Je préfère vos reproches à vos condoléances.

Je préfère vos reproches à vos condoléances.

0 2
Michaël Bar Zvi, chroniqueur à Radio J
La conférence internationale qui se tiendra à Paris le 15 janvier prochain à l’initiative de la diplomatie française n’a pas d’autre objectif que d’isoler un peu plus l’Etat d’Israël sur la scène politique mondiale.
Comme le vote de l’ONU, elle n’aboutira à aucun résultat concret, sinon de faire reculer encore un peu plus un processus de paix qui, en définitive, ne peut arriver à son terme que par des négociations bilatérales directes.
Alors pourquoi cette obsession de voir Israël condamné, détesté et pourfendu ? Quel sentiment, quel intérêt, quelle motivation poussent des présidents en fin de mandat, donc sans réelle légitimité dans leur action, à encourager ou à organiser ce haro sur l’Etat international sur l’Etat juif ?
Le conflit israélo-arabe n’est pas récent, il dure depuis au moins cent ans, date de la Déclaration Balfour, et il est loin d’être l’affrontement le plus meurtrier depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Selon les informations collectées par Daniel Pipes, ce conflit est, depuis 1945, le 50ème en nombre de victimes, très loin derrière les guerres dans lesquelles furent impliqués les Etats communistes, comme la Chine ou l’ex URSS, très loin derrière les guerres du Vietnam, d’Algérie, ou les guerres dans les Balkans.
 Les présidents américains Clinton et Bush ont exercé des pressions sur Israël, mais les propositions généreuses de Barak et Olmert n’ont rencontré qu’un refus catégorique d’Arafat, puis Abou Mazen.
Depuis les années 50, plus de 11 millions de musulmans ont péri dans des conflits armés, et plus de 90% ont été tués par d’autres musulmans.
Les présidents américains Clinton et Bush ont exercé des pressions sur Israël, mais les propositions généreuses de Barak et Olmert n’ont rencontré qu’un refus catégorique d’Arafat, puis Abou Mazen.
Le monde arabo-musulman a apporté la preuve que le conflit israélo-arabe, la question de Jérusalem, ou les implantations n’étaient pas la source des maux de la région, mais bien la montée de l’intégrisme
Que s’est-il passé depuis ? Le monde arabo-musulman a apporté la preuve que le conflit israélo-arabe, la question de Jérusalem, ou les implantations n’étaient pas la source des maux de la région, mais bien la montée de l’intégrisme, qui avait commencé dès la fin des années 70 avec l’arrivée de Khomeyni au pouvoir à Téhéran, puis la guerre Iran-Irak, la guerre du Golfe, la création des nébuleuses terroristes chiites et sunnites, et enfin les printemps arabes.
Cette liste n’est que partielle et montre à quel point, l’Occident n’a pas pris la mesure, ni compris le sens de ce qui se joue dans la région. Aveuglé sans doute par des intérêts pétroliers, puis par des accords commerciaux, et enfin par un rejet de ses origines civilisationnelles il a fini par entamer une dynamique d’autodestruction.
Nier le lien du peuple juif avec Jérusalem et la terre d’Israël est la forme nouvelle d’un négationnisme qui se met petit à petit en place dans les têtes occidentales, à coup de résolutions par majorité automatique, à coup de déclarations sur le sort terrible qui attend le peuple juif si ses dirigeants ne courbent pas l’échine et ne se soumettent pas au diktat des nations.
Comme le disait Golda Meïr, ancienne Premier ministre travailliste de l’Etat d’Israël : « je préfère vos reproches à vos condoléances ».
Aujourd’hui on pourrait dire il vaut mieux abattre le terroriste avant qu’il ne commette son forfait plutôt que d’éclairer les façades des mairies en versant des larmes de crocodiles, alors qu’on s’apprête à recevoir en grandes pompes celui qui le félicite de son crime.
En politique l’hypocrisie n’a pas de limites, ni de frontières. Obama dans son dernier discours a conclu en affirmant « Yes we did », on se demande quoi ? Quel palmarès ?  Et son dernier acte contre Israël est sans doute la cerise d’un gâteau en pleine décomposition.
Quant à Hollande, que dira-t-il « moi Président j’ai voté contre Israël à l’UNESCO, à l’ONU, à la conférence de Paris, moi Président j’ai voulu séparer la ville de Jérusalem, moi Président j’ai renoué des relations commerciales avec la dictature des Ayatollahs, moi Président j’ai, avec mon ami Obama, instruit le procès à charge de l’Etat d’Israël dans la patrie des droits de l’homme ?…
 
 
Yod Dalet Tevet  5777

NO COMMENTS

Leave a Reply