L’Europe ferme les yeux sur la Bosnie, gare de triage de Daesh©

L’Europe ferme les yeux sur la Bosnie, gare de triage de Daesh©

L’Occident ferme les yeux sur la gare de triage de Daesh en Bosnie

 

L’Occident fait semblant d’ignorer l’augmentation du nombre de djihadistes de Daesh qui reviennent vers un « havre sûr » que leur apporter l population majoritairement musulmane de Bosnie-Herzegovine, selon une enquête approfondie.

La Bosnie déroule le tapis rouge de bienvenue aux djihadistes étrangers, leur faisant savoir clairement que ce refuges est disponible pour eux », révèle le groupe de la Fondation du Daily Caller, le 14 juin.

L’entrée du village bosniaque deGornja Maoca décoré par des insignes et slogans de Daesh, dès février 2015. / Reuters

 

 

 

 

 

 

 

 

« Pourtant, les cercles dirigeants américains et européens n’ont strictement rien fait concernant ces sanctuaires de Daesh. Il n’y a eu aucun appel  visant à fournir des renseignements anti-terroristes vitaux aux gouvernements locaux qui sont impatients d’endiguer l’activité djihadiste grandissante à leurs frontières.

L’enclave de ces havres djhadistes, connus comme des « Jamaats », permet à ces djihadistes de « se reposer, de changer d’identité, d’obtenir de nouvelles armes, d’obtenir un accès facile à de l’argent blanchi et d’entrer subrepticement dans les pays d’Europe de l’Ouest », selon ce reportage.

« La Bosnie est une gare de triage, c’est une aire de repos sur l’autoroute du djihad, pour tous ceux qui comptent bien porter préjudice à l’Occident », déclare Henry Jones, conseiller du Président Serbe entre 2007 et 2013, en s’adressant au Daliy Caller.

Ces Jamaats, financés par des hommes d’affaires opulents d’Iran et du Golfe Persique, dont les Qtaris, « sont « strictement hors de contrôle« pour les gouvernements locaux, la police et les services de renseignements des Balkans, selon les conclusions de ce reportage.

« La véritable question c’est que personne ne semble être au courant de ce qui se passe à l’intérieur même de ces enclaves », atteste Jones. « Il disposent de leurs propres forces privées de sécurité ». La Police n’ose pas y entrer. Et vous ne pénétrez pas à l’intérieur si vous y êtes un étranger »

Il y a plus de 60 à 200 Jamaats qui opèrent en Bosnie. Les autres pays voisins des Balkans hébergent des terroristes dans des enclaves spéciales, sont le Kosovo, la Macédoine, l’Albanie et la région de Sandzak en Serbie.

La Bosnie et l’Herzégovine faisaient préalablement partie de la Yougoslavie, l’un des satellites est-européens de l’Union Soviétique.

Les Musulmans bosniens, connus sous le nom de « Bosniaques » ont fourni le plus large contingent de terroristes à Daesh par tête de tous les pays européens, selon ce rapport. Le chômage des jeunes en Bosnie, se situant à 60, 2% en 2016,est parmi les plus hauts au monde – plus haut que le chômage des jeunes au Yémen, en Tunisie ou dans la Bande de Gaza.

Les Jamaats ont accueilli les terroristes internationaux depuis les années 1990, quand la guerre civile a ravagé la région. L’Administration Clinton a invité les Mujahideen d’Afghanistan en Bosnie pour y défendre la population musulmane, à l’époque.

Les combattants islamistes étaient supposés quitter le pays après l’adoption des Accords de Paix de Don, en 1995, mais beaucoup sont restés bien plus tard dans ces enclaves.

«  »L’Occident à permis aux Arabes d’installer des enclaves à l’intérieur et à l’extérieur de Sarajevo », affirme Jones. Il y a des villages entiers qui sont essentiellement constitués de djihadistes qui reviennent de la guerre ; les Mujahedeen et d’autres sont encore présents ».

Gordon N. Bardos, président du SEERECON, une société de conseil stratégique et d’analyse du risque politique pour des clients qui font des affaires dans le Sud-Est de l’Europe, déclare que les plus grosses attaques terroristes contre les Etats-Unis – dont les attentats du 11 septembre 2001- toutes ont des liens passant par la Bosnie.

« Nous parlons de gens impliqués dans les attentats du 11 septembre. Nous parlons de types impliqués dans l’attentat contre l‘USS Cole. Nous parlons de types impliqués dans les attentats contre les Ambassades américaines en Afrique remontant à août 1998. Tous ces types ont opéré dans les Balkans dans les années 1990; Et le genre de germes qu’ils ont semés est pour beaucoup dans ce à quoi nous assistons actuellement », affirme Bardos.

Le regretté Richard Holbrooke, le responsable américain qui a été l’un des principaux ciateurs des Accords de Paix de Dayton, avait dit une fois que si la guerre civile ne s’était pas interrompue en Bosnie, les attentats du 11 septembre auraient certainement été planifiés en Bosnie et pas en Afghanistan ».

La Bosnie joue aussi un rôle de plaque centrale dans les récentes attaques terroristes en Europe.

« Historiquement, quand on observe les détails de diverses attaques terroriste, l’attentat à la bombe contre le marché de Noël à Berlin, l’an dernier ou les attentats contre Charlie-Hebdo ou contre le métro de Bruxelles, il y a toujours un lien avec les Balkans »,déclare Bardos.

 

Abdelilah Himich, Le cerveau présumé de Daesh des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et des attentats à Bruxelles en mars 2016, vivait dles Balkans. Les armes et les munitions des attentats de Parsi provenaient de Bosnie.

Le résident bosnien Nassar bin Ali Ansi a revendiqué l’attentat de janvier 2015 contre Charlie Hebdo. Plus tard, Ali Ansi est devenu le dirigeant d’Al Qaïda dans la Péninsule Arabique.

Col. Tim Heinemann (Ret.), un vétéran qui a servi durant 31 ans dans les Forces Spéciales et qui était le doyen des universitaires du Collège de l’Académie de l’Etat-Major et qui a servi en Bosnie en tant que commissaire militaire adjoint, a déclaré au Daily Caller que les dirigeants européens et l’ancien Président américain Barack Obama ont ignoré les plaintes du Président serbe Milorad Dodik.

« Une succession d’Ambassadeurs américains a bloqué la capacité de la République de Srpska (Serbie) à développer ses ressources en matière de renseignements et de contre-terrorisme », affirme tout de go Heinenmann. « Ils ont tout fait pour que cela soit difficile pour eux de s’entraîner, de se fournir des équipements ».

Jones a déclaré à la Fondation Daily Caller que l’Administration Obama n’a pris aucune mesure pour mettre fin aux Jamaats des Balkans.

« Ce sont les conséquences de la politique d’Obama : c’est la pire politique de reddition que j’ai jamais vu de ma vie », déclare Jones.

 Par  le
 

 

Fin 2016, les services de renseignement italien indiquèrent que Lavdrim Muhaxheri, un ressortissant kosovar de 28 ans surnommé le « boucher des Balkans » en raison de ses exactions filmées par l’État islamique (EI) en Syrie, avait été repéré en Macédoine avant de perdre sa trace.

« Le retour de Muhaxheri, pour le renseignement italien, est considéré comme une menace très sérieuse non seulement pour les Balkans mais aussi pour de nombreux pays européens, où le chef jihadiste kosovar a des contacts et serait en mesure de frapper », avait écrit l’hebdomadaire Espresso, à l’origine de cette information.

Quelques semaines plus tôt, en novembre, les polices albanaise, kosovare et macédonienne avaient déjoué un projet d’attentat contre l’équipe de football isralienne, qui devait alors jour contre l’Albanie, dans le cadre des qualifications pour la coupe du Monde 2018. Et le nom de Muhasheri, alias Abu Abdullah al-Kosova, avait été cité dans cette affaire.

Affaire qui a connu un dernier développement, le 14 juin, avec l’inculpation de quatre suspects, accusés d’avoir cherché à « déstabiliser » et  » à détruire des structures politiques, constitutionnelles, économiques et sociales des pays des Balkans et de créer ensuite leur propre État islamique » avec ce projet d’attentat.

Quant à Muhaxheri, par ailleurs le chef de la brigade des Balkans de l’EI, il n’avait pas refait parler de lui depuis son passage présumé en Macédoine. Toutefois, la semaine passée, un policier a confié à l’agence Reuters qu’il aurait été tué au Moyen-Orient, sans donner plus de détails.

« Un ami a appelé la nuit dernière pour dire qu’il a été tué lors d’une frappe aérienne », a dit un de ses proches à la même agence de presse, qui a précisé que, « à la demande de la famille, la mort de Muhaxheri a été annoncée par les haut-parleurs de la principale mosquée » de Kacanik, la ville natale de ce chef jihadiste, qui a fourni la plupart des 300 combattants kosovars de l’EI.

Pour le moment, l’organisation jihadiste n’a pas confirmé la perte de Muhaxheri. Cela étant, par le passé, ce dernier a été donné pour mort à plusieurs reprises, avant de réapparaître.

Par ailleurs, Daesh tente d’étendre son influence dans les Balkans, notamment au Kosovo et en Bosnie-Herzégovine. Selon un rapport du King’s College datant de 2015, au moins 600 individus originaires de cette région seraient concernées par les filières jihadistes.

Le chef de l’EI pour les Balkans aurait été tué

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