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Un acacia du Negev/Photo Wikipédia

Il a été démontré récemment que des arbres peuvent communiquer entre eux, du moins quand leur survie est en jeu.

Un scientifique a fait cette découverte, lors d’une étude sur les cas de mortalité importante constatée dans des élevages en Afrique du sud.

Dans ce pays existent des élevages d’antilopes, appelées koudous, et plusieurs d’entre elles ont été retrouvées mortes de manière inexpliquée dans leur enclos. En cette période de grande sécheresse, l’herbe est rare, et pratiquement la seule nourriture qui reste, ce sont les feuilles d’acacias dont se nourrissent volontiers ces antilopes.

Devant le peu de pistes concernant ces morts incompréhensibles, le scientifique a l’idée d’observer l’estomac d’un koudou mort; or il constate la présence de feuilles d’acacias non digérées, comme si la fermentation normale n’avait pas eu lieu.
  Après examen des feuilles, il est relevé un taux anormalement haut de tanin, substance produite par les feuilles d’arbres pour se protéger en général de microbes et autres parasites. C’est ce tanin qui a empêché la fermentation et la digestion des feuilles. Mais pour quelle raison les acacias se sont-ils mis à produire ce tanin toxique?

Y a-t-il un lien avec le fait que les antilopes n’ayant que des acacias à manger, elles ont fait subir une forte pression sur ces arbres, avec peut-être une nécessité de se défendre pour les acacias? Ceux-ci se sentant en danger, ont-ils modifié la teneur chimique de leur sève? Les scientifiques, pour prouver et tester cette théorie, ont mimé l’agression des koudous en fouettant avec des cannes les branches d’arbres. Quelques heures après, l’analyse démontre bien que la teneur en tanin des feuilles a fortement augmenté.

Dans la nature, le koudou serait allé manger ailleurs, et ne se serait pas acharné sur un acacia aux feuilles amères; mais dans un enclos, il n’a pas eu le choix. Et donc sa nourriture l’a empoisonné.

Ce fait de défense des arbres, est déjà assez frappant et en un sens extraordinaire, mais ce n’est pas tout.

En fait, notre scientifique a une autre intuition: il prend un petit sac en plastique et le noue autour de l’extrémité d’une branche. Après quelques temps, il vient avec une seringue, pique à travers le sac et aspire l’air contenu. 

Après une analyse de cet air, il constate une forte concentration de phéromones, un gaz volatil. Les acacias stressés émettent une forte quantité de ces gaz; ceux-ci, poussés par les vents, entrent en contact avec d’autres arbres à proximité, qui modifient alors également la teneur en tanin de leurs feuilles.

L’arbre en danger se défend en modifiant la composition chimique de ses feuilles, mais il communique également ce danger à ses congénères acacias.

Les Indiens d’Amérique disent que les arbres se parlent, et cela devient évident après cette étude.

Mais nous-mêmes, chers amis, savons-nous communiquer avec la nature, avec les arbres et tous les animaux qui peuplent notre si belle terre?

Que communiquons-nous aux arbres et aux animaux? De la peur, de l’effroi, avons-nous de la tendresse pour cette terre?

Il ne s’agit pas évidemment d’être des rêveurs, des romantiques avec des sentiments surannés.

Regardons les arbres comme des amis, tellement anciens; ils ont toujours été là, ils nous ont toujours aidés, protégés. Ce sont nos plus vieux et nos plus fidèles amis, pouvons-nous avoir de temps en temps un sentiment d’affection pour eux? Ne serait-ce que de temps en temps, oui parfois, n’oubliez pas de leur dire merci.

Relations et Connaissance de soi

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Ce que contient le plan Valls contre le racisme et l’antisémitisme

NDLR : … De la « communication »….

Manuel Valls a présenté vendredi un plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme dans un contexte de recrudescence des actes antimusulmans et antisémites.

Le premier ministre Manuel Valls a présenté vendredi son plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme comprenant 40 mesures articulées autour de la justice, d’Internet et de l’éducation.

 
 

L’enveloppe atteint 100 millions d’euros sur trois ans. Manuel Valls a présenté vendredi les grandes lignes de son plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. «Le racisme, l’antisémitisme, la haine des musulmans, des étrangers, l’homophobie augmentent de manière insupportable dans notre pays», a reconnu le premier ministre. «Les Français juifs ne doivent plus avoir peur d’être juifs» et «les Français musulmans ne doivent plus avoir honte d’être musulmans», a-t-il encore martelé. Accompagné de nombreux ministres, le chef du gouvernement a fait pour l’occasion le déplacement à Créteil. En décembre, la ville avait été théâtre d’une violente agression antisémite.

 

● Changer le droit

Si le Parlement suit les propositions du gouvernement, la répression des discours de haine passera du droit de la presse au droit pénal, plus répressif, afin de «simplifier les règles d’enquête et de jugement», comme l’avait déjà annoncé François Hollande. Le racisme et l’antisémitisme deviendraient une «circonstance aggravante» pour tous les crimes et délits. Le gouvernement ouvre aussi la voie à des actions de groupe contre les discriminations et développer «les mesures alternatives et les peines à valeur pédagogique». Chaque année, le bilan des condamnations sera publié et une «enquête annuelle de victimisation» sera menée pour «compléter la connaissance du racisme et de l’antisémitisme».

● La lutte dans le domaine numérique

«La passivité sur Internet, c’est fini», a renchéri Manuel Valls. Le gouvernement veut dans ce domaine obliger les hébergeurs de contenu à «disposer d’une représentation juridique en France».Une unité nationale de lutte contre les contenus illicites va par ailleurs être créée au ministère de l’Intérieur. Le gouvernement compte par ailleurs créer un «e-rappel à la loi» en vue de décourager la récidive.

● L’école

La formation des enseignants sera renforcée, les chefs d’établissements seront incités à signaler les incidents. «À chaque étape de la scolarité, un lieu de mémoire devrait être visité», a ajouté le premier ministre. Dans le domaine sportif, mille ambassadeurs seront identifiés et un numéro vertsera mis en place dans chaque ligue sportive à destination des clubs amateurs.

Les autres champs d’action

La plus grande partie de la somme allouée ira dans une campagne de communication à la mi-2015, suivie au second semestre par une campagne «participative et virale». Et quelque 25 millions d’euros seront consacrés annuellement à des actions locales menées dans le cadre de la politique de la Ville. Ces fonds devraient provenir en partie de la réallocation de certaines enveloppes déjà existantes, selon des sources gouvernementales De «grands parrains», dont des artistes, des sportifs et des intellectuels, pourront bénéficier de l’appui logistique des pouvoirs publics pour conduire des campagnes de sensibilisation. Une instance opérationnelle de lutte contre le racisme et l’antisémitisme sera créée dans chaque département. Enfin, une «labellisation» des associations est également prévue.

Ces annonces interviennent sur fond d’explosion des actes de haine raciste. Au premier trimestre, 226 actes antimusulmans ont été recensés, soit six fois plus que sur la même période de l’an dernier, selon l’Observatoire contre l’islamophobie. Le même sentiment d’insécurité s’installe aussi chez les juifs français. Le nombre d’actes antisémites a doublé l’an dernier par rapport à 2013, sous l’effet notamment d’un «nouvel antisémitisme» dans les quartiers populaires, avec des violences progressant davantage que les injures. L’émigration des Juifs vers Israël a plus que triplé entre 2012 et 2014 depuis la France, devenue l’an dernier pour la première fois le premier pays source de cette «aliyah».

(Avec agences)

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Dans un entretien express, Dominique Wolton, qui se trouvait à Beyrouth dans le cadre d’une conférence, nous livre sa philosophie de la communication qu’il conçoit comme un outil de progrès et de conciliation, mais aussi, le pont par excellence pour rapprocher les cultures, à moins que l’abus de son usage ne vire vers ce qu’il appelle l’incommunication – un concept propre à lui – ou « l’illusion de la communication par écrans interposés ».

« C’est un monstre de la communication. » C’est en ces termes que Joseph Moukarzel, doyen de la faculté de communication à l’Université antonine, décrit Dominique Wolton, chercheur « classe exceptionnelle », selon les échelons du CNRS, dont il est directeur de recherche, mais non seulement. Membre du conseil d’administration du groupe France Télévisions, directeur de la revue Hermès, ce géant de l’univers de la Com ne saurait être défini par la pléthore de titres prestigieux additionnels qu’il a décrochés tout au long de sa carrière. Ce qui le définit le mieux, c’est probablement son humanisme intelligent et subtil qu’il met au service de la communication, ou l’inverse. M. Moukarzel dira également que c’est un rêveur, un visionnaire. « Son monde à lui, c’est le monde de la diversité, du pluralisme, de la tolérance, de l’amour, un amour sans frontières où la communication est le lien essentiel de l’humanité », souligne le doyen.

« L’idéologie actuelle de la communication en fait une idéologie technique, voire même une idéologie de l’information et des systèmes interactifs, ce qui conduit à faire de l’incommunication un impensé de la communication. (…) Huit milliards ½ de personnes devant un écran ne se comprennent pas mieux qu’avant. » Dominique Wolton.

Dominique-WoltonTrès tôt déjà, dès 1985, Dominique Wolton avait anticipé, dans un ouvrage intitulé Terrorisme à la une, les appétences du terrorisme international à mettre à profit tout ce qui était à leur disposition, notamment les médias, pour leur propagande. La question qu’il avait alors soulevée était de savoir ce que fait l’Occident face à cette situation. L’expert est convaincu qu’il faut absolument faire face à la propagande de la terreur et au chantage dans le domaine de l’information et de l’image par le biais d’une « pédagogie et d’une déontologie » qui restent à construire. « Les terroristes ont compris que les médias sont en concurrence les uns avec les autres et ils en profitent. C’est là où il faut absolument arriver à ralentir et établir une déontologie plus sérieuse », dit-il.

« Il faut les boycotter ! »

Concrètement parlant, les médias doivent prendre une décision de ne pas montrer les exécutions, les chantages à la mort. « On arrête ! On les boycotte ! » préconise l’expert qui invite les médias à cesser de distiller des informations en boucle, ce qui équivaut « à une dramatisation excessive qui angoisse tout le monde. Il faut prendre de la distance historique, culturelle et religieuse. Mettre les événements en perspective. Expliquer pourquoi. Plutôt que d’être dans la folie du direct, de l’instantané et de la concurrence entre médias, il faut sélectionner l’info, vérifier, faire des enquêtes, injecter de l’histoire, de la culture, faire du comparatisme. Au nom de l’information, on fait n’importe quoi maintenant », dénonce M. Wolton, qui pointe du doigt les risques d’erreur et les dangers du direct.
« Le direct est à la fois l’idéal du journalisme et sa pire solution. Il faut absolument ralentir, se décaler, résister au chantage, donc réinventer une forme de journalisme. »
Et d’enchaîner : « La tragédie aujourd’hui est que le journaliste ne va plus beaucoup sur le terrain. Au lieu qu’il fasse le tour du monde, il fait le tour de son ordinateur. Il faut aller voir la réalité, sentir, humer. Évidemment ça coûte cher. Qu’est-ce qui coûte cher dans le journalisme ? C’est l’homme. Qu’est-ce qui ne coûte pas cher dans l’information ? C’est l’ordinateur. »

Pour M. Wolton, la légitimité du journaliste est d’autant plus fragile qu’elle est fonction de la confiance qu’il peut inspirer à travers la crédibilité, le sérieux de ses reportages et l’éthique dont il fait preuve. « Autrefois, le journaliste parlait au nom de l’opinion publique. Maintenant il parle en son propre nom. » « Ce n’est pas en faisant la course à l’événement, la course à l’information et au scoop qu’il va forcément gagner de la légitimité. C’est là où il y a un contresens. Il faut qu’il dise des fois  » je ne sais pas « ,  » je ne veux pas ou  » je ne peux pas « . »

Argent, prestige et influence

Le journalisme a-t-il rejoint le monde des affaires et du show-business?

« Si on veut sauver le journalisme comme acteur déterminant de la démocratie, il faudra absolument qu’il y ait une lutte politique que doivent mener les journalistes contre les capitalistes. Les capitalistes, les patrons des médias, veulent faire de l’argent. Ils veulent à la fois de l’influence et du prestige, mais, à la limite, l’information, ils s’en fichent. L’idéal d’un journaliste c’est quand même l’information. Les journalistes sont coincés, mais il va bien falloir qu’ils se révoltent. Et pourquoi ne se révolteraient-ils pas ? »
Pour cet expert, tout le monde peut faire de l’information aujourd’hui et devenir un « micro-journaliste », par le biais d’Internet ou par le biais des réseaux. « Les journalistes font fausse route de croire que leur avenir est dans Internet. Leur avenir sera dans la mise à distance d’Internet et du progrès technique », quand bien même ils seraient inquiets de la concurrence internationale, dit-il.

Résister à la « peopolisation »

Le journaliste devrait-il alors à se rapprocher un peu plus du monde académique?
« En trente ans, les journalistes se sont trop rapprochés des politiques. On dit d’ailleurs qu’ils couchent ensemble. Il faut absolument sauvegarder le journalisme dans sa grandeur. D’où la nécessité de prendre de la distance. Effectivement, il faut qu’ils se rapprochent du monde de la connaissance. Ce que peut faire le journaliste, c’est mieux utiliser la connaissance et la culture du monde académique, tout en les traitant de manière journalistique. À condition que le monde académique veuille bien s’ouvrir aussi sur les journalistes et se départir de son arrogance. »

Wolton-montrer-le-pouvoir_522_348Le journalisme n’est jamais une information mais une construction, un choix arbitraire, poursuit l’expert. « La grandeur du journaliste, c’est d’assumer ce choix », assure-t-il. Et de rappeler la règle sacro-sainte de ce métier, à savoir que le journalisme est inévitablement du côté du contre-pouvoir.
« Il faut qu’il apprenne à durer, résister aux pressions des politiques, mais aussi, à la pression de la « peopolisation ». Les journalistes ont plus intérêt à se rapprocher du monde de la connaissance que du côté people ou des politiques », dit-il.

Refuser les amalgames

Quel rôle peut jouer la communication dans le clash des cultures et des religions dont on témoigne aujourd’hui ?
« Une chose est sûre : il faut éviter que les médias deviennent les acteurs de la guerre des cultures », préconise Dominique Wolton. « La pire des choses, dit-il, c’est de voir les médias occidentaux prendre tout l’islam, tous les musulmans, comme un seul adversaire homogène. Il faut refuser les amalgames et les images caricaturales. »

« Nous avons dû beaucoup humilier les peuples… »

Éviter le piège de la généralisation et des clichés suppose un effort de compréhension approfondie, pour pouvoir appréhender des phénomènes aussi complexes que le terrorisme, par exemple.
« Pour que quelqu’un devienne terroriste, c’est qu’il a été beaucoup humilié. Nous, les Occidentaux, avons dû beaucoup humilier les peuples pendant des dizaines d’années pour en arriver à fabriquer des terroristes », assure l’expert. « L’information beaucoup plus complète aujourd’hui sur la Syrie qu’il y a cinquante 50 ans n’a pas suffi à susciter une mobilisation politique internationale », enchaîne-t-il.
« Sur la résistance intérieure on a effectivement pu avoir quelque chose. Les officiels syriens par ailleurs savent très bien manipuler les médias internationaux. Hélas, dans les deux cas, cela ne suffit pas à déclencher l’action politique. Car la politique, c’est autre chose que l’information. »

OLJ