Israël est bien la source des renseignements livrés par Trump

Israël est bien la source des renseignements livrés par Trump

[Nota Bene : les sources de cet article posent problème, puisqu’il s’agit des relais traditionnels de la campagne anti-Trump, notamment orchestrée autour de l’épisode Comey, qui sont aussi des sources alimentées par des think-tanks aux ordres du Qatar, comme le Brookings Institute et l’ensemble du clan Clinton, qui a reçu de fortes dotations de la part de parrains du terrorisme (Frères Musulmans aux commandes des renseignements nationaux durant toute l’ère Obama, don de 14, 8 milliards de $ à l’ambassadeur Indyk, etc)…

On cherche visiblement à accentuer le grabuge généré, effectivement, par une indiscrétion, en lui offrant une sorte de caisse de résonance permanente… Or, c’est aux services concernés de corriger l’erreur, si erreur il y a eu, pas au quidam new-yorkais ni tel-avivien. Avigdor Lieberman, Ministre de la Défense israélien, a laissé entendre à demi-mots, il y a quelques temps, que les ajustements nécessaires avaient été opérés. D’autre part, on a parlé d’un agent physiquement en danger. La correction parlant de hacking des comptes secrets de Daesh, le coût humain de la « révélation » devient infime, voire à peine détectable…  ]

Israël est bien la source des renseignements américains sur Daesh livrés par Trump à la Russie

La rumeur était solide chez les diplomates, elle est cette fois-ci confirmée par la presse : Trump a bien déclassifié des renseignements israéliens auprès de la Russie. L’État hébreu aurait en effet réussi plusieurs attaques dans les systèmes informatiques de l’État Islamique, trouvant ainsi une précieuse avance stratégique.

Lorsque le New York Times révèle que le Président américain a déclassifié, pour la Russie, un renseignement fourni par des alliés, de nombreux commentateurs observent que Donald Trump a fait une erreur diplomatique majeure. Alors que les Américains ne savent pas encore quel allié ils ont lésé, les diplomates s’inquiètent. Peu de temps après, le Times new yorkais finira par clarifier la source du renseignement en question : Israël.

LES AMÉRICAINS NE SAVAIENT PAS ENCORE QUEL ALLIÉ ILS AVAIENT LÉSÉ

Aujourd’hui, le même journal confirme définitivement la rumeur et prouve que l’information livrée provenait en réalité d’une cellule de hackers effectivement au service de l’État hébreu. Ces derniers ont mené, il y a plusieurs mois, une attaque visant une cellule armée de l’État Islamique en Syrie.

Les hackers ont pu alors découvrir des attaques imaginées par l’EI, dont les fameux ordinateurs piégés qui devaient prendre place dans les avions de ligne. La découverte de ce tuyau amène de nombreux pays et compagnies à changer la réglementation concernant les produits informatiques à bord des avions au printemps.

Boeing

UN INCIDENT DIPLOMATIQUE

Mais le tuyau provoque également un incident diplomatique dans le bureau ovale puisque Donald Trump partageait, il y a quelques semaines, l’information avec le ministre russe des affaires étrangères, M. Lavrov. Pourtant, les Israéliens auraient été particulièrement clairs avec leurs alliés concernant ce dossier : il doit être géré dans le secret. Or en livrant, sans préavis, le tuyau aux Russes, M. Trump a pris le risque de voir celui-ci indirectement livré à l’Iran. Pour les espions israéliens, l’acte de Trump est « notre pire peur qui se réalise  » comme l’explique un officier anonyme au New York Times.

LE COUPLE MOSCOU-TÉHÉRAN DANS LE VISEUR

La coopération entre les services secrets américains et israéliens est pourtant une priorité pour l’État hébreu — et pour les USA. Avec plus de vingt années d’opérations menées en tandem, notamment à l’encontre de l’Iran, du Hamas ou encore du Hezbollah, la relation entre les deux pays semblait quasiment imperturbable. Par ailleurs, M. Trump avait donné à la droite israélienne de nombreux gages durant sa campagne. Et si l’ambassade américaine n’a pas déménagé — c’était une des promesses du candidat républicain — la visite de l’État hébreu par le président avait été saluée par de nombreux membres de la majorité israélienne.

NSA
CC Mario Antonio Pena Zapatería

Le journal Hareetz souligne par ailleurs qu’en janvier, à la suite de l’élection de M. Trump, les services secrets israéliens notaient que la proximité du candidat avec la Russie de Poutine serait probablement un obstacle sur la question iranienne. Ajoutant que des informations livrées aux services américains pourraient être ainsi dévoilées aux Russes et par extension, aux Iraniens. Avant de quitter leur fonction, plusieurs officiels américains avaient déjà conseillé à l’État Hébreu d’être prudent concernant la fiabilité de leurs successeurs à la Maison Blanche et à la NSA.

À ce titre, les cinglantes attaques de Donald Trump envers l’Iran, disséminées durant tout son voyage officiel au Proche Orient, apparaissent désormais comme de tardifs gages livrés autant à Israël qu’aux Saoudiens. Mais loin des déclarations et des sommets, il semble que ce soit l’imprudence diplomatique de Trump qui menace certaines alliances de long terme.

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