Choc à Washington après le limogeage par Donald Trump du patron du...

Choc à Washington après le limogeage par Donald Trump du patron du FBI

A copy of the termination letter to FBI Director James Comey from US President Donald Trump is seen at the White House on May 9, 2017 in Washington, DC MANDEL NGAN (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a limogé mardi James Comey, patron du FBI, la police fédérale américaine, une décision surprise qui a provoqué une onde de choc à Washington.

Le FBI est en particulier en charge de l’enquête sur les liens éventuels entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.

« Le FBI est l’une des institutions les plus respectées de notre pays et aujourd’hui marquera un nouveau départ pour l’agence-phare de notre appareil judiciaire », a indiqué M. Trump dans un communiqué.

La recherche d’un nouveau directeur du FBI débute « immédiatement », a précisé la Maison Blanche.

La raison avancée par l’exécutif américain pour ce limogeage est la façon dont M. Comey a géré, au cours des mois écoulés, le dossier des emails de l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton, rivale de M. Trump durant la campagne de 2016.

Dans un courrier adressé à James Comey, et rendu public par la Maison Blanche, Donald Trump lui signifie qu’il met fin à ses fonctions « avec effet immédiat ».

« Si j’ai apprécié que vous m’ayez informé, en trois occasions distinctes, du fait que je ne faisais pas l’objet d’une enquête, je suis cependant d’accord avec l’analyse du ministère de la Justice selon lequel vous n’êtes pas capable de diriger de manière efficace le Bureau », ajoute-t-il.

Bob Graham appearing on i24NEWS with David Shuster

Interrogé par i24NEWS, l’ancien sénateur et gouverneur Bob Graham, a émis quelques doutes quant aux raisons invoquées pour justifier le limogeage.

« Le licenciement du directeur du FBI, James Comey, est une tentative de l’administration républicaine de distraire l’attention du public des révélations faites par l’ancienne procureure générale des États-Unis Sally Yates », a-t-il déclaré.

« Je pense que le moment est très suspect. Cela s’est fait au lendemain d’un témoignage très compromettant de Mlle Yates (…) qui a confirmé le risque d’un « chantage » des Russes sur le premier conseiller en sécurité nationale du Président « , a ajouté Graham.

« Nous sommes en état de destruction mutuelle assurée « , a-t-il encore dit, précisant que chaque camp « essaye de larguer la plus grosse bombe afin de capter l’attention du public ».

Fin octobre, James Comey avait bouleversé la campagne en révélant la relance des investigations dans l’enquête sur les emails d’Hillary Clinton.

Audience devant le Congrès

Ex-procureur fédéral et ancien vice-ministre de la Justice, James Comey, 56 ans, a longtemps été encarté chez les républicains mais il avait été nommé par l’ancien président démocrate Barack Obama à son poste actuel.

A copy of the termination letter to FBI Director James Comey from US President Donald Trump is seen at the White House on May 9, 2017 in Washington, DC
MANDEL NGAN (AFP)

A son arrivée au pouvoir le 20 janvier, Donald Trump lui avait demandé de rester en fonction.

Fin mars, lors d’une rare audition publique devant le Congrès, M. Comey avait infligé un double revers au milliardaire.

Il avait d’une part confirmé le lancement fin juillet 2016 d’investigations sur une éventuelle « coordination » entre des membres de son équipe de campagne et le gouvernement russe. Une affaire qui est régulièrement reléguée au rang de « fake news » (« fausse information ») par le président américain, qui nie toute collusion avec Moscou contre Hillary Clinton.

Il avait par ailleurs battu en brèche l’idée que Barack Obama aurait placé sur écoute la Trump Tower, une rumeur lancée par Donald Trump lui-même sur Twitter deux semaines plus tôt.

Le FBI confirme très rarement l’existence d’une enquête en cours mais le chef de la police fédérale avait brisé le silence au nom de « l’intérêt général ».

James Comey avait été nommé pour 10 ans en juillet 2013. Le Sénat avait confirmé ce choix de manière écrasante, avec 93 voix pour et une contre.

Source : I24 News

3 commentaires

  1. Ce serait bien de ne pas utiliser ici la langue de bois des médias gauchistes: Donald Trump est peut -être « milliardaire » ou blond, ou enveloppé, il devrait être désigné comme « le président », voire « le président des USA »

  2. D’accord Tor.
    Ies journaleux ignorent volontairement l’épisode des mails de Clinton. Elle aurait dû être le fruit d’une enquête mais le FBI à plusieurs fois changé de cap.
    C’est tellement plus facile le Trump bashing.

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