Heureux, mais grave comme l’ami Bibi en France? Vidéo

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La venue de Binyamin Netanyahu dans les circonstances très particulières de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv, enchaînant ensuite par des discussions approfondies sur l’actualité brûlante, doit être relevée comme une marque du nouveau style de gouvernance Macron. Deux jours après la venue de Donald Trump pour assister aux festivités d’un 14 juillet franco-américain, Emmanuel Macron « mouille la chemise » en invitant, à Paris, un second « mal-aimé » de la politique internationale et de la presse aux abois et aux dents acérées. Le Président français prend aussi un risque, qui se situe à l’opposé des populismes en vogue à gauche, à la critique aussi facile que mal ajustée, en prenant dans ses bras son « Cher Bibi », comme s’agissant de vieux complices.  

Macron se conduit en équilibriste sur un fil, entre la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs, l’officialisation, ce jour même, que l’affaire Sarah Halimi z’l sera traitée dans toute sa gravité -même s’il ne se substitue pas à la Justice actuellement incohérente – et le rappel des grandes lignes politiques du soutien français à la « solution à deux Etats », sans la moindre confusion entre les genres. L’attitude imprimée par le chef de l’Etat français consiste à mêler l’émotion profonde liée aux événements commémorés tout en donnant le sentiment de ne rien céder sur les décisions à prendre à l’heure contemporaine. Même si Macron mettra, évidemment, son hôte en garde contre une politique considérée comme « débridée » d’implantations (désignées comme des « colonies » selon la doxa traditionnelle, qu’il ne prend pas le temps de dépoussiérer du vieux placard nid de mites), on sait qu’il rompt néanmoins avec ses prédécesseurs en ne faisant pas de la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien un préalable à toute avancée et en s’opposant aux formes d’actions parasites, comme le « boycott ».
Pour Netanyahu, Macron n’ira jamais assez loin en se refusant, jusqu’à preuve du contraire, à changer de registre terminologique et à s’éloigner du vieux discours anti-colonialiste, inapproprié, si on compte s’attaquer avec un minimum de sérieux au contexte palestino-israélien. 
A l’heure qu’il est et sans doute pour longtemps, ni l’un ni l’autre des deux acteurs franco-israéliens n’ont toutes les cartes en main pour aller plus loin. Netanyahu l’a fait sentir dans son discours : une partie de la solution, si elle existe, viendra de la mise en place de nouveaux paradigmes régionaux. Abbas a bien des motifs de s’inquiéter à propos de la médiation égyptienne qui rapproche du Hamas son rival du Fatah, Mohamed Dahlan. Et il ne sait pas encore, même s’il finissait par revenir à la table des négociations, si c’est bien sa voix qui a la moindre chance de peser à l’avenir, ou à quelle sauce Al Sissi et l’Emir des Etats Arabes Unis finiront de le manger.
Français comme Israéliens restent dans l’incertitude sur le dossier majeur qui téléguide les futures décisions concernant les Palestiniens, dans le bras de fer complexe et de longue haleine, qui se joue, par Qatar interposé, entre l’Arabie Saoudite, l’Iran, la Turquie et Israël dans le Golfe, au Yémen et en Syrie. La crise du Golfe tend à se durcir, y compris malgré la médiation américaine de Rex Tillerson, qui veut,  coûte que coûte embrigader le Qatar dans sa ligue anti-terroriste, en partie pour lui conserver la bride sur le cou et l’empêcher de filer entre les bras de la Russie, par Turquie entremetteuse : question drastique d’équilibre des forces et en aucun cas de « morale »… 
Macron et Netanyahu peuvent partager des vues communes sur la question de l’attitude à adopter face à Bachar, s’il s’avérait qu’il utilise encore ses armes chimiques contre tel ou tel groupe de population auprès de rebelles plus ou moins radicalisés. De toute évidence, la coopération en matière de renseignements militaires est ancienne sur cette question, entre la DGSE, le Mossad, l’Aman et l’ensemble des agences impliquées. Elles étaient à l’avant-garde, autant lorsque la crise de 2013 que celle de 2017, ont éclaté. Plus que le moyen chimique d’oppression, c’est l’avenir politique de ce pays, la Syrie, qui est sur la table. A travers l’histoire, tous les utilisateurs de gaz chimiques ont fini par le payer cher et perdre les conflits qu’ils entreprenaient, grâce à ce moyen de liquidation de leurs adevrsaires. Au-delà, il est aussi question du référendum sur l’Indépendance du Kurdistan irakien en spetembre, qui aura, parallèlement, des incidences sur le règlement de la « question kurde » en Syrie, prise entre le marteau et l’enclume de la libération de Raqqa et de la pression militaire expansionniste autant turque qu’iranienne… 

Le dossier iranien se décuple à présent en deux, alors que l’Amérique de Trump semble plus ferme que celle de son prédécesseur, sur les questions d’application du fameux accord du 14 juillet 2015. Il n’est pas certain que la France signataire, mais aussi marraine d’entreprises comme Total, les premières à se jeter dans les bras des Ayatollah pour une bouffée de gaz de South-Pars (ce fameux réservoir mondial dans le prolongement du champ gazier Qatari), soit prête à suivre Israël dans une aventure de frappe punitive, en ce domaine, si les intérêts sécuritaires d’Israël étaient en jeu. 

Mais la principale inquiétude à propos de l’Iran concerne la présence de ses milices, du Hezbollah aux milices irakiennes chiites aux frontières de l’Etat Hébreu. La coordination militaire et diplomatique mobilise plus directement les relations entre Israéliens, Américains et Russes à ce stade. L’avis français (comme britannique ou Allemand) peut être subsidiaire en cas de conflit majeur, au Conseil de Sécurité de l’ONU. Là encore, la France et Israël paraissent en grande partie dans le même camp, si on excepte ce parrainage français traditionnel du Liban, qui tend à donner le sentiment que le Quai d’Orsay serait susceptible de s’entendre avec le Hezbollah et ses patrons sur le dos de l’Etat hébreu en cas de problème ou de violation grave. On ne recommandera jamais assez le vieil adage : « Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge », qui correspond trait pour trait aux relations franco-israéliennes…

Gardons, pour le moment, en mémoire, que le premier contact, donc la première impression, est marquée par la solidarité dans l’épreuve, par cette accolade chaleureuse et sans retenue de Bibi Netanyahu à Emmanuel Macron, par les termes des deux discours, dont celui de Netanyahu parlant sincèrement de « geste très, très fort », à propos de cette invitation. A n’en pas douter, par son sens particulier du Protocole, susceptible de provoquer la controverse, de la part de ses ennemis politiques, le Président français ne boude rien de l’art de « mettre les pieds dans le plat » et de secouer les vieilles lunes pudibondes des mentalités fossilisées du Parti Communiste et de ses collaborateurs antisionistes ayant patente dans toutes les manifs antijuives de France, de Navarre et du Monde Libre. 

Intro : Marc Brzustowski

 

Netanyahu à Paris avec Macron pour commémorer la rafle du Vel d’Hiv

Commémoration du Vel d’Hiv: Netanyahu salue le « geste très, très fort » de Macron

Commémoration du Vel d'Hiv: Netanyahu salue le "geste très, très fort" de Macron

Le Premier ministre israélien était au côté d’Emmanuel Macron dimanche pour commémorer les 75 ans de la rafle du Vel d’Hiv à Paris.

C’est la première fois qu’un Premier ministre israélien participe à la cérémonie commémorant la rafle du Vel d’Hiv. – European Union/SIPA

Le Premier ministre israélien et le président français se rencontrent ensuite à l’Elysée où ils pourront se jauger sur le conflit israélo-palestinien et l’Iran.

C’est une première. Un Premier ministre israélien participe à la cérémonie marquant le 75e anniversaire de l’un des épisodes les plus noirs de l’histoire française : la rafle du Vel d’Hiv. Les 16 et 17 juillet 1942, 13.152 juifs avaient été arrêtés à la demande des nazis et sur ordre du pouvoir français en place.

Retenus dans des conditions inhumaines pendant quatre jours, ils furent entassés sur les gradins du Vélodrome d’hiver (démoli en 1959), voué aux courses cyclistes, avant d’être emmenés dans des camps du Loiret. Là, 3.000 enfants en bas âge furent brutalement séparés de leurs parents, déportés les premiers vers Auschwitz. Moins d’une centaine de ces raflés – et aucun enfant – survécurent.

C’est ce moment qu’Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu commémorent ce dimanche. Cette visite intervient dans un contexte particulier pour Benjamin Netanyahu, qui revient pour la première fois à Paris depuis la marche du 11 janvier 2015 après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher.

« Un geste très, très fort », a salué le Premier ministre israélien lors de la cérémonie avec le président français. Cette commémoration « témoigne de l’amitié profonde entre la France et Israël », a dit le chef du gouvernement israélien à la tribune de la cérémonie.

La venue du Premier ministre a été critiquée par certaines associations, comme l’UJFP (Union juive française pour la paix), « choquée » qu’un dirigeant israélien soit convié à la commémoration d’un « crime contre l’humanité franco-français ». Le Parti communiste a quant à lui vivement protesté contre la venue du dirigeant israélien, qui n’est « pas l’homme » du message « fort de paix » que devrait porter la commémoration du Vel d’Hiv.

Rencontre à l’Elysée

Cette commémoration est aussi l’occasion pour Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu de se rencontrer. Au palais présidentielle, ils s’entretiendront et aborderont des sujets comme la Syrie, l’Iran, ou encore le conflit israélo-palestinien.

Dans une note, l’Elysée estime que cette rencontre entre les deux dirigeants, qui s’étaient déjà entretenu de façon informelle en marge d’un hommage à l’ancien chancelier allemand Helmut Kohl le 1er juillet à Strasbourg, permettra de « réaffirmer » la « volonté de sécurité » de la France et de signifier sa « préoccupation » devant la « remise en cause de la solution des deux Etats », israélien et palestinien.

Emmanuel Macron, qui a reçu récemment à l’Elysée le président palestinien Mahmoud Abbas, avait réitéré son soutien à cette solution et condamné la colonisation israélienne. Il n’a en revanche pas déclaré s’il entendait reprendre à son compte l’initiative de son prédécesseur François Hollande, qui prônait une approche internationale du conflit et avait organisé en janvier une conférence internationale sur le Proche-orient, provoquant l’ire d’Israël.

Les deux dirigeants doivent tenir une déclaration de presse conjointe, prévue à 13 heures, après les commémorations. L’épisode tragique de la rafle du Vel d’Hiv a fait polémique pendant la dernière campagne présidentielle, Marine Le Pen ayant été vivement critiquée pour avoir affirmé que la France n’était « pas responsable du Vel d’Hiv ». Jacques Chirac avait lui reconnu la responsabilité française en juillet 1995, une position depuis reprise par ses successeurs.

Emmanuel Macron a réaffirmé dimanche que « c’est bien la France qui organisa » la rafle du Vel d’Hiv en juillet 1942 et la déportation de milliers de juifs, lors d’une cérémonie en présence du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Source AFP

Source :  lesechos.fr

LES ECHOS Le 16/07 à 10:31 

11 COMMENTS

  1. Macron a été impeccable tant Dans son discours magnifique De vérité et de courage, sans oublier l’époque qui á précédée la Shoah ( quand les nazis sont arrivés en France, c’était trop tard, l’antisémitisme était déjà là), après sa décision de permettre à Simone Veil et son époux De reposer au Panthéon, l’invitation faite à Bibi, après celle faite á Trump dénote un courage peu courant. Il l’a payé d’ailleurs tres rapidement dans l’opinion, il a perdu 10% (comme Valls en son temps qui avait dit « La France sans Les juifs n’est plus la France ») ce qui prouve combien Les français sont prêts à accepter les gestes qui sont fait en direction des juifs français pour les rasséréner, je trouve cela assez inquiétant, même si certains ont attribué cette baisse à d’autres considérations politiques liées aux dernières propositions économiques ou autres, Mais qui étaient connues depuis avant l’élection présidentielle, et qui pour moi donc, n’ont pas joué sur cette baisse de popularité.

  2. Bonjour,
    J’ai suivi la totalité de la retransmission et quoi que puisse chacun en penser, ce que je respecte, j’ai été profondément ému et touché par ces grands Messieurs. . Même si cela ne fera pas revivre mes oncles, mes tantes, mes 3 grands parents, la reconnaissance pleine et l’entière des responsabilités Françaises se devaient d’être exprimées, le devoir de mémoire, notre devoir se devant à l’éternité pour la planète, pour tous les peuples opprimés, persécutés. . Je laisse donc les polémiques politiciennes à qui le voudra. .

  3. Macron ne mouille rien du tout. Est-ce que le loup « mouille sa chemise » en invitant l’agneau?
    Ce qui serait grave, c’est que Netanyahou tombe dans le panneau. Qu’il reconnaisse la grande
    responsabilité de la France « de l’époque », #ET ALORS QUOI??? C’est tout simplement une
    manoeuvre pour faire avaler une couleuvre, à savoir la Palestine.

  4. Très futé le Macron. Malgré ses belles paroles de circonstance, pour ne pas dire hypocrites,
    il ne renonce pas à ses accusations contre l’Etat JUIF (et non pas l’état hébreu). Comme dit
    l’autre: « çà ne mange pas de pain ».

      • En effet, merci de ne pas me faire dire ce que je ne pense pas !
        On peut reconnaitre et apprécier un beau discours, tout en restant vigilant sur le fait que les propos doivent être en rapport avec les actes, sinon ce ne sont que paroles vides.
        Avant de poster un commentaire précipitamment, il faut toujours vérifier les coordonnées qui sont indiquées juste en bas et les modifier si ce ne sont pas les vôtres.
        Bonne journée

  5. On peut penser ce qu’on veut du personnage et de sa ligne politique plus ou moins floue, il n’empêche que le discours du Président Macron était un très beau discours, très bien écrit, très bien pensé, et à l’évidence sincère.
    Sans compter qu’il a du se faire beaucoup d’ennemis aujourd’hui, ce qui démontre qu’il ne manque pas de courage.
    Chapeau bas, donc.

    • Très futé le Macron. Malgré ses belles paroles de circonstances, pour ne pas dires hypocrites,
      il ne renonce pas à ses accusations contre l’ETAT JUIF (et non pas l’état hébreu). Comme dit
      l’autre: »çà ne mange pas de pain ».

  6. Vu, La Totale Contradiction de Macron sa logique est bipolaire qui condamne la France pour son Crime d’un Génocide antisémite de la Rafle du vel d’Hiv » de 16 juillet 1942 mais qui est d’une origine antisémite en pratique d’une ancienne « Solution-Finale »-nazie-hitlérienne pour une totale déracinement de l’Europe d’une toute groupe ethnique des Juifs … – Mais alors-là en même temps, Macron déclare son engagement encore au nom de la France mais actuelle on se attribuant son « droit » de donner sa « leçon » aux Juifs rescapés de la Shoah, ceux et ses enfants qui ont quittés cette Europe-nazie antisémite (d’une extermination massive des Juifs) pour se rapatrier sur ses terres initiales légitimes de ses Hébreux ancêtres qui sont toujours à Jerusalem, à Hébron, à Bethléem etc. Et donc Macron a exprimé sont soutienne à cette autre « 2e-Solution-à-deux États »-nazi-islamiste pour une totale déracinement du ses terres initiales sacrées d’une toute groupe ethnique des Juifs rescapés en plus… Alors qu’encore « 2e-Solution… » nazi-islamique-antisémite est un soutien à des Crimes barbaries antisémites fait par l’Invasion et puis l’occupation Coloniale-arabo-islamique faites par ses colons Arabo-islamistes sur ces Sacrées terres juives… Alors que ces terres juives étaient déjà martyrisées et par la totale destruction de Jerusalem (avec son Temple Sacré au Nom EL I.H.V.H.) par Titus et son armée romaine d’une ancienne occupation coloniale faite par Rome dont, ses successeurs empereurs sont devenus les papes d’où son l’ex-dernier Benoit-XVI a démissionné en donnant sa place à un cardinal Jésuite se nommé pape François qui n’aime pas les Juifs ni les vrais Judéo-chrétiens européens ont les maudissant par Néo-inquisition avec ses terreurs en services faites par les antisémites /antichrists-nazis-islamistes-colons même et sur l’Europe…

    • Pardon, z’êtes sûr que le bipolaire, c’est Macron? Avec ses oreilles d’Antéchrist… La vache, il y en a qui en tiennent une bonne…

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