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La lettre du Rav Avraham Itshak Kook zts’l dans laquelle il indique qu’il accepte de devenir le rabbin de la ville de Yaffo. Elle était conservée, à l’insu de tous, dans les archives de son neveu, le Rav Raphael Hacohen Kook, rabbin de Tibériade.

Le Rav Kook (dont le nom s’écrivait alors Kuhk), premier grand rabbin d’Eretz Israël sous mandat britannique, a été l’une des plus grandes personnalités rabbiniques orthodoxes du 20e siècle. Il a créé en 1924  la Yeshivat Merkaz Harav et a écrit de nombreux ouvrages.
Dans le plus connu, Orot, il a exposé sa conception du sionisme religieux dont il était l’un des pères fondateurs.
Né à Griva, dans l’empire russe, en 1865, il a révélé très jeune des qualités hors du commun dans l’étude de la Tora. Il est entré à la Yeshiva de Volozhin en 1884, à l’âge de 18 ans, et est vite devenu très proche du Rosh Yeshiva, Rav Naftali Zvi Yehouda Berlin.
En 1904, alors qu’il vivait encore en Russie, il a été invité à devenir le rabbin de Yaffo par la communauté juive de la ville. Dans sa missive, qui vient d’être retrouvée, il fait preuve d’humilité et d’une grande modestie, estimant qu’il ne mérite pas le poste qui lui est proposé mais précisant qu’il est prêt à assumer cette fonction.
Son fils, le Rav Zvi Yehouda Kook zts’l, qui avait pris sa succession et suivi la voie qu’il avait tracée, avait déploré la disparition de cette lettre et souligné que les tractations avaient duré deux ans avant que son père décide enfin de devenir rabbin de la ville.
Le Rav Kook avait posé deux conditions : il avait demandé de venir en compagnie du fils du rabbin précédent, Rav Naftali Herz Halevy, qui n’avait pas été nommé après le décès de son père, ‘pour qu’il ne lui garde pas rancune’. Le Rav Halevy a finalement été nommé juge rabbinique au Beth Din de Yaffo. C’est ce qui a été fait.
Mais sa seconde demande n’a pas été satisfaite : il voulait que son arrivée dans la ville se fasse discrètement. Mais la communauté de Yaffo a refusé et il a été accueilli en grandes pompes.

Source Chiourim

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Un peu plus d’une semaine après les funérailles de Herzl Shaul, à la fin de la Shiva (une période traditionnelle de deuil juif, d’une durée de sept jours), la famille Shaul a publié sa dernière lettre à son fils Oron, qui a été tué au combat lors de l’opération Bord de protection et dont les restes sont encore détenus par l’organisation terroriste basée à Gaza le Hamas. Dans la lettre, M. Shaul a exprimé son désir de voir Oron rentrer chez eux.

La famille a confié que lorsque l’état de Herzl s’est détérioré, il a commencé à écrire ce qu’il avait sur le cœur. Il confiait les pensées qui le hantaient depuis qu’il avait appris que son fils était entre les mains du Hamas. Herzl et un de ses proches ont voulu enregistrer M. Shaul entrain de lire sa lettre à haute voix, mais par deux fois ils ont échoué. Quelques heures plus tard, Herzl Shaul a perdu conscience. Sa dernière volonté a été que cette lettre soit remise à son fils pour qu’il puisse le signer lui-même.

La lettre débute par la description que fait M. Shaul de son état. « Mon Oron, mon fils, mon héros, depuis le jour où tu m’a quitté mon corps a commencé à me trahir, » écrit il, « Je dépéris et ma condition physique se détériore un peu plus chaque jour. »

La lettre poursuit: «Mais je ne peux pas baisser les bras et abandonner la lutte parce que je veux vivre pour ce moment que j’attends et que j’imagine depuis le jour où tu as été kidnappé. Ce moment où le premier ministre et le chef d’état-major de Tsahal m’appelleront pour me disent: «Herzl, le sergent Oron Shaul, combattant de l’unité 13 du Bataillon de la Brigade Golani, revient de la guerre, il va rentrer ce soir à la maison. »

« Je me vois annoncer à maman, Aviram et Ofek que tu seras chez nous dans quelques heures, blessé et épuisé, après une longue captivité,  devant faire face à une longue convalescence, mais à la maison! »

Herzl Shaul's final letter to his fallen son.

Plus tard, M. Shaul demande à son fils de ne pas être en colère contre les chefs de gouvernement pour ne pas lui avoir permis de rentrer à la maison plus vite. « Si tu entends cet enregistrement quand tu rentreras, ils vont sûrement te raconter les moments difficiles que nous avons traversé avant ton retour de captivité. Les mensonges et les manipulations de tous ces gens nous avions apprécié et admiré par le passé. Mais je te demande de n’avoir ni rancune ni colère. Et tu sais pourquoi? Parce qu’il n’y a personne au monde comme le peuple d’Israël. Depuis ton enlèvement, des centaines de milliers de personnes m’ont tendu les mains pour  offrir leur aide.

A la fin de la lettre, Herzl partage le souvenir du jour de l’enrôlement de son fils. « Tu te souviens du jour où tu nous as annoncé que tu étais enrôlé dans les Golani. Ta mère t’a supplié de changer d’avis, car c’est dangereux, tu te souviens ? Eh bien, il faut que tu saches que même si je ne t’ai rien dit, au fond de mon cœur, j’étais plein de fierté et de joie. Je dois te présenter mes excuses, mon fils bien-aimé, de ne pas avoir écouté maman.

ynet