-A-Lago, ce qui pourrait soulever de nouvelles questions d’éthique entre les deux hommes.

Et il est possible que Netanyahou sera en mesure de convaincre Trump de changer d’avis en sa faveur, une fois de plus. Le président semble écouter la dernière personne qui lui a parlé. En témoigne la critique inattendue des implantations et son recul par rapport à la relocalisation de l’ambassade américaine à Jérusalem, qui est survenue directement après sa rencontre avec le Roi Abdullah de Jordanie.

Néanmoins, comme le journaliste israélien Orly Azoulay l’a écrit dimanche dans les colonnes de Ynet: « La droite israélienne a sabré le champagne trop tôt, dans le sillage de l’élection de Trump … Netanyahou sera reçu à Washington avec beaucoup d’honneur, avec beaucoup de bruit et de plaisanteries. Mais même à la Maison-Blanche, il se fera taper sur les doigts.

La seule chose qui ne transpire pas de leur savante danse kabuki, c’est si l’un de ces deux leaders a effectivement un plan d’action ambitieux, mais réalisable, et les moyens de le mettre en œuvre. C’est quelque chose que Netanyahou a réussi à éluder pendant des années. Pour l’heure, c‘est un défi que l’administration Trump semble incapable de relever.

Et ainsi, c’est l’incertitude uniquement qui mène la danse.

Contactez Jane Eisner à Eisner@forward.com ou suivez-la sur Twitter, @Jane_Eisner

forward – traduction JForum

Une priorité absolue pour le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lors de leur réunion de la Maison Blanche mercredi a été de montrer publiquement qu’il y a eu une « réinitialisation » dans les relations entre leurs deux pays après les tensions qui ont caractérisé l’ère Obama, à déclaré à l’Algemeiner un éminent dirigeant juif américain.

Lors d’un voyage dont l’itinéraire inclut également des arrêts à Chypre, l’Egypte et le Maroc pour une Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, le vice-président exécutif Malcolm Hoenlein a déclaré:  » Nous allons voir ce qui sortira réellement de cette rencontre. Je pense que la chimie personnelle sera importante, tout comme une compréhension mutuelle sur les questions vitales et les intentions. « 

« Il y a beaucoup de questions clés en jeu qui doivent être traitées », a-t-il déclaré. « L’Iran est une question clé, et je suis sûr qu’ils vont parler des menaces que l’Iran pose et ce qui peut être fait. Il en va de même pour certains des autres problèmes probables en ce qui concerne la région, comme la Syrie, le rôle de la Russie, le terrorisme international, etc. Il y a vraiment beaucoup de choses à dire.

https://49yzp92imhtx8radn224z7y1-wpengine.netdna-ssl.com/wp-content/uploads/2016/11/malcolmhoenlein1.jpg«J’espère d’abord qu’ils vont se mettre d’accord sur comment ils vont communiquer et comment éviter les surprises ou les malentendus qui nuisent à toute relation», a ajouté Hoenlein. « Ils vont parler de ce qu’ils considèrent comme des menaces communes, en termes d’Islam radical et d’Iran, et aussi sur les façons de stabiliser la Jordanie et l’Egypte. 

« Nous disons aux israéliens qu’ils doivent être patients et voir quelles seront les politiques et les priorités de Trump », a-t-il déclaré. «L’administration ne siège que depuis quelques semaines et de nombreux postes clés n’ont pas encore été pourvus ou sont en attente de confirmation. Nous devons attendre qu’ils aient la chance de vraiment développer leurs politiques et de traiter avec les détails. « 

En ce qui concerne le déménagement éventuel de l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem – une promesse de campagne de Trump qui semble avoir été mise en attente, au moins temporairement – Hoenlein a déclaré: «Je pense que la communauté juive dans son ensemble voudrait voir Jérusalem reconnue comme la capitale d’Israël. C’est notre position depuis des décennies. La question est de savoir comment s’y prendre pour y parvenir. Espérons qu’ils le feront d’une manière qui n’entraînera pas de violences, parce que cela n’arrange vraiment rien sur le terrain; Il suffit juste de rétablir la vérité historique. »

Algemeiner – traduction JForum

8 COMMENTS

  1. cette article n’est qu’un ramassis de tout ce que l’on entendre de la bouche de journaleux Français et européens… Obama était il expérimenté , clinton (bill ) était expérimenté et les autres bref laissons Trump bosser il faut maintenant vous calmer les uns et les autres TRUMP A ETE ELU PRESIDENT DES ETATS UNIS D’AMERIQUE …..point barre

  2. Je rejoins complètement l’avis de Jacob sur l’inutilité et la futilté de cet article qui n’apporte rien si ce n’est des considérations baveuses sur les états d’âme de l’auteur qui avoue n’avoir pas plus d’information mais nous assène des platitudes du genre 50% de la population US contre TRUMP, qui a pourtant été désigné Président, ….

    Au fait qui est l’auteur ?

  3. Cet article est désopilant. On fait du Trump bashing à l’envie. Un exemple : On nous explique que Trump et son administration sont inexpérimentés. Une question mon général : Obama il avait quoi comme expérience gouvernementale quand il a été élu? Aucune.
    Allez, un autre exemple pour le plaisir : On nous explique tout au long de l’article que tout est incertain et qu’on ne sait rien et puis qu’on ne sait même pas qui dirige etc. Par contre l’auteur affirme que Netanyahou va à Washington se faire taper sur les doigts, sur et certain. Question mon adjudant (et oui, je dégrade l’auteur) : d’où tenez vous vos affirmations alors que vous le dites vous-même, vous ne savez rien?
    Pour finir, à quoi sert un article qui nous explique avec assurance doctorale qu’on n’a rien à dire
    . Risible.

    • Si l’auteur n’est pas dans l’adulation béate des premiers « résultats » et des premiers revirements de cette Administration, alors le texte ne vous paraît pas recevable?

      Pourtant, pas plus tard que ces derniers jours, Trump a déclaré ou laissé comprendre que les implantations pouvaient contrarier son plan de paix, que rien ne pressait pour l’Ambassade, on a remis à plus tard l’investiture de l’ambassadeur Friedman ; il a également réfuté la candidature de l’excellent Elliott Abrams, proche de Netanyahu et expert des affaires internationales, ayant l’expérience de deux administrations Reagan et Bush, sur un simple « coup de tête ». Et Flynn, le principal conseiller, démissionne après moins d’un mois. Tout va très bien, Madame la Marquise? Vos remarques sont désopilantes, parce que le fruit d’un « observateur » prêt à prendre des vessies pour des lanternes. Israël reste souverain et n’est pas obligé de suivre à lettre tout ce que dira Trump.

      • Non Marc désolé. Je ne suis pas un « observateur » qui suit prêt a prendre … » Vous ne pouvez pas dire ça puisque, vous le remarquerez, je n’ai fait aucun commentaire sur la politique de Trump mais uniquement et que, sur cet article. J’ai bien noté ce qui s’apparente à des revirements mais je me garde bien d’en conclure que l’apparence est devenue réalité. (Par ailleurs, je ne vois pas le rapport entre la démission de Flynn et Israël). De mon coté je dirais que je suis un observateur qui ne s’emballe pas à tirer des conclusions sur la base de non-informations. Je suis simplement prudent et je pense que les décisions de Trump peuvent s’expliquer par la prise de conscience d’
        une situation complexe qu’il découvre maintenant avec des cartes qu’il n’avait pas en main avant son élection. Wait and see.

        • Vous ne voyez pas le rapport entre la démission d’un Conseiller à la Sécurité Nationale, la stratégie moyen-orientale de Trump, Israël, la présence de la Russie en Syrie, et celle de l’Iran? Vous manquez un point « d’observation » assez riche en cacahuètes et arachides diverses. D’autre part chaque fois qu’il lance une initiative ou une idée, il se fait carrément plaqué au sol par l’équipe de foot américain de « l’autre camp » sur des questions de « compétence » ou de « professionnalisme », de « rigueur »… Gouverner c’est aussi entraîner un minimum d’adhésion 1) A la personnalité, au style managérial, à la perspicacité des propositions disons à 51%, y compris chez les Parlementaires, la Justice et les renseignements bipartisans.;. Disons wait and Si, parce que pour le moment, il n’a pas démarré, après un mois. L’anti-jeu est un facteur parmi d’autres d’un monde impitoyable…

          • Je ne vois pas de relation entre Israël et la cause de la démission de Flynn. Qu’il y ait une conséquence sur la diplomatie c’est autre chose et c’est évident. Oui pour le reste je vous suis. Mais il apprend son métier et en mème temps rencontre beaucoup d’opposition chez les réactionnaires de tous bords. On pouvait s’y attendre
            compte tenu du nombre de choses qu’il s’est engagé à changer. Ce qui se passe ne me choque donc pas. Attendons.

  4. Le déplacement de l’ambassade n’est pas primordial !
    Par contre , si la vérité historique pouvait apparaître au grand jour , ce serait un GRAND GRAND jour !!!!

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