Pinhas: l’ancêtre du prophète Eliyahou Hanavi © vidéos

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Pinhas, nous dit la Torah était le fils d’Eléazar lui-même fils d’Aharon HaCohen. La plupart des commentateurs et les Rabbins de la Guemara s’interrogent sur la raison pour laquelle la généalogie de Pinhas est citée à la fin de la parasha précédente et au début de cette parasha.

Nous savons, en effet, que rien dans la Torah ne s’y trouve par hasard et que donc de bonnes raisons se trouvent derrière chaque chose et, si le texte insiste sur le fait que Pinhas est fils d’Eléazar et d’Aharon c’est pour une raison bien précise et surtout pour une raison capitale qui va nous faire mieux comprendre la suite des évènements.

La personnalité de Pinhas est  si forte et entièrement tournée vers D. que tout comme  à l’époque de la traversée de la Mer Rouge, Nahshon ben Aminadav a plongé suivi par tous les siens sans hésitation aucune car plein de confiance en D., ici, Pinhas voyant devant lui ce qui était déplaisant à HaKadosh baroukh Hou, n’a pas hésité un seul instant et a transpercé les corps des contrevenants de manière à ce que rien ni personne ne puisse contester cet acte commis par Zimri ben Salou.

Cet acte de zèle religieux fut largement récompensé par une longévité hors pair puisqu’il a vécu  400 ans durant (jusqu’à Yftah –Jephté) puis il a été nommé comme prophète (Eliahou HaNavi) en recevant, en conséquence, l’avantage d’être encore vivant ainsi que nous le développerons dans la haftara de Pinhas.

La Guemara Sanhédrin page 82b détaille la raison sur une autre dimension : Les Sages du Talmud affirment que les descendants d’une famille, peu importe où ils se situent sur l’échelle du temps, se rattachent toujours à leurs aïeux en recevant leurs gènes.

Ainsi, Pinhas, petit-fils d’Aharon qui était « ohev shalom verodef shalom » אוהב שלום ורודף שלום c’est-à-dire qu’il aimait la paix et la recherchait toujours, était lui aussi comme son grand-père et c’est au nom de ce shalom, que voyant ce qui se déroulait devant ses yeux et malgré ce qui aurait pu se dire contre lui, attrapa sa lance et embrocha Zimri ben Salou et Cosbi la Midianite et ainsi, il parvint à calmer la colère de D.

Une question se pose à nouveau : qu’aurait-on pu dire contre lui ? C’est la raison pour laquelle on insiste sur le fait que Pinhas était fils d’Eléazar. Car, en effet, Eléazar prit pour épouse une fille de Jéthro, prêtre de Midiane et le peuple – les contestataires – aurait pu dire : Qu’a-t-il fait là ?

A-t-il oublié que sa mère est Midianite pour aller tuer une Midianite ? Pour qui se prend-il surtout lorsque son grand-père lui-même a participé à la faute du veau d’or ?

Pinhas savait qu’on pourrait soulever ces questions, cependant, il n’a pas procédé à des calculs de probabilité mais il s’est  lancé dans la bataille pour faire respecter la Parole divine !

Pour faire régner le shalom sur le camp et c’est la raison pour laquelle que le vav de shalom se trouve retranché ici pour se retrouver ailleurs en signe de perfection ainsi, par la suite on retrouvera dans tout le Tanakh le nom d’Eliahou sans le vav à 5 reprises tout comme on retrouvera à 5 reprises dans le Tanakh le nom de Yaakov avec un vav car, entre ces deux éminents personnages, le vav  peut être ôté ou ajouté pour ajouter un signe  complémentaire.

Ainsi, lorsque l’on a évoqué dans la parasha de Korah la généalogie de ce contestataire, l’énumération de ses aïeux s’arrête à Lévy alors que tout le monde sait que Lévy fut le troisième fils de Jacob mais, cela vient illustrer un acte réprouvé par Jacob.

Lorsque le viol de Dina fut dévoilé et que les habitants de Shekhem furent au troisième jour de leur circoncision, Shimôn et Lévy passèrent tous les mâles de Shekhem au fil de l’épée sans s’être concertés avec leur père dont ils savaient sans doute qu’il n’aurait pas adhéré à cette expédition punitive. Aussi le patriarche demanda à ne pas être nommé dans la généalogie de Korah car il n’était pas concerné.

Un sujet d’importance est également traité dans cette péricope : Tselofhad et ses filles. Tselofhad est lui aussi nommé avec sa généalogie : il fait partie de la tribu de Ménashé et le texte précise encore que Menashé était le fils de Joseph.

Là encore, tout le monde sait qui était Joseph alors pourquoi préciser ceci ? Les exégètes remarquent deux éléments : après que les explorateurs aient fait leur rapport et qu’ils aient déblatéré sur le pays, certains chefs de famille ont demandé à retourner en Egypte.

Et, de remarquer que de tous les fils de Jacob, le seul à avoir exigé expressément de ne pas oublier ses ossements en Egypte mais de les faire sortir  avec eux, était Joseph, démontrant s’il en était besoin de son attachement au pays de Canaân. En dignes descendantes de Joseph, les filles de Tselofhad demandèrent en conséquence de récupérer la part  domaniale qui aurait dû échoir à leur père.

Les noms des 5 filles de Tselofhad sont Mahla, Noâ, Hogla, Milka et Tirtsa, belineder, nous consacrerons quelques lignes à ces noms qui sont très significatifs lorsque nous arriverons, sDv, à la parashat Mass’ê où nous rencontrerons ces femmes face à leur destin.

Certains voient dans ces cinq jeunes-filles des féministes mais il n’en est absolument rien : elles  sont des femmes responsables et patriotes et désireuses de perpétuer la descendance de leur père àtravers une possession territoriale.

Caroline Elishéva REBOUH

 

HAFTARAT PINHAS: ELIYAHOU HANAVI

 

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La Haftara de Pinhas se trouve dans le premier  livre des Rois du chapitre XVIII verset 46 au chapitre XIX verset 21 et on y voit un personnage aimé de tous que l’on évoque à chaque havdala ou sortie de shabbat ainsi qu’à chaque brith mila auxquelles il est tenu d’assister après qu’il ait exprimé son regret de voir que les gens pratiquaient moins la brith mila sur leurs enfants  (Rois Ier livre chapitre XIX verset 14.

D’après le fait que la généalogie d’Eliyahou HaNavi (le Prophète Elie) ne soit pas citée, la tradition fait de lui un être d’essence angélique et ce bien que soit attachée au personnage la personnalité de Pinhas, petit-fils d’Aharon HaCohen.

Vers la fin du Xème siècle avant l’ère vulgaire, après la mort du Roi Salomon, alors qu’au royaume d’Israël régnait le roi  Ahab et sa femme  la cruelle Jésabel (en français Isabelle ou Jésabel )venant de Sidon.  Ces souverains propageaient l’idolâtrie et le niveau de piété avait chu  lamentablement, d’autant que Jésabel fit exterminer les cohanim.

  1. demanda à Elie d’avertir les souverains impies qu’une sècheresse s’abattrait sur le pays s’il ne s’opérait pas de changement exemplaire. D ordonna à Elie de se réfugier auprès d’un torrent proche du Jourdain (Kérith) et dans une grotte. D chargea un corbeau[1] d’apporter de la nourriture à Elie matin et soir (pain et viande) tandis que le prophète pourrait étancher sa soif avec les eaux pures du torrent.  Cependant, au bout d’un certain temps, le torrent fut tari et Elie ne pouvait plus s’abreuver c’est alors que D  envoya Elie ailleurs, près de Sidon en lui promettant que là-bas une veuve lui procurerait de la nourriture. Arrivé à proximité de l’endroit, il aperçut une femme à laquelle il quémanda de l’eau mais elle n’en avait point et il lui demanda de lui cuire une galette moyennant quoi, elle ne manquerait jamais ni de farine ni d’huile. Peu de temps après, le fils de cette veuve pris d’une forte fièvre mourut. Elle se plaignit à Eliyahou qui s’adressa à D et sa prière fut exaucée et l’enfant revint à la vie.

D ordonna à Elie de se rendre auprès d’Ahab et de Jésabel pour les prévenir que depuis trois années qu’une goutte de pluie n’était tombée en Israël,  et que la famine et la sècheresse se termineraient si le peuple revenait au culte de D   Elie exigea alors devant un peuple hésitant que les prêtres de Baal fissent  un sacrifice et qu’ils implorent l’idole de consumer leur offrande mais rien ne se passa. En revanche Elie sacrifia un taureau et prépara l’offrande en l’arrosant d’eau et implora D qui fit descendre un feu du ciel qui consuma en un instant la victime et plus une seule trace d’eau ne persista. Le peuple alors s’agenouilla et implora le pardon de l’Eternel. Le peuple tua tous les prêtres de Baal et Jésabel fut prise de fureur devant sa défaite et décida de se venger du prophète qui sur l’ordre divin s’était enfui vers le sud. La pluie s’abattit sur le pays.  Elie, épuisé s’effondra de fatigue et D lui fit parvenir avec un ange un pain et de l’eau et il put ainsi (après avoir marché 40 jours et 40 nuits à parvenir au Mont Horeb. Là, après que D lui ait adressé d’autres ordres comme d’aller oindre Jéhu et de trouver Elisée (Elisha) qui deviendra prophète à sa suite, Elie,  après avoir prophétisé contre Ahab et sa maison qui continuait à mal agir vis-à-vis de l’Eternel et après que les punitions soient infligées à chacun de ceux qui avaient été prévenus et qui ne s’étaient pas repentis. Après que Jéhu vécut et régna pendant près de trente années, Elie se prépara à quitter ses fonctions. Il fit ses adieux à Elisée qui demanda de recevoir d’avantage de prophétie qu’Eliyahou. Puis, Eliyahou s’éloigna et, un char  apparut descendant du ciel et qui enleva Elie dans ce char de feu.

Eliyahou HaNavi est celui qui viendra annoncer la Rédemption finale (HaGuéoulaHaShelema) avec le Roi Messie.

Lorsqu’est célébrée une brith mila, il faut arriver si possible avant la cérémonie pour ne pas faire attendre le prophète et il faut beaucoup prier car, lorsque le prophète est là, les fautes de chacun sont pardonnées par son propre mérite.

Caroline Elishéva REBOUH

[1] Lorsqu’Abel mourut, Adam et Eve ne surent que faire de la dépouille et c’est grâce au corbeau ensevelissant quelque chose qu’Adam sut comment enterrer son fils.

Lors du déluge, le corbeau avait été « sauvé » dans le but justement de nourrir Elie le Prophète.

 

 

 

TEHILIM   91 à 95

Les trois premiers psaumes sont récités  généralement pour des motifs très  différents : le chapitre 91 par exemple est un chapitre très fort surtout lorsque l’on se sent déprimé, trop seul et que l’on a besoin d’un réconfort moral, quant aux chapitres 92 et 93 sont récités ensemble principalement le shabbat.

91 : Moïse recommande de se réfugier sous les ailes de la Shekhina (présence divine) car sans Lui pour nous préserver de tout piège, de tout leurre, comment pourrions-nous subsister ? Lui seul peut nous protéger des écueils.  Peu importe les fléaux qui atteignent ceux qui se trouvent à ta droite ou à ta gauche devant toi ou après toi car toi personnellement, rien ne t’atteindra car tu te reposes sur Lui et tu seras préservé de tout danger.

92 et 93 : Psaume interprété par les Léviim, sur des instruments à corde en l’honneur du shabbat :  Il est bon et réconfortant de  rendre grâce  à l’Eternel pour les bienfaits dont Il nous comble et nous pourrons répéter et chanter notre foi aux jours de la rédemption (guéoula) le matin et le soir et Tu es toujours là pour me relever lorsque je tombe et les tsadikim fleuriront et se renforceront.

94 : Ne croyez pas créatures de la terre que le Maître du Monde ne peut vous voir ni n’entend vos propos !  Il entend tout et connaît tout de vos pensées et de vos intentions ! Je sais que l’Eternel est à mes côtés prêt à me soutenir pour m’empêcher de tomber. Et, Il anéantira mes ennemis.

95 : Louanges et Cantique pour l’Eternel qui règne sur le monde entier et nous empêche de chanceler. Il est le Créateur des cieux et de la Terre, de la mer et des abîmes Il est le Maître de toutes les créatures et nous devons à tout jamais Lui rendre grâce !!!!

Caroline Elishéva REBOUH

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