PUD : Israël a t-il remporté les élections britanniques?©

PUD : Israël a t-il remporté les élections britanniques?©

 Le Grand Jeu de Theresa May

Israël a t-il remporté les élections britanniques?

Did Israel Just Win the British Election?

 

 

 

Les Députés d’Irlande du Nord – dont Nigel Dodds et Ian Paisley (fils du fondateur du parti) qui sont à la fois expérimentés et très respectés, sont aussi parmi les partisans les plus fervents d’Israël à la Chambre des Communes.

Leurs Députés s’expriment régulièrement lors de rassemblements des Amis d’Israël en Irlande du Nord et, lorsque la question de la Reconnaissance de la Palestine s’est présentée à Westminster, il y a quelques années, le parti s’est transformé en bloc d’opposition. En effet, ils représentaient 5 des 12 députés qui s’y sont opposés.

Les députés du PUD se sont aussi exprimés de façon prédominante lors du débat, en début d’année,sur le centenaire de la Déclaration Balfour et ils se sont montrés virulents dans leur condamnation de l’incitation palestinienne et du financement de salaires des prisonniers pour terrorisme.

Ils ont pris une part active à la lutte contre l’antisémitisme, autant en Irlande du Nord que partout ailleurs et ils ont soutenu la communauté juive de Belfast et le Manifeste du Bureau des Députés lors des élections de l’Assemblée d’Irlande du Nord.

Lorsque le Bureau des Députés s’est rendu en visite à Stormont, afin de promouvoir ce manifeste, le PUD a déployé, aussi bien sa dirigeante centrale, la Première Ministre d’Irlande du Nord Arlene Isabel Foster* que son dirigeant à Westminster, Nigel Dodds afin de nous rencontrer, gage de leur désir de nous démontrer leur amitié.

Il y a un peu moins de 80 membres au sein de la communauté juive d’Irlande du Nord. Aussi apparaît-il difficile de concilier l’intérêt du PUD pour Israël et les domaines de préoccupation juive avec l’intérêt électoral du Parti.

Mais l’Irlande du Nord est la ceinture biblique du Royaume-Uni. Comme les Américains du Sud, le Sionisme chrétien est une force potentielle au sein de la communauté protestante qui va à l’Eglise (au temple), qui constitue le cœur battant traditionnel de l’électorat du PUD.

Ce centre d’intérêt biblique rend aussi le parti socialement conservateur sur des questions telles que l’avortement et le mariage gay [C’est ce qui permet à l’intelligentsia bobo parisianiste, du Point à France 24 de traiter ce Parti « d’infréquentable » et de « sulfureux »].

Mais, en tant que plus important parti d’Irlande du nord, jouissant d’un vaste soutien de la classe ouvrière, il est difficile de cataloguer le PUD dans le termes bipolaires de Droite et de Gauche qui occupent l’hémicycle de Westminster. De la même façon, leur soutien envers Israël et tout aussi laïc que d’inspiration biblique.

Ils tracent des parallèles entre l’expérience du terrorisme en Irlande du Nord et celle d’Israël et ils ressentent qu’autant les Unionistes de l’Ulster que les Juifs israéliens font l’objet d’une audience déséquilibrée dans la presse mondiale.

En particulier, leur expérience de la paix faite en Irlande du Nord les rend méfiants vis-à-vis de l’ingérence internationale qui est unilatérale ou péremptoire.

Le PUD ne sera pas seulement un faire-valoir dans le cadre des négociations en vue d’un Pacte parlementaire avec les Conservateurs – L’Irlande du Nord a un intérêt tout-à-fait particulier dans le cadre des besoins relatifs au Brexit, puisqu’elle partage une frontière terrestre avec la République d’Irlande. Mais il ne fait aucun doute, concernant les questions relatives au Moyen-Orient, qu’il représentera une influence amicale et positive pour Israël.

Steven Jaffe, né à Belfast, est consultant du Bureau des Députés Juifs de Grande-Bretagne. Son travail est en partie financé par le Conseil des Cercles Dirigeants Juifs.

jewishnews

  • Arlene Isabel Foster  : L’ancienne ministre de la Fonction publique, survivante d’un attentat à la bombe orchestré par l’IRA en 1988, est vue comme une femme dure, ayant grandi à l’époque des « Troubles ». Elle a poursuivi la lancée politique social-conservatrice efficace entreprise par le DUP en 2008, après la démission de Ian Paisley.
  • Démocratie Jacksonienne : Avec l’élection de Jackson à la présidence en 1829 prend fin la période des Patres patriae et s’ouvre celle de l’Amérique démocratique, dans le sens où Tocqueville entendait ce terme, dans son ouvrage paru en 1835, La Démocratie en Amérique. Pour les historiens américains, c’est l’ascension du common man, de l’homme de la rue. Une nouvelle société est en train de se former, qui n’oblitère pas l’ancienne aristocratie des planteurs ou des puritains, mais croît à ses côtés. Pourquoi ? D’abord en raison de l’augmentation de la population, qui passe de 4 millions en 1790 à 9,6 en 1820, 13 en 1830, 17 en 1840, 23 en 1850. La population double à peu près tous les vingt ans, en grande partie grâce à l’immigration qui amène des éléments qualitativement nouveaux : fermiers évincés par les enclosures en Angleterre, ouvriers victimes de l’instabilité économique et, un peu plus tard, Irlandais chassés par la Grande Famine. Une société urbaine se développe, dans le Nord-Est, dans les ports, dans les villes industrielles, et aspire à prendre part à la vie publique. De plus, dans l’Ouest, les communautés pionnières se multiplient au fur et à mesure de l’avance et réagissent vivement contre l’hégémonie et le conformisme de l’Est. Ainsi se développe cette société démocratique qui porte Jackson au pouvoir et le soutient, grâce à l’extension du suffrage universel, à la généralisation du spoils system et à l’ouverture de terres nouvelles consécutive à la déportation systématique des Indiens ; société qui est précisément celle qu’a décrite Tocqueville.

Adaptation : Marc Brzustowski

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