Hollande condamne un « attentat » au FMI

Hollande condamne un « attentat » au FMI

La police sécurise les abords des bureaux du FMI à Paris, le 16 mars 2017 Christophe ARCHAMBAULT (AFP)
Une assistante de direction a été blessée légèrement jeudi aux mains et au visage, lors de l’ouverture d’un courrier qui a explosé au siège parisien du Fonds monétaire international (FMI), a-t-on appris de sources policières.

Selon les premiers éléments de l’enquête, un pétard pourrait être à l’origine de l’explosion dans le bâtiment situé avenue de Iéna, non loin de l’Arc de Triomphe, en fin de matinée, ont précisé ces sources. La préfecture de police a fait état d’une intervention après la découverte « d’un colis suspect, avec a priori un artifice à l’intérieur ».

Les investigations ont été confiées à la Sous direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a indiqué le parquet.

Le président François Hollande a qualifié l’explosion au FMI « d’attentat » qui montre que « nous sommes toujours visés » et répété qu’il excluait toute levée de l’état d’urgence avant le 15 juillet.

Cette explosion a fait un blessé qui se trouve « entre la vie et la mort », a ajouté M. Hollande.

La préfecture de police a assuré de son côté que la personne n’était que « légèrement blessée ».

« Nous devons rechercher toutes les causes et trouver les coupables. Nous le ferons avec obstination, persévérance et jusqu’au bout », a promis le président de la République.

« Nous sommes toujours visés. Là, en l’occurrence, c’est le Fonds monétaire international, mais c’est en France, c’est la France. (…) Nous sommes directement concernés », a poursuivi le chef de l’Etat.

« Il y a l’état d’urgence, j’ai annoncé qu’il devait être prolongé jusqu’au 15 juillet », a-t-il rappelé, en marge de l’inauguration du nouveau mémorial du Mont Faron qui commémore le débarquement et la libération de la Provence en 1944.

Ce sera au nouveau Président de la République, au gouvernement et aux députés et sénateurs qui seront en situation d’agir à partir du 15 juillet (…) de dire s’il faut (le) maintenir ou non », a-t-il souligné. Mais « de toute manière, il faut maintenir un état élevé de vigilance et de présence ».

François Hollande à Toulon, le 16 mars 2017 BORIS HORVAT (POOL/AFP)
 

 De son côté, la directrice du FMI Christine Lagarde a condamné un « acte de violence ».

« J’ai été informée de l’explosion au bureau du FMI à Paris qui a blessé l’une de nos employées. J’ai été en contact avec le bureau et ma compassion va à nos collègues là-bas. Je condamne cet acte de violence lâche et réaffirme la résolution du FMI à poursuivre son travail pour assurer son mandat », a indiqué Mme Lagarde.

Mme Lagarde, qui se trouve actuellement en Allemagne pour participer à une réunion, a précisé que le FMI « travaillait étroitement avec les autorités françaises pour enquêter sur cet incident et assurer la sécurité de nos employés ».

Mercredi à Berlin, un « mélange explosif » a été découvert au ministère allemand des Finances, expédié depuis la Grèce, avec comme fausse adresse d’expéditeur celle d’un député de droite.

Source : I24 News

1 commentaire

  1. hollande guignole de service doit justifier l’état d’urgence et raconte encore des salades, ce n’est ni la France ni l’Allemagne qui ont été visée, on a pas a se sentir consterné par cette attentat.
    le FMI se sont des terroristes social, je suis même étonné que ça ne leur est pas arrivé plus tôt.

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