Michel Boujenah, victime d’une campagne de boycott en Tunisie

Michel Boujenah, victime d’une campagne de boycott en Tunisie

La programmation de l’humoriste et acteur tunisien de confession juive Michel Boujenah à la 53ème édition du Festival de Carthage n’a manifestement pas plu à tout le monde.

Les appels au boycott, voire d’annulation du spectacle de Boujenah se sont multipliés sur les réseaux sociaux, en raison des « positions pro-sionistes et pro-Israël adoptées par l’artiste ».

« Nous ne voulons pas de sionistes, quelque soit leur nationalité, sur nos scènes et dans nos festivals ! »

Une lettre ouverte adressée au ministre de la Culture et au Directeur du festival de Carthage, a été rédigée par la filiale tunisienne de la campagne internationale « Boycott, désinvestissement et sanctions », dans laquelle les raisons derrière les appels d’annulation du spectacle sont expliquées.

« Michel Boujenah est connu comme l’une des plus grandes figures franco-tunisiennes sionistes qui ont toujours défendu Israël, ses guerres et son armée (surtout dans les médias français). Il se dit haut et fort et fièrement sioniste (dans diverses déclarations, dont celles publiées le 5 février 2013, sur JSS News), et ne cache pas sa loyauté envers Israël, où il avait présenté plusieurs spectacles (d’ailleurs, il se prépare à présenter le même spectacle programmé au festival de Carthage, à Tel Aviv le 25 juillet).

[…] Non seulement le comédien exprime cette admiration, mais il se considère aussi comme une partie du « peuple israélien ». Il considère également les criminels de guerre Ariel Sharon et Yitzhak Rabin comme les « plus grandes figures de paix » (dans une déclaration qui remonte à 2010, sur le site SVP Israël) », peut-on lire dans la lettre.

Les signataires ajoutent que le pouvoir politique tunisien doit assumer ses responsabilités quant à la poursuite de ces activités de normalisation, et l’ignorance de nos positions historiques de soutien inconditionnel au peuple palestinien.

Des « pour » et des « contre »…

La campagne contre le spectacle de Boujenah à Carthage a été soutenue et appréciée par des centaines d’internautes tunisiens, qui ont considéré unanimement que l’humoriste ne doit pas monter sur la scène de Carthage.

D’autres, par contre, se sont dits surpris de voir un tel acharnement contre Michel Boujenah, lui qui à toute occasion, fait la promotion de la Tunisie partout où il va.

Yamina Thabet, présidente de l’Association Tunisienne de Soutien des Minorités (ATSM), a dénoncé un « comportement lâche » et un « acte anti-juif ».

« L’appel à boycotter le spectacle de Boujnah , sous prétexte de lutte contre le sionisme , n’est rien de plus qu’un acte anti-juif quand on sait qu’il s’agit d’un Tunisien qui a toujours crié haut et fort son attachement au pays…

Je ne suis pas là pour défendre une personne qui de toute façon n’en a pas besoin, ni pour servir un discours mielleux sur la nostalgie et l’attachement au pays comme si le fait d’être d’une confession autre que musulmane nécessitait de faire ses preuves ! Ce que je dénonce, c’est ce comportement, disons le, lâche de ceux qui faute d’avoir des gonades pour reconnaître leur haine se cachent sous les jupons d’une excuse passe-partout », a-t-elle indiqué.

 Va-t-on observer le même scénario Gad Elmaleh au Liban ?

En 2009, l’humoriste franco-marocain de confession juive, Gad Elmaleh avait été contrait d’annuler sa tournée au Liban après que sa programmation au festival Beiteddine, à Beyrouth, avait provoqué une polémique.

« Suite aux différentes manifestations d’hostilité et appels au boycott à l’encontre de la venue de M. Gad Elmaleh, c’est avec regret que nous nous voyons contraints d’annuler la participation de l’artiste au festival de Beiteddine, considérant que ces éléments pourraient mettre en danger la sécurité de l’artiste et entraver le bon déroulement des spectacles », avait annoncé son agent M. Gilbert Coullier.

La pression de la société civile aura-t-elle le même effet sur la présence de Boujenah à Carthage ? Ou l’humoriste présentera quand même son spectacle, tout comme Gad Elmaleh en 2007 à Carthage, sous se soucier de la polémique ? Seul le temps le dira !

Source webdo

L’Association tunisienne de soutien des minorités (ATSM) a qualifié jeudi « d’acte antijuif » l’appel au boycott de l’humoriste français Michel Boujenah lancé par des organisations anti-israéliennes.

 

« L’appel à boycotter le spectacle de Boujenah, sous prétexte de lutte contre le sionisme, n’est rien de plus qu’un acte anti-juif quand on sait qu’il s’agit d’un Tunisien qui a toujours crié haut et fort son attachement au pays », a fustigé Yamina Thabet, présidente de l’ATSM.

« Je ne suis pas là pour défendre une personne qui de toute façon n’en a pas besoin, ni pour servir un discours mielleux sur la nostalgie et l’attachement au pays comme si le fait d’être d’une confession autre que musulmane nécessitait de faire ses preuves ! Ce que je dénonce, c’est ce comportement, disons-le, lâche de ceux qui faute d’avoir des gonades pour reconnaître leur haine se cachent sous les jupons d’une excuse passe-partout », a-t-elle ajouté.

L’humoriste franco-tunisien doit participer à la 53e édition du Festival de Carthage.

Une lettre a été adressée au ministre des Affaires culturelles et au directeur du Festival de Carthage, par la campagne internationale « Boycott Sionisme », leur demandant de faire annuler le spectacle.

Dans la lettre les détracteurs de Boujenah ont cité et publié ses interventions médiatiques où il faisait part de son soutien à Israël et à son armée.

Faouzi Ahmed

8 commentaires

  1.  » soutien inconditionnel des Tunisiens au peuple palestinien »?
    Ou je me trompe, ou il y a qqs décennies, un bon paquet de « palestiniens » avait été viré avec pertes et fracas par le pouvoir tunisien en place.
    C’était du temps d’Arafat.
    Cela ressemble autant au soutien inconditionnel des Jordaniens au peuple palestinien, lors de Septembre Noir( 1970): je ne sais plus combien de morts avait causés ledit soutien inconditionnel de ces frères arabes.

    • https://www.cairn.info/revue-outre-terre1-2005-4-page-201.htm
      Souvenirs de Tunis, par Mouna Kasar

      les rapports qu’entretiennent les Tunisiens avec les Palestiniens ont quelque chose d’ambigu.
      25
      Il y a eu d’une part le relatif cloisonnement, pendant douze ans, des milliers de cadres de la centrale qui n’ont pas voulu reproduire les erreurs du passé au Liban et se sont cantonnés dans la discrétion, résidant à côté de la population locale. Le président Bourguiba les avait pour la plupart installés loin du centre, dans des quartiers alors en chantier : Manzah I, puis II, puis III… Ils y vivaient disséminés, à l’intérieur de villas masquées par des bougainvilliers et des eucalyptus, et disposaient de leurs propres institutions et de leurs propres lois : rien d’étonnant à ce que Tunis se soit à peine aperçu de leur départ en 1994, après l’accord d’Oslo, les Palestiniens, dont les caisses étaient vides et les employés sans salaire depuis plusieurs mois, vendant leurs biens, le plus souvent pour une bouchée de pain, à des voisins tunisiens.
      26
      Les étudiants palestiniens qui constituent aujourd’hui le gros de cette population constatent à l’inverse une véritable sympathie des Tunisiens à leur égard. L’ambassadeur de Palestine serait, au dire de Souhat Arafat, l’épouse du président défunt, très apprécié pour son tact et son habileté à résoudre les problèmes entre autochtones et Palestiniens.
      27
      La décision du gouvernement tunisien d’inviter officiellement Ariel Sharon au sommet mondial de la société de l’information de Tunis, en novembre 2005, n’avait été comprise ni par les Tunisiens ni par le monde arabe dans son ensemble. Les autorités estimaient cependant que semblable démarche s’inscrivait dans le cadre du processus de normalisation complète des relations araboisraéliennes et contribuait de ce fait au seul et unique processus de résolution envisageable du problème palestinien. Israël ne fait-il pas partie des Nations unies ?

  2. C’est quand que ces farfelus de Stand-Ups comprendront qu’ils faut arreter d’etre des dhimis pour une question pecuniere. Arretez de leur lecher lesbabouches. Les Arabes et les Musulmans ont fait leur choix: Adbah lihoud. Egorger les Juifs.

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