Khamenei mourant, les Pasdarans vont combler le vide©

Khamenei mourant, les Pasdarans vont combler le vide©

Alors que Khamenei- atteint du cancer- est en phase terminale, le Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne pourrait bien combler le vide 

Des sources bien informées et proches des cercles dirigeants iraniens ont indiqué que le « Guide Suprême » l’Ayatollah Ali Hoseini-Khamenei, 77 ans, est devenu complètement insensible au traitement contre le cancer qui se propage à partir d’un cancer de la prostate détecté déjà depuis 2008. Il peut aussi être atteint de multiplers autres formes de cancer, dont une ou plusieurs formes de leucémie. Alors que les observateurs ont remarqué depuis longtemps par le passé (au moins depuis 2009) que ce type de cancer s’avérerait bientôt probablement fatal, il y a désormais des preuves que les personnalités politiques et militaires iraniennes envisagent maintenant sa situation comme grave.

L’ancien Président Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013) s’est, d’ailleurs, senti suffisamment confiant dans le fait que l’état de santé du Guide Suprême est proche de la mort, qu’il ne s’est pas gêné pour défier son ordre ne ne pas se présenter à nouveau pour la Présidence, au cours des prochaines élections présidentielles, prévues le 19 mai.

En fait, cependant, il était probable qu’il puisse ouvrir la voie à son collègue et allié politique, son ancien Vice-Président -entre 2011 et 2013- Hamid Baghaee, pour se présenter avec son programme, et ceci bien qu’il y ait peu de probabilité que le camp Ahmadinedjad puisse l’emporter.

Quand on l’interroge au sujet de l’injonction du Guide Suprême, Ahmadinejad souligne : « Ce n’était seulement qu’un avis, et pas un ordre ».

Le Président titulaire Hasan Fereidun Rouhani reste favori pour l’emporter et une candidature Ahmadinedjad divise le vote des radicaux, en donnant l’avantage au Président Rouhani. Le Conseil des Gardiens, constitué de 12 membres, qui examine les candidatures, devrait annoncer le 26 avril 2017, quels candidats il a déterminé comme qualifiés pour se présenter.

La situation, cependant, a été mise en lumière par des reportages attestant que le Guide Suprême – qui est en poste depuis 1989, après avoir occupé le poste de Président – est à présent en phase terminale.

Ainsi , la question du leadership en Iran va bien au-delà de celle concernant la Présidence et les autres organismes de gouvernement, en particulier depuis la mort le 8 janvier, à l’âge de 84 ans, d’AliAkbar Hashemi Rafsandjani, Président du puissant Conseil de Discernement.

La mort de l’Ayatollah Rafsandjani a laissé un vide politique qui aurait pu composer avec la situation, si comme c’est probable, l’Ayatollah Khamenei décède avant, pendant ou juste après les élections présidentielles.

En fait, au cours de l’année iranienne qui vient de s’écouler (qui s’est achevée le 20 mars), trois sommités religieuses qui soutenaient le Président Rouhani (dont l’Ayatollah Rafsandjani ) viennent de mourir, ajoutant à l’incertitude qui règne au sein de la structure globale de la direction du pays.

Ce tableau laisse envisager comme probable que l’Iran va se concentrer sur ses problèmes intérieurs dans les mois à venir, bien que les entreprises extérieures soutenues par l’Iran, en Syrie, en Irak, au Liban et au Yémen, continueront clairement de tirer leur substance des mécanismes déjà mis en marche, notamment par l’architerroriste Qassem Soleimani, chefs de la Branche Al Quds. Mais la question qui domine consiste à savoir jusqu’à quel point le Corps des Gardiens de la Révolution (les Pasdarans), qui est la force de combat réellement significative, est prêt à payer pour assurer la stabilité nationale, dans l’éventualité d’une vacuité du pouvoir.

Il est plus que probable que les Pasdarans sont en mesure de produire une personnalité à forte poigne afin de combler ce vide, de la même façon que l’a fait le Général Reza Khan, en 1921, en chassant le gouvernement pro-britannique de l’époque en Iran. Il a ensuite continué à servir, en 1923 en tant que Premier Ministre, jusqu’à ce que l’Assemblée Constituante le désigne en tant que Shah, en 1925, pour remplacer le dernier Shah Qajar, Ahmad Shah Qajar. Ce furent alors les débuts de la dynastie Pahlavi.

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