Golan : des observateurs russes, et non des Iraniens©

Golan : des observateurs russes, et non des Iraniens©

Moscou a répondu cette semaine aux inquiétudes israéliennes, concernant l’idée de stationner des officiers iraniens et turcs sur ses frontières, afin de surveiller les zones potentielles de « désescalade » que la Russie proposées pour la Syrie. Pour ce qui est de ces préoccupations justifiées, les sources renseignements militaires de Debkafile révèlent que la Russie donné son accord à des contacts de haut niveau au cours de ces tous derniers jours, afin de les remplacer par des officiers militaires russes dans la région du Mont Hermon et les zones où se rencontrent les frontières israéliennes, libanaises et syriennes. Cette proposition parle aussi de l’expansion de la Force d’Observation du Désengagement de l’ONU (UNDOF), qui supervise le cessez-le-feu entre Israël et la Syrie sur le Golan.

L’armée russe se prépare à établir quatre zones de sécurité où faire respecter le cessez-le-feu en Syrie. Leur point le plus au sud sera situé le long des frontières de la Syrie avec Israël et la Jordanie. Cette question a été soulevée aux cours des pourparlers entre le Ministre russe des affaires étrangères Sergeï Lavrov, le Président américain Donald Trump et le Secrétaire d’Etat Rex Tillerson à Washington, le 11 mai et, la veille, par une conversation téléphonique entre le Président russe Vladimir Poutine et le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahu.

Le chef des Etats-Majors conjoints américains, le Général Joseph Dundorf, a aussi été impliqué dans ces échanges sur les zones de cessez-le-feu entre Washington, Moscou et Jérusalem, au cours de sa visite en Israël cette semaine, en tant qu’hôte du chef d’Etat-Major israélien, le Lieutenant-Général Gadi Eisenkott. Mardi 9 mai, Dundorf a déclaré « Israël se préoccupe de l’éventualité de se trouver avec des forces iraniennes ou appuyées par l’Iran, telles que le Hezbollah, aussi près de ses frontières ». Autant Poutine que Lavrov ont promis que ni des officiers iraniens, pro-iraniens ni turcs ne seraient stationnés dans des zones de proximité avec la frontière israélienne.

Nos sources militaires rapportent qu’au cours de ces discussions entre Washington,Moscou et Jérusalem, jeudi 11 mai, les trois parties se sont mises d’accord pour poursuivre les discussions autour de la proposition russe.

Une autre question soulevée entre eux consiste à savoir qui va se charger des forces de Daesh présentes dans la région du fleuve Yarmouk et dans le triangle des trois frontières entre la Jordanie, Israël et la Syrie, y compris les bases établies par l’Armée de Khaled bin al-Walid, qui a prêté allégeance à Daesh.

Le dialogue entre les Etats-Unis et la Russie s’avère positif sur la plupart des questions concernant la Syrie, [NDLR : à condition, toutefois, qu’il ne soit pas à nouveau saboté par les campagnes internes anti-Trump menées par les Démocrates, accusant ce dernier de toutes les trahisons dès qu’il chercherait une issue possible]

DEBKAfile Reportage Spécial  11 mai 2017, 4:23 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

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