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Frappe préventive

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« Toutes les options sont sur la table, face aux provocations continuelles de la Corée du Nord »,a déclaré le Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson au cours de sda visite en Corée du Sud, le 17 mars.

« Laissez-moi vous dire les choses clairement : la politique de la patience stratégique est terminée. Nous explorons une nouvelle série de mesures diplomatiques, sécuritaires, et économiques. Toutes les options sont sur la table », a déclaré Tillerson.

Traitant un problème à la fois, il est aussi clair qu’il en ira de même en ce qui concerne les provocations iraniennes, qui sont de même acabit et fondées sur le même modèle de l’exacerbation des tensions.

Le Secrétaire d’Etat Rex Tillerson avec le Gen. Vincent K. Brooks sur la zone DMZ le 17 mars. / Yonhap

 

 

 

 

 

 

 

Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson marche avec Marc Knapper, ambassadeur des États-Unis à Séoul, chargé d’affaires par intérim, et le général Vincent K. Brooks, commandant des forces américaines, à son arrivée à la base aérienne d’Osan, à une cinquantaine de km de Séoul, en Corée du Sud, le 17 mars , 2017.( U.S. Department of State)

Le chef de la diplomatie américaine est arrivé vendredi dans la Zone démilitarisée qui sépare les deux Corées, d’où il pourra contempler le Nord, après avoir tiré un constat d’échec sur 20 ans d’efforts diplomatiques pour dénucléariser Pyongyang.

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson effectue une tournée en Asie, sa première expérience diplomatique de management de crise. Il devait s’entretenir avec le président sud-coréen par intérim Hwang Kyo-Ahn alors que la Chine a mis au défi Washington de trouver une autre façon d’affronter la situation nord-coréenne.

M. Tillerson a atterri sur la base aérienne d’Osan en provenance du Japon, grimpant à bord d’un hélicoptère Blackhawk à destination de la DMZ, en fait l’un des secteurs les plus fortifiés du monde. Il y a rencontré le commandant des 28.000 soldats américains déployés en Corée du Sud.

À Tokyo jeudi, il a juré de faire pression sur la Chine pour qu’elle contienne son allié nord-coréen. Mais, à l’issue d’une réunion avec des responsables japonais, il n’a fourni aucune précision sur la manière dont il comptait s’y prendre pour désamorcer la menace représentée par les derniers tirs de missiles balistiques nord-coréens.

Après des années de diplomatie et de sanctions qui n’ont eu quasiment aucun effet sur Pyongyang, a-t-il expliqué, une « nouvelle approche » s’impose.

« Il est important de reconnaître que les efforts politiques et diplomatiques des vingt dernières années pour mener la Corée du Nord à se dénucléariser ont échoué ».

Secretary Tillerson arrives in to address nuclear threat; reaffirm Administration’s commitment to US-ROK alliance.

M. Tillerson se rend samedi en Chine, principal allié diplomatique et partenaire commercial de Pyongyang, pour lui demander de mettre davantage la pression sur le Nord. Mais Pékin ne décolère pas face au déploiement en Corée du Sud du bouclier antimissile américain Thaad.

La Corée du Nord ambitionne de longue date de devenir une puissance nucléaire. Elle a mené son premier essai nucléaire souterrain en 2006, faisant fi de l’opposition de la communauté internationale. Depuis, elle a mené quatre autre essais, dont deux rien qu’en 2016.

Elle a essuyé plusieurs volées de sanctions de l’ONU qui n’ont rien fait pour la dissuader de poursuivre sur la voie militaire. Le 6 mars, elle a tiré une salve de missiles balistiques dont trois ont fini leur course en mer près de l’archipel nippon.

« Face à cette menace qui ne cesse de grandir, il est clair qu’une nouvelle approche est nécessaire », a plaidé M. Tillerson, réitérant la promesse de Washington de soutenir ses alliés japonais et sud-coréen en cas d’attaque.

Le président Donald Trump, alors en campagne, avait inquiété la région en laissant entendre que le Japon et la Corée du Sud devaient en faire plus pour leur propre défense.

Mais depuis sa victoire, M. Trump a rencontré à deux reprises le Premier ministre japonais Shinzo Abe et a pris soin de promettre le soutien total de Washington.

Le Nord veut mettre au point un missile intercontinental balistique (ICBM) capable de porter le feu nucléaire sur le continent américain. Donald Trump a promis que cela ne se produirait pas mais la Chine est peut être le dernier pays à pouvoir influencer le régime hermétique de Kim Jong-Un.

« Nous pensons qu’ils ont un rôle très important à jouer », a déclaré M. Tillerson au sujet de Pékin. « Nous allons parler avec la Chine d’autres mesures qu’ils devraient entreprendre ».

Pékin s’inquiète comme Washington du programme nucléaire de son voisin mais estime que les États-Unis ont joué un rôle dans l’escalade des tensions.

La situation est compliquée par le déploiement en Corée du Sud de Thaad, système antimissile sophistiqué américain.

Séoul comme Washington assure que ce déploiement a des visées purement défensives face aux menaces nord-coréennes.

Mais Pékin considère que Thaad et son puissant radar sont susceptibles de réduire l’efficacité de ses propres systèmes de missiles. La Chine a réagi avec fureur, imposant une série de mesures perçues à Séoul comme des représailles économiques.

Pékin a proposé que Séoul et Washington arrêtent leurs exercices militaires conjoints pour désamorcer les tensions. Le ministère chinois des Affaires étrangères a mis Washington au défi jeudi d’avancer « une meilleure proposition ».

En l’absence de précisions sur ce que pourrait être une « nouvelle approche », les observateurs s’interrogent sur une série d’options plutôt sombres, entre frappe préventive contre des installations balistiques ou nucléaires ou un renforcement des sanctions.

Les États-Unis pourraient aussi engager le dialogue, pour l’instant conditionné à un engagement tangible de Pyongyang envers la dénucléarisation.

Tillerson à Séoul à la recherche d’une nouvelle approche envers Pyongyang

 

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Les révélations du « Washington Post » : Imad Moghniyé a été tué conjointement par la CIA et le Mossad

 
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Dans un dossier inédit publié samedi, le Washington Post révèle les dessous de l’assassinat en février 2008 du chef des opérations militaires du Hezbollah, Imad Moghniyé.

Cosigné par deux journalistes, l’article, auquel ont contribué cinq autres journalistes, se fonde sur cinq sources différentes, d’anciens responsables des services de renseignements US.

L’article affirme que l’assassinat de Moghniyé a été concocté par les services de renseignements américains et israéliens, la CIA et le Mossad, qui avaient tous deux des motifs sérieux pour liquider le responsable hezbollahi, accusé d’être commanditaire d’une série d’opérations « terroristes » qui avaient ciblé des intérêts israéliens et américains.
Alors qu’il rentrait chez lui à Damas après avoir participé à une réception à l’ambassade iranienne, Moghniyé s’est approché de sa voiture 4×4 où avait été placée une bombe à l’intérieur du pneu de secours fixé à l’arrière du véhicule. Activée depuis Tel-Aviv, la bombe a explosé, le tuant sur-le- champ, précise le texte.

« Des officiers de la CIA dotés d’une longue expérience en matière d’opérations secrètes ont réussi à assurer un logement sécurisé dans un immeuble situé à côté de l’appartement où logeait Moghniyé », selon les indications d’un ancien agent.

Le modus operandi conclu entre les deux services de renseignements accordait aux Américains la prérogative de stopper l’opération et aux Israéliens la tâche de l’exécution, affirme le quotidien.

L’article ajoute que les États-Unis ont aidé à la fabrication de la bombe qui a été testée à plusieurs reprises aux États-Unis afin de s’assurer que l’explosion serait contenue et son effet de nuisance limité à la cible.

Les auteurs font en outre état du débat juridique qui a entouré la prise de décision et les motifs avancés pour justifier une telle opération commise « hors des zones de conflits », bien que ce type d’assassinat soit généralement considéré « en violation avec le droit international ».

Mais l’argument avancé par l’administration US pour justifier l’opération s’est fondé sur le principe d’autodéfense, Moghniyé étant alors considéré comme « une menace permanente pour les Américains ».

Les États-Unis reprochaient à Imad Moghniyé d’avoir « comploté contre les forces américaines en Irak », en entraînant et en armant les milices chiites, causant la mort de plusieurs soldats US. Il est également tenu pour responsable de l’explosion qui a visé l’ambassade US à Beyrouth en 1983. Moghniyé avait également été accusé par la Cour fédérale américaine d’avoir détourné en 1985 le vol 847 de la TWA, tuant un soldat de la marine américaine qui se trouvait à bord de l’avion. Une opération qui a valu à Imad Moghniyé d’être placé par le FBI sur la liste des terroristes les plus recherchés.
Selon d’anciens agents de la CIA, Moghniyé est tenu également pour responsable du kidnapping en 1984 du responsable de la CIA au Liban, William Buckley, torturé puis tué, des faits qui ont été consignés dans une bande vidéo que Moghniyé avait envoyée à la CIA.
Pour les Israéliens, il était notamment impliqué dans l’opération-suicide menée en 1992 contre l’ambassade israélienne à Buenos Aires, tuant 25 Argentins et 5 civils israéliens, parallèlement à l’attaque qui a ciblé dans la même ville le Centre communautaire juif, deux ans plus tard, faisant 85 morts.

L’idée d’assassiner Imad Moghniyé avait émergé dès 2002, date à laquelle avait eu lieu une première réunion entre les services américains et israéliens, poursuit l’article. Mais ce sont les Israéliens qui ont abordé les Américains en premier. Les risques d’une riposte de la part du Hezbollah n’étaient pas à craindre par les Américains qui pensaient que le parti chiite accuserait Israël, précise le journal.

Le Washington Post ajoute par ailleurs que la CIA et le Mossad avaient eu l’opportunité de tuer également Qassem Soleimani, le commandant des brigades iraniennes al-Qods, un jour où il marchait aux côtés de Imad Moghniyé. « Ils se trouvaient côte à côte (…). Il n’y avait qu’à presser le bouton », affirme un responsable US cité dans l’article. Ce dernier ajoute toutefois que les personnes chargées de l’opération n’avaient pas le feu vert pour tuer Soleimani.

OLJ
02/02/2015

lorientlejour.com