Les troupes anglo-jordaniennes et US entrent en Syrie©

Les troupes anglo-jordaniennes et US entrent en Syrie©

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Ces forces d’élite trilatérales visent à déjouer l’emprise des forces adverses syro-iraniennes et du Hezbollah sur toute la région frontalière syro-irakienne qui était prévue, au calendrier, pour coïncider avec l’arrivée de Donald Trump dans la région pour son séjour au Moyen-Orient. 

Les forces spéciales américaines, en compagnie des troupes d’élite britanniques et jordaniennes, sont entrés plus massivement dans le sud de la Syrie, dans la soirée de dimanche 14 mai au soir. Nous évoquions, ici même, des percées plus régulières « d’instructeurs » et combattants des forces spéciales américaines aux côtés de rebelles contre Daesh, dans ce secteur. Cette fois, ils agissent pour contrer le plan directeur syro-iranien qui vise à réduire à néant le plan américain. Celui-ci cherche à positionner des forces jordaniennes et rebelles pro-jordaniennes dans le Sud de la Syrie, déploiement planifié pour coïncider avec la période de quelques jours, juste avant que le Président des Etats-Unis Donald Trump n’arrive en visite au Moyen-Orient.

Selon l’Agence de Presse pro-turque, SMART, ce sont environ 150 hommes des forces des opérations spéciales américaines et anglaises qui sont entrés dans le Sud de la Syrie, dans le but de soutenir une « percée rebelle » contre Daesh, le long de la fron,tière syro-irakienne.

Les hommes des troupes anglo-américaines, aux côtés de membres du Jaysh Mughawyr Al-Turah (un groupe de rebelles pro-occidentaux formés entre autres, avec l’aide de la Jordanie), se sont déjà engagés dans des affrontements armés contre Daesh auparavant, dans ce même secteur.

Le Jaysh Mughawyr Al-Thurah, appuyé par les forces spéciales américano-britanniques, seraient à présent à 90 kms à l’ouest de la ville de Palmyre, à nouveau détenue par le régime dans la province de Homs. Ils progressent dans la direction du nord-ouest le long de la frontière syro-irakienne. La ville de Deirz Ez Zor pourrait être une autre cible possible de l’opération.

Ces forces blindées menées par les Américains, accompagnées par des unités britanniques et jordaniennes ont traversé la frontière du nord de la Jordanie vers la ville transfrontalière de Tanf entre le Royaume Hachémite, l’Irak et la Syrie, et elles ont pris des positions susceptibles de consolider leur contrôle de la route principale entre Palmyre et Bagdad. Certains de leurs déplacements sont coordonnés avec l’Etat-Major israélien (voir la carte).

Cette percée vise à contrer la manœuvre de ces tous derniers jours, lancée par des centaines de soldats des troupes syriennes, de milices chiites pro-iraniennes et par les forces spéciales Radwan du Hezbollah, dotés de tanks et d’équipement lourd, afin de s’emparer de la ville de Sabaa Biyar. Située sur un territoire désertique et clairsemé, cette ville est à 110 à l’ouest de la frontière syro-irakienne, à 95 kms au nord de la frontière syro–jordanienne et à 128 kms à l’Est de Damas.

Sa haute importance stratégique pour Téhéran, Damas et le Hezbollah réside dans le contrôle qu’elle opère sur les frontières entre la Syrie, l’Irak, la Jordanie  l’Autoroute n°1 qui relie la capitale jordanienne, Amman à Bagdad.

Les sources des renseignements militaires proches de Debkafile expliquent que Damas et Téhéran ont agi préventivement afin d’empêcher les opérations militaires américano-jordano-israéliennes le long des frontières israéliennes et jordaniennes avec la Syrie, de sorte qu’elles ne débouchent pas sur le découpage de zones de sécurité contrôlées par les Américains dans le Sud de la Syrie.

Nos sources militaires ajoutent que Moscou, également, observe avec une grande méfiance les nouveaux mouvements militaires menés par les Etats-Unis, à cause de son potentiel impact sur le plan russe de quatre zones de cessez-le-feu en Syrie, en coopération avec les forces iraniennes et turques. Les Russes, conformément à cette défiance, alimentent en permanence Téhéran et Damas de renseignements sur les derniers mouvements de ces troupes dirigées par les Etats-Unis.

Dimanche, également,les Forces Israéliennes de Défense ou Tsahal, ont lancé de vastes manœuvres militaires à grande échelle dans les régions du Golan et de Galilée, proches de leurs frontières avec la Syrie et le Lib. Ces simulations de jeux de guerre pourraient bien se poursuivre bien au-delà de leur date prévue pour la fin de l’exercice, dans le but de conserver une force militaire substantielle qui soit positionnée tout le long des frontières nord d’Israël, en cas de tentatives d’interruption des visites de Trump en Arabie Saoudite et en Israël, entre le 22 et le 24 mai.

D’autres mouvements militaires dans la région cette semaine ont été entrepris par l’armée irakienne et les milices chiites d’Irak sous le commandement des officiers des Gardiens de la Révolution iranienne. L’Iran a continué à déverser des troupes supplémentaires sur Damas, via l’autoroute Bagdad-Damas, d’un côté, alors que, de l’autre, le Premier Ministre irakien Haïdar al-Abadi a offert à Washington deux de ses divisions de l’armée, qui pourraient être envoyées en Syrie afin de soutenir les opérations militaires américaines dans le Sud-Est.

Pour les temps à venir, les plans de l’Administration Trump concernant l’offensive contre l’Etat Islamique semblent être mis en veilleuse, afin de refréner les appétits iraniens dans la région.

DEBKAfile Reportage Spécial  15 mai 2017, 10:34 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

4 COMMENTS

  1. En prenant cause pour les alliés de DAESH, cet trois forces jouent un jeu dangereux. Mais en face, le Hezbollah n’est pas vraiment pro-Assad non plus!

  2. la tchakchouka moyen orientale ! c’est clair comme les comptes de la sécu!!
    comment voulez vous que les gens normaux y comprennent quelque chose ??
    et comme pour la secu, c’est bien le but: envoyez nous votre argent et laissez nous nous débrouiller tous seuls, ne venez pas nous embêter en vous mêlant de ce que vous ne comprenez pas !

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