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Paris

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« Oui, nous nous sommes félicités que le passage des membres de la commission d’évaluation du CIO (NDLR : comité national olympique) à Paris, ait permis de mobiliser la force publique ». Répondant à une question de l’élu d’opposition (LR), Pierre Liscia, lors de la séance de conseil du XVIIIe arrondissement, lundi, Gérald Briant, l’adjoint (PC) aux affaires sociales et à l’hébergement d’urgence du maire (PS) Eric Lejoindre a reconnu que la mise à l’abri de 1 609 réfugiés, qui s’étaient installés porte de La Chapelle, le 9 mai dernier, était liée au passage des membres du Comité olympique, à partir du samedi 13 mai. « Il faut être pragmatique, et saisir les opportunités qui sont données » a-t-il ajouté. « On a bien heureusement pu faire en sorte que le secteur de la porte de La Chapelle, soit plus présentable », a, pour sa part, estimé le même jour l’ancien maire du XVIIIe et député (PS) Daniel Vaillant.

  leparisien.fr

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Le plus célèbre monument parisien, la tour Eiffel, va bientôt changer d’allure. Face à la menace terroriste, la grande dame de fer doit être plus sécurisée. Depuis les festivités de l’Euro 2012 déjà, une clôture provisoire entourait le parvis du monument.

Le provisoire va finalement virer au… permanent. Les barrières installées depuis le mois de juin assez peu esthétiques vont être remplacées dans le courant de l’automne par un mur de verre. « Une clôture antiballes qui englobera l’essentiel des jardins de la tour Eiffel », a indiqué Bernard Gaudillère, président de la Société d’Exploitation de la tour Eiffel aux élus siégeant au Conseil de Paris. Une « clôture de sécurité » qui devrait coûter 20 M€ et s’élever, selon nos informations, à 2 m50 de haut.

Pascal Julien (EELV) et Yves Pozzo di Borgo (UDI) tout en comprenant la nécessité d’assurer la sécurité du monument redoutent que la tour Eiffel ne se transforme en « forteresse ». « Ces mesures ne doivent pas dénaturer les aspects architecturaux des alentours », a pour sa part insisté Catherine Dumas (LR). L’entourage de la maire (LR) du VIIe, Rachida Dati, contacté, n’a pas répondu à nos sollicitations

« Tous les travaux de sécurisation de la tour Eiffel se font en concertation avec les Architectes des Bâtiments de France pour que cela s’insère le mieux possible dans le quartier », assure Jean-François Martins, adjoint à la maire chargé du tourisme.

Ce mur de verre ne sera pas la seule nouveauté. La circulation autour du monument va être totalement réorganisée. Désormais, impossible d’accéder à la Tour en arrivant par les quais où l’avenue Gustave-Eiffel. Le périmètre de sécurité élaboré avec la Préfecture de Police ira du quai Branly jusqu’à l’avenue Gustave-Eiffel, en englobant, les allées cavalières des jardins (voir infographie). Et c’est par les jardins que le public accédera au monument. « Il y a là une nécessité en termes de sécurité mais cela permettra aussi de rétablir un lien entre le parvis du monument et les jardins », indique Jean-François Martins.

 

Une chose est sûre, avec ce nouveau dispositif, le quidam qui voudra simplement se faire prendre en photo sous la tour Eiffel, devra s’armer de patience et passer les contrôles avec la cohorte de touristes venus visiter le monument. Mais l’adjoint chargé du tourisme est formel : le simple accès au parvis restera gratuit.

POUR : « Cela permettra d’éviter à n’importe qui de s’y aventurer ». Grégoire, 17 ans, habite à Boulogne-Billancourt (92)

« Pour les touristes, le nouveau mur donnera un accès plus facile et moderne à ce lieu emblématique de Paris. Car pour l’instant, ça ne me donne pas envie d’y aller. Aussi, concernant la préservation de l’environnement, la clôture des jardins permettra d’éviter à n’importe qui de s’y aventurer et d’y jeter ses déchets, par exemple. Enfin, et c’est très important, les agents pourront mieux contrôler qui rentrera dans l’enceinte. »

CONTRE : « Ce nouveau dispositif gâchera un peu le lieu ». Stéphanie, 37 ans, habite à Paris

« Le mur de verre rendra peut-être plus joli l’endroit, mais il sera moins facile d’y accéder au plus près, c’est dommage ! Même si on peut comprendre, pour des questions de sécurité, ce nouveau dispositif, il gâchera un peu le lieu. Le plaisir, c’est d’être en dessous la tour Eiffel pour pouvoir en profiter au maximum ! Si on ne peut plus y aller facilement, c’est embêtant, d’autant plus pour les personnes qui viennent de l’étranger. »

Le Parisien

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La pollution atmosphérique est un problème mondial, mais en France, il est particulièrement troublant. Selon une étude publiée en Juin par l’agence de la santé Santé Publique, en France, la pollution de l’air tue 48.000 personnes par an. 34.000 de ces décès sont évitables. En fait, la pollution atmosphérique est le troisième plus grand agent meurtrier en France, après la cigarette (78.000 décès) et la consommation d’alcool (49.000 décès).

Compte tenu de ces statistiques graves, il n’est pas étonnant que l’application israélienne BreezoMeter, qui traque les polluants et peut déterminer la qualité de l’air dans presque tous les coins du monde, a maintenant jeté son dévolu sur la ville de lumière, Paris.

La pollution atmosphérique est considérée comme un problème de santé publique important à Paris. La ville a récemment lancé une ambitieuse campagne appelée “Réinventons nos lieux”, “Nous allons réinventer nos places”. Son objectif est d’améliorer la qualité de la vie, d’améliorer les espaces publics et promouvoir de nouvelles utilisations pour sept places parisiennes qui ont une forte valeur historique et symbolique.

Place de la Nation, un test à grande échelle, mené par Cisco, l’associée de BreezoMeter sur ce projet, permettra de recueillir le bruit, la pollution atmosphérique et les données d’utilisation. Les résultats sont partagés avec les citoyens ayant accès à des écrans tactiles installés sur la place ainsi qu’avec les données en ligne. BreezoMeter, que CNBC a récemment appelé l’une des “applications les plus chaudes du monde” et qui a été recommandée par le site Web de l’Environmental Protection Agency (EPA) aux États-Unis, met en œuvre les aspects de surveillance de la qualité de l’air. La société israélienne a battu plusieurs entreprises françaises pour le projet sur Paris, devenant la première entreprise non-locale à avoir reçu une telle offre.

BreezoMeter défini le nombre, les emplacements et les types de capteurs de qualité de l’air nécessaires, et analyse les données afin de fournir en temps réel les concentrations de polluants, des alertes et les raisons sur ce qui pourrait avoir une incidence sur les niveaux de pollution. D’autres villes intelligentes et durables peuvent saisir cette opportunité d’une plate-forme pour le contrôle de la qualité de l’air et pour l’amélioration de la vie urbaine. Les données peuvent également être utilisées pour développer des modes de transport durables.

LE PLUS :

La pollution de l’air (ou pollution atmosphérique) est un type de pollution caractérisé par une altération des niveaux de qualité et de pureté de l’air. En France, elle est définie par le Code de l’environnement comme suit « Constitue une pollution atmosphérique au sens du présent titre l’introduction par l’homme, directement ou indirectement ou la présence, dans l’atmosphère et les espaces clos, d’agents chimiques, biologiques ou physiques ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives. ».

La dégradation de l’air résulte généralement de la combinaison d’un cocktail de polluants tels que des matières particulaires, ou autres substances dont les degrés de concentration et les durées de présence sont suffisants pour produire un effet toxique et/ou écotoxique.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’estimait responsable en 2012 de près de 7 millions de morts prématurées par an, surtout dans les pays à revenus faibles et intermédiaires, en particulier en Asie ; plus de la moitié sont dues à la pollution intérieure (en particulier à la cuisine sur des réchauds à charbon, à bois ou à combustibles de la biomasse) et près de la moitié à la pollution extérieure. 80 % des décès liés à la pollution extérieure sont causés par des maladies cardiovasculaires (40 % accident vasculaire cérébral (AVC) et 40 % cardiopathies ischémiques) ainsi que 60 % de ceux dus à la pollution intérieure (34 % AVC et 26 % cardiopathies ischémiques), suivis par les BPCO (ext. : 11 %, int. : 22 %). En France, un rapport du Sénat a évalué en 2015 le coût de la pollution de l’air en dépenses de santé, absentéisme dans les entreprises et impacts indirects et non sanitaires à au moins 100 milliards €/an, et l’agence nationale de santé publique estime en 2016 que la pollution de l’air est responsable de 48 000 morts par an.

L’ONU a encadré la mis en place en 1979 d’une Convention sur la pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance. L’OMS estime que ramener les taux de particules PM10 de 70 à 20 µg·m-3 diminuerait la mortalité induite par la pollution de l’air de 15 %.

Israël Valley

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La décision a été votée le 27 septembre au Conseil municipal de Paris. En cause, un terrain de 780 m2 dans le 16e arrondissement qui appartenait à Rifaat el-Assad, l’oncle du président syrien. Il sera remplacé par des logements sociaux et une crèche.

Ce «bien mal acquis, obtenu avec de l’argent volé au peuple syrien par l’un des pires régimes au monde, va servir à l’intérêt général», a annoncé à RTL l’adjoint à la maire de Paris, Ian Brossat.

«C’est d’une certaine manière une double joie pour nous : la joie de faire du logement social dans le 16e arrondissement, qui est l’un de ceux qui comptent le moins de logements sociaux et de le faire à cet emplacement-là, dans un terrain qui a appartenu à ce propriétaire-là», a-t-il ajouté.

Au terme d’une procédure qui a duré trois ans, la mairie de Paris a dû indemniser Rifaat el-Assad et lui verser 9,5 millions d’euros. Cette somme a été bloquée par la justice française qui enquête sur le patrimoine de l’intéressé estimé à 90 millions d’euros. Les douanes françaises recensent notamment un château et un haras dans le Val-d’Oise, deux hôtels particuliers, ainsi que des logements à Lyon.

Agé de 79 ans, Rifaat el-Assad est aujourd’hui sous contrôle judiciaire et interdit de quitter le territoire français, bien que son état de santé l’oblige à se rendre à Londres pour des soins approfondis.

L’homme est frère de l’ex-président Hafez el-Assad. Il a été vice-président du pays durant treize ans.

En 2013, après deux ans de guerre en Syrie, la justice française et la maire de Paris se sont penchés sur le patrimoine de Rifaat el-Assad en France. L’avocat des droits de l’Homme William Bourdon souhaite désormais que la justice le poursuive sur la prétendue responsabilité dans la répression en cours lorsqu’il était au pouvoir.

RT

 

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Une Peugeot 607 stationnée deux heures durant jeudi au milieu de la rue de la Bûcherie avec une bonbonne de gaz bien visible sur le siège arrière sans attirer l’attention: vers 1h30 du matin, rien de plus normal, n’est-ce pas! D’ailleurs qui fréquente la rue de la Bûcherie à cette heure hors quelques fidèles attardés de la librairie Shakespeare &Company (ouverte jusqu’à 23h) et un ou deux cafés proches? Plusieurs appels téléphoniques  auraient  signalé le véhicule stationné au début de cette rue, en direction de la librairie. Peut-être n’était-il pas possible d’aller plus loin vu l’étroitesse de la voie et la panique des terroristes ayant provoqué une tentative de mise à feu intempestive.

Cibler les chrétiens d’Orient?

L’objectif véritable de ces dernières n’est pas très évident. On a parlé, comme cible initiale, de la Tour Eiffel et de leur fuite précipitée à la suite de l’apparition d’un policier en civil. Lieux un peu loin de la rue de la Bûcherie et de Notre-Dame… mais alors pourquoi, si la cathédrale était visée par défaut, ne pas s’être arrêtées rue du Cloître Notre-Dame, fort peu passante à cette heure ? Pourquoi rue de la Bûcherie?  La librairie américaine Shakespeare &Co pourrait-elle avoir été un des objectifs? C’est douteux bien que les penseurs de Daech, ayant fait leurs études avant que Vallaud-Belkacem y mette de l’ordre, puissent en vouloir à l’auteur d’Othello.

Reste une troisième hypothèse. À deux pas, se trouve l’Église Saint-Julien le Pauvre, au n° 1 de la rue du même nom, perpendiculaire à la rue de la Bûcherie. C’est une charmante petite église qui ne fait aucune ombre à son vis-à-vis Notre-Dame située à bonne distance de l’autre côté de la Seine et des quais. Il s’agit d’une église de rite grecque-melkite catholique.  Le chef de cette Église porte le titre de patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem. Il réside à Damas. Chrétiens d’Orient donc, à l’ombre jusque-là conciliante de Bachar Al-Assad.

Si la voiture des folles d’Allah —dont le public (et les journalistes ?) ne connaissait jusqu’à ce dimanche  que les prénoms1 ­— avait explosé rue de la Bûcherie, la célèbre librairie américaine et la petite église des Chrétiens d’Orient auraient été aux premières loges. Aussi est-il remarquable que la presse n’ait parlé du lieu de stationnement de ce véhicule aux intentions criminelles que par rapport à sa proximité avec Notre-Dame, alors que cette dernière en est assez éloignée (entre les deux lieux: la voie sur berge, la Seine, le parvis de la cathédrale) : France 24, “Cinq femmes mises en cause dans la tentative d’attentat de Notre-Dame de Paris…” Le Monde, “Une Peugeot 607 abandonnée en plein Paris….”,   Libération titre : “Des bonbonnes de gaz découvertes dans une voiture près de Notre-Dame-de-Paris”. Le Figaro : ”L’enquête éclair déclenchée après la découverte dimanche à 3h30 du matin d’une Peugeot 607 piégée aux abords de Notre-Dame à Paris.”

Et il faut attendre dans le même journal une interview du criminologue Alain Bauer pour que soit nommée la rue de la Bûcherie, sans d’ailleurs que rien ne soit dit quant aux deux lieux précédemment évoqués. Ah, mystère quand tu nous tiens!

Leurs noms patronymiques n’ont été révélés que par le Journal du Dimanche. Sauf peut-être celui d’Inès Madani, ils n’ont rien d’oriental. Elles étaient toutes fichées S.

Marc Nacht

causeur

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Paris est devenu « une zone à fuir » pour les touristes, a déploré jeudi le chef de file du FN en Ile-de-France Wallerand de Saint-Just, accusant dans un communiqué la mairie de Paris et le gouvernement d’être responsables du manque d’attractivité de la capitale.

« Habituellement, au cœur de l’été, les touristes venus du monde entier remplacent les Parisiens. Mais cette année, celle qui fut une des villes les plus visitées au monde offre le triste spectacle de musées vides, de restaurants et d’hôtels déserts, de commerces délaissés », décrit M. de Saint-Just.

« En attendant les chiffres que l’on sait déjà catastrophiques de la saison touristique francilienne, force est de constater l’étendue des dégâts », affirme le conseiller régional FN. Selon lui, « les touristes ne sont pas venus, Paris n’attire plus et la responsabilité en est largement partagée par la mairie de Paris et le gouvernement« , car « l’image de la France, et partant de sa capitale, est très fortement dégradée dans le reste du monde« .

La faute aux « attentats à répétition », à « l’inaction coupable des pouvoirs publics » et à « l’inefficacité absolue du prétendu état d’urgence », mais aussi à « l’explosion de la délinquance et un sentiment d’insécurité permanent », en particulier pour les touristes asiatiques, insiste-t-il, et « l’image d’un paradis perdu se transformant peu à peu en bidonvilles avec l’éclosion régulière de campements sauvages de clandestins ».

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Paris, France. The holocaust memorial in Paris France

Paris regorge de merveilles dans son quotidien estival. Des sites historiques, la Seine, les terrasses des cafés, les vitrines des boutiques sont à eux seuls des spectacles vivants, fantaisistes.

Et puis il y a le Mémorial de la Shoah.

Pourquoi me suis-je retrouvée dans les souvenirs de la dernière guerre mondiale? Parce que c’est gratuit, gratifiant de découvrir un lieu magique construit par les mains de l’homme sur une douleur de l’humanité.

Gratuit donc accessible à tous.

Le Mémorial de la Shoah consacre une exposition sur les lendemains de la guerre de 1944 à 1947 pour ne pas oublier une tranche de vie, qui plus de soixante-douze ans après, dévoile encore des pans de l’existence des enfants, des femmes, des hommes rejetés, trahis, bafoués. Après l’explosion de joie de la fin de la guerre, il faut retrouver ses marques, reprendre un rythme de vie et remettre en route les rouages administratifs du pays.

Comment la vie reprend le dessus pour les réfugiés, les survivants juifs de France, d’Allemagne et de Pologne? Comment se reconstruire et laisser derrière soi les camps d’extermination, de concentration, d’internement, de transit? Où aller quand vos biens, vos maisons ont été confisqués et occupés, quand votre famille a été décimée? La violence de l’antisémite ne s’efface pas du jour au lendemain.

Sous l’impulsion des Américains l’aide se met en place. Le retour à la vie passe par des camps de personnes déplacées en attendant la reconnaissance administrative, les rapprochements familiaux, l’émigration vers un avenir, un lieu meilleur. Et il faut rendre justice pour se reconstruire. Ce crime contre l’humanité passe par des procès, des règlements de comptes, des condamnations, des exécutions…

Voilà donc en cinq étapes l’exposition: après la Shoah dans les murs du Mémorial à Paris.

Un conseil pour ne pas rester seul(e) face aux écritures, aux vidéos, aux objets ramenés de ce passé indélébile: suivez le guide! Une jeune guide expérimentée, passionnée, sensible avec un vocabulaire à la portée de tous les curieux se propose de vous accompagner à chaque étape de l’exposition.

Tel une peintre, cette fervente guide utilise le camaïeu (une couleur dans les tons différents): c’est-à-dire que sa voix joue sur une sonorité, une seule harmonie pour expliquer les désastres de l’après-guerre. Les visiteurs sont ainsi projetés dans les lendemains de la guerre, témoins impuissants d’une fresque historique.

Exposition « Après la Shoah« , à voir au Mémorial de la Shoah de Paris jusqu’à novembre 2016

 

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Selon Ynet  une jeune femme israélienne figure parmi les blessés mais ses blessures seraient sans grande gravité

Des images du groupe djihadiste Etat islamique (EI) associées aux récents attentats à Paris ont été trouvées sur le téléphone portable de l’homme qui a blessé deux personnes au couteau samedi dans le métro de Londres (Grande-Bretagne), précisément à Leytonstone, a annoncé le parquet ce lundi.

Inculpé pour tentative de meurtre

Les enquêteurs ont également trouvé des photos montrant un exercice récent de la police britannique sur le téléphone de Muhaydin Mire, 29 ans, qui a comparu devant un tribunal après avoir été inculpé pour tentative de meurtre.

Nouvelle comparution vendredi

A l’audience, vêtu d’un t-shirt gris et d’un pantalon de jogging, Muhaydin Mire a seulement confirmé son identité, sa date de naissance et son adresse de domiciliation. Il a été maintenu en détention et comparaîtra de nouveau vendredi devant le tribunal de l’Old Bailey. L’homme a été décrit comme très agité par plusieurs témoins, présents sur place, qui ont entendu l’agresseur justifier son acte en disant: «C’est pour la Syrie.» La police n’a toutefois pas confirmé cette information.

L’attaque est survenue deux jours après les premières frappes aériennes britanniques contre Daesh en Syrie. Elle a également eu lieu moins d’un mois après les attentats de Paris, revendiqués par l’EI, et trois jours après une tuerie aux Etats-Unis.

Les enquêteurs du commandement antiterroriste (CTC) continuaient ce lundi à vérifier si l’accusé avait agi seul pour commettre ce qu’ils ont qualifié d’«acte de terrorisme», un logement dans l’est de Londres ayant été perquisitionné la veille, dimanche.

«Il avait surtout l’air taré»

La principale victime, un homme de 56 ans, présentait une entaille de douze centimètres de long à la nuque, selon le parquet. Admis dans un hôpital londonien, il a été opéré pendant cinq heures. Mais ses jours ne seraient pas en danger. Selon Salim Patel, qui tient une petite échoppe à l’intérieur de la station, l’agresseur a d’abord violemment frappé le quinquagénaire avant de sortir une lame et de faire «des mouvement de va-et-vient», comme s’il voulait décapiter la victime.

Un autre homme, David Pethers, un ingénieur de 33 ans, a été légèrement blessé au cou en tenant de s’interposer. Il est l’un de ceux qui assurent que l’agresseur «a dit quelque chose sur la Syrie». «Il avait surtout l’air taré, il avait cette lueur de folie dans le regard», a-t-il affirmé au Daily Mail, déplorant que d’autres témoins étaient «trop occupés à filmer la scène avec leur smartphones pour intervenir».

Le niveau de menace terroriste, à 4 sur une échelle de 5

L’attaque de samedi rappelle l’assassinat en mai 2013 du soldat Lee Rigby dans le sud de Londres. Il avait été lardé de coups de couteau par ses agresseurs qui s’étaient présentés comme des «soldats d’Allah en guerre contre la Grande-Bretagne» et avaient tenté de le décapiter. En mars, un adolescent de 19 ans a été condamné à 22 ans de prison pour avoir projeté de décapiter un autre soldat.

Depuis août 2014, le niveau de menace terroriste est à 4 sur une échelle de 5 en Grande-Bretagne, signifiant qu’un attentat est considéré «hautement probable».

20 Minutes

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Les États-Unis ont annoncé mercredi des sanctions contre Mohamed Abrini, qu’ils considèrent comme un « terroriste » étranger du groupe Etat islamique (EI), mis en cause dans les attentats de Paris en novembre et ceux de Bruxelles en mars et qui est en prison en Belgique.

Selon la procédure américaine en la matière, Mohamed Abrini, un Belgo-Marocain, a été inscrit sur une liste noire de « terroristes internationaux », ce qui a pour effet de geler tous ses éventuels avoirs et intérêts aux Etats-Unis et d’interdire à tout ressortissant américain d’être en contact avec lui, a indiqué le département d’Etat dans un communiqué.

M. Abrini, 31 ans, dit « l’homme au chapeau », avait été identifié sur la vidéo surveillance dans les minutes avant la double explosion à l’aéroport bruxellois de Zaventem le 22 mars. Les attentats de Bruxelles, également dans le métro, ont fait 32 morts au total.

Actuellement emprisonné en Belgique, il est aussi visé par un mandat d’arrêt européen émis par des juges d’instruction français pour son rôle logistique présumé dans les attentats du 13 novembre à Paris (130 morts).

AFP

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Le secrétaire d’Etat américain John Kerry va rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas samedi à Paris afin de poursuivre les discussions relatives à d’éventuelles avancées vers une solution à deux Etats, a annoncé jeudi le département d’Etat.

« Le secrétaire d’Etat va se rendre à Paris demain (vendredi) soir. Là-bas, il rencontrera le président Abbas pour discuter des perspectives qui pourraient conduire à une solution à deux Etats », a déclaré le porte-parole du département d’Etat John Kirby.

M. Kerry, qui doit rentrer à Washington dès dimanche, pourrait également rencontrer d’autres dirigeants pour des discussions bilatérales, même si la diplomatie américaine n’a donné aucune précision à ce sujet pour le moment.

« Le secrétaire d’Etat n’essaie pas de pousser des avancées selon un calendrier précis », a ajouté M. Kirby. « Mais c’est un dossier sur lequel il s’est concentré depuis qu’il a pris ses fonctions et il le suivra tant qu’il sera en poste (…) Vous avez vu le nombre de voyages qu’il a faits dans cette région, cela reste un sujet de première importance pour lui et il va continuer de le suivre avec le même empressement et la même énergie qu’il a toujours démontrées ».

Le processus de paix israélo-palestinien est totalement gelé depuis deux ans et l’espoir d’une relance avant la fin de la présidence de Barack Obama quasi inexistant.
Toutefois, le 3 juin à Paris, une trentaine de représentants de pays arabes et occidentaux, de l’Onu et de l’Union européenne, s’étaient réunis pour soutenir une initiative française visant à organiser une conférence internationale avec les Israéliens et les Palestiniens d’ici la fin de l’année.
Mais John Kerry était allé à Paris en traînant les pieds et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait catégoriquement rejeté cette initiative française soutenue par les Palestiniens et l’UE.

AFP

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Au moment de la rédaction de ce rapport,  les détails sur les motivations de l’attentat de Nice, le 14 juillet 2016, n’ont pas encore été révélées. Toutefois, les partisans et les combattants djihadistes, pour la plupart liés à l’Etat islamique (EI), se sont d’ores et déjà félicités en ligne.
Les messages et photos partagés après l’attentat expriment une certaine jubilation face à la mort d’infidèles, et le sentiment que l’implication de la France dans l’opération « Chammal » [guerre de la coalition contre l’EI en Irak] a donné lieu à des représailles méritées. Les messages appellent à perpétrer de nouvelles attaques et exhortent les militants et sympathisants musulmans djihadistes en France à mener des opérations de loup solitaire. Ils considèrent que la France avait été avertie d’une vengeance imminente. En outre, plusieurs messages préviennent qu’il y aura de nouvelles victimes et appellent le peuple français à convaincre son gouvernement de mettre fin à ses attaques contre l’EI.
Sur le plan idéologique et religieux, plusieurs documents et fatwas ont été partagés pour justifier les attentats en général et la présence éventuelle de musulmans dans le lot des victimes collatérales, au vu de l’objectif élevé et légitime de « répandre le sang des infidèles ».
Plusieurs photos et messages mentionnent François Hollande, comme ci-dessus : « Et oui, Hollande. On vous tue comme vous nous tuez. Un problème ??? Alors tiens-toi bien par la suite, tu ne sauras pas d’où nous sortirons et où nous serons ! »
Ci-dessous quelques-unes des réactions recueillies sur les médias sociaux Telegram.
Un combattant d’Al-Qaïda sur Telegram et Twitter, appelé « Fondation Al-Akhbar », a rapporté que plus de 70 personnes sont mortes, ajoutant une citation du Coran 9:14 : « Combattez-les. Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d’ignominie, vous donnera la victoire sur eux et guérira les poitrines d’un peuple croyant. »
Un groupe de combattants néerlandais et belges d’Al-Qaïda en Syrie, « Fighting Journalists » [journalistes combattants], a publié le commentaire suivant : « L’Europe : Nouvelles du pays des croisés (France). (Vendredi, 15/07/2016) la France est de nouveau attaquée. Nice : Le bilan s’élève à ‘84 morts’ quand un camion frappe les foules de croisés d’une ville française. Toutes les louanges appartiennent à Allah. »
Les médias de l’EI ont diffusé l’image ci-dessus : « Ce qui viendra sera plus amer. Ce n’était que le premier des commandos ». L’image est tirée de la vidéo diffusée par l’EI montrant les agresseurs du 13 novembre 2015.
Un important réseau de propagande de l’EI en arabe, Turjman Asawirti, affiche : « Ô  croisés, nous vous l’avons dit : en attendant la prochaine attaque, [elle] arrive bientôt. »
Un groupe de militants en ligne de l’EI qui publient en français et en arabe, les « Nashir pour le Désign », ont diffusé plusieurs affiches, commentaires et photos, avec les commentaires suivants : « Inchallah, on va conquérir vos terres, et vous deviendrez musulmans malgré vous, sinon vous paierez la jizya en étant humiliés, sinon c’est le sabre qui passera sur vos cous. C’est la promesse d’Allah. » Le groupe a partagé plusieurs photos d’enfants morts en Syrie et déclaré : « Voilà ce que font vos avions à nos enfants. Alors assumez ce qui vous arrive… Ce n’est que le commencement, on a des années de retard ! »
Une chaîne gérée par des agents français de l’EI, Dawlah Médias, qui partage de préférence les contenus de l’EI avec d’autres agents ou partisans, a commenté : « Une promesse tenue […] Analyse du conflit : plus de frappes contre l’EI -> plus de civils musulmans morts -> plus de haine anti-Occident -> plus d’attentats en France ».
De nombreuses photos et vidéos de l’attaque ont été partagées. Ci-dessus, les légendes de gauche à droite : « Attentat de Nice : Nous vous avions prévenus » ; « C’est beau » ; « Nous voulons Paris avant Rome ».
Une chaîne pro-EI en arabe et en anglais, Gazwa Channel, a affiché le message suivant, incitant les utilisateurs à diffuser les contenus de l’EI sur les médias sociaux en utilisant les hashtags courants : « #Annonce #KhilafahNews à tous les partisans de #EI nous vous demandons de participer aux hashtags suivants, pour montrer au monde la vérité sur la guerre contre l’Etat islamique et comment ils ont amené cela sur eux-mêmes. Utilisez tous les contenus de l’État islamique pour révéler la vérité au monde. Faites enrager le kuffar !! Les hashtags visés sont : #Nice06 #Priez pourNice #France #Nice ». Un autre message avertit que de nouvelles attaques sont à prévoir : « Vous pensiez que la guerre était finie. Ce que vous avez vu n’est que le début. »
Légende de cette affiche en français et arabe : « Ô vous les Français : Comme vous nous tuez de chez nous, on tuera de chez vous. Et on vous a déjà promis qu’on va transférer le combat vers chez vous. Goûtez donc à notre terreur… »
La chaîne francophone de l’EI Ansar At-Tawhid [1] a publié plusieurs commentaires sur les attentats, se réjouissant des morts et offrant une justification religieuse aux décès collatéraux de musulmans susceptibles d’être tués dans l’attaque : « Comme Ibn Taymiyya l’a dit dans Majmou Al-Fatawa : ‘Si un autre musulman tue un musulman par erreur dans le but d’éradiquer la fitna et le kufr, celui-ci aura donné par la grâce d’Allah le martyre à son frère’ […] Si c’est un frère [un terroriste affilié à l’EI responsable de l’attaque], Hollande va regretter sa guerre en Syrie. Les attentats vont pleuvoir comme les missiles qu’ils balancent en Syrie. […] Ce n’est pas notre fête [de la Bastille] mais je sais qu’il y a des heureux aujourd’hui. […] Ça me choque même pas c’est tous les jours comme ça en Syrie et partout dans les pays qui contiennent des musulmans. C’est Valls qu’il faut remercier [2]. »
Un combattant de l’EI sur Telegram appelé « Tourisme de ma Oummah » [nation musulmane], a posté une menace subtile, suggérant que d’autres attaques sont en préparation : « Frères et sœurs, inch’Allah de très bonnes nouvelles à venir bientôt !
Qu’Allah aide Son armée sur les terres du Califat et en dehors ! Amen. »
Les photos suivantes ont été créées et partagées par le groupe pro-EI Nashir pour le Désign :
« Les frères de [l’attaquant de l’attentat d’Orlando] Omar Mateen sont aujourd’hui à Paris, nous n’avons pas oublié le sang des innocents. Nous avons sur chaque terre une rencontre avec vous. »
« Si vous revenez, nous revenons. L’État du Califat est de nouveau à Nice… Attendez la suite ! »
« Nos loups solitaires transforment la soirée de Paris en journée de feu. Ne fermez pas vos gares, ne dormez pas, nous ne sommes pas encore fatigués et nous avons d’autres surprises qui vous feront pleurer. »
« Nous continuerons jusqu’à gouverner toute la Terre avec la Sharia de notre Seigneur. »
Notes :

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Les quelque 2000 occupants du camp situé dans les XVIIIe et XIXe arrondissements doivent être relogés, a annoncé la maire de Paris, Anne Hidalgo. Plusieurs cas de tuberculose y ont été diagnostiqués.

Des migrants attendaient depuis plus d’une heure devant ce campement de fortune. Le camp de migrants situé dans Les Jardins d’Éole, dans le nord de Paris, a été démantelé lundi peu après 7 heures. Une quarantaine de bus ont été mobilisés pour répartir les près de 2000 migrants présents dans une soixantaine de centres mobilisés en Ile-de-France. L’opération, ralentie par l’affluence des migrants, a pris fin en fin de matinée. Derrière un cordon, les CRS mobilisés se sont employés à contenir la pression des migrants qui sortaient un à un du groupe compact pour monter dans les bus. «Toutes ces personnes doivent être mises à l’abri dans des lieux d’hébergement et aller vers une demande d’asile», a déclaré la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, présente sur place.

Les migrants, contenus par un cordon de CRS, sont sortis un à un du groupe compact avant de monter dans les bus.

Évacué une première fois début mai, ce camp situé sur les XVIIIe et XIXe arrondissements s’est rapidement reconstitué dans la perspective d’une nouvelle mise à l’abri. «Aujourd’hui, un migrant sait que la seule option pour obtenir une mise à l’abri est de venir s’installer sur un campement dans l’attente de son démantèlement», confiait-on la semaine dernière à l’Agence France-Presse dans les couloirs de l’Hôtel de Ville. D’une cinquantaine de migrants il y a une quinzaine de jours, le camp a abrité jusqu’à 1300 personnes, dont de nombreux Afghans, Soudanais et Érythréens, selon un dernier recensement effectué dimanche. Comme régulièrement lors de ce genre d’opérations, leur nombre semblait lundi plus proche des 2000, d’après la maire de Paris, Anne Hidalgo, interrogée sur Europe 1.

En pleine crise migratoire en Europe, cette évacuation est la 23e opération du genre organisée à Paris depuis juin 2015. Et, face à la reconstitution de ce type de campements aux conditions sanitaires insalubres, Anne Hidalgo a annoncé la semaine dernière l’ouverture prochaine dans la capitale d’un campement qui sera aux normes de l’ONU sur le modèle de Grande-Synthe. «Il nous faut un camp humanitaire. On le voit très bien. Certains expliquent que le fait de créer des structures d’accueil, c’est un appel d’air qui est donné. Mais l’appel d’air est là», a-t-elle réaffirmé lundi. Selon elle, de 80 à 100 migrants arrivent chaque jour à Paris. La municipalité, qui expertise actuellement plusieurs terrains dans le nord et l’est de la capitale, réfléchit à la possibilité d’ouvrir plusieurs sites.

Le camp des Jardins d’Éole présentait des conditions sanitaires très dégradées, notamment après les pluies diluviennes de ces derniers jours. La semaine dernière, Médecins du monde a signalé six cas de tuberculose, trois suspectés et trois confirmés. Cette maladie signe de grande précarité était jusqu’à présent inconnue dans les campements parisiens. Sur place, les tentes serrées les unes contre les autres ne laissaient que peu d’espace de circulation. Une partie s’étendait au-delà de l’esplanade sur le trottoir, et plusieurs tentes se sont installées faute de mieux à même le bitume, sur la piste cyclable.

(Avec agences) Le Figaro

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Salah Abdeslam : la mère d’une victime des attentats de Paris menace François Hollande de ne pas payer ses impôts.

Élisabeth Boissinot s’oppose à l’aide juridictionnelle accordée à Salah Abdeslam. Elle a perdu sa fille lors de l’attaque du Bataclan le 13 novembre.

Le 13 novembre 2015, Élisabeth Boissinot a vécu l’horreur. Chloé, sa fille de 25 ans, a été tuée par des rafales de kalachnikovs alors qu’elle se trouvait à la terrasse du Petit Cambodge, dans le XIe arrondissement. Presque six mois plus tard, la mère de famille exprime sa colère sur sa page Facebook. Concrètement, elle proteste contre l’aide juridictionnelle, accordée par l’État à Salah Abdeslam, le dernier participant présumé des attentats de Paris encore en vie et exclu que ses « impôts servent à défendre celui qui a assassiné » sa fille. Cette femme originaire de la Vienne aurait écrit une lettre au chef de l’État.

« Allons-nous nous incliner devant des lois qui favorisent les assassins, allons-nous leur payer leurs avocats ? (…) Allons-nous encore une fois baisser la tète, ne pas réagir ? Mes impôts (parce que moi Monsieur le Président je travaille) servent a défendre celui qui a assassiné ma fille, ma Chloé. Alors si vous ne faites rien, si personne ne bouge, si nous restons inertes face a cette flagrante injustice, moi Monsieur le président, je gèlerai mes impôts. » Dans un autre post, elle demande « pourquoi Salah Abdeslam ne demande pas à Daesh de l’aider ? »

Qu’est-ce-que l’aide juridictionnelle ?

Capturé par les autorités belges le 18 mars dernier à Molenbeek, Salah Abdeslam a été transféré de la prison de Bruges à Beveren avant d’intégrer la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), où il est placé à l’isolement depuis le 27 avril. Mis en examen pour assassinats à caractère terroriste, l’ancien suspect le plus recherché d’Europe, est défendu en Belgique par Sven Mary et en France par le médiatique pénaliste Franck Berton

Comme l’a souligné Élisabeth Boissinot, ce dernier sera payé par le contribuable français. L’État paie en effet au forfait, selon une somme fixée par un arrêté ministériel. Le tarif reste donc le même, peu importe combien de temps dure l’instruction, combien de fois l’avocat va voir son client en prison ou combien de personnes travaillent sur le dossier dans le cabinet. D’après le site service-public.frl’aide juridictionnelle, mise en place en 1972, permet aux prévenus disposant de « faibles ressources de bénéficier d’une prise en charge totale ou partielle par l’État des honoraires et frais de justice (avocat, huissier, expert, etc.). » 

Des conditions d’attribution basées sur les revenus de l’accusé

Depuis le 1er janvier 2016, l’aide juridictionnelle peut être accordée dans son intégralité ou en partie. La prise en charge est totale si l’accusé perçoit moins de 1.000 euros par mois, de 55% s’il touche entre 1.001 et 1.182 euros chaque mois et de 25% pour une personne recevant entre 1.183 et 1.499 euros chaque mois. Il suffit d’être Français, citoyen d’un État membre de l’Union européenne ou étranger en situation régulière pour y prétendre. La gravité des faits reprochés ne rentre donc pas en ligne de compte.

Dans Le Figaro, Yves Tamet, avocat à Bobigny et membre du Conseil national des barreaux, estime que « Frank Berton va sans doute perdre de l’argent dans cette affaire car il va passer beaucoup plus de temps sur le dossier que ce qui est prévu par l’aide juridictionnelle. Il ne fera donc pas fortune, mais ce n’est pas pour cela qu’il a accepté l’affaire. » Le procès de Salah Abdeslam ne devrait pas avoir lieu avant 2019.

RTL

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Des images très choquantes qui peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes.

Dimanche dernier, l’émission Zone Interdite était consacrée aux attentats du 13 novembre 2015 , cinq mois après ces attaques qui ont fait 130 morts. Pour les besoins de l’émission, les journalistes ont réussi à se procurer des images inédites du drame. Parmi elles : une séquence montrant un terroriste se faisant exploser au sein de la brasserie Le Comptoir Voltaire . A titre de rappel, le bistrot qui se trouve à proximité de la place de la Nation avait été pris pour cible par Brahim Abdeslam , le frère deSalah Abdeslam , cerveau présumé des attentats. Le terroriste n’avait tué que lui-même, faisant tout de même une quinzaine de blessés.

La vidéo en question n’est plus accessible

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Les attaques de mardi dans la capitale belge ne sont qu’un nouvel et tragique épisode d’un conflit global et de longue durée, dont personne ne voit l’issue.

 

Bruxelles, un jour dans la guerre

Bruxelles a été frappée par deux attentats à la bombe mardi matin, l’un – sans doute une attaque suicide, selon le parquet fédéral belge – à l’aéroport de Zaventem, l’autre dans la station de métro de Maelbeek, à deux pas des institutions européennes. Le bilan s’élevait en début de soirée à une trentaine de morts. Ces actions, revendiquées par Daech, interviennent quatre jours après l’arrestation en Belgique de Salah Abdeslam, un des responsables présumés des attentats de Paris, le 13 novembre. La police belge a lancé un avis de recherche contre un homme soupçonné d’avoir participé à l’attaque de l’aéroport. Les mesures de sécurité ont été renforcées dans plusieurs pays européens.

La terreur est donc de retour sur le sol européen, cent trente jours après les attentats de Paris. Ce qui s’est passé mardi matin à Bruxelles n’est – chacun le sent bien – qu’un épisode d’une guerre longue et globale dont personne n’entrevoit la fin. Ce conflit est global, en ceci que tous les continents sont touchés. Depuis le 13 novembre, pas moins d’une cinquantaine d’attaques terroristes ont été recensées hors d’Europe, la quasi-totalité commise par des groupes djihadistes, dont Daech. Au niveau mondial, c’est plus d’un attentat tous les trois jours. Durant les douze derniers mois, une trentaine de pays ont ainsi été frappés.

Certains attentats choquent moins les opinions occidentales que d’autres, parce qu’ils se déroulent au fond de l’Afrique, notamment dans la région du lac Tchad où opère le groupe islamiste Boko Haram. C’est pourtant là qu’ils sont le plus nombreux, avec une quinzaine d’attaques et plus de 300 morts depuis le 13 novembre. Plus près de nous, la Turquie a subi pas moins de sept attentats depuis l’été dernier, provoquant la mort de plus de 200 personnes et des centaines de blessés. De l’Indonésie au Mali, le monde musulman concentre l’essentiel des attaques et des pertes humaines.

Mais les pays occidentaux ne sont pas épargnés, en particulier en Europe : outre la France et la Belgique, le Danemark, la Suède ou la Grande-Bretagne l’ont constaté récemment. Comme l’Australie ou le Canada, les États-Unis connaissent eux aussi le terrorisme, sous sa forme djihadiste, avec deux attaques en 2015 à Chattanooga et San Bernadino. La Russie l’affronte tant sur le front intérieur, dans le nord du Caucase, qu’à l’extérieur avec la destruction en vol d’un avion de ligne abattu dans le Sinaï en octobre 2015.

Temps long. Ce conflit s’inscrit non seulement sur un vaste espace géographique, mais dans un temps long. La mort de Ben Laden, il y aura cinq ans le 2 mai prochain, et l’affaiblissement d’al-Qaïda n’ont mis fin qu’à un cycle de terreur, marqué par les attentats de New York, Londres et Madrid. Depuis le terrorisme a muté, Daech n’étant que son dernier avatar. Il y en aura d’autres. Que l’État islamique soit contenu, affaibli, voire finalement démantelé ne fera pas disparaître le terrorisme pour autant.

Peut-on espérer le vaincre ? À cet égard, les réflexions d’un général français ne manquent pas d’intérêt. Chef d’état-major de l’armée de terre, Jean-Pierre Bosser a été auparavant à la tête d’un service de renseignement engagé dans l’antiterrorisme, la DPSD (direction de la protection et de la sécurité de la Défense). Dans une tribune pour Le Figaro, il constate que « le mot victoire est curieusement absent alors que le terme de guerre est désormais largement usité ». Encore faut-il s’entendre sur ce que serait une « victoire » contre le terrorisme. C’est « plus un processus dynamique cumulatif qu’un événement unique », répond l’officier. Critiquant « l’ambition irréaliste et improductive d’une destruction totale de l’adversaire », il préfère considérer que « vaincre suppose de prendre durablement l’ascendant » sur l’ennemi, « à la fois en l’affaiblissant et en nous renforçant ».

Ces analyses n’incitent pas à un optimisme échevelé. Partout, les gouvernements s’inscrivent dans une logique que les Israéliens connaissent bien, celle de contenir le terrorisme au niveau le plus bas possible. Pour décrire cette stratégie, ils utilisent l’image de la tondeuse à gazon : puisqu’il est impossible d’éradiquer les mauvaises herbes, il faut faucher régulièrement pour les empêcher de croître. Pour l’État juif, le « pré » est à Gaza, alors que pour la France et la Belgique, il se situe à Molenbeek, à Saint-Denis ou à… Raqqa, la capitale de Daech en Syrie.

Sur le sol belge et français, nos « tondeuses à gazon » ont manifestement de sérieux défauts. Depuis 2012, les deux pays subissent une vague d’attentats unique en Europe : Merah, le Musée juif de Bruxelles, Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, le Bataclan et, mardi, les attaques de Bruxelles. Sans compter l’échec de l’attaque dans le Thalys. Cela fait beaucoup. Au-delà des réponses sur le mode « toujours plus », dont on a eu hier une nouvelle illustration avec l’annonce par Bernard Cazeneuve d’un renfort de 1 600 policiers et gendarmes, on voit mal se dessiner des réponses autour d’un « toujours mieux ».

Le constat avait déjà été fait au lendemain du 13 novembre et rien de fondamental n’a changé depuis lors. Certes, les services de renseignement et de police, ainsi que les armées sur les théâtres extérieurs, portent des coups sévères aux groupes terroristes et parviennent, comme ils l’expliquent volontiers, à éviter de nombreux attentats. Mais il n’aura fallu que quatre jours pour que les terroristes répliquent, à Bruxelles même, à l’arrestation de Salah Abdelslam, effaçant dans l’opinion publique, les bénéfices politiques de cette prise.

En France, comme en Belgique, l’équation quasiment impossible à résoudre est la même : alors que les services de sécurité travaillent à flux tendus et à la limite de leurs capacités, ils doivent changer leurs organisations et leurs méthodes, tant celles-ci montrent désormais cruellement leurs limites. Bruxelles n’en est qu’un nouveau témoignage. 

 

Jean-Dominique Merchet

L’Opinion

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The New York Times s’est procuré un rapport éloquent établi par le cellule antiterroriste mise en place quelques semaines après les attentats de Paris. Il contient 55 pages et on apprend surtout que la menace terroriste en Europe est loin d’être terminée

Avec l’arrestation de Salah Abdeslam, les enquêteurs bénéficient d’une chance unique: ils espèrent désormais en savoir davantage sur le réseau tentaculaire mis en place par l’État Islamique en Europe.

Abdelhamid Abaaoud

The New York Times s’est procuré un rapport édifiant de la police française. Il en ressort essentiellement que la menace terroriste en Europe est loin d’être terminée malgré la capture de l’ennemi public numéro 1 sur notre continent. On y apprend aussi qu’Abdelhamid Abaaoud, tué lors de l’assaut de Saint-Denis le 17 novembre dernier, avait voyagé jusqu’en Europe en compagnie de 90 kamikazes.

La majorité d’entre eux se promènent encore en Europe aujourd’hui. Abdelhamid Abaaoud a raconté à un proche avoir voyagé sur un bateau en Méditerranée avec 90 kamikazes en pleine crise des migrants. Il était le capitaine de cette expédition et il a choisi de poser ses valises en France car « les chances de réussite étaient plus grands ».
Ce rapport éloquent, établi par le cellule antiterroriste mise en place quelques semaines après les attentats de Paris, contient 55 pages. Il a été adressé aux services de sécurité français.


Boubaker El Hakim

Une chose est certaine dans ce document: tous ont suivi la doctrine de Daech. Leurs papiers ont notamment été confectionnés grâce à un spécialiste en Belgique. Il apparaît aussi que le réseau serait encore bien plus important qu’on ne pourrait l’imaginer. Il contient également des détails horribles sur les attentats de Paris du 13 novembre 2015.

Depuis 2013, l’EI s’entraînait activement afin de perpétrer un attentat en Europe.
Les assauts de Paris rappellent que les terroristes sont devenus plus « professionnels » qu’auparavant. Au départ, ils s’étaient concentrés sur des petites cibles, comme le musée juif de Bruxelles. Mais tout a changé depuis l’arrivée de Boubaker El Hakim, celui qui voulait « mettre la France à feu et à sang ». Fini les actions symboliques et place aux attentats sanglants.

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La montée des violences antisémites, les tueries de Toulouse en 2012 et l’attentat de l’Hyper casher alimentent le sentiment d’insécurité dans les écoles publiques, au sein desquelles sont répertoriées de plus en plus d’incidents antisémites, mais aussi la peur que les écoles juives soient ciblées par les attentats terroristes. Face à ce dilemme cornélien, de plus en plus de familles juives choisissent de scolariser leurs enfants dans des écoles privées… 

Sacha Reingewirtz est président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF). L’action de l’UEJF cible notamment les préjugés racistes et antisémites dans les classes au travers du programme Coexist.
Ariel Goldmann est un avocat français. Il a été Vice-Président du CRIF de 2007 à 2014 et est depuis avril 2014 Président du Fonds Social Juif Unifié.


Atlantico : Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a affirmé ce matin que par « crainte  » qu’ils ne soient insultés ou battus, un tiers des enfants juifs seulement sont scolarisés par leurs parents à l’école publique. D’où tient-il ce chiffre alarmant ? Avez-vous, vous aussi, remarqué que le sentiment d’être de moins en moins en sécurité a poussé certaines familles juives à se tourner vers les établissements privés pour la scolarisation de leurs enfants ?


Sacha Reingewirtz : C’est malheureusement un mouvement que l’on observe depuis 15-20 ans et qui est plus en plus présent.
Personne n’a le chiffre exact. C’est non seulement un ressenti mais c’est aussi ce qui est enregistré, en tout cas auprès des personnes avec lesquelles l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) est en lien.
En effet, nous observons une scolarisation dans le privé qui ne cesse de progresser. Dans les établissements publics, de plus en plus d’incidents où les enfants juifs sont pris à partie sont répertoriés, ce qui pousse très souvent les familles à se détourner de ces écoles.
Ariel Goldmann : Le chiffre d’un tiers des enfants juifs dans les écoles publiques date d’une enquête commandée par le FSJU et dont les résultats ont été publiés en 2004 !
Les choix des parents vers les écoles privées répondent à différentes motivations. Certains font le choix de l’école privée comme la plupart des Français sur des critères de renommée, de cadrage, sur une perpective de réussite, et au vu de ce qui est perçu comme un échec de l’Education nationale dans ce qu’on appelle les territoires perdus de la République.
D’autres ont fait le choix de l’école juive, ils sont un peu plus de 31 000 élèves à la rentrée 2015, en grande majorité parce que les parents souhaitent une éducation complémentaire pour leurs enfants basée sur la connaissance approfondie des textes de la tradition juive que sont la Bible et le Talmud. C’est donc avant tout un choix positif.
Ce qu’évoque Roger Cukierman, c’est l’augmentation progressive des élèves qui arrivent à l’école juive parce qu’ils ne peuvent plus rester à l’école publique, soit après avoir souffert de l’antisémitisme, soit parce qu’ils le ressentent de manière tellement prégnante qu’ils préfèrent partir avant. Ils sont près d’un millier d’élèves à avoir fait ce choix cette année en direction de l’école juive. Nous n’avons pas de chiffres pour les autres réseaux d’enseignement privé.


Depuis combien de temps ce phénomène de repli de la communauté juive est-il à l’œuvre ? Dans quelle mesure est-il directement lié aux tueries de Mohammed Merah de 2012 et à l’attentat de l’Hyper casher de 2015 ? D’autres événements ont-ils pu influencer les décisions en termes de scolarisation des familles juives ?


Sacha Reingewirtz : Ce mouvement a commencé au début des années 2000 et n’a cessé de prendre de l’ampleur au cours de la décennie 2000-2010 qui a vu une montée en flèche des actes antisémites enregistrés et répertoriés en France. Ce phénomène qui prend forme au niveau de la société se ressent inévitablement dans les classes. En effet, il est beaucoup plus compliqué pour de jeunes enfants de se prémunir et de se défendre contre les violences antisémites.
A cet âge-là, il suffit d’un incident pour qu’un enfant soit affecté, ce qui justifie parfois d’une décision des parents de changer d’établissement.
La tuerie de Toulouse a eu un impact très fort dans la mesure où des enfants ont été assassinés de sang froid tout simplement parce qu’ils étaient juifs. Cela a engendré un traumatisme profond au sein de la communauté juive, non seulement à Toulouse mais aussi dans le reste de la France.
L’attentat de l’Hyper casher n’a fait que renforcer les peurs et les appréhensions.
L’actualité internationale a également parfois des incidences : suite à un embrasement au Proche-Orient, on constate souvent une montée de l’antisémitisme. Toutefois, en 2015, il y a eu une recrudescence des actes antisémites enregistrés en France alors qu’il n’y avait pas eu de tensions spécifiques au Proche-Orient. Il existe donc un niveau incompressible d’antisémitisme en France qui n’est pas seulement lié au conflit israélo-palestinien.
L’antisémitisme a plusieurs sources : l’extrême-droite, un antisémitisme musulman avec une montée des théories islamistes radicales, la percée sur Internet des théories complotistes relayées par des gens comme Dieudonné ou Alain Soral qui ont une influence grandissante auprès des jeunes, une concurrence de mémoire qui accuse les Juifs de s’accaparer tous les malheurs du monde, un niveau constant de préjugés sur la richesse, le pouvoir, l’influence dans les médias et la finance et enfin, un antisionisme extrêmement virulent qui assimile les Juifs de France aux Israéliens et criminalise toute affection pour Israël.


Ariel Goldmann : Ce phénomène a été remarqué depuis le début des années 2000, à l’occasion de la seconde Intifada, par le déplacement malheureux du conflit israélo-palestinien dans les coures de récréation des établissements de la République.
Le drame d’Ilan Halimi puis celui de Toulouse n’ont fait qu’accentuer le phénomène. Il est très sensible depuis la rentrée 2014 avec environ 800 élèves venant de l’école publique dans l’école juive, et à cette rentrée un millier. Là encore, nous n’avons pas les chiffres des autres réseaux. A ces chiffres, il convient d’ajouter ceux qui ont augmenté dans le prolongement des drames de Toulouse et de Vincennes et ceux des départs vers l’étranger ; au départ de l’école juive ils étaient un peu plus de 1000 élèves.


Néanmoins, les enfants juifs scolarisés dans des écoles confessionnelles ne sont-ils pas encore plus exposés au risque d’attentats ? Les parents ne sont-ils pas là face à un dilemne cornélien ? Que privilégier ?


Sacha Reingewirtz : Suite à la tuerie de Toulouse, tous les parents qui avaient scolarisé leurs enfants dans une école juive ont eu peur. Il y a effectivement un dilemme cornélien.
La crainte que les élèves puissent être victimes d’antisémitisme à l’école s’ajoute à l’angoisse liée au fait que les élèves des écoles juives sont parmi les premières cibles des auteurs d’actes terroristes. C’est pourquoi, parfois, certains élèves sont sortis des écoles juives pour être mis dans des écoles privées, quand les parents en ont les moyens car la scolarité dans les écoles privées est onéreuse.
Idéalement, il faudrait que le choix de l’établissement où les enfants juifs effectuent leur scolarité soit un choix individuel. Malheureusement, de nombreux parents sont contraints d’inscrire leurs enfants dans des écoles privées. C’est profondément regrettable.


Ariel Goldmann : Certains, une minorité, ont quitté l’école juive pour se réfugier dans des écoles privées non juives parce qu’ils ont le sentiment d’être une cible. Mais la majorité des enfants se sentent en sécurité dans les écoles juives, dont on n’a pas cessé ces dernières années de renforcer la protection. La présence des militaires ou de policiers selon les cas est un élément essentiel de ce dispositif de sécurité.
Bien évidemment, la situation n’est pas uniforme sur le territoire français. La localisation des établissements est un élément essentiel pour les parents, car au-delà de l’école se pose la question de la sécurité de leurs enfants pendant les trajets scolaires et pendant leurs loisirs. Il est inacceptable en France que le Juif doive se cacher pour subsister.
C’est pourquoi, comme tout citoyen français, nous attendons des politiques un rétablissement d’une sécurité de base pour tous. C’est une question de société et de valeurs communes, pas que d’école ou de protection.

Atlantico

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Les policiers ont procédé dimanche à 341 interpellations, dont 317 se sont soldées par des gardes à vue, à la suite d’un rassemblement émaillé de violences place de la République à Paris, a-t-on appris lundi de source policière.

Un précédent bilan communiqué dimanche soir faisait état de 289 interpellations, dont 174 gardes à vue, en marge d’un rassemblement pour faire pression sur les dirigeants réunis à la conférence internationale sur le climat (COP21).

Des échauffourées ont éclaté dimanche après-midi entre « plusieurs dizaines d’individus cagoulés et masqués », selon le ministre de l’Intérieur, et forces de l’ordre sur la place de la République.

Ces groupes ont jeté des projectiles sur les policiers, qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes et de charges.

« Aucun amalgame ne saurait être fait entre des manifestants de bonne foi et ces groupes qui n’ont toujours eu qu’un seul dessein: profiter de rassemblements responsables et légitimes pour commettre des violences inacceptables », a affirmé dimanche Bernard Cazeneuve.

AFP

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Un étudiant en informatique de 24 ans, accusé d’avoir un projet «imminent»d’«attentat» contre «une ou deux églises», a été arrêté dimanche à Paris, a annoncé ce mercredi le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Cet homme, connu des services de renseignement et qui avait des «velléités de départ en Syrie» pour y rejoindre les rangs jihadistes, avait en sa possession un «arsenal de plusieurs armes de guerre», a-t-il déclaré à la presse.

Ce projet d’attentat a été découvert par hasard, selon le Monde. Dimanche, vers 9 heures, un homme a appelé le Samu après avoir été blessé par balle. Il dit avoir été agressé et perdre beaucoup de sang. Arrivés sur place, dans le XIIIe arrondissement, les secours appellent la police, qui, en suivant les traces de sang, arrive à un véhicule garé dans les environs. A l’intérieur, kalachnikov, arme de poing, matériel informatique et de téléphonie, gilet pare-balles, munitions et même un gyrophare sont découverts. C’est à l’hôpital que le blessé admet qu’il s’agit bien de son véhicule.
 

Lors d’une perquisition dans son appartement du XIIIe arrondissement, des documents «établissant sans ambiguité que l’individu projetait la commission imminente d’un attentat vraisemblablement contre une ou deux églises» a précisé le ministre de l’Intérieur.

Cet homme avait déjà été placé à partir de 2014 sous surveillance, selon le Monde, faisant l’objet d’une «fiche S», pour «sûreté de l’Etat», qui signifie que les policiers le surveillaient «sans attirer l’attention». Il était alors parti pour la Turquie et mis en garde à vue à son retour. «Des vérifications sur l’environnement de cet étudiant en informatique de 24 ans avaient été effectuées à deux reprises en 2014 et 2015, sans révéler d’éléments susceptibles de justifier l’ouverture d’une enquête judiciaire. Une fiche de sûreté le concernant avait néanmoins été diffusée» a précisé Bernard Cazeneuve.

 
Bernard Cazeneuve : «Un attentat a été évité… par libezap

Il est par ailleurs soupçonné d’être impliqué dans le meurtre d’une jeune femme de 32 ans retrouvée morte, touchée par trois tirs, sur le siège passager d’une voiture dimanche à Villejuif (Val-de-Marne). Les investigations ont permis de déterminer que l’étudiant se trouvait bien dans cette ville dimanche, a indiqué Bernard Cazeneuve. Originaire de Valenciennes (Nord), cette professeur de fitness, mère d’une fillette de 5 ans, s’était rendue en région parisienne pour suivre un stage de pilates. L’ADN de l’étudiant en informatique ainsi que des traces de sang ont été retrouvés dans le véhicule de la jeune femme. Les enquêteurs cherchent à savoir pourquoi il l’a tuée : il pourrait s’agir d’un vol de véhicule qui a mal tourné.

«Notre pays, comme d’autres pays européens, fait face à une menace terroriste inédite, par sa nature et par son ampleur. Notre vigilance et notre détermination sont totales et constantes. Les services de police saisis sont entièrement mobilisés pour la poursuite de cette enquête placée sous l’autorité du Procureur de la République de Paris, qui s’exprimera sur cette affaire le moment venu.», a encore déclaré le ministre de l’Intérieur.

 

Un projet d’attentat déjoué à Paris : ce que l’on sait

Un homme a été arrêté par hasard, dimanche à Paris. Selon le gouvernement, un attentat « imminent » contre des églises a été évité.

 

Des policiers à Paris, le 11 janvier 2015 (FREDRIKVONERICHSEN/DPA/dpa Picture-Alliance/AFP)

L’affaire est rocambolesque. Un homme soupçonné de préparer un attentat contre des églises en France a été arrêté dimanche à Paris en possession d’armes de guerre, annonce ce mercredi 22 avril le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, lors d’une intervention devant la presse. Le point sur ce que l’on sait.

# Arrêté par hasard

L’homme de 23 ans, bien connu des services de renseignement pour ses « velléités de départ en Syrie », selon Bernard Cazeneuve, a été arrêté par hasard par la police dimanche dernier dans le 13e arrondissement de Paris, racontent « Le Monde » et RTL.

Ce jour-là, vers 8h50, l’islamiste radical passe un coup de fil au Samu pour signaler qu’il a été blessé par balle par un autre homme et qu’il perd beaucoup de sang. Il pourrait s’agir d’une tentative de racket qui aurait mal tourné, avance de son côté M6. Les secours se rendent sur place et conduisent le blessé à l’hôpital le plus proche – ses jambes sont en sang. Ils préviennent la police, comme il est de coutume en cas de blessure par arme.

En suivant les traces de sang dans la rue, les policiers vont alors découvrir le véhicule de l’homme, garé à proximité. A l’intérieur, ils mettent la main sur un véritable arsenal de guerre : kalachnikov, arme de poing, gilet pare-balles, munitions. Et même des brassards de la police et une arme déclarée volée par les forces de l’ordre, rapporte M6.

Plus de trois mois après l’attaque de « Charlie Hebdo », cette découvertedéclenche alors un branle-bas de combat au ministère de l’Intérieur. Le suspect est placé en garde-à-vue à l’Hôtel-Dieu dans le cadre d’une enquête ouverte en urgence par le parquet antiterroriste de Paris.

# En projet, un attentat « imminent » contre des églises

Le domicile de l’homme, situé dans le 13e arrondissement, est alors perquisitionné. Les enquêteurs y découvrent du matériel informatique et de téléphonie, mais surtout « une documentation fournie établissant sans ambiguïté que l’individu projetait la commission imminente d’un attentat vraisemblablement contre une ou deux églises », annonce Bernard Cazeneuve. Ce qui fait dire au ministre de l’Intérieur que dimanche matin, un « attentat a été évité ».

D’après M6, les policiers découvrent sur les notes manuscrites retrouvées au domicile de l’individu, l’adresse de plusieurs commissariats de Paris ainsi que d’étranges minutages, qui correspondraient, après enquête, au temps d’intervention de la police en cas d’attaque. 

En étudiant de très près son compte Facebook, les enquêteurs découvrent ses cibles : des églises de Villejuif, dans le Val-de-Marne, qu’il aurait planifié d’attaquer dimanche dernier.

# Lié au meurtre d’une femme à Villejuif

Bernard Cazeneuve précise que l’individu est également soupçonné d’être impliqué dans le meurtre d’une jeune femme, Aurélie Châtelain, dimanche matin. Cette professeure de fitness de 32 ans a été retrouvée abattue de trois balles dans son véhicule à Villejuif, la ville même qu’il aurait projeté d’attaquer.  

Selon RTL, l’ADN du suspect a été retrouvé sur les lieux du crime et l’analyse balistique prouve son implication dans ce qui s’apparente à une tentative de vol manquée pour commettre son attentat.

Une riveraine a expliqué dimanche à l’AFP avoir entendu « comme un coup de pétard » « vers 8 heures ».

# Un étudiant algérien

L’homme était loin d’être un inconnu des services de renseignement. Il faisait l’objet d’une fiche « S » – ce qui signifie « sûreté de l’Etat ». Autrement dit, il était connu des agents antiterroristes de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui le qualifiait d' »islamiste radical dangereux ».

Cet étudiant algérien de 23 ans, d’après « Le Monde », qui faisait l’objet d’une surveillance policière « sans attirer l’attention », aurait manifesté son intention de rejoindre les rangs djihadistes en Syrie en 2014.

Toujours selon le quotidien du soir, l’homme aurait séjourné une semaine en Turquie au début de l’année avant d’être placé en garde en vue à son retour en France.

G.S.