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Turquie Archives - JForum
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Turquie

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Israël-Turquie : des relations commerciales au beau fixe ! Pour preuve, la signature toute récente, à la mi-mai, d’un accord de coopération entre la Chambre de commerce israélienne et l’association des exportateurs turcs.
L’ambassadeur turc en Israël aurait déclaré, « La politique et la critique sont légitimes, mais elles demeurent distinctes du principe de commerce bilatéral ».

Les récentes tensions entre la Turquie et Israël n’ont pas empêché la visite d’une délégation de 120 hommes d’affaires turcs dans l’État hébreu.

Une visite importante conduite par le président de l’Association des exportateurs turcs (TIM). Cet organisme représente près de 15 groupements, soit environ 70 000 entreprises locales. Selon la Chambre de commerce israélienne, il s’agirait de la visite de la plus grande délégation commerciale turque depuis la signature de l’accord de réconciliation entre les deux pays.

Une délégation qui a rassemblé des membres éminents de l’économie turque, dont  certains groupes nationaux majeurs tels que KOC, Zorlu Holding, Limak, Pegasus Airlines représentant ainsi de nombreux secteurs de l’économie, notamment la construction, l’énergie, l’agroalimentaire, l’agriculture ou encore le commerce. 65 réunions inter-entreprises ont également eu lieu avec pour objectif la création de partenariats commerciaux. Parallèlement, un groupe de fonctionnaires turcs s’est rendu à l’Institut Weizmann.

« Nous voulons apprendre d’Israël »

L’ambassadeur turc a ainsi déclaré, « Nous sommes conscients et nous admirons les capacités israéliennes en matière de recherche et de haute technologie. Ces secteurs sont en pleine émergence en Turquie et nous voulons apprendre d’Israël ».

De son côté, Amnon Dotan, membre du présidium de la Chambre de commerce israélienne, a précisé que « les relations commerciales entre nos deux pays se sont poursuivies même lorsque la diplomatie se maintenait à un niveau très bas. Cet accord nous donnera l’occasion d’accroître les échanges mutuels. »

La Chambre de commerce israélienne indique que le volume des échanges entre la Turquie et Israël s’élève à hauteur de 3,9 milliards de dollars en 2016, contre 4,1 en 2015, soit une baisse de 6%.

À signaler, en parallèle de cette visite , la création d’un partenariat entre l’ISERD, le directoire israélo-européen en recherche et développement, et STARTAU, centre d’entreprenariat de l’Université de Tel-Aviv.

CAN

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Ankara n’a pas l’intention de fermer sa base militaire au Qatar, malgré l’ultimatum saoudien, selon son Ministre de la Défense. 

Ankara Not Going To Close Qatar Base Despite Saudi Ultimatum - Turkish Defense Minister

dailysabah.com

La Turquie n’a pas l’intention de fermer sa base militaire au Qatar, en dépit de l’exigence formulée par d’autres nations arabes à leur allié Ankara, a déclaré Fikri Isik, son Ministre de la Défense, à l’émission de NTV, vendredi.

“Si cette demande existe bien, cela correspond à de l’ingérence dans des relations bilatérales », a déclaré le Ministre de la Défense turque, ajoutant que cette base contribue à la sécurité dans la région du Golfe toute entière. « La réévaluation du rôle joué par l’accord avec le Qatar, portant sur cette base, n’est pas à l’ordre du jour.

Des soldats turcs sont déployés au Qatar. 88 militaires turcs supplémentaires sont arrivés cette semaine, transportant avec eux 23 engins blindés. Il est prévu que leur nombre doive progressivement augmenter jusqu’à un contingent d’au moins 1.000 hommes, selon le journal turc Hurriyet.

En début de semaine, les Etats arabes menés par l’Arabie Saoudite ont publié une liste de requêtes, à commencer par la rupture de ses liens avec l’Iran, la fermeture de la chaîne de propagande islamiste Al-Jazeera et la fermeture d’une base militaire Turque.

southfront.org

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La victoire qu’il a remportée lors du référendum d’avril, le conforte officiellement dans ses prérogatives quasi-dictatoriales qui laissent la Turquie, le Moyen-Orient et le monde dans une incertitude plus importante que jamais.

Voici quelques éléments du casse-tête :

Le scrutin du 16 avril offrait une seule alternative : oui (Evet) ou non (Hayır).

Mystère 1 : la tenue du référendum. L’électorat turc a voté, le 16 avril, lors d’un référendum national extraordinaire qui n’a pas traité d’un sujet habituel – lancer un emprunt ou relancer un politicien – mais bien de changements constitutionnels fondamentaux affectant la nature même du gouvernement. Le pays doit-il continuer sur la voie de la démocratie défectueuse de ces 65 dernières années, ou centraliser le pouvoir politique au niveau de la présidence ? Selon la nouvelle configuration, le poste de Premier ministre disparaît et le président se retrouve détenteur d’un pouvoir immense surplombant le parlement, le gouvernement, le pouvoir judiciaire, le budget et l’armée.

D’une façon générale, les 18 changements constitutionnels proposés ont été vus par les Turcs comme une décision capitale. La célèbre romancière Elif Safak a dit ce que beaucoup de gens pensent en écrivant que le référendum turc « pourrait modifier le destin du pays pour les prochaines générations. » À l’issue du référendum, certains des opposants se sont mis à pleurer dans les rues. « La Turquie telle que nous la connaissons, c’est fini. C’est du passé. » écrivait Yavuz Baydar, un journaliste. La revue Defense & Foreign Affairs voyait le référendum comme ce qui serait peut-être « le changement le plus significatif et le plus transformateur pour l’Eurasie, le Moyen-Orient et certaines parties de l’Afrique depuis la chute de l’URSS en 1990-91. »

Certains Turcs opposés au référendum ont ressenti très durement leur défaite.

Mais il y a un piège : voilà des années qu’Erdoğan détient les pouvoirs que le référendum est censé lui conférer. Il est le patron de la Turquie et peut faire plier le pays selon son bon plaisir. Quiconque – un caricaturiste, un patron de café, un Canadien – est accusé d’avoir « insulté le président » peut se voir infliger une amende ou se retrouver en prison. Un ancien Premier ministre ou président qui ose être en désaccord avec Erdoğan disparaît de la vie publique. Erdoğan est le seul à faire la pluie et le beau temps. Ce qu’il veut, il l’obtient. Qu’importent les subtilités constitutionnelles.

L’obsession d’Erdoğan de s’emparer officiellement d’une fonction présidentielle aux pouvoirs très étendus qu’il a déjà en pratique, cette obsession l’a poussé à voler une élection, à limoger un Premier ministre, à déclencher une quasi-guerre civile contre les Kurdes et à provoquer une crise avec l’Europe. Pourquoi dès lors s’est-il donné tant de mal pour si peu ?

Mystère 2 : les résultats du référendum. Erdoğan a exercé une pression énorme pour obtenir cette victoire capitale lors du référendum. Il a usé pleinement du contrôle qu’il possède sur la plupart des médias. Les mosquées ont été mobilisées. Selon les termes employés par une organisation internationale, des partisans du « Non » ont été, à plusieurs reprises, « confrontés à des interventions de la police alors qu’ils faisaient campagne, un certain nombre d’entre eux ont même été arrêtés sur l’accusation d’avoir insulté le président ou organisé des événements publics contraires à la loi. » Des opposants ont également perdu leur emploi, affronté le boycott des médias, subi des coupures d’électricité ou encore ont été passés à tabac. Une semaine avant le référendum, Erdoğan a même annoncé que ceux qui voteraient « Non » risquaient pour leur vie dans l’au-delà. Ensuite, selon une ONG suédoise, « la fraude électorale systématique et massive, les incidents violents et les mesures scandaleuses qui ont été prises » par la commission électorale « ont éclipsé le vote. »

Malgré cette situation, le référendum est passé avec un maigre et embarrassant 51,4 % de voix pour et 48,6 % de voix contre. Si le scrutin a été mené dans les règles, pourquoi Erdoğan a-t-il pris le risque de perdre et de réduire ainsi sa stature et son influence ? Si le scrutin a été arrangé – hypothèse tout à fait plausible quand on connaît les pratiques de son parti – pourquoi le vote favorable a-t-il été si bas et n’est pas monté à 60, 80 voire – pourquoi pas – 99 % ? La faible majorité de 51,4 % aurait pu d’une certaine manière inciter les partis d’opposition, soutenus par l’Union européenne et d’autres, à remettre en cause la légitimité du référendum, et à susciter des questions délicates dont Erdoğan aurait certainement préféré ne pas discuter.

Bachar el-Assad a remporté les « élections » syriennes de 2014 avec un résultat satisfaisant de 88,7 % des voix, mais que personne n’a pris au sérieux.

Mystère 3 : Gülen. Sans raison, Erdoğan a rompu une alliance clé avec l’islamiste Fethullah Gülen, faisant d’un allié solide un opposant d’envergure nationale déterminé, qui a contesté la primauté d’Erdoğan et révélé sa corruption. Dans sa guerre politique contre Gülen, religieux musulman âgé vivant dans la campagne de Pennsylvanie, Erdoğan a affirmé de façon invraisemblable que le mouvement de Gülen avait planifié et conduit en juillet 2016 un prétendu coup d’État. Il a alors organisé une répression contre les disciples de Gülen et contre toute personne suscitant son déplaisir. Résultat : 47.000 arrestations, 113.000 incarcérations, 135.000 licenciements ou suspensions de travail et l’ombre de la « mort sociale » pour un nombre bien plus grand encore. Erdoğan est allé plus loin en demandant à Washington d’extrader Gülen vers la Turquie et en menaçant de rompre les relations s’il n’obtenait pas ce qu’il voulait : « Tôt ou tard, les États-Unis feront un choix. Ce sera soit la Turquie, soit Gülen. »

Pourquoi Erdoğan a-t-il cherché querelle à Gülen, créant ainsi le trouble au sein des rangs islamistes turcs et mettant en péril les relations avec les États-Unis ?

Mystère 4 : le purisme sémantique. L’Union européenne a permis à contrecœur aux 75 millions de Turcs de voyager sans visa dans son immense zone Schengen, un privilège qui pourrait donner à Erdoğan la possibilité d’expulser les réfugiés kurdes et syriens indésirables, sans parler de l’augmentation de son influence dans des pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas. L’UE a toutefois fait dépendre cet accès d’une redéfinition des lois antiterroristes turques en demandant de « réviser la législation et les pratiques relatives au terrorisme conformément aux normes européennes. » Erdoğan aurait pu faire cette concession insignifiante et arrêter tous ceux qu’il voulait sur la base d’autres motifs. Mais il s’y est refusé (« Il est impossible de réviser la législation et les pratiques relatives au terrorisme », a tonné l’un de ses ministres) et s’est ainsi privé d’une opportunité extraordinaire.

Mystère 5 : habile ou mégalomane. Devenu Premier ministre en 2003, Erdoğan a gouverné pendant huit années avec prudence. Il a accompagné une croissance économique remarquable, a adouci la direction de l’armée qui détenait le pouvoir ultime dans le pays et a poursuivi avec succès une politique du « zéro problème avec les voisins ». Contrairement au malchanceux Mohammed Morsi, qui s’est maintenu à peine une année en tant que président de l’Égypte, Erdoğan a contrôlé ses faits et gestes avec une telle habileté que, par exemple, pratiquement personne n’a trouvé à redire quand, en 2011, il a maté l’armée.

Mais ça, c’était avant. Depuis lors, Erdoğan s’est créé des problèmes à plusieurs reprises. Sans raison il a fait de Bachar el-Assad alors son meilleur allié dans la région (il fut un temps où les deux présidents et leurs épouses passaient leurs vacances ensemble) un ennemi juré. Il a fait abattre un avion de chasse russe pour devoir ensuite s’excuser platement. Il a perdu le projet de gazoduc transportant le gaz de Méditerranée orientale vers l’Europe.

Les couples Erdoğan et Assad passant des vacances ensemble, en des temps plus heureux.

En toute illégalité, il s’est fait construire sur un terrain protégé un palais d’une immensité folle, le plus grand jamais construit dans le monde depuis l’épouvantable Palais du Peuple de Nicolae Ceausescu à Bucarest. Dans une mascarade particulièrement ignoble, Erdoğan s’est affiché lors des funérailles du boxeur américain Muhammad Ali souhaitant y tenir un discours, offrir des cadeaux et avoir sa photo avec les membres de la famille pour finalement voir toutes ses demandes rejetées et être renvoyé chez lui.

Partout où il va, Erdoğan se fait des ennemis. En Équateur, ses gardes du corps ont menotté trois Équatoriennes pro-kurdes et brutalisé un parlementaire qui essayait de les protéger. Interrogé sur cet incident, le vice-président du parlement équatorien a répondu : « Avant l’agression du député par des gardes du corps d’Erdoğan, la population équatorienne ignorait tout de la Turquie. Personne ne savait ce qu’était un Turc ou un Kurde. À présent, tout le monde sait et se range naturellement du côté des Kurdes. Nous ne voulons plus revoir Erdoğan dans notre pays. »

Quelques-unes des victimes des services de sécurité d’Erdoğan en Équateur.

Qu’est-il arrivé au dirigeant habile d’il y a dix ans ?

Les soutiens islamistes d’Erdoğan laissent parfois entendre qu’il est en passe de s’autoproclamer calife. Alors que le centenaire de l’abolition du califat centré à Istanbul approche, il pourrait tenter l’expérience. Selon qu’il utilisera le calendrier chrétien ou le calendrier islamique, cela pourrait se produire le 10 mars 2021 ou le 4 mars 2024. C’est ici que vous aurez entendu parler de ça pour la première fois.

On ne peut que déplorer les réponses lâches et confuses adressées à Erdoğan par l’Occident. Angela Merkel a accepté que le comédien Jan Böhmermann soit traduit en justice pour avoir ridiculisé Erdoğan. Donald Trump a félicité Erdoğan pour sa victoire tyrannique et l’a récompensé en programmant une rencontre le mois prochain. Quant aux Australiens, ils attendent la fin des commémorations de Gallipoli.

Jan Böhmermann a été traîné devant le tribunal pour s’être moqué d’Erdoğan sur la télévision allemande.

Il est temps de voir enfin Recep Tayyip Erdoğan sous son vrai visage, celui d’un maniaque égocentrique, dictatorial, islamiste et anti-occidental, et de protéger ses voisins et nous-mêmes des dégâts qu’il est déjà en train d’occasionner ainsi que des problèmes, plus grands encore, à venir. Le retrait de l’armement nucléaire américain de la base aérienne d’Incirlik serait un pas dans la bonne direction. Mieux encore, il conviendrait de signifier à Ankara que, sans un changement d’attitude radical de sa part, c’est sa qualité de membre actif de l’OTAN qui est mise en péril.

par Daniel Pipes
Australian
22 avril 2017

http://fr.danielpipes.org/17551/enigme-erdogan

Version originale anglaise: The Erdoğan Enigma
Adaptation française: Johan Bourlard

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Le Hamas demande un logiciel cartographique avancé aux turcs : « Google n’est pas assez précis pour les roquettes »

21 Mars 2017 – Juif.org
Le Hamas demande un logiciel cartographique avancé aux turcs : "Google n'est pas assez précis pour les roquettes" - © Juif.org

L’arrestation de Muhammed Murtaja, coordinateur de la branche Gaza de l’agence turque de coopération et de coordination, a révélé l’ampleur de la coopération et de l’assistance au groupe terroriste Hamas.

Entre autres choses, il s’est avéré qu’au cours des deux dernières années, le Hamas a demandé à l’organisation turque IHH des programmes de cartographie avancés pour améliorer les attaques de roquettes sur le front intérieur israélien, et surtout contre les sites stratégiques.

Selon l’enquête, le Hamas a utilisé des cartes Google pour tirer plus de 4 000 roquettes contre des cibles israéliennes, mais dans la plupart des cas, les roquettes ont été interceptées ou ont complètement manqué leurs cibles.

Murtaja a déclaré qu’il était censé s’envoler pour la Turquie et recevoir une clé USB destinée au Hamas, qui consistait en des cartes améliorées et détaillées de divers sites en Israël, qui étaient basées sur les données technologiques turques acquises suite a la participation de la Turquie à un projet de lancement de satellite.

Murtaja a déclaré lors de son interrogatoire qu’il avait été témoin du transfert de valises en provenance de l’IHH en Turquie (l’association qui était responsable de la flottille pour Gaza) à des hauts responsables du Hamas, notamment Raed Salah, Ismail Radwan et Ismail Haniyeh.

Cette affaire est inhabituelle comparée à des affaires antérieures similaires, puisque cette fois, l’opérateur a été entraîné par l’aile militaire du Hamas, avec les régiments du camp de réfugiés (…) de Shati, et opéré aux côtés des commandants de bataillon. En tant qu’ingénieur, il est devenu expert en TNT et dans la fabrication d’engins explosifs.

En 2012, il a été nommé chef de l’organisation d’aide humanitaire turque TIKA à Gaza.

L’acte d’accusation déposé jeudi dernier contre Murtaja énumère de multiples infractions, parmi lesquelles le détournement de ressources et de fonds destinés à des projets humanitaires dans la bande de Gaza et les détournant vers l’aile militaire du Hamas.

En outre, on a dit que l’accusé avait participé au creusement d’un tunnel après l’opération Bordure Protectrice qui pourrait être utilisé par les terroristes du Hamas en cas d’invasion terrestre de la bande de Gaza.

juif.org

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L’avenir d’Erdogan coïncide-t-il avec celui d’une Turquie forte et démocratique?

Ce n’est pas faire preuve de mauvais esprit que de se poser la question. Les récentes déclarations -ou plutôt vociférations de l’actuel président turc- montrent, sans l’ombre d’un doute, qu’il ne recule devant rien, pas même de graves crises diplomatiques avec les Européens pour parvenir à ses fins.

Quelles sont-elles ?


Le Président turc ne recule devant rien pour parvenir à ses fins : régner sans partage sur une Turquie qui ne sait plus où elle va, une Turquie, secouée par les sursauts d’un coup d’Etat manqué, que rien ne laissait prévoir mais qui signe de graves dysfonctionnements de l’appareil d’Etat.

Régner sans partage sur une Turquie qui ne sait plus où elle va, une Turquie, secouée par les sursauts d’un coup d’Etat manqué, que rien ne laissait prévoir mais qui signe de graves dysfonctionnements de l’appareil d’Etat.

Le fait qu’une grande partie de l’armée -corps le mieux organisé du pays-, qu’une part non négligeable de la société civile ait emboîté le pas aux mutins, prouve que le régime d’Erdogan n’a pas choisi la bonne voie et que d’autres mauvaises surprises sont à craindre.

La Turquie a besoin de stabilité, de calme et de sérénité. Or, la voie choisie par M. Erdogan suscite bien des interrogations.


L’attitude imprévisible en matière de politique étrangère, notamment à l’égard d’Israël et de la Russie, de cet homme qui est aux commandes sur le Bosphore en dit long.

Ce désarroi, ce cours en zigzague est particulièrement frappant dans le domaine de la politique étrangère.

Après avoir traité Israël de tous les noms, Erdogan s’en est rapproché : nous saluons certes cette sage évolution, mais elle renforce, par son caractère soudain, la forte imprévisibilité de l’homme qui est aux commandes sur le Bosphore.

Le même changement du tout au tout est à observer vis-à-vis de la Russie : d’abord on abat un avion de chasse qui avait prétendument violé l’espace aérien turc et ensuite on se jette dans les bras de Moscou dont on avait précédemment dénoncé les visées en Syrie.

Et le tout en restant membre de l’Otan. Ô mânes  de Descartes !

Aujourd’hui, la dérive du régime est bien plus grave.


Les parlementaires européens, qui ont enterré depuis longtemps tout espoir d’accueillir la Turquie au sein de l’Union, dénoncent son chantage aux réfugiés et ses tentatives d’intimidation.

Les parlementaires européens, qui ont enterré depuis longtemps tout espoir d’accueillir la Turquie au sein de l’Union, dénoncent son chantage aux réfugiés et ses tentatives d’intimidation.

Dois-je revenir sur les accusations absolument inacceptables de racisme, de nazisme, de partialité, articulées contre la Hollande et l’Allemagne, au motif que ces deux pays au moins eurent le courage de dire non à Erdogan et d’interdire des meetings électoraux sur leur territoire ?


Il est évident que la tactique turque vise à monter en épingle des péripéties secondaires afin de mieux pincer la corde très sensible du nationalisme turc.

Il est évident que la tactique turque vise à monter en épingle des péripéties secondaires afin de mieux pincer la corde très sensible du nationalisme turc.

C’est peut-être efficace mais c’est aussi très dangereux.

Pas plus tard que ce matin même, j’entendais sur France-Info un député européen stigmatiser en termes particulièrement vifs les agissements d’Erdogan, dénonçant ses tentatives de soumission (sic) et sa volonté d’intimidation grossière. De fait, l’homme s’est soudain excité quand il a pris conscience que sans l’appui massif de la diaspora turque son référendum ne passerait pas. Madame Merkel qui sait que la situation économique en Turquie est préoccupante et que son pays contribue à un fort flux de devises à son profit, ne s’en est pas laissé conter : elle a vertement répondu au grand Turc, lui a rappelé les règles élémentaires à respecter et a dénoncé ses projets : rester au pouvoir jusqu’en 2029 !!

Ce n’est pas commettre une ingérence que de manifester ses inquiétudes de voir un homme, un seul, tout décider pour un grand pays, certes encore sous développé, comme la Turquie, mais appelé à un bel avenir.

On ne peut pas concentrer entre ses mains tous les pouvoirs. En outre, en l’espace d’une décennie, bien des choses peuvent changer, à commencer par la capacité à gouverner durant une si longue période.


Il faut rebâtir une grande nation turque, donner une place aux minorités, notamment aux Kurdes afin qu’ils se sentent enfin bien dans le cadre national existant. Il faut aussi faire un louable effort concernant l’Histoire et les Arméniens. Enfin, la Turquie devrait redevenir une force de paix et de stabilité dans la région.

L’avenir de la Turquie moderne doit être mieux orienté. Ce pays risque de connaître des réveils douloureux si les forces vives de cette nation ne se sentent plus concernées par ce qui se prépare.

Il faut rebâtir une grande nation turque, donner une place aux minorités, notamment aux Kurdes afin qu’ils se sentent enfin bien dans le cadre national existant. Il faut aussi faire un louable effort concernant l’Histoire et les Arméniens. Enfin, la Turquie devrait redevenir une force de paix et de stabilité dans la région.

Toute la question est de savoir si cela est possible avec l’agenda du leadership actuel. Il est, par ailleurs, évident, qu’après les saillies d’Erdogan, un tel horizon s’éloigne chaque jour un peu plus.

L’Europe civilisée, judéo-chrétienne, ne demande qu’à vivre en paix avec le reste du monde. Mais elle ne saurait céder au chantage ni se passer autour du cou la corde de la soumission.

Maurice-Ruben HAYOUN /Tribune de Genève du 18 mars 2017

Le professeur Maurice-Ruben Hayoun, né en 1951 à Agadir, est un philosophe, spécialisé dans la philosophie juive, la philosophie allemande et judéo-allemande de Moïse Mendelssohn à Gershom Scholem, un exégète et un historien français. Il est également Professeur à  l’université de Genève

 

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Selon  ZEIT ONLINE, plusieurs villes  allemandes ont interdit à des ministres turcs de faire des meetings et de prononcer des discours de propagande pour la votation visant à instituer le régime présidentiel voulu par Erdogan. De son côté, le chancelier autrichien Christian Kern a appelé dimanche à une interdiction dans toute l’Union européenne des réunions électorales de figures politiques turques, afin, dit-il dans une interview au Welt am Sonntag, d’éviter des tensions bilatérales avec Ankara.

Les autorités turques ont déclaré samedi qu’elles allaient continuer de tenir des meetings en Allemagne et aux Pays-Bas pour appeler les Turcs installés dans ces pays à voter « oui » lors du référendum du 16 avril au projet d’instaurer un régime présidentiel en Turquie.

Le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, s’en est pris aux restrictions imposées par l’Allemagne et les Pays-Bas, les jugeant contraires à la démocratie, et il a assuré que d’autres réunions électorales seraient organisées d’ici la mi-avril (et à menacé l’Allemagne de représailles, sans dire lesquelles, mais on suppose qu’il s’agit de lâcher des millions de migrants musulmans sur l’Europe :  « Si vous voulez travailler avec nous, vous allez devoir apprendre comment vous comporter vis à vis de nous. La Turquie n’est pas votre vassal. » Un autre ministre turc a comparé le comportement allemand actuel avec celui des socialistes nationaux (Nazis), mais sans les nommer expressément).

Dans l’interview, Christian Kern estime que l’instauration d’un régime présidentiel en Turquie affaiblirait l’Etat de droit, limiterait la séparation des pouvoirs et contreviendrait aux valeurs de l’Union européenne.

Le chancelier et ex-directeur des chemins de fer autrichiens invite également l’Union européenne à mettre fin aux discussions d’adhésion avec Ankara et de restreindre, voire supprimer, les 4,5 milliards d’euros d’aide affectés au pays à horizon 2020. »Nous devons réorienter les relations avec la Turquie sans l’illusion d’une adhésion à l’UE« , estime-t-il dans le journal.

« La Turquie s’est éloignée de plus en plus de l’Europe ces dernières années. Les droits de l’homme et les valeurs démocratiques sont foulées aux pieds. La liberté de la presse est un mot étranger« , a-t-il poursuivi.

Figaro – JForum

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Le Shin Bet a pris cette décision en raison de menaces sécuritaires « exceptionnelles »

Le service de sécurité intérieur israélien a indiqué mercredi avoir interdit à l’équipe de basket-ball d’Ironi Nahariya d’aller disputer un match de Coupe d’Europe à Gaziantep en Turquie, près de la frontière syrienne, en raison de menaces sécuritaires « exceptionnelles ».

Nahariya devait se rendre le 22 février dans cette ville du sud-est de la Turquie pour jouer un match retour de la phase éliminatoire de la Coupe Fiba contre le Royal Hali Gaziantep, après avoir remporté le match aller en Israël (96-75).

Quatre personnes soupçonnées de préparer un important attentat au nom de l’EI ont été arrêtées la semaine dernière à Gaziantep, selon la presse turque.

D’après l’agence privée Dogan, la police a également saisi 150 kilos d’explosifs, deux Kalachnikov ainsi que de nombreuses munitions et les personnes arrêtées avaient reçu des ordres de chefs de l’EI en Syrie pour commettre un attentat « spectaculaire » en Turquie.

« En raison de la menace exceptionnelle dans la région où le match devait se jouer, il a été décidé d’empêcher la délégation de partir », a indiqué mercredi le Shin Bet dans un communiqué.

Selon le service de sécurité intérieur israélien, aucune solution n’a pu été trouvée pour autoriser le déplacement malgré des contacts intensifs avec les responsables du club israélien, des responsables sportifs et les service de sécurité turcs.

Le site internet du bureau israélien du contre-terrorisme, rattaché au bureau du Premier ministre, a par ailleurs indiqué qu’il y avait « une hausse dans le risque immédiat d’attaques terroristes » en Turquie.

Il a conseillé aux Israéliens « d’éviter de visiter le pays » et pour ceux déjà sur place, de partir « dès que possible ».

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L’auteur de la fusillade du Nouvel an dans une discothèque d’Istanbul a été capturé dans un quartier d’Istanbul, Esenyurt, rapportent ce lundi soir le journal Hürriyet sur son site internet, ainsi que la télévision d’État (TRT).

Jeudi, un vice-premier ministre turc avait déclaré que l’homme, qui avait tué 39 personnes dans la boîte de nuit au bord du Bosphore, avait été localisé.

L’auteur de ce massacre revendiqué par le groupe État islamique a été retrouvé avec son fils de quatre ans dans un appartement du quartier stambouliote d’Esenyurt au cours d’une opération policière, selon TRT.

Le terroriste ouzbek, Abdulgadir Masharipov, a été capturé par les forces de sécurité turques lundi soir dans la maison de son ami dans le quartier Esenyurt d’Istanbul, selon le Daily Sabah.

Le terroriste, qui était en fuite depuis l’attaque de la boîte de nuit Reina le 31 décembre, aurait été transféré au quartier général de la police d’Istanbul.

AGENCES

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La carte présente le développement du conflit entre la Turquie et les Kurdes du PKK (le Parti des Travailleurs du Kurdistan) et ses ramifications régionales, entre le 1er novembre et le 31 décembre 2016, en Turquie et dans le nord de la Syrie et de l’Irak.

L’insurrection du PKK et de ses bras armés, le HPG notamment (Hêzên Parastina Gel, Force de Défense du Peuple, en Turquie), s’est accentuée tout au long de l’année 2016 dans le sud-est de la Turquie provoquant un durcissement de la répression militaire et administrative du gouvernement turc et la reprise en main de villes comme Cizre, Nusaybin, Sirnak ou Diyarbakir au prix de destructions importantes. De nombreuses zones montagneuses et rurales sont toutefois sous le contrôle de facto de l’insurrection.

Un autre groupe séparatiste kurde, les TAK (Kurdistan Freedom Falcons), aux méthodes d’action non conventionnelles (attaques suicides, voitures piégées), ont accentué leurs actions et ont commis plusieurs attentats contre les forces de sécurité turques, dont celui d’Istanbul, le 10 décembre 2016, qui a fait 45 morts (il est à noté que ni le PKK, ni le TAK ne s’en prennent aux civils).

En Iraq, la Turquie a de bonnes relations avec le Gouvernement Régional du Kurdistan autonome (KRG) dominé par le PDK (Parti démocratique du Kurdistan, en opposition avec l’UPK, l’Union patriotique du Kurdistan qui soutien le PKK), et a installé plusieurs bases militaires afin de pouvoir intervenir plus efficacement contre les bases arrière du PKK dans les montagnes du nord du Kurdistan iraquien. Plus récemment, les turcs ont obtenu du KRG le départ de la région de Sinjar des Yazidis du YBS, aussi liés au PKK (qui continue néanmoins de contrôler la région).

En Syrie, en revanche, le YPG, qui contrôle avec les SDF (Syrian Democratic Forces) une large zone dans le nord du pays, et qui profite de l’appui américain, est considéré par la Turquie comme une extension du PKK (c’est effectivement le cas).

Les Turcs bombardent régulièrement les troupes kurdes le long de la frontière syrienne. Depuis l’été 2016, la Turquie mène une opération militaire dans le gouvernorat d’Alep en Syrie (« Euphrates Shield »), dont l’objectif est d’expulser les « terroristes » (kurdes) de la zone.

Ceci a conduit la Turquie à s’attaquer à l’État islamique, mais aussi aux SDF, présents dans la région de Manbij, avec pour objectif d’empêcher l’unification territoriale des trois cantons kurdes de Syrie, le canton d’Afrine, le plus à l’ouest, restant ainsi isolé du reste du Rojava (le Kurdistan syrien).

 

TURKEY – A growing civil war (En–Fr)

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La police turque a arrêté six personnes après l’assassinat de l’ambassadeur de Russie, abattu d’une balle dans le dos alors qu’il prononçait un discours hier dans une galerie d’art d’Ankara, rapporte la presse.

Le tireur, qui criait « N’oubliez pas Alep » et « Dieu est le plus grand », a été « neutralisé » par les forces spéciales turques. Selon la police, il s’agit d’un policier travaillant à Ankara qui n’était pas en service. Il avait 22 ans, a déclaré le maire de la ville.

Le père, la mère, la soeur et deux proches du meurtrier sont entendus par la police dans la province d’Aydin (ouest de la Turquie) tandis que la personne qui partageait un appartement avec lui à Ankara a également été interpellée, rapporte l’agence de presse publique Anatolie.

Ce matin, la police patrouillait devant la galerie d’art dont l’accès était interdit. Un camion de la police scientifique était garé devant le bâtiment.

Une délégation russe devait arriver à Ankara à 11h pour enquêter sur le meurtre de l’ambassadeur, rapporte la chaîne de télévision CNN Turk.

L’ambassade des Etats-Unis à Ankara a annoncé pour sa part qu’elle serait fermée aujourd’hui, ainsi que ses consulats à Istanbul et Adana, après des coups de feu tirés devant l’ambassade en tout début de journée. L’ambassade se trouve près de la galerie d’art où l’ambassadeur a été assassiné. La police a interpellé une personne liée aux coups de feu contre l’ambassade des Etats-Unis.

Le Figaro

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« Nous avons assisté, ce soir à Istanbul, à la manifestation la plus hideuse du terrorisme », a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan. Selon un bilan communiqué par le ministre de l’Intérieur, le double attentat qui a frappé la Turquie samedi, dans le cœur touristique d’Istanbul, aurait fait au moins 29 morts (27 policiers et deux civils), et 166 blessés.

Dix personnes ont été interpellées et placées en garde à vue en lien avec cette attaque, la dernière d’une vague d’attentats qui a ensanglanté la Turquie depuis l’été 2015, a précisé le ministre.

Un car de police et plusieurs véhicules détruits par une explosion aux abords du stade du Besiktas à Istanbul, le 10 décembre 2016.
Un car de police et plusieurs véhicules détruits par une explosion aux abords du stade du Besiktas à Istanbul, le 10 décembre 2016. – OZAN KOSE / AFP

Deux explosions se sont produites samedi soir dans la ville, secouée cette année par plusieurs attentats liés à la rébellion kurde ou attribués à Daesh. Une voiture piégée a pris pour cible un car de transport de la police à proximité du stade de l’équipe de football de Besiktas après la fin d’une rencontre contre Bursaspor, a annoncé le ministre de l’Intérieur Süleyman Soylu.

Des services de secours et des ambulances près du stade du Besiktas à Istanbul après un attentat, le 10 décembre 2016.
Des services de secours et des ambulances près du stade du Besiktas à Istanbul après un attentat, le 10 décembre 2016. – Halit Onur Sandal/AP/SIPA
Un car de police et plusieurs véhicules détruits par une explosion aux abords du stade du Besiktas à Istanbul, le 10 décembre 2016.
Un car de police et plusieurs véhicules détruits par une explosion aux abords du stade du Besiktas à Istanbul, le 10 décembre 2016. – OZAN KOSE / AFP

https://twitter.com/TurkeyUntold/status/807673324461555712

 

 

« Causer le plus grand nombre possible de victimes »

Une seconde explosion, « qui semble être le fait d’un kamikaze », a secoué le parc voisin de Maçka, a indiqué le ministre qui a dénoncé un « plan tout à fait abominable ». « Il apparaît que ces explosions, qui se sont produites juste après le match Besiktas-Bursaspor, avaient pour but de causer le plus grand nombre possible de victimes », a souligné le président dans le communiqué.

Ces attaques n’ont pas été immédiatement revendiquées. « Le nom de l’organisation terroriste qui a commis cette lâche attaque n’a aucune importance », a affirmé le dirigeant, ajoutant : « Que personne ne doute que nous parviendrons à vaincre ces organisations terroristes et ceux qui se trouvent derrière ».

Cette double attaque a frappé un quartier touristique d’Istanbul, situé entre l’emblématique place Taksim et l’ancien palais impérial de Dolmabahçe, sur la rive européenne de cette mégalopole dont l’attractivité avait déjà été entamée par plusieurs autres attentats cette année.

20MN

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Attentats de Bruxelles: El Bakraoui pourrait avoir été aidé par un policier turc

 

Un complice d’Ibrahim El Bakraoui affirme que le terroriste s’est arrangé avec la police turque pour être refoulé vers les Pays-Bas plutôt que la Belgique. Une hypothèse jugée « plausible » mais difficile à prouver.

Pourquoi les autorités turques ont-elles renvoyé Ibrahim El Bakraoui vers les Pays-Bas plutôt que vers la Belgique ? Et pourquoi si vite ? L’épineuse question a été soulevée lundi lors de l’audition, en commission « attentats », de l’agent de liaison belge, Sébastien Joris. Elle ouvre le champ à plusieurs hypothèses.

Dont celle de la corruption. Selon nos informations, un complice des frères El Bakraoui, inculpé dans le dossier des attentats de Bruxelles et actuellement en détention, a affirmé qu’Ibrahim avait trouvé un arrangement avec les autorités turques pour que celles-ci organisent son refoulement vers les Pays-Bas, pays avec lequel il n’a aucun attachement, plutôt que vers la Belgique où il était recherché. Des déclarations que les autorités belges prennent évidemment avec des pincettes mais qui pourraient, estiment plusieurs sources proches du dossier, «  expliquer certaines choses  ». «  Ce ne serait pas si étonnant. Il est déjà arrivé que des agents de police turcs soient soudoyés pour exfiltrer des foreign fighters de Syrie.  »

Source : lesoir.be

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la police et les soldats turcs sont déployés en dehors de l'ambassade d'Israël à Ankara après une tentative d'attaque sur l'installation le 21 Septembre. (Source de l'image: Telesur video capture d'écran).

Deux juifs importants ont récemment perdu la vie : Shimon Peres, le neuvième président d’Israël, et Ishak Alaton, un homme d’affaires juif de Turquie, plus connu dans son pays d’origine. A la nouvelle de la mort de ces deux hommes, de nombreux Turcs se sont précipités sur Twitter pour exhiber fièrement et ouvertement leur haine des Juifs, selon le site d’informations turc Avlaremoz, qui assure le suivi des affaires juives.

Voici certains des Tweets qui ont été publiés après la mort de Shimon Peres, le 28 Septembre:

  • « Shimon Peres est mort, il y a maintenant un Juif en moins. Je souhaite la même chose pour tous les Juifs et leur progéniture … »
  • « Shimon Peres est mort. Un Juif de moins. Le monde a perdu une ordure. »
  • « Shimon Peres, vous serez bien brûlé ici. Les feux de l’enfer peuvent être féroces. Chien juif. »
  • « Nous devrions faire une prière de gratitude à Allah chaque fois qu’un Juif meurt. »
  • « Les flammes de l’enfer vous appellent, chien juif Shimon Peres. »

Certaines personnes pourraient être tentées de justifier cette haine des Turcs contre Peres comme purement idéologique, en soulignant que Peres était le chef de l’Etat israélien. Cependant, les réactions qu’ont adoptées de nombreux Turcs sur les médias sociaux après la mort de l’homme d’affaires turc d’origine juive Ishak Alaton, montre que ces réactions relèvent tout simplement de la haine des Juifs à l’état brut, qui ont peu à voir avec la situation politique d’Israël.

Ishak Alaton, homme d’affaires turc et investisseur d’origine juive, né à Istanbul en 1927, est mort d’une insuffisance cardiaque le 11 Septembre 2016 à l’âge de 89 ans. Voici comment certains Turcs ont réagi sur Twitter:

  • « Ishak Alaton, le chouchou de Soros et usurier juif, a jeté l’éponge. Maître Baphomet a été incapable de le protéger. Je souhaite la même chose à tous les autres vampires juifs. ». [Baphomet est le nom donné par certains occultistes du xixe siècle à l’idole mystérieuse que les chevaliers de l’ordre du Temple furent accusés, à tort ou à raison, de vénérer].
  • « Même ceux dont le but suprême est de faire de l’argent, doivent par la suite prendre congé de la vie. Ishak Alaton a (enfin) perdu la vie. »
  • [En réponse à un tweet qui souhaitait qu’on laisse Alaton reposer en paix:] «Idiots, et si nous nous voulons, non-musulmans, être en paix ? Tu ne sais rien. Ca n’a rien à voir avec la religion ..? »
  • « Même sa condition ne sera pas suffisante pour l’apaiser dans l’au-delà. »
  • «Il y a lieu de se réjouir, puisqu’un autre Juif n’existe plus avant Bayram [Eid al-Adha, la fête du sacrifice musulman]. »

Alaton a grandement contribué à l’économie turque et à la culture, ainsi qu’aux efforts pour démocratiser le pays.

Entre 1947 et 1948, il a terminé son service militaire dans l’armée turque, obligatoire pour tous les Turcs de sexe masculin. Après avoir étudié et travaillé en Suède 1951-1954, il est retourné en Turquie, a été co-fondateur de la bedriijven Alarko Groupe, et a dirigé et fait travailler des milliers de personnes.

En tant qu’éminent homme d’affaires et philanthrope, Alaton a reçu l’Ordre suédois de l’Étoile polaire et l’Ordre espagnol du mérite civil. Mais il préférait vivre en Turquie. Là, il est devenu le président de l’une des sociétés les plus importantes dans le pays et de la Fondation des études économiques et sociales de Turquie.

Les Turcs qui ont manifesté après sa mort leur haine des Juifs sont apparemment convaincus qu’aucun procureur en Turquie ne les tiendra responsables de leurs commentaires, qui incitent à la haine et même la violence contre les Juifs. Ils semblent penser que peu importe ce que vous dites ou écrivez à propos des Juifs, vous pouvez vous en sortir sans problème.

En fait, célébrer la mort des Juifs sur les réseaux sociaux semble être une tradition pour certains Turcs. Après une tentative de coup de poignard à l’ambassade d’Israël à Ankara le 21 Septembre, et l’explosion d’un kamikaze dans le quartier Taksim d’Istanbul, qui a tué trois israéliens, de nombreux utilisateurs turcs de Twitter ont pris le temps de diffuser des messages de haine.

2010

Cela ne devrait surprendre personne : 71% de la population turque adulte adopte des attitudes antisémites, selon un sondage de 2015 de l’Anti-Defamation League Global 100 Poll.

«Je ne pense pas qu’il y ait jamais eu de période dans ce pays où l’antisémitisme et la haine contre les Juifs ont diminué », a déclaré Isil Demirel, un anthropologue de Turquie et auteur pour Avlaremoz. « Et dans le climat politique actuel, les discours de haine contre les Juifs en Turquie sont monnaie courante. »

La communauté juive en Turquie est également exposée à des attaques terroristes meurtrières de la part de groupes musulmans. Le 6 Septembre 1986, des terroristes arabes palestiniens affiliés à l’organisation d’Abou Nidal ont fait exploser une bombe et ont ouvert le feu sur la Synagogue Shalom Neve à Istanbul, lors d’un office de Shabbat. 22 personnes avaient été tuées.

Le 15 Novembre 2003, les Turcs musulmans et sympathisants d’Al-Qaïda ont commis des attentats à la bombe en faisant exploser des voitures à l’extérieur de deux synagogues à Istanbul – Neve Shalom et Beth Israël – qui étaient remplies de fidèles. Au moins 23 personnes ont été tuées et plus de 300 blessées. 

« Ces attaques contre les synagogues ont fait que la sécurité est devenue un problème encore plus alarmant pour la communauté juive. C’est pourquoi elles sont protégées depuis de nombreuses années, qu’il s’agisse des synagogues ou d’autres institutions juives. Le gouvernement devrait immédiatement reconnaître l’antisémitisme comme un crime haineux et des sanctions pénales doivent être prises contre les auteurs. Je pense que c’est l’étape la plus importante qui pourrait aider la communauté juive ici à vivre en paix.  » (Demirel)

Mais étant données les déclarations antisémites et anti-israéliennes faites par le gouvernement Turc, il semble irréaliste d’attendre qu’il promulgue des lois qui reconnaissent l’antisémitisme comme une infraction  grave ou un crime, en Turquie.

Par exemple, voici ce qu’a dit le président turc Recep Tayyip Erdogan le 18 Juillet, 2014 :

« Israël est l’Etat qui connait la meilleure façon de tuer les enfants. La réalité évidente est qu’Israël est le pays qui menace la paix dans le monde et au Moyen-Orient. Israël n’a jamais été pour la paix. Il a toujours persécuté et continue de persécuter.

Israël aujourd’hui peut sembler être le gagnant, mais il sera vaincu par la suite, et ce sera ensuite le tour des Juifs qui vivent dans certaines parties du monde d’être inquiets. Car nous, en Turquie, à ce que je sais, on n’a jamais eu une vision positive d’Israël ».

Selon un sondage de 2014, Israël est le pays le plus détesté en Turquie : 86% des sondés ont une opinion négative de l’Etat juif, et seulement 2% le voient positivement.

Bien que le peuple juif n’ait jamais eu droit à une vie libre et sûre en Turquie, ils sont là depuis des millénaires – au même titre que les Arméniens et les Grecs, qui ont également été persécutés, et les Alevis et les Kurdes qui sont maintenant victimes de persécutions.

«La présence juive en Asie Mineure remonte aux temps bibliques, » écrit le professeur Franklin Hugh Adler.  » Elle est mentionnée par Aristote et plusieurs sources romaines, y compris par Josephus (Flavius Joseph).

«Les Juifs ont en effet habité dans ce pays longtemps avant la naissance de Mahomet et les conquêtes islamiques des septième et huitième siècles, ainsi que l’arrivée et les conquêtes des Turcs à partir du XIe siècle.

Au début de la République turque en 1923, la population juive était de 81 454 habitants. Néanmoins, la population juive actuelle de la Turquie a diminué pour se limiter à 15.000. »

Les nombreuses attaques verbales et physiques contre les juifs ont joué un rôle important dans l’émigration juive de Turquie.

Sans compter la campagne des années 1930 « les citoyens parlent le turc », les pogroms anti-juifs de 1934 en Thrace orientale, la conscription de 1941-1942 des «vingt cours » (une tentative de recruter l’ensemble des hommes de la population non musulmane, y compris les personnes âgées et malades mentaux pendant la Seconde guerre mondiale), et la taxe en 1942-1944 de la propriété.

Aujourd’hui, sous le gouvernement islamiste actuel, la vie pour les Juifs n’est guère plus facile que par le passé en Turquie.

Pendant ce temps, les militants liés à l’État islamique dans la péninsule du Sinaï ont récemment publié une nouvelle vidéo avec toujours plus de menaces contre les Juifs et Israël. « Oh Juifs, attendez-nous », diffusait un haut – parleur dans la vidéo. « La punition sera sévère, et bientôt vous allez payer cher. »

Cette affaire débouche sur la question : qu’est-ce qu’un musulman radical et qu’est-ce qu’un musulman modéré? Un musulman « radical » est-il seulement le djihadiste armé? Les Musulmans disent ne pas pouvoir participer à des actions violentes, mais leurs déclarations extrêmement haineuses et meurtrières font-elles partie de ce qu’on considère comme «modérées»? Ou bien leurs déclarations hautaines et génocidaires sont-elles suffisantes pour les considérer avec raison comme des « radicaux » ?

Quelle est la différence entre les terroristes armés de l’Etat islamique, où les Juifs sont menacés d’un massacre et les utilisateurs turcs non armés de Twitter qui célèbrent la mort des juifs et qui plaident pour tuer plus juifs?

Robert Jones, un expert sur la Turquie, réside actuellement au Royaume-Uni.

Gatestone Institute

Traduction Google adaptée par JFORUM

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crédits/photos : PATRICK HERTZOG (AFP/ARCHIVES) Le siège du Parlement européen à Strasbourg
Le Parlement européen a demandé jeudi le gel des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, en raison de la répression « disproportionnée » en cours depuis le coup d’Etat avorté de juillet.

Dans une résolution adoptée à une très large majorité à Strasbourg, les eurodéputés appellent à « un gel temporaire » du processus d’adhésion entamé en 2005, au risque d’attiser les tensions entre Ankara et l’UE même si leur vote n’est pas contraignant.

Le texte – soutenu par les quatre principaux groupes au Parlement, conservateurs, socialistes, libéraux et Verts – a été approuvé par 479 voix pour, 37 contre et 107 abstentions.

« Les mesures répressives prises par le gouvernement turc dans le cadre de l’état d’urgence sont disproportionnées, attentent aux droits et libertés fondamentaux consacrés dans la Constitution turque, portent atteinte aux valeurs démocratiques fondamentales de l’Union européenne », stipule la résolution.

Les eurodéputés avertissent également que « le rétablissement de la peine capitale par le gouvernement turc devrait entraîner une suspension officielle du processus d’adhésion »

Toutefois, la majeure partie des Etats membres de l’UE – tout comme le chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini – sont opposés à un arrêt de ces discussions avec la Turquie en dépit des frictions croissantes avec Ankara.

Certains dirigeants européens craignent en particulier que le régime turc ne renonce à appliquer l’accord sur les migrants signé en mars dernier avec l’Union et ne bloque plus les flux de réfugiés qui tentent d’atteindre l’Europe. La Turquie compte sur son sol près de trois millions de réfugiés syriens.

Mercredi, anticipant le vote du Parlement européen, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait estimé que cette résolution était « sans valeur ».

I24 News

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Eitan Naeh a été nommé par un comité gouvernemental, a annoncé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Emmanuel Nahshon.

M. Naeh, actuel chef de mission adjoint à l’ambassade à Londres, deviendra le premier ambassadeur d’Israël à Ankara depuis la crise du Mavi Marmara en 2010, lorsque les forces spéciales israéliennes avaient pris d’assaut un bateau qui se dirigeait vers Gaza.
Après six années de froid durant lesquelles les ambassadeurs ont été rappelés, les deux parties ont accepté en juin de mettre un terme à leur différend après avoir mené des discussions secrètes dans plusieurs pays tiers.

Au terme de l’accord, Israël a accepté de verser 20 millions de dollars de compensation, à présenter ses excuses pour le raid et a permis à l’aide turque de parvenir à Gaza via le port israélien d’Ashdod.
Cette normalisation a été vivement encouragé par les Etats-Unis, soucieux de voir la Turquie, son allié dans l’Otan, retrouver les bonnes relations avec Israël qui étaient de mises avant 2010.

Arutz7

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Les milices des Brigades du Sultan Murad (Armée syrienne réputée « libre » et passée au service de la Turquie) a lancé une opération afin de reprendre la ville d’Al-Bab, aux mains de Daesh, dans le Nord de la Syrie. Cette ville était, jusqu’à il y a peu, considérée comme le foyer des opérations de terrorisme international de Daesh (Paris, Bruxelles, etc.).

« L’Armée Libre Syrienne lance une nouvelle phase de l’Opération Bouclier de l’Euphrate afin de libérer la ville d’Al-Bab, dans la Province d’Alep » peut-on lire sur le communiqué publié par l’Agence de l’Etat Turc, Anadolu.

Selon ce média turc, les avions de guerre de la quie sont aussi impliqués dans cette opération, fournissant ainsi un soutien aérien à l’avance des forces djihadistes pro-turques.

Ces forces de l’ALS ont effectué une percée dehuit kilomètres vers Al Bab, au cours des cinq  derniers jours.

 

La photo, ci-dessus, récemment apparue montre deux combattants de la prétendue « Armée Libre Syrie » dotés de systèmes de missiles de défense anti-aérienne (MANPAD) FN-6 fabriqués en Chine dans la partie Nord de la province d’Alep en Syrie.

Les unités des Brigades du Sultan Murad, sous la bannière de l’Opération Bouclier de l’Euphrate, ont reçu des livraisons et elles ont intégré l’armée et aux forces spéciales turques. Aussi, elles auraient difficilement pu mettre la main sur ces missiles sol-air modernes sans l’autorisation de leur cerveau à Ankara.

Si ces livraisons de MANPAD aux milices pro-turques dans le Nord de la Syrie sont confirmées, ce serait un signal important que la Turquie envisage un plan de confrontation militaire avec l’armée syrienne (voire la Russie?) après la capture de la ville centrale d’Al Bab, encore aux mains de Daesh.

Afrin –Pendant ce temps, les forces de l’Armée Turque ont lancé, samedi, une offensive contre le district kurde d’Afrin, au Nord-Ouest de la Syrie, faisant au moins 8 morts parmi les civils.

L’armée turque a frappé le district d’Afrin par des tirs de douzaines d’obus de mortier et d’artillerie.

On décompte au moins huit civils kurdes t et plus de 19 autres blessés, dans cette attaque.

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southfront.org

Adaptation : Marc Brzustowski

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En dépit de l’accord de réconciliation, Erdogan permet aux responsables du gouvernement du Hamas (la branche politique) de continuer à opérer depuis la Turquie.

Les ambitions d’Erdogan, de devenir une sorte de sultan du 21ème siècle et de gouverner le monde musulman sunnite modéré, n’ont pas diminué. Même après la tentative de coup d’Etat contre lui en juillet, il se considère toujours comme le patron des Frères musulmans, dont le Hamas est la filiale palestinienne. C’est aussi ce qui envenime ses relations avec l’Egypte et le gouvernement d’Abdul Fattah al-Sisi.

Dans les négociations qui ont mené à l’accord de réconciliation, les représentants israéliens ont insisté pour que leur requête sur l’exil de la branche militaire du Hamas de Turquie, soit prise en compte. C’était une condition sur laquelle l’ensemble des renseignements israéliens – le Shin Bet (l’Agence de sécurité israélienne), les FDI et le Mossad – était catégoriquement d’accord.

La Turquie a tout d’abord refusé de souscrire à cette  demande. Ankara a affirmé qu’elle n’était pas d’accord sur le distinguo fait par Israël, entre les branches militaires et politiques du Hamas. De l’avis de la Turquie, le Hamas est une organisation, dont la lutte contre l’occupation israélienne est justifiée, et qu’ils ne considèrent pas comme une organisation terroriste. Les Turcs ont ensuite adouci leur position, et ont accepté d’exiler Salah al-Arouri, le commandant de la délégation des Brigades Kassam en Turquie.

Arouri, qui est de la région d’Hébron, était l’un des hauts responsables de l’escadre militaire du Hamas en Cisjordanie. Il a été arrêté par le Shin Bet et a purgé deux peines dans des prisons israéliennes pour avoir participé au terrorisme. Il a été expulsé vers la Jordanie, qui a refusé de l’accueillir, et de là déplacé en Syrie. Avec le début de la guerre civile en Syrie et la fermeture du quartier général du Hamas à Damas, il s’est installé en Turquie. Il y établit un quartier général qui recrutait des terroristes en Jordanie et en Cisjordanie, et collectait des fonds pour des armes. Arouri a également donné l’ordre à ses agents en Cisjordanie d’enlever des Israéliens. Suite à son mot d’ordre, trois étudiants de yeshiva ont été kidnappés et assassinés dans le Goush Etzion en juin 2014. Le meurtre a été le catalyseur qui a mené à la troisième guerre de Gaza au cours de l’été 2014 (Operation Protective Edge).

Arouri a continué à monter des opérations terroristes contre les habitants des implantations et les soldats de Tsahal en Cisjordanie et à l’intérieur de la Ligne verte et, selon le Shin Bet, également contre l’Autorité palestinienne, pour provoquer sa chute. Le Shin Bet a découvert le réseau d’Arouri il y a plus d’un an, et procédé à l’arrestation de la plupart de ses membres et confisqué leurs armes et leurs matériaux explosifs. Puis Yoram Cohen, le chef du Shin Bet, a rencontré le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et lui a donné des informations sur ce que le Shin Bet appelait le «complot coupable» du Hamas.

De Turquie, Arouri est allé au Qatar, qui est aussi une base du Hamas. Depuis qu’il a quitté Damas dans le sillage de la guerre civile syrienne, le Qatar a accueilli Khaled Meshaal, chef du bureau politique du Hamas.

Le refuge que le Qatar accorde au Hamas et ses liens avec l’organisation, n’empêchent pas Israël d’avoir différents niveaux de liens avec l’Etat du Golfe. Le Qatar est le principal bailleur de fonds de la reconstruction de Gaza, ce qui est manifestement de l’intérêt des israéliens, comme l’a déclaré la semaine dernière le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman.

En Israël, on espère également que le Qatar, grâce à ses liens et à son influence, aidera à la formulation d’un accord d’échange par lequel les corps des soldats de T5sahal, Oron Shaul et Hadar Goldin seront rendus à Israël, ainsi que trois citoyens israéliens qui ont disparu à Gaza. Toutefois, à ce stade, en raison de l’écart énorme dans les positions des deux parties, un tel accord n’est pas à l’horizon.

Israël a souhaité que la Turquie contribue à la médiation de l’accord, cependant, il est actuellement à peine impliqué dans la question, malgré les demandes de personnalités israéliennes, y compris le représentant du Premier ministre aux négociations sur les prisonniers de guerre et personnes disparues, Lior Lotan, Sur le Hamas.

La Turquie a également accordé une aide humanitaire limitée à la population de Gaza, malgré une rhétorique enflammée d’Erdogan sur la question, qui avait l’habitude d’accuser Israël de « crimes de guerre » avant l’accord de réconciliation. Les aides directes accordées par la Turquie se sont élevées à quelques milliers de tonnes de médicaments, de vivres, de jouets et autres produits, qui ont été chargées sur deux navires, déchargés au port d’Ashdod et transportés par camion vers Gaza. Le total de l’aide humanitaire de la Turquie représente environ la moitié de la valeur des biens qu’Israël transporte à Gaza chaque jour (environ 400 camions).

Même avant que l’accord de réconciliation soit signé, mon collègue Alex Fishman, du Yediot Aharonot, a estimé que la Turquie n’avait aucune intention d’expulser les terroristes militaires du Hamas de son territoire. En effet, selon les informations de la défense, le quartier général établi par Arouri en Turquie fonctionne comme d’habitude, dont il est le chef commandant unique, qui continue à recevoir des ordres d’Arouri au Qatar. Les membres des miliciens continuent leurs déplacements à l’intérieur et à l’extérieur de la Turquie comme ils le font depuis toujours et planifient des attaques terroristes contre Israël.

Israël s’est déjà plaint à maintes reprises que cette clause de l’accord n’est pas mise en œuvre, mais le gouvernement d’Erdogan, dans l’ondes de choc de la tentative de coup d’État, est toujours obsédé par la traque de ses ennemis réels et imaginaires, harcèle les médias et sa politique d’oppression qui nuit à la démocratie turque, a ignoré les demandes d’Israël.

Malgré la colère des milieux de la défense et des renseignements israéliens, le gouvernement n’a pas l’intention de rejeter l’accord. Israël accepte donc les violations turques de l’accord. Même Lieberman, qui s’est opposé à l’accord depuis le début des négociations, bien longtemps avant de devenir ministre de la Défense, est parmi les rares qui ne se sont pas trompés en pensant que la Turquie ne s’acquitterait pas de ses obligations, sait qu’il n’y a pas grand-chose à y faire. La marge de manœuvre d’Israël est extrêmement limitée. L’état hébreu peut tancer la Turquie qui rompt l’accord de réconciliation ou peut simplement accepter la situation et attendre une occasion future où il sera peut-être possible de convaincre le gouvernement d’Erdogan de fermer le siège du Hamas.

Israël a un intérêt particulier à une normalisation des relations avec la Turquie et espère surtout signer avec Ankara un accord pour vendre le gaz naturel provenance de la nappe de Leviathan, aux Turcs. Le ministre de l’Energie, Yuval Steinitz (Likoud) s’est rendu récemment en Turquie, pour rencontrer son homologue, qui est également le gendre d’Erdogan.

Israël espère également qu’en dépit de la «réconciliation froide», il sera toujours possible de réchauffer les relations entre les pays et améliorer la coopération sécuritaire. Les chances pour y parvenir sont minces, mais vu la volatilité de la situation au Moyen-Orient, on ne peut jamais savoir. Alors, peut-être qu’une fenêtre d’opportunité apparaîtra qui permettra à la Turquie de se « réformer ».

Cela pourrait se produire si la Turquie devait faire face à un nouveau conflit plus puissant avec l’Iran en raison de l’implication de son armée en Irak, en particulier dans la bataille de Mossoul. Il y existe déjà une grande tension entre Ankara et Téhéran. Le gouvernement irakien demande à l’armée turque de sortir de son territoire, un geste qu’Erdogan semble hésiter à faire à ce stade des opérations.

Sous prétexte de combattre Daesh, l’armée turque a envahi le territoire irakien pour empêcher l’établissement d’un Etat kurde indépendant dans le nord du pays et briser le corridor terrestre que l’Iran cherche à établir depuis son propre territoire, via l’Irak et la Syrie au Liban. Si un tel couloir a été établi, il pourrait être appelé la route Pan-Shi’te. Corridor chiite

Si en effet Jérusalem et Ankara se rapprochent de plus en plus de ces évolutions, on peut supposer que, comme par le passé, celui qui mènera les pourparlers sera le chef du Mossad, Yossi Cohen, qui était également partenaire des pourparlers de la réconciliation. En sa qualité de chef du Conseil de sécurité national. Il a été rapporté précédemment que les anciens chefs du Mossad, Meir Dagan et Tamir Pardo, comme leurs prédécesseurs depuis les jours d’Isser Harel dans les années 1950, a rencontré les chefs des renseignements turcs. Dans un cas pareil, une réunion entre Cohen et son homologue turc Hakan Fidan serait également probable. Peut-être que Cohen pourra convaincre Fidan de fermer le quartier général du Hamas en Turquie et d’user de son influence pour mettre en œuvre un accord sur l’échange des corps des soldats et les civils disparus avec le Hamas.

Malgré la colère en Israël, en particulier dans les milieux de la défense et du renseignement, le gouvernement n’a pas l’intention de rejeter l’accord.

Le 15 novembre, à la suite de multiples retards, le comité des nominations du ministère des Affaires étrangères devrait choisir le nouvel ambassadeur d’Israël en Turquie. Parmi les principaux candidats au poste figurent le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon, qui a servi auparavant en Turquie; Le chargé d’affaires de l’ambassade à Ankara, Amira Oron; l’Ambassadeur en Grèce, Irit Ben Aba; Et le conseiller politique de l’ambassade d’Israël à Londres, Eitan Naveh. Cependant, personne ne serait choqué si le Premier ministre Benjamin Netanyahou, qui sert également de ministre des Affaires étrangères, décidait de nommer à ce poste quelqu’un de proche de lui, en raison de l’importance qu’il accorde aux relations avec la Turquie.

Aussitôt qu’Israël annoncera la nomination de l’ambassadeur et qu’il sera envoyé à Ankara, la Turquie fera de même. Les médias turcs ont rapporté que Kamel Okam, un diplomate qui est un confident très proche d’un conseiller important du président Recep Tayyip Erdogan, est le principal candidat susceptible d’être nommé à l’ambassade à Tel-Aviv.

La décision de relancer les relations diplomatiques avec la Turquie, et de rouvrir les ambassades, a été prise il y a plus de quatre mois, dans le cadre de l’accord de réconciliation, signé entre les deux nations, qui avaient rappelé leurs ambassadeurs après l’incident de la flottille du Mavi Marmara, en mai dernier. Au printemps, en pleine négociations, qui semblaient interminables aux deux parties, ils étaient tous pressés mettre fin à cette période sombre de leurs relations et à tourner la page. Pourtant maintenant il semblerait que la tendance à la lenteur soit à nouveau de mise.

De même que les relations avec l’Égypte sont qualifiées de «paix froide», ce qui se passe avec la Turquie ressemble de plus en plus à une «réconciliation froide». Presque toutes les clauses de l’accord se sont révélées problématiques. Israël a transféré quelque 21 millions de dollars au gouvernement turc et Ankara est censé établir un fonds spécial pour distribuer l’argent comme il l’entend aux familles des dix Turcs, tués à bord du Mavi Marmara, et au reste des blessés dans l’incident.

En échange, la Turquie a accepté d’adopter une loi au Parlement interdisant les poursuites contre des hauts fonctionnaires et officiers de Tsahal qui ont participé à la planification et à l’exécution du raid sur la flottille. Ces dernières années, les tribunaux turcs ont intenté des poursuites judiciaires contre les familles des personnes tuées et l’organisation caritative IHH, qui avait organisé et mené la flottille et qui, selon des rapports de renseignements américains et israéliens, fournir un soutien aux organisations terroristes, telles qu’Al-Qaida et le Hamas. Les poursuites comprenaient des demandes d’arrestation de l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, Gabi Ashkenazi, de l’ancien chef du renseignement militaire Amos Yadlin et de l’ancien commandant de la marine Eliezer Marom.

La loi a été adoptée par le parlement turc, cependant, ces dernières semaines, il semble que les choses se compliquent. L’IHH et certaines familles des victimes ont annoncé qu’elles ne s’intéressaient pas à l’argent «sale» d’Israël, mais à la justice. Une requête a été adressée à la cour contre la loi, et leurs arguments seront entendus le mois prochain.

JPOST traduction JForum

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crédits/photos : OZAN KOSE (AFP/FILE) Turkish police detained the editor-in-chief of the opposition newspaper Cumhuriyet in Istanbul and 13 arrest warrants have been issued for the daily's journalists and executives
Le président du directoire du dernier quotidien d’opposition turc Cumhuriyet, Akin Atalay, a été arrêté et placé en garde à vue vendredi, a indiqué le journal dont neuf journalistes avaient été mis en détention la semaine dernière.

M. Atalay a été interpellé à son arrivée à l’aéroport Atatürk d’Istanbul, en provenance d’Allemagne, a précisé sur son site Cumhuriyet, dont neuf journalistes, visés par une enquête sur des « activités terroristes », ont été placés en détention la semaine dernière.

Deux journalistes du quotidien ont déjà été jugés et emprisonné pour avoir révélé que l’Etat turc livrait des armes à la Syrie dans leur journal.

Cette arrestation se tient dans un contexte très tendu de purges massives organisées dans le pays depuis le coup d’Etat manqué du 14 juillet dernier.

Farouchement hostile au président Recep Tayyip Erdogan, Cumhuriyet, fondé en 1924, s’est transformé en machine à scoops sous la houlette de son ancien rédacteur en chef Can Dündar, multipliant les enquêtes embarrassantes pour le pouvoir.

Le Figaro

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La bataille de Tal Afar, à la frontière irako-syrienne, lancée samedi 29 octobre par les milices chiites, risque d’allumer la mèche turque.

Lausanne, 1923. Après plusieurs batailles remportées par le leader du mouvement national turc, Moustapha Kemal, les puissances alliées et les représentants turcs signent en Suisse un traité qui établit les frontières de la Turquie moderne. L’humiliation du traité de Sèvres qui démembrait complètement l’Empire ottoman, partagé en zone d’influence des puissances victorieuses de la Première Guerre mondiale, est oubliée. L’autonomie du Kurdistan turc et des territoires arméniens n’est plus mentionnée. Les revendications turques ont été entendues. Mais le statut de la province de Mossoul, disputée entre Turcs et Britanniques, est laissé en suspens.

Mossoul, 2016. Après seize jours d’offensive contre les jihadistes de l’État islamique, l’armée irakienne est entrée mardi dans la deuxième ville d’Irak. Le même jour, un convoi militaire turc, transportant notamment des chars et des pièces d’artillerie, s’est mis en route vers une zone proche de la frontière avec l’Irak, ont indiqué des responsables militaires à l’AFP. Le ministre turc de la Défense, Firki Isik, a justifié ce déploiement par le fait de « devoir faire face à toute situation dans le cadre de développements régionaux importants ». Le Premier ministre irakien, Haidar el-Abadi, a réagi le soir même en mettant en garde Ankara. « Nous ne voulons pas la guerre et nous ne voulons pas d’affrontement. Mais en cas d’affrontement, nous sommes prêts. Nous considérerons (la Turquie) comme un ennemi et nous nous en occuperons comme tel », a déclaré M. Abadi.

Cette escalade diplomatique n’est que le dernier incident entre Bagdad et Ankara depuis le lancement de la bataille de Mossoul. Estimant avoir un droit d’influence historique sur cette province, les Turcs veulent participer aux opérations, notamment pour contrer les velléités de l’Iran– par le biais de certaines milices chiites – et du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)– proche de Bagdad– dans la région. Alliée aux peshmergas, dont les relations avec Bagdad et Téhéran ne sont pas au beau fixe, la Turquie dispose de plusieurs centaines de soldats stationnés dans la base de Baachiqa, dont la mission officielle consiste à entraîner des volontaires sunnites.

Mais Bagdad, qui a réussi à trouver un compromis avec Erbil pour coordonner l’offensive, a écarté toute possibilité de participation des forces turques. L’enjeu dépasse largement le simple cadre de la bataille : l’Iran et la Turquie, qui n’ont jamais rompu leurs relations malgré leurs nombreuses divergences, se livrent une lutte d’influence qui pourrait modifier l’équilibre confessionnel dans la province de Ninive. Ankara se présente comme le défenseur des sunnites contre les exactions, maintes fois rapportées, des milices chiites, satellisées par Téhéran.

La mèche turque
La bataille de Tal Afar, à la frontière irako-syrienne, lancée samedi 29 octobre par les milices chiites, risque d’allumer la mèche turque. L’Iran, par le biais des milices chiites, veut assurer le retour dans la ville des Turkmènes chiites qui avaient fui pour éviter les massacres au moment de l’arrivée des combattants jihadistes. La Turquie craint aujourd’hui que les milices profitent de l’offensive pour se venger des Turkmènes sunnites, accusés d’avoir collaboré avec l’EI. La Turquie interviendra-t-elle si les milices entrent dans la ville ? C’est la grande question alors que ces dernières étaient jeudi à une quinzaine de kilomètres de Tal Afar.

Comme transcendé depuis l’échec du coup d’État en juillet dernier, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’active aujourd’hui sur tous les fronts – Irak, nord de la Syrie, Raqqa – pour affirmer le rôle de la Turquie en tant que puissance régionale. Les médias turcs, proches du pouvoir, alimentent l’entreprise de propagande en remettant en question les frontières actuelles de la Turquie et en réclamant des droits historiques sur certaines anciennes provinces ottomanes. « Mossoul et Alep doivent revenir à la Turquie », estime par exemple l’éditorialiste du quotidien Yeni Safak, proche du pouvoir, dont les propos sont rapportés sur le site du Courrier international.

Mossoul, Alep, Raqqa : les Turcs veulent récupérer une part du gâteau et affaiblir leurs rivaux (le PKK et sa galaxie, et l’Iran). Pour cela, ils sont prêts à nouer des alliances assez contradictoires avec Moscou – pourtant parrain du régime de Bachar el-Assad et allié circonstanciel de Téhéran – et Washington – pourtant principal soutien de l’armée irakienne et des Kurdes syriens.

En 2011, la Turquie était prête à redevenir la puissance dominante de la région. Quelques années plus tard, du fait de ses mauvais choix stratégiques, elle semblait avoir été obligée à renoncer à ses ambitions. Mais c’était sans compter l’entêtement de Recep Tayyip Erdogan, dont la politique néo-ottomane est aujourd’hui plus assumée que jamais. Avec tout ce qu’elle sous-entend en termes de risques et d’imprévisibilité pour la région.

OLJ Anthony Samrani avec le Courier international

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AlMasdarNews (publication pro-Assad) rapporte que :

Les récentes avancées des « Forces Démocratiques Syriennes (FDS) ont réussi à bloquer partiellement les rebelles djihadistes contrôlés par la Turquie et à les empêcher d’atteindre la ville stratégique d’Al-Bab, au Nord d’Alep.

Lundi, les Forces Démocratiques syriennes ont réussi à s’emparer de plusieurs villages aux mains des rebelles islamistes du Jabhat Al-Shamiyah (le Front Levantin pro-turc) au nord de la ville d’Alep, les mettant à distance de frappe des lignes de front l’Etat Islamique (Daesh) sur le Plateau d’Al Bab.

La conséquence de cette poussée kurde est que les Forces Démocratiques Syriennes se trouvent maintenant au milieu chemin tracé par la Turquie, alors que cette dernière tente d’étendre ses opérations à l’intérieur de la Syrie.

Pour ne pas rester de côté, l’Armée Syrienne Arabe (celle d’Assad) a aussi intensifié ses opérations militaires dans le Nord d’Alep, en prenant un certain nombre de petits villages près du secteur industriel stratégique de Sheikh Najjar.

L’élément nouveau serait que, d’après cette revue en ligne, l’Armée Syrienne se serait récemment coordonnée avec les Forces Démocratiques Syriennes (dirigées par les YPG kurdes) dans le Nord d’Alep, ce ui enrage le régieme turc, qui tente d’expulser les forces kurdes du Nord de la Syrie. D’autre part, on sait qu’Erdogan n’a pas pu se lancer dans son offensive expéditionnaire anti-kurde sans le consentement de Poutine à Moscou : quelles limites celui-ci a t-il fixé à cette tentative?

Dans les semaines à venir, il est très probable que les Forces Démocratiques Syriennes atteindront les faubourgs oud’Al-Bab ; ce qui pourrait, en définitive, déclencher la guerre avec la Turquie, puisque cette dernière refuse de tolérer une présence dominée par les Kurdes à ses frontières.

Par ailleurs, selon le site en ligne As Safir, a military les troupes turques seraient actuellement en train de bâtir une base militaire, dotée d’une piste de décollage dans la zone de Ziyar, au sud de la localité d’al-Rai, très proche de la frontière turco-syrienne. 

turkarmyinsyr

La Turquie met le paquet dans les menées de son offensive de l’Opération « Bouclier de l’Euphrate », afin de consolider l’occupation du Nord de la Syrie. Ankara « envisage de répéter en Syrie, le le scénario déjà en Irak, où la Turquie est parvenue à mettre sur puied un camp dans la ville de Bashiqa.

Selon l’article libanais (proche du Hezbollah), les unités du Génie turc sont engagés dans la construction d’unebase militaire, équipée d’un aérodrome et de pistes d’envol, dans la zone de Ziyar, au sud de la localité d’Al- Raï proche de la frontière. L’armée turque envisage d’y construire : « un camp d’entraînement pour ses djihadistes anti-kurdes et anti-occidentaux, qui sera consacré entièrement aux formations syriennes de l’opposition qui participent à l’Opération « Bouclier de l’Euphrate ».

Selon Al Safir, la base militaire de Bashiqa n’est pas simplement destinée à son intervention militaire. « Actuellement, Ankara parle ouvertement des revendications historiques de la Turquie (de l’empire ottoman) sur Mossoul et Kirkouk et, dans le Nord de la Syrie, en dépit des protestations des autorités de Damas, le Président turc Recep Tayyip Erdogan a conçu ses lignes rouges et il a annoncé ses intentions d’occuper les villes d’Al-Bab  à la place de Daesh et Manbij, qui vont être les prochaines cibles de l’opération « Bouclier de l’Euphrate ». 

jarablos

En lien avec ces projets explicites, il ne s’agit plus seulement de « rêves ottomans », mais de mesures pratiques prises sur le terrain afin de redessiner la carte de la région à la faveur de l’hégémonie turque contre ses voisins ».

 

“Ankara parle de ses revendications sur Alep et Raqqa, dans le cadre de sa « stratégie de défense nationale » et les médias à la botte l’écrivent ouvertement « .

Selon cet article, « L’Armée turque est directement derrière les récentes tentatives de groupes armés de mener des percées  àtravers les lignes de défense des unités syriennes à l’ouest d’Alep.”. Des sources, proches de l’opposition syrienne ont confirmé au journal libanais que l’armée turque se préparer à mener un nouvel assaut contre la ville d’Alep, en se servant de groupes djihadistes rebelles sous le masque de la »modération ».

 

southfront.org

Adaptation : Marc Brzustowski