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Selon un communiqué diffusé par le ‘Pearl Project’, projet rattaché à l’université de Georgetown (Etats-Unis), et dirigé par une ancienne collègue de Daniel Pearl au Wall Street Journal, les quatre hommes condamnés pour l’assassinat du journaliste américain enlevé puis décapité en 2002 au Pakistan n’étaient en réalité pas présents lors de son exécution. Les membres du projet, dirigé par Asra Nomani, ont rendu publiques leurs conclusions jeudi 20 janvier, et celles-ci vont à l’encontre des verdicts rendus par la justice américaine.

Omar Sheikh, de son vrai nom Ahmed Saeed Sheikh, un Anglo-Pakistanais, avait été condamné à la peine capitale au Pakistan en juin 2002 par un tribunal antiterroriste pour l’enlèvement et l’assassinat de Daniel Pearl, condamnation pour laquelle il a fait appel. Trois autres hommes avaient également été arrêtés et condamnés dans cette affaire.

Mais, selon l’enquête dirigée dans le cadre du ‘Pearl Project’, c’est Khaled Cheikh Mohammed (KSM selon ses initiales en anglais), le cerveau auto-revendiqué des attentats du 11-Septembre actuellement emprisonné à Guantanamo, qui a exécuté Daniel Pearl.

VINGT-SEPT PERSONNES IMPLIQUÉES

KSM avait assuré en 2007 qu’il avait égorgé puis décapité l’otage ; et la comparaison des veines des bras du bourreau, telles qu’on les voit sur la vidéo de l’exécution, avec les siennes a montré qu’il s’agissait en effet du même homme, rappelle l’enquête. Mais il pourrait ne jamais avoir à répondre de son acte devant un tribunal, affirme Mme Nomani, car les autorités américaines craignent que cela ne provoque des complications juridiques dans les charges qui pèsent contre lui et quatre autres détenus de Guantanamo pour les attentats du 11-Septembre, qui ont fait 3 000 morts aux Etats-Unis. En outre, les confessions de KSM ont été obtenues à Guantanamo lors de séances pendant lesquelles des méthodes de torture, et notamment de simulation de noyade, ont été utilisées, ce qui complique encore la donne.

« Le Pearl Project montre que justice n’a pas été faite pour Danny », a estimé Asra Nomani dans un communiqué. Les résultats de l’enquête montrent que 27 personnes ont pris part à l’enlèvement et au meurtre du journaliste. Quatorze d’entre elles n’ont jamais été inquiétées par la justice, dénonce-t-elle.

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Daniel Pearl aurait été tué par un leader d’al-Qaida

Une enquête indépendante dirigée par un ex-collègue du journaliste révèle jeudi que les quatre hommes condamnés pour la mort du reporter en 2002 ne l’ont en réalité pas exécuté : le vrai coupable serait Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau autorevendiqué des attentats du 11-Septembre.

Révélation de taille sur l’assassinat de Daniel Pearl. Une enquête indépendante, dirigée depuis trois ans par Asra Nomani, ancienne collègue et amie du journaliste du Wall Street Journal exécuté en janvier 2002 au Pakistan, a révélé jeudi que les hommes condamnés pour cette exécution n’y ont en réalité même pas assisté.

Omar Sheikh, de son vrai nom Ahmed Saeed Sheikh, un Anglo-Pakistanais, a été condamné en juin 2002 à la peine capitale au Pakistan par un tribunal antiterroriste pour l’enlèvement et l’assassinat du journaliste. Trois autres hommes ont également été arrêtés et condamnés à la prison à vie dans cette affaire. Tous les quatre ont fait appel.

Pourtant, selon le «Pearl Projet» – qui compte plusieurs étudiants et journalistes -les autorités pakistanaises ont condamné les quatre hommes sur la base de faux témoignages, dont celui d’un chauffeur de taxi. Ce serait en effet Khaled Cheikh Mohammed, cerveau autorevendiqué des attentats du 11-Septembre actuellement emprisonné à Guantanamo, qui aurait en réalité exécuté Daniel Pearl.

«KSM» avait déjà avoué les faits dès 2007. «J’ai décapité de ma main droite sacrée la tête du Juif américain, Daniel Pearl», avait-il déclaré, rapporte CNN. Mais ses déclarations n’avaient pas débouché sur une inculpation car elles avaient été faites lors d’un interrogatoire à Guantanamo comportant une séance de «waterboarding» (simulation de noyade). La comparaison des veines des bras du bourreau, telles qu’on les voit sur la vidéo de l’exécution du journaliste, avec les siennes, a pourtant montré, grâce aux techniques de la CIA et du FBI, qu’il s’agissait bien du même homme.

«Justice n’a pas été faite pour Danny»

Mais cette révélation ne devrait pas conduire à une réouverture de l’enquête, estime Asra Nomani. Selon la journaliste, les autorités américaines craignent que cela ne provoque des complications juridiques dans les charges qui pèsent contre le numéro 3 d’al-Qaida et quatre autres détenus de Guantanamo pour les attentats du 9/11, qui ont fait 3000 morts aux Etats-Unis. «Le Pearl Project montre que justice n’a pas été faite pour Danny», estime son amie.

Le jour de son enlèvement, le 23 janvier 2002 à Karachi, Daniel Pearl, 38 ans, a quitté la maison d’Asra Nomani où il était hébergé pour aller à la rencontre d’un homme qui, selon ses informations, avait aidé Richard Reid dans son projet d’attentat dans un vol transatlantique grâce à des explosifs dissimulés dans ses chaussures.

Le rapport du «Pearl Projet» épingle le travail des enquêteurs qui ont commencé par «pourchasser le mauvais suspect, donnant aux vrais ravisseurs le temps d’assassiner Daniel Pearl et de disparaître», écrit Asra Nomani, en précisant que les enquêteurs ont à l’époque laissé échapper un témoin clé et n’ont pas suivi plusieurs pistes intéressantes.

De leur côté, les ravisseurs ont raté une première exécution du journaliste et ont dû s’y reprendre à deux fois. La première tentative n’a pas été filmée, rapporte l’enquête. Le corps du journaliste n’a été retrouvé que quatre mois plus tard dans les environs de Karachi, découpé en morceaux, la tête tranchée.

Le Figaro.Fr

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Les signaux positifs et modernistes de la « révolution du jasmin » ne doivent pas faire oublier les risques persistants d’une dérive du pays vers le chaos ou l’islamisme. Le scénario qui l’emportera ouvrira – ou pas – un monde de possibles dans les pays arabes.La Tunisie est aujourd’hui l’objet de toutes les attentions pour savoir s’il est possible de changer les régimes dans le monde arabe. Peut-on abattre un régime corrompu, répressif et à la légitimité érodée sans tomber soit dans le chaos, soit dans la tyrannie ? Cela peut-il réussir dans cette Tunisie située loin du « conflit israélo-arabe » et éloignée des « causes » incandescentes de l’arabisme et de l’islam ?

Les raisons qui peuvent inciter à l’optimisme, voire à l’enthousiasme, ne manquent pas : l’armée s’est rangée du côté du peuple, l’effondrement des forces du régime a fait apparaître un système de bandes, les slogans ont insisté sur la société et l’Etat de droit et non sur la glorification de la nation arabe ou de la nation musulmane, les discours n’ont pas porté sur telle ou telle « libération » comme la libération de la Palestine »>Article original ou sur d’autres sujets grandiloquents, les acteurs se sont montrés pluralistes, les femmes ont été présentes, les islamistes ont joué un rôle marginal, il n’y a pas eu d’attaques à l’iranienne contre une « ambassade du Grand Satan » comme en 1979 à Téhéran »>Article original ou de prise d’otages.

Les commentateurs se sont intéressés à juste titre au rôle des moyens de télécommunications dans cette révolution. Or un autre point n’a pas été suffisamment souligné, à savoir l’impact du bourguibisme du nom du premier président tunisien, Habib Bourguiba, destitué en 1987″>Article original. C’est lui qui a fait avancer les droits des femmes et façonné les classes moyennes. Le bourguibisme a instauré une modernité et une laïcité qu’il serait difficile de renier, tout comme les islamistes turcs du parti AKP, au pouvoir, ne peuvent facilement tourner le dos aux avancées dues à Atatürk.

Tous ces éléments laissent à penser que la nouvelle Tunisie, avec la formation d’un gouvernement provisoire d’unité nationale et après des élections générales, pourrait connaître une transition vers la démocratie. Et ensuite vivre pleinement avec son temps. Mieux, cela indique que le mot « peuple » revêt en Tunisie le sens que lui donne le poète Aboulkacem Chebbi dans un poème célèbre, où il est dit que « le peuple aspire à la vie », c’est-à-dire avoir de meilleures conditions de vie et plus de libertés.

Toutefois, notre enthousiasme ne doit pas nous faire oublier qu’il existe également un scénario pessimiste. Il faut garder à l’esprit que les régimes dictatoriaux ont pour caractéristique de ravager la classe politique et de détruire les alternatives possibles. Ainsi, la chute d’un tel régime constitue toujours une rude épreuve pour les sociétés concernées. C’est pourquoi il faut craindre que le retour du chef des islamistes tunisiens, Rached Ghannouchi, de son exil en Grande-Bretagne aboutisse à un scénario identique à celui qui s’est joué après le retour en Iran »>Article original de Khomeiny de son exil en France.

Si les islamistes devaient s’installer ou le chaos se répandre, l’armée pourrait sortir de son rôle actuel où elle a fraternisé avec le peuple »>Article original et commencer à étouffer la vie politique afin de garantir la sécurité contre l’extrémisme et le terrorisme.

Dans le premier cas, le plus probable, Tunis aurait ouvert la voie à d’autres révolutions arabes, donné des frayeurs bien méritées aux autres tyrans et libéré la pensée politique arabe de l’obsession des « causes » qui n’ont rien à voir avec les problèmes sociaux dans lesquels se débattent les Arabes.

Dans le second cas, heureusement de moins en moins probable, on continuera à tourner à vide avec des discours sur l’impossibilité de toute évolution au sein du monde arabe, que ce soit en Irak, où l’on a essayé au moyen d’une intervention étrangère, ou en Tunisie où cela s’est fait de l’intérieur »>Article original. Si cela devait se produire, ce serait un cadeau du ciel pour les tyrans de tous ordres.

Hazem Saghieh | Al Hayat

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Le drapeau de la Palestine a été, pour la première fois, hissé publiquement mardi à la délégation de Palestine à Washington, une initiative destinée à sensibiliser les Etats-Unis au droit des Palestiniens à un Etat.

L’ambassadeur Maen Areikat, représentant de l’Organisation de libération de la palestine (OLP) aux Etats-Unis, a conduit cette cérémonie qui avait été autorisée il y a plusieurs mois par l’administration américaine. M. Areikat « espère que cette manifestation conduira les Etats-Unis à faire que leur soutien débouche sur des actes concrets allant dans le sens de la reconnaissance d’un Etat palestinien par le gouvernement des Etats-Unis », a indiqué un communiqué.

Philip Crowley, le porte-parole du département d’Etat, a souligné de son côté que l’autorisation de lever le drapeau national palestinien sur la façade de la délégation n’impliquait pas un changement du statut de celle-ci. La mission palestinienne auprès des Etats-Unis est un fruit des accords d’Oslo conclus en 1993 par les Palestiniens et Israël.

Les représentants à l’ONU des pays arabes devaient par ailleurs déposer mardi au Conseil de sécurité un projet de résolution condamnant la colonisation israélienne. Les Etats-Unis, en tant que membres permanents du Conseil, pourraient opposer leur veto à cette démarche. M. Crowley a refusé de « spéculer » sur ce que décidera l’administration Obama, se contentant de répéter que le Conseil de sécurité n’était « pas le forum adapté pour ce dossier », qui relève plutôt, selon Washington, de discussions bilatérales entre Israël et les Palestiniens.

WASHINGTON, (AFP)

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Les représentants des pays arabes se réunissaient lundi à l’ONU à New York avec le représentant palestinien pour fixer la date de la mise au vote au Conseil de sécurité d’un projet de résolution condamnant la « colonisation israélienne ».

La réunion a commencé à 11H00 (16H00 GMT), a indiqué une source diplomatique. Les Palestiniens espèrent un vote sur cette résolution pour faire monter la pression sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à propos des implantations. La grande question est cependant de savoir si les Etats-Unis mettront leur veto à cette résolution. Washington a traditionnellement usé de son droit de veto contre les résolutions critiquant Israël, y compris les appels précédents à la fin de la colonisation.

« Un veto américain serait un pas en arrière pour tout le monde », a souligné un diplomate. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a refusé de prendre part à des discussions de paix sous la houlette des Etats-Unis avec Israël depuis que l’Etat hébreu a mis fin au gel de la construction dans les Territoires de cisjordanie, fin septembre.

En dépit des pressions internationales, Israël a refusé de renouveler ce gel et insiste sur le fait que les Palestiniens devraient revenir à des discussions directes sans condition préalable. La résolution condamnerait les activités de colonisation d’Israël et réaffirmerait une demande de l’ONU pour un arrêt de tous les travaux de construction dans les Territoires.

Le Conseil de sécurité doit tenir une réunion sur le Proche-Orient et sur le conflit israélo-palestinien mercredi. Le projet de résolution pourrait être présenté ce jour-là mais certains pays arabes souhaitent quelques jours supplémentaires dans l’espoir de persuader les Etats-Unis de soutenir l’initiative. Les autres membres permanents du Conseil de sécurité –la Grande-Bretagne, la France, la Chine et la Russie– devraient soutenir la résolution. La mission palestinienne pensent que 14 des 15 pays du Conseil la soutiendraient.

NEW YORK (Nations unies) (AFP)

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Après la série d’attentats en Irak et en Egypte contre des citoyens de confession chrétienne, le Manifeste des libertés tient à exprimer sa solidarité avec toutes les victimes des violences perpétrées par des groupes extrémistes religieusement fanatisésMais, au-delà de cette indispensable solidarité, il nous faut tenter de cerner les causes de cette violence qui, loin de s’atténuer, ne cesse de s’exacerber partout dans le monde arabe : en Irak, des groupes extrémistes musulmans terrorisent depuis des années les chrétiens ; en Egypte, la population de confession copte subit des discriminations de toutes sortes ; au Maghreb, les conversions au christianisme sont punies comme des délits. Partout, du Maroc à l’Arabie saoudite, l’intolérance est la règle, et la liberté de conscience inexistante. Et ne parlons pas d’autres pays musulmans non arabes comme le Pakistan, où le blasphème est puni de mort.

Certes, on peut se réfugier derrière le fait que les exactions auxquelles on assiste sont commises par des groupes fanatisés. L’explication serait trop courte. En effet, ce ne sont pas ces groupes qui ont instauré partout une discrimination d’Etat envers les minorités religieuses, dont les membres sont de fait considérés comme des dhimmi et non comme les citoyens d’un Etat moderne. Ce ne sont pas ces groupes qui ont fait de l’islam la religion de l’Etat et ont, de ce fait, introduit des degrés dans l’appartenance nationale. Ce ne sont pas ces groupes qui ont fait de l’islam l’instance ultime de légitimation dans le monde arabe. Non seulement ils ne sont pas à l’origine des discriminations, mais eux-mêmes ont pu se développer et acquérir l’audience qu’ils ont aujourd’hui en raison du contexte propice à l’intolérance instauré par les pouvoirs en place.

Il faut le répéter : depuis bien longtemps, le monde arabe a un problème avec la liberté, et une partie des musulmans un problème avec ceux qu’ils considèrent comme « les autres ». Ces derniers ne sont acceptés que dans une posture d’infériorité et se voient dénier toute aspiration à l’égalité. Hélas, depuis des décennies, seuls quelques individus et quelques militants, trop souvent solitaires, ont défendu dans nos pays les principes de liberté absolue de conscience et d’égalité de tous, quels que soient, entre autres, la religion, le sexe, l’orientation sexuelle et la langue. Les élites politiques, imprégnées d’un « islamo-nationalisme » faisant de l’islam et de l’arabité des critères d’identité intransgressibles, et nombre d’intellectuels qui se sont rangés derrière elles ont brillé, depuis les indépendances, par leur silence devant tous les scandales : ils se sont tus devant toutes les dérives antisémites, devant les massacres de Kurdes dans l’Irak de Saddam Hussein, devant la politique d’extermination menée par le pouvoir soudanais au Darfour.

Il est trop facile actuellement d’afficher sa compassion vis-à-vis des victimes des derniers attentats anti-chrétiens en oubliant que ces violences ne sont pas des accidents et en les attribuant – c’est commode – à la main de l’étranger. Certes, du déni des droits des Palestiniens à l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis et aux destructions qui ont suivi, les citoyens des pays du monde arabe peuvent se sentir, à juste titre, victimes du cynisme des puissants. Mais le mal est plus profond, il vient de loin et s’inscrit dans l’histoire longue de la région. Il serait temps de le reconnaître.

Aujourd’hui, nous voyons avec inquiétude grandir arabophobie et islamophobie dans nombre de pays occidentaux. Mais leur dénonciation ne prend tout son sens que si, en même temps, dans les pays du monde arabe, des voix fortes s’élèvent contre les discriminations et violences que subissent chez eux leurs propres minorités. Le droit ne se divise pas, ni les principes. On ne peut réclamer aux autres l’égalité et la liberté tout en la refusant chez soi à ses propres « autres ». Tant que les citoyens, les intellectuels, du monde arabe ne résoudront pas cette contradiction et ne se mobiliseront pas pour donner tout son sens à l’exigence de liberté de conscience, tant qu’ils ne reconnaîtront pas que l’égalité ne se divise pas, ils ne pourront se réclamer légitimement du droit pour eux-mêmes.

par Tewfik Allal

Association du Manifeste des libertés

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MARSEILLE, (AFP) – Un collectif réunissant des associations, partis de gauche et syndicats a été lancé jeudi à Marseille afin de récolter les fonds nécessaires à l’envoi, au départ du port phocéen, d’une deuxième flottille pour tenter de briser le blocus israélien de Gaza.

Le but du « collectif 13 », coordonné par le Mouvement de la paix, est de relayer la campagne nationale « Un bateau français pour Gaza » lancée le 26 octobre à Paris par une soixantaine d’organisations et de rendre possible le départ de ce navire de Marseille dès avril-mai.
« Il fera partie d’une deuxième flottille de la liberté » aux côtés d’une vingtaine d’embarcations d’autres pays, a expliqué Régine Minetti, présidente du Mouvement de la paix dans les Bouches-du-Rhône.

Selon la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, environ 400.000 euros seront nécessaires pour financer l’opération. A ce jour, 40 à 50.000 euros ont été recueillis. A bord, devraient embarquer « 80 à 150 personnes pour un voyage d’une durée de quatre à sept jours », a précisé Marcel Almero, secrétaire CGT du CE des cheminots de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une « aide humanitaire symbolique » devrait être acheminée.

« La CGT a la lourde tâche de trouver un bateau, or soit on trouve des cargos soit de gros ferrys, donc on continue à oeuvrer auprès des armateurs », a-t-il expliqué. Pour l’équipage, il sera fait appel à des marins bénévoles.

Cette initiative « politique et pacifiste » est soutenue par des élus et artistes comme la chanteuse Sapho, l’actrice Ariane Ascaride, le groupe marseillais IAM ou le directeur du Théâtre Toursky à Marseille, Richard Martin. « La première flottille a eu l’utilité d’ouvrir le débat, maintenant il faut aller un peu plus loin », a dit Mme Minetti.

Pour Pierre Stambul, de l’Union juive française pour la paix (UJFP), « il ne faut pas se faire d’illusions, le bateau n’arrivera pas à destination », mais une telle action peut « faire reculer l’Etat d’Israël ». Le 31 mai 2010, des militants pro-palestiniens avaient tenté de forcer le blocus maritime imposé à la bande de Gaza, à bord de plusieurs navires. Neuf militants turcs qui avaient agressé des commandos marines israéliens avaient été tués lors du raid contre le Mavi Marmara, un bateau turc de la flottille.

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Israël suit « attentivement » la crise libanaise.

JERUSALEM, (AFP) – Israël suit « attentivement » l’évolution de la crise politique au Liban, provoquée par la démission des ministres du camp du Hezbollah, bête noire de l’Etat hébreu, a indiqué jeudi un haut responsable gouvernemental.

« Cette crise est une affaire intérieure libanaise. Mais nous suivons attentivement ce qui se passe. Israël est évidemment opposé à toute escalade de la situation à notre frontière nord avec le Liban », a expliqué ce responsable sous couvert de l’anonymat.

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a fait savoir pour sa part qu' »Israël suit avec vigilance » l’évolution de la situation au Liban, selon son porte-parole Barak Seri. Les médias israéliens ne signalent aucune tension particulière le long de la frontière. L’ensemble des commentateurs israéliens estiment que le Hezbollah n’a pas l’intention de se saisir de cette crise pour se livrer à des « provocations » anti-israéliennes.

En juillet-août 2006, l’armée israélienne a mené une guerre violente contre le mouvement chiite du Hezbollah au Liban. Le Hezbollah avait tiré 4.000 roquettes sur le nord d’Israël, contraignant plus d’un millions d’habitants à se réfugier dans des abris ou à fuir vers le sud du pays.

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Liban: deux grenades lancées sur un bureau d’un parti allié au Hezbollah.

BEYROUTH, (AFP) – Deux grenades ont été lancées jeudi soir sur un bureau du parti du général chrétien Michel Aoun, allié du mouvement chiite Hezbollah, près de Beyrouth, sans faire de blessés, a déclaré une source au sein des services de sécurité.

« Des inconnus ont lancé deux grenades à 19H30″ (17H30 GMT) sur un bureau du Courant patriotique libre, présidé par Michel Aoun dans le village de Beit Chabab », à 25 km au nord de Beyrouth, a indiqué cette source. « L’une des grenades a explosé, causant des dégâts matériels mais aucun blessé n’est à déplorer », a-t-elle ajouté, précisant qu’une enquête avait été ouverte.

Cet incident intervient au lendemain de la chute du gouvernement de Saad Hariri, provoquée par la démission de 11 ministres du camp du mouvement chiite Hezbollah, dont plusieurs du parti de Michel Aoun.

Peu avant l’annonce de la démission, M. Aoun avait déclaré que les efforts de Ryad et de Damas pour trouver une solution à la crise liée à l’enquête du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) sur l’assassinat du dirigeant libanais Rafic Hariri, avaient échoué.

Le Hezbollah, qui accuse le TSL d’être « à la solde d’Israël et des Etats-Unis », s’attend à être mis en cause dans cet assassinat et fait pression sur Saad Hariri pour qu’il désavoue le tribunal. Mais M. Hariri refuse tout compromis sur le TSL, qui doit rendre prochainement son acte d’accusation.

Ces développements politiques font craindre une résurgence des violences de mai 2008 lorsque, après une crise de près de deux ans provoquée par la démission de ministres du camp Hezbollah, des combats meurtriers avaient mis le pays au bord de la guerre civile.

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Le Liban sans gouvernement plonge dans une « crise ouverte ».

BEYROUTH, (AFP) – Le Liban a plongé dans une crise politique « ouverte » après la chute du gouvernement de Saad Hariri provoquée par la démission du camp du Hezbollah, estimait la presse jeudi, qui souligne la difficulté de la formation d’un nouveau cabinet.

« Crise ouverte », titre le quotidien francophone L’Orient-Le Jour, qui ajoute que « le Liban s’engage dans la crise totale ». « Le Liban en proie à l’incertitude », titrait de son côté le quotidien anglophone « The Daily Star ».

La coalition gouvernementale au Liban s’est effondrée mercredi après la démission des ministres du Hezbollah et de ses alliés, enfonçant le pays dans la crise liée à l’enquête d’un tribunal de l’ONU sur l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri.

Pour As Safir, quotidien proche du Hezbollah, le pays plonge « dans une crise politique et gouvernementale profonde et de longue durée », tandis que le quotidien à capitaux saoudiens Al Hayat estime dans son édition de Beyrouth que le Liban fait face à « l’inconnu » et qu’il est « difficile de savoir quand cette crise va prendre fin ».

La plupart des quotidiens relèvent la difficulté de la tâche de former un nouveau gouvernement, alors que se poursuit le bras de fer entre le camp Hariri, soutenu par Ryad, et celui du Hezbollah, soutenu par Damas et Téhéran, au sujet du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé d’enquêter et de juger les meurtriers de Rafic Hariri en 2005.

Le Hezbollah, qui accuse le TSL d’être « à la solde d’Israël et des Etats-Unis », affirme s’attendre à être mis en cause dans ce meurtre et fait pression sur Saad Hariri pour qu’il désavoue le tribunal. Mais M. Hariri refuse tout compromis sur le TSL qui doit rendre prochainement son acte d’accusation.

Selon Al Akhbar, proche du parti chiite, l’opposition menée par le Hezbollah a fait savoir au président de la République Michel Sleimane, qui se tient à égale distance entre les deux camps, qu’elle « n’acceptera en aucun cas un retour de M. Hariri à la tête d’un nouveau gouvernement ». Mais le quotidien panarabe Asharq AlAwsat, pour qui « l’heure du danger a sonné au Liban », estime que « l’opposition peut faire tomber le gouvernement, mais ne peut former un nouveau gouvernement sans Hariri », le plus puissant leader sunnite du pays.

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Sarkozy réaffirme son soutien aux autorités et institutions libanaises.

PARIS, (AFP) – Le président Nicolas Sarkozy « a réaffirmé son soutien aux autorités et aux institutions libanaises », lors d’un entretien téléphonique qu’il a eu mercredi soir avec le président syrien Bachar al-Assad à propos de la crise gouvernementale au Liban, selon un communiqué de l’Elysée.

La présidence française, qui confirme que M. Sarkozy recevra jeudi à l’Elysée le Premier ministre libanais en exercice, Saad Hariri, explique que le chef de l’Etat s’est entretenu avec son homologue syrien « des développements intervenus au sein du gouvernement libanais ». Il « a réaffirmé son soutien aux autorités et aux institutions libanaises » et « souhaité que la concertation internationale contribue à aider les Libanais à surmonter cette phase délicate dans le plein respect des institutions démocratiques libanaises, de l’indépendance du Liban et de ses engagements internationaux », précise le communiqué.

M. Sarkozy « s’est félicité du dialogue permanent que la France et la Syrie entretiennent au plus haut niveau à cet égard et qui s’est encore illustré lors de la visite en France » du président Al-Assad le 9 décembre.

Mercredi à Beyrouth, les ministres du Hezbollah et de ses alliés ont mis à exécution leur menace de claquer la porte du gouvernement d’union libanais si leurs demandes n’étaient pas entendues concernant le tribunal de l’ONU (TSL) enquêtant sur l’assassinat du père de M. Hariri et ancien Premier ministre, Rafic Hariri. Cette démission en masse a provoqué l’effondrement du gouvernement et relancé les inquiétudes de voir le Liban s’embraser à nouveau.

Le Hezbollah, le plus puissant mouvement armé au Liban, soutenu par la Syrie et l’Iran, affirme depuis des mois s’attendre à être mis en cause dans le meurtre en 2005 de Rafic Hariri, et fait pression sur Saad Hariri pour qu’il désavoue le tribunal de l’ONU chargé de l’enquête.

Comme l’avait annoncé plus tôt son entourage, Saad Hariri –reçu mercredi à la Maison Blanche par le président américain Barack Obama– a fait étape à Paris en rentrant vers Beyrouth. Il sera reçu par Nicolas Sarkozy jeudi à 19H15, a précisé l’Elysée. Selon la présidence française, M. Sarkozy a en outre « adressé un message » mercredi au président libanais, Michel Sleimane, « afin de l’assurer de son appui dans l’exercice de ses responsabilités constitutionnelles et pour réaffirmer, à travers lui, au peuple libanais la force des liens d’amitié » entre les deux pays.

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Londres juge « extrêmement grave » la chute du gouvernement au Liban.

LONDRES, (AFP) – Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a qualifié « d’évènement extrêmement grave » le retrait des ministres Hezbollah du gouvernement libanais et estimé qu’il « fallait mettre un terme à l’impunité » des auteurs d’assassinats politiques au Liban.

« Il s’agit d’un évènement extrêmement grave qui pourrait avoir de très sérieuses implications pour le Liban et pour la stabilité régionale », a estimé dans un communiqué le ministre, appelant « toutes les parties à travailler ensemble pour trouver une issue pacifique » à cette crise.

M. Hague a condamné « les tentatives continuelles pour ébranler » le tribunal de l’ONU (TSL) qui enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et qui « devrait pouvoir mener à bien sa tache sans entrave ». « La justice doit passer et il faut mettre un terme à l’impunité » de ceux qui commettent « des assassinats politiques au Liban », a-t-il conclu.

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Liban: un député PS « très inquiet » après la chute du gouvernement libanais.

PARIS, (AFP) – Le député PS Gérard Bapt, vice-président du groupe d’amitié France/Liban à l’Assemblée, s’est dit mercredi « très inquiet » après la chute du gouvernement libanais redoutant « de graves confrontations ».

« Je suis très inquiet de la chute du gouvernement libanais et du risque de confrontation grave si des membres de la communauté chiite sont accusés de l’assassinat du président Hariri », a-t-il dit.

« Les autorités françaises doivent se démarquer de l’obstruction américaine qui vient de faire échouer la médiation syro-saoudienne », a-t-il poursuivi, afin d’éviter « de nouvelles confrontations ».

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Clinton: le Hezbollah tente de saper la justice au Liban mais échouera.

DOHA, (AFP) – La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a affirmé mercredi soir que le Hezbollah chiite tentait de « saper la justice » et de porter atteinte à la stabilité au Liban, mais qu’il ne parviendrait pas à ses fins.

« Nous considérons ce qui s’est produit aujourd’hui comme un effort clair de la part de ces forces internes au Liban, et d’intérêts hors du pays, visant à saper la justice et miner la stabilité du Liban et son progrès », a dit Mme Clinton lors d’une conférence de presse.

Mais, a-t-elle averti, « cette tentative de faire tomber le gouvernement dans le but de mettre à mal le Tribunal spécial pour le Liban (…) ne réussira pas ».

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JERUSALEM, (AFP) – Une délégation d’évêques catholiques romains d’Europe et des Etats-Unis a appelé jeudi à Jérusalem à « prier pour une paix juste au Moyen-Orient » à l’issue d’une visite annuelle en Terre sainte.

« Nous nous engageons à prier pour une paix juste et pour les mesures nécessaires pour protéger les vies, la dignité et les droits et la liberté religieuse dans tout le Moyen-Orient », a indiqué un communiqué de la coordination des évêques pour la Terre sainte (Holy Land Coordination). « Nous sommes profondément préoccupés par les cas trop nombreux où la dignité des gens est ignorée ou insultée », souligne le texte en référence à la situation dans les Territoires palestiniens. « Nous allons continuer à oeuvrer pour une paix durable en soutenant une vraie solution à deux Etats impliquant sécurité et reconnaissance pour l’Etat et le peuple d’Israël et un Etat indépendant et viable pour les Palestiniens », poursuit le communiqué.

La délégation a passé plusieurs jours en Terre sainte dans le cadre d’une mission annuelle de soutien aux Eglises chrétiennes locales, mandatée par le Saint-Siège, pour la 11e année consécutive. Elle a rencontré mardi le Premier ministre palestinien Salam Fayyad mais n’a pu s’entretenir comme prévu avec les dirigeants israéliens en raison d’une grève des employés du ministère des Affaires étrangères.

Dans leur communiqué, les neuf prélats « encouragent les pélerins à visiter la terre où Jésus a marché ». « Nous n’invitons pas les gens à se rendre ici en touristes mais en pèlerins », a insisté l’évêque britannique Mgr William Kenney lors d’une conférence de presse au siège jeudi à Jérusalem.

Concernant la situation de l’Eglise catholique, la coordination des évêques a souhaité une conclusion rapide des interminables négociations entre le Saint-Siège et Israël sur le statut juridique et fiscal des institutions catholiques en Terre sainte, un contentieux remontant à 1993. « En dépit de l’amélioration tangible de l’allocation de visas, nous avons une fois de plus pu nous rendre compte de la frustration ressentie par des membres du clergé et des ordres religieux catholiques dont le travail quotidien est rendu difficile par les restrictions à leur liberté de mouvement », déplorent les évêques.

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BRUXELLES, (AFP) – Le Quartette pour le Proche-Orient (USA, UE, ONU et Russie) se réunira le 5 février à Munich (Allemagne), pour examiner comment relancer les négociations israélo-palestiniennes, a indiqué jeudi la porte-parole de la chef de la diplomatie de l’UE Catherine Ashton.

« Comme Mme Ashton l’a proposé la semaine dernière, le Quartette se réunira au plus haut niveau le 5 février en marge de la Conférence annuelle sur la sécurité prévue à Munich (sud de l’Allemagne) », du 4 au 6 février, a déclaré Maja Kocijancic.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov y participeront à la réunion avec Mme Ashton, a-t-elle précisé. « L’objet de cette réunion sera de contribuer à trouver une solution pour sortir de l’impasse », comme Mme Ashton l’avait dit le 6 janvier dernier à Ramallah (Cisjordanie), après des rencontres avec le président palestinien Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad, a souligné Mme Kocijancic.

Mme Ashton avait été reçue la veille par le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu et ses ministres de la Défense Ehud Barak et des Affaires étrangères Avigdor Lieberman.

Les négociations de paix, brièvement relancées en septembre à Washington après 20 mois d’arrêt, sont à nouveau bloquées, les Palestiniens exigeant la prolongation d’un moratoire sur la construction instauré en novembre 2009, à laquelle M. Netanyahu s’est refusé.

Pour renouer le dialogue, les Palestiniens réclament des références politiques claires, comme la fin de l’occupation des Territoires palestiniens occupés en 1967 et Jérusalem-Est pour capitale. Ils demandent aussi la reconnaissance de l’Etat palestinien à l’intérieur des frontières de juin 1967, avant la guerre des Six Jours, moyennant des échanges mineurs de territoire.

Le 21 septembre, en marge de l’assemblée générale de l’ONU, le Quartette pour le Proche-Orient avait ajouté sa voix à la pression internationale pour qu’Israël accepte de prolonger le moratoire en rappelant que « les actions unilatérales », telle que la colonisation, « ne peuvent préjuger du résultat des négociations ».

Les Palestiniens espèrent de la communauté internationale et notamment des pays de l’UE une reconnaissance de leur Etat en septembre prochain, à l’issue d’un plan de deux ans du Premier ministre Salam Fayyad visant à mettre en place les institutions d’un « Etat viable », en dépit de la poursuite de l’occupation israélienne.

M. Netanyahu, semblant sur la défensive, a accusé mardi soir les Palestiniens de « faire tout leur possible pour éviter la paix », une rhétorique laissant peu d’espoir à une reprise des pourparlers de paix en dépit des efforts des Etats-Unis et des autres membres du Quartette. « Ce qui empêche la venue de la paix, et des négociations de paix, c’est que les Palestiniens font tout ce qui est en leur pouvoir pour les éviter. C’est la simple vérité », a affirmé M. Netanyahu devant la presse internationale.

Washington et l’UE ont critiqué cette semaine la démolition dimanche dernier d’un bâtiment historique, l’ancien hôtel Shepherd, au cœur d’un quartier arabe de Jérusalem-Est, pour construire 20 logements de luxe destinés à des israéliens. Critiques que le gouvernement israélien a rejetées. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem Est leur capitale. Israël après l’avoir conquis durant la Guerre des Six jours en juin 1967, l’a annexé et a proclamé l’ensemble de la ville comme sa capitale « éternelle et indivisible ».

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WASHINGTON, (AFP) – Les Etats-Unis « surveillent de très près » la situation au Liban, dont le gouvernement s’est effondré à la suite de la démission de ministres du camp du Hezbollah chiite, a affirmé jeudi un porte-parole du Pentagone.

« Nous savons que les troubles et la violence qui pourraient résulter de la situation politique tendue sont des menaces pour la stabilité et la sécurité de la région », a expliqué à des journalistes le colonel David Lapan. Interrogé sur l’envoi de navires militaires américains, le porte-parole a répondu qu’aucun bâtiment n’avait été dépêché au large des côtes libanaises.

« Le département de la Défense et le gouvernement américain souhaitent que toutes les parties usent de moyens pacifiques pour résoudre la situation », a-t-il ajouté. Les Etats-Unis, qui fournissent une aide militaire au Liban, sont « attachés à la souveraineté du Liban et au renforcement de ses institutions », a rappelé le colonel Lapan.

Les ministres du Hezbollah et de ses alliés ont mis mercredi à exécution leur menace de claquer la porte du gouvernement d’union libanais si leurs demandes n’étaient pas entendues concernant le tribunal de l’ONU (TSL). Le TSL enquête sur l’assassinat en février 2005 à Beyrouth de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri. Cette démission en masse a provoqué l’effondrement du gouvernement dirigé par le fils de M. Hariri, Saad Hariri,et relancé les inquiétudes de voir le Liban s’embraser à nouveau.

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LA HAVANE, (AFP) – Le dirigeant cubain Fidel Castro a accusé les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël d’organiser une « boucherie » contre les scientifiques iraniens, afin de freiner le programme nucléaire de Téhéran et de torpiller les négociations internationales sur le sujet.

« Que dirait Einstein? », écrit l’ancien président cubain, âgé de 84 ans, dans une tribune publiée vendredi par la presse locale. Il y cite notamment un article de la revue américaine The Atlantic, évoquant les efforts des services secrets des trois pays et « d’autres puissances occidentales » pour freiner le programme nucléaire controversé de Téhéran, qui comprennent parfois « la disparition coordonnée » de scientifiques iraniens.

Il y reprend aussi les arguments de Téhéran qui accuse les services secrets américains et israéliens d’être derrière deux attentats à la voiture piégée ayant tué Majid Shahriari et blessé Fereydoon Abbasi Davani, deux physiciens participant au programme nucléaire iranien controversé, le 29 novembre.

Il y a un an, un autre scientifique nucléaire iranien, Masoud Ali Mohammadi, avait été tué dans un attentat que Téhéran avait attribué à « des mercenaires » agissant pour le compte d’Israël et des Etats-Unis.

Washington avait qualifié ces accusations d' »absurdes ». « Il existe d’autres graves événements liés à la boucherie de scientifiques, organisés par Israël, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres puissances contre les scientifiques iraniens, qui ne sont pas relayés à l’opinion mondiale par les grands médias », affirme Fidel Castro.

Il cite notamment un article du journal dominical britannique The Sunday Telegraph, pointant du doigt le rôle du Mossad israélien dans la mort des scientifiques. « Je ne me souviens pas d’une autre époque de l’histoire au cours de laquelle l’assassinat de scientifiques soit devenu la politique officielle d’un groupe de puissances dotées d’armes nucléaires », poursuit-il. Il reprend aussi la thèse de Téhéran selon laquelle ces actions contre les scientifiques iraniens s’inscrivent dans la politique de pressions des grandes puissances avant la reprise des négociations avec Téhéran sur son programme controversé, prévue le 20 janvier à Istanbul.

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SANTIAGO, (AFP) – Le Chili a reconnu vendredi la Palestine comme Etat « libre et indépendant », imitant ainsi plusieurs autres pays d’Amérique latine dont l’Argentine et le Brésil, a annoncé le chef de la diplomatie Alfredo Moreno.

« Le gouvernement du Chili a résolu aujourd’hui d’accorder sa reconnaissance à l’existence d’un Etat de Palestine comme Etat libre, indépendant et souverain », a fait savoir le ministre des Affaires étrangères dans une déclaration lue à la presse. Le texte ne fait pas mention d’un tracé des frontières de cet Etat palestinien. Le chef de la diplomatie a simplement ajouté : « Nous faisons ceci (la reconnaissance) dans le cadre des résolutions des Nations unies, lesquelles nous paraissent offrir le cadre adéquat pour les négociations entre les pays, afin de résoudre les divers problèmes à résoudre ».

Il a en outre annoncé que le président chilien Sebastian Pinera effectuerait une visite en Israël et dans les territoires palestiniens les 4 et 5 mars prochains.

En décembre, le Brésil, l’Argentine, la Bolivie, puis l’Equateur ont reconnu la Palestine comme étant « un Etat libre et indépendant à l’intérieur des frontières de 1967 », c’est-à-dire les lignes d’avant la guerre israélo-arabe des Six Jours et l’occupation de la bande de Gaza et de la Cisjordanie.

Le 31 décembre, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a en outre posé la première pierre de l’ambassade de Palestine à Brasilia.

L’Uruguay a annoncé qu’il reconnaîtrait à son tour l’Etat palestinien en 2011.

Cuba, le Venezuela, le Nicaragua et le Costa Rica le reconnaissaient déjà, comme une centaine de pays dans le monde.

Au total, quelque 150 pays ont des relations diplomatiques avec la Palestine sous une forme ou une autre. La récente vague de reconnaissances latino-américaines a alarmé Israël et suscité la désapprobation de Washington, pour qui « toute action unilatérale est contre-productive », selon le département d’Etat.

Mais le mouvement diplomatique s’inscrit dans la stratégie de dirigeants palestiniens décidés à proclamer leur Etat dans l’année.

Face à l’échec en septembre d’une relance des négociations de paix et à la réticence des Etats-Unis, parrains des négociations, à reconnaître leur Etat, les représentants palestiniens sollicitent une reconnaissance la plus large possible sur les lignes de 1967. Une fois atteinte une masse critique de pays, ils comptent porter cette revendication devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Les Palestiniens jugent qu’une « reconnaissance collective » par la communauté internationale poserait le principe d’une négociation pour toute modification territoriale et permettrait à la Palestine d’évoluer sur la scène internationale comme un Etat à part entière.

Le Chili du président Sebastian Pinera, un des rares gouvernements de droite de la région, était légèrement plus mesuré sur la reconnaissance d’un Etat palestinien que nombre de ses voisins latino-américains. Santiago est à la fois un proche allié de Washington, peu enclin à désavouer la diplomatie américaine sur la question, mais en même temps sensible à une forte communauté arabe de 300.000 personnes issue de l’immigration historique. Il compte aussi une influente communauté juive d’environ 30.000 personnes, dont est issu le ministre de l’Intérieur et numéro deux du gouvernement, Rodrigo Hinzpeter.

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EXCLUSIF | L’ancien président des Etats-Unis est l’invité d’honneur de l’association juive Keren Hayessod. Il présidera le gala annuel organisé le 12 février prochain à l’Hôtel Président Wilson. Alain Jourdan – Tribune de Genève.

L’ancien président américain George W. Bush sera à Genève le 12 février prochain. L’information avait été jusque-là bien gardée. Pour d’évidentes questions de sécurité, la police fédérale avait donné des consignes pour que l’annonce de sa venue ne s’ébruite pas. Personne à Genève n’était au courant de ce déplacement sauf les quelques privilégiés destinataires du carton d’invitation envoyé il y a quelques jours par l’association juive Keren Hayessod. Le 43e président des Etats-Unis est l’invité d’honneur de son dîner de gala annuel organisé dans les salons de l’Hôtel Président Wilson, un palace cinq étoiles qui fait face au lac.

Les frais de participation à cette soirée de charité s’élèvent à 500 francs par personne. Le carton d’invitation précise qu’il est impératif de réserver sa place avant le 31 janvier 2011. L’événement est parrainé par le propriétaire de l’Hôtel Président Wilson, Charles Tamman, et plusieurs mécènes parmi lesquels la Banque Jacob Safra, la banque Hapoalim, Atlas Capital SA et Israël Discount Bank. Au dos figure un extrait du discours que George W. Bush a prononcé devant la Knesset, le 15 mai 2008, pour le soixantième anniversaire de la création de l’Etat d’Israël. «Vous avez créé une société moderne sur la terre promise, une lumière pour les nations qui préserve l’héritage d’Abraham, Isaac et Jacob et vous avez construit une démocratie puissante qui durera éternellement.»

Collecte de fonds

L’événement auquel doivent participer environ 600 personnes marquera l’ouverture de la campagne de collecte de fonds de cette organisation presque centenaire. Le Keren Hayessod, très actif à Genève, a été fondé en 1920 à Londres pour venir en aide aux juifs d’Europe persécutés. Après la guerre, l’association s’est employée à financer des projets culturels, éducatifs, économiques, industriels ou environnementaux. L’une des actions financées par le Keren Hayessod, baptisée Etgarim, concerne l’insertion des jeunes d’origine éthiopienne dans la société israélienne.

Jusqu’à ces derniers mois, le Keren Hayessod était présidé par Avi Pazner, ancien ambassadeur d’Israël en France et ancien porte-parole des gouvernements d’Ariel Sharon et d’Ehoud Olmert. En Suisse romande, l’association est dirigée par Nati Metuki. Joint par téléphone, ce dernier ne cache pas son embarras; visiblement, au siège genevois du Keren Hayessod, on ne pensait pas que l’information filtrerait aussi vite: «Notre invité d’honneur ainsi que tous nos autres invités et participants viennent à titre strictement privé», se borne à commenter le responsable.

Pas de conférence de presse

Il était sans doute illusoire d’imaginer pouvoir garder cette information secrète. Ce n’est pas tous les jours qu’un ancien président des Etats-Unis fait escale à Genève… D’ailleurs, l’une dernière fois où un ancien locataire du Bureau ovale s’est arrêté près de la rade, c’était déjà à l’invitation du Keren Hayessod.

Le 14 décembre 2002 exactement. A l’époque, l’association avait fait preuve de la même discrétion en invitant Bill Clinton.

On ne sait pas combien de temps George W. Bush séjournera à Genève. Sans doute pour une durée très courte. Il sera logé à l’Hôtel Président Wilson qui dispose de suites équipées de vitrages blindés. Le niveau de sécurité qui entourera «le déplacement privé» de George W. Bush sera très élevé. Il n’est pas prévu que l’ancien président des Etats-Unis donne une conférence de presse et encore moins qu’il commente l’actualité. En revanche, des fuites indiquent qu’il accordera sans doute quelques interviews à propos de la publication de ses mémoires parus en novembre dernier.

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De violents affrontements ont opposé de jeunes manifestants aux forces de l’ordre dans plusieurs villes algériennes mercredi soir, après une hausse de produits alimentaires en début d’année.Des émeutes ont éclaté ce mercredi dans plusieurs quartiers d’Alger (Bab El Oued, Casbah, Laquiba, Bachdjarah) où des dizaines de jeunes ont manifesté contre la récente flambée des prix de plusieurs produits alimentaires de base (sucre, huile et farine) rapporte Le Soir d’Algérie repris sur le site Algeria Watch. Des jeunes appellent à de nouvelle manifestations ce jeudi annonce le site Le quotidien d’Algérie qui a mis en ligne plusieurs vidéo des émeutes.

Les manifestations avaient commencé dans la petite ville de Douaouda, dans la wilaya (département) de Tipaza à l’ouest d’Alger dès mardi soir, rapporte Le Temps d’Algérie. La ville « a connu ses premières émeutes depuis ces vingt dernières années. Jamais les habitants de cette partie de la wilaya de Tipaza « n’ont manifesté avec une telle virulence », décrivent des témoins » cités par le journal.

« Le quartier populaire de Bab El-Oued, est devenu ces derniers temps un véritable bastion pour la protestation populaire. » explique El Watan qui témoigne de la colère des jeunes: « Plus rien ne va nous retenir cette fois-ci. La vie est devenue trop chère et la disette menace nos familles alors que les apparatchiks détournent des milliards et s’enrichissent sur notre dos. Nous ne voulons plus de cette vie de chien. Nous réclamons notre part aux richesses de ce pays ». Le quotidien rapporte que de nombreux commerces sont restés fermés ce jeudi matin par crainte de nouvelles émeutes.

La contestation aurait gagné Oran souligne Le Soir d’Algérie: « des dizaines de citoyens à travers plusieurs quartiers populaires de la ville d’Oran, sont sortis dans la rue hier dans un mouvement spontané pour crier leur désarroi face à la flambée des prix des produits alimentaires de large consommation. »
Les émeutes se sont propagées à plusieurs autres villes du pays. Le Matin cite notamment Djelfa, Boumerdes, Annaba, Tipaza, Staoueli, Fouka.

Spéculateurs

L’Expression, journal proche de Bouteflika, qui accuse les spéculateurs de la hausse des prix des produits de base subodore un complot: « lorsque on sait la place qu’occupe le pain dans la société et les habitudes culinaires des Algériens, on est forcé de se poser cette question: qui veut nuire à la paix sociale? »

Pas un mot sur les émeutes dans El Moudjahid, la voix du régime, qui précise en revanche: « L’Etat poursuivra sa politique de subvention des prix des produits de large consommation qui ont connu ces derniers jours de fortes hausses dues notamment à « l’augmentation des cours sur les marchés mondiaux et à l’exagération des marges bénéficiaires pratiqués par certains commerçants » selon le ministère du Commerce. Le journal explique que « le ministère se penche sur la promulgation rapide des textes d’application relatifs à la loi sur la concurrence et les pratiques commerciales à travers « le plafonnement des prix et la limitation des marges de bénéfice des produits de large consommation ».

Pénurie de logements

Les émeutes de Bab el Oued s’inscrivent dans une contestation sociale sporadique qui touche régulièrement le pays. Fin décembre, des incidents dans plusieurs quartiers périphériques d’Alger ont opposé durant trois jours les forces de l’ordre à des manifestants réclamant de meilleurs logements.

L’attribution de logements sociaux provoque régulièrement des protestations en Algérie. La population a plus que triplé depuis l’indépendance en 1962 et atteint quelque 36 millions d’habitants actuellement, mais la construction n’a pas suivi. « Bon nombre d’élus » utilisent la promesse de logements « comme monnaie d’échange et promettent monts et merveilles aux citoyens s’ils sont élus. Une fois installés, ils oublient leurs promesses et se consacrent à des activités autres que celles pour lesquelles ils ont été désignés. dénonce L’Expression. « Les logements tardent à venir et ceux qui arrivent sont détournés au profit de tierces personnes qui n’habitent parfois pas la commune. » explique ‘Expression.

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Les Etats-Unis et Israël constituent les principales menaces pour la Turquie déclarent une majorité de Turcs, selon un sondage réalisé et diffusé mercredi par l’Institut Metropoll.

43% des sondés considèrent que les Etats-Unis sont la première menace étrangère pour leur pays musulman mais laïque, allié de Washington au sein de l’Otan depuis 1952, selon le sondage réalisé en décembre sur un échantillon représentatif de 1.504 personnes.
Vient ensuite Israël, selon 24% des gens interrogés. 63% estiment que leur pays doit geler ses liens avec l’Etat hébreu tandis que 28% pensent au contraire que ceux-ci doivent être approfondis.

L’Iran, soupçonné par les grandes puissances occidentales de fabriquer l’arme atomique, est loin d’être une menace car seulement 3% des sondés y croient.

La Grèce voisine et avec laquelle la Turquie continue d’avoir de sérieux litiges, notamment en mer Egée et à Chypre, et ce en dépit d’un climat de coopération depuis plusieurs années, vient en dernière place avec 2% des sondés affirmant penser qu’elle constitue une menace.

Depuis l’occupation d’Irak en 2003, une certaine antipathie américaine se fait sentir dans la société turque. Pour ce qui en est d’Israël, les rapports avec pays, autrefois allié stratégique régional, se sont nettement dégradés depuis l’offensive israélienne contre la bande de Gaza en 2008/2009, dénoncée par les dirigeants turcs. L’attaque israélienne le 31 mai d’un ferry turc, navire amiral d’une flottille humanitaire pour Gaza, sous blocus Israélien, a entraîné ces relations dans une crise encore plus profonde.

La Turquie a rappelé son ambassadeur et réclame des excuses et compensations pour les neuf Turcs tués pendant ce raid, ce qu’Israël refuse.

La position perçue pro-iranienne et anti-israélienne du gouvernement islamo-conservateur turc du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan entraîne des interrogations sur le cap traditionnellement pro-occidental du pays. Le gouvernement d’Ankara assure qu’il reste attaché à l’Occident, tout en se présentant comme une force régionale à la recherche de nouveaux marchés.

ANKARA, (AFP)

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Deux articles sur un sujet, qui vient renforcer la crainte des Européens face à l’islam.

La gauche est échec et mat sur ce sujet. Ou elle se dédie, ou elle se suicide politiquement en persévérant.

La révolte monte partout en Europe, et tous ceux qui se moquaient il y a peu de Samuel Huntington, sur son choc des civilisations, devront par la force des choses prendre conscience d’une réalité qui s’impose au monde.

Depuis la mort du panarabisme après ses désastres militaires et ses échecs politiques, la stratégie du « panislamisme » est une forme nouvelle d’un rêve ou d’un cauchemar, dans le quel le suicide de soi et le meurtre de l’autre renvoient les uns et les autres à une forme inacceptable de sacrifice humain.

La terreur religieuse du Hamas et du Hezbollah soutenue religieusement par des personnes pensant être encore de gauche, grâce à l’orthodoxie d’une pensée pourtant trahie, n’est pas le seul paradoxe. Il est simplement l’une des expressions d’un traumatisme mentale, ou le verbe n’est pas là pour exprimer une pensée, mais pour ajouter des décibels aux hurlements médiatiques qui sont devenus l’Alfa et l’Oméga de l’existence.
Chut, ils meurent !!!

Quel silence assourdissant! Mais où sont-ils? Mais que pensent-ils?

A-t-on récemment entendu Stéphane HESSEL l’humaniste, toujours prompt à se mobiliser quand il s’agit de condamner Israël qui, dans son dernier ouvrage vendu à 500 000 exemplaires, nous a récemment invité à l’indignation?

A-t-on vu Mouloud AOUNIT, Président du MRAP, lancer ses bataillons toujours vigilants quand les Droits de certains peuples seraient mis en cause?

A-t-on aperçu Olivia ZEMOR, Présidente du CAPJPO, toujours en mal d’un coup médiatique dans les commerces français pour appeler au boycott des produits israéliens?

A-t-on lu des pétitions lancées par les professionnels de la manifestation tiers-mondiste, la banderole toujours prête à flotter au vent
Non. Ils se taisent parce qu’aujourd’hui, il leur faudrait changer de slogan! Ils ne savent pas ou ne peuvent pas, parce que, cette fois « les assassins » sont les autres…

Oui, après le dramatique attentat de la Cathédrale de Bagdad qui avait fait plus de 58 morts chrétiens le 1er novembre dernier, le terrible attentat d’Alexandrie du 31 décembre qui vient de faire au moins 21 morts, amplifie un climat de terreur que les islamistes veulent imposer au monde chrétien d’Orient. Ces « fous de dieu » veulent chasser ces Chrétiens qui sont présents depuis plus de 2000 ans. Ils essaient de remettre à l’ordre du jour le terrible slogan: la valise ou le cercueil!

Mais face à cette offensive, quelle indigence intellectuelle et médiatique! Le 31 mai dernier, à l’occasion du dramatique arraisonnement de la flottille qui voulait forcer le blocus de Gaza (9 morts), des centaines de milliers de manifestants se sont rassemblés dans le monde, des condamnations ont été prononcées par la quasi-totalité des chancelleries, les grandes consciences mondiales ont su trouver les mots pour exprimer leur indignation. Pendant plus de 15 jours, ces évènements ont fait la une des médias nationaux et internationaux. Aujourd’hui, ce sont les Chrétiens que l’on tente d’éliminer de certains pays musulmans, dans une quasi-indifférence. Pratiquement aucune voix ne se lève pour exprimer une indignation, voire une révolte. Qu’il était faible le murmure du Vatican. Qu’elle était feutrée la réaction du Quai d’Orsay. Qu’elle était molle l’onde venue de Washington. Qu’elle était pitoyable la déclaration de l’Union Européenne!

Que l’on ne s’étonne plus alors que l’islamisme radical tente chaque jour un peu plus gros, quand il constate la couardise des prétendus défenseurs des Libertés et Droits de l’Homme. Une chose est sure: pour éviter un nouveau Munich, il est grand temps que les Nations libres retrouvent un peu de leur dignité!

Laurent AZOULAI
Président du Cercle Léon BLUM

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Kaddish pour des chrétiens massacrés.

Méthodiquement et sans faiblir, les djihadistes poursuivent leur combat contre les “infidèles”.

Les Juifs d’abord pour des raisons tellement évidentes qu’il est inutile de s’y étendre. Mais les juifs se faisant plutôt rares là-bas, on se rabat sur les Chrétiens.

Ils sont “trinitaires”, donc un peu païens, “croisés”, comme de bien entendu et leurs valeurs sont insupportables.

Mais on tue aussi des musulmans “hérétiques”, promis à l’enfer parce que pro-occidentaux et imperméables à l’intégrisme.

Alors on peut se demander: ces fanatiques moyenâgeux, qu’ils soient ou non liés à Al Quaïda, que veulent-ils ?

Souhaitent-ils la disparition totale des non-musulmans en terre d’Islam ?

Hier les Juifs, aujourd’hui les Chrétiens ?

Les Assyro-Chaldéens quittent l’Irak en masse. Les Coptes, frustrés par le manque d’actions gouvernementales pour les protéger sont nombreux à penser à émigrer. Beaucoup d’entre eux pensent qu’il y a un plan élaboré par Al Quaïda pour les faire partir d’Egypte.

Au Liban, les Chrétiens sont de plus en plus inquiets sur leur avenir. Alors, quand il n’y aura plus de Juifs ni de Chrétiens à persécuter, que feront les « nazislamistes »?

Facile à prévoir! Des Chiites massacreront des Sunnites et des Sunnites massacreront des Chiites; Pour arriver à quoi en fin de compte? A rétablir le Califat? Mais quel Califat? Sunnite? Ou Chiite? Ou alors les deux? Un calife pour chaque obédience ?

En attendant, on tue! On tue à Bagdad, on tue à Alexandrie, on tue partout où l’on peut. Et ce qu’il y a de remarquable dans cette situation, dramatique, c’est le silence assourdissant des gardiens autoproclamés des droits de l’homme, des altermondialistes, des défenseurs habituels des “faibles” et des opprimés”, ceux des grandes manifestations de rues quand Israël essaie de sauver son existence face aux terroristes du Hamas ou du Hezbollah.

Autant Musulmans que Chrétiens et même parfois Juifs, ils sont tous aux “abonnés absents”. A-t-on entendu les organisations humanitaires qui savent hurler leur vertueuse indignation au moindre incident impliquant Israël? Elles semblent être atteintes en la circonstance d’une étonnante extinction de voix.

A-t-on entendu l’ex-président Hulla du Brésil ? A-t-on entendu Hugo Chavez du Venezuela ? A-t-on remarqué la discrétion des Grands de ce monde, Barak Obama en tête? Evidemment on a eu droit comme toujours aux odieuses accusations de certains medias arabes.
Alors que les Chrétiens vivent dans la terreur de nouveaux attentats, des groupes islamistes affirment sans rire, avoir découvert les commanditaires de l’attentat de la Saint Sylvestre qui couta la vie à 21 personnes dans une église d’Alexandrie et ce sont…ce sont… ? Devinez…..Les sionistes et les Juifs évidemment ! Ben, voyons ! “Le Mossad derrière l’attentat dans une église égyptienne” titre sur sa “une”, dimanche dernier un journal gouvernemental iranien; qui explique que ce scenario a été organisé par les sionistes pour créer un fossé entre Chrétiens et Musulmans.

Le quotidien égyptien Al Misriyyounes et le site Moufakerat El Islam voient eux aussi dans ce massacre, la main du Mossad.

Des responsables des “frères musulmans”, un groupe d’avocats égyptiens, le grand mufti du Liban condamnent tous les Juifs.

Quand on a un bouc émissaire aussi pratique, on ne le lâche plus.

Tout cela serait risible si ce n’était pas ignoble! Comment les gouvernements des Nations, le nôtre compris, vont-ils réagir face aux djihadistes islamistes et aux dangers que courent les Chrétiens d’orient et nous tous avec eux?

Vont-ils laisser une mouvance fasciste et terroriste dicter sa loi, ou sauront-ils faire face ?

L’ennemi les observe et les attend.

André Nahum

NDLR – Le grand spécialiste du Moyen-Orient, Antoine SFEIR, homme pondéré dit-on, invité sur France-Info le mardi 4 janvier 2011, n’a pas manqué de déclarer lui aussi qu’Israël était probablement derrière les attentats du Caire. La culture ne suffit pas à rendre intelligent. Le peuple le plus cultivé d’Europe, l’Allemagne du XXème siècle nous en a fait une atroce démonstration.

La science sans conscience, n’est que ruine de l’âme.

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Selon un câble diplomatique obtenu par WikiLeaks et révélé par le Huffington Post, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad aurait été giflé par Mohammad Ali Jafari, le commandant du Corps des gardiens de la révolution, en raison de positions trop libérales.

Le cable, daté de février 2010, raconte une scène hallucinante qui se serait déroulée lors d’une réunion Conseil Suprême de Sécurité Nationale. Ce dernier écoute avec surprise les arguments d’Ahmadinejad, qui suggère de relâcher la pression face aux protestations de l’opposition, expliquant que la population « suffoque » et qu’un peu plus de liberté, y compris pour la presse, pourrait détendre la situation.

Une prise de position qui irrite Mohammed Ali Jafari, qui dirige le Corps des Gardiens de la révolution islamique, organisation paramilitaire dépendant du Guide de la Révolution. « Tu as tort ! C’est toi qui a créé cette agitation ! Et maintenant tu dis qu’il faut donner plus de liberté à la presse ?! », s’emporte Jafari, avant de gifler Ahmadinejad, rapporte la source (un ancien activiste de la révolution iranienne) à l’origine du câble.

Le Conseil de Sécurité ne se réunira pas dans pendant deux semaines suite à cet incident, avant que l’Ayatollah Janati n’intervienne pour tenter de réconcilier les deux hommes.

Ce récit ne provient que d’une seule source et a été démenti en Iran. Il semble toutefois confirmer les tensions au sein du pouvoir iranien évoquées il y a quelques mois par le Los Angeles Times. Ahmedinejad serait de plus en plus isolé, et en conflit avec le chef suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei.

Ahmedinejad a récemment limogé brutalement son ministre des affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, en plein voyage officiel au Sénégal. Une manœuvre dirigée contre ses opposants au sein du parlement iranien, estiment les analystes.

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Deux employés locaux du consulat britannique à Jérusalem ont été arrêté par les autorités israéliennes dans le cadre d’un projet d’attaque d’un stade de football qu’Israël affirme avoir déjoué, a indiqué lundi soir le Foreign Office.

« Je peux confirmer que deux employés locaux du consulat général britannique à Jérusalem ont été arrêtés » et selon les informations dont dispose Londres « ils ont été accusés de vente illégale d’armes », déclaré un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères. « Nous essayons d’avoir confirmation de ces accusations. Il s’agit d’un processus légal en cours », a ajouté le porte-parole.

Dimanche, le service de sécurité intérieure israélien (Shin Bet) avait annoncé avoir déjoué un projet d’attaque à la roquette contre le principal stade de Jérusalem-Ouest, la partie israélienne de la Ville sainte, et avoir arrêté dans cette affaire un Palestinien et un Arabe israélien. Selon la BBC, les deux hommes sont employés à l’entretien du consulat. Ils se seraient procuré des armes pour deux autres hommes accusés d’avoir planifié une attaque à la roquette contre le « Teddy Stadium » pendant un match de football, a rapporté la chaîne britannique. La police israélienne n’a pas trouvé de roquettes et le projet d’attaque était dans un stade précoce, a ajouté la BBC en citant des sources policières israéliennes.

Le Foreign Office a refusé de commenter ces informations, le porte-parole se contentant de souligner que les autorités israéliennes avaient fait savoir que l’arrestation des deux hommes n’était pas liée à leur travail au consulat. Il a désigné les deux employés en question sous les noms de Mohamed Hamadeh et Bilal Bakhatan.

Selon un communiqué du Shin Bet, les deux suspects, désignés comme Moussa Hamada et Bassem Omari, résidents de Jérusalem-Est arrêtés en novembre, ont été pendant plusieurs années des militants actifs du mouvement islamiste palestinien Hamas (au pouvoir à Gaza) et des Frères musulmans à Jérusalem. Les deux hommes ont été inculpés dimanche devant un tribunal de Jérusalem d' »appartenance et soutien à une organisation terroriste, possession d’armes à feu et complot en vue de commettre un crime », précisait le communiqué. Ils auraient aussi acheté des pistolets et cherché à se procurer un fusil et des explosifs.

Le Shin Bet a indiqué que trois complices, des Palestiniens de Jérusalem-Est, avaient été inculpés séparément pour trafic d’armes et étaient passés aux aveux.

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ROME, (AFP)

L’Italie a demandé que le thème des violences et discriminations contre les chrétiens dans le monde soit au menu du prochain conseil des ministres européens des Affaires étrangères le 31 janvier, a indiqué dimanche le ministère italien des Affaires étrangères.

« Les derniers épisodes de violences (…) ont confirmé tragiquement que le phénomène de l’intolérance religieuse, surtout contre les chrétiens (…) revêt une intensité et des dimensions trop graves et préoccupantes et absolument inacceptables », affirme dans un communiqué le ministère, faisant ainsi référence à l’attentat qui a fait 21 morts ce week-end devant une église copte d’Alexandrie.

« Le moment d’une réponse politique forte et claire de la part de tous les gouvernements qui ont à cœur les droits de l’Homme, dont la liberté de religion est une composante fondamentale, est arrivé », poursuit le texte.

« L’Union européenne (…) doit être en première ligne dans cette bataille. C’est ce que demande aujourd’hui l’Italie à l’UE », conclut-il. Bien que l’attaque n’ait pas été revendiquée, la piste d’Al-Qaïda est évoquée à mots couverts par les autorités, qui rappellent qu’une organisation irakienne issue de cette mouvance a proféré il y a deux mois des menaces précises contre les chrétiens d’Egypte.

Dimanche, le pape Benoît XVI a dénoncé le « geste lâche » des auteurs de l’attentat, déplorant « cette stratégie de violences qui a pour cible les chrétiens ».

NDLR – Les chrétiens se réveillent-ils un peu tard ? Alors que le berceau du christianisme se trouvait en Orient, les chrétiens se voient chassés par l’islam.

Radical ou pas ces pays musulmans imposent à tout non musulman de se plier aux règles de l’islam.

Quand Israël veut défendre la Judaïcité de l’Etat tout le monde crie au racisme, compris nos intellectuels de gauche. Défendre son identité quand elle est juive devient un crime, au nom d’une morale à deux vitesses, celle appliquée à Israël et celle à laquelle toutes les nations échappent.

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L’Iran a demandé l’aide du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon pour connaître le sort d’un ancien vice-ministre iranien de la Défense disparu en Turquie en 2007, après des informations de presse sur sa possible mort dans une prison israélienne, ont rapporté vendredi les médias.

Le ministre iranien des Affaires étrangères par intérim, Ali Akbar Salehi, a écrit à M. Ban pour lui demander d' »oeuvrer pour clarifier le sort d’Ali Reza Asghari », selon les médias. Des responsables iraniens ont multiplié ces derniers jours les déclarations alarmistes sur le sort de M. Asghari après la publication d’un article dans la revue en ligne Eurasia News sur sa possible mort dans une prison israélienne.
L’article en question citait en outre une information d’un journal israélien sur le « suicide » de M. Asghari en prison. Selon Eurasia News, cette information avait été retirée du site du journal en question, le Yedioth Aharonoth, peu après sa publication car elle était sous censure.


Ali Reza Asghari

« L’information qui a été publiée sur les sites internet du régime sioniste, avant d’être retirée, clarifie la situation. Le suicide de M. Asghari est totalement illogique et il est parfaitement clair que les sionistes l’ont assassiné », avait déclaré mercredi Kazem Jalali, le porte-parole de la commission des Affaires étrangères du Parlement.

« Sans aucun doute, la publication de telles informations renforce les suspicions sur l’enlèvement de ce dernier (Ali Reza Asghari) par le régime sioniste qui est directement responsable de sa vie », a écrit M. Salehi.

« L’enlèvement de M. Asghari est contraire à toutes les règles du droit international et est un parfait exemple du terrorisme d’Etat du régime sioniste », a-t-il ajouté.

Selon des médias occidentaux, M. Asghari avait disparu lors d’un séjour privé en Turquie en février 2007, mais selon sa famille, sa disparition remonte à décembre 2006. A l’époque, le Washington Post, avait affirmé que M. Asghari avait volontairement fait défection et ferait preuve de « coopération » avec les services de renseignement américains.

La presse israélienne avait quant à elle suggéré que son « rapt » aurait pu être l’oeuvre du Mossad, les services de renseignement israéliens, ce qu’avait démenti vivement le ministre de la Défense de l’époque Amir Peretz. L’Iran accuse les services de renseignements israéliens de l’avoir enlevé. « Après avoir enlevé M. Asghari, ils (les Israéliens, ndlr) ont publié des informations pour affirmer qu’il avait demandé l’asile (…) pour couvrir leur acte inhumain », a déclaré pour sa part le ministre de la Défense, le général Ahmad Vahidi, cité jeudi par la presse.