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Une milice contrôlée par les Gardiens de la Révolution accuse les Etats-Unis de frappes pour masquer la défaite subie lors d’un raid par l’Etat Islamique près de la frontière syrienne

 

Les Brigades Seyyed al Shuhada, une milice irakienne chiite contrôlée par le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI) a prétendu le 7août que ses forces s’étaient retrouvées sous le feu des obus de l’artillerie aémricaine dans les parages de Jamouna, en Syrie.

Un porte-parole de la Défense américaine a rejeté ces allégations.

Jamouna est située approximativement à environ 13 kms de la frontière irakienne et à près de 60 kms au Nord-Est d’Al Tanf, où est située une base militaire des forces spéciales américaines. L’Etat Islamique a posté une séquence vidéo d’un raid dans cette même zone, le même jour,qui montre le drapeau de la milice chiite, suggérant fortement une tentative de la milice djihadiste chiite de masquer une attaque du groupe djihadiste sunnite, de brouiller les pistes et de transférer le blâme sur les Etats-Unis.

Le Drapeau des Brigades Seyyed al Shuhada aperçu dans la vidéo du raid de l’Etat Islamique.

La milice irakienne pro-iranienne a déclaré que plus de 40 de ses hommes ont été tués et blessés et l »Etat Islamique prétend avoir tué 68 des miliciens chiites. Des officiers iraniens font partie des tués.

La Brigade Seyyed al Shuhada a publié, à l’origine, une déclaration prétendant que des obus de l’artillerie américaine avaient frappé les forces positionnées entre les villages de Jamouna en Syrie et d’Akashat en Irak, qui se situe dans la partie ouest de la province d’Anbar. Les médias iraniens ont rapporté de manière mensongère que ces pertes étaient la conséquence des frappes de l’aviation américaine. Le Secrétaire-Général de cette milice, Abu Aala al Walayi, a confirmé le nombre de morts à l’agence de presse des Gardiens de la Révolution, Tasnim News, en ajoutant que « sept de nos frères du Corps des Gardiens de la Révolution » ont aussi été tués.

Al Walayi a entretemps modifié son compte-rendu de ce qui se serait passé. Cependant, il a déclaré que ses forces entreprenaient des « opérations de nettoyage entre Akashat et l’Est d’Al-Tanf et qu’elles auraient été pilonnées par les obus de l’artillerie américaine, ainsi que par des avions de chasse US. Il prétend aussi que ses troupes disposeraient de preuves en vidéo; Le chef de la milice a ensuite accusé les Etats-Unis de se coordonner avec l’Etat Islamique et que le groupe djihadiste avait attaqué « précisément juste après le lourde bombardement des Américains », à partir de la « zone de sécurité américaine », ce qui veut dire la « zone de déconfliction ».

Le CGRI et ses milices supplétives accusent depuis longtemps les Etats-Unis de soutenir directement l’Etat Islamique. Le chef de la milice irakienne a prétendu que ses forces ont fourni « des informations sur la zone nettoyée à l’armée syrienne et aux forces russes ».

Al Walayi a insisté sur le fait que le nettoyage ethnique de la frontière est, pour lui, « plus important » que de prendre Tel Afar, une ville assiégiée à l’ouest de Mossoul, du fait de la « position spéciale » de la ville frontalière. Sa milice combat sous la bannière des Forces de Mobilisation Populaire (fmp) qui est une « institution légale comme l’armée irakienne et la police fédérale ». Le chef de milice a prétendu qu’il avait demandé aux quartiers-généraux du commandement conjoint d’Irak d’enquêter sur cette « grande catastrophe ».

L’Etat Islamique a revendiqué la mort de deux commandants opérationnels des Gardiens de la Révolution iranienne au cours de ce raid. L’Iran a, depuis, reconnu la mort d’un colonel et les photos fournies à la fois par l’Iran et l’Etat Islamique concordent. Al Walayi a confirmé la mort de ce commandant important, qui est surnommé parle pseudonyme « Hossein Qomi », en le désignant comme un commandant ayant plus de quatre ans d’expérience à ce poste en Syrie et comme responsable  » du commandement et de la direction des forces dans ce secteur ». « Sa mort a provoqué une interruption dans la coordination de nos forces », a ajouté le chef de milice aux ordres de l’Iran.

La revendication par l’Etat Islamique de l’élimination du commandant des Gardiesn de la Révolution islamiste iranienne “Aziz Hossein Qomi.”

L’affiche des funérailles de Morteza Hosseinpour-Shalmani (AKA Hossein Qomi).

 

Les responsables militaires et les médias iraniens offrent peu d’information sur l’officier supérieur tué au cours du raid, bien que certains responsables disent qu’il faisait partie des Forces Quds de Qassem Soleimani, la branche des opérations extérieures des Gardiens.

Le colonel Morteza Hosseinpour-Shalmani, « Gardien de la Révolution et défenseur Gilani du sanctuaire, appartenant à la Force Quds », a été tué en Syrie au cours d’une mission de « conseil » en combattant les forces takfiries de Daesh, selon un reportage officiel des Gardiens de la Révolution du Corps AlQuds des forces terrestres du nord de la province de Gilan. Le média cite des responsables affirmant qu’Hosseinpour Shalmani faisait partie de la « Force Quds », bien que les médias iraniens disent fréquemment que son groupe du « Corps Quds » et que l’Unité Gilan sont une seule et même entité.

Résidant dans la province de Qom, on explique aussi pourquoi il aurait pris le pseudo de « Qomi ».

Un responsable du Corps Al Quds a déclaré qu’il est mort dans la province de Deir Ez Zor et qu’il a été enterré dans sa ville natale de Shalman dans la province de Gilan, cette semaine.

La Garde Révolutionnaire subdivise ses forces terrestres par provinces d’origine.

Un autre organe de presse lié aux Gardiens de la Révolution prétend qu’il aurait été tué près de Palmyre en plein centre désertique de Syrie. Un autre dit encore qu’il aurait été tué dans la partie Est de la province de Homs, où se situe la ville antique de Plamyre. Des forces favorables au régime combattent dans ce secteur pour prendre Suknah à l’Est de Palmyre et les médias appartenant aux gardiens de la Révolution suivent ces évé »nements de près.

Le groupe djihadiste sunnite a posté une autre séquence qu’il prétend figurer la capture d’un autre Iranien au cours du raid, montrant par la suite son coprs décapité (qui n’est pas montré ici). L’Iran n’a pas encore confirmé cette mort.

L’Etat Islamique affirmé avoir capturé un prisonnier Iranien au cours du raid.”

Les médias iraniens ont aussi annoncé la mort d’au moins deux autres gardiens de la Révolution, reliés à des unités différentes appartenant aux forces terrestres. La Garde révolutionnaire prétend qu’ils auraient été tués près de Palmyre. Ils pourraient bien faire partie des sept Iraniens tués au cours du raid de l’Etat Islamique. Les commandants des Gardiens de la révolution ne font, évidemment pas que « conseiller » les milices, mais ils les encadrent et les mènent au combat. Des agents opérationnels des Gardiens Iraniens appartenant aux forces terrestres ont déjà précédemment été intégrés au sein des milices chiites pour faire partie du corps expéditionnaire des forces commandées par la Force Quds de Soleimani.

En mai et juin, les forces dirigées par Téhéran, comprenant les Brigades Seyyed al Shuhada sont venues défier les forces américaines d’une zone de déconfliction prochge d’Al Tanf, déclenchant alors des frappes américaines. La milice fait partie d’une opération plus large soutenue par l’Iran,visant à contrôler la frontière syro-irakienne et à interdire cette zone aux forces soutenues par les Etats-Unis [Voir : L’Iran teste les USA dans le Sud-Est de la Syrie.]

Quelques images de la séquence de la vidéo de l’Etat Islamique sur le raid de cette semaine :

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Amir Toumaj est Analyste de recherches à la Fondation pour la Défense des Démocraties. Caleb Weiss est un contributeur du Long War Journal, appartenant à la FDD.

Par  | 8 Août 2017 | Admin_@longwarjournal.org |

longwarjournal.org

Adaptation : Marc Brzustowski

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Les Etats-Unis désignent le Corps des Gardiens de la Révolution Islamiste Iranienne comme organisation Terroriste

The US Designated The IRGC As A Terrorist Organization

La semaine dernière, le Président américain Donald Trump a signé une Loi visant à contrer les Adversaires de l’Amérique par des Sanctions.

 

L’Acte H. R. 3364 requiert du Président des Etats-Unis d’Amérique qu’il désigne le Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne (CGRI) comme une organisation terroriste. Les membres du Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne ne rendent de compte qu’au Guide Suprême l’Ayatollah Ali Khamenei et joue le rôle de substitut de l’armée iranienne dans la plupart des missions importantes, dont l’exportation par voie de terrorisme (Brigades Al Quds des Gardiens de la Révolution, dirigée par le Général architerroriste Qassem Soleimani) de la Révolution à l’étranger et dans tous les pays limitrophes en vue d’étendre l’expansionnisme panchiite, grâce à ses antennes-relais comme le Hezbollah au Liban ou les Houtis au Yémen. A l’intérieur comme à l’extérieur, les Gardiens de la Révolution et ses milices éponymes comme les Bassidjis prétendent « protéger la révolution iranienne en empêchant toute interférence étrangère (toute aspiration à la démocratie ou au pluralisme), ainsi que les coups d’Etat de l’armée (iranienne) ou des « mouvements déviants » (lors des élections truquées notamment).

Ces nouvelles sanctions américaines comprennent de la désignation duc Corps des Gardiens de la Révolution Islamiste (CGRI), en tant que tel, ses forces aérospatiales, sa marine qui harcèle les navires dans le Golfe et la milice des Bassidjis, intervenant dans la répression des minorités et du peuple iranien, comme étant toutes des organisations terroristes.

C’est la première fois que les Etats-Unis désignent la branche officieuse de l’armée d’un pays étranger comme étant une organisation terroriste.

 

La désignation terroriste s’appliquera également à tous les agents étrangers et filiales de l’Iran et elle sera instaurée aux environs du 30 octobre. L’ordre exécutif (E.O.) 13224 gèlera tous les avoirs de l’organisation visée et de ses partisans et il les isolera du système financier américain. Les détracteurs de l’Amérique affirment que l’Administration Trump, contrairement aux vœux de Poutine, continue de se diriger vers une confrontation directe avec le régime théocratique d’Iran.

Le paragraphe 105 (3) déclare  : « Le CGRI et pas seulement la FQ-CGRI (La Force Quds, la branche terroriste extérieure des Gardiens de la Révolution) est responsable de l’instauration du programme international d’activités de déstabilisation, du soutien aux actions de terrorisme international et du programme de missiles balistiques ».

 

Les Etats-Unis ont déjà mis en liste noire des dizaines d’entités et de personnalités pour appartenance au CGRI. En 2007, le Trésor américain a désigné la Force Quds du CGRI, son unité d’élite en charge de ses opérations terroristes et insurrectionnelles à l’extérieur « pour son soutien au terrorisme » et a dit qu’il s’agit du « bras primordial de l’Iran afin d’exécuter sa politique de soutien au terrorisme et aux groupes insurgés ». Malgré ces restrictions, le Général Qassem Soleimani prend un malin plaisir à apparaître partout au milieu de ses hommes de main, sur tous les fronts notamment d’Irak et de Syrie.

Nouvelles photos sur le vif du Général Qassem Suleimani sur les lignes de front de Tikrit (Irak) avecl e chef des milices Badr, Hadi Ameri.

Le mois dernier le CGRI  a menacé les Etats-Unis qu’il répliqeurait en cas de désignation comme entité terorriste. « Comparer le CGRI avec des organisations terroristes et lui appliquer des sanctions similaires générera de graves menaces contre les Etats-Unis d’Amérique, ses bases et ses forces déployées dans la région », a déclaré le Major-Général  Mohammad Baqeri. Baqeri a aussi prétendu que le programme de missiles de l’Iran était purement « défensif » et qu’il ne fera jamais l’objet de la moindre négociation. [Il va de soi, qu’à partir du moment où Obama a permis ce programme de missiles en l’excluant des négociations, appuyé par la lâcheté des négociateurs occidentaux comme Chamberlain-Fabius, on ne voit pas pourquoi les terroristes iraniens eux-mêmes remettraient ce programme en question]

Pour les Etats-Unis de Trump, ce programme iranien de missiles est une menace directe contre ses alliés en Amérique et dans le Golfe Persique.

De son côté, l’Iran qui bénéficie du bouclier russe en Syrie et en Irak, prétend que le véritable but des Etats-Unis est d’assurer la sécurité d’Israël. En outre, les alliés del ‘Amérique dans le Golfe requièrent depuis longtemps une position plus ferme de la part des Etats-Unis contre l’Ira, qu’ils accusent d’ingérance régionale au Bahrein, eau Yémen et ailleurs.

The US Designated The IRGC As A Terrorist Organization

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L’accord Trump-Poutine met en péril les frontières israélienne et jordanienne

 

La transformation d’un petit coin de terre entre les frontières syrienne, israélienne, jordanienne et irakienne progresse rapidement sans soulever plus d’intérêt que cela – même en Israël,où cela pourrait finir par provoquer le plus de problèmes, selon Debkafile.

Mercredi 8 août, deux compagnies de l’armée russe composées d’hommes de troupe Ingouches, provenant du Nord du Caucase, ont installé un poste de commandement dans le village syrien deTal al-Shahm, à 13 kms de la frontière syrienne. Son commandant, le Colonel Alexei Kozin, a ainsi pris en charge la frontière de la Syrie avec Israël. Comme Debkafile l’a révélé le mois dernier, sa mission est de mettre sur pied dix checkpoints de contrôle tout le long de cette frontière.

Cette zone frontalière est conçue comme l’une des quatre zones de désescalade qui ont fait l’objet d’un accord entre les Président Donald Trump et Vladimir Poutine, lors de leur réunion à Hambourg, le 7 juillet.

Selon le cadre d’entente auquel sont parvenus Washington, Moscou et Jérusalem, la Force de Séparation et d’observation de l’ONU (UNDOF) reviendra sur sa base de Fawar, en face de Quneitra pour faire tampon entre Tsahal et les forces russes. Mais l’histoire passée de cette « force » dans ce rôle entre Tsahal et les forces syriennes n’a jamais exactement su se montrer très impressionnante [et au Liban, c’est encore pire].

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov a contribué à apporter un moment de diplomatie en conformité avec ce processus, vendredi 11 août. Il a apporté l’assurance que la Russie prendrait en compte les intérêts d’Israël à Jérusalem, dans le cadre des négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens.

Cela s’inscrit aussi dans le communiqué surprenant de Washington, le même jour, précisément que Donald Trump, bien qu’en plein milieu d’une crise redoutable avec la Corée du Nord,  pleines de surenchères militaires, prévoit d’envoyer son principal conseil et gendre Jared Kushner et le médiateur de paix palestino-israélienne Jason Greenblatt en visite préparatoire anticipée, afin de poursuivre leur mission.

Pour comprendre comment ces différentes pièces disparates s’insèrent dans le puzzle du tableau général, tournons-nous à 70 kms à l’Est de Quneitra, situé sur le Golan syrien, vers les combats qui se déroulent à Suweida, dans le sud-Est druze de la Syrie, jusqu’en face des frontières jordanienne et irakienne. Les troupes russes sont entrées dans la ville centrale de Dera’a, qui jouxte la frontière jordanienne, le 13 juillet. Comme à Quneitra, un mois plus tard, ils ont mis sur pied des postes de commandement afin de  surveiller la première zone de désescalade ou de cessez-le-feu qui devait être organisée dans le cadre de l’accord de Hambourg.

La consigne que les troupes russes étaient censées exécuter devait stopper les combats à cet endroit et procéder au retrait des forces combattantes : l’armée syrienne, l’Iran et ses milices chiites supplétives, dont le Hezbollah, à une distance de 40 kms de la frontière.

Mais cet arrangement n’a jamais tenu.

Près de quatre semaines plus tard, le mercredi 9 août au soir, la même nuit où les troupes russes entraient à Quneitra, l’armée syrienne et le Hezbollah lançait une offensive majeure, sur deux fronts, dans la province de Suweida. Trois jours plus tard, samedi, ils ont contraint les forces rebelles locales, notamment le Jaish al-Ashair, soutenu par la Jordanie, à battre en retraite et se sont emparés de 57 kms de frontière du sud de la Syrie avec le royaume Hachémite.

Pas plus les Russes que les Américains n’ont interféré dans cette offensive menée par l’armée syrienne et le Hezbollah, bien que les Russes aient soit-disant pris la responsabilité de maintenir le cessez-le-feu et que les forces spéciales américaines étaient et sont encore postés à l’Est de Suweida, dans le triangle d’Al-Tanf où se croisent les frontières syrienne, jordanienne et irakienne.

(Voir les cartes ci-dessous)

Selon les sources militaires de Debkafile, l’offensive de l’armée syrienne et du Hezbollah viole cet accord de cessez-le-feu sur la zone dite de déconfliction du Sud de la Syrie. Les groupes rebelles syriens, comme le Jaish al-Ashair, soutenus par les Etats-Unis et la Jordanie, se sont enfuis, en pleine débandade et sans tirer un seul coup de feu, se sont rendus au camp du régime syrien en remettant leurs armes fournies par les Etats-Unis aux combattants de l’armée syrienne et du Hezbollah terroriste.

L’épisode de Suweida a démontré de quelle manière l’alliance entre la Syrie, l’Iran et le Hezbollah creuse son sillon en exploitant l’écran de fumée des zones de cessez-le-feu tracées par Trump et Poutine comme une porte grande ouverte afin de prendre le contrôle du Sud de la Syrie et s’emparer des frontières jordanienne et israélienne.

Le mouvement rebelle syrien se désintègre à une allure alarmante, à la suite du « tremblement de terre Jubeir » – comme on a surnommé cet autre événement capital que les gros titres des médias occidentaux et israéliens ont choisi d’ignorer.

La semaine dernière, certaines sources ont révélé que le Ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir aurait informé les dirigeants de l’opposition syrienne invités à Riyad que son gouvernement retirait son soutien à leurs milices combattantes, à la suite de la décision du Président Donald Trump de réduire l’action militaire américaine en Syrie et de la concentrer uniquement sur la guerre contre Daesh – et par conséquent, mettre un terme à la résistance américaine contre le régime Assad.

Saudi officials did not deny the report, only termed it “inaccurate.”

Les responsables saoudiens n’ont pas démenti ces reportages, en les qualifiant simplement « d’inexacts »

[NDLR : le journal égyptien egypttoday.com, cependant, livre une version totalement différente de ces réunions de l’opposition à Riyad, en démontrant qu’Al-Jubeir a essentiellement mis hors-jeu tous les coordinateurs et dirigeants syriens inféodés au Qatar. Cette action s’inscrit dans le cadre du boycott généralisé contre cet émirat gazier. Al Jubeir a aussi mis en garde la Turquie contre ses interférences dans la crise entre les pays sunnites et le Qatar, en invitant les Kurdes à ces pourparlers visant à préparer les prochaines étapes de négociation avec les représentants du régime syrien. Cette posture combative d’Al Jubeir, à l’encontre de l’influence délétère du Qatar et de la Turquie au sein de l’opposition syrienne ne rend pas compte d’un discours défaitiste, même de coulisse, à l’égard des groupes rebelles, qu’il doit plutôt mobiliser dans le cadre de ce bras-de-fer contre les parrains de la confrérie des Frères Musulmans en Syrie. En tout état de cause, nous resterons prudent en disant que cette réunion elle-même ne serait pas la cause principale d’un esprit défaitiste, si tel est le cas, se répandant parmi les rebelles]

Mais, pendant ce temps, l’écho des décisions de Riyad et de Washington d’abandonner la cause anti-Assad s’est répandu comme une traînée de poudre parmi les groupes rebelles syriens. Beaucoup ont répondu en déposant les armes et en se rendant.

Le sort du mouvement rebelle après six ans de guerre cruelle contre le dictateur Bachar el Assad devrait constituer un cas d’école pour les autres destinataires des promesses américaines et russes. Par conséquent, la promesse de Lavrov de prendre en considération les intérêts d’Israël à Jérusalem devrait être prise avec une extrême prudence. Il avait probablement en ligne de mire d’apaiser le scepticisme israélien quant à la perspective de troupes russes qui maintiendraient à bonne distance de sa frontière nord les troupes syriennes, iraniennes et du Hezbollah -même si Washington, a souscrit à cette promesse.

Plutôt que de prendre les eux grandes puissances au mot, Israël n’a seulement besoin que d’observer ce qui se passe au cours de ces toutes dernières heures juste de l’autre côté de la frontière à Suweida, pour apprécier la valeur de ces promesses qui ne valent que pour ceux qui les écoutent.

Tôt ou tard, le modèle de Suweida sera dupliqué à Quneitra. Ni les troupes russes encore moins les casques bleus de l’ONU de ne se battront pour empêcher que cela se produise.

D’ici là, les groupes rebelles syriens, dont ceux pour qui Israël a investi depuis des années, en les considérant comme maintenant une zone-tampon contre les forces hostiles syriennes, iraniennes et du Hezbollah, se seront déjà effondrés. Désavoués par leurs soutiens saoudiens, ils risquent d’être écrasés par le rouleau compresseur de la « désescalade » américano-russe. Israël comme la Jordanie découvrira bientôt trois forces hostiles siégeant jusque de l’autre côté de sa frontière, bien trop près pour assurer sa sécurité.

 

DEBKAfile Analyse Exclusive, 12 août 2017, 5:12 PM (IDT)
Adaptation : Marc Brzustowski : il y a toujours au moins deux scénarios possibles. Une des meilleures garanties de ne pas se laisser surprendre consiste à se faire l’avocat du diable

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Dans son éditorial hebdomadaire du 2 août 2017 publié dans le quotidien saoudien Al-Madina, Mohammed Arif critique les pays arabes qui entretiennent des relations avec Israël tout en niant ce fait, et les appelle à être honnêtes à ce sujet, affirmant que la dissimulation mène à l’embarras. Il condamne les faibles réactions de ces pays après la fermeture de la mosquée Al-Aqsa aux fidèles musulmans (suite à l’attentat du 14 juillet 2017 qui avait causé la mort de deux policiers israéliens) et leur incapacité à prendre des mesures tangibles contre Israël. Il tourne en ridicule leur interdiction du film américain Wonder Woman car l’actrice principale est israélienne, observant que cela ne risque pas d’empêcher Israël de “nuire à Al-Aqsa”. Il ajoute que le maintien de relations ouvertes avec Israël permettrait au moins à ces pays de critiquer ouvertement Israël.

Les critiques formulées par Arif viseraient apparemment le Qatar en premier lieu, dans le cadre de la crise actuelle des relations entre ce pays et l’Arabie saoudite et des accusations mutuelles dans les médias des deux pays.[1] Extraits : [2]

Je me souviens qu’il y a de nombreuses années, lorsque le Viagra est apparu pour la première fois sur le marché et que les hommes étaient fascinés, un de mes amis m’a raconté [une anecdote] : il visitait avec des amis un pays voisin et a vu la pilule bleue, mais il avait honte de l’acheter devant les autres, jusqu’à ce qu’ils se disent [finalement] : « Vas-y, achètes-en et n’aie pas honte par rapport à moi ». Mais malgré cela, aucun d’eux ne voulait en acheter devant les autres. Peu de temps après, ils se sont rencontrés dans un événement social, et ont compris que certains d’entre eux avaient commencé à utiliser le Viagra, mais ne voulaient toujours par le reconnaître ouvertement.

Je me suis récemment souvenu de cette histoire lorsqu’il m’est apparu de manière évidente que certains [pays] arabes maintiennent des relations avec Israël mais le nient, alors que ces relations peuvent difficilement être niées, au vu de l’existence d’ambassades et de visites mutuelles [qui se déroulent] aux yeux de tous. Ceux qui nient ces relations en dépit de leur existence ressemblent à quelqu’un qui prendrait du Viagra en secret et voudrait que personne ne le sache, car il craindrait que cela amoindrisse sa virilité et voudrait conserver son image virile aux yeux de ses voisins et amis.

Nous ne cessons d’entendre des slogans vides de sens et des condamnations creuses de [ces pays], chaque fois qu’il se produit quelque chose dans les territoires occupés, comme la récente attaque contre la mosquée Al-Aqsa, la profanation de sa sainteté, le meurtre et l’expulsion des fidèles et l’installation de détecteurs de métaux à ses portes, et face à la fermeture totale [de la mosquée] pendant deux jours, chose qui ne s’est jamais produite depuis un demi-siècle. Chaque fois qu’une chose de ce genre se produit, nous entendons de faibles condamnations, ou bien nous assistons à des mesures ridicules ou même risibles.

[Ainsi], nous avons entendu sur certaines chaînes satellite qu’un pays arabe [le Qatar] avait interdit la diffusion dans ses cinémas d’un nouveau film américain à succès, intitulé Wonder Woman, parce qu’une des actrices est israélienne. [Cela constitue] une véritable gifle au visage d’Israël ! Cela va certainement inciter Israël à cesser ses mesures répressives et ses atteintes aux lieux saints de l’islam, et avant tout à la mosquée Al-Aqsa. Par Allah, quel grand dommage causé à l’Etat sioniste par l’interdiction d’un film américain mettant en vedette une actrice israélienne ! Ces décisions dénuées de toute valeur ne privent-elles pas de tout sens la virilité ?

Lorsque [ces pays arabes] condamnent Israël, ils le font avec faiblesse, parce qu’ils entretiennent des relations avec lui, alors qu’ils voudraient que personne n’en sache rien… Si [ces pays] avaient déclaré leurs relations ouvertement, cela aurait été beaucoup mieux, parce qu’ils auraient au moins pu s’adresser à l’ennemi et lui exprimer leurs critiques et leurs condamnations, même si cela n’était pas très sérieux…

Toutefois, du fait qu’ils dissimulent ces relations, aucun d’eux n’ose menacer [Israël], même à des fins purement domestiques, de rompre ou de suspendre ces relations.

MEMRI

Lien vers le rapport en anglais MEMRI

Notes :

[1] Sur la crise entre le Qatar et l’Arabie saoudite, les EAU, Bahreïn et l’Egypte, voir MEMRI en français, Tollé dans les pays du Golfe suite aux déclarations attribuées à l’émir du Qatar louant l’Iran, le Hezbollah, les Frères musulmans et le Hamas, 28 mai 2017; La crise du Golfe dépeinte dans des caricatures de presse, 11 juillet 2017; Dépêche spéciale no. 7007, Criticism In Gulf, Egyptian Press: Trump Administration Is Pro-Qatar, 13 juillet 2017 ; Un éditorialiste saoudien de renom adopte une position inhabituelle : le boycott devrait viser les officiels qatariens et non le peuple, 5 juillet 2017.

[2] Al-Madina (Arabie saoudite) 2 août 2017.

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Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Les militaires s’apprêtaient à partir en patrouille quand ils ont été attaqués.AFP/THIERRY CHAPPÉ

« Pour en finir avec le rien à-voirisme » et les lieux communs de la médiatisation du terrorisme

Après le dernier attentat attribué à un Algérien qui s’en est pris à une brigade de du dispositif Sentinelle à Levallois-Perret, Hamou Benlatrèche, la presse nationale et internationale qui fait du terrorisme ses meilleurs choux gras, inonde une fois de plus en non-stop le public des lieux communs du politiquement et de l’islamiquement corrects.

Par Alexandre Del Valle

Source : ATLANTICO

Tout  d’abord, on nous répète une fois de plus que les attentats islamistes n’auraient « rien à voir avec l’islam », « rien à voir avec l’immigration et les étrangers », « rien à voir avec les mosquées », puisque les terroristes sont des « ignorants », des « malades mentaux », des « voyous » ou des « mauvais musulmans », et enfin des « loups solitaires », impossible à identifier.

En réalité, même si les profils sont tous différents, comme nombre d’autres jihadistes « désœuvrés » avant eux, Hamou alias Bachir Benlatrèche était connu des services de police : certes, pas fiché S, mais fiché pour infraction à la législation sur les étrangers et faisant donc l’objet d’un ordre d’expulsion.

Pourquoi n’a-t-il pas été expulsé ? Parce que notre soi-disant Etat de droit n’est capable d’expulser que 10 % des illégaux pourtant jugés et normalement expulsés manu militari.

Comme souvent avant lui nombre de terroristes qualifiés de « désœuvrés » ou de « psychiquement faibles » ( à l’instar d’ailleurs du bourreau de la pauvre Sarah Lucie Halimi, vielle femme juive sauvagement assassinée en avril dernier en banlieue parisienne par un jeune black-musulman animé par un antisémitisme islamique pro-Da’ech aux cris d’Allah Akbar), les médias et les autorités ont tout fait pour étouffer les motivations idéologico-religieuses du tueur, d’où les premières informations sur l’état mental de Hamou Benlatrèche Bachir, que certains veulent déjà juger « irresponsable ».

Conformément à la doxa politiquement correcte, il convient de faire croire le plus possible que les terroristes qui frappent régulièrement nos sociétés sont des asociaux, des « fous », des « voyous », des « nihilistes » animés par un ressentiment existentiel ou encore des fanatiques « superficiellement musulmans » et ignorants du « vrai islam » qui se vengeraient contre « l’islamophobie » de l’Occident post-colonial.

D’autres analystes un peu moins aveugles osent reconnaître qu’il s’agit de terroristes islamistes, mais ils commettent eux aussi l’erreur de croire que ces jihadistes nous haïssent à cause d’une « humiliation » ou des guerres en Irak, au Mali, en Afghanistan ou en Syrie, etc, alors qu’en réalité, les terroristes-jihadistes qui prêtent tous plus ou moins allégeance à Da’ech ou Al-Qaïda ne sont pas en majorité au départ des personnes haineuses (Mohamed Merah est à cet égard une exception, avec Zarqaoui au niveau d’Al-Qaïda), au contraire, et à commencer par Ben Laden au plus haut jusqu’à maints terroristes du 11 septembre ou de Manchester, Nice ou Bruxelles que leurs voisins jugeaient « sympas » et parfois « timides ».

Comme l’expliquait justement ces jours-ci au quotidien italien Il Messaggero, le grand stratège américain Edward Luttawak, « ce n’est pas vrai que les terroristes » nous tuent parce qu’ils aient l’Occident, ils nous tuent pour nous effrayer (Da’ch cite souvent l’expression ; « jeter l’effroi dans le cœur de l’ennemi ») dans le seul but de nous soumettre. Ils ne haïssent pas l’Humanité mais ils prétendent au contraire la sauver du Mal en l’obligeant à embrasser la Vraie foi ». Luttawak a raison de choquer en affirmant que la plupart des terroristes jihadistes sont avant tout des « idéalistes », certes extrêmes, souvent de fraîche date pour ceux qui frappent en Europe, mais des personnes fanatisées avant tout par une idéologie qui ne vient pas de nulle part.

Parfois ignorantes, parfois très instruites, pratiquant ou peu/pas, voyous, ou bons élèves ou cadres, pauvres ou riches. Seul point commun réel ou « idéal-type » : ils sont persuadés d’être sur le chemin d’une rédemption en pratiquant non pas une violence motivée par une haine nihiliste (thèse stupide d’Olivier Roy ou le défunt André Glucksman), mais par une vision islamiste-sunnite théocratique et totalitaire du monde qui vient du cœur du monde musulman (du salafisme wahhabite aux Frères musulmans en passant par l’islamisme pakistanais pré-taliban de Maududi) et qui constitue un véritable poison idéologique. Ce tsunami mondial qui ronge l’ensemble du monde musulman depuis des décennies, nous n’en recevons que quelques grandes vagues, les moins meurtrières en nombre, comparées avec ce que connaissent les pays musulmans, premières victimes de cette fanatisation et de cette violence totalitaire.

Les terroristes n’utilisent pas la violence de façon aveugle ou par folie (même si les cerveaux savent recruter des psychopathes), mais à des fins très précises : sidérer-effrayer les infidèles pour les pousser à la conversion-soumission à l’ordre islamique, et susciter par la terreur soi-disant aveugle, la mobilisation des médias qui servent de haut-parleurs et publicité gratuite aux organisations jihadistes.

« Rien à voir avec l’islam »

Concernant l’autre lieu-commun selon lequel l’islamisme violent « n’aurait rien à voir avec l’islam », certes, cela est rassurant de le penser et cela permet de ne pas heurter les musulmans qui ont une foi pacifique et sincère, mais cela ne correspond tout simplement pas à la réalité. Certes, il est vrai que le terrorisme suicidaire à la Da’ech est une « tradition » ou plutôt une « innovation blâmable » (Bidaà) assez récente dans l’islam sunnite. Toutefois, le jihad en tant que guerre d’harcèlement de l’infidèle, guerre de défense de l’islam face aux mécréants ou guerre d’extension de la vraie foi, puis de l’empire musulman, est très présent dans le Coran, dans les Hadith et dans la Sira, les trois textes sacrés de l’islam qui fait force de foi et de loi dans l’ensemble du monde musulman sunnite. Cette « violence sacrée » n’est pas le fait des seuls terroristes ou « mauvais musulmans », car elle a toujours été pratiquée dans le passé par les puissances islamiques « officielles », arabes, berbères, turques, etc, et ceci jusqu’à la colonisation de l’Algérie et la chute de l’empire ottoman. Parallèlement, Luttwak ose rappeler comme Boualem Sansal que bien que nombre de terroristes ne soient pas « de bons musulmans » ou peu formés, comment nier que le fond du problème vient du fait que la violence dont se réclament les jihadistes est enseignée dans les lieux saints et grandes universités de l’Islam (Al-Azhar et Médine-LaMecque) et est légitimée dans les trois textes sacrés de l’islam : le Coran, la Sira (vie de Mahomet avec ses récits de guerre) et Hadith-Fiqh (jurisprudence islamique qui complète le Coran et qui est la source des législations des pays musulmans qui condamnent à mort l’apostasie ou le blasphème).
Depuis le début de l’islam, et bien avant les Croisades, qui furent en partie une réaction contre l’islamisation du Proche-Orient chrétien, du harcèlement de l’Europe du Sud et de la prise de Jérusalem, les « croisades musulmanes », trop souvent minimisées au contraire des chrétiennes, ont commencé à terrifier l’Europe dès 711 avec l’invasion de l’Espagne et dès 846 avec le sac de Rome, razziée par les envahisseurs musulmans qui terrifieront toute l’Italie et toute la méditerranée pendant dix siècles ceci sans interruption, de l’invasion de l’Espagne et de la Sicile aux pirateries barbaresques faites de prises d’otages, d’esclaves, de sacs, razzias et harcèlement « terroristes » puisque l’un des buts était de pousser l’ennemi terrifié à la soumission et à la conversion, lorsqu’il n’était pas racketté (les esclaves européens pris en otages étaient rachetés à prix d’or).
Et cette réalité ne concerne pas le seul Occident chrétien, puisque dans la démonologie islamiste, les païens polythéistes hindouistes indiens, les Chinois polythéistes, bouddhistes, confucéens-taoïstes et les autres civilisations non-islamiques non occidentales en contact avec les empires islamiques ont toujours subi le jihad et les Razzias.  D’ailleurs, il suffit de jeter un coup d’œil rapide sur la liste quotidienne des attentats islamistes commis dans le monde depuis des décennies pour constater qu’après le monde musulman et avant même l’Europe, l’Inde est avec la Russie, l’Afrique et la Chine, l’une des premières cibles du Jihad ; Ce terrorisme islamiste est donc un phénomène totalitaire mondial, globalisé, et il n’est pas du tout une « réaction à l’impérialisme ou l’humiliation occidentale », mais une guerre asymétrique actionnée par des pôles de l’islamisme décidés à soumettre l’Humanité toute entière.

De ce fait, lorsque les terroristes font croire qu’ils en veulent plus à l’Occident en réaction à « l’impérialisme ou au colonialisme » passés, il ne s’agit là que de marketing culpabilisateur, d’une technique de guerre psychologique destinée à troubler et faire douter l’infidèle dans le cadre d’une véritable stratégie de la démoralisation et de la démobilisation de l’ennemi.

De ce point de vue, il convient non pas d’écouter les intellectuels européens encore abreuvés de tiers-mondisme paternaliste et déresponsabilisant, mais plutôt des intellectuels musulmans arabes comme Kamel Daoud ou Boualem Sansal, ce dernier écrivant récemment au Figarovox que : «l’ordre islamique tente progressivement de s’installer en France », comparant la situation actuelle de la France à celle de l’Algérie au début de la guerre civile. Sansal va plus loin : il ose faire ce que les post-chrétiens européens n’osent plus faire, en interpellant directement la religion. Il rappelle à juste titre un hadith célèbre prêté à Mahomet: «Je suis venu à vous avec l’égorgement». On a vu combien Da’ech a pris ce hadith à la lettre et combien de milliers de personnes ont été égorgées comme des moutons (…). Derrière le terrorisme, il existe un problème bien plus global d’islamisation de la planète ». En réalité, le terrorisme n’est que la face émergée de l’iceberg, la plus violente pour intimider et soumettre les âmes sidérées à son ordre comme on l’a vu depuis les attentats des « blasphémateurs » comme Théo Van Gogh et les journalistes de Charlie Hebdo : plus personne n’ose recommencer et l’islamisme terroriste comme le terrorisme psychologique non-violent des mouvements qui hurlent à l’islamophobie à chaque attentat, œuvrent parallèlement de façon différente au même objectif global d’imposition de leur ordre et de soumission des infidèles. Ces constats émis entre autres par les Boualem Sansal ou Kamel Daoud, qui ont assisté pendant des dizaines d’années à l’islamisation progressive de l’Algérie et du monde arabe par la terreur physique et l’islamiquement correct.

 La suite sur Atlantico 

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Khalifa Haftar, à la tête de l’Armée nationale libyenne, estime que l’effort européen devra se porter à 20 milliards de dollars afin de gérer le flux de migrants.

Depuis des semaines, l’Union européenne parle de la nécessité de gérer le flux de migrants avant même qu’ils ne touchent le sol européen. Emmanuel Macron avait notamment annoncé la création en Libye de hotspots, des centres d’examen, afin de différencier réfugiés et migrants économiques, une annonce sur laquelle était revenu Gérard Collomb sans pour autant remettre en cause la volonté du chef de l’État de traiter la question migratoire depuis le sol libyen. Mais, pour l’homme fort de l’Est libyen, Khalifa Haftar, Bruxelles va devoir mettre une somme importante sur la table si elle veut aider à bloquer les flux de migrants à la frontière sud du pays.

Ainsi, Khalifa Haftar estime à « 20 milliards de dollars sur vingt ou vingt-cinq ans » l’effort européen nécessaire pour aider à bloquer ces flux, dans un entretien paru samedi. « Le problème des migrants ne se résout pas sur nos côtes. S’ils ne partent plus par la mer, nous devons les garder nous et la chose n’est pas possible », a-t-il expliqué dans un entretien au quotidien italien Corriere della Sera. « Nous devons au contraire travailler ensemble pour bloquer les flux sur 4 000 kilomètres à la frontière désertique libyenne du Sud. Mes soldats sont prêts. Je contrôle plus des trois quarts du pays. Je possède la main-d’œuvre, mais il me manque les moyens », poursuit le chef d’une force autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL).

Armes, munitions, drones, etc.

Le président français Emmanuel Macron « m’a demandé ce dont on a besoin, je suis en train de lui envoyer une liste », précise le maréchal Haftar. Dans la liste figureront « des formations pour les gardes-frontières, des munitions, des armes, mais surtout des véhicules blindés, des jeeps pour le sable, des drones, des détecteurs, des lunettes de vision nocturne, des hélicoptères ». L’idée est d’installer des campements mobiles de 150 hommes au minimum tous les 100 kilomètres, a-t-il encore détaillé. Un vaste programme qu’il estime à « environ 20 milliards de dollars sur vingt ou vingt-cinq ans pour les pays européens unis dans un effort collectif ».

À titre de comparaison, « la Turquie prend 6 milliards » à Bruxelles « pour contrôler un nombre infiniment inférieur de réfugiés syriens et quelques Irakiens », a-t-il fait remarquer. « Nous, en Libye, nous devons contenir des flux gigantesques de personnes arrivant de toute l’Afrique. » Fin juillet, Khalifa Haftar et son rival Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement d’entente nationale, se sont mis d’accord sur une déclaration de principes en dix points dans laquelle ils s’engagent notamment à un cessez-le-feu et à organiser des élections le plus rapidement possible, lors d’une rencontre en région parisienne sous l’égide du président français.

Renfort maritime avec l’Italie

Dans les colonnes du Corriere della Sera, le maréchal a de nouveau critiqué Fayez al-Sarraj qui ne l’a pas consulté pour donner le feu vert à une opération de renfort maritime de l’Italie pour aider les gardes-côtes libyens à contenir les départs de bateaux de migrants. « Sa décision est un choix individuel, illégitime et illégal », estime-t-il. « Personne n’entre dans nos eaux sans permission », a-t-il répété, tout en prononçant des propos plus conciliants à l’encontre de l’ancienne puissance coloniale : « Les Libyens et les Italiens sont des amis. »

Le maréchal Haftar, revenu de vingt ans d’exil en 2011 au moment de la révolution libyenne, est soupçonné par ses détracteurs de vouloir prendre le pouvoir en Libye et de n’avoir aucune intention de se soumettre au pouvoir civil.

Le Point.fr

 

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Le journaliste Gerd Heidemann présente un des carnets supposés avoir appartenu à Hitler, lors d'une conférence de presse organisée à Hambourg le 25 avril 1983. - Crédits photo : Chris Pohlert/Chris Pohlert/picture-alliance/dpa/AP Images
Le scandale des faux carnets de Hitler
Source : Le Figaro
LES GRANDS FAITS DIVERS INTERNATIONAUX (4/11) – Le grand hebdomadaire allemand Stern ne s’est jamais vraiment remis de la publication de ses faux carnets en 1983, dans un pays encore obsédé par son passé nazi.

Sur le Carin II, d’anciens nazis partagent leurs souvenirs. Gerd Heidemann les a invités à bord. Le journaliste de Stern, le plus grand hebdomadaire allemand, s’est offert en 1973 l’ancien bateau d’Hermann Göring. Il pensait le revendre après l’avoir remis à flot. En attendant, il l’exhibe: en achetant le yacht du ministre de l’Aviation de Hitler, il s’est ouvert les portes d’un monde fermé qui le fascine, celui des anciens SS. Mais le Carin II est un gouffre financier. Le livre sur le nazisme qu’il projette d’écrire ne suffira pas à éponger ses dettes. Les ingrédients de sa perte sont réunis.

En janvier 1980, l’un de ses convives lui parle d’un collectionneur passionné de reliques nazies, susceptible d’acheter le bateau. Celui-ci, Fritz Stiefel, n’en voudra pas. Mais il partage quelques-uns de ses trésors avec le journaliste: divers objets ayant appartenu à Adolf Hitler et, clou du spectacle, un carnet inédit écrit de la main du dictateur datant de 1935. Électrisé, le journaliste pense son heure arrivée.

Retentissement mondial

Plus de trente ans après le scandale des faux carnets de Hitler, publiés par Stern en 1983, l’ancien journaliste Michael Seufert se souvient de la chronologie de la catastrophe avec une précision d’historien.

«L’alerte est tombée à 13 h 28 le 6 mai, sur le fil des agences de presse», dit-il de mémoire.

«Tout était faux. Une heure plus tard, j’étais convoqué par la direction. Ils étaient tous là. Ils avaient des mines effroyables.»

Le fondateur de Stern, Henri Nannen, y prend la parole: «Seufert, expliquez tout. Vous avez les mains libres. Peu importent les personnes.»

«Ça ne m’a pris qu’une demi-journée», soupire le retraité en retraçant un incroyable engrenage où se mêlent aveuglement journalistique et passion morbide pour le nazisme.

«Gerd Heidemann était excellent journaliste, on le surnommait le limier. Normalement, il vérifiait tout deux fois. Mais par moments, il perdait toute distance»
Michael Seufert, ancien journaliste

Pour se refaire financièrement, Gerd Heidemann s’est mis dans l’idée d’acquérir le carnet de Hitler qu’il vient de découvrir. C’est le scoop du siècle, pense-t-il. «Il était excellent journaliste, on le surnommait le limier», raconte Michael Seufert.

«Normalement, il vérifiait tout deux fois. Mais par moments, il perdait toute distance.» C’était le cas pour son obsession historique. La direction du journal lui avait donc déconseillé de s’entêter avec ses «foutaises» sur le nazisme. Mais il avait continué à entretenir ses réseaux. À la fin des années 1970, il y a encore tant à découvrir sur le passé tabou de l’Allemagne.

En avril 1980, aidé par Thomas Walder, le responsable des pages histoire du magazine, fasciné comme lui par le nazisme, il décide d’enquêter en secret. Stiefel n’a pas voulu révéler qui lui a procuré le précieux carnet. Le commerce d’objets nazis est prohibé et il tient à protéger sa source. Il explique seulement son origine: les carnets, puisqu’il y en a plusieurs, proviennent de RDA. Ils ont été retrouvés à la fin de la guerre près de Dresde. Le récit sonne familier à Heidemann: Hitler s’était plaint de la disparition en avril 1945 d’un avion contenant «des documents importants pour la postérité». Le journaliste retrouve vite la trace d’un engin qui s’est abîmé à Börnersdorf en Saxe. Grâce à son acolyte Walder et ses contacts en RDA, il se rend sur place. Même s’il n’y reste rien, il se convainc que toute l’histoire est vraie.

Hitler n’aimait pas écrire

Pourtant, aucun des proches d’Adolf Hitler n’a jamais évoqué des journaux personnels. Le dictateur n’aimait pas écrire. Peu de manuscrits ont été retrouvés. Mais Gerd Heidemann en a vu chez Fritz Stiefel. Il croit le tabou nazi si fort que le secret ait pu être gardé si longtemps. Les réseaux d’Heidemann lui permettent de découvrir le nom du fournisseur de Stiefel: un certain Fischer, qui vend sous le manteau d’anciens objets nazis. Il parvient à entrer en contact. Le journaliste décide alors de contourner la rédaction de Stern, dont il se méfie, mais d’avertir directement la maison mère de Stern, Gruner+Jahr. Le 27 janvier 1981, le directeur Manfred Fischer, impressionné et confiant dans son enquêteur, donne son feu vert. Adolf Hitler fascine comme un interdit. L’Allemagne veut des réponses sur son passé et la responsabilité des crimes. La première grande biographie du dictateur par un historien allemand, Joachim Fest, ne date que de 1973.

Sûr de son investissement, Gruner+Jahr accorde un premier budget de deux millions de deutsche marks à l’opération. Avec 200.000 DM en petites coupures en poche, Heidemann se rend chez Fischer, qui lui révèle les dessous de l’histoire: son frère est général dans l’armée d’Allemagne de l’Est et il exfiltre les documents dissimulés dans des pianos. Il évoque l’existence de 27 carnets, la plupart se trouvant encore à l’Est. L’histoire semble plausible à Gerd Heidemann. Il négocie aussitôt les trois premiers exemplaires, en prélevant une commission sur la transaction. Puis il signe un contrat avec Stern. Il s’occupera personnellement de l’authentification. Il obtient la garantie qu’il n’aura pas à révéler sa source: c’est la condition posée par Fischer pour «protéger» son frère en RDA et ses livraisons…

«Je me suis dit qu’il y avait une possibilité que cela soit vrai. Mais les conditions minimales requises pour statuer n’avaient pas été remplies»
Gerhard Weinberg, professeur à l’université de Caroline du Nord

Gerd Heidemann montre les carnets à son réseau. Le texte n’a pas de ratures, s’étonne-t-on. Et alors? Un autre révèle une erreur factuelle. Le dictateur s’est tout bonnement trompé en écrivant, réplique le journaliste. Mais que peut signifier «FH» en lettres gothiques sur la couverture ? «Führer Hitler» ou bien «Führer Hauptquartier», argumente-t-il.

En mai 1981, l’affaire s’ébruite auprès de la rédaction en chef. Henri Nannen, le fondateur de Stern, qui avait été tenu à l’écart par la nouvelle génération, parcourt des extraits: «C’est d’un ennui effroyable», soupire-t-il. Ces carnets ne contiennent aucune révélation. Mais l’opération continue: Heidemann est persuasif et personne ne pose beaucoup de questions. Lorsqu’il évoque la piste est-allemande, la conversation s’arrête, comme si la Stasi était en train d’espionner. Parallèlement, Fischer lui a annoncé qu’il existerait en tout 60 carnets. La facture pour Stern s’élèvera à 9,3 millions de DM. À chaque transaction, le journaliste prélève sa part. Il aurait empoché 4,3 millions de DM.

Au printemps 1982, après avoir déjà collecté plusieurs carnets, Gerd Heidemann sollicite des experts. Paranoïaque, il ne les informe pas de la nature du texte à analyser et ne leur transmet que des copies. Pour les comparer, il propose d’autres documents recueillis chez Fritz Stiefel. Dans ces conditions, les résultats se révèlent évidemment positifs.

Le 8 mars 1983, Stern décide qu’il n’est plus temps d’attendre pour la publication sensationnelle des carnets de Hitler. Le retentissement sera mondial: Paris Match, Times ou Newsweek sont intéressés. Mais ils ont besoin d’une validation. L’historien anglais Hugh Trevor-Roper est le premier à avoir accès aux originaux conservés dans une banque de Zurich. Ancien agent des services secrets pendant la guerre, il est impressionné par les documents. «Qui aurait pu falsifier autant de volumes quand quelques-uns seulement auraient suffi», confiera-t-il plus tard. La réputation de Stern le rassure. Il donne son aval.

Puis c’est au tour d’un historien américain, célèbre pour avoir découvert le «deuxième livre» non édité de Hitler, de faire le trajet. «Heidemann était absolument convaincu de son affaire», raconte Gerhard Weinberg, qui est aujourd’hui professeur à l’université de Caroline du Nord. À l’époque, il ne passe que deux heures dans le coffre-fort suisse. Ce n’est pas suffisant pour être catégorique, mais assez pour douter. «Je me suis dit qu’il y avait une possibilité que cela soit vrai», admet-il. «Mais les conditions minimales requises pour statuer n’avaient pas été remplies: pas d’analyses graphologiques, pas de copie du texte tapée pour qu’il soit lisible.» En parallèle, la police fédérale allemande a aussi été consultée. Elle rend sa réponse à Gerd Heidemann le 28 mars: le papier comporte des composés chimiques qui n’ont été employés qu’après la guerre. Le journaliste n’y croit pas et se met en quête d’une autre explication.

Le faussaire démasqué

Pendant ce temps, l’Allemagne commence à trembler:Sterndétiendrait des documents exceptionnels. Le débat s’emballe politiquement: le chancelier Helmut Kohl fait part de ses interrogations. L’euphorie et l’aveuglement règnent au sein du magazine où l’on ignore les ultimes alarmes. L’équipe ne s’interroge que sur la manière de présenter les documents sans mettre en valeur Hitler. Une conférence de presse est convoquée le 25 avril 1983. Mais Hugh Trevor-Roper, qui doit y prendre la parole, s’est mis à douter. Il redemande des explications sur l’identité du fournisseur des carnets. Heidemann se tait.

Le lendemain, la catastrophe est totale. Trevor-Roper refuse de confirmer l’authenticité. Malgré le malaise, la direction de Sterndénonce les «ayatollahs des archives» et prépare un deuxième numéro. En urgence, trois carnets ont aussi été envoyés aux archives fédérales de Coblence. Mais quelques jours plus tard, le 6 mai, le verdict tombe, indiscutable: «Un faux grossier.»

Au bout de plusieurs heures, Heidemann livre le nom de Fischer. Quelques coups de téléphone à Stuttgart permettent de démasquer le faussaire prénommé Konrad Kujau.

Grâce à ses talents de dessinateur, il s’est spécialisé depuis des années dans des faux d’époque nazie.

Les nostalgiques du IIIe Reich et leur passion secrète lui ont permis d’installer son commerce.

Fritz Stiefel était d’ailleurs son meilleur client. Dans les années 1970, il a même réussi à lui fourguer un «carnet de Hitler»: un vieux cahier frappé au marteau pour paraître vieilli. Kujau y a copié des récits récoltés dans les livres d’histoire. Pour faire plus vrai, il a collé des lettres gothiques sur la couverture, mais comme il n’y connaissait rien, il a pris le F pour le A.

Pourtant, Stiefel y a cru. «Est-ce que je suis Hitler?», s’est demandé Kujau, selon le récit qu’il a fait après son procès. Attiré par l’argent, dépassé par la névrose de ses interlocuteurs, protégé par les non-dits, il a continué à faire vivre le fantôme. Stern ne s’en est jamais vraiment remis.

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La photographie postée sur Facebook par le journaliste norvégien à l'origine de la farce / Sindre Beyer - Facebook

Médias: est-il plus grave d’être con ou d’excuser la burqa?

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USA: lien établi entre Herbert McMaster et George Soros?

Le conseiller à la Sécurité nationale du président Donald Trump, Herbert McMaster, a beaucoup fait parler de lui il a quelques jours en limogeant d’un coup quatre hauts responsables du conseil, tous proches du conseiller du président Steve Bannon. Cette décision a fait du bruit car elle s’inscrit dans la lutte au sein de l’Administration Trump entre courants partisans d’une politique étrangère « indulgente et modérée », dont fait partie McMaster et celle d’une attitude plus ferme envers les régimes dangereux, prônée par Steve Bannon. Les quatre fonctionnaires limogés sont comme par hasard tous favorables à une politique très ferme envers l’Iran.

Les milieux conservateurs américains mais aussi des organisations juives se disent aujourd’hui inquiets de l’influence grandissante de Herbert McMaster, au vu de ses récentes décisions, de prises de position passées mais surtout de ses « fréquentations » telles qu’il ressort d’une investigation journalistique qui a été menée.

Le site de droite Breitbart révèle que de 2006 à février 2017 (année de sa nomination) Herbert McMaster a été membre et conseiller de l’International Institute for Strategic Studies (IISS) qui perçoit des généreuses sommes du milliardaire juif d’extrême gauche George Soros. Breitbart montre aussi que l’IISS a toujours tenté de dissimuler le rôle de McMaster dans cet institut. Certains fonds appartenant à Soros et qui versaient de l’argent à l’IISS s’étaient pleinement impliqués à l’époque pour « vendre » l’accord nucléaire avec l’Iran à la population américaine. C’est ainsi que Ben Rhodes, conseiller à la sécurité nationale sous Barack Obama avait avoué un jour au New York Times (après la signature de l’accord, bien entendu) que le Fonds Ploughshares, appartenant à Georges Soros et qui aide l’IISS, avait recruté des soi-disant « spécialistes » chargés de ‘briefer’ des journalistes en faveur de l’accord  alors qu’ils ne connaissaient parfois ni les tenants ni les aboutissants de ce qui était en jeu.

Autre élément troublant, la journaliste Caroline Glick a écrit sur sa page Facebook que parmi les fonctionnaires nommés par Herbert McMaster en remplacement des autres se trouve par exemple Chris Bauman, considéré comme très anti-israélien et proche du Hamas.

Chris Bauman, considéré comme très anti-israélien et proche du Hamas, ancien chef d’Etat-Major auprès du Général John Allen sous Obama et remplaçant de Yaël Lempert, dont on dit qu’elle a causé d’énormes dégâts dans les relations américano-israéliennes. Mais la vraie question c’est : comment Trump et son entourage tellement réputés « pro-israéliens » sont incapables de faire un tri qui se tienne pour retrouver une relation stable et sûre? 

La journaliste israélo-américaine affirme aussi que c’est ce même Herbert McMaster qui aurait dissuadé le président Trump de se faire accompagner par Binyamin Netanyahou lors de sa visite au Kotel. Le conseiller à la Sécurité nationale serait également opposé à l’utilisation de l’expression « terrorisme islamique », restant ainsi dans la ligne de l’Administration Obama.

Suite à ces nouvelles révélations, la puissante Zionist Organization of America (ZOA) a décidé de faire poursuivre les investigations sur les prises de positions d’Herbert McMaster et sur l’influence qu’il subirait de manière indirecte par George Soros, anti-israélien notoire.

Dans les milieux républicains, Herbert McMaster est vu de plus en plus comme un « élément étranger » voire un « traître » et certains exigent son départ de son poste stratégique de première importance, notamment sur fond de provocations répétées de la part de la Corée du Nord et de l’Iran.

A l’inverse, les médias de tendance démocrate se mobilisent en sa faveur, ce qui veut tout dire…

Photo Wikipedia

Sources : israelnationalnews.com ; 

frontpagemag.com

conservativereview.com

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La hiatus entre les élites à Washington et l’administration Trump continue à se creuser et se ressent tout particulièrement dans la politique étrangère du Président. Surtout en ce qui concerne Israël.

Ce n’est un secret pour personne, que Donald Trump veut parvenir à un accord de paix entre Israël et les Arabes palestiniens. Malgré cet objectif qu’il s’est fixé, son administration ou, du moins, beaucoup au sein de cette administration, pensent que la meilleure méthode pour arriver à un tel accord si convoité, serait d’initier une approche radicalement différente de celles qui ont été tentées auparavant.

Selon les révélations d’un reportage de la 20ème chaîne israélienne (Channel 20), la Maison Blanche a présenté un ensemble de principes devant être approuvés par les deux parties, pour que les négociations puissent reprendre. Ces principes sont :
• Constructions ralenties en Judée-Samarie
• Mesures de sécurité en coordination avec la Jordanie et les États du Golfe
• Normalisation des relations entre Israël et les Etats arabes

Les problèmes épineux de Jérusalem et des réfugiés seront traités après qu’une véritable normalisation soit acquise..

La même émission précisait qu’Israël voulait ajouter deux autres principes à cette liste :
• Cessation de l’incitation à la violence de la part des Palestiniens
• Cessation des paiements aux terroristes et à leurs familles

Ce qui est important de remarquer, c’est que ce reportage révèle que la Maison Blanche exige au préalable,  une véritable normalisation avec le monde arabe sunnite. Au premier abord, cela semble être en rupture par rapport aux approches précédentes. Pour autant, il faut garder à l’esprit que le Plan de paix saoudien, qui exige un retrait israélien complet sur la ligne verte, préconise la même chose. Il y a une polémique à ce sujet. Beaucoup voient dans cette course à la normalisation avec les sunnites qui devrait se faire en tout premier lieu, la preuve que Trump a réussi à introduire un changement notoire et positif dans les priorités en vue d’une résolution du conflit israélo-palestinien.  

Mais d’autres font remarquer que finalement cette normalisation peut être stoppée à tout moment, si les Arabes estiment que l’Israël ne se « retire » pas assez vite. Et que, lier un retrait israélien et le nettoyage ethnique de ses citoyens juifs des territoires, à la normalisation des liens avec les États arabes qui, hier encore, finançaient le Hamas, Daesh et les Frères Musulmans, démontre d’une grave méconnaissance des problèmes qui sont au cœur de ce conflit et n’est en rien une approche originale qui apporterait une avancée notoire.

Cela étant dit, l’administration Trump semble déterminée à lutter contre l’approche classique du Département d’Etat au sujet de la paix israélo-palestinienne, en écartant « Foggy Bottom » (l’élite de Washington) du processus. Mais la vérité, c’est que tout processus, quel qu’il soit aura des effets négatifs.

Mais il y a quelque chose à dire sur cette lutte avec Washington, qui agite le Département d’Etat depuis des décennies.

La personne centrale pour y voir clair dans tout cela, c’est l’avocat et confident du président, Jason Greenblatt. Comme une source fiable de la Maison Blanche l’a confié sous couvert d’anonymat : « Il n’y a qu’un seul intermédiaire, Jason Greenblatt. C’est tout. Il n’y a pas de bureau, il n’y a pas de bureaucratie. « 

Greenblatt est un juif orthodoxe, profondément lié à la droite en Israël. L’élaboration des principes ci-dessus est clairement venue de lui. Encore une fois, cela semble excellent pour Israël. Mais par ailleurs, le Département d’Etat, qui a été arabisé depuis les années 1940, a clairement convaincu l’administration Trump par l’entremise de Rex Tillerson et le général McMaster, que la proposition de paix arabe devrait être considérée comme une opportunité importante d’une résolution du conflit dans un cadre global.

Alors, jusqu’où leur influence s’est-elle immiscée dans la politique étrangère du président? C’est difficile à dire et ne sera révélée que lorsque les négociations atteindront une phase décisive où le penchant de Trump pour l’un ou l’autre des protagonistes éclatera au grand jour.

Quoi qu’il en soit, les commentaires de Tillerson lors d’un comité sénatorial, concernant les versements palestiniens de salaires aux terroristes, sont inquiétants et doivent être soulignés. « Ils ont changé leur politique », a déclaré Tillerson, en se référant aux Palestiniens. « C’est en tout cas, ce dont j’ai été informé. Ils ont changé leur politique et leur intention est de cesser les paiements ».

Le problème avec cette déclaration c’est que, dans le même temps les Palestiniens ont avoué qu’ils n’avaient pas changé leur politique concernant les paiements aux familles terroristes. « On a décidé de régler les versements d’argent d’une manière différente, mais pas d’y mettre fin », a déclaré un responsable, selon Reuters, sous couvert d’anonymat, parce qu’il n’est pas autorisé à commenter les pourparlers avec les Américains. « Ils pourraient peut-être s’appeler différemment que « salaires » », a-t-il dit, en suggérant aussi que le terme de « martyr » pour qualifier les terroristes pourrait être abandonné, mais il a ajouté : « Mais ces subventions ne vont pas cesser ».

Israël a confirmé et a déclaré n’avoir constaté aucun changement dans la politique des Palestiniens, qui continuent d’effectuer des paiements aux familles des terroristes ».

Cette évidente volonté de fourvoyer l’opinion publique représente un défi à relever pour ceux qui comprennent que cette façon de concevoir le processus de paix n’est rien d’autre qu’une volonté déguisée de détruire les droits historiques d’Israël sur sa terre dans la mesure ou le concept d’occupation continue à être véhiculé et crédité.  Will Tillerson et McMaster vont-ils l’emporter ? Cela dépend de la coordination entre Greenblatt et les responsables israéliens qui veillent à souligner quelles sont les véritables intentions des arabes, sous couvert de normalisation des relations avec Israël.


Finalement, si Donald Trump veut un accord à n’importe quel prix, pourvu que les Arabes continuent à faire des éloges sur lui, alors le processus de paix qu’il espère revigorer, ira dans le mur.

{Écrit par Allan M. Coleman et publié à l’origine sur le site Israel Rising} JewishPress – Adaptation JForum

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Derek Harvey est un homme qui a vu les choses venir. Il avait prévenu du danger que représentait Al-Qaïda, quand la plupart ont préféré l’ignorer. Il avait vu l’insurrection sunnite augmenter quand la plupart choisi de le nier.

L’ancien colonel de l’armée avait construit sa réputation en allant sur le terrain des opérations. En Irak, cela signifiait dormir à même le sol dans la boue et fouiner dans des documents pour déterminer d’où venait la menace.

Il est difficile d’imaginer quelqu’un de mieux qualifié pour servir de conseiller principal du président Trump sur le Moyen-Orient, au Conseil de sécurité nationale, qu’un homme qui était sur le terrain en Irak et qui avait tout vu.

Tout comme en Irak, Harvey a commencé à mettre son nez dans les archives du Conseil National de Sécurité (NCS). Il a trouvé une liste de « nostalgiques » du clan Obama ayant des accointances avec la presse et qui lui communiquait soit des informations confidentielles, soit des informations qu’ils voulaient rendre publiques. McMaster, le nouveau responsable de la NSC, a refusé de licencier ces fuiteurs.

McMaster avait une liste différente de personnes qu’il voulait virer. Il n’est pas difficile de se douter que Harvey figurait en tête de liste..

Il suffisait d’appeler un chat un chat soit, de pointer un terrorisme islamique un terroriste islamique, comme source du problème et de s’opposer à l’accord avec l’Iran, pour se retrouver blacklisté. Si vous la rameniez avec Flynn, viré. Si vous étiez fidèle à Trump, vos jours étaient comptés. Si vous aviez l’audace de supposer que ceux qui étaient resté fidèles à Obama, compromettaient la nouvelle administration, vous étiez une cible. de choix

L’une des premières décisions de McMaster au NSC a été d’interdire toute mention de «Nostalgiques d’Obama ». Non content d’avoir viré Harvey pour avoir révélé cette liste de nostalgiques, la tête que McMaster voulait absolument voir rouler, c’était celle de Ezra Watnick-Cohen qui avait révélé l’écoute dont faisaient l’objet les fonctionnaires de Trump, par le personnel d’Obama.

Ezra Watnick-Cohen a fourni la preuve de cette surveillance orchestrée par Obama, à Devin Nunes, président du Comité du renseignement. McMaster essayait désespérément de virer Ezra Watnick-Cohen,pour le remplacer par Linda Weissgold. Le choix de McMaster pour remplacer Watnick-Cohen, se portait sur la femme qui avait contribué à  rédiger le rapport sur l’affaire Benghazi concernant l’attentat terroriste islamique.

Après les protestations de Bannon et Kushner, le président Trump a freiné McMaster. Watnick-Cohen n’a pas été viré…. tout de suite. Et McMaster a fini par avoir sa tête.

Dans les médias, Watnick-Cohen était accusé d’être un « anti-musulman fervent» et de défendre une ligne dure.  Et il n’y a pas de place pour tous ceux qui racontent la vérité sur le terrorisme islamique au NSC de McMaster.

McMaster avait même exigé que le président Trump s’abstienne de dire la vérité sur le terrorisme islamique.

Un autre de ses cibles était Rich Higgins, qui avait écrit un mémo pour avertir le rôle de la gauche dans la lutte contre le terrorisme. Higgins avait été directeur des opérations stratégiques au NSC. Il a prévenu en toute simplicité de la menace que représentait le terrorisme islamique, la charia, la colonisation de Hijrah par les migrants islamiques, des Frères musulmans et de son alliance avec la gauche, comme étant autant de menaces stratégiques.

Higgins avait été solidaire de Trump pendant les attaques de Khizr Khan. (Un musulman, père d’un soldat mort au combat, démocrate qui tenait des tribunes farouchement anti-Trump). Higgins avait écrit une note en interne, dans laquelle il pointait que «la gauche est alignée sur les organisations islamistes aux niveaux local, national et international» et que «elles opèrent dans les médias sociaux, la télévision, les chaînes d’actualités qui diffusent l’information 24h/24 et dans tous les médias et qui sont ancrés au Niveaux supérieurs des bureaucraties « .

Comme Harvey et Ezra Watnick-Cohen, Higgins avait prévenu d’un ennemi à l’intérieur. Et il en a payé le prix.

Les copains de McMaster ont prétendu avoir utilisé le système de courrier électronique du NSC pour retrouver la source du mémo. La gauche et ses idiots utiles sont bien ancrés au niveau supérieur de la bureaucratie. Higgins a été renvoyé.

Comme Harvey et Watnick-Cohen, Higgins était devenu trop dangereux pour  » Les Nostalgiques d’Obama. Harvey avait dressé une liste de noms et un plan pour démanteler l’accord nucléaire iranien. Watnick-Cohen avait révélé la surveillance des fonctionnaires de Trump par  Obama. Et Higgins avait cherché à déclassifier la directive portant sur l’étude présidentielle 11.

Le PSD-11 était la preuve secrète du soutien d’Obama aux Frères musulmans.

Pete Hoekstra, l’ancien président du Comité du renseignement de la Chambre, a lié le PSD-11 à la montée de Daesh et a réclamé la déclassification du document.

Michael Bell remplace désormais Harvey. Lorsque le Washington Post avait eu besoin de quelqu’un pour se défaire du docteur Gorka (Russian Gate de Hillary Clinton), ils s’étaient tourné vers Bell: l’ancien chancelier du Collège des affaires de sécurité internationale de l’Université de la Défense nationale. Bell a suggéré que le Dr Gorka était un piètre érudit. Et le Dr Gorka a été accusé d’avoir omis d’intégrer d’autres points de vue sur l’islam. Le motif n’est pas très difficile à saisir.

McMaster a viré K.T. McFarland de son poste de conseiller adjoint en sécurité nationale pour le remplacer par Dina Habib-Powell.

McFarland était un diplômé d’Oxford et de Cambridge qui avait travaillé au Pentagone dans l’administration Reagan. Dina Habib-Powell n’a aucune expérience en sécurité nationale. C’est une immigrée égyptienne-américaine et ancienne gardienne de Bush, copine avec Huma Abedin (confidente de Hillary Clinton) et Valerie Jarrett (avocate, une des plus proches et plus ancienne conseillère d’Obama).

Powell, qui a été décrite comme une Huma républicaine, a déclaré que Abedin «se sent profondément investie de la mission d’encourager la compréhension mutuelle entre les croyances, sa culture (musulmane) et sa culture américaine».

Lors de sa visite en Egypte, Habib-Powell a assuré aux habitants que Bush, après le 11 septembre, « avait visité une mosquée, retiré ses chaussures par respects. » « J’ai vu le président parler de l’islam comme étant une religion de paix, j’ai vu qu’il accueille un iftar chaque année « , avait-t-elle déclaré. (le diner de l’iftar rompt le jeûne du ramadan)

K.T. McFarland avait écrit que «le djihad islamiste mondial est en guerre avec toute la civilisation occidentale». Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi McMaster a viré McFarland pour le remplacer par Habib-Powell.

Habib-Powell a assisté au diner de l’Iftar avec des membres des Frères musulmans. On la voit  photographiée lors du gala de l’American Task Force of Palestine. L’ATFP était à l’origine le Comité américain de Rashid Khalidi sur Jérusalem. Elle était présentatrice à l’Institut du Moyen-Orient lors d’un discours de Hanan Ashrawi. Sous Bush elle a orchestré des échanges culturels avec l’Iran, et levé des fonds pour l’Autorité palestinienne et pour le Liban après la guerre du Hezbollah avec Israël.

Pendant que le Président Trump s’efforce de restreindre l’immigration musulmane, il a dans son équipe cette femme qui s’était jadis vantée sur CNN, que «plus de 90% des visas d’étudiants sont maintenant délivrés en moins d’une semaine et c’est au Moyen-Orient».

Mais cela explique le pourquoi de la purge de McMaster au NSC. Le Conseil National de sécurité américain est maintenant infesté de ces « Nostalgiques », qui font tout leur possible pour saper la politique de Trump et lui mettre des bâtons dans les roues.

Le président Trump a promis une réinitialisation des politiques anti-israéliennes d’Obama. McMaster a choisi Kris Bauman comme l’homme du NSC pour Israël. Bauman c’est l’homme qui avait défendu les terroristes islamiques et accusé Israël de violence. Il a exhorté d’augmenter la pression sur Israël comme solution au conflit. Des idées comme celle-là s’inscrivent dans la ligne du NSC de McMaster.

Pendant ce temps, Derek Harvey, qui avait tenté de mettre fin au financement du terrorisme et au versement de 221 millions d’Obama à l’Autorité palestinienne, a été viré.

Israël est aussi dans le collimateur de McMaster. Comme l’a souligné Caroline Glick, les victimes de la purge  de McMaster « sont pro-israéliens et s’opposent à l’accord nucléaire iranien ».

Lorsque Adam Lovinger a exhorté «à accorder plus d’attention à la menace de l’Iran et à l’extrémisme islamique», sa mise en garde a été ignorée. Robin Townley a été viré vite fait.

Pendant ce temps, McMaster a envoyé une lettre à Susan Rice, l’ancienne conseillère en sécurité nationale d’Obama, en lui assurant que le NSC travaillerait avec elle pour «vous autoriser à accéder à des informations classifiées». Il a affirmé que l’accès continu de Rice à l’information classifiée est «conforme à la législation nationale des intérêts de sécurité des États-Unis « .

Pourquoi Susan Rice, qui aurait participé à l’organisation des écoutes de Trump par Obama, devrait-elle avoir accès à des informations classifiées? En quoi cela servirait-il la sécurité nationale ?

C’est toujours au nom de la sécurité nationale que McMaster fait sa  purge  au  NSC. Il vire tous ceux qui osent dénoncer le terrorisme islamique, qui veulent durcir la position Américaine sur l’Iran, et qui posent des questions gênantes et mettent le doigt où ça fait mal.

Et la purge des réformateurs et des penseurs originaux ne fait que commencer.

Les derniers rapports indiquent que McMaster possède une liste d’ennemis qui seront expulsés du NSC. Et lorsque cela se fait, le NSC sera une instance purement Obama-Bush. Le consensus consistera à dire que l’accord avec l’Iran ne doit être modifié, que  l’islam n’a rien à voir avec le terrorisme islamique, qu’il faut trouver des façons pour satisfaire aux aspirations des Frères musulmans et qu’Israël doit faire des concessions aux terroristes.


Si vous avez aimé la politique étrangère qui nous a valu le 11 septembre, Daesh et coûté des milliards de dollars versés aux terroristes en Syrie en Libye en Cisjordanie, vous allez adorer celle du Conseil National de Sécurité de McMaster.

Et les ennemis de l’Amérique ne s’en lasseront pas.

C’est le Conseil de sécurité nationale lui est devenu une menace pour la sécurité nationale.

{Daniel Greefeld posté en premier sur le website, Sultan Knish} Jewish press – adaptation JForum
JForum souhaite porter à votre connaissance des avis quelque peu divergents
Dans un article du Forward qui titre « La droite israélien et les alliés de Bannon Allies essayent de virer McMaster » par Nathan Guttman
 On peut lire :
« J’ai parlé à [H.R. McMaster] et je l’ai entendu parler en petit comité avec des gens qui n’avaient rien à voir avec Israël, et j’ai entendu ses points de vues sur le Moyen-Orient et sur l’Iran « , a déclaré [Dov] Zakheim au Forward. « Ses points de vue sont majoritairement pro-israéliens … Il y a une alliance entre les partisans de Bannon et l’extrême droite pro-israélienne », a déclaré Zakheim. Ces partisans d’Israël sont comme ceux de l’extrême droite nord américaine qui critiquent McMaster. Ils pensent que «si vous n’êtes pas à 1000% d’accord avec le vue de vue des colons extrémistes, vous êtes suspect». [Forward]

Dore Gold, ancien Directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, nous envoie un courriel … « je ne peux pas imaginer qu’un officier haut gradé comme McMaster ne soit pas préoccupé par l’Iran, qui a révélé de nouvelles centrifugeuses pour enrichir l’uranium, comme l’IR-8 qui fonctionne 15 fois plus efficacement que l’ancien IR-1, . De plus, je ne peux pas imaginer qu’un ancien planificateur de CENTCOM ait oublié que les troupes iraniennes créent un couloir frontalier avec l’Irak vers la Méditerranée pour dominer le Moyen-Orient. Aujourd’hui, être préoccupé par cela ne rend pas plus pro-israélien que pro-saoudien, pro-EAU, pro-égyptien etc. Puisque nous sommes tous des alliés de Washington, cela le rendrait aussi pro-américain. Je pense donc que ces accusations sont sans fondement et nous devons nous réunir pour traiter de questions plus sérieuses.  »

L’ancien ambassadeur Dan Shapiro a dit … « Je pense que le pays a la chance d’avoir quelqu’un de sa qualité et de son envergure à la tête du conseil national de sécurité des Etats-Unis, surtout dans le contexte actuel. La façon dont ils décrivent McMaster est caricaturale. Et dire qu’il est anti-israélien est absurde – il n’y a pas  de preuve qui permette de l’affirmer « .

« Vous voulez virer McMaster du dossier iranien ? C’est très bien. Sur Israël? ça n’a pas de sens « de Shmuel Rosner: » Pour une foule de raisons, toutes liées à sa compréhension des intérêts américains, McMaster  semble réticent à entrer en conflit avec les Iraniens. Ce n’est pas quelque chose qu’il fait pour nuire à Israël, ou l’agacer, ou le mettre en danger. Il n’est pas anti-israélien – il n’est pas d’accord avec Israël sur certaines questions. « [JewishJournal]

« The Alt-Right et Glenn Greenwald Versus HR McMaster » de Jonathan Chait: « Greenwald a représenté le conflit, tout comme les nationalistes eux-mêmes, comme des machinations de l’état profond pour empêcher les représentants populistes authentiques et démocratiquement légitimes du Trumpisme d’exercer Leur autorité légitime. L’épisode a révélé une sympathie idiosyncrasique de l’aile gauche pour les personnages les plus odieux de droite. « [NYMag]

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Mohammed Dahlan: le Représentant d’Egypte et des Emirats dans les territoires palestiniens?

 

Le dirigeant du Hamas, Ismail Haniyeh (à gauche) et Mohammed Dahlan en 2014.

  • Mohammed Dahlan, militant politique palestinien depuis son adolescence, a occupé le poste de chef des services de sécurité préventive de l’Autorité Palestinienne à Gaza. En tant que dirigeant du Fatah, il a brutalement serré la vis au Hamas. Après les élections de 2006, le Hamas a lancé une offensive armée afin de chasser le Fatah de Gaza. En tant que Gazaoui, il n’avait que des chances limitées de prendre une position de pouvoir sur la rive ouest du Jourdain, où de fortes réserves sont endémiques au sujet des élites palestiniennes issues de la Bande de Gaza. Aujourd’hui, Dahlan, 55 ans, vit à Abu Dhabi, la capitale des Emirats Arabes Unis.
  • Dahlan est le représentant non-officiel et le protégé de l’Egypte et des Emirats Arabes Unis. Il est leur candidat préféré pour occuper le poste de prochain Président de l’AP. Il jouit aussi d’un fort soutien de la part du Fatah à Gaza.
  • On prévoit que Dahlan parviendra à conclure un accord afin d’alléger substantiellement le blocus de la Bande de Gaza, qu’il puisse résoudre la pénurie d’électricité et qu’il mène la Bande de Gaza vers un développement économique, grâce aux contributions du Golfe.
  • Du point de vue de Dahlan, Gaza n’est qu’un tremplin vers le but principal, qui est de s’emparer des quartiers généraux de l’AP, la Muqata à Ramallah.

Les préparatifs sont en marche dans la Bande de Gaza, pour l’arrivée de Samir Masharawi, le bras droit de Muhammed Dahlan.

Masharawi est supposé arriver dans la Bande de Gaza depuis l’Egypte dans quelques jours, après une absence forcée de plus de dix ans. Il recevra les honneurs de milliers d’activistes du Fatah, lors d’une gigantesque réception approuvée par le Hamas.

Le retour de Masharawi dans la Bande de Gaza symbolise l’instauration des conditions d’entente auxquelles sont récemment parvenues le Hamas et Dahlan sous les  auspices de l’Egypte, à la grande consternation de Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité Palestinienne.

La prochaine étape sera apparemment le retour de Dahlan lui-même à Gaza. Selon ce protocole d’entente, Dahlan est supposé servir comme une sorte de Ministre des affaires étrangères de Gaza, de collecteurs de fonds pour son développement économique et d’homme facilitateur des contacts avec Israël pour les affaires courantes.

Le retour de Dahlan pourrait survenir à un moment proche de la période d’ouverture de long terme du passage terminal de Rafah pour les personnes et les biens, qui est prévu pour l’Aïd al-Adha, au début du mois de septembre 2017. L’ouverture signifiera le début de l’allègement du blocus qui est imposé à la bande de Gaza depuis 2007.

Le Hamas s’est emparé de la Bande de Gaza après avoir remporté les élections parlementaires palestiniennes de 2006, en expulsant violemment les membres de l’appareil gouvernant de l’AP.

Dahlan est l’ennemi juré du Qatar, qui est le principal soutien des Frères Musulmans dans le monde arabe. Quoi qu’il en soit, le Hamas, qui est le mouvement frère de la Confrérie, a adopté une approche pragmatique décisive et s’est réconcilié avec Dahlan indépendamment de ses intérêts perceptibles.

Dahlan est le représentant non-officiel et le protégé de l’Egypte et des Emirats Arabes Unis. Il est leur candidat préféré pour occuper le poste de prochain Président de l’AP.

Les relations de Dahlan avec le Hamas et le Fatah

Il jouit aussi d’un fort soutien de la part du Fatah à Gaza. Né dans le camp de réfugiés de Khan Yunès, c’est une connaissance depuis l’enfance de Yahya Sinwar, lenouveau dirigeant du Hamas à Gaza, et avec  Muhammad Deif, le commandant en chef de la branche armée du Hamas, Izz ad-Din al-Qassam.

 

Photo d’une époque révolue : Mahmoud Abbas flanqué du chef du Hamas, Ismail Haniyeh (à gauche) et de Mohammed Dahlan

 

Le nouvel accord trilatéral entre le Hamas, Dahlan et l’Egypte donne au Hamas son pesant d’or. L’accord est censé faciliter substantiellement le blocus de la Bande de Gaza, résoudre la pénurie d’électricité et mener la Bande vers le développement économique, avec l’aide des fonds que Dahlan pourra accumuler de la part des Emirats Arabes Unis, des Etats du Golfe et de la Communauté Internationale.

Le Hamas a déjà obtenu de quoi se remplumer : il s’est fait retirer de la liste des groupes terroriste au sein du « Quartet Arabe » (Egypte, Arabie Saoudite, Emirats AU et Bahrein), qui a été publiée le mois dernier après le début de la crise avec le Qatar.

L’Egypte a commencé à fournir du carburant diesel industriel via le passage de Rafiah, pour faire fonctionner la centrale électrique de Gaza.

Le Hamas a été contraint de se conformer à la ligne égytienne concernant la crise entre le Qatar et le Quartet Arabe, alors que le Président Trump a désigné le Hamas comme une « organisation terroriste » au cours du sommet de Riyad.

Le ravalement de façade du Hamas n’a pas fonctionné

 

La dernière astuce du cercle dirigeant du Hamas est tombé à l’eau. Durant plusieurs mois, les principaux dirigeants du mouvement ont travaillé dur sur un nouveau document diplomatique, une sorte de ravalement de façade de la Charte antisémite du Hamas, rédigée en 1988. Jusqu’à présent, en tout cas, l’Administration Trump et l’Union Européenne ne sont pas preneurs.

Le Hamas a dû accompagner l’Egypte et Dahlan pour prendre conscience que les jours du Qatar à Gaza sont comptés et que ce sont les Emirats Arabes Unis qui assumeront son rôle consistant à fournir une assistance économique.

Au cours des pourparlers au Caire, Dahlan a promis à Sinwar qu’il pourrait obtenir une aide à grande échelle de la part des Emirats Arabes Unis, afin de construire un nouveau site de centrale électrique, ainsi qu’un hôpital dans la Bande de Gaza.

Les sanctions que le Président de l’AP Mahmoud Abbas a imposé à Gaza n’ont fait que renforcer un peu plus la motivation du Hamas à faire amende honorable envers le pire ennemi d’Abbas, Dahlan et de faire progresser la coopération avec l’Egypte, qui a des relations glaciales avec le Président à vie de l’AP à cause de ses conflits vec Dahlan.

En même temps, le Hamas doit payer un prix exorbitant afin d’alléger le blocus et ouvrir une nouvelle page dans ses relations avec l’Egypte. Il doit cesser ses activités terroristes en Egypte et sa coopération étroite avec la branche du Nord Sinaï de l’Etat Islamique.

Le Hamas a donné son accord afin d’établir une zone de sécurité le long de la frontière de Gaza avec l’Egypte et a même commencé à travailler sur le projet. Il a aussi lancé une coopération opérationnelle et dans le domaine des renseignements contre l’Etat Islamique dans le Sinaï.

Dahlan revient sur la scène palestinienne 

 

Ces mesures dynamisent le pouvoir politique de Dahlan. Ses arrangements avec le Hamas sous le patronage de l’Egypte enracinent son statut à Gaza, restaure son image dans l’arène palestinienne en tant qu’acteur important et lui ouvre une fenêtre d’opportunité vers la Rive ouest du Jourdain.

Même aujourd’hui, Dahlan dispose déjà de bastions et de groupes d’hommes en armes qui lui sont fidèles dans la plupart des camps de réfugiés de la Rive Ouest du Jourdain (AP).

Du point de vue de Dahlan, Gaza n’est seulement qu’un tremplin pour atteindre son but principal, qui consiste à prendre d’assaut les quartiers-généraux de l’AP, la Muqata à Ramallah, avec le soutien politique de son ami proche Marwan Barghouti, qui effectue une peine de prison à vie en Israël.

Selon des sources au sein du Fatah, Dahlan est parvenu à une entente avec Sinwar disant que le nom de Barghouti serait sur la liste d’une tentative de nouvel accord avec Israël, un de ceux qui inclurait aussi les quatre Israéliens disparus et emprisonnés par le Hamas ou la dépouille des soldats tués en opération.

L’instauration de cet accord entre Dahlan et le Hamas renforcerait l’influence de l’Egypte et des Emirats Arabes Unis à Gaza, et mettrait le Qatar à bonne distance de la Bande de Gaza.

Le Hamas devra se conformer à la force des circonstances, en dépit de ses relations étroites avec le Qatar.

Dans le court terme, le compromis entre Dahlan et le Hamas devrait stabiliser la situation sécuritaire dans la Bande de Gaza. Les relations en développement entre le Hamas, l’Egypte et Dahlan, constitueront, avec l’allègement du blocus, un facteur modérateur et limitatif, en dissuadant le Hamas de se lancer dans un cycle supplémentaire de combats contre Israël, même s’il poursuit ses préparatifs militaires, dont sa fabrication de roquettes et le creusement de tunnels.

Si Dahlan s’avère capable de récolter des fonds pour le développement économique de Bande de Gaza,aux Emirats Arabes Unis et des Etats du Golfe, qui devraient également contribuer au clame le long de la frontière entre Gaza et Israël.

Conclusion

L’axe tripartite Egypte-Hamas-Dahlan s’appuie sur une convergence d’intérêts entre les trois camps. Bien que de circonstances, il est en mesure de pouvoir durer une période relative longue.

Cette convergence d’intérêts peut contribuer à alléger le blocus de la Bande de Gaza et réaliser les conditions d’une stabilité sécuritaire relative, en ramenant le calme à sa frontière avec Israël.

Au fur et à mesure que l’entente entre les trois partis prendra corps, la situation humanitaire à Gaza devrait progressivement s’améliorer. L’Egypte augmentera son influence dans la Bande de Gaza ; les Emirats Arabes Unis y assumeront progressivement leur présence et mettront le Qatar dehors.

Jalila Dahlan. A la différence de son mari,elle vient souvent à Gaza en visite et inaugure publiquement des  projets financés par sa fondation

Le statut de l’Egypte, de plus en plus important vis-à-vis du Hamas, lui permettra de s’ériger en principal médiateur entre Israël et le Hamas sur toutes les questions, dont l’épineux problème d’un nouvel échange de prisonniers contre les otages et les dépouilles des deux soldats entre les mains du groupe terroriste.

Le principal perdant de l’opération est Abbas, qui a tenté par tous les moyens de subvertir ces arrangements et même de se réconcilier avec le Hamas de façon à neutraliser Dahlan, mais jusqu’à présent sans succès.

Egypt expects to gain greater security quiet from this new state of affairs, along with cooperation from Hamas in the war against the Islamic State in northern Sinai. Egyptian intelligence is closely monitoring Hamas’ military wing. Its experience with Hamas over the years has been bitter and it does not trust the group; if Hamas violates the understandings that were reached, they will collapse like a house of cards. Egypt will not sacrifice its national security concerns.

L’Egypte s’attend à obtenir uneplus grande quiétude sécuritaire de ce nouvel ordre des choses, ainsi qu’une certaine coopération de la part du Hamas dans sa guerre contre l’Etat Islamique, dans le nord Sinaï. Les renseignements égyptiens surveillent étroitement la branche armée du Hamas. leur expérience concernant le Hamas, au fil des années, conserve un goût amer et ils ne font pas confiance au groupe terroriste, malgré l’insistance des diplomates. Si jamais le Hamas enfreint le cadre de cette entente obtenue, elle s’écroulera comme un château de carte, sans préavis et sans retour. L’Egypte ne sacrifiera pas ses préoccupations nationales de sécurité.

Yoni Ben Menachem – Jérusalem Center for Public Affairs (JCPA)

Mohammed Dahlan: The Representative of Egypt and the Emirates in the Palestinian Territories?

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Trump : On en peut pas permettre ce que fait la Corée du Nord

Le Président américain Donald Trump a encore durci sa position sur la Corée du Nord, au cours de ses remarques aux reporters jeudi 10 août au soir. Rejetant les critiques intérieures contre ses menaces pleines de « feu et de fureur » qui devaient s’abattre sur le programmes nucléaires et de missiles de la belliqueuse Corée du Nord, Trump a déclaré : « Ils se comportent de la sorte envers notre pays depuis longtemps, depuis de nombreuses années, et il est maintenant largement temps que quelqu’un mette un terme à tout cela pour le bien-être du peuple de ce pays et pour tous les pays du monde. Aussi, si tel est le cas, peut-être que cet avertissement n’a pas été assez ferme »

Quand on lui demande ce qui pourrait être plus ferme,il réplique :  » Vous verrez bien ». « Le peuple de ce pays sera très à l’aise (restera en sécurité) », a t-il dit. « S’ils attaquent les Etats-Unis ou ses alliés, « Il leur arrivera des choses comme ils n’avaient jamais imaginé que ce serait possible ».

Mercredi soir, les forces des Roquettes stratégiques de Corée du Nord, dirigées par le Général Kim Rak Gyom, ont déclaré qu’elles envisageaient « une frappe enveloppante contre l’île de Guam, grâce au tir simultané de quatre missiles balistiques de portée intermédiaire Hwasong-12, dans le but d’interdire toute réaction aux forces ennemies sur ses bases militaires principales de Guam et de signifier une mise en garde cruciale aux Etats-Unis ».

Le Général a déclaré que le plan serait prêt vers la mi-août avant le gong d’approbation du chef suprême de Corée du Nord Kim Jong Un ». Dans un coup porté contre le Président des Etats-Unis, il a ajouté: « Un dialogue de qualité n’est pas possible avec un tel type dénué de raison et il n’y a que la force absolue qui puisse avoir un quelconque effet sur lui ».

En réplique, Trump n’a pas faity savoir qs’il envisage une frappe préventive contre la Corée du Nord, même si ses paroles ont indiqué que Washington n’attendrait pas que les Nord-Coréens attaquent Guam.

Il a bien dit qu’il restait ouvert à la négociation avec cette dictature « isolée,avec la Chine prenant part,mais il a ajouté que les pourparlers qui se déroulent depuis 25 ans « ont eu très peu de résultat pour stopper le programme nucléaire de ce pays ». « Ce qu’ils ont fait, la façon dont ils s’en sont sortis est une tragédie et on ne peut pas la permettre », a déclaré Trump.

Trump s’exprimait à la suite de la réception par le Vice-Président Mike Pence et lui-même d’un point rapide de sécurité de la part du Chef d’Etat-Major de la Maison-Blanche John Kelly et du Conseiller National à la Sécurité H.R. McMaster,  qui sont tous deux d’anciens généraux.

mercredi, le Secrétaire à la Défense américaine, Jim Mattis a alerté la Corée du Nord, dans les termes les plus virulents qu’il fallait qu’elle stoppe toute action qui pourrait conduire directement « à la fin de ce régime et à la destruction de son peuple ».

Ajoutons : l’Administration Trump ne peut pas se permettre indéfiniment de laisser une rhétorique guerrière rebondir ici et là de la part d’un petit Etat-voyou. Le Président est obligé de recourir à une forme quelconque d’action militaire afin de lui couper l’herbe sous le pied et refuser à Kim-Jong de se targuer d’avoir toujours le dernier mot.

DEBKAfile Special Reportage Spécial 11 Août 2017, 8:05 AM (IDT)

Mattis prévient la Corée du Nord d’arrêter la surenchère avant d’être irrémédiablement détruite

 

 

Le Secrétaire américain à la Défense James Mattis a mis en garde dans les termes les plus fermes la Corée du Nord, mercredi 9 août : elle doit arrêter toute action qui déboucherait sur la « fin de son régime » et la destruction de son peuple ».

Il a déclaré dans un communiqué : « La République Populaire de Corée doit cxhoisir d’arrêter de s’isoler et abandonner sa poursuite de la fabrication ds’armes nucléaires.  La République Populaire de Corée devrait cesser toute prospective d’actions qui vont irrémédiablement conduire à la fin de son régime et à la destruction de son peuple ».

Mattis a souligné que les actions du régime de Corée Populaire  » continuera d’être grossièrement dépassée par nos propres actions et qu’elle perdra toute course à l’armement ou tout conflit qu’elle tenterait de déclencher ».

Mattis a ajouté qu’alors que le Département d’Etat faisait des efforts diplomatiques, les Etats-Unis et ses alliés disposent des « capacités défensives et offensives les plus précises, les plus testées au monde et les plus solides surTerre ».

Jeudi, le Président Donald Trump a averti : « La Corée du Nord ferait mieux de ne plus proférer de menaces contre les Etats-Unis. Parce qu’elles seront contrées par le feu et la fureur tels que le monde n’en a jamais vu de pareils ».

 

DEBKAfile  Reportage Spécial 9 août 2017, 9:23 PM (IDT)

Tags:  Donald Trump,  North Korea,  Kim Jong-Un,  Guam,

Marc Brzustowski

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Photo de couverture de la page Facebook de Electronic Intifada/(Wisam Hashlamoun/APA images)

La présentation du conflit israélo-palestinien dans les médias occidentaux est, on le sait, fortement obérée par les mensonges ou inexactitudes liés au parti pris pour les palestiniens, au détriment d’Israël, éternel agresseur.

Le journal InfoEquitable s’est donné comme mission de rectifier les faits, au travers de quelques exemples – Dieu sait que la masse du travail en ce domaine est infinie.

Aujourd’hui, il revient sur le documentaire diffusé par ARTE le 22 juillet : « Gaza: la mer ne veut plus de moi », dont il avait démontré l’évidente partialité, la chaîne rejetant encore clairement toute envie de faire du journalisme objectif, en réussissant la prouesse d’accabler tout le long Israël sans un mot sur la responsabilité du mouvement terroriste Hamas.

Du reste, ce documentaire a suscité l’indignation en Allemagne, et c’est l’objet du dernier article d’InfoEquitable.


Mobilisation en Allemagne après le dernier reportage anti-israélien d’Arte « Gaza : la mer ne veut plus de moi »

L’émission, dont l’auteur ne cache aucunement son activisme pour la « cause palestinienne », réussissait l’exploit d’accuser Israël de tous les maux frappant la population sans donner la parole à un seul Israélien et surtout sans prononcer une seule fois le nom du Hamas, pourtant en charge de l’administration de ce territoire.

La diffusion de cette émission choquait d’autant plus qu’elle intervenait quelques semaines après des mesures exceptionnelles prises par la direction d’Arte qui avait tout fait pour éviter la diffusion, sur ses ondes, de « Élus et exclus. La haine des juifs en Europe », un reportage qui mettait en cause le rôle de l’Europe dans le soutien à l’antisionisme – dernière mutation en date de l’antisémitisme – notamment à travers le financement d’organisations « pro-palestiniennes ».

Cette nouvelle affaire prend de l’ampleur avec l’échange initié en Allemagne entre plusieurs organisations luttant contre l’antisémitisme et la chaîne Arte, qui leur a pour l’instant opposé une fin de non recevoir.

Le 1er août, d’importantes organisations allemandes engagées dans la lutte contre l’antisémitisme ont adressé une lettre ouverte à Arte.

Parmi les signataires se trouvent le Conseil central des Juifs en Allemagne (Zentralrat der Juden in Deutschland – une fédération de communautés et associations juives dont le rôle est comparable à celui du Crif en France) et le Forum juif pour la démocratie et contre l’antisémitisme (JFDA).

La lettre exposait en détail les défauts également constatés dans la critique détaillée effectuée par InfoEquitable.

Ses signataires regrettaient « la forte partialité du documentaire et le fait qu’il cachait des informations d’une importance capitale aux téléspectateurs. »

Ils concluaient :

Nous constatons avec une grande consternation que le documentaire « Gaza. Ist das ein Leben? » comporte d’évidents défauts journalistiques.
Il diffuse une image très déformée qui diabolise l’Etat d’lsraël. Il donne l’impression qu’Israël est le seul coupable de la situation économique, politique et sociale à Gaza.
Nous vous demandons par conséquent de retravailler le documentaire selon des critères journalistiques sérieux ou de le retirer de la diffusion. En outre, nous attendons de vous une prise de position pour savoir comment une faute si éclatante a été possible.
Arte oppose une fin de non recevoir

Arte a immédiatement réagi par un communiqué de presse ne reconnaissant pas les torts qui lui étaient reprochés.

Coupant les cheveux en quatre, Arte prétend dans ce texte que l’émission « Arte Reportage » n’était pas un documentaire, puisque les reportages « montrent par définition les expériences et rencontres personnelles de journalistes sur le terrain. C’est là que réside la valeur journalistique de ce genre, qui peut présenter des points de vue subjectifs authentiquement sans prétendre représenter une situation complexe d’une manière complète ou impartiale. » Depuis quand subjectivité et information font bon ménage ?

Arte défend ensuite les auteurs sans répondre à la critique portant sur l’activisme de l’auteur Anne Paq, contributrice d’Electronic Intifada – site diffusant de la propagande antisémite et dont le nom même suggère un soutien à l’assassinat de civils israéliens : ce sont « des auteurs internationaux »…

Le communiqué continue : « Arte n’arrive pas à comprendre l’impression qu’Israël serait tenu pour responsable du conflit dans le reportage. Le commentaire présente le protagoniste et raconte une attaque contre la maison de son oncle pendant l’offensive israélienne à Gaza en 2014. Ceci est une description des démarches militaires qui ne juge pas les responsabilités. » Sauf que parler de l’offensive israélienne sans évoquer les attaques du Hamas qui l’ont précédée et provoquée équivaut justement à masquer la responsabilité du Hamas et accabler Israël.

Arte prétend faire « attention à ce qu’une variété de perspectives différentes du conflit israélo-palestinien soit présentée dans les programmes. » Pour preuve : « Deux correspondants travaillent en permanence en Israël pour Arte, un Allemand et un Français. » Comme si la simple présence était synonyme de bienveillance et de travail de qualité…

Arte termine en jurant de sa neutralité : « Arte n’a pas de position personnelle dans ce conflit difficile, mais essaye de permettre aux téléspectateurs et aux internautes de se faire une opinion fondée à travers des perspectives et expériences différentes et controverses. »

Une véritable fin de non recevoir, dans laquelle la chaîne ne répond à aucune des critiques concrètes et précises qui lui ont été faites mais s’auto-congratule pour son travail et sa supposée « neutralité. »

Le Conseil central des Juifs en Allemagne intervient

Le 3 août, c’est le président du Conseil central des Juifs en Allemagne qui s’est adressé à Arte dans les colonnes de la Frankfurter Allgemeine Zeitung. « J’attends plus de rigueur de la part d’Arte », annonçait Joseph Schuster dans le titre de son interview.

Indiquant qu’il avait contacté personnellement la direction d’Arte, il passait en revue les éléments factuels problématiques du reportage et en expliquait le danger :

« Nous n’accusons pas Arte d’antisémitisme. Cependant, il est clair pour nous que proposer un tel parti pris à sens unique contre Israël et une attitude antisioniste permet à ceux qui aiment faire d’Israël ou des Juifs en général les responsables de tous les maux de se sentir justifiés. »

A propos du choix d’Anne Paq comme auteur bien qu’elle écrive sur Electronic Intifada, il estimait que « peut-être qu’une chaîne devrait se demander à l’avance s’il convient de prendre comme auteurs des personnes ouvertement engagées pour l’un des côtés dans un conflit. »

Questionné au sujet de la différence de traitement par Arte entre les deux films, celui sur l’antisémitisme et celui sur Gaza, Joseph Schuster faisait une remarque qui en dit long sur la France, vue aujourd’hui par un Juif allemand (NDLR On se souvient que c’est la direction française d’Arte qui avait voulu bloquer la diffusion du documentaire sur l’antisémitisme, et que c’est grâce à l’intervention de grands médias allemands comme Bild que la chaîne avait été contrainte de le programmer)  :

« Malheureusement, la critique unilatérale d’Israël correspond au courant dominant, en particulier en France. Peut-être Arte espère-t-elle ainsi de meilleurs scores d’audience qu’avec un film dans lequel la judéophobie dans les milieux antisionistes aurait aussi été exposée. »

Et puisque Arte avait adjoint au reportage sur l’antisémitisme des commentaires et un site de « fact-checking » censé proposer un autre point de vue dessus, Joseph Schuster demande qu’il en puisse en être fait de même pour le reportage sur Gaza.

InfoEquitable s’associe aux signataires de la lettre ouverte qui font part de leur insatisfaction par rapport à la réponse d’Arte

Arte n’a apporté aucune réponse satisfaisante aux critiques précises de ses contradicteurs, qui lui ont adressé le 7 août une nouvelle lettre :

Nous sommes surpris que, malgré la demande d’un nombre important d’organisations, Arte ne soit pas disposée à participer à un débat de fond sur l’émission et à prendre position sur les points soulevés.

Ils insistent encore tout particulièrement sur le problème posé par l’activité de l’auteur du film pour le portail Electronic Intifada qui propage des positions antisémites et rappellent que « l’antisémitisme est une idéologie inhumaine qui ne devrait pas avoir sa place sur une chaîne financée par de l’argent public. »

Les auteurs demandent qu’Arte réponde point par point aux reproches faits dans leur courrier original.

En France comme en Allemagne, mobilisons-nous pour une information juste et précise. InfoEquitable s’associe pleinement aux autres signataires de cette lettre.

Si vous souhaitez vous aussi apporter votre soutien, vous pouvez contacter le Forum juif pour la démocratie et contre l’antisémitisme, organisation allemande qui coordonne cette démarche. InfoEquitable vous informera des futurs développements.

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L’itinéraire des femmes terroristes-suicide palestiniennes

 

Manfred Gerstenfeld s’entretient avec Rachel Avraham

 

« La première femme-suicide palestinienne a été Wafa Idriss (photo de Une), qui s’est faite exploser à Jérusalem en 2002 au cours de la Deuxième Intifada. Elle a assassiné un vieil homme de 81 ans et blessé 100 personnes. Déjà bien avant cet épisode, plusieurs femmes palestiniennes se sont engagées das le terrorisme contre Israël. Leïla Khaled était membre d’un commando qui avait détourné un avion en 1969. Dalal Mughrabi a été l’une des terroristes qui a provoqué le massacre de 1978 sur la route côtière, où 38 civils israéliens ont trouvé la mort, dont 13 enfants.

« Après la deuxième Intifada qui s’est terminée en 2006, il y a eu deux attentats-suicide à la bombe commis par des femmes. Ce phénomène s’est interrompu quand les attentats-suicide en général se sont arrêtés. A partir de ce moment-là, les Palestiniens ont choisi d’autres tactiques de combat contre Israël ».

Rachel Avraham

 

Rachel Avraham est née à Washington DC et elle vit en Israël depuis 2009. Elle a obtenu une licence en Etudes Politiques et Gouvernementales de l’Université du Maryland. Rachel Abraham a développé sa thèse de Master en Etudes Moyen-Orientales de l’Université Ben Gurion, dans un livre intitulé : Women and Jihad. [femmes et Djihad]. Elle est analyste et chercheuse principale sur les médias au Centre de Recherche sur les Politiques au Moyen-Orient (WINEP) et correspondante de l’Agence de Presse Ressources Israéliennes.

« Dans la culture palestinienne et musulmane en général, les femmes sont perçues comme celles qui enfantent une vie nouvelle en ce monde. Elles sont supposées être femmes et mères, pas des combattantes. Dans la vision du monde islamiste, les femmes sont supposées soutenir les djihadistes en élevant les enfants au combat, afin qu’ils mènent le djihad et entretiennent la maison quand les hommes sont partis combattre. La charte du Hamas démontre clairement que la place des femmes est centrée sur le foyer et les enfants, et non pour s’adonner aux activités « masculines » destinées à combattre et se faire exploser.

« Malgré cela, les groupes terroristes islamistes ont commencé à accepter que des femmes deviennent des bombes humaines et se suicident, parce qu’ils ont compris que les femmes pouvaient les aider à surmonter certains obstacles stratégiques. Par conséquent, le Hamas a accepté que Reem Riyashi, une mère de deux petits enfants, devienne terroriste-suicide. Cette décision s’est avérée très controversée dans le monde arabe. Cependant, la majorité des femmes terroristes-suicide ont été des femmes célibataires.

Reem Riyashi faisant du baby-sitting-suicide

 

« Au cours de la Seconde Intifada, les huit femmes terroristes-suicide ont causé beaucoup de tués et de blessés. En 2003, une étudiante en droit, Hanadi Jaradat s’est faite exploser dans le Restaurant Maxim de Haïfa, appartenant partiellement à un Arabe. Vingt civils – parmi lesquels quatre enfants, ont été tués et 51 ont été blessés. Le garde de la sécurité, un Arabe Israélien, a été tué. 3 autres employés arabes du restaurant ont aussi été tués. Jaradat a obtenu l’essentiel de sa publicité positive du seul fait qu’Israël avait éliminé son frère et son fiancé, qui étaient tous deux des membres terroristes du Djihad Islamique. Dans une émission populaire de la télévision américaine, Nightline, les femmes palestiniennes prétendaient qu’elle était plus une victime [en tant que « veuve » et sœur éplorée] que tous les gens qu’elle a assassinés.

« Les études ont démontré que les femmes-terroristes suicide palestiniennes captent huit fois plus de publicité que leurs homologues masculins. En outre, cette publicité est généralement bien plus positive que si les terroristes-suicide avaient été des hommes. Les médias occidentaux transforment fréquemment leurs victimes israéliennes, y compris et surtout les enfants, dans le rôle du méchant, du bourreau.

« Les motivations des bombes humaines féminines palestiniennes de la Seconde Intifada varient et elles étaient parfois dues à un mélange de facteurs. 5 des 8 femmes terroristes-suicide sont marquées par leurs croyances ou idéaux nationalistes. D’autres femmes-suicide palestiniennes ont décidé de devenir terroristes-suicide au cours de la Seconde Intifada parce qu’elles étaient stériles ou divorcées, en relation avec des hommes suspectés de collaboration, entretenant une liaison extraconjugale, étaient traumatisées par un viol ou déshonorées pour avoir osé embrasser un homme en public. Cela vaut aussi la peine de souligner qu’au moins quatre femmes terroristes-suicide s’inscrivaient dans une histoire d’engagement dans le terrorisme ou avait un parent proche qui était actif dans des organisations terroristes.

« La Députée et Docteur(e) Anat Berko a interviewé de nombreuses femmes palestiniennes impliquées dans le terrorisme. Les résultats de son enquête sontpubliées dans son livre : The Path to Paradise. [La voie royale vers le Paradis]. Ses conclusions décrivent les principales motivations du terrorisme féminin comme étant religieuses et nationalistes. Elles se conjuguent pour produire un milieu fertile pour le terrorisme. D’autres facteurs comprennent le désir de vengeance pour la mort de proches, la haine des Juifs et un dégoût (une phobie) du monde occidental. Elle en déduit que ces attitudes résultent fréquemment de la sous-culture terroriste cultivée parmi les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes et que les déclarations faites par certaines de ces femmes terroristes dans les entretiens pourraient ne pas refléter à 100% la rélaité concernant leurs motivations.

« Les médias arabophones ont glorifié, magnifié les femmes palestiniennes devenues terroristes-suicide. Wafa Idriss a été comparée à Mona Lisa, à Jésus-Christ,à Khadija -la première femme du Prophète Mahomet – ent à Jeanne d’Arc. En 2002, certains médias américains ont justifié les actions des femmes terroristes-suicide au nom des griefs perçus des Palestiniens. Les médias ont aussi eu tendance à les décrire comme des « femmes libérées » plutôt que comme des terroristes. Il n’y a que dans de très rares cas que les médias se sont montrés critiques à l’égard de ces femmes terroristes.

« Les femmes qui ont participé à l’Intifada des Couteaux, plus récemment, imaginaient, généralement, qu’il était possible d’attaquer quelqu’un et de s’en sortir vivante. Cela découle déjà d’une dynamique assez différente de celle des femmes bombes humaines.

« Les femmes terroristes-suicide existent aussi dans d’autres sociétés comme en Syrie et en Irak, ainsi que parmi la branche extrémiste du mouvement kurde du PKK, les « Faucons de la Liberté du Kurdistan »(le TAK), et parmi les Tchétchènes. Les Tigres Tamoul du Sri Lanka ont aussi été tristement célèbres pour leur usage de femmes terroristes-suicide. En outre, Daesh a utilisé des femmes-suicide dans le but de contourner les mesures de sécurité, en dépit de l’opposition initiales des principes de décence ».

 

Rachel Avraham conclut : « Aucune femme qui ait recours au terrorisme n’est une personne entrant dans un cadre normatif, parce que ces femmes ne confirment pas les attentes que leur société ont pour elles. Au lieu de devenir des femmes et des mères, elles s’engagent dans une activité masculine consistant à combattre Israël. Elles interagissent avec des hommes dans le cadre de leur entraînement et elles brisent ainsi les codes de l’honneur Arabe. Et si elles échouent dans leur mission de terroriste-suicide, elles sont considérées comme la honte de leur société et de leur clan, parce qu’elles ont doublement échoué : en tant que femme ordinaire et en tant que Shahidas ».

Entretien par Manfred Gerstenfeld

 

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Le Dr. Manfred Gerstenfeld a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski.

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La synagogue est au cœur de la banlieue la plus emblématique d'Australie et à quelques centaines de mètres de la célèbre plage de Bondi. Photo: Dylan Robinson Source: News Corp Australie

La construction d’une synagogue interdite en Australie pour cause de risque terroriste

On nous avait dit qu’à La Chapelle-Pajol il suffisait d’agrandir les trottoirs pour permettre aux femmes de sortir à nouveau sans risquer de se faire agresser, une idée digne des fulgurances douteuses du maire de Cologne.

Voici qu’à Bondi, dans la banlieue de Sydney, on expérimente une nouvelle forme de lutte contre le terrorisme : pour éviter tout attentat islamiste contre une synagogue, interdisons la construction de la synagogue !

D’un bout à l’autre de la planète, c’est manifestement la même frénésie qui s’empare de certaines « élites » : soumettons-nous à nos ennemis, et avec un peu de chance ils ne nous frapperont pas. C’est lâche, immoral et stupide.

Soumission

Lâche, de toute évidence. Immoral, puisqu’il s’agit pour le pouvoir en place de se défausser de ses responsabilités, de renoncer à assurer la sécurité des citoyens, que ce soit par complaisance envers l’ennemi, par pusillanimité, ou pour ne pas assumer le coût de cette mission. J’ai dit immoral, on pourrait ajouter révoltant, indigne, dégradant, écœurant, et nombre de termes aussi politiquement incorrects et discourtois que parfaitement mérités. Et c’est aussi stupide, parce que ça ne marche pas. Ça ne marche jamais.

Dans la cour d’une école, l’enfant qui donne son goûter à la brute de la classe pour ne pas se faire taper dessus découvre vite à ses dépens qu’il n’a gagné, au mieux, qu’un bref répit. Sa soumission encourage son persécuteur à recommencer, et à aller toujours plus loin.

Bien sûr, il est souvent difficile de se défendre. La peur de prendre des coups est bien réelle, et bien compréhensible. Les parents ont dit et répété qu’il est vilain de se bagarrer, que « c’est le plus intelligent qui cède », voire que si le racketteur en herbe est méchant c’est sans doute qu’au fond de lui il est très malheureux et qu’il ne faut donc pas lui en vouloir, etc.

La paix des lâches

Il n’en demeure pas moins que dans ce genre de circonstances « tendre l’autre joue » aboutit uniquement à montrer à l’agresseur que sa brutalité est très efficace pour obtenir ce qu’il veut. Ce qui, naturellement, l’encourage à recommencer.

La plupart des enfants comprennent tout cela au plus tard à l’école primaire. Malheureusement, certains adultes semblent l’oublier.

Qu’ils prennent garde, ceux qui sont prêts à toutes les soumissions pour préserver ce qu’ils appellent paix ou « vivre-ensemble », et qui n’est en général que leur petite tranquillité égoïste. Qu’ils prennent garde, ces donneurs de leçons qui abandonnent les plus menacés ou les plus vulnérables parce qu’eux-mêmes se sentent à l’abri.

Assumer ses responsabilités

La brute de la cour de récréation qu’on a laissée harceler ses petits camarades sans rien faire finit toujours par grandir, et par s’en prendre aux adultes démissionnaires.

Ceux qui empêchent les femmes de sortir en France, ceux qui menacent les synagogues en Australie, ne s’arrêteront que lorsqu’ils verront que les victimes ne courbent plus l’échine, et que les États – et les représentants de l’autorité, élus, magistrats – assument enfin leurs responsabilités.

Il est plus que temps.

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Comment le Qatar utilise football et commandes militaires pour se dépêtrer de la crise du Golfe

La star mondiale du foot Neymar devrait intégrer le PSG, détenu par un fonds qatari, d'ici à la fin de la semaine.

Le Qatar doit accueillir une Coupe du monde de football en 2022, malgré une situation géopolitique très tendue dans la région du Golfe. 

 Mis à jour le 

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En 2015, 14% seulement des délits commis en Suède ont été résolus. En 2016, 80% des policiers ont envisagé de changer de métier. Néanmoins, le Premier ministre Stefan Löfven (photo ci-dessus) a refusé de parler de crise. (Photo de Michael Campanella / Getty Images)
  • Quand l’agent de police Peter Springare a déclaré en février que les migrants commettaient un nombre disproportionné de délits dans les banlieues, il a fait l’objet d’une enquête pour incitation à « la haine raciale ».
  • À l’heure actuelle, un retraité suédois de 70 ans est poursuivi pour « discours de haine », parce qu’il a écrit sur Facebook que les migrants « mettent le feu aux voitures, urinent et défèquent sur la voie publique ».
La situation sécuritaire de la Suède a atteint un tel seuil critique que le chef de la police nationale, Dan Eliasson, a lancé un appel à l’aide à la population. Comme si la police paraissait incapable de répondre seule aux problèmes qui sont de son ressort.

Le rapport de police intitulé « Utsatta områden 2017 », (« Zones vulnérables 2017 », plus couramment appelées « no-go-zones » ou « zones de non droit ») publié en juin, révèle en effet que le nombre de ces zones est passé de 55 à 61 en un an.

En septembre 2016, le Premier ministre Stefan Löfven et le ministre de l’Intérieur Anders Ygeman sont restés sourds aux signaux d’alerte : en 2015, 14% seulement des délits commis en Suède ont été résolus et, en 2016, 80% des policiers se sont posé la question de changer de métier. Les deux ministres ont refusé de considérer ces données comme une crise. Selon Anders Ygeman:

« … nous vivons une période très difficile, mais parler de crise est disproportionné … la situation est très tendue mais cela s’explique par l’ampleur des réformes qui ont été engagées, les plus importantes depuis les années 1960, dans un contexte très particulier.
En effet, nous avons dû accueillir un flux de réfugiés comme on n’en a pas connu depuis la Seconde Guerre mondiale, nous avons également dû restaurer les contrôles aux frontières pour la première fois depuis 20 ans et la menace terroriste est allé croissant ».

Un an plus tard, le chef de la police nationale suédoise qualifie la situation de « grave ».

Le problème déborde le crime organisé. En juin, la police de Trollhättan, occupée à réduire une émeute dans le quartier de Kronogården, a été attaquée par une centaine de jeunes migrants masqués, principalement des Somaliens. Les émeutes ont eu lieu durant deux nuits consécutives.

La Suède ressemble de plus en plus à un état failli : dans les 61 « no-go-zones » recensées, près de 200 réseaux criminels sont en activité qui mobilisent environ 5 000 criminels. Vingt-trois de ces zones de non droit présentent une situation critique : des enfants de moins de 10 ans sont impliqués dans des crimes graves – armes et trafic de drogue -, et sont formés pour devenir des criminels endurcis.

Le risque sécuritaire suédois ne se borne pas aux violences urbaines. En 2010, le gouvernement suédois estimait n’abriter sur son territoire « que » 200 islamistes radicaux.

En juin, le chef du service de sécurité (Säpo), Anders Thornberg, a déclaré aux médias que la Suède affrontait un défi « historique » dû à la présence de milliers « d’islamistes radicaux ». Selon la Säpo, les djihadistes et leurs partisans se concentrent principalement à Stockholm, Göteborg, Malmö et Örebro. « C’est la « nouvelle norme… » Le nombre des extrémistes va croissant, c’est un défi historique », a déclaré Thornberg.

L’establishment suédois ne peut s’en prendre qu’à lui-même.

Thornberg a affirmé que la Säpo reçoit environ 6 000 renseignements par mois concernant le terrorisme et l’extrémisme, contre 2 000 par mois en 2012.

Les raisons de cette augmentation tiennent à la ségrégation des populations dans les no-go zones affirme Magnus Ranstorp, expert du terrorisme à l’Université suédoise de la Défense :

« … les extrémistes ont pu recruter en toute tranquillité … les mesures de prévention ont été quasi inexistantes … si l’on compare le Danemark et la Suède, le Danemark est au niveau universitaire et la Suède au niveau de la maternelle ».

Interrogé sur les mesures que le gouvernement comptait prendre pour faire face à l’accroissement du risque terroriste, le ministre de l’Intérieur, Anders Ygeman, a déclaré au journal suédois TT :

« Il n’y a rien de particulier à dire. D’autres pays en Europe sont dans la même situation. J’insiste sur le fait que les mesures adéquates ont déjà été prises. Nous avons un centre permanent de lutte contre l’extrémisme violent, le budget de la lutte contre le radicalisme a été augmenté, ainsi que le budget de la police chargée de la sécurité depuis trois ans ».

Il n’est pas exclu que la Sapo sous-estime elle aussi le risque terroriste.

En 2015, quand la Suède a accueilli plus de 160 000 migrants, 14 000 d’entre eux ont eu leurs dossiers rejetés. Mais au lieu d’être expulsés, ils ont disparu sans laisser de traces.

Fin avril 2017, 10 000 étaient toujours manquants. La police des frontières suédoise ne compte que 200 fonctionnaires susceptibles de mener des recherches. En avril 2017, Rakhmat Akilov, un « migrant disparu » en provenance d’Ouzbékistan a défoncé au volant d’un camion les vitrines d’un grand magasin de Stockholm, tuant quatre personnes et en blessant beaucoup d’autres. Il a déclaré avoir agi pour le compte de l’État islamique (ISIS).

La Suède a aussi accepté le retour des djihadistes partis combattre en Syrie pour le compte de l’Etat islamique, un choix généreux qui n’améliore guère la situation. 150 combattants sont revenus, 112 sont encore à l’étranger – les plus extrémistes – mais la Suède pense qu’ils finiront pas revenir. Curieusement, le gouvernement suédois a fourni des identités de substitution aux rapatriés de l’Etat islamique, apparemment pour les protéger de la curiosité de la population.

Deux Suédois partis combattre en Syrie, Osama Krayem et Mohamed Belkaid, ont, le 22 mars 2016, participé aux attentats de l’aéroport de Bruxelles et de la station de métro Maelbeek, au centre de Bruxelles. Trente et une personnes ont été tuées, 300 autres blessés.

Selon les médias, les villes suédoises reçoivent ces rapatriés sans savoir qu’il s’agit des combattants de l’Etat islamique. Une coordinatrice d’un groupe de lutte contre l’extrémisme islamiste à Stockholm, Christina Kiernan, affirme qu’ « … aucun contrôle n’est exercé sur ceux qui reviennent des zones de combat de l’Etat islamique ».

Kiernan explique que des règles ont été instaurées pour empêcher que les informations de la Säpo sur le retour des djihadistes soient transmises aux municipalités. La police elle-même ignore l’identité et le nombre d’ex-djihadistes installés dans chaque région. Aucune mission de surveillance n’est possible, alors que la Säpo évalue en milliers le nombre des islamistes radicaux.

L’Etat suédois, en parfait acteur orwellien, préfère réprimer les citoyens qui osent regarder en face les problèmes évidents que posent les migrants. Quand l’agent de police Peter Springare a déclaré en février que les migrants commettaient un nombre de délits disproportionné dans les banlieues, il a fait l’objet d’une enquête pour incitation à « la haine raciale ». À l’heure actuelle, un retraité suédois de 70 ans est poursuivi pour « discours de haine » : il avait écrit sur Facebook que les migrants « mettent le feu aux voitures, urinent et défèquent dans les rues ».

Compte tenu des milliers de djihadistes présents sur son territoire, la Suède n’a-t-elle rien de plus urgent que de poursuivre un retraité pour ses propos sur Facebook ?

Judith Bergman est chroniqueuse, avocate et analyste politique.

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Trump s’est-il trumpé de camp? : les forces spéciales américaines combattent avec la Syrie, le Hezbollah et l’armée libanaise à la frontière du Liban
Israël proteste discrètement contre le rôle des Forces Spéciales américaines dans les opérations libano-syro-Hezbollahies contre l’ex-Front Al Nusra, actuel Hay’at Tahrir al-Sham (HTS) sur la frontière libano-syrienne. La frontière syro-israélienne est leur prochaine cible. 

 

Les diplomates ont déposé une démarche de recours en toute discrétion, auprès de Washington, à propos de la participation des forces spéciales américaines dans le cadre d’une opération conjointe avec les armées syrienne, libanaise et la milice terroriste du Hezbollah, visant à nettoyer la région de la frontière libano-sqyrienne de toute présence du bras armé d’Al Qaïda, l’ex-Front Al Nusra, actuel Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), qui combat dans ce secteurs avec des éléments de Daesh. Selon les renseignements militaires, cette opération contre le groupe djihadiste combattant sous le commandement d’Abu Mohammad al-Jawlani (le « Golani »), s’est subdivisée en trois parties.

La troisième partie qui va bientôt être lancée est conçue pour amener cette « coalition » de circonstance jusqu’à la frontière israélienne.

La première partie a consisté dans une offensive du Hezbollah contre les forces de l’Hayat Tahir al Sham (HTS) tenant la région d’Arsal des deux côtés de la frontière à sa pointe nord. Le Hezbollah a prétendu avoir combattu l’ennemi seul à seul. Mais comme toutes les déclarations émanant de Washington et Moscou à propos des événements en Syrie, celle-ci aussi nécessite de regarder les « faits » de plus près. Cela transpire tellement que le Hezbollah était appuyé par l’artillerie syrienne, alors que l’armée libanaise avait pour rôle de couper les routes d’évasion du champ de bataille pour les rebelles djihadistes.

Les combattants rebelles voyant qu’ils étaient encerclés de tous côtés, se sont rendus et ont donné leur accord pour se retirer. Au cours du week-end, par conséquent, 7.000 djihadistes,la plupart d’entre eux appartenant à Al Nusra-HTS, ainsi que leurs familles, ont été évacués de la région de la frontière vers la province syrienne du nord, dans la région d’Idlib sur la frontière turque.

Il s’avère aussi qiue l’opération trilatérale d’Arsal avait une dimension américaine. Le Premier Ministre libanais Saad Hariri s’est rendu en visite à Washington la semaine dernière et a eu des discussions avec le Président Donald Trump à la Maison Blanche. Juste après cette rencontre, le Président américain a employé des mots très durs pour le Hezbollah, qu’il a désigné comme une menace pour la paix mondiale. Mais lors de son entretien à huis-clos avec Hariri, Trump a été gagné par la conviction que l’armée libanaise est parfaitement incapable de défendre ses propres frontières sans aide extérieure et il n’a pas eu d’autre option que de travailler avec le Hezbollah et l’armée syrienne.

Hariri a aussi réussi à convaincre le Président américain qu’il fallait qu’il déclare le Front Al nusra et toutes ses branches en tant qu’organisation terroriste, de la même façon que l’Etat Islamique, ce qui fait aussi partie des conventions américano-russes à l’origine des zones de déconfliction.

A ce moment, Israël n’a opposé aucun argumentaire, bien qu’il s’agisse du premier exemple d’une opération conjointe entre les forces de Bachar el Assad, le Hezbollah soutenu par l’Iran et l’armée libanaise, qui a fait sortir le drapeau rouge et sonner l’alarme à Jérusalem comme signalant le premier feu vert donné à l’extension du Hezbollah jusqu’au-delà la frontière libanaise.

Israël, dont le premier ministre Binyamin Netanyahu est assiégé par ses propres problèmes en politique intérieure (retour d’enquêtes sur abus de biens sociaux, abus de confiance…), n’a pas plus cherché à démentir ou donner son point de vue, quand les Américains ont déclaré que le réseau HTS-al Nusra est aussi la cible de la guerre anti-terroriste de l’Amérique, même si à Jérusalem on observe quelques nuances sur ce point.

Israël soutient que les groupes rebelles qui détiennent les zones de la frontière syrienne en face du Golan sont surtout constitués de défenseurs indigènes (locaux) de leurs villages dans les régions de Quneitra et du Mont Hermon. Bien qu’un petit nombre peut aussi entretenir des relations avec Al Nusra, ils demeurent numériquement insignifiants, contrairement à ce que répand la propagande syrienne et du Hezbollah. L’acceptation de ce fait vérifié permet de concéder une étroite bande de sécurité, qui agit à la façon d’une zone-tampon contre l’incursion des forces hostiles de l’armée syrienne,du Hezbollah et de la Syrie jusque sur la frontière nord.

Washington fermait les yeux sur cette tolérance israélienne quand à la subsistance de groupes d’Al Nusra parmi d’autres groupes rebelles à la frontière -jusqu’à ce que l’intervention d’Hariri fasse en sorte que la Maison Blanche change de position. Les conséquences de ce changement d’optique n’ont pas tardé à devenir visibles.

Jeudi 3 août, le porte-parole du Pentagone, Eric Pahon a annoncé : « Nis forces spéciales apportent un entraînement et un soutien aux forces armées libanaises ». Afin de clarifier ce qu’il entendait par « soutien », il a ajouté : « Cette action n’est pas seulement concentrée sur des mission de soutien aux opérations, mais aussi des missions tactiques et stratégiques. Nous avons aussi une présence auprès des Forces Spéciales Libanaises dans tous les aspects de l’entraînement et des opérations des forces spéciales ».

Le porte-parole du Pentagone n’aurait pu que très difficilement opérer ce dévoilement important sans qu’une autorité de haut-rang – au moins le Secrétaire à la Défense James Mattis, si ce n’est pas le Président Trump en personne- ne lui en donne l’autorisation.

Ses paroles se sont très rapidement transformées en actions concrètes.

Dimanche 6 août, la seconde partie de l’offensive conjointe syro-libano-hezbollahie était lancée contre les forces d’Al Nusra-Daesh détenant des positons dans les villes libanaises de Ras Baalbek et d’Al-Fakiya dans le nord de la vallée de la Beqaa. Cette fois, les Forces Spéciales Libanaises sont entrées en combat actif, aux côtés des Forces Spéciales américaines – une nouvelle évolution démontrant l’impact hautement stratégique de ces opérations – non seulement pour Israël,mais dans le contexte du Moyen-Orient, bien plus largement. Les troupes des forces spéciales américaines prennent part, pour la première fois, à une opération militaire conjointe avec le Hezbollah et le gouvernement libanais de leur allié Michel Aoun.

On pourrait tenter d’arguer que l’armée américaine ne travaille directement qu’avec l’armée de ce gouvernement libanais (inféodé à l’Iran). Cependant, les plans opérationnels doivent avoir été conçus ensemble avec le haut commandement syrien à Damas et les chefs du Hezbollah à Beyrouth -et,étant donné le rôle de ce dernier en tant que supplétif de l’Iran, des officiers iraniens font sans nulle doute, partie du tour de table de cette conférence de planification.

Le déploiement sur toute la région de la frontière libano-syrienne représente, par conséquent, bien plus qu’une simple opération de nettoyage contre une filiale d’Al Qaïda ; c’est le lancement d’un nouvel alignement militaire, qui est prêt à donner lieu à des combats lors de la troisième phase de cette opération, qui se focalisera sur les frontières syro-jordaniennes et syro-israéliennes.

Cette combinaison est le résultat de l’accord américano-russe pour la coopération en Syrie. Ces deux super-puissances sobnt déterminées à imposer leurs zones de cessez-le-feu conclues jusqu’à la frontière du Golan que cela plaise ou non à Israël et que cela lui coûte réellement.

 

DEBKAfile  Reportage Exclusif, 7 août 2017, 10:26 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

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Mars 2017, à Londres. L'assaillant du pont de Westminster qui avait fauché, à bord d'un 4x4, des passants est pris en charge par une équipe médicale. Il avait fait fait quatre morts et une quarantaine de blessés. Le terroriste avait succombé à ses blessures. - Crédits photo : Stefan Rousseau/AP

Des médecins nous racontent comment ils soignent les terroristes et les grands criminels

Source : Le Figaro
Ils travaillent aux urgences d’un hôpital, exercent en prison ou interviennent sur des théâtres de guerre à l’étranger. Des professionnels de santé racontent comment ils gèrent ces situations parfois délicates.

«Et si nous devions prendre soin d’un terroriste?» Le 24 novembre 2015, dix jours après les attentats de Paris, une infirmière soulevait la question sur Internet. «Est-ce que j’y arriverai? Est-ce que je soulagerai de la même manière la douleur physique de cet homme? Est-ce que j’arriverai à lui faire sa toilette sans dégoût?», s’interrogeait alors Sylvie Robillard, également formatrice dans le paramédical. «Prodiguer des soins techniques, peut-être. Mais prendre soin? Comment?».

Soigner des terroristes. Des professionnels de santé y sont parfois confrontés au cours de leur carrière. Ils travaillent en prison, dans la médecine d’urgence en France ou sur des théâtres de guerre à l’étranger. Quand on les interroge sur leur pratique et leur ressenti, tous s’accordent à dire que l’exercice reste, au bout du compte, le même. «La médecine d’urgence ne se pose pas la question», attaque d’emblée le Dr François Braun, président de Samu Urgences France. «Nous soignons quelle que soit l’origine du patient. Quand on arrive sur un accident de voiture, on ne se demande pas qui est le chauffard et qui est la victime. Avec le terrorisme, c’est pareil».

Une forme de résistance

Soigner coûte que coûte. L’idée fait partie de l’ADN des médecins urgentistes. Pourtant, la pratique peut soulever des questions. Peut-on, par exemple, soigner les victimes en priorité, au détriment des terroristes? Faut-il, au contraire, privilégier le terroriste qui sera potentiellement détenteur d’informations précieuses? «On s’occupe de ceux qui sont dans un état grave et qui ont une chance d’être sauvés», répond simplement le Pr Pierre Carli, directeur médical du Samu de Paris, qui conteste toute forme de hiérarchie. Cette approche est une vieille règle française qui remonte au XVIIIe siècle. On la doit au Dr Dominique Larrey, chirurgien sous Napoléon Bonaparte, qui avait affirmé à l’époque qu’il fallait «toujours» commencer par «les plus dangereusement blessés, sans égard aux rangs et aux distinctions».

Pas de distinction donc. Pour autant, une telle intervention n’est pas sans risque. Même grièvement blessé, un assaillant porteur d’une ceinture d’explosifs peut s’avérer extrêmement dangereux. C’est pourquoi leur prise en charge nécessite un minimum de sécurité. Avant toute intervention médicale, ils sont «fouillés» et «dépiégés» par les forces de l’ordre. Ce fut notamment le cas pour l’assaillant du Louvre qui s’était attaqué en février à des militaires de l’opération Sentinelle et pour celui qui s’en était pris à un policier sur le parvis de Notre-Dame en juin dernier. «Lorsque nous intervenons, nous ne sommes pas censés engager notre vie», rappelle le Pr Carli.

«À mes yeux, le droit aux soins de qualité est une valeur intangible de notre démocratie.»
Pr Pierre Mols

Au-delà de cette question sécuritaire, les soins prodigués dans l’urgence sont les mêmes que pour les victimes. Idem à l’hôpital. Les professionnels de santé s’attachent à ce que les terroristes suivent le même traitement que les autres patients. En 2016, le Pr Pierre Mols et son équipe avaient soigné, en Belgique, les blessures de Salah Abdeslam et son complice Ahmed Choukri. «Pour nous, il ne s’agissait que de patients», . «On leur a fourni des soins dans les meilleures conditions». L’expérience s’avère parfois plus compliquée. Les infirmières qui s’étaient occupées du terroriste Djokhar Tsarnaev, responsable des attentats de Boston, en avaient fait l’amère exépérience. Il venait de tuer trois personnes et blessé 264 autres. Certaines ont eu du mal à se faire à l’idée de lui avoir sauvé la vie.

Vient alors une autre question: peut-on soigner terroristes et victimes dans le même hôpital? Aujourd’hui, «tout est fait pour qu’ils ne se croisent pas», répond le Pr Carli, directeur médical du Samu de Paris. «Les terroristes présumés suivent un circuit judiciaire spécial et sont placés dans des endroits protégés, à l’écart des victimes. Et quand c’est possible, on fait en sorte qu’ils ne soient pas dans le même hôpital».

État d’âme

Curieuse sensation que de sauver la vie d’un terroriste. Celui qui était agresseur devient soudainement «victime». En Syrie, le Dr Jean-Hervé Bradol a soigné en 2012, puis en 2013, des membres de l’Etat islamique, des rebelles de l’opposition, tout comme des soldats du régime de Bachar el-Assad. Certains venaient même se faire soigner avec une ceinture d’explosifs autour de la taille. «Sur le moment, vous agissez par automatisme. Comment gérer la douleur? Y a-t-il des lits disponibles? Vous êtes absorbés par ce que vous faites. C’est presque un rituel».

Certaines interventions médicales sont plus pesantes que d’autres. Le Dr Bradol, qui est aujourd’hui directeur d’études à la Fondation Médecins sans frontière (MSF), se souvient notamment d’un épisode au Rwanda, en 1994. Avec ses collègues, il avait dû prendre en charge les journalistes de la radio des Mille Collines qui avaient appelé à éradiquer les Tutsis pendant le génocide. «Ils s’étaient pris un tir de mortier. On s’est retrouvé à les soigner, non sans état d’âme», souffle-t-il.

«Humainement, c’était très compliqué»
Dr Valérie Kanoui

Le contrecoup vient souvent après. À froid, «une fois le job terminé». «Mais en avoir soigné un de trop, même si c’est un salaud, ce n’est pas ça qui vous traumatise», juge le Dr Bradol. «Le plus dur, c’est de ne pas avoir pu aider tout le monde». «Est-ce que ça nous mine? Bien sûr», admet le Dr Braun à son tour. D’où l’importance des débriefings qui ont, depuis les attentats, étaient généralisés.

Pour le Dr Valérie Kanoui, membre fondateur de l’APSEP (Association des professionnels de santé exerçant en prison), la question ne se cantonne pas au terrorisme. Soigner les grands criminels demande parfois de garder la tête froide. Elle se souvient notamment de cette fois où elle avait dû soigner un homme condamné pour assassinat. «Je l’ai vu deux-trois fois et il fallait bien le soigner malgré un comportement inadapté: il était détendu, à la limite de l’arrogance et paraissait plutôt fier de lui. Humainement, c’était très compliqué».

Mais ces cas-là sont rares, assure la médecin. La plupart du temps, la relation patient-médecin se tisse de la même manière qu’à l’extérieur. «J’ai même remarqué que les patients détenus étaient parfois plus respectueux de mes prescriptions et de mes conseils car moins dans une logique consumériste» que les patients consultant à l’extérieur.

Eviter les faits divers

En 27 ans de carrière dans le milieu carcéral, le Dr Kanoui a pris en charge de nombreux détenus, délinquants et criminels. «Je ne cherche pas à savoir pourquoi ils sont en prison. Souvent, ce sont eux qui se racontent». Y compris le pire. «Je ne vous dis pas que c’est facile. Mais s’ils ont besoin d’en parler, c’est qu’ils ont quelque part besoin d’aide et c’est important d’être à l’écoute, ça fait aussi partie du soin». La médecin a aussi ses «méthodes» pour rester neutre dans son approche du patient: elle «évite» tous les faits divers médiatisés. «Quand vous connaissez à l’avance toute l’affaire pénale de celui que vous allez soigner et que vous commencez une relation thérapeutique avec un patient par son délit, c’est plus difficile de s’en affranchir». Idem pour les victimes.«C’est capital de ne pas les connaître pour pouvoir prendre en charge les personnes détenues avec l’impartialité et l’empathie nécessaires au soin».

«Quand quelqu’un est blessé, on ne voit qu’un blessé et rien d’autre»
Pr Pierre Carli

En psychiatrie, difficile à l’inverse de faire abstraction du parcours des patients. «Mais il n’est pas forcément plus compliqué de suivre un détenu qu’une personne dans une situation ordinaire», tient à préciser le Dr Michel David, président de l’association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire (ASPMP). Très rarement, il arrive qu’une situation pose problème. «Une fois, des membres de mon équipe ont refusé de rencontrer un détenu porteur du sida et accusé d’avoir violé plusieurs enfants», poursuit le médecin, auteur de l’ouvrage Soigner les méchants*. «Personnellement, j’avais accepté de le prendre en charge. J’estime que la personne en face de vous reste un être humain. Il faut aller chercher sa part d’humanité».

Soigner «les méchants» leur pose-t-il un cas de conscience? À cette question, tous répondent par la négative. «Quand quelqu’un est blessé, on ne voit qu’un blessé et rien d’autre», affirme sans hésiter le Pr Pierre Carli. «Ce qui préoccupe les soignants», insiste le Pr Carli, «c’est de savoir s’ils ont fait le maximum sur le terrain». Certains se disent qu’en maintenant ces individus en vie, ils pourront rendre compte de leurs actes devant la justice et fournir des informations qui pourront éventuellement permettre de déjouer d’autres attentats à l’avenir. «Personnellement, ça me permet d’apaiser mes inquiétudes», confie le Dr Braun. D’autres y voient une forme de résistance au terrorisme. «Leur objectif est de désorganiser notre société», développe le Pr Carli. «En maintenant l’organisation des soins, on va à l’encontre de leur volonté et on s’oppose à leur logique mortifère». En Belgique, le Pr Mols est sur la même ligne: «À mes yeux, le droit aux soins de qualité est une valeur intangible de notre démocratie. L’appliquer à tous, y compris à Abdeslam, c’est ma forme de résistance».

Peut-on refuser de soigner?

Pour d’autres, au contraire, la perspective de prendre soin d’un terroriste est plus délicate. En 2014, une infirmière turque avait ainsi refusé de continuer à prendre en charge des militants de l’Etat islamique. «Nous les soignons, et après ils vont décapiter des gens. J’en ai assez», avait-elle écrit dans une lettre adressée au parlement et à la police nationale turcs, relayée par le site d’informations Slate.

Mais, en tant que médecin, peut-on refuser de soigner? Oui, mais sous certaines conditions, répond le Dr Jean-Marie Faroudja, président de la section éthique et déontologie au Conseil national de l’ordre des médecins: «L’article 47 du code de déontologie permet au médecin de se récuser pour des raisons personnelles, si et seulement s’il n’y a pas d’urgence et qu’un autre médecin peut prendre le relais». Toutefois, le médecin n’y est pas autorisé si sa décision revêt un caractère discriminatoire. Le code de déontologie le dit clairement dans son article 7: «Le médecin doit (…) soigner avec la même conscience toutes les personnes quels que soient leur origine (…) ou les sentiments qu’il peut éprouver à leur égard». De fait, résume le Dr Faroudja, si un médecin se refuse à soigner un terroriste dans une situation d’urgence, il s’exposera à des sanctions pénales pour non-assistance à personne en danger et omission de porter secours. Il peut également être poursuivi sur le plan disciplinaire.

Un an et demi après sa tribune, l’infirmière Sylvie Robillard continue de penser qu’il est compliqué de prendre soin des terroristes. «J’ai du mal à croire que le soignant puisse être véritablement dans l’empathie et qu’il ne soit pas tenté de moins soulager la douleur». Et si demain elle devait soigner Salah Abdeslam? «Il faudrait qu’on me réquisitionne et que je n’ai pas le choix».

*Soigner les méchants. Ethique du soin psychiatrique en milieu pénitentiaire, aux éditions L’Harmattan, juin 2015.