Mme Alliot-Marie a commencé jeudi en Israël une tournée régionale pour plaider en faveur de la reprise de négociations de paix israélo-palestiniennes, aujourd’hui dans l’impasse. Elle doit se rendre vendredi matin dans la bande de Gaza. Israël a retiré ses troupes et ses colons de la bande de Gaza en 2005, mais l’Etat juif fournit toujours environ 70 % de l’électricité consommée dans le territoire palestinien, le reste étant assuré par l’Egypte et des centrales électriques locales.
DÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE
Le communiqué diffusé à la fin de la rencontre n’a pas précisé d’où viendrait l’électricité de Gaza si Israël cessait d’en fournir. Par le passé, l’Etat juif a essayé d’utiliser cette dépendance en coupant volontairement le courant pour faire pression sur les islamistes du Hamas. Outre cette dépendance énergétique, le territoire palestinien est sous le coup d’un blocus maritime décrété par Israël en 2006 après l’enlèvement d’un soldat à la frontière, et renforcé lors de la prise de pouvoir du Hamas l’année suivante. Ce blocus a été cependant allégé ces derniers mois, après l’assaut mortel de la marine israélienne le 31 mai 2010 contre une flottille humanitaire qui tentait de le briser.
La chef de la diplomatie française a demandé, jeudi, que l’allègement du blocus israélien contre la bande de Gaza soit appliqué "complètement" et que les Palestiniens du territoire soient autorisés à exporter davantage de produits. "Il semble qu’il y ait encore des difficultés de mise en œuvre pratique, au-delà de la décision qui a été prise", a ajouté sans autre précision Michèle Alliot-Marie.
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Divergences sur une résolution mise au vote à l’ONU
La France a souligné, jeudi, la nécessité d’une reprise du processus de paix au Proche-Orient, réaffirmant l’importance pour Israël de voir sa sécurité garantie, tout en promettant sous conditions de voter à l’ONU une résolution condamnant la colonisation israélienne.
"Si cette résolution est modérée et si elle n’empêche pas la reprise des négociations, nous la voterons certainement", a déclaré à la presse à Tel-Aviv Michèle Alliot-Marie.
Ce projet de résolution devrait être mis au vote après une réunion le 5 février du Quartet pour le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie et ONU). La Russie devrait le voter, alors que les Etats-Unis ont fait valoir leur hostilité à cette initiative, jugeant qu’un accord négocié restait le seul chemin viable vers la paix.
Le Monde.fr


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