La marche pour la paix des imams contre le terrorisme

La marche pour la paix des imams contre le terrorisme

French-Jewish writer Marek Halter (R) and the former imam of the Mosque of Drancy Hassen Chalgoumi (2nd L) arrive with imams and other religious leaders at the school Ohr Torah, where self-proclaimed Al-Qaeda militant Mohamed Merah murdered three Jewish children and a teacher in an attack in 2012, on July 12, 2017 in Toulouse, after a march to various cities including Berlin and Brussels. / AFP PHOTO / Eric CABANIS
Plus de 60 imams et leaders musulmans – de France, de Belgique, de Grande-Bretagne, de Tunisie représentant différentes confessions islamiques – ont accompli un geste sans précédent de dénonciation du terrorisme islamique en participant à une visite de sites d’attaques terroristes en Europe dans le but de rendre hommage aux victimes.

Il est paradoxal que, pendant que la gauche « libérale » au Canada, couvrait de millions Omar Khadr, ce « combattant terroriste étranger », et qu’aux États-Unis cette même gauche dorlotait des extrémistes comme Linda Sarsour, – cette défenseure de l’Etat islamique (ISIS) et du terrorisme islamiste a appelé au « djihad » contre le président et a publié des tweets racistes comme « Combien de fois faudra-t-il répéter aux femmes blanches que nous n’avons pas besoin d’être sauvées par elles ? Y a-t-il un code pour faire passer le message ? » – la presse ait largement ignoré ces courageux représentants de la foi islamique qui ont traversé six pays européens à l’occasion d’une marche de la paix dans le but de montrer au grand public qu’il est des musulmans qui condamnent le terrorisme et se démarquent des assassins qui tuent au nom de l’islam.

Nombreux sont ceux qui ont apprécié leur effort et jugé courageuse cette tentative de regagner la confiance de ceux qui, en Occident, affichent une légitime colère face à la récente vague d’attentats qui a frappé le Royaume-Uni, la France, la Belgique, Israël, l’Allemagne, les États-Unis et d’autres pays de par le monde.

Ces imams et représentants de différentes confessions islamiques, ont accompli un geste extraordinaire en dénonçant sans équivoque le terrorisme et en accomplissant un pèlerinage sur les sites d’attaques terroristes afin de rendre un hommage aux victimes du terrorisme en Europe.

Hassen Chalghoumi (au centre le 8 janvier 2015), imam de la Mosquée Drancy en banlieue parisienne, a pris la tête d’une marche de la paix de plus de 60 imams et leaders musulmans pour dénoncer le terrorisme islamique et rendre hommage aux victimes de la terreur en Europe. (Photo de Marc Piasecki / Getty Images)

L’initiative de ces imams a frappé les extrémistes au cœur. Ils y ont répondu par des menaces de mort.

Les extrémistes violents ne sont pas les seuls à menacer les efforts de paix et l’Occident. Leurs actes parlent pour eux. Les plus nocifs sont peut-être les musulmans non-violents, comme Linda Sarsour, qui profite de la naïveté de ses admirateurs non-musulmans, pour développer le grand récit de la victimisation musulmane, sans doute pour enrayer l’émergence d’un sentiment hostile.

Sarsour appelle ainsi au djihad contre l’administration américaine affirmant que ses représentants sont des « nationalistes blancs », « fascistes » et « islamophobes ». Elle a également fait part de ses sentiments les plus chaleureux à Assata Shukar, une femme qui a assassiné un policier américain, et qui, pour échapper à la prison, a fui vers Cuba.

Il est pénible de voir ces individus souffler sur les braises de l’extrémisme, alors que d’héroïques imams accomplissent une mission de paix, avec pour seul résultat d’être menacés de mort par ces mêmes extrémistes.

Il est non moins pénible que ces extrémistes utilisent des mots ossifiés tels que djihad et charia – dont le sens est bien connu dans le monde musulman – pour tenter de les revêtir – à destination de crédules occidentaux– d’une charmante aura de « résistance » non violente.

Il est partiellement vrai que, dans l’Islam, le djihad puisse faire référence à une ascèse intérieure et un travail sur soi. Mais aujourd’hui, si vous demandez à n’importe quel musulman de définir le djihad, sa réponse n’aura rien à voir avec un conflit intérieur.

Il existe des hadiths [les actes et paroles du Prophète Mahomet], ceux auxquels les islamistes adhèrent, qui font du djihad une oblgation contre les infidèles :

« La dernière heure n’adviendra que quand les Musulmans combattront les Juifs et que les Musulmans les tueront jusqu’à ce que les Juifs se cachent derrière une pierre ou un arbre et que la pierre ou l’arbre dise : Musulman ou serviteur d’Allah, un Juif se cache derrière moi ; Viens et tue le … » (Sahih Muslim Book 041, numéro 6985)

Ou :

« Il m’a été ordonné de lutter aussi longtemps qu’il existe des personnes qui ne reconnaissent pas d’autre Dieu qu’Allah, et celui qui s’incline se voit garantir la protection de ses biens et de sa vie en mon Nom. » (Hadith Muslim 30 )

D’autres versets du Coran indiquent :

« Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d’où ils vous ont chassés: l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la récompense des mécréants. » (Coran 2: 191-193)

« Qu’ils combattent donc dans le chemin de Dieu, ceux qui échangent la vie d’ici-bas pour l’au-delà. Quiconque combat pour la cause d’Allah, qu’il soit tué ou vainqueur – Nous lui donnerons bientôt une grande récompense. » (Coran 4:74)

Ce qui n’est jamais abordé, c’est qu’une majorité de musulmans a été radicalisée au fil des années par des imams extrémistes qui demeurent sourds à tout langage de paix. Ils ont adopté une interprétation littérale de nombreux versets pour prendre le contrôle du monde non musulman et imposer à l’humanité une version islamique de la religion.

Il est ironique que ces extrémistes aux agendas chargés, trouvent toujours le temps d’envoyer des menaces de mort à de paisibles imams, mais n’ont rien à objecter à des gens comme Sarsour – sans doute parce qu’ils échappent à son collimateur et partagent la même idéologie qu’elle.

Les organisations islamistes « non violentes », telles que les Frères musulmans, le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) et la Société islamique d’Amérique du Nord (ISNA), incarnent pourtant une idéologie dont la finalité est d’imposer la charia à la mode saoudienne, talibane ou iranienne, à toute la planète.

Les Frères musulmans et le CAIR, ainsi que la Charité islamique de Grande-Bretagne et 80 autres organisations et associations islamiques, ont été inscrites en 2014, sur la liste des organisations terroristes établie par les Émirats Arabes Unis . Toutes sont à l’origine d’un islam violent. Nombre d’organisations de cette liste, comme le Hezbollah et Boko Haram, sont d’ores et déjà des parangons de violence.

Ces tenants d’un islam conquérant ont rompu toute relation avec les grands philosophes mystiques qui, tels Rumi, Saadi et Ibn el Arabi, affirmaient que même l’âme du plus faible est une extension d’Allah, et qui exigent amour et respect pour tous sans ambition de dominer le monde ou d’en prendre le contrôle.

Quiconque tente de convaincre que l’islam et la charia ne sont pas une idéologie extrémiste et n’ont rien de militant, n’aspire qu’à tromper le monde.

Gardons également à l’esprit que pour les extrémistes, tous les musulmans pacifiques sont des apostats. Mansoor Hallaj, par exemple, horriblement torturé et exécuté, est un exemple de la manière dont les musulmans radicaux traitent les partisans d’une version « gentille et douce » de l’islam.

Désormais, le grand public – oriental et occidental – connait le potentiel de violence du mot djihad. Il n’échappe plus à personne que bains de sang et massacres se produisent partout où la phrase « Allahu Akbar », – « Allah est le plus grand »-, est prononcée.

Aujourd’hui, dans le contexte actuel, le mot djihad ne peut susciter que suspicion et colère

Depuis plusieurs décennies, les musulmans extrémistes tentent de tromper l’Occident comme le monde musulman. Ils ont empoisonné l’esprit de leurs enfants à l’égard des autres croyances, et les préparent à commettre des actes de violence contre les fidèles d’autres religions dans le but de conquérir le monde par le « djihad ».

Ils commencent toutefois à réaliser qu’à ce jeu, ils pourraient être les perdants : de nombreux jeunes s’interrogent et nombre de gouvernements occidentaux mettent en place des programmes de lutte contre le lavage de cerveau.

Le « Nous contre Eux » s’effrite et le monde commence à émerger des décennies de chaos et de guerres froides qui ont démarré dans les années 1940.

Il est aujourd’hui urgent que l’humanité prenne le bon tournant, que les peuples se rassemblent et soutiennent toutes les voix qui, comme celles de ces imams marcheurs, sont porteuses de paix. Il faut également lutter contre tous ceux qui tenteraient de saboter leur noble mission.

Khadija Khan, journaliste et éditorialiste pakistanaise, est basée en Allemagne.

Source : Gatestone Institute

Lire aussi « Toulouse : des imams dans l’école juive visée par Merah », le bel article consacré par Times of Israel sur cette aventure :

« Des imams français et étrangers se sont recueillis mercredi dans l’école juive Ohr Thora à Toulouse, où trois enfants Gabriel, 3 ans, Aryeh, 6 ans, Myriam Monsonégo, 8 ans et un enseignant Jonathan Sandler ont été assassinés en mars 2012 par Mohamed Merah, une étape de la « marche des musulmans contre le terrorisme » qu’ils ont entamée samedi à Paris.

Cette marche, lancée à l’initiative de l’imam Hassen Chalghoumi, ancien imam de Drancy (banlieue de Paris) est soutenue par l’intellectuel Marek Halter. Elle s’achèvera par une rencontre vendredi à 14H00 à l’Élysée. Les imams ont en revanche indiqué avoir annulé leur visite prévue à Nice pour des raisons de sécurité.

Français, allemand et tunisien notamment, la trentaines d’imams ont rencontré des représentants de la communauté juive de Toulouse ainsi que le directeur de l’établissement, Jacob Monsonégo, dont Myriam, la fille, a été exécutée par le jihadiste.

Dans la cour de l’école, les imams ont prié devant une sculpture commémorative et déployé une banderole où l’on pouvait lire « Marche des musulmans contre le terrorisme » en arabe, allemand, français et anglais.

Reproduction photo of 8-year-old Miriam Monsonego, daughter of school headmaster Rabbi Yaacov Monsonego, who was killed in a shooting attack at the Ozar Hatorah School in Toulouse, France, early Monday morning. (photo credit: Flash90)

Miriam Monsonégo, fille du rabbin Yaacov Monsonégo, tués par Mohamed Merah à l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse en mars 2012. (Crédit : Flash90)

« Nous sommes ici en tant qu’imams, en tant que musulmans, afin de communiquer notre sympathie, notre solidarité. Nous disons que ce qui a été fait en notre nom ou au nom de notre religion n’est pas le véritable visage de notre religion », a déclaré en allemand Mohamed Taha Sabri, imam à Berlin.

« Je crois beaucoup à ces gestes symboliques : un homme donne la main à un autre homme et sa relation change », a déclaré Marek Halter.

« Chaque endroit où on est il y a toutes les communautés : juive, musulmane, athée, ça c’est le symbole. L’image la plus importante qu’on a donnée c’est le rassemblement, qu’on est ensemble », a ajouté M. Chalghoumi…. »

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Les imams de la Marche des musulmans contre le terrorisme devant l'Hyper Casher de Vincennes (Crédit : Facebook Hassen Chalgoumi)

Les imams de la Marche des musulmans contre le terrorisme devant l’Hyper Casher de Vincennes (Crédit : Facebook Hassen Chalgoumi)

Les quatre victimes de l'Hyper Cacher, de gauche à droite : Yoav Hattab, Yohan Cohen, Francois-Michel Saada, Philippe Braham. (Crédit : autorisation)

Les quatre victimes de l’Hyper Cacher, de gauche à droite : Yoav Hattab, Yohan Cohen, Francois-Michel Saada, Philippe Braham. (Crédit : autorisation)

Les imams de la Marche des musulmans contre le terrorisme devant le Bataclan (Crédit : Facebook Hassen Chalgoumi)

Les imams de la Marche des musulmans contre le terrorisme devant le Bataclan (Crédit : Facebook Hassen Chalgoumi)

 

 

 

4 commentaires

  1. Cela s’appelle de l’agitation conduite par Marek Alter. Qui est le dindon de l’autre? Pour qu’on parle de lui, il est prêt à n’importe quoi et ce d’autant plus que toutes ces activités « altruistes » se font sur fonds publics.

  2. Mr. Marek Alter apparaît aux yeux de beaucoup de Français Juifs (pas seulement) comme un traître opportuniste. Sachant que ses fréquentations grâce auxquelles il pense « se mettre en avant » ont un effet contraire sur la population juive, qui est tout sauf naïve. Les Juifs sont en effet très conscients de la « valeur » et de l' »authenticité » accordées à l' »amitié » éprouvée par les arabo-musulmans envers les Juifs. Marek Alter devrait cesser de jouer ce rôle de Tartuffe qui n’amuse ni ne convainc personne.

  3. Oserais-je suggérer à Mr. Marek Alter de cesser de faire teindre ses cheveux, moustache et barbe d’une teinte aussi agressive parce que tellement artificielle. Je dois lui avouer que lorsqu’il apparaît en photo ou sur un plateau TV, j’ai un sursaut que je ne peux maîtriser.

    Marek, vous seriez tellement plus…. présentable avec une barbe taillée, des cheveux coupés, le tout paraissant beaucoup plus naturel en couleur « poivre et sel ». Ainsi vous paraîtriez vingt ans de moins et vous m’éviteriez des sursauts à votre vue.

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