Peut-on peut battre sa femme et être candidat pour En Marche?©

Peut-on peut battre sa femme et être candidat pour En Marche?©

Jean-Paul Delevoye
Jean-Paul Delevoye, président de la commission d’investiture pour les législatives 2017 de la République en Marche, était l’invité politique de Jean-Pierre Elkabbach ce 9 juin, dans LaMatinaleInfo de CNEWS.
Une intervention ô combien éloquente et préoccupante dans son passage consacré aux diverses « attaques » et « dénonciations », pour reprendre les termes de Jean-Paul Delevoye, ciblant plusieurs candidats investis par la majorité présidentielle.

Voici la vidéo de l’émission, délibérément retransmise à compter de la 8ème minute, pour deux raisons.

La première, afin d’exprimer le désarroi et la colère que génèrent chez toute personne aspirant à une certaine morale de la chose publique les mots utilisés pour minimiser le nombre de candidats de la République En Marche épinglés ces derniers jours, car accusés de faits publics ou privés contraires à la morale ou à la loi.

Des mots qui choquent – ou qui devraient choquer :

« Tout homme politique est capable de se racheter…Par contre, s’il y a manquement à la morale publique, le passé peut rattraper le présent« 

A la question de Jean-Pierre Elkabbach   « Tous ces cas ont ils échappé à votre vigilance?« , réponse :

« Dans tout process industriel, il y a un pourcentage de risques« .

« Dans tout process industriel, il y a un pourcentage de risques » !

Faut-il être anormalement constitué pour être scandalisé par la légèreté que sous-tend cette expression quand il s’agit de désigner des femmes et hommes pour nous représenter à l’Assemblée ?

Légèreté d’autant plus insoutenable que quelques naïfs avaient pu espérer que l’ère Macron ouvrait une période de « moralisation » de la politique.

Mais tout ceci n’est rien au regard de la deuxième raison pour laquelle les termes utilisés par Jean-Paul Delevoye scandalisent.

Jean-Pierre Elkabbach a ensuite énuméré deux ou trois cas (sans citer de noms) de candidats mis en cause.

En particulier, celui de Monsieur X, à Neuilly, dont « la femme a porté plainte au mois d’avril pour coups, blessures et violences conjugales. »

Question saine de  Jean-Pierre Elkabbach :

« Ce Monsieur qui bat sa femme peut-il être candidat aux couleurs d’En Marche ? »

Réponse :

« Si nous avions connu ces faits, peut-être que nous ne l’aurions pas investi »…

Pour mesurer la portée de cette dernière phrase, précisons que ce Monsieur X est Laurent Zameczkowski, le candidat investi par La République En Marche dans la la sixième circonscription de La Défense* (Canton de Neuilly-sur-Seine Nord et Sud et de Puteaux), et qu’il fait l’objet depuis plusieurs jours d’articles mettant en cause son investiture en raison des faits de violence conjugale qui lui sont reprochés par son épouse.

Ainsi, du journal DREUZ INFOS, qui fait allusion à deux mains courantes pour ce motif :

« Il y a déjà plus de 6 ans, sa femme avait déposé une main courante pour brutalités. Depuis, il semblait s’être calmé et il s’est investi dans les associations de parents d’élèves ainsi qu’au sein d’un groupe de recherche spirituelle.

Le temps n’a rien fait et Laurent Zameczkowski a récidivé au mois d’avril dernier au lycée Pasteur de Neuilly, conduisant sa femme à déposer plainte au commissariat de police de Neuilly sur Seine. »

Il ne s’agit nullement ici d’avérer ou d’infirmer ces faits : nous n’en avons ni la capacité ni le droit.

La question est ailleurs.

Elle réside dans le fait que Jean-Paul Delevoye ne dit pas : nous n’en savons rien, respectons la présomption d’innocence.

Non, il a répondu :

« Si nous avions connu ces faits, peut-être que nous ne l’aurions pas investi »…

Nous vous invitons à écouter la vidéo, dans l’hypothèse où nos oreilles auraient fourché.

Ainsi donc, ce Monsieur X, Laurent Zameczkowski, est lâché en pleine interview.

Car  Jean-Paul Delevoye parle bien de « faits ».

Des faits tellement graves que s’ils avaient été connus, il n’aurait pas été investi.

Mais comme on suppose qu’ils n’ont été connus qu’après son investiture…il est maintenu !

Battre sa femme est grave si on le sait avant.

On peut le tolérer si on le sait après.

Nous ne parlons pas de népotisme, d’emplois fictifs, d’attachés parlementaires, de financement illégal, là.

Nous parlons de coups et blessures portés à une femme par son mari.

Quelle est donc cette société, déjà mal en point pour tolérer des manquements à la parole donnée par ses représentants, pour tolérer des comportements immoraux, qu’est donc devenue cette société pour accepter qu’un homme accusé de battre sa femme puisse demeurer en place pour représenter partie des Français ?

Serait-il, à tout hasard, nécessaire d’être une femme pour être choquée par cela ?

Non, qu’on ne nous fasse pas croire cela.

Nous n’avions nulle intention de condamner cet homme, dont nous ne connaissons pas le dossier.

Mais la question est désormais, de votre fait, Jean-Paul Delevoye, extrêmement grave.

Deux scandales :

-un homme soupçonné de battre sa femme est maintenu en place en attendant une décision de justice : premier dévoiement de la responsabilité politique, quand bien même cet homme aurait été vital pour la France…

-un homme au sujet duquel vous parlez de « faits » pour évoquer la plainte (ou deux – à vérifier) déposée par sa femme pour violences est maintenu en place, « car ces faits n’étaient pas connus avant son investiture »…

De dévoiement en dévoiement, de palier en palier franchi dans le degré de probité exigé de nos hommes politiques, jusqu’où allons-nous descendre ?

Oubliez votre fichue loi de moralisation.

La conscience des hommes, pour peu qu’on la réveille, est suffisante pour normaliser et moraliser la politique.

Franny Fisher pour JFORUM


Jean-Paul Delevoye invité de Jean-Pierre Elkabbach par CNEWS
Source : CNEWS

*Pour la sixième circonscription (Canton de Neuilly-sur-Seine Nord et Sud et de Puteaux) ils seront dix-sept candidats :

Constance Le Grip (Les Républicains), Laurent Zameczkowski (République En Marche), Emmanuelle Cuignet (Front National), Jonathan Pauchet (Union Populaire Républicaine), Sophie Landowski (Parti animaliste), Hugo Boyer De Choisy (Allons Enfants), Marie Brannens (Parti Socialiste), Grégoire Chevignard (Sans Etiquette), Nathalie Etzenbach (Les Indépendants), Vincent Dubail (Europe Ecologie Les Verts), Samuel Florin (La France insoumise), Françoise Marcel (Lutte Ouvrière), Martine Pinceminsiel (Divers Droite), Philippe Karsenty (Divers Droite), Zohra Bougherara (Parti Communiste Français – Front de Gauche), Patrick Lagarde (Non Parvenu) et Michelle Line (Non Parvenu). (Source : Défense92)

6e circonscription: (Neuilly-sur-Seine, Puteaux)
1 – M. Samuel FLORIN FI
2 – Mme Emmanuelle CUIGNET FN
3 – Mme Marie BRANNENS SOC
4 – M. Hugo DE CHOISY DIV
5 – Mme Sophie LANDOWSKI DIV
6 – M. Philippe KARSENTY DVD
7 – M. Jonathan PAUCHET DIV
8 – M. Laurent ZAMECZKOWSKI REM
9 – Mme Michelle LINE ECO
10 – M. Vincent DUBAIL ECO
11 – Mme Nathalie ETZENBACH DVD
12 – Mme Martine PINCEMIN EXD
13 – M. Patrick LAGARDE DLF
14 – M. Grégoire CHEVIGNARD DIV
15 – Mme Zohra BOUGHERARA COM
16 – Mme Constance LE GRIP LR
17 – Mme Françoise MARCEL EXG

15 commentaires

    • Oui, mais pas de pot pour les menteurs, il y a bien eu plainte et rencontre au commissariat aujourd’hui, ● Violences conjugales et compte bancaire à Hong-Kong

      Candidat LREM dans la 6e circonscription des Hauts-de-Seine (Neuilly-sur-Seine), Laurent Zameczkowski avait rendez-vous ce jeudi au commissariat de Neuilly-sur-Seine pour être entendu dans le cadre d’une plainte pour violences conjugales déposée le 18 avril dernier par son ex-épouse, avec laquelle il est en instance de divorce. Selon Le Parisien Aujourd’hui-en-France, celle-ci assure qu’elle a été blessée au poignet au sein même du collège Pasteur où ils avaient rendez-vous avec une conseillère d’orientation de leur enfant. Laurent Zameczkowski reconnaît seulement avoir endommagé le portable de son ex-femme. L’eurodéputé LR Philippe Juvin, patron de la fédération départementale des Hauts-de-Seine a demandé «solennellement à LREM de retirer dès aujourd’hui son soutien et son investiture» à Laurent Zameczkowski. Ce dernier dit être victime de «calomnies».
      Le Point révèle aussi une autre information dérangeante pour le candidat, détenteur d’un compte bancaire à Hong-Kong. Ce patron de PME assure que le compte a été ouvert pour ses activités professionnelles. L’hebdomadaire assure que des dépenses personnelles ont été engagées via ce compte, qui n’a pas encore été déclaré au fisc. «Je suis peut-être “border”, mais je suis de bonne foi. J’ai ouvert le compte en 2012, mais je ne l’ai pas déclaré, car il n’y avait aucune activité dessus. Ma femme aussi se servait de ce compte», a-t-il expliqué.
      Laurent Zameczkowski (41,92% au premier tour) affrontera dimanche une candidate LR-UDI, Constance Le Grip (21,16%).

  1. C’est effrayant de lire autant d’imbécilités et de voir un média qui prétend dénoncer les mensonges des (autres) médias faire encore pire !

    Selon le titre, la police confirmerait les faits. La police n’a rien confirmé du tout : la source de l’article est un récépissé de main courante : une main courante est une simple déclaration, sans portée juridique (contrairement à une plainte) que la police enregistre. En aucun cas la police n’est en mesure de confirmer les faits, d’autant moins qu’il n’y a eu ni enquête, ni jugement (rappelons que seul un juge a le pouvoir de confirmer la culpabilité d’une personne). Là, on a donc un document qui ne fait que relater les déclarations d’une personne. Ces déclarations n’ont fait (et ne feront) l’objet d’aucune vérification par la police, puisque ce n’est pas une plainte.

    Quant à la véracité des faits, elle est contestée par d’autres témoins…

    • Commencez, Monsieur Dessaint par respecter la nétiquette qui fait qu’on ne se présente pas sous plusieurs pseudo et différentes adresses i.p à seule fin de semer le doute chez l’interlocuteur quant au nombre de ses vis-à-vis et leurs es-qualités. Car cela s’appelle travail de troll. ëtes-vous personnellement concené par les faits pour revenir ainsi à la charge?

        • Il n’y a aucune « agressivité » à exiger le respect des règles de publication sur un site. Venir donner des leçons d’éthique par des procédures équivalentes à de la contrefaçon est irrecevable (en droit et en morale).

          • Un prétendu porteur du doux nom de « troll » vient de se faire bananer. Il paraît qu’il ose demander pourquoi…

      • Ne voyez donc pas le mal partout 🙂 Mon 2ème post était en fait tout simplement destiné à un autre site (Dreuz.info) dont l’interface pour les commentaires est presque identique. Quand aux 2 i.p., elles sont dues au fait que comme beaucoup de gens, je partage mes journée entre plusieurs sites (maison, bureau…) et ne suis donc pas forcément au même endroit à 14h et à 19h30… J’ai par ailleurs saisi la même adresse mail les 2 fois.
        Je serais donc heureux que les modérateurs de ce site suppriment mon post de 19h38, sans objet ici.
        Par contre, je serai intéressé qu’on en revienne au fond du débat : vous avez lu les 2 posts, mais vous n’avez pas répondu au 1er.

  2. J’ai du mal à comprendre la logique de Mme Fischer : d’un côté, elle reproche à M. Delevoye de ne pas respecter la présomption d’innocence, de l’autre elle trouve scandaleux qu’un homme (présumé innocent, donc) ne soit pas condamné sans attendre une décision de justice… Ce n’est pas l’application d’une règle de droit qu’elle veut (règle de droit qui existe et permet de sanctionner les faits évoqués s’ils sont avérés, mais après qu’ils aient été vérifiés contradictoirement par un tribunal), mais l’application d’une règle « morale », c’est-à-dire relevant de la subjectivité individuelle, non encadrée, non contrôlable et finalement contraire à une règle tout aussi moralement défendable, à telle point qu’elle a été érigée en règle de droit. La présomption d’innocence protège justement chaque citoyen contre les fausses accusations et contre des condamnations prématurées et non proportionnées.
    Rappelons juste que ces accusations, portées par l’épouse alors que le couple est en plein divorce et en conflit pour la garde des enfants, ce qui est de notoriété publique, mériteraient de n’être relayées qu’avec un minimum de réserves…
    Sur un portail juif, plus encore qu’ailleurs, il serait heureux d’appliquer les règles de la Torah, qui prescrit le contre-examen des témoignages et interdit de juger sur des ouï-dire !

    • Bonjour Monsieur. Comme dit explicitement la morale publique est distincte de la culpabilité, en ce qu’elle devrait inciter les hommes politiques mis en cause à se retirer dans l’attente d’une décision de justice les disculpant. Principe qui a été maintes fois mis en avant pour réclamer une responsabilité, ainsi à l’encontre de François Fillon, dont nombreux ont demandé son retrait alors qu’aucune décision de justice n’est intervenue. Cette exigence, louable en soi, à l’encontre de femmes et de politiques appelés à nous représenter, n’a pas été reprise pour ce candidat. Quel que soit le camp politique, il me semble que ce sens de la responsabilité devrait être observé. Quant à la présomption d’innocence, oui j’ai dit que Monsieur Delevoye l’a bafouée, puisqu’il parle de faits. D’où l’incompréhension : l’existence d’une procédure devrait suffire à poser la question de opportunité du retrait. Les mots de Monsieur Delevoye la posent doublement. On ne peut dire que ces faits auraient justifié de ne pas accorder l’investiture s’ils avaient été connus et maintenir ce candidat maintenant qu’ils ont connus ! Cordialement.

      • Il n’y a pas de fumée sans feu semblez vous dire.
        Alors n’importe qui peut porter des accusations à quelqu’un et cela doit entrainer le retrait de la personne ? Laurent Zameczkowski n’a plus qu’à porter plainte contre Constance Le Grip.
        C’est assez hallucinant de vous lire. Votre morale m’inquiète. Que pouvez montrer d’immoral chez ce candidat ?
        Pour les lecteurs il aurait été intéressant d’interroger le principal intéressé.

      • Bonsoir Madame,
        Vous indiquez « j’ai dit que… », mais c’est le nom de Franny Fischer qui apparaît au bas de l’article ?
        Sur le fond, je distinguais règle de droit et « règle » morale, vous répondez qu’il faut distinguer morale publique (c’est-à-dire ? La vôtre ? La mienne ? Celle des puritains ? Celle des libertaires ? C’est bien tout le problème…) et la culpabilité. Ce faisant, vous mélangez deux niveaux : la culpabilité s’apprécie au regard d’une règle, morale ou de droit.
        En ce qui concerne la présomption d’innocence, par un étonnant syllogisme, vous l’invoquez pour justifier un retrait d’investiture. La présomption d’innocence consiste au contraire à ne pas sanctionner une personne tant que sa culpabilité n’a pas été prouvée.
        Ce que vous prônez relève plutôt d’un « principe de précaution ». C’était la logique au moyen-âge, nos voisins anglais ont protégé leurs citoyens (certains en tout cas) contre cette pratique dès 1215 avec la Magna Carta et l’Habeas Corpus. En France, il a fallu un peu plus longtemps, mais la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, aujourd’hui intégrée dans notre Constitution, proclame que « Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis (…) » et que « Tout homme est présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable ».
        Selon votre logique, dès lors qu’une accusation est proférée, on devrait sans plus de vérification retirer l’investiture. On devrait alors aussi révoquer les élus soupçonnés d’infractions, licencier les salariés soupçonnés d’avoir commis une faute professionnelle, punir les enfants soupçonnés d’avoir commis une bêtise ? Tout ça non seulement sans preuve, sans jugement contradictoire et impartial, mais au regard d’une « morale » subjective, non écrite et fluctuante. Ce que vous prônez, c’est un monde orwellien, où chacun est à la merci de n’importe quelle accusation.

        • La situation des citoyens français vis à vis de leur nation va de proche en proche devenir intenable.
          L’unité nationale est déjà mise à mal parce que les lois de la république ne sont pas comprises – la plupart de celles élaborées durant un peu plus d’un siècle après la révolution – et ne servent plus de guide car un carcan incompréhensible vient s’y ajouter pour les enserrer et les annihiler. L’ édifice des 5 articles régissant la responsabilité civile tiennent encore mais jusqu’à quand ? il y a des tentatives de les remplacer par la responsabilité objective, alors ça en sera fini de la notion de faute … La loi, que la loi, mais pas des règlements qui faussent la loi. La loi doit rester simple compréhensible continue sûre. Si la vox mediatique se substitue à la loi, et des assurances obligatoires pour se protéger de l’insécurité juridique, que va-t-il se passer? La vie devient si chère avec les intermédiaires, les conseils, les experts etc qu’on ne pourra plus rien entreprendre ! Et à quoi tendent les juges dans leurs jugements ? La magistrature n’est pas vraiment indépendante, d’une part, et d’autre part est-elle impartiale ? En matière pénale la procédure reste non-contradictoire, écrite et secrète. Mais je m’égare et m’écarte du sujet ici des élections. Les citoyens sont censés se donner des représentants, de tristes sirs disent n’importe quoi au lieu de défendre avec ferme droiture ils montrent leur faiblesse de cœur et d’esprit face aux calomniateurs qui existent toujours. Il faut combattre ces derniers par principe; quant aux premiers, ils font pitié, mais comment le éviter ? Enfin, tout nous ramène à l’éducation et à l’effort sur soi-même, qu’on soit juge ou parti, surtout juge et parti dans les allégations contre le candidat qui va, si Dieu veut, être élu dimanche dans la sixième des HdS. Bonne nuit.
          Pin’has

          • @Marc : il y a bien 2 personnes qui interviennent, avec le même nom 😉 Vous l’aurez deviné, on discute aussi en famille .

            E.

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