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Abu Mazen

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L’envoyé spécial de Trump, Jason Greenblatt à Abu Mazen : Réprimez le terrorisme,
cessez l’incitation, pliez-vous à la paix régionale derrière le Monde Arabe

Le Président américain Donald Trump et son envoyé spécial au Moyen-Orient, Jason Greenblatt, sont entrés en négociation avec deux têtes couronnées arabes pour frapper les trois coups de la relance des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Le Ministre saoudien de la Défense et Prince héritier Mohammed Bin Salman a été reçu à la Maison Blanche, alors que le Roi de Jordanie Abdallah II a rencontré Greenblatte à Amman. Tous deux ont pu lire la liste des exigences que l’envoyé américain a transmis au Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas (Abu Mazen),lorsqu’il s’est rendu en visite à Ramallah, mardi 14 mars.

Ces deux pistes ont accentué l’amplitude et le caractère régional basé sur l’entente avec les autres pays arabes de cette initiative de paix de l’Administration Trump, en contraste saisissant avec les efforts étroits et bilatéraux entrepris par l’ex-Secrétaire d’Etat John Kerry au nom du Président Barack Obama, laissant alors le processus se détériorer.

Jeudi 16 mars, l’envoyé de Trump est revenu à Jérusalem pour rendre compte de sa mission auprès du Premier Ministre Bonyamin Netanyahu.

Dans un rapport exclusif, Debkafile a d’abord révélé la substance des termes contraignants présentés à Mahmoud Abbas pour que les Etats-Unis consentent à jouer un rôle médiateur dans les négociations sur ce conflit ancien de longues décennies.

1. Les Palestiniens doivent revenir à la table des négociations sans pré-conditions – un point d’achoppement immuable jusqu’à présent.

2. En plus de l’intervention américaine dans le processus de paix, les Palestiniens doivent aussi accepter un rôle pour les principaux gouvernements arabes dominants : spécifiquement, l’Egypte, l’Arabie Saoudite et les Emirats pétroliers du Golfe. La pilule est amère et difficile à avaler pour Abbas, puisque aucun de ces qautee leaders ne parvient à le supporter.

Le même jour que la visite de l’envoyé spécial Greenblatt à Ramallah, a eu lieu une conférence des opposants au chef Palestinien à Paris. Elle a été organisée par l’archi-ennemi d’Abu Mazen, l’activiste du Fatah en exil, Mohammed Dahlan. Les responsables de l’Autorité Palestinienne à Ramallah ont accusé le dirigeant d’Abu Dhabi, le Sheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyan d’avoir avancé le million d’€ pour assumer les frais de l’événement.

3. Abbas doit faire un trait sur son moratoire au sujet des implantations juives en Judée-Samarie – bien qu’un précédent gouvernement de Netanyahu ait à l’époque accepté un gel de dix mois des constructions. Au mieux, Israël s’abstiendra d’établir de nouvelles communautés en Judée et Samarie au cours des négociations.

4. L’Administration Trump ne se satisfera pas de déclarations verbales de la part des dirigeants palestiniens condamnant les actes de terrorisme, mais insiste sur la prise de mesures pratiques agressives : les médias palestiniens doivvent arrêter toute propagation de matériels et émissions anti-israéliennes, le programme scolaire des écoles palestiniennes doivent être purgés de toute propagande de haine à l’encontre d’Israël et l’AP doit renoncer à nommer les rues et squares en les identifiant à des terroristes morts, en les traitant comme les Martyrs d’une cause sanctifiée.

5. Le principe de la « porte tournante » visant à libérer aussitôt les suspects de terrorisme doit être avantageusement remplacé par des enquêtes circonstanciées et appropriées au cas défini. Les suspects doivent rester détenus et être étroitement interrogés pour découvrir qui leur a donné leurs ordres, nommer leurs complicers et révéler les sources qui leur ont permis d’obtenir des armes et des explosifs, avant d’être déféré devant un tribunal constitué à cet effet.

6. L’Autorité Palestinienne doit interrompre les envois de fonds traditionnels pour les familles des terroristes  qui ont été tués ou sont emprisonnés, une pratique qui confère de l’honneur à leurs actes les plus barbares.

7. Les forces de sécurité palestiniennes doivent être drastiquement et radicalement remaniées, principalement pour mettre un terme à des pratiques généralisées de travail au noir, par lequel les membres portant l’uniforme occupent deux jobs et touchent double-salaire.

8. L’Autorité Palestinienne à Ramallah doit arrêter de transférer des fonds à la Bande de Gaza, qui ne servent qu’à renforcer le régime des dirigeants extrémistes du Hamas. Les sommes transférées retirent 52% du budget total de l’AP.

9. A ces conditions, l’Administration Trump soutient une solution à deux Etats comme mode de résolution du conflit Palestino-israélien.

 

DEBKAfile  Reportage Exclusif 16 mars 2017, 9:45 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

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Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (Abu Mazen) s’est récemment rendu à Rome dans le but d’obtenir le soutien officiel du Pape, à sa cause. Cet effort diplomatique est survenu juste après qu’une nouvelle attaque à la voiture-bélier ait endeuillé Israël à Jérusalem, aussitôt suivie de festivités à Gaza pour s’en féliciter. Cela prouve que non seulement nombre de palestiniens sont faibles d’esprit, mais que beaucoup sombrent même dans la folie.

Il s’agit bien de folie au sens propre, selon la définition de cette pathologie qui indique une « perte de contact avec la réalité ». En effet, toute la situation régionale a changé, et pas seulement à cause de la guerre en Syrie ou en Irak.

La Chine a lancé le projet de créer une nouvelle route de la soie, avec pour conséquence de créer une dynamique totalement nouvelle au Moyen-Orient, propre à modifier l’équilibre des forces dans la région. Et ces changements sont déjà palpables.

L’équilibre actuel des pouvoirs repose sur l’héritage historique de la conquête turque de Constantinople en 1453 et de la chute de l’Empire romain à l’est. Les Turcs imposèrent alors, pour la première fois depuis la prise de pouvoir de l’Empire romain, le monopole du commerce lucratif avec les Indes et l’Extrême-Orient. L’enjeu était si grand, que le sultan s’était même affublé du titre d’empereur romain, et s’était tourné vers l’ouest, pour assouvir son désir de conquêtes le long des côtes Méditerranéennes. Cette politique de conquête ne s’est effectivement achevée qu’en 1683, lorsque les forces turques furent battues aux abords de Vienne. Mais en l’espace de 230 ans, entre les conquêtes de Constantinople et de Vienne, le monde entier avait changé, à l’insu de ses acteurs méditerranéens.

Leurs routes commerciales traditionnelles en Méditerranée orientale, une fois barrées par le sultan, l’Espagne et le Portugal ont d’abord essayé de contourner le blocus turc. C’est ainsi qu’ils ont découvert l’Amérique et établi la première route commerciale directe entre l’Europe et le Moyen-Orient ou l’Asie centrale, sans intermédiaires. L’itinéraire reliait le sud de l’Inde, à l’Espagne, en passant par les Philippines et le Mexique. Elle était beaucoup plus longue que l’ancienne route qui passait par le Moyen-Orient et l’Asie centrale, mais c’était pour la première fois un itinéraire sans intermédiaires et sûr. Cela offrait aux commerçants un contrôle direct sur toutes les étapes de leurs échanges commerciaux, leur valait d’accumuler d’immenses richesses, et d’initier un changement politique et économique notable.

C’est cela qui a surtout provoqué la chute des autrefois puissants empires turcs et persans. Ignorés par la cette nouvelle donne, ils ont été les ‘laissés pour compte de cette ‘route américaine’, et leurs économies, tenues à l’écart de cette nouvelle dynamique euro-atlantique, se sont effondrées.

L’effondrement de l’Empire turc à la fin de la Première Guerre mondiale fut le coup de grâce pour le sultan. Depuis lors, les frontières du Moyen-Orient ont été dessinées et redessinées. La Turquie a essayé de se créer une nouvelle identité en renversant l’ancienne identité multiethnique ottomane et en enfilant une nouvelle identité nationaliste qui excluait les Arméniens, les Grecs et, à terme les Kurdes, et cetera. La Turquie a changé de nature, de même que la région, avec la montée des États «nationaux» dominés par les Arabes, qui n’étaient auparavant que des sujets du sultan.

La région a d’abord bénéficié d’une attention particulière de la part des puissances mondiales, car c’est dans cette région qu’elle s’approvisionnaient en pétrole, une matière première clé pour leur développement. Et plus tard, parce qu’elle était l’épicentre présumé du terrorisme islamique. Mais le rôle de la région a été marginal dans la dynamique industrielle et économique qui a continué à se concentrer en Europe et en Amérique et qui, au cours des 30 dernières années, s’est déplacée vers l’Asie.

Aujourd’hui avec la découverte de nouvelles sources encore plus grandes de gaz et d’hydrocarbures, les nouvelles technologies permettant des économies d’énergie, la centralité du Moyen-Orient et sa production de pétrole ont fortement diminué et par conséquent, son importance géopolitique sur l’échiquier mondial.

Pourtant, avec la fin de l’ancien monopole impérial turc sur la région, l’extension des économies asiatiques en Extrême-Orient (la Chine entre autres seulement) et le développement de nouvelles technologies ferroviaires, l’heure d’un réaménagement de l’ancienne Route de la Soie, a enfin sonné.

La Chine est la première à s’en rendre compte, mais ne sera sûrement pas la dernière. L’expédition de marchandises en provenance de Chine, d’Inde ou même de Thaïlande en train vers l’Europe à travers le Moyen-Orient est plus rapide, moins coûteuse et plus efficace qu’en bateau, qui passe par l’Afrique et va abouti à Rotterdam.

Cela crée une énorme opportunité de développement de la région, qui va renouer avec sa vieille tradition de plaque tournante du commerce mondial, une réalisation autrement plus déterminante et beaucoup plus gratifiante en terme de bénéfices, que de simplement puiser et vendre des matières premières. Avec le commerce vient l’industrie, la croissance et le remodelage des économies locales.

Cela nécessite cependant une stabilité politique. Les guerres, mais aussi les rancœurs qui couvent sous les cendres, rendent tout plus difficile. Dans ce contexte, la pièce maîtresse, c’est Israël, la puissance industrielle et technologique de la région, et la démocratie la plus saine.

Ainsi, pour la Chine, Israël, en tant que plate forme géopolitiquement la plus stable, doit absolument être intégrée dans ce projet, destiné à être une source de richesse pour tous. Un obstacle majeur à cette intégration est l’incapacité des Palestiniens à reconnaître son existence. Bien sûr, c’est de la fiction politique. Les Palestiniens savent qu’Israël existe, mais ils ne veulent pas l’admettre, pour pouvoir faire capoter les négociations. Et derrière ce refus de reconnaissance politique, se cache l’espoir qu’Israël pourrait être vaincu et donc rayé à nouveau de la carte.

Cela aurait peut-être pu être possible il y a quelques décennies. Mais la pression objective de la Chine et de l’Asie pour faire aboutir ce projet de nouvelle Route de la Soie, conjuguée au développement du pétrole de shiste et à la découvertes de nouveaux gisements, ainsi que la force politique et industrielle croissante d’Israël, rendent la carte palestinienne insignifiante. La reconnaissance politique d’Israël par les Palestiniens n’est plus une monnaie d’échange, un moyen de pression, voire de chantage.

Tout le monde, y compris les Palestiniens, se presse en Israël pour affaires, parce que plus personne ne veut vraiment changer les frontières politiques de la région. La région est suffisamment chaotique comme ça, point n’est besoin d’en rajouter, et il y a beaucoup trop d’intérêts en jeu dans et hors de cette région, pour pouvoir se permettre même en rêve de rayer Israël de la carte.

Ce qui constituait une monnaie d’échange pour les Palestiniens il y a 50 ans est maintenant devenu un énorme frein à leur cause et leur vision politique, aveugle et sourde à la réalité du monde, est contreproductive pour eux. En fait, plutôt que de rêver éveillés à un monde sans Israël, ils feraient mieux, et vite, de travailler à leur intégration régionale avec Israël. Leur monnaie d’échange est aujourd’hui leur participation à cette intégration israélienne dans la région, qui est déjà en marche, et va se renforcer, avec ou sans eux.

De plus, la menace que constitue l’extrémisme islamique, pousse tous les peuples de la région, arabes ou non, à réaliser une étroite collaboration avec Israël, le seul pays qui bénéficie d’une solide expérience en matière de Défense. Les Palestiniens ont le choix entre se joindre à cet effort ou être totalement laissés de côté. Ils ont perdu depuis longtemps leur pouvoir d’influence, et ne sont plus à même de galvaniser et d’unir les masses musulmanes contre Israël. En fait, la récente collaboration entre la Turquie, la Russie et l’Iran en Syrie augure également d’un désintérêt de Téhéran sur le point d’abandonner aussi son soutien politique aux Palestiniens.

Pour leur propre survie politique, les palestiniens n’ont plus d’autre choix que de reconnaître l’existence d’Israël. En fait, le plus tôt ils le feront, le plus tôt ils auront un pouvoir de négociation politique. Plus tard ils le feront, moins ils compteront. C’est sûrement désagréable pour eux de renoncer à leur délire, mais c’est la dure réalité.

La reconnaissance d’Israël ne signifie pas que les Palestiniens ou toute Autorité qui les représente, devront tomber d’accord avec toutes les décisions du gouvernement israélien. Mais si les Palestiniens ne sont pas satisfaits du poids grandissant des religieux radicaux en Israël ou de l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie, s’ils avaient encore la moindre chances de les combattre ce serait en reconnaissant l’existence politique d’Israël et en abandonnent les programmes d’éducation absurdes qui consistent à conditionner leur jeunesse à haïr Israël.

En réalité, de nos jours, et plus encore dans les prochaines décennies, les Palestiniens ne pourront exister que s’ils se décident à se ranger aux côtés d’Israël. Que ce soit juste ou injuste qu’importe, c’est la réalité.

En 1453, le sultan turc aurait pu conclure un traité avantageux avec les marchands vénitiens et génois pour le commerce avec les Indes. S’il l’avait fait, peut-être que les marins européens n’auraient pas mis la barre vers l’ouest et la découverte de l’Amérique aurait été retardée ou en tout cas, n’aurait certainement pas eu l’impact politique massif qu’elle a eu.

Aujourd’hui, tout va plus vite. Point n’est besoin d’attendre deux siècles pour payer le prix de nos erreurs de jugement. Ainsi, la fenêtre d’opportunité qu’on les Palestiniens est de plus en plus réduite, c’est une peau de chagrin qui diminue quasiment chaque jour, qu’ils le veuille ou non.

Francesco Sisci est un sinologue italien, auteur et chroniqueur qui vit et travaille à Pékin. Il est le contributeur pour Il Sole 24ore, et un commentateur fréquent sur les affaires internationales pour CCTV et Phoenix TV.

January 15, 2017 8:57 PM (UTC+8)

Asia Times – adaptation JForum

 

La Route de la soie *

http://www.i24news.tv/fr/tv/revoir/economie/x40xp3u