Journal de Rohani : « L’ordre mondial a changé »

Journal de Rohani : « L’ordre mondial a changé »

Le journal Shargh, proche de Rohani, a publié un article dans lequel il a évoqué les changements dans la politique américaine après le départ d’Obama. L’article a aussi évoqué l’isolement international du régime iranien que plusieurs pays ont qualifié de « parrain du terrorisme » lors de la Conférence de Munich sur la sécurité.

Le journal Shargh a écrit : « Lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, nous avons vu les conspirations régionales contre l’Iran, lesquelles avaient été organisées lors des voyages d’Erdogan en Arabie Saoudite et au Bahreïn. Ces conspirations régionales ne sont pas un phénomène nouveau. Toutefois, l’hostilité de Trump contre d’Iran a encouragé nos ennemis à révéler leurs intentions de façon hâtive. »
Le quotidien a ajouté : « L’arrivée de Trump a déséquilibré la situation dans la région. Israël, l’Arabie saoudite et la Turquie ne sont plus retenus, comme ils l’étaient à l’époque d’Obama. Après avoir eu des contraints durant les huit années de présidence d’Obama, maintenant, ils donnent libre cours à leur hostilité envers l’Iran et s’unissent contre nous. »
Le journal Shargh a ainsi évoqué la politique d’apaisement d’Obama à l’égard du régime iranien :
« A la différence de George Bush et de Donald Trump, Barak Obama n’a pas été dans l’hostilité totale envers l’Iran. Il aurait pu ne pas signer l’accord nucléaire et intensifier les pressions politiques, économiques et militaires contre l’Iran, comme l’avaient fait les précédents présidents américains. »
« Les dirigeants du régime iranien n’ont peut-être pas encore réalisé qu’à l’époque d’Obama, ils ont eu des occasions en or. Ils auraient pu profiter de ces occasions pour renforcer notre position internationale et faire en sorte que nous ne soyons pas vulnérables face aux agissements de Trump et face aux risques d’une invasion étrangère. Après avoir été retenus pendant l’époque d’Obama, l’Arabie saoudite, l’Israël et la Turquie ont trouvé maintenant l’occasion de former une alliance invisible contre nous, en profitant du contexte actuel et de l’hostilité de Trump à notre égard. »
Le journal Shargh a ainsi poursuivi son article : « En effet, le régime iranien doit accepter le fait que l’ordre régional et mondial a changé et nos ennemies ont établi une nouvelle forme d’alliance contre nous. L’Arabie saoudite semble avoir reçu le soutien de Trump pour soi-disant ‘frapper le serpent à la tête’. »
Le 21 février, le site Internet du ministère des Affaires étrangères du régime iranien (irdiplomacy.ir) avait écrit : « les similarités des accusations et des positions hostiles de ces pays [l’Arabie saoudite et la Turquie] à l’égard de l’Iran montrent qu’ils ont formé contre nous une alliance dont nous devons nous occuper le plus rapidement possible. »
Le journal Ebtekar, daté 22 février 2017, avait écrit pour sa part : « Après la conférence de Munich, l’Iran est de plus en plus sous pression et nous devons nous attendre à des jours difficiles dans l’avenir. »

Source Iran Focus

6 commentaires

    • J’ose espérer que non. En comptant sur le fait que les Européens sont des suiveurs. Ce sont les Etats-Unis d’Obama qui ont tenu à signer cet accord, et pour ce que j’en ai lu, l’administration Obama a même forcé la main à certains pays d’Europe pour le signer…

      Alors qui sait ?…

      En tout cas, il faut espérer.

  1. « L’Israël » ??? Israël ! Il n’y a pas de pronom avant le nom d’Israël…. Ce ne peut pas âtre une erreur du journal Shargh puisqu’il est écrit en farsi… Maintenant, même si ça l’était, ça ne justifie pas que l’on relaie cette erreur jusque dans la traduction…

    • Mieux encore, pour plus d’exactitude, il faudrait même orthographier Israël Yisraël, mais ça, hélas, très peu de gens le font… Israël est connu comme Israël (orthographié de cette façon) dans tous les pays ayant des caractères latins, alors j’ai bien peur que ce ne soit pas près de changer.

        • Si c’est de bon aloi, passe encore. Lorsqu’on s’aperçoit, après dix commentaires, avoir affaire à un donneur de leçons tatillon, on a tendance à se lasser. Comme ces exigences à modifier des titres corrects parce qu’ils n’ont pas l’heur de plaire au tatillon.

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