Tags Posts tagged with "Hezbollah"

Hezbollah

1 0

Le groupe terroriste libanais Hezbollah et l’armée syrienne ont lancé vendredi une offensive pour libérer des militants dans une région à la frontière syro-libanaise, a déclaré un commandant de l’alliance militaire soutenant le président Bachar al-Assad.

L’opération vise les insurgés du Front al-Nosra dans la région d’Ersal à la périphérie de la ville libanaise du même nom et dans le Kalamou, une région montagneuse de l’Ouest de la Syrie, a déclaré le commandant.

La zone d’Ersal entre la Syrie et le Liban est également une base d’opérations pour les militants de l’État islamique (EI). En outre, plusieurs milliers de réfugiés syriens vivent dans des camps se trouvant dans la région.

La télévision Al-Manar du Hezbollah a déclaré que les militants d’al-Nosra ciblent Ersal et d’autres zones proches de la ville syrienne de Fleita (ouest).

L’armée libanaise a déployé des renforts à la périphérie de la ville d’Ersal en prévision de l’opération, visant à empêcher les militants de fuir vers le Liban, a déclaré cette semaine une source de la sécurité libanaise.

Omar haj kadour (AFP/Archives) Des combattants de l’organisation jihadiste du Front Fateh al-Sham, ex-Front al-Nosra (al-Qaïda), le 6 août 2016 dans les environs d’Alep, en Syrie
Omar haj kadour (AFP/Archives)

Le Front al-Nosra était affilié à al-Qaïda dans la guerre civile syrienne jusqu’à l’année dernière, avant d’avoir formellement coupé ses liens avec l’organisation terroriste islamiste.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé mardi dernier que l’armée libanaise allait mener une opération dans le secteur d’Ersal, une zone située dans le nord-est du Liban à la frontière syrienne.

En 2014, la région d’Ersal a été le théâtre de l’une des retombées les plus sérieuses de la guerre syrienne au Liban, lorsque les djihadistes ont brièvement dépassé la ville d’Ersal.

Le groupe chiite Hezbollah soutenu par l’Iran a fourni au président syrien Bachar al-Assad un soutien militaire crucial dans la guerre, un rôle qui a suscité de fortes critiques de ses adversaires libanais, y compris Saad Hariri.

(Avec agence)

5 2

Dans un discours marquant la journée d’al-Quds [Jérusalem], le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a menacé d’ouvrir les frontières du Liban à des dizaines de milliers de combattants du Yémen, de l’Afghanistan, du Pakistan, de l’Iran et de l’Irak, lors de la prochaine guerre avec Israël.

En effet, Téhéran a reçu une invitation ouverte à combattre Israël avec la «Légion chiite» qui a été créée sous le commandement de Qassem Soleimani, commandant de la Force Quds, des gardiens de la révolution iranienne, qui se bat en Irak et en Syrie.


Israël a confirmé que l’Iran a construit des usines pour fabriquer des composants de roquettes au Liban. Les usines ont été construites à une profondeur de 50 mètres pour les protéger des attaques aériennes. Les industries militaires iraniennes au Liban sont destinées à fonctionner de manière autonome, indépendamment de la situation en Syrie et si l’Iran, vu les difficultés de transférer des missiles au Liban.
Le journal libanais Al Nahar a rapporté que « le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a prévenu le Hezbollah qu’Israël étudie « sérieusement » la possibilité de « détruire ces usines d’armes iraniennes ».

L’écrivain, associé principal de recherche au Centre de Jérusalem, a été secrétaire militaire du Premier ministre et chef d’état-major du ministère israélien des Affaires étrangères. (Jerusalem Center for Public Affairs)

Beyrouth – Le député du « Hezbollah » Nawwaf al-Moussawi a créé un tollé au Liban quand il a menacé d’en appeler aux gardiens de la révolution iraniens si une nouvelle guerre éclatait avec Israël. Les réactions à ces remarques ont été limitées. Les membres du gouvernement, ont choisi de les ignorer.

Cela a été interprété comme leur démission. Le «Hezbollah» n’étant plus un acteur local, mais impliqué aussi aux décisions régionales et internationales.
 Mustafa Alloush du parti Mustaqbal est le seul à avoir exhorté le président Michel Aoun à se prononcer clairement sur cette question.

Moussawi a déclaré que des milliers de combattants de Syrie, du Yémen, de l’Irak, de l’Iran, du Pakistan, de l’Afghanistan, du Liban et de la Palestine étaient prêts à rejoindre les fronts libanais et syriens pour dissuader tout possible assaut israélien. « Le parti a le droit de rassembler ses alliés dans une bataille où l’ennemi rassemblera tous ses alliés. De même que nous avons combattu avec les gardiens de la révolution iraniens en Syrie et les unités de mobilisation populaire en Irak, nous nous battrons ensemble au Liban si l’ennemi nous a attaqués « , a-t-il poursuivi.

Hezbollah

Mario Aoun a déclaré qu’aucune hypothèse ne devrait pas être tirée de ces déclarations, « qui sont en fin de compte stratégiques plutôt que politiques ». Il a déclaré au journal Asharq Al-Awsat: « Nous aurions souhaité que de telles déclarations alarmantes soient évitées suite au dialogue qui a eu lieu récemment au palais présidentiel « .

(Moussawi aurait  proféré cet appel suite aux critiques israéliennes idrigées contre le dernier discours du chef Hassan Nasrallah « Hezbollah ».

Il a précisé que cette position du «Hezbollah» serait une réponse aux provocations israéliennes, et qu’il espérait que ces menaces ne se traduisent pas en actes.

Pour sa part, Alloush a remis en question l’absence de réaction officielle à cette déclaration de Moussawi en demandant: « Nous ne sommes peut-être pas capables de faire face au  » Hezbollah ‘avec des armes, mais ne pouvons-nous pas y répondre politiquement ? «  » Moussawi ne parle pas au nom du gouvernement ou du Liban, mais au nom de l’Iran « , a-t-il déclaré à Asharq Al-Awsat, ajoutant que ces remarques étaient une forme de «moquerie politique».

« Les combattants dont Nasrallah et Moussawi parlent, ne sont pas des fantômes, et ils ne peuvent se rendre au Liban qu’en traversant la frontière syrienne, qui est contrôlée par la Coalition internationale dirigée par les États-Unis », at-il expliqué. Le chef des forces libanaises Samir Geagea a déclaré que les déclarations «agressives» de Nasrallah contredisent l’atmosphère positive provoquée par l’approbation d’une nouvelle loi électorale parlementaire et de la réunion consultative au palais présidentiel.

Les sources politiques du camp du 14 mars ont demandé pourquoi le «Hezbollah» ne faisait qu’attiser le feu quelques mois seulement après l’arrivée au pouvoir du président, à commencer par le défilé militaire de Qusair et les critiques contre l’Arabie saoudite peu de temps après que le président s’y soit rendu.

Les sources ont déclaré à l’agence de presse Markazia du Liban: « La position de Nasrallah indique qu’il se voit toujours plus grand que l’Etat libanais. La politique de désassociation que le gouvernement a adoptée ne semble pas le concerner. Il se veut le seul à décider d’entrer en guerre ou de faire la paix, sans prendre en compte les intérêts du Liban ou les répercussions que pourraient avoir ses actions. »« Le nouveau mandat présidentiel est la première victime de ces pratiques.  Le président insiste sur le fait que ses principaux objectifs sont de restaurer la dignité perdue de l’État « , ont ajouté les sources. « Cela soulève des questions :  le  « Hezbollah » veut-il vraiment faire de la présidence de Michel Aoun un succès», ont-ils demandé.

Caroline Akoum Aawasat

1 0

Lieberman : on sait comment régler le problème des sites de fabrication de missiles pour le Hezbollah

« Nous sommes parfaitement au courant du projet de l’Iran d’implanter au Liban une usine de fabrication de missiles de longue portée et de haute précision, à destination du Hezbollah – et nous savons de quelle façon nous en occuper », a déclaré le Ministre de la Défense israélienne, Avigdor Lieberman, dimanche 2 juillet, en réponse aux questions des reporters, à Tel Aviv. Le Ministre a ajouté : « C’est une évolution significative et on ne peut pas l’ignorer. Mais, depuis 2006, nous sommes loin devant le Hezbollah, donc toute hystérie ou euphorie serait déplacée ».

Selon les sources de Debkafile : l’existence d’une telle usine a été révélée, la semaine dernière, à Wadi Jahnem, dans la Province d’Hama, en Syrie, quand Bachar El Assad a accompli sa première visite sur un nouveau genre d’installation iranienne pour la production de missiles de longue portée. Ce site a été construit il y a un an et il est prévu pour entrer en phase de fabrication à la fin de cette année. On apercevait Assad en train de parler à des experts iraniens et syriens en missiles.

DEBKAfile  2 juillet 2017, 7:14 PM (IDT)

 

Adaptation : Marc Brzustowski

0 0

Très occupé à prêter main forte en Syrie au régime de Bashar el Assad et à ses alliés iraniens, le Hezbollah n’en oublie pas pour autant son ennemi traditionnel : Israël.

Depuis quelques jours, les hommes de la milice chiite pro iranienne ont fait dresser des pancartes tout le long de la frontière israélo-libanaise. Pas de doute, les messages du Hezbollah sont bien destinés aux israéliens. Les panneaux « publicitaires » sont tournés en direction des villages « de l’ennemi sioniste ».

« Nous arrivons »

Et voici qu’à quelques dizaines de mètres des premières maisons de Metoula, dans le doigt de la Galilée, on aperçoit un terroriste armé du Hezbollah sur fond de mosquée (Dôme du rocher) construite sur le Mont du Temple. Dans le ciel bleu, un portrait de l’Ayatollah Khomeini, père de la révolution islamique iranienne. L’affiche est surmontée de deux drapeaux du Hezbollah (image ci-dessus). Quant au message inscrit en hébreu et en arabe, il est on ne peut plus clair : « Nous arrivons ».

Le Hezbollah a toujours usé et abusé de pressions psychologiques à l’égard d’Israël. De son côté, Tsahal a multiplié les obstacles visant à empêcher une incursion massive en territoire israélien, depuis le Liban.

CAN

0 0

Le sommet arabo-islamo-américain de Riyad marquerait un tournant dans l’histoire de la région, selon un constat de plusieurs parties libanaises proches de l’Arabie saoudite. Le partenariat entre Washington et le monde arabe se serait rétabli à travers la coopération militaro-économique et sa logique d’investissement.

Mais il revêt surtout un aspect culturel inédit, lié à une volonté commune de diffusion de l’islam modéré. Et « cette réconciliation de l’islam avec l’Occident », selon les termes de Farès Souhaid, aurait pour assise une identification arabo-américaine entre « la lutte contre l’extrémisme et la lutte contre le terrorisme », selon une source présente au sommet de Riyad. Ce serait en somme un retour sous un nouveau jour du « front arabe de la modération » (la participation de l’Égypte en serait révélatrice) : un front incluant désormais Washington, et faisant face au terrorisme sous toutes ses formes, dont l’Iran est identifié comme « le sponsor ». Non seulement le Hezbollah est condamné au même titre qu’el-Qaëda, mais il est identifié comme la marque d’une ingérence perçue comme source du terrorisme.

Le Liban serait ainsi pris « entre l’axe de la modération arabo-américaine et l’axe de soutien au Hezbollah », selon la source présente en Arabie. Sa politique de distanciation, bien que « tolérée par le royaume », selon cette source, ne suffirait pas à épargner au Liban les retombées du triple sommet de Riyad. Ce n’est plus en tout cas le positionnement officiel du pays en faveur d’un axe ou d’un autre qui serait en jeu, les expectatives du Golfe n’étant pas élevées pour l’instant. L’enjeu direct pour le Liban serait en effet d’ordre sécuritaire. Et le seul à en décider reste le Hezbollah. Il n’est pas sûr vers quelle option de stabilisation ou de violence il tendrait.

(Lire aussi : La délégation libanaise divisée au lendemain du sommet de Riyad)

Depuis que dure la politique de « containment » – l’autre nom à la subordination aux armes du Hezbollah –, le parti chiite a réussi à vendre son image de « garant de la stabilité du pays et de ses institutions ». Le déblocage de la présidentielle aurait notamment été utilisé à cette fin. Détenteur d’un arsenal d’intimidation interne, il n’avait du reste nul intérêt à ouvrir un front parallèle à celui de la Syrie.
« Déstabilisé par le sommet de Riyad », selon des milieux libanais du 14 Mars, le Hezbollah doit trouver le moyen de rétorquer à l’Arabie sans compromettre ses zones d’influence acquises, à savoir le Liban – et, dans une moindre mesure, le Yémen.

Surtout que le sommet de Riyad déconstruit toute la rhétorique politique par laquelle le parti chiite a l’habitude de tempérer son bellicisme idéologique au niveau régional et ses manifestations de force au niveau interne. Identifié par les participants au sommet comme parrain du jihadisme qu’il dit combattre en Syrie, son engagement pour la cause palestinienne est par ailleurs désavoué. Instrument de légitimation de l’expansionnisme iranien, cette cause a été réintégrée au cœur du partenariat américano-arabe.
Si l’Iran doit répondre à Riyad, il lui serait donc plus facile de le faire sur un terrain déjà engagé dans un conflit armé. D’ailleurs, le journaliste Hassan Fahs précise à L’Orient-Le Jour que les zones de confrontation irano-saoudienne ont d’ores et déjà été circonscrites à l’Irak et à la Syrie, en vertu de la déclaration de Riyad. Il confirme en outre « la décision de Téhéran de ne pas engager les fronts du Golfe, à savoir le Bahreïn et le Yémen ». Il estime également que si une déflagration devrait se produire au Liban, ce serait seulement par ricochet, depuis le sud de la Syrie.

Mais des milieux libanais proches de l’Arabie ne cachent pas leurs craintes d’incidents de type militaro-sécuritaire au Liban indépendants de la Syrie.
L’hypothèse d’une guerre avec Israël depuis le Liban est évoquée mais paraît pour l’instant peu probable, le Hezbollah ayant peu de chances d’y recouvrer son rôle de « meneur de la résistance » aux yeux de l’opinion publique arabe.

(Lire aussi : Le sommet de Riyad suscite des sentiments contradictoires)

Si l’on écarte en outre « l’aléa » d’une décision iranienne de déstabiliser le Liban, il reste l’hypothèse plus réaliste d’une contre-offensive du Hezbollah sur le terrain libanais, qui porterait des messages ciblés et sans risques pour le parti.
Parce qu’en dépit de la pudeur officielle (et la frilosité) des parties libanaises face aux déclarations de guerre arabo-US contre le Hezbollah, le Premier ministre Saad Hariri est critiqué par des milieux du 8 Mars pour son adhésion implicite à la déclaration de Riyad, au titre de participant au sommet. Une déclaration dont le ministre Gebran Bassil a d’ailleurs vite fait de se laver les mains dans un tweet sur le vol de retour Riyad-Beyrouth. L’appui de M. Hariri risque de lui valoir une riposte du Hezbollah, apprend-on de source autorisée. Cette riposte viendrait sous forme de « blocage du gouvernement, ou de pressions au niveau de la réforme électorale, ou autre… », selon elle.

D’autres milieux disent craindre une réponse plus violente, sous forme d’incident sécuritaire ponctuel.


Resté en Arabie, M. Hariri s’est entretenu hier avec le prince héritier en second Mohammad ben Salmane. Les relations « politico-personnelles » entre le Premier ministre et l’Arabie se seraient consolidées depuis quelques mois, indépendamment du volet financier de ces rapports, selon une source d’Arabie. D’autres milieux au Liban n’excluent pas, dans la logique des choses, qu’une coordination politique bilatérale prenne forme dans la foulée du sommet de Riyad, ne serait-ce que pour parasiter sur l’influence du Hezbollah au Liban. Il risquerait toutefois « d’en payer un petit prix », estiment des milieux proches du 8 Mars.

23/05/2017
Représailles politiques du Hezbollah

La géopolitique régionale vient d’être chamboulée, à n’en point douter, par la récente visite du président américain Donald Trump en Arabie saoudite. Pour son premier voyage officiel hors des frontières américaines, M. Trump a frappé fort, en jetant les bases d’un revirement à 180 degrés de la politique étrangère moyen-orientale lancée par son prédécesseur Barack Obama. On est désormais loin de l’Amérique de l’accord nucléaire iranien dit des 5+1. L’heure est dorénavant au bloc arabo-américain face à Téhéran, et cette tendance a clairement transparu dans le discours prononcé par le 45e président des États-Unis à Riyad cette semaine.

Ce revirement aura assurément des implications régionales et surtout locales, puisque l’Arabie saoudite est à présent hissée au rang de clé de voûte de cette nouvelle politique régionale américaine. Pour l’heure, l’attitude affichée par le président libanais Michel Aoun à l’égard de ce qui apparaît comme rien de moins qu’une pleine et entière redistribution des cartes reste floue et incertaine. Se rendra-t-il toujours, et comme prévu, à Téhéran afin de clamer une nouvelle fois encore les velléités libanaises de neutralité régionale, comme précisé d’ailleurs dans le discours de prestation de serment ? Ou au contraire, à l’aune du soutien américain affiché à l’armée libanaise et à ses efforts de lutte contre le terrorisme islamiste, choisira-t-il de reporter ce déplacement ? L’embarras est bel est bien là, comme en témoigne d’ailleurs le récent tweet du ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil à son retour du sommet de Riyad contre le terrorisme et dans lequel il a prétendu ne pas avoir été mis au courant des résolutions anti-Hezbollah qui allaient être prises par les participants audit sommet.

Du côté du Hezbollah, une fois le choc de ce revirement américain sur la scène régionale passé, il paraît évident qu’une réaction virulente et à la mesure de ce changement doit s’exprimer sur la scène politique. De source proche de la banlieue sud, on cite notamment le retour pur et simple à la loi électorale de 1960 ou, pis encore, le report sine die des législatives. Quoi qu’il en soit, l’allocution de Hassan Nasrallah demain à l’occasion de la commémoration de la libération du Sud sera à la hauteur de ce chamboulement géopolitique et sera probablement très critique à l’égard, à la fois, de la nouvelle présidence et du nouveau gouvernement.
Il reste que la stabilité interne du pays demeure une ligne rouge à l’heure qu’il est, surtout que le territoire est actuellement pris d’assaut par les réfugiés. Ainsi, et selon le récent rapport publié par la Banque mondiale, les étrangers – syriens et palestiniens notamment – sont plus de 2 millions et demi de personnes. Il est donc impensable pour les parties politiques, et notamment pour le Hezbollah, de chercher à déstabiliser le pays sur le plan sécuritaire.

24/05/2017

0 0

Le Hezbollah au bord de la faillite, mais Nasrallah croule sous le cash

Le quotidien allemand affirme que l’engagement militaire en Syrie et les sanctions américaines ont contraint le groupe terroriste à accroître sa dépendance à l’égard des combines illicites pour lever de l’argent. 

L’organisation terroriste libanaise Hezbollah est, d’après les informations, au bord de la faillite, à cause de ses dépenses de combat en Syrie et du fait de l’augmentation de la contrainte des sanctions américaines contre ses afflux de revenus, mais en revanche, les membres les plus prédominants continuent de se remplir les poches.

Selon un reportage de vendredi dans le quotidien allemand Die Welt, les difficultés financières qui augmentent pour le Hezbollah ont conduit le groupe à dépendre de plus en plus de ses nombreux réseaux de trafics illicites pour gagner de l’argent, dont par le blanchiment d’argent,le trafic de drogues et la contre-façon, ainsi que grâce à ses importantes propriétés immobilières.

Malgré les 1 milliard de $ d’aide que les responsables de la sécurité israélienne estiment que le Hezbollah reçoit chaque année de la part de son patron l’Iran, qu’on dit couvrir quelque 70% des finances annuelles du groupe, l’accroissement du budget financier résultant de son implication en Syrie et le manque d’assistance supplémentaire de la part de Téhéran ont forcé le groupe à recourir à l’extorsion, non seulement de ses « donateurs » dans le pays, mais aussi chez les expatriés libanais en Afrique, en Amérique du Sud, en Europe et aux Etats-Unis, selon ce reportage.

Ce chantage permanent a, rapporte-t-on débouché sur un mécontentement dans les rangs du groupe chiite et parmi ses partisans, alors que les Chiites libanais dans le pays, sont contraints de vendre leurs biens et propriétés dans le but de soutenir le Hezbollah et de financer ses opérations.

Dans certaines zones du sud et de l’Est du Liban sous son contrôle, le Hezbollah a aussi commencé à collecter des taxes sur les produits destinés à traverser la frontière avec la Syrie, à la place du gouvernement libanais,selon Die Welt.

In this Saturday, May 9, 2015 file photo, a Hezbollah fighter stands on a hill next to the group's yellow flag in the fields of the Syrian town of Assal al-Ward in the mountainous region of Qalamoun, Syria. (AP Photo/Bassem Mroue, File)

Sur cette photo prise le 9 mai 2015, un djihadiste du Hezbollah se tient sur unre hauteur auprès du drapeau jaune du groupe dans les environs de la ville syrienne d’Assal al-Ward ,la région montagneuse du Qalamoun,en Syrie. (AP Photo/Bassem Mroue, File)

Alors que les combats en Syrie ont grandement tiré sur les finances du groupe, l’imposition de sanctions américaines l’an dernier, sur les banques libanaises commerçant avec le Hezbollah terroriste, a aussi eu un impact négatif, et les hommes d’affaire au Liban sont devenus de plus en plus réticents à l’idée de devoir travailler avec le Hezbollah, par crainte de représailles américaines.

« Le Hezbollah a dû ratisser large parce que la plupart des banques n’ont plus voulu faire d’affaires avec lui », a déclaré un expert du Congrès en matière de législation à l’AFP, en 2015.

Malgré ses problèmes monétaires, le Hezbollah n’a pas interrompu ses versements aux programmes sociaux étendus qu’il fournit à de larges segments de la communauté chiite libanaise ni les pensions qu’il envoie aux familles des combattants morts et blessés de façon à ne pas risquer de s’aliéner la base partisane du groupe.

Hezbollah leader Hassan Nasrallah (AP/Hussein Malla)

Le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah (AP/Hussein Malla)

Die Welt mentionne également que les membres des cercles dirigeants du groupe terroriste utilisent abondamment les finances du Hezbollah pour leur propre enrichissement personnel, malgré sa situation fiscale difficile ,y compris le fils du chef de l’organisation, Hassan Nasrallah, dont on dit qu’il a monté une chaîne  de café à Beyrouth en puisant largement dans les fonds du groupe.

En outre, Nasrallah lui-même pèserait pour environ 250 millions de $, selon Die Welt.

Dans un discours l’an dernier, Nasrallah a écarté d’un revers de main les reportages soulignant les difficultés financières du groupe, en se vantant que Téhéran continuait de déverser les financements à fonds perdus.

« Nous sommes transparents sur le fait que le budget du Hezbollah, ses revenus, ses dépenses, tout ce qu’il boit et mange, ses armes et ses roquettes, proviennent de la République Islamique d’Iran », avait-il déclaré en juin.

L’Iran a été crucial dans la naissance du Hezbollah il y a trois décennies et lui a fourni son soutien financier et militaire.

« Tant que l’Iran a de l’argent,nous avons de l’argent… Tout comme nous recevons les roquettes que nous employons pour menacer Israël, nous recevons l’argent qui nous permet de le faire. Aucune Loi ne nous empêchera de recevoir cet argent », avait ajouté Nasrallah, il faut bien le dire, un peu à court… d’arguments quant à la Libanité de ce mouvement entièrement dépendant des Mollahs.

©JForum avec agences ; l’AFP a contribué à ce reportage

1 1

Que croit-on qu’il puisse se produire, quand un commandant du Hezbollah discute les ordres de l’Iran?

Rien ne souligne plus la détermination de Téhéran -qui fait froid dans le dos- d’établir sa présence permanente en Syrie que la liquidation de Mustafa Badreddine, le N°2 Hezbollah, qui aurait osé questionner l’Iran sur sa politique. 

On a dit et écrit beaucoup de choses sur l’enracinement prévu de l’Iran en Syrie t la façon dont Téhéran investit des ressources humaines et financières extraordinaires, afin d’aider le Président Bachar El Assad à survivre. Mais encore, le récit de l’élimination de Mustafa Badreddine, le chef de la branche militaire du Hezbollah, illustre avec une clarté rare la détermination de la part de l’Iran et du Hezbollah de ne laisser absolument personne interférer dans les plans de l’Iran en Syrie.

Badreddine, le successeur et beau-frère d’Imad Moughniyeh (qui s’est marié avec la sœur de Badreddine, Saada) a été tué en mai 2016 dans une explosion mystérieuse, près de l’Aéroport International de Damas.

De façon surprenante, le Hezbollah et ses alliés ont blanchi Israël de toute accusationLes responsables du Hezbollah a déclaré à l’époque que les circonstances de l’assassinat étaient en cours d’enquête.

Cette élimination aurait pu ou dû provoquer une énorme agitation à travers tout le Moyen-Orient. Badreddine , après tout, était le second du Parti, le premier sur le terrain, derrière Hassan Nasrallah dans la hiérarchie du Parti, et il était le successeur de Moughniyeh, recherché dans le monde entier pour le meurtre du Premier Ministre Libanais Rafik Hariri en 2005.

Pourtant, le sujet tout entier a disparu des agendas syrien et libanais en moins de quelques jours. Cette élimination demeure un mystère.

 

Puis le mois dernier, exposé est survenu, rédigé par Al Arabiya, la chaîne d’actualité d’Arabie Saoudite, proclamant que le chef du Hezbollah et Qassem Soleimani, Commandant des Brigades Al Quds au sein du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne, étaient les véritables responsables de cet assassinat. Plusieurs jours plus tard, le Chef d’Etat-Major israélien Gadi Eisenkot a confirmé l’information révélée par Al Arabiya. La principale raison de l’élimination de Badreddine, selon le journal saoudien, concerne ses divergences d’opinion avec Soleimani sur l’investissement du Hezbollah dans les combats en Syrie.

Un examen minutieux des sources des renseignements arabes et occidentaux le confirme. Badreddine était connu pour s’être fortement opposé au fait que le Hezbollah soit devenu la chair à canon de l’Iran. Il n’aurait pas permis à ses troupes e combattre sur le champ de bataille sans une coopération active de l’Iran. Badreddine exigeait que les Iraniens soient des partenaires francs et loyaux dans les combats en Syrie et qu’ione cherchent pas à « sacrifier les Arabes chiites ». Soleimani n’appréciait pas l’attitude de Badreddine, et guère plus, semble t-il Nasrallah ne l’appréciait.

Selon la version par Al Arabiya de la mort de Badreddine, quatre hommes se sont rencontrés dans un bâtiment près de l’aéroport International de Damas quelques heures avant sa mort. Il y avait Badreddine. Des témoins disent que le second aurait été Soleimani en personne, qui a quitté les lieux quelques minutres après la rencontre. Le troisième serait le garde du corps personnel de Badreddine qui a bizarement aussi quitté le bâtiment, ne laissant seul que Badreddine et le « quatrième homme » – le tueur, un membre du Hezbollah et ancien garde du corps de Nasrallah : Ibrahim Hussein Jezzini, en qui Badreddine avait une confiance absolue.

Les conclusions du Hezbollah, concernant « l’enquête sur cet incident » a résonné de façon non-convaincante, dès le moment où elles ont été publiées. Les responsables du Hezbollah ont prétendu que Badreddine avait été tué par l’explosion d’une roquette ou d’un obus de morteir tiré par l’opposition sur le point où il était localisé, près de l’aéroport. Mais, selon les enquêtes menées par Al Arabiya et les groupes syriens des droits de l’homme, il n’y aurait eu aucun tir de roquette ni obus de mortier, à partir des positions tenues par les rebelles, qui se trouvaient à approximativement 20 kms de distance de l’aéroport et aucun incident d’artillerie d’aucune sorte  dans cette zone n’est à notifier au cours des 24 h précédant cet assassinat.

On doit aussi présumer qu’il y aurait bien plus de pertes humaines dans le secteur si un tel tir avait eu lieu. On peut parier que Badreddine n’est pas arrivé seul près de l’aéroport, mais pourtant, on a rapporté qu’il aurait été la seul victime à mourir. Al Arabiya a aussi publié les images satellite, autant avant qu’après ce « bombardement » supposé du bâtiment où Badreddine est présumé être mort. Ces images démontrent que le bâtiment n’a subi aucun dégât.

Même si on suppose un seul instant que l’opposition syrienne était responsable, il y des milices sunnites qui sont trop avides de pouvoir se vanter de la mort de n'(importe quel Chiite qu’ils ont réussi à tuer surle sol syrien et d’autant plus dans le cas de membres du Hezbollah (et que dire de son chef militaire suprême sur le terrain?). Si c’était le cas, les célébrations de cette victoire serait encore loin d’être terminées.

A la suite du discours du chef de Tsahal disant que les reportages correspondent aux renseignements dont dispose Israël, quant aux circonstances de cette élimination, certains ont tenté de prétendre qu’il s’agissait d’une absurdité totale et dit la même chose de l’exposé construit par Al Arabyia. Ces éléments  doivent disposer d’informations encore plus fiables sur ce qui s’est réellement passé ; si c’est le cas, ils pourraient souhaiter partager ces preuves restées secrètes qui sont en leur possession, avec le public général.

Mais après avoir examiné l’exposé d’Al Arabiya, on doit avouer que ses conclusions résonnent de façon plus que logique. Toute autre possibilité – que ce soit l’opposition, Israël ou n’importe qui d’autres qu’on puisse accuser- reste improbable. En revanche, un commandant du Hezbollah qui suivrait une ligne politique aux antipodes des objectifs de l’Iran, peut-on raisonnablement supposer, ne subirait pas seulement la sanction de se faire démissionner de son poste. La seule manière de le remplacer, semble t-il, serait d’en finir avec lui, en exécutant un préjudice extrême et disons-le définitif.

JForum  avec agences (dont Avi Issacharoff).

0 2

Nouveaux raids israéliens en Syrie

20 Mars 2017 – Juif.org
Nouveaux raids israéliens en Syrie - © Juif.org

Les medias syriens ont rapporté dimanche soir qu’Israël avait attaqué des positions militaires syriennes et des cibles du Hezbollah dans les montagnes de Qalamoun, le long de la frontière syro-libanaise.

Israël n’a pas répondu aux rapports.

Plus tôt dimanche, il a été signalé en Syrie qu’un drone de l’armée de l’air israélienne avait ouvert le feu sur une voiture près de Kunaitra, dans la partie syrienne des hauteurs du Golan.

Selon les rapports, le conducteur du véhicule, qui n’a pas été identifié, a été éliminé lors de l’attaque.

Israël n’a pas non plus commenté ces rapports.

Par ailleurs, l’ambassadeur syrien à l’ONU, Bashar Al-Jaafari, a justifié dimanche les « représailles » de son pays pour les frappes d’Israël jeudi soir.

« La réponse syrienne était appropriée et a changé les règles du jeu. Israël pensera longtemps avant de prendre des mesures similaires à l’avenir, » a déclaré Jaafari à la chaine Al-Manar appartenant au Hezbollah libanais.

L’ambassadeur a en outre affirmé qu’Israël était intervenu dans la guerre en Syrie à cause des progrès de l’armée syrienne dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat Islamique (ISIS).

Israël a attaqué jeudi soir des cibles en Syrie, dans ce que le premier ministre Benyamin Netanyahou a dit plus tard était un envoi d’armes destiné au Hezbollah.

La Syrie a répondu aux frappes israéliennes en tirant plusieurs missiles antiaériens vers l’aviation israélienne.

Un missile a été intercepté par le système israélien de défense aérienne Khetz (Arrow), une des premières fois que le système a été utilisé.

Aucun militaire israélien n’a été blessé, en dépit des allégations de la propagande syrienne selon lesquelles la Syrie aurait abattu un des avions israéliens.

juif.org

2 0
Les Frappes aériennes israéliennes en Syrie : un cycle frappes-représailles enclenché? 
Le périple supposé des avions israéliens, selon les agences de presse syriennes : en plein cœur du pays et sous les radars russes… 

L’armée israélienne affirme que ses avions de combat ont frappé plusieurs cibles en Syrie, tôt vendredi matin du 17 mars et qu’ils étaient de retour dans l’espace aérien d’Israël, quand la Syrie a lancé plusieurs missiles anti-aériens en direction des avions de chasse israéliens. Le missile Arrow de défense anti-aérienne a intercepté l’un des missiles, selon Tsahal, mais l’armée ne donne aucun autre détail pour savoir si d’autres missiles potentiels hostiles ont frappé le territoire israélien. La sécurité de la population civile israélienne et celle des avions et des pilotes de chasse « n’ont pas été compromis », a tenu à insister le porte-parole de Tsahal.

Les sources militaires de Debkafile : le communiqué officiel de Tsahal soulève des questions : cela n’a pas de sens  de dire que les missiles Arrow aient pu être dirigés contre des missiles sol-air syriens visant des avions de guerree israéliens. Le Arrow  ne devrait être utilisé que pour intercepter des missiles sol-sol syriens ou du Hezbollah orientés en direction de cibles sur le sol israélien.

Cela expliquerait également l’énorme détonation qui a résonné depuis l’Est de la Vallée du Jourdain jusqu’à Jérusalem à 150 km plus loin, dansq les premières heures de vendredi.

Cette explication gagne en crédibilité si on s’appuie sur le compte-rendu de l’armée syrienne : « Un total de quatre avions israéliens a violé l’espace aérien syrien vendredi matin. Ils ont frappé « une cible militaire » près de Palmyre. En représailles ces avions ont été pris pour cibles par des missiles anti-aériens syriens, qui ont frappé un avion israélien au-dessus du « territoire occupé » (i.e : Israël). A la suite de la violation de l’espace aérien du pays, l’armée syrienne a mis en garde Israël contre des représailles « directes » par tous les moyens à sa disposition.

L’armée israélienne a insisté sur le fait qu’aucun des avions de combat de Tsahal n’a été endommagé. « A aucun moment, la sécurité des civils israéliens ou des avions de combat des FAI (Forces Aériennes Israéliennes) n’a été compromise », a déclaré un porte-parole de Tsahal.

Les sources militaires de Debkafile ajoutent : La grande base aérienne syrienne T-4 est située près de Palmyre. Si, effectivement, elle faisait partie des cibles du raid israélien, il s’agirait du point le plus au nord en Syrie, jamais attaqué par les avions-bombardiers israéliens.

Le fait que des fragments du missile Arrow aient atterri dans le village d’Anbata, au nord de la région d’Irbid, comme l’ont révélé les réseaux sociaux, ajoute des preuves supplémentaires qu’il était lancé contre un missile visant Israël. Si le missile Hetz (Arrow) avait intercepté des missiles anti-aériens dans le nord de la Syrie, les fragments qui sont tombés à la suite le l’interception n’auraient pas pu atteindre la Jordanie ni alerté les sirènes contre les roquettes proches de la Vallée du Jourdain du côté israélien de la frontière.

En outre, il est grand temps d’abandonner l’imputation officielle, devenue routinière, de toute frappe aérienne israélienne en Syrie comme prenant pour cible des convois d’armes sophistiquées se dirigeant vers le Hezbollah au Liban. Ce n’est plus crédible. A la suite de son intervention dans la guerre syrienne, le Hezbollah maintient de nombreuses installations militaires sur le sol syrien, stationnaires autant que mobiles, orientées de façon à frapper Israël. Le groupe chiite pro-iranien n’a plus besoin d’envoyer des convois au Liban. Ses armements avancés sont stockés dans des base permanentes dans les villes syriennes de Zabadani et d’Al Qusayr.

Au cours de ces dernières semaines, en fait, le Hezbollah est occupé à creuser de vastes entrepôts souterrains afin de déposer ces systèmes d’armement à l’extérieur de ces villes. Selon certains rapports, il creuse aussi de vastes tunnels afin de permettre à ses troupes et son matériel lourd de circuler, en reliant ces fosses au territoire libanais.

La poussière de la bataille survole et obscurcit encore l’épisode le vendredi. Mais il est suffisamment grave pour marquer une escalade dans l’implication militaire israélienne en Syrie. Cela exacerbe en retour le risque pour Israël d’affrontements imminents contre l’armée syrienne et le Hezbollah , sous la direction d’orchestre de l’Iran.

DEBKAfile Reportage Spécial  17 mars 2017, 12:23 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

0 2

La plupart des analyses du Hezbollah mettent l’accent sur l’intervention du groupe terroriste en Syrie, ou sur les menaces qu’il représente pour Israël. Mais l’organisation soutenue par l’Iran maintient une présence significative dans et près des États-Unis, menaçant la sécurité nationale américaine. Les propositions américaines actuelles visant à renforcer les frontières et les conditions d’immigration, trouvent aussi leur bien fondé face à cette menace importante, encore mal comprise.

Un article récent d’Al-Arabiya passe en revue la capacité du Hezbollah à construire des tunnels sophistiqués à la frontière sud des États-Unis, pour permettre aux terroristes du Hezbollah et aux cartels mexicains, de s’infiltrer aux États-Unis. Les relations entre les groupes terroristes locaux, soutenus par l’Iran – y compris le Hezbollah – et les cartels de la drogue en Amérique latine, sont bien établies. Les membres de gangs mexicains bénéficient de l’expérience du Hezbollah en matière de combat et de l’utilisation d’armes de pointe. Le Hezbollah, à son tour, tire une partie importante de ses finances du commerce de la drogue et d’autres activités illicites.

Ces dernières années, les responsables de la sécurité dans les États du sud-ouest des États-Unis ont remarqué une hausse des tatouages ​​avec l’insigne du Hezbollah parmi les membres des cartels emprisonnés. Cette tendance surprenante témoigne d’une relation renforcée entre le groupe terroriste et les membres de gangs mexicains. En outre, les agents iraniens qui s’infiltrent en Amérique latine cherchent à convertir les individus à son idéologie chiite extrémiste. Au fil des ans, des sites pro-iraniens ont proliféré à travers l’Amérique latine, dans le but de motiver des soutiens à la République islamique.

De puissants politiciens latino-américains aident également l’Iran et le Hezbollah à pénétrer dans la région et menacent les États-Unis. En février, CNN a reçu un document de renseignement secret de plusieurs pays d’Amérique latine, qui démontre les liens entre le vice-président vénézuélien Tarreck El Aissami avec 173 cartes d’identité et passeports vénézuéliens délivrés à des gens du Moyen-Orient – y compris des agents du Hezbollah. El Aissami « a pris en charge la délivrance, l’octroi des visas et la nationalisation des citoyens de différents pays, en particulier les Syriens, les Libanais, les Jordaniens, les Iraniens et les Irakiens », indique le rapport.

En outre, les agents de l’Iran et du Hezbollah ont cultivé et consolidé des bases opérationnelles en Amérique du Sud, en particulier dans la région tri-frontalière de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay. La région compte une importante population musulmane, comptant un nombre important de sympathisants du Hezbollah, qui donc bien en mesure de recruter des adeptes, de se livrer à la contrebande d’armes et au trafic de stupéfiants. Le Hezbollah continue d’exploiter d’autres communautés de la diaspora chiite libanaise, y compris aux États-Unis, pour renforcer sa présence dans le monde entier.

Et en 2011, les États-Unis ont déjoué un complot mené des gardiens de la révolution ( Corps de la Garde révolutionnaire iranienne (IRGC) en coopération avec un cartel mexicain de la drogue, qui prévoyait d’assassiner l’ambassadeur de l’Arabie saoudite à Washington.

Le lien problématique entre le Hezbollah et les cartels de la drogue mexicains, permet au Hezbollah de faire des incursions aux Etats-Unis, par sa frontière poreuse avec le Mexique.

Certains rapports de renseignement américains montrent également que le Hezbollah maintient un important réseau de cellules dormantes aux États-Unis. Bien que le Hezbollah n’ait pas mené d’attaque majeure sur le sol américain, le groupe pourrait décider de frapper des sites américains clés, si les relations américano-iraniennes venaient à se détériorer. Les préparatifs pour lutter contre le terrorisme islamiste doivent largement considérer la menace protéïforme et croissante du Hezbollah, pour la sécurité nationale américaine.

4 1

Le Hezbollah a achevé le processus de noyautage de l’État libanais et de ses institutions. L’élection de Michel Aoun en tant que président, au prix d’un arrangement forcé avec le Hezbollah, a été l’accomplissement de la vision iranienne de contrôler le Liban. La déclaration d’Aoun selon laquelle le pouvoir militaire du Hezbollah est une composante principale de la défense du Liban, confère à cette milice terroriste, l’autorité légale de fonctionner comme une force militaire légitime. La déclaration du président libanais a essentiellement soustrait le Hezbollah aux restrictions imposées par la résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations unies du 2 septembre 2004, qui appelait à « la dissolution et au désarmement de toutes les milices libanaises et non libanaises ».

Ibrahim al-Amin, rédacteur en chef d’Al-Akhbar, très proche du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé que malgré les attaques israéliennes contre des convois armés au Hezbollah, des dizaines, voire des centaines de convois ont atteint le Liban depuis la Syrie. Il a également laissé entendre que l’évaluation d’Israël selon laquelle le Hezbollah est capable de tirer 1.500 missiles sur Israël par jour est une sous-estimation des capacités réelles de l’organisation. Ces armes, a-t-il pointé, sont non seulement déployées sur front à la frontière entre Israël et le Liban, mais aussi sur le front situé sur les Hauteurs du Golan.

L’importance majeure qui découle de ces nouveaux développements, c’est la reconnaissance officielle du statut spécial du Hezbollah au Liban et sa capacité à déployer une énorme puissance militaire que l’Iran a accumulée au Liban, pour potentiellement pouvoir l’utiliser contre Israël.

Au-delà de la perte de l’indépendance de l’État libanais, en cas d’utilisation de la force, le président libanais a annulé la séparation entre la puissance militaire du Hezbollah et celle de l’armée libanaise. Il est donc probable que les relations spéciales entre le Hezbollah et l’armée ainsi que les services de sécurité et de renseignement du Liban vont s’intensifier, et les commandants du Hezbollah seront même intégrés dans ces organismes. Les transferts d’armes de l’armée au Hezbollah augmenteront également. Ce phénomène a été récemment révélé à l’occasion du défilé militaire organisé par le Hezbollah sur le sol syrien, dans lequel on voyait des transporteurs de troupes blindés américains M-113 qui provenaient probablement de l’armée libanaise. Ces transferts d’armes risquent de compromettre l’assistance économique et militaire américaine.

L’adhésion totale d’Aoun au Hezbollah renforce le statut de Hassan Nasrallah, qui réitère ses menaces contre Israël à chaque occasion (il a notamment menacé de frapper les usines d’amonniaques à Haïfa et le réacteur nucléaire de Dimona).

Cela représente un risque important pour le Liban. En effet, cette nouvelle situation revient à donner le feu vert à Israël, de riposter en frappant aussi l’État libanais, y compris son armée et ses infrastructures civiles, dans le cas où le Hezbollah décidait de frapper Israël.

Ces dernières semaines, les menaces du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, sont devenues plus fréquentes et plus agressives. Certains disent, comme le suggèrent les commentaires de Gadi Eisenkot, chef de l’état-major des FDI, que ces menaces témoignent de sa faiblesse plutôt que de sa confiance dans sa force. 

Après des années de participation active dans la guerre civile qui ensanglante la Syrie, sa participation devrait aller en diminuant. Le fait que l’organisation soit identifiée comme étant du « côté du vainqueur » ne lui donnera pas un atout quelconque justifiant de déplacer le combat vers son principal ennemi – Israël.

Le Hezbollah et le gouvernement du Liban sont qu’un seul et même pouvoir. Les pays occidentaux et Israël se trompent depuis des années dans la compréhension de la réalité au Liban. Selon le point de vue communément partagé, l’establishment politique dans ce pays est divisé en deux camps. D’un côté, le camp des «bons», qui regroupe la majorité des chrétiens, des druzes et des sunnites, et représente le camp du pragmatisme, la modération, une culture occidentale et la dépendance à l’égard de l’aide saoudienne, américaine et française. De l’autre côté, le camp des «mauvais garçons», dirigé par le Hezbollah aux côté de la Syrie et de l’Iran.

Si c’était chose vraie, l’Occident devrait soutenir les «bons» en leur fournissant une aide économique, en construisant des infrastructures et en renforçant son armée. Le problème est que cette description est naïve et très éloignée de la vérité et de la réalité.

La vérité est que bien qu’il y ait effectivement deux camps au Liban, il y a un accord tacite entre eux selon lequel, chaque camp utilisera son avantage relatif, pour le mettre au service d’un but commun. Le camp des «bons» présentera le beau visage du Liban, un pays doté d’institutions démocratiques, d’une culture francophile et d’une économie libre, ce qui lui permettra d’obtenir un soutien politique, économique et militaire pour le pays. Par opposition à l’autre camp, dirigé par le Hezbollah, force militaire significative de l’Etat, qui sera défini par le gouvernement comme étant le défenseur du Liban, contre l’agression israélienne, et sera le seul à décider du calme ou d’un déclenchement de violences le long de la Frontière avec Israël.

Lorsque le Président du Liban déclare ouvertement que le Hezbollah, qui est reconnu dans de nombreux pays comme une organisation terroriste, fait partie officiellement de la défense libanaise, il annule la distinction artificielle entre l’Etat ostensiblement souverain et le Hezbollah militaire, qui est le bras armé de l’Iran au Liban. Ce faisant, le Président assume l’entière responsabilité de toutes les actions du Hezbollah, y compris contre Israël, et les conséquences pour le Liban et toute sa population, même si le gouvernement libanais n’a guère le pouvoir de contrôler les décisions ou la politique de l’organisation terroriste.

Dans la deuxième guerre du Liban, Israël a épargné le gouvernement libanais et combattu le Hezbollah exclusivement, sans frapper ni l’armée libanaise ni les infrastructures du pays. Si nous faisions de même lors d’une troisième guerre du Liban, le résultat serait probablement encore pire que lors de la guerre précédente. Israël ne pourrait pas vaincre le Hezbollah sans que ce soit à un prix insupportable à payer pour le front israélien.

La conclusion doit donc être claire. Si le Hezbollah ouvre le feu contre Israël depuis le territoire libanais, Israël devra déclarer la guerre à l’Etat du Liban. Personne au monde souhaite assister à la destruction du Liban, ni les Syriens et les Iraniens d’un côté, ni l’Occident et l’Arabie saoudite de l’autre. Le Hezbollah ne le souhaite pas non plus. Une guerre contre le Liban tout entier, qui infligerait de lourds dégâts à toutes les infrastructures du pays, susciterait un tollé international, et un cessez-le-feu aurait lieu après trois jours de conflit et pas après 33 jours, comme lors de la Seconde Guerre du Liban. C’est seulement une guerre éclair, qui donnerait la victoire à Israël sans infliger de dommages sérieux à son front intérieur.

Il est important par conséquent, de rappeler au monde, non pas les déclarations belliqueuses  de Nasrallah, mais plutôt de lui faire comprendre quelles seront les conséquences pour le Liban, d’un conflit initié par le Hezbollah au vu de ces déclarations du président libanais. Aoun, le Liban et le monde doivent avoir présent à l’esprit qu’Israël ne se limitera pas à des représailles contre le Hezbollah et frappera tout le territoire, toutes ses infrastructures et son armée. Une fois les combats éclatés, il sera trop tard pour expliquer la nouvelle stratégie que devra adopter Israël. La bataille diplomatique doit être menée avant, non pendant une guerre.

Le Major-général (res.) Giora Eiland est un ancien chef du Conseil de sécurité nationale d’Israël. YNET

et Brig.-Gen. (ret.) Dr. Shimon Shapira  – JCPA – adaptation de JForum

0 0
Yosef Yasser Soilem /photo Shin Bet

Le Shin Bet a révélé jeudi avoir arrêté récemment, en coopération avec l’armée et la police israélienne un résident palestinien de Qalqiliya (Cisjordanie), membre du Hezbollah, qui projetait des activités terroristes et notamment l’enlèvement d’Israéliens.

L’enquête menée par les services de sécurité israéliens ont montré que Youssouf Yasser Soilem, 23 ans, a été recruté par la milice chiite terroriste libanaise du Hezbollah via une page Facebook, utilisée pour détecter de nouvelles recrues.

Soilem a été chargée par ses commanditaires de mener différentes missions comme la collecte d’informations sur les bases militaires israéliennes, sur les points de contrôle et sur les sites de la Vieille ville de Jérusalem.

Il a également été chargé de mettre en place une cellule terroriste afin d’enlever des Israéliens et de les transférer au Liban.

Soilem a finalement été arrêté par le Shin Bet avant qu’il ne puisse mettre en œuvre ses funestes projets.

Selon l’acte d’accusation émis par un tribunal militaire de Samarie, Soilem est inculpé de tentative d’atteinte à la sécurité de l’Etat.

Source : I24 News

1 2

Lors de la réunion préparatoire du 147e conseil de la Ligue arabe, tenue lundi au Caire, l’Arabie saoudite, le Bahreïn et les Émirats ont formulé des réserves quant au point relatif à la solidarité et au soutien de la Ligue au Liban en ce qui a trait à l’action du Hezbollah contre Israël.

Dans les milieux politiques, on liait hier cette position aux propos du chef de l’État tenus récemment et dans lesquels il soutenait le maintien des armes du Hezbollah, ainsi qu’aux attaques lancées par Hassan Nasrallah contre le royaume wahhabite.

Cette prise de position de trois des pays du Golfe est importante, dans la mesure où elle intervient près de deux mois après la visite de Michel Aoun en Arabie saoudite. Ce tout premier voyage présidentiel avait contribué à « briser la glace » entre Beyrouth et Riyad, comme l’ont affirmé plusieurs participants au voyage.

Ce tableau fait dire à certains que la réserve saoudienne, bahreïnie et émiratie tend à démontrer combien les efforts menés par le chef de l’État pour normaliser les relations libano-arabes font face à des obstacles. Certaines sources diplomatiques, citées par al-Markaziya, croient savoir toutefois qu’au bout du compte, rien n’affectera les rapports du Liban avec les pays du Golfe. Selon les mêmes sources, le royaume wahhabite modifiera sa position par rapport au Liban lors du sommet arabe prévu en Jordanie le 29 mars courant.

C’est à la faveur du même optimisme que s’explique le fait que les formations du 14 Mars se sont abstenues d’entrer en polémique avec le chef de l’État suite aux réserves exprimées lundi par les Émirats, Bahreïn et l’Arabie saoudite.

Un responsable des Forces libanaises indique, dans ce cadre, à L’Orient-Le Jour que l’attitude de Riyad (et des autres capitales du Golfe) concerne les actions du Hezbollah, « dans la mesure où le royaume établit une nette distinction entre le Liban et le parti chiite ». Pour ce responsable, « Michel Aoun est désormais conscient de la sensibilité du dossier de l’arsenal du Hezbollah ». Et de minimiser l’impact des prises de position du chef de l’État : « Le soutien au Hezb n’est qu’une prise de position passagère », affirme-t-il.

La « crainte » du courant du Futur
Du côté de la Maison du Centre, le courant du Futur, et en vertu des accords politiques conclus avant la tenue de l’élection présidentielle, semble déterminé à maintenir une bonne relation avec Baabda. Ainsi, Ammar Houry, député de Beyrouth, s’est contenté, dans une déclaration à L’OLJ, d’exprimer (sa) « crainte » d’un retour des rapports libano-saoudiens à la phase précédente.

Moustapha Allouche, coordinateur de la formation haririenne à Tripoli, se veut plus ferme : « Nous ne pouvons plus continuer à prendre des positions de ce genre et espérer que les autres comprennent notre action et la justifient », dit-il à L’OLJ, avant de poursuivre : « M. Aoun et ses conseillers devraient accorder la priorité à l’intérêt du Liban. » Pour Moustapha Allouche, « il semble que la dette politique que M. Aoun devrait rembourser au Hezbollah soit plus importante que l’intérêt national ».

À Saïfi, les Kataëb mettent l’accent sur l’importance de la politique de distanciation du Liban par rapport aux conflits des axes. Élie Marouni, député de Zahlé, estime ainsi que « la dynamisation des relations avec les pays du Golfe est nécessaire, d’autant que le secteur du tourisme s’attend à un progrès suite à la visite du chef de l’État en Arabie saoudite ». « Les pays du Golfe ne sont pas des associations caritatives et ne soutiendront pas des pays hostiles. Or nous avons besoin de l’aide de ces pays, notamment sur le plan militaire », souligne-t-il.

Le Hezbollah… « une réalité »
De leur côté, les proches de la présidence semblent vouloir réduire la portée politique et diplomatique de la triple réserve formulée au Caire. Interrogé par L’OLJ, Nicolas Tuéni, ministre d’État contre la corruption, souligne que la position du Liban est claire. Le Hezbollah est représenté dans un cabinet présidé par Saad Hariri. Selon le ministre proche de Baabda, « le chef de l’État ne peut pas nier l’existence d’une formation politique qui représente une bonne part de la population libanaise ». Selon M. Tuéni, « l’Arabie est un pays cher et ami, et ce n’est pas contre lui que le chef de l’État a pris position ».

OLJ

1 1

Selon l’ambassadeur des États-Unis au Liban qui s’exprimait ainsi l’été dernier, « cette année seulement, nous avons fourni plus de 221 millions de dollars en matériel et en formation aux forces de sécurité libanaises ». Ce chiffre inclut sans doute une aide à la police et aux forces de sécurité intérieure du Liban. Vu la petite taille du pays, c’est une somme considérable.

Le Liban est un pays ami, un allié contre des groupes jihadistes comme Al-Qaïda et Daesh, et une sorte de démocratie. Mais c’est aussi le pays du groupe terroriste Hezbollah, qui domine largement sur la politique du pays et de fait infirme sa démocratie. On peut affirmer qu’il ne se passe rien au Liban, sans l’approbation du Hezbollah, et ce, quelle que soit l’issue des élections.

Le nouveau président du Liban légitime le rôle militaire du Hezbollah, qui échappe à tout contrôle de l’État libanais. Malgré les résolutions répétées du Conseil de sécurité de l’ONU demandant qu’il n’y ait pas de milices au Liban en dehors du contrôle de l’État. La collaboration entre le Hezbollah et le LAF pourrait encore être plus étroite dans un proche avenir: un article du Times d’Israël sur la frontière israélo-libanaise dit: «Du côté israélien, les responsables militaires suivent, presque étonné, l’approfondissement de la coopération entre l’armée libanaise et le Hezbollah . « Le président libanais Michel Aoun a répondu à propos du Hezbollah, en disant que  » Tant que l’armée libanaise n’est pas assez forte pour combattre Israël … nous ressentons le besoin de son existence « . Concernant le Liban, la réponse du bureau d’Aoun a été que  » à toute tentative de nuire à la souveraineté libanaise, ou menace sur la sécurité du Liban, aura une réponse appropriée ».

Ainsi, Aoun semble définir les intérêts du Hezbollah comme étant les intérêts du Liban et définir le Hezbollah non comme une milice dont l’existence viole clairement les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, mais plutôt comme une armée de défense nécessaire contre Israël. En fait, il a dit pire encore: « le Hezbollah est nécessaire pour «combattre» Israël ».

On peut ne pas s’inquiéter d’une telle rhétorique, si ce n’est que de la rhétorique. Mais elle a un prix  que le président chrétien paye cher. Plus dangereuse encore, est la nouvelle selon laquelle la coopération entre le Hezbollah et l’armée libanaise pourrait être en augmentation. Dans ce contexte, les aides apportées par les États-Unis devraient-elles continuer? Renforcent-elles l’armée libanaise ou le Hezbollah ? Je trouve que c’est une question difficile. L’arrêt de l’aide ne ferait qu’affaiblir davantage le LAF, qui n’est pas sous le commandement du Hezbollah, bien qu’elle refuserait certainement d’affronter le groupe terroriste. Le commandant de la LAF est toujours un chrétien et le chef d’état-major est toujours un Druze, et le site Web Global Security suggère que les chiites libanais « représentent 25% des enrôlés.

De plus, l’Armée a pu amener les effectifs chrétiens à 25% et la composante sunnite / druze à 50% des enrôlés. « On peut soutenir que l’affaiblissement du LAF pourrait affaiblir davantage l’influence non-Hezbollah au Liban.

S’il est vrai que la coopération LAF-Hezbollah augmente, les États-Unis devraient exiger que cette tendance s’arrête et soit même inversée. C’est une chose que le LAF refuse d’affronter le Hezbollah, et c’en est une autre que de l’aider, de quelque façon que ce soit. Notre aide militaire devrait nous servir de levier pour atteindre cet objectif. Pour ma part, pour l’instant du moins, je suis d’avis que nous ne devrions pas mettre fin à l’aide à la LAF. Pour autant, il doit être très clair pour nous, que cette aide représente un réel danger. Les responsables libanais doivent se rendre compte que si la réduction de notre aide militaire à la LAF venait à affaiblir l’armée libanaise régulière, ce serait là une conséquence inévitable pour n’avoir pas pris ses distances avec le Hezbollah. Se tenir loin du Hezbollah est la seule façon de l’éviter.

Elliot Abrams

council on foreign relations – traduction JForum

1 1
Le Hezbollah a placé cette affiche juste à côté de la frontière entre le Liban et Israël (mais côté Libanais),  probablement ce week-end.

Ceux sont des agriculteurs du Kibboutz qui ont remarqué cette affiche (photo ci-dessus), une nouvelle provocation du Hezbollah.
l’un des agriculteurs a déclaré : « Nous avons l’habitude de leurs menaces d’envahir la Galilée, les provocations du Hezbollah sont courantes dans la région, nous savons aussi que l’armée Israélienne sera en mesure de répondre de manière appropriée à cette nouvelle provocation « .
Mais ce qui est cocasse, c’est que le Hezbollah prouve son ignorance : en effet le fil de la toile produit par l’araignée est le matériau le plus solide du monde animal (après la dent de la patelle, une sorte d’escargot de mer)…
Sur l’affiche, on peut également lire  » Les Maîtres du Triomphe  » (masters of triumph), qui est le slogan utilisé par le groupe terroriste pour commémorer ses « chefs martyrs » Abbas Moussawi, Ragheb Harb ou encore Imad Mughniyeh, leur photo apparaissant sur la partie droite de l’affiche.
L’affiche est entourée des drapeaux du Liban et du Hezbollah (photo ci-dessus).
De plus, le Hezbollah a voulu prouver qu’il continue de surveiller les activités de Tsahal au Liban. Sur son site internet, le groupe terroriste a publié des photos montrant des soldats israéliens opérant dans la zone frontalière du Mont Dov (photo ci-dessus).

Plus tard dans la journée, le Hezbollah a publié cette fois une photo (ci dessous) de soldats libanais et de casques bleus repositionnant des blocs en béton au même endroit mais du côté Libanais cette fois.

 YNET

0 3

Les responsables du renseignement occidental expriment «de vives inquiétudes» pointant que l’organisation terroriste libanaise pourrait avoir obtenu des missiles de croisière supersoniques P-800 Onyx anti-navires, malgré les efforts d’Israël pour l’empêcher.

Malgré les efforts considérables que l’on a consacrés à Israël au cours des cinq dernières années pour empêcher le Hezbollah de mettre la main sur ces armes, l’organisation terroriste libanaise est soupçonnée d’avoir pu introduire au Liban une certaine quantité – probablement pas plus de huit – P-800 Onyx missiles, également connu sur les marchés d’exportation comme Yakhont.

L’information, qui a été transmise par plusieurs agences de renseignement, est basée sur ce qui a été défini comme «sources très fiables».

Le missile de croisière anti-navire supersonique russe est considéré comme l’équivalent naval de l’antiaérien S-300 tous deux considérés comme les meilleurs du genre dans leur catégorie.

Le Yakhont peut aussi être tiré à partir du rivage. Il a une portée de jusqu’à 300 kilomètres. Il n’existe pas de système de défense électronique connu qui puisse le traiter ou l’intercepter.

Selon des responsables israéliens du renseignement, le Hezbollah pourrait utiliser les missiles Onyx pour menacer sérieusement la marine israélienne, la Sixième flotte américaine et les navires civils en Méditerranée, ainsi que les plates-formes pétrolières et gazières israéliennes nouvellement construites.

Il est possible que certaines des attaques attribuées à l’armée de l’air israélienne contre les dépôts d’armes et les expéditions d’armes de la Syrie au Liban aient été destinées à contrecarrer le transfert des missiles Onyx au Hezbollah.

En décembre, après une autre frappe aérienne en Syrie attribuée à Israël, le ministre de la Défense Avigdor Lieberman a déclaré qu’ « Israël a des lignes rouges, dont le transfert d’armes avancées ou des armes chimiques au Hezbollah ».

Lieberman a rencontré son homologue américain à Munich vendredi matin pour la première fois depuis que l’ancien général James Mattis a pris le poste de secrétaire de la défense, lui disant que les trois problèmes centraux qui doivent être traités sont «l’Iran, l’Iran et l’Iran. « 

Le ministre israélien de la Défense a déclaré samedi au Yedioth Ahronoth qu’il avait trouvé Mattis attentif à ses inquiétudes. « Le secrétaire à la Défense, Mattis, est encore plus inquiet et plus dur que nous dans ses positions sur l’Iran, le Hezbollah et le Hamas. Il n’y a aucune raison de le convaincre », a déclaré Lieberman.

Il a poursuivi en disant que « le secrétaire à la Défense (Ashton) Carter était également un partisan d’Israël et nous nous sommes entretenus de cela en tête-à-tête, il était le plus pro-Israël officiel de l’administration Obama. Cependant, « il est clair maintenant que c’est une administration différente, qui va prendre des mesures décisives. »

Lieberman speaking at the Munich Security Conference (Photo: EPA)

Lieberman, avec ses collègues d’Allemagne, de France, de Grande-Bretagne, d’Italie et d’autres représentants qui sont arrivés à Munich pour une conférence sur la sécurité, a été informé par les Américains que le Président Trump avait ordonné de renforcer la coopération opérationnelle et de renseignement entre les Etats- En particulier Israël – sur la question iranienne.

À la fin de 2012 et au début de 2013, les États-Unis ont lancé des pourparlers secrets avec l’Iran à Mascate, capitale de l’Oman, ce qui a amené le président Obama à ordonner de réduire considérablement les actions américaines contre Téhéran.

« Nous savons que vous étiez en colère lorsque le président Obama a ordonné d’arrêter certaines des opérations contre l’Iran au début 2013 », ont déclaré des responsables américains vendredi à leurs collègues israéliens. « Nous travaillons pour rectifier la situation. »

Lieberman a rencontré samedi le ministre russe des Affaires étrangères, Serguéi Lavrov, pour «renforcer la coopération en matière de sécurité entre Israël et la Russie et avoir une discussion ouverte sur la situation en Syrie», a déclaré Lieberman.

La Russie et Israël ont coordonné des actions militaires sur la frontière israélo-syrienne pour éviter un affrontement accidentel.

Lors de la réunion, Lavrov a présenté les efforts de la Russie pour parvenir à une résolution en Syrie, tandis que Lieberman a parlé des lignes rouges d’Israël, exigeant que tout accord en Syrie comprenne l’arrêt complet des transferts d’armes au Hezbollah et la fin de ses liens avec l’Iran. Lieberman a également précisé que le président Bashar Assad ne peut pas rester au pouvoir.

Après avoir rencontré Lavrov, Lieberman a également rencontré la ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen. Au cours de la réunion, Lieberman a offert à l’Allemagne un important paquet de matériel militaire d’Israël, y compris les systèmes électroniques et de renseignement.

« Au cours de son discours, le ministre allemand de la Défense a déclaré que l’armée allemande avait besoin de nouveaux armements », a déclaré un responsable israélien qui a participé à la préparation de l’accord, ajoutant: « Nous sommes prêts à leur offrir ce qui leur manque. A savoir beaucoup. « 

Israël est conscient que l’Allemagne se méfie des missiles russes qui sont stationnés dans la région de la baltique et a engagé des ressources importantes pour acquérir des systèmes de défense antimissile. Israël espère intéresser l’Allemagne à acquérir le système anti-missile balistique « Arrow » d’Israël.

Un tel accord, s’il est mis en œuvre, aurait des implications économiques et stratégiques importantes.

Ronen Bergman | Publié: 19.02.17, 11:23

YNET

0 0

Le groupe terroriste libanais Hezbollah a lancé, ces derniers jours, une vaste campagne appelant le public à financer ses combattants et ses activités militaires.

Sous le slogan «L’argent pour le djihad est un must», qui a été hashtaggué et publié sur les médias sociaux, le Hezbollah mène une campagne qui a été surnommée « Initiative pour armer Djihadistes».

Dans une vidéo diffusée sur le compte Twitter du groupe, l’un de ses membres peut être vu s’offrant lui-même et en essayant d’encourager le public à donner de l’argent pour cette cause.
Selon la tradition islamique, « Celui qui arme un combattant est considéré comme ayant combattu lui-même », affirme le groupe terroriste qui a même ajouté des numéros de téléphone à utiliser pour faire ses dons.

Un autre slogan de la vidéo dit: « Vous aidez, vous résistez. » Le site Web du groupe déclare que « les djihadistes qui se battent pour la résistance ont besoin de vêtements et d’équipement militaire. Cette initiative vous permet de les aider à … »

Les lecteurs ont alors la possibilité de donner de l’argent en ligne, et ont même le choix de faire des paiements en plusieurs versements, pour ceux qui souhaitent donner des sommes généreuses. Les chefs religieux figurent également dans les vidéos au fur et à mesure que les appels sont présentés.

Un des sites Web d’information basé dans la ville de Tire a même ajouté un formulaire qui peut être utilisé pour faire un don. Les appels comprennent des photos détaillées des équipements qui peuven être achetés avec les fonds provenant des dons. Les photos ont également été téléchargées et diffusées sur les réseaux sociaux.

Ce n’est pas la première fois que le Hezbollah lance une telle campagne. Cependant, par rapport aux précédentes, celle-ci insiste davantage sur l’aspect financier.

L’ampleur de la campagne soulève des questions sur les difficultés financières que le groupe terroriste rencontre en raison des combats en Syrie contre les rebelles et autres groupes djihadistes qui nécessite des équipements militaires coûteux.

Des extraits d’une interview du secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naim Qassem, ont été publiées dans le journal Al-Binaa.

Qassem y déclare que « le Hezbollah ne veut pas qu’Israël connaisse le calme ou n’ai plus à craindre Hezbollah. Notre message est toujours le même :  nous sommes prêts à payer le prix du conflit.

Qassem a également ajouté des remarques dénigrant les rapports selon lesquels la Turquie exige que le Hezbollah retourne au Liban dans le cadre de son accord avec la Syrie, disant: « La retraite du Hezbollah de Syrie ne fait pas partie de l’équation de la solution politique de la Syrie ».

YNET

3 0

Moscou a annoncé mercredi 8 février qu’il avait commencé – ou allait commencer – à fournir des armes de précision à l’armée syrienne afin de renforcer ses capacités à lutter contre l’organisation Etat islamique.

Cela a été annoncé par Ilyas Umakhanov, vice-président du Conseil de la Fédération de Russie, qui a déclaré: « La Russie continuera de fournir une réponse asymétrique (au terrorisme) en Syrie, qui peut inclure le regroupement des forces et des moyens … et bien sûr l’offre d’armes de haute précision au gouvernement syrien « .

Il a ajouté: « Il est impossible de vaincre le terrorisme uniquement grâce aux efforts d’un seul pays. Le terrorisme a pris un caractère global et, après avoir obtenu une victoire évidente dans un endroit, il n’y a aucune raison de créer des vacuums supplémentaires où les terroristes peuvent reprendre des opérations militaires.

Il est clair que Umakhanov se référait à deux sujets principaux:

1. Coopération militaire entre les États-Unis, la Russie, la Syrie et la Turquie dans la guerre contre Daesh, les premiers signes étant déjà visibles sur les fronts du nord et de l’est de la Syrie.

2. L’estimation russe de la nécessité de fournir à l’armée syrienne les armes les plus avancées pour accroître ses capacités et les mettre au même niveau que celles des autres armées participant à la guerre contre Daesh en Syrie.

Selon les médias russes le 8 février, le ministre russe de la Défense Sergei Shoigu a récemment déclaré que plus de 160 types d’armes de pointe ont été testées au cours de l’intervention militaire de Moscou en Syrie, qui a commencé en septembre 2015. Les rapports ne précisaient pas où, lorsque Shoigu a fait ce commentaire.

Les sources militaires et de renseignement de debkafile révèlent les types d’armes que les Russes ont décidé d’envoyer à l’armée syrienne.

Ils comprennent de petits drones armés de bombes de précision; Missiles antichar et antiaériens à l’épaule guidés au laser ; «Des munitions qui marchent», c’est à dire qui suivent leurs cibles après avoir été larguées des avions; Des Petits véhicules sans équipage pour les tunnels de déblaiement; des équipements de vision nocturne; lasers et infrarouges; des Systèmes de renseignement pour localiser les cibles; Et des fusils de tir de longue portée.

Les munitions flottantes combinent les caractéristiques des missiles, des drones et des bombes. Ils sont largués d’un avion et ensuite contrôlés par un soldat sur le terrain ou dans les airs. Ils peuvent voler pendant plusieurs heures tant qu’ils ont assez de carburant et d’électricité. Les munitions utilisent un système GPS pour montrer leur emplacement précis et sont généralement équipées d’une caméra vidéo qui montre les cibles en temps réel en haute résolution, même par mauvais temps ou la nuit, par télécommande.

Dès que la cible est identifiée, la bombe est dirigée vers sa cible, comme la fenêtre d’un bâtiment par exemple, un véhicule blindé ou un groupe de combattants. En plus de la cible, tous les capteurs de la bombe sont détruits lorsque la bombe explose.

L’annonce de la Russie a été une surprise totale pour les plus hauts niveaux du gouvernement et des militaires israéliens. Au cours des six années de la guerre civile syrienne, les FDI, en particulier les services de renseignement et les forces aériennes, ont déployé de grands efforts pour empêcher l’envoi d’armes de précision à l’armée syrienne et aux forces iraniennes et du Hezbollah en Syrie.

Mais maintenant que les Russes ont annoncé qu’ils fourniront ces armes à l’armée syrienne, il est évident que certaines des armes sont destinées à tomber entre les mains des Iraniens et du Hezbollah.

Debkafile – traduction JForum

0 1
Selon Shane, « Israël considère l’Iran comme la plus grande menace et comme une cause d’instabilité dans la région », avant de préciser que Moscou a promis à l’Etat hébreu que les armes russes n’arriveront pas au Hezbollah. »
L’ambassadeur russe a indiqué qu’Israël a présenté à Moscou ses « lignes rouges » et fait part de ses préoccupations concernant l’aide que la Russie prodigue à l’Iran et à la Syrie.
Il a ajouté que l’Etat hébreu a signifié qu’il ne saurait transiger en Syrie, notamment sur le transfert d’armes sophistiquées au Hezbollah et l’établissement d’une base anti-israélienne, avec le partenariat de l’Iran, sur le versant syrien du Golan.
« La Russie a expliqué à Israël comment elle pense arriver à la fin de la crise en Syrie, avec l’union de toutes les forces impliquées dans le conflit contre les groupes terroristes et l’établissement d’un avenir stable pour la Syrie par les Syriens eux-mêmes », a déclaré Shane.
Shane a ajouté qu’Israël a compris ce que son pays fait en Syrie.
« Pour eux, la meilleure chose qui pourrait arriver est une coopération entre la Russie et les Etats-Unis, et non entre la Russie et l’Iran, pour résoudre la crise en Syrie et la lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient », a-t-il ajouté.
Selon le Wall Street Journal, l’administration Trump essaie de trouver des moyens de briser le pacte militaire et diplomatique qui unit la Russie et l’Iran.
Le journal s’appuie sur les propos d’un haut fonctionnaire de l’administration, ainsi que sur les déclarations de responsables européens et arabes, proches du dossier.
« Si nous pouvons créer une séparation entre la Russie et l’Iran, c’est là une option que nous devons vérifier », a déclaré le responsable américain.
Selon le même article du Wall Street Journal, la Maison Blanche ne se fait pas d’illusions sur la Russie et ne pense pas que le président Vladimir Poutine soit un « enfant de chœur ».
Selon les responsables européens, la vraie question est de savoir ce que Poutine demandera à Trump en échange de l’affaiblissement de son alliance avec Téhéran.
 i24news

0 0

Haïfa Chemicals a été condamné à cesser les activités du réservoir d’ammoniac par le tribunal des affaires internes de Haïfa mercredi, à la suite d’une pétition soumise par le conseil municipal de Haïfa. L’ordre a été déposé suite au dernier rapport sur la citerne d’ammoniac, mettant en garde contre une possible catastrophe, qui pourrait avoir lieu si le réservoir continuait de fonctionner.

Après d’innombrables batailles, le réservoir d’ammoniac de 12.000 tonnes dans la baie de Haïfa a finalement été fermé. Pour l’heure, il s’agit d’un ordre de fermeture temporaire qui a été délivré mercredi par Sigalit Gatz-Ofir des Affaires locales Justice de Haifa, jusqu’à ce qu’une solution plus permanente au dilemme de la localisation de l’installation soit trouvé.

La plupart des écologistes et des politiciens concernés souhaitaient que le tribunal ordonne que cette fermeture temporaire devienne permanente.

La municipalité avait demandé la fermeture dans une requête à la cour, suite à la publication d’un rapport qui révélait qu’un tir de missile sur le réservoir pourrait entraîner la mort de milliers de personnes.

Le Professeur Ehud Keinan de l’Institut de technologie Technion et une équipe de chercheurs ont donc pointé qu’une attaque sur les navires livrant des fournitures destinées au réservoir pourrait tuer « un nombre incalculable de personne et provoquer une catastrophe digne d’un scénario apocalyptique tellement inconcevable qu’il n’a jamais encore été envisagé par la sécurité de l’Etat d’Israël. « 

Hassan Nasrallah, secrétaire général du groupe terroriste Hezbollah, a menacé en Février 2016 d’attaquer les centres névralgiques du pays, se vantant que des frappes lui permettrait d’atteindre tous ses objectifs et ceux de son bailleur de fond, et commanditaire potentiel d’une telle attaque, l’Iran.

« Le secrétaire général du Hezbollah a absolument raison sur le potentiel destructeur inhérent au récipient, et plus important encore, des navires qui transportent de l’ammoniac,» a déclaré Keinan.

Pendant des années, les écologistes et leurs soutiens politiques se sont battus pour la fermeture du réservoir, et la décision de mercredi a été favorablement reçue.


La député Yael Cohen Paran, Présidente à la Knesset de la Haifa Bay Caucus a appuyé cette décision, en précisant qu’elle voulait que l’ordre soit permanent, plutôt que temporaire.  «800.000 personnes sont sous cette menace quotidienne dans la baie de Haïfa. Il est temps que cela change « , a-t-elle martelé.


Hana Levi Julian – JewishPress