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Syrie : Un nouveau rapport détaille l’influence croissante de l’Iran
Des djihadistes venant d’Afghanistan, du Liban, d’Irak et d’Iran commandés par Qassem Soleimani et encadrés par les Gardiens de la Révolution Iranienne, des transports aériens et maritimes d’approvisionnement ; selon le rapport d’un analyste des renseignements, les cercles dirigeants israéliens ont de bonnes raisons d’avoir perdu le sommeil, en ce qui concerne l’invasion iranienne de la Syrie voisine.

 

 Il est, ces derniers temps, impossible de passer à côté de l’inquiétude grandissante d’Israël que l’Iran s’aménage un avant-poste plus important que jamais en Syrie, comme l’ont prouvé les déclarations du Premier Ministre. Le Directeur du Mossad a aussi alerté le gouvernement du fait que l’influence iranienne en Syrie, en particulier et dans la région en général devient plus imposante de jour en jour.

A la lumière de ces événements et quelques temps avant la prochaine rencontre du Premier Ministre Binyamin Netanyahu avec le Président russe Vladimir Poutine, l’une des personnalités prédominantes dans le façonnement des événements en Syrie, l’analyste des Renseignements Ronen Salomon a rassemblé un projet de synthèse veillant à retracer cette présence des forces iraniennes en Syrie.

Commandant des Forces Quds, Qassem Soleimani

 

Les recherches de Salomon démontrent que la présence iranienne se consolide au Liban, grâce à la Force Quds des Gardiens de la Révolution Islamique, dirigée par le Général Qasem Soleimani. L’organisme des renseignements militaires travaille en tandem avec la Division des Renseignements des Gardiens pour mener des opérations hors d’Iran, avec l’assistance du Ministère des Renseignements et d’autres ministères et services.

 La présence iranienne en Syrie, en même temps, s’amorce dans la région de l’Aéroport International de Damas, grâce à l’Ambassade iranienne et aux bases militaires sur le Mont Qasioun, surplombant Damas et près du Palais Présidentiel.

Il est pertinent de rappeler ici que par le passé, des attaques, destinées à stopper les convois de cargaisons de missiles en direction du Hezbollah, aussi bien à l’Aéroport de Damas que dans le secteur de Qasioun, ont été attribuées aux forces aériennes israéliennes.

« Cette infrastructure s’accompagne de « compartiments d’intérêts » utilisés par la Force Quds, au sein des compagnies aériennes autant que dans d’autres moyens de transports, comme Iran Air et Mahan Air, les ministères de la culture et de la guidance islamique, des sciences et des technologie, de l’habitat, du commerce et des échanges », explique Salomon.

 On dispose de beaucoup d’informations sur le sujet, en consultant la liste des sanctions imposées à l’Iran, aussi bien par le passé qu’aujourd’hui », ajoute Salomon. « De plus, la Force Quds fait usage du Croissant Rouge iranien, à l’occasion, à la fois pour infiltrer des Gardiens de la Révolution et des agents secrets du Ministère des Renseignements et pour transporter des cargaisons et de l’aide militaire par air et par mer, comme ils l’ont déjà fait au Liban, au Soudan et au Yémen ».

Par mer, par air et par terre

Ses recherches démontrent que ces dernières années, l’Iran a été en mesure de transporter un grand nombre de conteneurs, bourrés de composants avancés et d’appareillages de guerre, par la mer, sous camouflage de cargaisons commerciales. Entre autres méthodes, il transpire que ces infiltrations de matériels sont réalisées grâce à des compagnies reliées à l’entreprise de frêt maritime international de l’Iran, IRISL.

 Simultanément à ces actions, l’Iran a commencé à faire du transport aérien vers la Syrie à partir des aéroports de Téhéran et des bases aériennes iraniennes proches de la frontière irakienne. Ces vols empruntent des voies aériennes civiles, grâce à Iran Air et Mahan Air, mais aussi, ils utilisent des avions de transport 747 de l’armée, préalablement repeints sous le sigle d’une compagnie aérienne appelée Qasem Fares Air et d’autres avions de transport fabriqués âr le constructeur russe Ilyushin, qui sont aussi employés par la compagnie nationale de transport aérien syrienne, Syrian Air.

Les produits transportés en suivant ces trajectoires sont constitués d’armes et de combattants, en particulier ceux appartenant aux milices chiites  assistant le régime Assad en Syrie. Des estimations évaluent à 21.000 passagers et à 5.000 tonnes de livraisons, le matériel et les hommes qui ont transité par les routes aériennes de Téhéran et Abadan vers Damas. Les vols décollent la nuit afin d’éviter la surveillance satellitaire. Le rapport de Salomon montre également que l’Iran a commencé à diriger des points d’assemblage et de déchargement, ce qui reflète la véracité des informations récentes disant que la République Islamique a commencé à construire des infrastructures de production de missiles au Liban (à Hermel, près de la vallée de la Beqaa et entre Sidon et Tyr) et en Syrie (du côté de Banyas), dont des sites de fabrication de missiles de longue portée.

Un étendard du Hezbollah aux côtés du drapeau syrien

 

18,000 combattants disponibles le moment voulu

L’activité iranienne se déploie sur quatre fronts. Le principal centre de commandement est stationné dans la zone de l’aéroport  international de Damas et lui est confié toute la panoplie des livraisons par voie aérienne et la propagation de forces à travers tout le grand Damas. Dans le centre de la Syrie,il existe un avant-poste de commandement dans la zone de Dumayr et sur les aérodromes militaires de Shayrat et la Baste de Tyas, ou T4, dans la région de Homs.

Dans le même temps, ses témoins attestent de la construction accélérée de complexes militaires sur la bande côtière du Nord-Ouest de la Syrie, visiblement reliés au développement et au stockage d’armements.

 Dernièrement, ajoute Salomon, l’Iran a produit un effort concerté pour prendre le contrôle du passage frontalier d’Al-Tanf, entre la Syrie et l’Irak, dans le but de connecter les bases en Iran avec celles de ses branches irakiennes – et de les utilisées pour compléter la prise de contrôle des frontières partagées avec l’Irak, à Deir Ez Zor dans l’Est de la Syrie. Il est tout-à-fait possible que l’Iran ait l’intention d’utiliser ces routes pour transporter de l’armement avancé, des véhicules blindés réquisitionnés dans les arsenaux de l’armée irakienne et des bus bourrés de combattants.

L’ordre de bataille qu’a échafaudé l’Iran en Syrie, sous l’œil vigilant de Soleimani, est constitué par les unités de l’élite de la Garde Révolutionnaire, appelées Bassidjis et de l’armée iranienne régulière, aujourd’hui annexée à la Force Quds et dont le chiffre en Syrie atteint environ 1.500 hommes.

D’autres milices indépendantes et forces organisées sur le terrain sont aussi soutenues par l’Iran. Il est tout-à-fait concevable que les forces palestiniennes (essentiellement le Liwa Al Quds –ou Fedayin Arabes de l’Armée Syrienne- et l’Armée de Libération Palestinienne) coopèrent également avec la Force Quds et soient intégrées aux forces populaires de combat syriennes.

Environ 18.000 combattants appartenant à diverses milices sont présents en Syrie à tout moment, un nombre qui comprend le Hezbollah et le personnel militaire iranien.

 Il est aussi possible que son nombre se soit amplifié au cours de ces tous derniers mois, en conséquence de l’accélération du transport aérien mentionné plus haut.

S’agissant du nombre de pertes enregistrées, Salomon évalue que si on inclut le Hezbollah (plus de 1.800 tués et 5.000 blessés), d’autres milices chiites, l’armée ou le personnel des Gardiens de la Révolution iranienne, au moins 2.600 hommes ont perdu la vie depuis le début du conflit, à titre d’estimation approximative, dont la plupart d’entre eux ne sont pas nécessairement  iraniens.

 Roi Kais|Dernière Mise à Jour :  21.08.17 , 23:33

ynetnews.com

Adaptation : Marc Brzustowski

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Durant les premières semaines d’août 2017, Reuters a affirmé qu’au moins 40 soldats russes du Ministère de la Défense et hommes travaillant pour des entreprises militaires privées (PMC) ont été tués en Syrie jusqu’à aujourd’hui en 2017, pour cette année seulement.

Au moins 21 d’entre eux, selon Reuters, travaillaient au sein d’entreprises militaires privées liées au gouvernement russe.

On doit exclusivement s’appuyer sur les données officielles publiées par le Ministère de la Défense. S’il y a, par ailleurs, des citoyens russes en Syrie en tant que volontaires, ils n’ont strictement rien à voir avec l’Etat.”

Peu de temps après le reportage de Reuters, une nouvelle version des causes de la majorité de ces pertes russes en Syrie est apparue dans les médias russes, de la part d’un auteur écrivant sous le pseudonyme de “Mikaprok”, qui fait référence à cette théorie comme anecdotique, mais qui vaut la peine d’être prise en considération.

L’idée directrice de cet article c’est que les soldats des compagnies militaires privées (CMP) assurent les missions de sécurité de la construction d’un pipeline de gaz. Une partie de ces informations ont été vérifiées et mises à jour par SouthFront, alors que tout le reste relève au mieux de l’hypothèse d’école.

Au début juin 2017, l’entreprise de Logistique Stroytransgaz basée en Russie, qui appartient à Stroystrangaz and Gennadiy Timchenko, est revenue en Syrie. Elle a officiellement déclaré son engagement dans un projet visant à restaurer les opérations d’extraction dans la plus vaste mine de phosphate, près de Palmyre.

 

OAO Stroystrangaz est une entreprise d’ingéniérie pétrolière et gazière et de construction. Fondée en 1990, elle était à l’origine une filiale de Gazprom, bien qu’elle soit, à présent, contrôlée par Gennadiy Timchenko,grâce à son groupe Volga SICAV SIF SA Finances. 

Gennady Timchenko est un homme d’affaires et milliardaire russe. Il a fondé et possède le groupe d’investissement privé Volga Group, qui est spécialisé dans les investissements en énergie,transport et infrastructure. 

Le contrat avec Stroytransgaz a été signé par les autorités syriennes le 9 décembre 2016. Cependant, le travail a redémarré lentement.

En mars 2016, on a mentionné que les troupes syriennes avaient repris le contrôle sur les mines, mais en décembre, Daesh est revenu dans la région. Il n’a réellement été possible de reprendre le travail qu’en mai 2017.

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Stroytransgaz et le Ministère des Ressources Naturelles de Syrie ont contracté un partenariat sur le long terme. Avant que la guerre civile en Syrie n’éclate,l’entreprise russe avait bâti le site d’une raffinerie de gaz en Syrie, ainsi qu’un pipeline de gaz. A présent,dans les environs de la ville de Raqqa, l’entreprise construit le deuxième étage d’un autre site de raffinerie de gaz, ayant une capacité de 1, 3 milliard de mètres-cube par an. Le première étage de cette entreprise a été introduit en novembre 2014.

Selon les médias turcs, le gouvernement syrien dirige déjà au moins trois champs de pétrole dans la Province d’Hasakah, sur le territoire contrôlé par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) que mènent les YPG Kurdes. Selon les reportages de ces médias, les FDS perçoivent 20% des profits générés afin d’assurer la sécurité de ces champs.

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Ainsi y a t-il de bonnes raisons et opportunités pour les entreprises russes construisant et dirigeant des infrastructures pétrolières et gazières.

Selon, également, des informations non-confirmées, une autre entreprise, SoyuzNefteGaz, a repris ses opérations en Syrie. Un Président du Conseil d’Administration de SoyuzNefteGaz, Yuri Shafranik, aurait, dit-on, signé des accords afin de mener un travail exploratoire sur la côte méditeranéenne de Syrie,en 2013. Cette société a investi environ 90 million de $ dans ses activités de recherche au cours des deux années suivantes [sûrement pour trouver des prolongements syriens du Léviathan et de Tamar, gisements off-shore israéliens].

 

Soyuzneftegaz est une compagnie pétrolière et gazière russe. Elle est dirigée par l’ancien Ministre russe à l’énergie, Yuri Shafranik. La Banque Inter-Etats du CIS y détient 30% et la Holding SNG détient 70% des parts. 

En octobre 2004, Soyuzneftegaz a remporté un appel d’offres en Syrie pour les blocs terrestres pétroliers 12 et 14 près de la frontière irakienne. En 2006, la compagnie a décidé a décidé de ne pas poursuivre le développement du Bloc 14, mais de continuer à travailler sur le Bloc 12. En 2005, Soyuzneftegaz a acquis une participation directe de 50% sur le Bloc 26 dans le Nord-Est de la Syrie, grâce à sa filiale SNG à l’étranger qui lui appartient entièrement. 

Le 25 décembre 2013, Soyuzneftegaz a signé un accord sur 25 ans pour prospecter afin de découvrir plus de pétrole en Syrie. La compagnie a stoppé ses opérations en Syrie en 2015,à cause de la guerre.  

Plus tôt en 2010, cette même zone entre Tartous etBanyas a fait complètement l’objet d’une investigation par CGGVeritas, qui a estimé qu’il y avait là la présence de 122 billions de pieds-cube de gaz naturel. On présume que ce serait le troisième gisement non-développé le plus important au monde.

 

Les services de CGGVeritas SA fournissent des services géophysiques tels que l’acquisition de données, la supervision et l’appui logistique aux opérations sismiques de l’industrie pétrolière et gazière. 

En outre, la compagnie fournit un appui technique,la maintenance et des services de conception pour les navires multi-flux. CGGVeritas Services SA étaitautrefois connue sous le sigle de CGG Services SA et a modifié son appellation pour CGGVeritas Services SA en Février 2011.

La compagnie a été incorporée en 1996 et est basée à Massy, près de Paris en France. A partir du 22 décembre 2000, CGGVeritas Services SA opère en tant que filiale de CGG. 

Presque tous les acteurs importants d’Europe, tels que Eni, Shell et Total, ont participé au projet au cours des annéées 2011-2013. Total, 1ère entreprise Française et 5ème plus importante en Europe, a joué le rôle de lien entre StroyNefteGaz (russe) et Shell (britannique).

Cependant, des combats très animés ont soudain éclaté dans la région, de quelle sorte qu’en 2015, selon Yuri Shafranik, cité par Bloomberg, “SoyuzNefteGaz”  a dû arrêté ses travaux en matière de développement de gisements.

«Mikaprok» suppose, dans son article, que depuis le printemps 2017, les travaux de développement des gisements ont repris. A la même époque, il y a une exigence de protection et de contrôle du territoire massif de toute la zone Raqqa-Latakia-Tartus. C’est pourquoi les Sociétés Militaires Privées russes ont été largement impliquées, ce phénomène débouchant sur une telle distribution du total des pertes russes enSyrie depuis le début de l’année.

Meanwhile the forces loyal to the Syrian government are conducting a large-scale operation against ISIS in the central Syria. The expulsion of terrorists from the area north of the highway connecting the cities of Palmyra and Homs and other areas, will ensure security at numerous deposits in the vicinity of Palmyra and Raqqa.

Pendnat ce temps, les troupes fidèles au régime syrien conduisent une vaste opération à grande échelle contre les rebelles et contre Daesh dans le Centre de la Syrie. 

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Les récentes opérations d’offensives aériennes par les forces du gouvernement syrien dans la zone, avec l’assistance officielle des conseillers russes suggère aussi que Moscou est intéressé à prendre le contrôle de ce territoire de la Côte ouest jusqu’à Raqqa aussi tôt que possible.

 

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L’Autorité Palestinienne accuse le Mossad d’avoir éliminé un agent opérationnel du Fatah en Suède

Mohammad Bazam, un ancien résident de la Bande de Gaza, emprisonné en Israël pour des crimes sécuritaires, a été trouvé mort dans son appartement de Stockholm • Les médias Arabes disent qu’il a été tué par des balles tirées dans le cou et en pleine tête • Le représentant du Fatah accusé les services secrets israéliens de cet « assassinat. »

Les responsables du Fatah accusent le Mossad de la mort de leur agent opérationnel [Illustratif]

Photo credit: Getty Images

Daniel Siryoti

israelhayom.com

Adaptation : Marc Brzustowski

 

[Sauf à être intermédiaire au sein d’un réseau clandestin terroriste et qu’il soit engagé dans un processus devant irrémédiablement aboutir à un acte hostile contre l’Etat ou/et ses citoyens, il faut, en général, un motif sérieux pour que ce genre de décision soit prise.

Par contre, il y a, en ce moment, beaucoup de remue-ménage entre Abbas, Dahlan, ancien chef de la sécurité palestinienne à Gaza, le Hamas, l’Egypte, les Emirats Arabes Unis, et, de l’autre côté, Daesh dans le Sinaï. Est-il vraisemblable qu’une guerre intestine d’éliminations des cadres de rang intermédiaire soit d’ores et déjà engagée, afin de préparer l’avènement d’un chef ou d’un autre, au sein même du Fatah? De quel bord exactement était Bazam?]

 

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Des rebelles soutenus par les Etats-Unis lancent une attauqe contre l’Armée syrienne et capturent 28 soldats et miliciens, « depuis le territoire jordanien ». 

 

Le Jaysh Ahrar al-Ashayer a annoncé le 18 août avoir lancé une nouvelle opération contre l’Armée Arabe Syrienne dans le nord de l’arrière-pays de Suweida et avoir conquis de nombreuses positions sur la frontière syro-jordanienne.

Le 19 août, le Jaish Ahrar al-Asha’ar, soutenu par les Américains, a capturé « 15 » (selon les chiffres officiels de l’armée d’Assad, en réalité) 28 soldats de l’Armée Arabe Syrienne dans l’arrière-pays du Nord de Suweida, près de la frontière avec la Jordanie.

US-backed Militants Launch Attack Against Syrian Army From Jordanian Territory

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US-backed Militants Launch Attack Against Syrian Army From Jordanian Territory

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US-backed Militants Launch Attack Against Syrian Army From Jordanian Territory

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Le Jaysh Ahrar al-Ashayer a détruit un tank et un véhicule blindé transport de troupes de l’armée syrienne à l’aide de missiles TOW.

Une source au sein de l’armée syrienne prétend que le Jaysh Ahrar al-Ashayer aurait attaqué les positions de l’armée syrienne à la frontière, à partir de l’intérieur du territoire jordanien, [poussant ainsi à l’incident frontalier générateur de guerre directe entre les forces de l’axe irano-syrien et la Jordanie]

Sa’ad al-Haj, le directeur médiatique de Jaysh Usud al-Sharqiya, a dit que le Jaysh Ahrar al-Ashayer n’avait pas averti son groupe qu’il avait l’intention de mener cette attaque et de monter au front. En outre, al-Haj a confirmé que le Jaysh Ahrar al- Ashayer se serait trouvé en Jordanie et qu’il aurait pénétré dans le Nord de l’arrière-pays de Suweida à partir de ses positions de repli.

L’armée syrienne, triomphaliste, encore la semaine passée, tire parti de ces explications pour couvrir la défaite de son expédition punitive dans le Sud de la Syrie, qui devrait, normalement être incluse dans ce qu’on appelle une « zone de déconfliction ».

Le 20 août, la branche médiatique du Hezbollah en Syrie a certifié que l’Armée syrienne aurait repoussé une attaque du  Jaish Ahrar al-Asha’ar  et reprise toutes les postions perdues sur la frontière syro-jordanienne.

 

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Suite aux attaques mortelles en Catalogne en Espagne, le Grand rabbin de Catalone  a déclaré que sa communauté était condamnée, en partie à cause de l’islam radical, mais aussi de la réticence des autorités à y faire face.

Rabbi Meir Bar-Hen a encouragé les membres de sa communauté à quitter l’Espagne. Dans une interview accordée à JTA, il a affirmé que l’Espagne est un incubateur pour le terrorisme islamique européen depuis des années.

Au moins 14 victimes et cinq terroristes soupçonnés ont été tués à Barcelone et dans la station balnéaire de Cambrils. Bar-Hen, dont la communauté a repris vendredi les activités qui avait été suspendues brièvement, suite à l’attaque de Barcelone, a ajouté : «les juifs ne sont pas là pour y rester définitivement… Je dis à mes frères: ne pensez pas que nous sommes ici pour de bon. Et je les encourage à acheter des biens en Israël. Cet endroit est perdu. Ne répètez pas l’erreur des Juifs algériens, des Juifs vénézuéliens. Mieux vaut partir trop tôt que trop tard.

 » Une partie du problème que démontrent ces attaques », a déclaré Bar-Hen,  » c’est la présence d’une grande communauté musulmane avec des «franges radicales». Une fois que ces personnes «vivent parmi vous», a-t-il dit à propos des terroristes et de leurs partisans, «c’est très difficile de se débarrasser d’eux. Ils ne sont que de plus en plus forts. « Il a également déclaré que cela s’appliquait à l’ensemble de l’Europe. « L’Europe est perdue », at-il déclaré.

Bar-Hen a souligné qu’il parlait en son nom seulement et pas au nom de tous les membres de sa communauté.  La Fédération des communautés juives d’Espagne a affiché une attitude plus confiante que celle exprimée par Bar-Hen. Elle a publié une déclaration exprimant «la pleine confiance dans les forces de sécurité qui travaillent quotidiennement pour empêcher les fanatiques et les musulmans radicaux d’infliger douleur et chaos dans nos villes».

Bar-Hen a également accusé les autorités et certains politiciens de ne pas oser réprimer le terrorisme islamiste. Il en veut pour preuve la décision du gouvernement en avril, de permettre à Leila Khaled, un terroriste palestinien qui a été condamné pour avoir participé à un détournement d’avion en 1969, d’entrer en Espagne pour un festival littéraire.

Cela prouve que les autorités «ne comprennent pas la nature du terrorisme, si elles le traitent de cette façon cela s’interprète comme une réhabilitation», a déclaré Bar-Hen. Ignorant les appels pour interdire la visite de Khaled, les organisateurs de la foire du livre ont collé des affiches de Khaled dans les rues principales.

Quand à la maire de Barcelone, Ada Colau Ballano, du parti de Barcelona en Comú, d’extrême gauche, il a milité en avril dernier, pour que le Conseil municipal adopte une résolution, condamnant les «violations des droits de l’homme israéliens». »

Vendredi, Colau Ballano a écrit sur Facebook: « Barcelone est une ville de paix. La terreur ne nous empêchera pas d’être ce que nous sommes: une ville courageuse ouverte au monde. « Elle a exhorté les lecteurs à manifester ce jour là en signe de solidarité.

Angel Mas, fondateur du groupe pro-israélien de l’ACOM, qui avait protesté contre la visite de Khaled, a déclaré que c’est «du pur cynisme» de la part de Colau Ballano que de prétendre s’opposer au terrorisme à la lumière de son soutien à Khaled «et à d’autres personnes qui soutiennent les causes terroristes».

Bar-Hen a déclaré qu’il n’a pas pu assister au rassemblement de soutien organisé par Colau Ballano, car les responsables de la sécurité lui ont demandé d’éviter les lieux publics dans les prochains jours parce qu’il est identifiable comme Juif.

Cnaan Liphshiz

JTA – traduction Adaptation JForum

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Vendredi, la Maison Blanche a annoncé que Steve Bannon, le stratège de Trump et ancien conseiller de sa campagne pour la présidentielle, quittait l’administration.


Le chef d’état-major de la Maison Blanche, John Kelly et Steve Bannon, se seraient mis d’accord sur ce départ de Bannon. « Nous sommes reconnaissants pour ses services et lui souhaitons le meilleur « , a déclaré Sarah Huckabee Sanders, porte parole du service de presse de la Maison Blanche dans un communiqué cité par The Hill.

Or Bannon, qui ne s’entendait pas avec d’autres haut bonnets de l’Administration, y compris le gendre et conseiller principal du président Trump, Jared Kushner, avait déjà présenté sa démission 11 jours avant cette annonce, selon la Maison Blanche.

Pour l’heure, il semblerait plutôt que le fait que Bannon ait utilisé son poste à la Maison Blanche pour servir son agenda politique personnel de populiste-nationaliste, a été contraint de donner sa démission par l’ancien secrétaire général de la Sécurité intérieure John F. Kelly, dans le sillage du remplacement du chef d’état-major de Trump, Reince Priebus. 


Selon un rapport publié dans the Daily Mail dimanche, cependant, le départ de Bannon aurait été orchestré non pas par Kelly, mais par la fille et confidente du président Trump, Ivanka.

Ivanka, qui s’est convertie au judaïsme avant de se marier avec Kushner en 2009, aurait « poussé » Bannon hors de la Maison Blanche, ont déclaré des sources à Washington au Daily Mail.

Jared et Ivanka ont contribué à son éviction car ils s’inquiétaient du regard de la communauté juive sur Bannon ».

Une source proche d’Ivanka a confirmé son rôle dans l’éviction de Bannon, disant que Ivanka voulait son renvoi pour « sauver la présidence … s’il part ça va tout changer », aurait-elle dit.

Mais un ancien assistant de la Maison Blanche a démenti ces allégations en confiant à Breitbart News que ces insinuations étaient sans fondements.

Breitbart, qui était géré par Steve Bannon avant son travail sur la campagne présidentielle Trump 2016, a rapporté qu’une source proche de la Maison Blanche aurait qualifié ces allégations publiées par le Daily Mail de «totalement fausses».

David Rosenberg – Arutz7 – adaptation JFOrum

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Le Roi du Maroc accorde son pardon à des condamnés coupables de terrorisme, à la suite des attentats terroristes en Espagne. 

Moroccan King Pardons Convicts Found Guilty Of Terrorism Following Terror Attack In Spain

 

Le Roi du Maroc Mohammed VI a accordé son pardon à 415 individus convaincus de différents crimes et délits, dont 14 déclarés coupables de crimes de terrorisme [équivalant en nombre aux 14 victimes de ses ressortissants sur las Ramblas et Cambrils?]a annoncé le Ministère de la Justice, Samedi.

Parmi les condamnés qui bénéficient de ce pardon, on trouve plusieurs individus arrêtés pour leurs liens avec des attentats terroristes ayant pris pour cible la ville marocaine de Casablanca en mai 2003. Les attaques ont fait 45 morts, dont 12 terroristes-suicide transformés en bombes humaines. Des reportages précédents ont suggéré que tous les condamnés étaient coupables de terrorisme,mais cette annonce anxiogène s’est avérée être une information inexacte ou volontairement bidonnée.

 

Après l’attentat de Casablanca, en 2003, Mohammed VI a commencé activement à renforcer son pouvoir personnel au sein des institutions religieuses, en tentant de prendre fermement le contrôle sur tout le secteur religieux. Au cours de son règne, de nouveau organismes de gouvernance islamique ont été établis et de nombreux centres de « recherche islamique » ont été ouverts. Actuellement, Mohammed VI, étant un descendant direct du prophète Mohamed, est perçu comme la plus haute autorité religieuse dans le pays et le commandeur de la foi (amir al-muminin).

Il se positionne comme le défensuer de l’Islam traditionel modéré « maliki ». L’Institut Mohamed VI pour la formation des Imams, Morchidines and Morchidates, institué en 2015, forme chaque année des centaines d’Imams pour le Nigéria, le Tchad, la Guinée, la Côte d’Ivoire, la Tunisie et la France. Le Maroc, aux côtés de l’Egypte et de l’Arabie Saoudite, est l’un des pays-leaders à travers le monde, concernant l’enseignement de l’Islam. Cela permet au pays d’influencer les états étrangers. Cependant, le Roi n’a pas été capable d’imposer pleinement son contrôle sur ce secteur religieux

[NDLR : et on en voit aujourd’hui les conséquences tragiques, avec le nombre considérable de Marocains disposant de positions stratégiques au sein de Daesh, d’Abdel Abaoud à Younes Abuyaacoub en passant par Salah Abdeslam, les frères Oukabir ou l’imam-mystère et poudre de perlin-pinpin Abdelbaki Es Satty]

Plus ICI)

 

L’annonce est survenu à la veille du 64ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, qui se déroulait le 20 août.

 

Ce grand pardon a fait suite aux attentats terroristes en Espagne,le 17 août,quand un van a fauché des centaines de piétons sur Las Ramblas à Barcelone, tuant 14 personnes et en blessant tant d’autres. Selon l’enquête de la police toutes les personnes liées aux attentats étaient marocaines sans exception.

Selon les reportages des médias, Abdelbaki Es Satty, l’Imam de la mosquée locale de Ripoll,pourrait bien être l’un des principaux suspects au sein de la cellule terroriste détectée. Il est aussi Marocain, [formé dans les institutions « modérées » du Roi].

Le 30 juillet,au cours des célébrations de la Journée du Trône, le Roi Mohammed VI a encore offert son pardon à 1272 individus condamnés par les tribunaux marocains,dont beaucoup ont été arrêtés au cours de manifestations de protestations contre le pouvoir monarchique, dans le nord du Maroc. [Le Roi semble donc assis sur un nid de frelons, notamment excités par l’argent qatari, qui aimerait provoquer l’effondrement d’un pouvoir réputé « modéré », en prendre le contrôle et retirer ce pays de l’influence saoudienne].

Moroccan King Pardons Convicts Found Guilty Of Terrorism Following Terror Attack In Spain

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Le Ministre de l’Intérieur espagnol Juan Ignacio Zoido a promis de manière répétée, samedi 19 août, qu’après les attaques au véhicule de l’Etat Islamique, jeudi et vendredi, qui ont fait 14 morts etplus de 130 blessés, dans deux villes catalanes,le réseau terroriste responsable des violences avait été « complètement démantelé » et qu’il ne posait plus de menace. Cette assurance était destinée à calmer la nervosité du public et des touristes, mais elle est loin de correspondre à la réalité des faits.

Les sources des renseignements et de l’antiterrorisme révèlent que la cellule clandestine de Daesh qui a organisé ces attaques à partir de sa base de la petite ville de Ripoll, près de la frontière pyrénéenne avec la France,a effectivement,été mise hors service. Mais, il ne s’agit que d’une des branches d’un large réseau terroriste qui s’étend entre le Maroc et, au moins, six autres pays européens : l’Espagne, la France, l’Allemagne, la Belgique,les Pays-Bas et aussi loin au nord que la Finalnde, où un soi-disant « réfugié » marocain a poignardé à mort, vendredi, deux femmes dans la ville de Turku, au sud-ouestdu pays.

Il existe des signes troublants que les attaques en Espagne et en Finlande n’ont rien été d’autre que les trois-coups d’une vague majeure encore en préparation de la part des réseaux de l’Etat Islamique. De façon inhabituelle,Daesh a revendiqué l’attaque de Cambrils, en Espagne, après la première revendication du précédent attentat sur la promenade de Las Ramblas à Barcelone. La deuxième revendication mentionnait les deux attaques, matérialisant le lien dans une chaîne continue d’événements. le laboratoire de fabrication de bombes, qui a explosé accidentellement à Alcanar, a aussi fourni des preuves meurtrières de l’existence d’une organisation orientée vers l’essaimage de la mort à échelle massive.

A Cambrils, la police a éliminé les cinq terroristes ensemble, après qu’ils aient utilisé leur véhicule pour reproduire l’attentat de Barcelone, en tuant une personne et en en blessant sept. Quatre suspects sont en détention aux mains de la police.

Le Ministre espagnol n’a, évidemment, pas dévoilé les événements qui ont précédé et débouché sur les attaques en Catalogne. Nos sources peuvent, cependant, révéler qu’ils remontent au 8 mai, quand les services de renseignements espagnols et marocains travaillant ensemble, ont mis à jour un dangereux réseau de Daesh qui avait envoyé des éclaireurs à travers toute l’Europe, en partant de Tanger au Maroc et de l’enclave espagnole de Mellila. La Catalogne devait devenir leur nouvelle boîte postale et le théâtre de leurs opérations. La plupart des auteurs d’attentats en Catalogne étaient en fait des résidents locaux d’origine marocaine. Certains ont des liens directs avec des contacts de Daesh en Syrie et en Irak et on a découvert que certains autres quittaient le pays pour combattre dans les rangs de Daesh en Syrie.

Le 22 mai, les services anti-terroristes espagnols et marocains travaillant en coopération ont appréhendé un groupe de suspects à Essaouira sur la côte Atlantique du Maroc. Ils étaient en possession de vastes quantités d’armements et se préparaient à frapper un célèbre festival de musique dans la ville qui attire des auditoires provenant de nombreux pays.

Des résidents catalans faisaient aussi partie de ce groupe.

Depuis l’attaque meurtrière de Barcelone, un modèle de crimes à grande échelle a émergé, prenant essentiellement pour cibles les stations de vacances jouissant d’une popularité internationale, au cours de cet été. Les autorités espagnoles savaient que la cellule catalane, qui opérait comme partie prenante de cette machine de meurtre aux bras multiples était dirigée par « le Wilayat d’al-Aqsa-Maroc au Maghreb appartenant à l’Etat Islamique », qui prend ses ordres au commandement central de Daesh en Syrie.

Quoiqu’il en soit, aucune alerte de sécurité maximale n’a marqué le pic de la saison touristique dans les lieux de vacances de Catalogne, même si les extrémistes musulmans locaux avaient été appréhendés en route vers le Maroc ou la Syrie.

Les experts de l’antiterrorisme à Debkafile soulignent que l’attaque de Turku n’était qu’un faible indicateur de la vaste envergure du réseau que Daesh pilote depuis le Maroc, mais cela ne dit pas aux services de l’antiterrorisme en Europe, où ces cellules éclatées vont frappé la prochaine fois.

DEBKAfile  Reportage Exclusif, 20 août  2017, 10:34 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

 

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L’Iran se prépare à envoyer une flottille de navires de guerre dans l’océan Atlantique suite à l’annonce d’un investissement massif de 500 millions de dollars dans ses dépenses militaires, ont annoncé les dirigeants iraniens. Ils ajoutent que cette décision est une réponse aux récents efforts des Etats-Unis d’imposer de nouvelles sanctions économiques à Téhéran.

Cet investissement et ces nouveaux développements militaires surviennent après des semaines d’interactions tendues entre l’Iran et les États-Unis dans les eaux régionales, où les navires militaires iraniens ont mené une série de manœuvres dangereuses à proximité des navires américains. Ces interactions ont inquiété les dirigeants militaires des États-Unis et ont suscité des discussions difficiles au sein de l’administration Trump, qui examine actuellement les moyens potentiels de sortir de l’accord nucléaire.

Ce comportement de plus en plus hostile de l’Iran arrive également suite à un rapport remarqué de l’Organisation des Nations Unies, révélant que l’Iran a violé les accords internationaux interdisant les essais de missiles balistiques. Les législateurs du Congrès des États-Unis et certains experts en politiques croient également que l’Iran viole certaines dispositions de l’accord nucléaire régissant les matériaux nucléaires.

Avec les tensions que suscitent ces sanctions et les violations de l’Iran de l’accord nucléaire, les députés iraniens ont voté pour augmenter les dépenses militaires de plus de 500 millions de dollars. C’est au moins le deuxième afflux de trésorerie récent aux forces armées de l’Iran depuis l’accord nucléaire historique rendus possibles après la levée des sanctions sur des milliards d’actifs iraniens et les millions de dollars que les États-Unis ont accordé  à Téhéran en espèces.

Les législateurs iraniens auraient crié «la mort en Amérique» en adoptant cette mesure, qui permet aussi d’augmenter les dépenses pour les programmes contestés concernant les missiles iraniens d’environ 260 millions de dollars.

Le projet de loi impose également des sanctions aux responsables militaires des États-Unis dans la région. En outre, les autorités iraniennes ont décidé de créer des tribunaux pour poursuivre les États-Unis pour les récentes sanctions, qui, selon le Iran, violent l’accord nucléaire.

En attendant, suite à plusieurs accrochages des navires militaires américains dans le golfe Persique, les dirigeants militaires iraniens ont annoncé qu’ils allaient armer une flottille de navires de guerre dans l’océan Atlantique.

« Aucun fonctionnaire militaire au monde n’a pensé que nous pourrions atteindre l’océan Atlantique en passant par le canal de Suez, mais nous l’avons fait car nous avons l’intention de mouiller dans les eaux occidentales », ont déclaré le commandant de la marine iranienne, contre-amiral Habibollah Sayyari..

« Nous sommes allés jusqu’à l’Atlantique et nous irons dans ses eaux occidentales dans un proche avenir », a déclaré Sayyari.

Les responsables militaires des États-Unis ont rapporté lundi une autre rencontre «dangereuse» entre un drone iranien qui aurait intimidé un transporteur américain dans la région du Golfe Persique et aurait été assez proche d’un avion américain F-18 pour risquer la vie du pilote.

Comme pour d’autres « mauvaises rencontres semblables au cours des derniers mois, les iraniens n’ont pas répondu aux appels répétés de mise en garde des États-Unis. Bien que le drone ait été désarmé cette fois ci, il est capable de transporter des missiles.

Les dirigeants iraniens ont insisté sur le fait que le pays n’arrêtera pas son travail sur la technologie des missiles balistiques, qui pourraient être utilisés pour transporter des armes nucléaires.

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle série de sanctions suite à ce comportement, mais les membres de l’O.N.U n’ont pas encore abordé la question, malgré des rapports récents selon lesquels l’Iran viole les accords internationaux interdisant un tel comportement.

« Le rapport bisannuel peu remarqué du Secrétaire général de l’ONU allègue que l’Iran a violé à maintes reprises les termes de l’accord », a déclaré Iran Watch, un groupe de surveillance nucléaire lundi.

« Jusqu’à présent, les États-Unis ont réagi à de telles violations avec des sanctions et en dénonçant les entités iraniennes et étrangères soutenant le développement de missiles balistiques de Téhéran », a déclaré l’organisation. « Cependant, l’O.N.U et ses Etats membres n’ont pas réagi. Il faut agir davantage pour enquêter sur les allégations de non-respect et punir les violations de la résolution ».

Rév. Sean Duffy (R., Wis.), partisan d’une politique plus énergique au vu de l’intransigeance iranienne dans la région, a déclaré au Beacon libre que l’administration Trump devait sévir en priorité contre les activités militaires de Téhéran.

« L’Iran a été encouragé à réfréner sa frénésie militaire après huit ans de laxisme sous Obama qui lui a accordé ces largesses financières. Mais ils ne devraient pas se’ytromper: le président Trump a été élu pour mettre un terme aux régimes voyous qui prolifèrent autour de l’Amérique autour. Et les Américains savent qu’il va s’attaquer au principal commanditaire mondial du terrorisme avec détermination « , a déclaré Duffy à Free Beacon.

Michael Rubin, un ancien conseiller du Pentagone et expert en régimes voyous, a déclaré que le comportement récent de l’Iran montre que le régime ne s’est pas modéré depuis que l’accord nucléaire a été mis en œuvre. L’administration Obama a vendu l’accord en partie sur les promesses que cela pourrait aider à rapprocher Téhéran dans la communauté des nations.

« Chaque fois que la République islamique a de l’argent, elle choisit de développer son armement », a déclaré Rubin à Washington Free Beacon. « L’accord sur le nucléaire et la rançon versée à l’Iran, pour la libération des otages a permis à l’Iran de se renflouer financièrement et maintenant nous en voyons le résultat ».

« Ce que [l’ancien président Barack] Obama et [l’ancien secrétaire d’État John Kerry ont essentiellement fait a été de parier que s’ils finançaient un laboratoire de scientifiques fous, ces scientifiques préfèreraient construire des licornes plutôt que des armes nucléaires », a déclaré M. Rubin. « Mais les réformistes iraniens sont pareils que les adeptes de la ligne dure, seulement ils sourient davantage. Ni leur philosophie de base ni leur soutien au terrorisme n’ont changé ».

Washington Free Beacon – traduction JForum

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Les terroristes avaient planifié de détruire l’Eglise de la Sagrada Familia* de Barcelone 
* chef d’oeuvre de l’architecte Antoni Gaudi
A la suite du raid par les forces antiterroristes espagnoles des quartiers-généraux des terroristes, la police a découvert un de leurs plans qui a dû être abandonné : c’est-à-dire l’usage d’un combustible explosif surnommé « La Mère de Satan », afin de faire exploser l’Eglise de la Sagrada Familia à Barcelone ; la chasse à l’homme continue en vue de l’arrestation ou de la neutralisation définitive du chauffard de Las Ramblas à Barcelone. 

 

Les terroristes qui ont commis  le double-attentat au véhicule bélier à  Barcelone et Cambrils vendredi, étaient sur le point de provoquer une attaque de bien plus grande envergure, qui a, selon toutes les apparences, dû être abandonné à cause d’un dysfonctionnement des explosifs dans leur repaire, dans la ville d’Alcanar, mercredi soir : selon des sites d’information espagnols, les terroristes prévoyaient de déposer trois camions chargés d’explosifs et de gaz combustible et de les utiliser pour détruire l’un des symboles les plus en vue de Barcelone – l’Eglise de la Sagrada Familia, conçue par Antoni Gaudi.

 

Les 12 membres de cette cellule terroriste planifiaient de déclencher une bombe d’un camion sur le boulevard de Las Ramblas, un second camion à l’église construite par Gaudi et le troisième camion dans le port de la ville. Afin de déclencher les bombes à l’intérieur des camions, ils projetaient d’employer du peroxyde d’acétone (triperoxyde de triacétone, d’où le nom TATP (en anglais : triacetone triperoxide)- un matériau combustible hautement explosif aussi connu sous le nom de « Mère de Satan ». La même substance a été utilisée lors de l’attaque terroriste multi-sites qui a frappé Londres en juillet 2005.

Leur plan directeur a, cependant, été accidentellement déjoué, la veille du jour prévu pour le mettre en oeuvre, après un peu de cet explosif ne se soit échappé, mercredi soir,dans le bâtiment où il était entreposé.

Gaudi's Sagrada Familia church in Barcelona (Photo: Getty Images)

L’église de la Sagrada Familia construite par Gaudià Barcelone (Photo: Getty Images)

 

L’explosion de gaz d’Alcanar a d’abord été mal interprétée comme n’étant qu’un accident domestique. Ce n’est que plus tard que les autorités ont réalisé que le bâtiment était bourré de bouteilles de gaz et qu’il contenait 20 bonbonnes de Gaz et du TATP.

Initialement, on pensait qu’une seule personne avait trouvé la mort dans l’explosion de mercredi. Mais des responsables ont déclaré que des tests ADN ont été entrepris pour déterminer si les restes humains découverts vendredi provenaient d’une deuxième victime. Un responsable de la police, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, a affirmé que les enquêteurs pensent qu’un imam marocain, Abdelbaki Es Satty, doit être la deuxième victime malgré lui de l’explosion de la maison.

The building in Alcanar and one of the gas containers found after the explosion (Photos: EPA, Agencia Efe)

Le bâtiment d’Alcanar et une des bonbonnes de gaz découverte après l’explosion (Photos: EPA, Agencia Efe)

 

La police se focalise à présent sur les liens entre ses collaborateurs marocains et l’imam disparu, qu’on pense les avoir radicalisés [jusqu’à se transformer en torche vivante]. On doit encore retrouver Es Satty et le Président de la mosquée [où il prêchait la haine de l’Occident en toute impunité] dit ne pas l’avoir vu depuis juin, quand il a annoncé retourner au Maroc pour une durée de trois mois.

Pendant ce temps, la police continue de rechercher le terroriste qui a foncé sur des centaines de personnes,en tuant 13 vendredi dernier. Les autorités espagnoles retiennent pour principal suspect le marocain Younes Abouyaaquoub, âgé de 22 ans, dont la photo a été publiée vendredi par les médias espagnols.

Même du fait que Abouyaaquoub est toujours en cavale, le Ministre de l’Intérieur espagnol Juan Ignacio Zoido a déclaré que la cellule est « détruite », puisque cinq membres ont été liquidés par la police tôt vendredi au cours d’une fusillade, que quatre sont déjà en détention et qu’un ou deux se sont consumés dans l’explosion de la maison d’Alcanar, mercredi. Il a déclaré qu’il ne devait pas y avoir de nouvelle menace imminente d’attentat [de la part de cette cellule en tout cas].

 Younes Abouyaaquoub, one of the suspected terrorists in Friday's attacks (Photo: AFP)

Younes Abouyaaquoub, l’un des principaux suspects parmi les terroristes des attaques de vendredi (Photo: AFP)

 

La chasse à l’homme se poursuit et parcourt l’Espagne et le sud de la France, la police française menant des fouilles extra-frontalières sur les véhicules et les personnes provenant d’Espagne.

La police a aussi mené une série d’explosions contrôlés samedi à Alcanar.

Le nom du suspect isolé et en fuite, Abouyaaquoub, figure sur une liste de police des quatre principaux suspects recherchés dans ces attentats. Tous sur la liste sont originaires de Ripoll, une ville haut de gamme tranquille de 10.000 habitants à environ 100 kms au nord de Barcelone.

The home of Moroccan Imam Abdelbaki Es Satty (Photo: AFP)

La maison de l’Imam marocain Abdelbaki Es Satty (Photo: AFP)

 

Cette liste a été diffusée à travers toute l’Espagne et en France, selon un responsable espagnol et une autre de la police française.

On recherche également un utilitaire Kangoo qu’on pense avoir été loué en Espagne par un suspect de l’attaque de Barcelone jeudi, qui pourrait avoir franchi la frontière.

Abdelbaki Es Satty's home (Photo: Reuters)

Le souk d’Abdelbaki Es Satty (Photo: Reuters)

 

On a aussi désigné sur cette liste Moussa Oukabir, âgé de 17 ans,dont le frère Idriss a rapporté à la police de Ripoll que ses papiers avaient été volés. Papiers ensuoite retrouvés dans l’un des véhicules utilisés au cours des attaques.

Les frères sont nés et ont grandi  à Ripoll, où on a fouillé l’appartement du premier étage de leur famille.

L’Etat Islamique a revendiqué à l’origine l’attentat de Barcelone. Dans un nouveau communiqué, samedi, il a aussi revendiqué l’attaque de vendredimatin à Cambrils, où cinq djihadistes ont foncé sur des personnes le long de la promenade avant que la police ne les liquide.
Adaptation : Marc Brzustowski

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10 juin 2017 : des migrants au large de Lampedusa, en Italie, attendent d'être sauvés par l'équipage du navire Phoenix Migrant Offshore Aid Station (MOAS). (Photo de Chris McGrath / Getty Images)/Generated by IJG JPEG Library
  • Le gros des mouvements migratoires est encore à venir : la population africaine doublera au cours des prochaines décennies. L’Egypte comptera bientôt 100 millions de personnes et le Nigeria 400 millions. À l’époque du numérique, de l’Internet et des téléphones mobiles, tout le monde connaît notre prospérité et notre mode de vie. » – Gerd Müller, ministre allemand du Développement.
  • « Les jeunes ont tous des téléphones mobiles, ils savent ce qui se passe dans d’autres parties du monde, et cela agit comme un aimant ». – Michael Møller, directeur du bureau des Nations Unies à Genève.
  • « Si nous ne parvenons pas à résoudre les grands problèmes des pays d’Afrique, dix, vingt ou même trente millions d’immigrants débarqueront dans l’Union européenne au cours des dix prochaines années ». – Antonio Tajani, président du Parlement européen.
L’Espagne s’apprête à supplanter la Grèce au rang de seconde porte d’entrée par voie maritime des migrants en Europe. Ce soudain déplacement des flux migratoires en direction de l’Espagne est la conséquence de la répression accrue des trafiquants de migrants sur la route maritime Libye-Italie qui était auparavant le principal circuit d’acheminement des migrants vers l’Europe.

Ce déplacement vers l’ouest de flux migratoires qui ont ciblé d’abord la Grèce puis l’Italie, fait de l’Espagne le prochain épicentre de la crise migratoire européenne. L’Espagne n’est séparée de l’Afrique que par un bras de mer de 16 kilomètres seulement.

Plus de 8 300 migrants clandestins ont atteint les côtes espagnoles au cours des sept premiers mois de 2017, soit trois fois plus qu’en 2016, indique l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Des milliers de migrants ont déjà pénétré en Espagne par les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla situées sur la côte nord du Maroc. Ceuta et Melilla, sont les seules frontières terrestres de l’Union européenne avec l’Afrique. Une fois-là, les migrants sont logés dans des abris temporaires, puis transférés en Espagne. Nombreux sont ceux qui, ensuite, continuent leur périple vers d’autres régions d’Europe.

Au total, 12 000 migrants environ sont arrivés en Espagne sur les premiers mois de 2017, contre 13 246 en 2016. En comparaison, 14 156 migrants sont arrivés en Grèce sur les sept premiers mois de 2017.

L’Italie demeure encore la principale porte d’arrivée des migrants en Europe, avec environ 97 000 entrées sur les premiers mois de 2017, contre 181 436 pour l’ensemble de 2016. Depuis l’accord signé en mars 2016 entre l’UE et la Turquie, la route qui va de la Turquie à la Grèce a été fermée. L’Italie est alors devenue le premier point d’entrée des migrants en Europe, et le principal point d’entrée des migrants en provenance d’Asie et du Moyen-Orient. Près de 600 000 migrants ont atteint l’Italie au cours des quatre dernières années.

Un meilleur financement des gardes côtes libyens a également été institué et des milliers de migrants en partance pour l’Italie ont été bloqué sur les côtes libyennes. Cette répression a réorienté les flux de migrants vers des routes alternatives en Méditerranée. D’où l’augmentation du nombre de migrants débarquant en Espagne.En mai, l’Italie a signé un accord avec la Libye, le Tchad et le Niger pour améliorer les contrôles aux frontières et freiner le flux des migrants qui traversent la Méditerranée. En juillet, l’Italie a également conclu un accord avec la France et l’Allemagne pour mieux règlementer les associations humanitaires qui exploitent des bateaux en Méditerranée.

Le 14 août, Frontex, l’agence frontalière de l’Union européenne, a signalé qu’entre juin et juillet 2017, le nombre des migrants africains arrivant en Italie à partir de la Libye a diminué de plus de la moitié. Les 10 160 migrants arrivés par mer en Italie en juillet étaient moins nombreux de 57% par rapport à juin ; il s’agit du niveau d’arrivées le plus bas pour le mois de juillet depuis 2014.

Sur la même période, le nombre de migrants arrivant en Espagne a fortement augmenté. Selon Frontex, 2 300 migrants ont mis le pied en Espagne en juillet, soit quatre fois plus qu’en juillet de l’année précédente. La plupart des migrants qui arrivant en Italie et en Espagne sont considérés comme des migrants économiques à la recherche d’une vie meilleure en Europe, et non comme des réfugiés qui fuient des zones de guerre.

« La grande majorité des migrants en partance pour l’Italie au départ de la Libye sont originaires du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée et d’autres pays d’Afrique de l’Ouest », a déclaré Joel Millman, porte-parole de Organisation internationale pour les migrations (IOM), au Financial Times . « Compte tenu de la répression qui sévit aujourd’hui en Libye, il semble naturel que les migrants abandonnent le dangereux dessert [sic] de la Libye et optent pour une traversée par le Maroc ».

Julio Andrade, conseiller municipal de Málaga, une ville portuaire du sud de l’Espagne, a surnommé le phénomène « l’effet ballon ». Dans un entretien accordé à l‘Irish Times, il a déclaré: « Si vous pressez un coin du ballon, l’air est propulsé ailleurs. Les pressions policières et les arrestations dans les circuits méditerranéens visant la Grèce et l’Italie, incitent les mafias à chercher d’autres routes. »

Les autorités espagnoles ont signalé une recrudescence du nombre des migrants africains qui tentent d’atteindre Ceuta en passant par-dessus des clôtures hautes de six mètres et surmontées d’un fil tranchant comme un rasoir. Le ministre espagnol de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido, a déclaré que 2 266 tentatives de franchissement de frontière avaient eu lieu à Ceuta au cours des sept premiers mois de 2017, contre 3 472 tentatives en 2016.

Le 7 août, plus de 300 Africains – majoritairement en provenance d’Afrique subsaharienne – ont tendu une embuscade aux forces de sécurité espagnoles et marocaines avant de prendre d’assaut le passage frontalier à El Tarajal ; 186 migrants ont pu arriver en territoire espagnol. Le 8 août, plus d’un millier de migrants armés de lances et de cailloux ont tenté le même passage en force. Le 9 août, les autorités espagnoles ont fermé la frontière pendant une semaine. Le 10 août, environ 700 migrants ont à nouveau pris d’assaut la frontière ; 200 migrants ont été arrêtés.

Parallèlement, le 9 août, une vidéo a révélé qu’un canot pneumatique chargé de dizaines de migrants avait accosté sur une plage de Cadix remplie d’estivants en maillot de bain. José Maraver, chef d’un centre de sauvetage de la ville voisine de Tarifa, a déclaré au Telegraph qu’un deuxième bateau avait accosté une autre plage de la région et que ces évènements n’avaient plus rien d’inhabituel. « Chaque jour, il y a des bateaux, chaque jour il y a des migrants », a-t-il déclaré. « La situation devient très compliquée ».

Les migrants font preuve d’imagination pour se rendre en Espagne. Le 6 août, quatre marocains ont atteint la côte de Málaga en jet ski. En juillet et août, la police a intercepté au moins deux douzaines de migrants qui tentaient de rejoindre l’Espagne en jet ski. Le 10 août, la police a trouvé, à l’aide de détecteurs de mouvement et de capteurs d’images thermiques, 56 migrants, dont 14 enfants, cachés à l’intérieur de camions au départ de Ceuta vers le port d’Algesiras.

Le 9 août, le journal espagnol El País a reconnu dans un éditorial qu’il était « évident que la pression migratoire s’était déplacée vers la Méditerranée occidentale et que rien ne permettait de penser que la situation évoluerait différemment dans un proche avenir ». Il a ajouté:

« La pression migratoire enregistrée ces dernières semaines déborde déjà tous les dispositifs de surveillance et de contrôle. L’entrée massive de personnes en provenance d’Afrique subsaharienne qui sautent par-dessus la clôture de Ceuta, ou qui traversent la frontière d’El Tarajal, montre la difficulté qu’il y a à stopper l’entrée de ceux qui fuient la guerre, la famine ou les difficultés économiques …
« La gestion des flux migratoires nécessite une politique européenne forte et des ressources économiques en proportion. L’Espagne ne peut rester seule gardienne du sud de l’Europe ».

Le ministre allemand du Développement, Gerd Müller, a récemment déclaré que l’Europe devait se préparer à l’arrivée de millions de migrants en provenance d’Afrique :

« Le gros des mouvements migratoires est encore à venir : la population africaine va doubler dans les prochaines décennies. L’Egypte passera à 100 millions d’habitants et le Nigeria à 400 millions. À l’époque du numérique, de l’Internet et des téléphones mobiles, tout le monde connaît notre prospérité et notre mode de vie. »

Le directeur de l’Office des Nations Unies à Genève, Michael Møller, a répondu en écho à ces préoccupations:

« Ce à quoi nous avons assisté est l’une des plus grandes migrations humaines de l’histoire. Et cela va s’accélérer. Les jeunes ont tous les téléphones portables et ils savent ce qui se passe dans d’autres parties du monde. Cela agit comme un aimant ».

Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a déclaré que pour faire face aux flux migratoires, l’Union européenne devra investir des milliards et élaborer une stratégie de stabilisation de long terme de l’Afrique :

«Si nous ne parvenons pas à résoudre les problèmes qui se posent aux pays africains, dix, vingt ou même trente millions d’immigrants se rendront dans l’Union européenne au cours des dix prochaines années».

Soeren Kern est senior fellow de l’Institut Gatestone, basé à New York .

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Attentats de Barcelone : à la gloire de l’idiotie utile !

Par Mohamed Louizi

Depuis le 11 septembre 2001, dix pays européens sont ciblés, à tour de rôle, par la terreur islamiste : Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède. Des pays arabes sont aussi ciblés par cette même terreur comme l’Algérie, l’Arabie Saoudite, l’Égypte, l’Irak, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, la Syrie et la Tunisie. Seul le «vilain petit Qatar» semble – curieusement! – être épargné par les attaques jihadistes. L’Australie, tout comme d’autres pays africains, asiatiques et américains, ne sont pas en reste.

La terreur islamiste ne répond pas à cette grille de lecture très relativiste à dessein, très présente par ailleurs chez certains «éditocrates» et autres commentateurs et chroniqueurs ultra médiatisés. Elle ne répond qu’aux constances de son idéologie manichéenne et aux impératifs de son projet totalitaire. Combien de fois n’a-t-on pas entendu que la France serait visée «à cause de» sa laïcité, de son passé colonial et de son modèle sociétal ? Comme si les neuf autres pays européens visés lui étaient tous similaires. Combien de fois n’a-t-on pas entendu que l’Égypte serait visée «à cause de» son régime politique qui ne peut être qualifié de démocratique ? Comme si les autres pays arabes étaient tous à l’image politique, culturelle et sociale de l’Égypte.

L’image contient peut-être : dessin

Force est de constater que la diversité (culturelle, politique, religieuse) des cibles de la terreur islamiste, en Orient comme en Occident, dément tous ces modèles d’analyse (sociologique et politique) relativistes qui portent, à fortiori, les stigmates de tant de subjectivités idéologiques et d’intérêts pécuniaires sous-entendus, à chercher patiemment en filigrane, non sans difficulté liée à l’empilement de tant de masques, de tant de précautions. Des «spécialistes», ayant développé diverses modèles inadaptés et désuets, semblent avoir beaucoup de mal à admettre leurs erreurs et approximations qui ont entraînés tant de fautes dans l’action étatique et citoyenne. Ils s’enfoncent dans le déni. L’idéologie islamiste, elle, ne se trompe pas. Elle avance sur les cadavres. Elle écrase l’innocence. Elle tue sans état d’âme. Elle place ses pions et agents, là on s’y attend le moins, pour assurer sa couverture, son absolution.

La partie d’échecs, engagée depuis plusieurs siècles entre une idéologie islamiste totalitaire et expansionniste et le reste du Monde semble s’accélérer dangereusement. Les modèles des «spécialistes», eux, font du sur-place et tournent en rond. Devrait-on craindre un «échec et mat» imminent en faveur de l’islamisme ? La question devient de plus en plus vitale. L’odeur d’une guerre civile devient de plus en plus persistante.

Mais il n’y a pas que des «spécialistes» et des «éditocrates» qui se sont trompés : encore faut-il qu’il s’agirait de simples erreurs d’appréciation ! Il y a aussi des hommes et des femmes politiques, de gauche comme de droite, à tous les étages de l’exécutif, du local au national, qui font délibérément le jeu de l’islamisme, en marchant les yeux ouverts, malgré la multiplication des alertes citoyennes. Ils pensent devoir «intégrer les intégristes» au nom des valeurs de la République. Mais en vérité, ils offrent aux islamistes, ceux imberbes et habillés en costumes italiens trois pièces, une ambition, un pouvoir, une notoriété publique, une respectabilité et surtout un … avenir radieux et prometteur.

Hier, je donnais l’exemple de la municipalité de Denain et de cette liaison dangereuse entre la baronnie socialiste et le clan de l’islamiste Iquioussen : je publierai très prochainement un article synthétisant les derniers développements administratifs de ce dossier, rendant hommage aussi aux fonctionnaires de l’État qui ont su mener des enquêtes supplémentaires et prendre des décisions importantes n’en déplaise à certains politiques qui ont déjà perdu le Nord et à des «journalistes» qui, bien qu’ils soient encartés, agissaient plutôt comme des agents de communication.

Prochainement, je présenterai le portrait d’un islamiste franco-marocain, établi aux premières loges, un des dirigeants en France et en Europe du parti frériste marocain PJD (Parti Justice et Développement) et qui, tout en s’affichant publiquement, ostentatoirement, en tant que tel, à côté d’islamistes infréquentables au Maroc, en Tunisie et en France, occupe toujours le poste d’adjoint au Maire à la municipalité d’Athis-Mons (91200) dans l’Essonne. La mairesse Christine Cordier (LR) confie à cet islamiste le portefeuille sensible de l’action sociale, de la vie des quartiers et du CCAS (Centre communal de l’action sociale) : le terrain préféré des islamistes, en Orient comme en Occident, pour s’enraciner et se développer aux frais de la République.

Tant qu’on ne comprendra pas la complémentarité fondamentale existant entre les deux principaux versants de l’islamisme qui tue et qui assujettit : le civil et le jihadiste ; le politique et le militaire ; les réservistes et les opérationnels, toute lutte contre cette idéologie mortifère est vouée à l’échec. Point ! Le cas du PJD marocain — que je connais très bien pour l’avoir pratiqué des années durant — pourrait servir d’exemple pour mieux comprendre cette complémentarité structurelle entre ces deux versants :

En effet, sans parler de son soutien indéfectible au Hamas palestinien, sans parler de l’implication de quelques-uns parmi ses dirigeants dans l’appel au jihad en Syrie, lancé depuis le Caire de Morsi un 13 juin 2013, téléguidé depuis le Qatar, sans parler de ses liaisons avérées avec le Tanzim international des Frères musulmans, un événement très récent montre à quel point l’idéologie de la terreur islamiste est un facteur commun entre les islamistes opérationnels et les islamistes réservistes. En témoigne ce jugement d’un tribunal marocain condamnant, il y a presque un mois, 8 jeunes du PJD d’un ou de deux ans de prison ferme pour «apologie du terrorisme»[1]. Le PJD avait fait appel. Ces jeunes islamistes se sont réjouis, publiquement sur les réseaux sociaux de l’assassinat en décembre dernier de l’ambassadeur de la Russie à Ankara. Deux semaines plus tard, le roi Mohammed VI les a graciés[2], comme signe d’apaisement, dans un contexte très tendu que traverse le Royaume en lien avec les contestations du Rif.

Peut-on continuer sans se poser les bonnes questions, en France et en Europe, à promouvoir le versant fourbe de l’islamisme au nom de la lutte contre son versant criminel ? La multiplication des attentats, comme celles de Barcelone, le rappellera sans cesse à nous autres. A quoi serviraient les messages d’indignation, les minutes de silence, les bougies, l’éclairage de la Tour Eiffel, si l’on continue à faire de la place aux islamistes dans les médias, le Parlement, les Conseils municipaux, les centres de recherche, les établissements financiers, l’École, les quartiers, les centres de ladite déradicalisation, les hôpitaux, et partout ailleurs ? A quoi serviraient les bonnes intentions, presque toujours au stade du déclaratif, de vouloir combattre le terrorisme mais tout en épargnant l’islamisme qui le nourrit, qui le justifie ?

Là où la lâcheté d’un républicain, homme ou femme, de gauche comme de droite, s’exprime au grand jour, un terreau islamiste s’implante et pousse tranquillement. Par conséquent, une campagne de «désherbage» total devient inéluctable à tous les niveaux, à tous les étages. Faute de quoi, l’islamisme ne tardera pas à pratiquer sous peu une purge totalitaire, à la «Erdogan», avant de dérouler son programme liberticide et antidémocratique. Cela semble être de l’ordre de la fiction dans l’esprit court-termiste de certains naïfs. J’en conviens très volontiers. Mais entre nous, qui, en l’an 2000, aurait imaginé que le visage de l’Europe et du Monde ressemblerait à celui qui nous terrifie désormais ? Les islamistes l’imaginaient, le projetaient même, mais pas leurs idiots utiles, tous ces dignes héritiers de la collaboration sous Vichy : toute une tradition, dirait l’autre !

Note :
☆☆☆

[1]- http://telquel.ma/…/jeunes-du-pjd-condamnes-1-2-an-prison-f…
[2]- http://www.huffpostmaghreb.com/…/grace-royale-pour-les-dete…

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La directrice de l'Agence de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) au Liban, Ann Dismorr, pose avec une carte ne comportant pas la moindre trace de l'État d'Israël, et présentée comme une carte de la « Palestine », Mai 2013. (Image : Palestinian Media Watch)

L’UNESCO est une organisation immorale et antisémite

Les pays imprégnés de décence éthique devraient partir.

Le 7 juillet, l’UNESCO a adopté une résolution définissant la vieille ville d’Hébron et le Caveau des patriarches comme des sites appartenant au patrimoine « palestinien« . Avant cela, en 2016, deux résolutions porteuses de définitions falsificatrices du même type concernant la vieille ville de Jérusalem, le Mont du Temple et le Mur Occidental avaient déjà été adoptées. Et l’année précédente, en 2015, l’UNESCO avait réécrit l’histoire et redéfini deux sites bibliques anciens, la tombe de Rachel et le Caveau des patriarches comme des lieux saints de l’islam, quand bien même l’islam n’existait pas à l’époque de la construction des monuments concernés.

Trois jours avant l’adoption de la résolution concernant Hébron, une résolution, réaffirmant les résolutions concernant Jérusalem, avait été soumise au vote et été elle-même adoptée.

Le gouvernement israélien a réagi avec indignation et a décidé de cesser de coopérer avec l’UNESCO. L’ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies Nikki Haley a déclaré qu’elle était choquée et que les résolutions ne seraient pas sans conséquences.

Le reste du monde est resté silencieux. Comment cela s’explique-t-il?

La résolution du 7 juillet a reçu l’appui de la grande majorité des pays participant aux délibérations. Six pays se sont abstenus. Trois pays ont voté contre. Les résolutions antécédentes ont été adoptées avec des majorités tout aussi importantes.

Le but de l’UNESCO est censé être de :

« Contribuer à la paix et à la sécurité en favorisant la collaboration entre les nations par l’éducation, la science et la culture afin de promouvoir le respect universel de la justice, de la primauté du droit et des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour les peuples du monde, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, conformément à la Charte des Nations Unies ».

L’UNESCO est malheureusement devenue une imposture antisémite, régie par des contrefaçons plutôt que par des faits. Elle trahit sa mission, falsifie l’histoire et pratique le racisme le plus éhonté envers le peuple juif et la discrimination envers le judaïsme – et le monde accepte. L’UNESCO agit comme un instrument de propagande visant à anéantir la légitimité de l’existence d’Israël – et le monde entérine.

L’Autorité palestinienne (PA), qui aspire à effacer et remplacer Israël, est l’instigatrice des résolutions sur Jérusalem et Hébron et joue un rôle clé dans la transformation de l’UNESCO. Elle a constamment préconisé et soutenu le terrorisme et n’a jamais cessé de vouloir la destruction d’Israël. Lui avoir permis d’entrer à l’UNESCO a eu, et a, de graves conséquences, qu’on constate.

Que le monde musulman appuie la transformation de l’UNESCO et les résolutions proposées par l’Autorité palestinienne est logique. De nombreux pays musulmans financent directement ou indirectement le terrorisme et approuvent les objectifs abjects de l’Autorité Palestinienne. Une grande partie du monde musulman vit mentalement dans une réalité parallèle en laquelle une « histoire musulmane » du monde bloquée au septième siècle remplace la réelle histoire du monde. Le monde musulman se considère comme un conflit avec le monde occidental et voit en Israël une enclave occidentale à exciser et supprimer.

Que les pays du tiers monde soutiennent eux aussi la transformation de l’UNESCO et ces résolutions est tout aussi logique. De nombreux pays du tiers monde sont imprégnés d’un ressentiment anti-occidental qui les conduit à considérer qu’ils sont eux-mêmes en conflit avec l’Occident et doivent dès lors soutenir les décisions prises par les pays du monde musulman.

Ce qui est inquiétant est que la plupart des pays européens, à quelques exceptions près, acceptent ces résolutions et la transformation de l’UNESCO.

Sept décennies après l’Holocauste, les pays européens agissent comme s’ils voulaient détruire toutes les preuves de l’existence des Juifs – et avec celles-ci, effacer leur propre culpabilité.

L’Europe, tout en affirmant qu’elle a le plus grand respect pour la connaissance, piétine des données fondamentales de la connaissance. Un historien digne ne peut nier que Jérusalem – surtout la soi-disant Jérusalem-Est – était la ville du roi David, le siège des premier et deuxième temples qui ont été détruits respectivement en 586 av. J.-C et 70 après J-C, la cité du Mont du Temple et du Mur Occidental, et que Hébron, la tombe de Rachel et le Caveau des patriarchessont également des lieux essentiels du passé biblique juif. Les invasions islamiques de Jérusalem et de la Judée ont eu lieu des siècles plus tard.

Bien que l’Europe prétende respecter les droits de l’homme et les droits des peuples, elle contribue à violer le droit le plus essentiel du peuple juif: la reconnaissance de son existence depuis plus de 3000 ans et l’ancrage de cette existence dans des monuments sacrés. Pire encore, l’Europe fait cela au nom d’un peuple inventé il y a moins de 50 ans. Aucun chercheur sérieux ne peut trouver trace d’un « peuple palestinien » avant les années 1960. L’Europe est apparemment très heureuse d’accepter des mensonges.

Tout en prétendant être résolument hostile à l’antisémitisme, l’Europe soutient et approuve des décisions qui nient le caractère juif des sites juifs les plus essentiels, ce qui équivaut à nier les fondements du judaïsme et par conséquent à nier l’existence même d’un peuple juif.

Bien qu’elle affirme vouloir lutter contre toute forme de génocide, l’Europe continue de contribuer à un génocide subtil contre les juifs, derrière lequel il n’est pas difficile de voir un désir palestinien de véritable génocide.

Tout en disant combattre le terrorisme, l’Europe se plie aux exigences d’un mouvement terroriste qui ne cherche même pas à cacher son caractère terroriste. Lorsque Mahmoud Abbas parle arabe, il ne cesse d’inciter à l’assassinat de Juifs. Il a récemment redit qu’il ne cesserait pas de rémunérer les meurtriers anti-Juifs jugés, condamnés et emprisonnés en Israël, qu’il appelle « martyrs » héroïques. Sur toutes les cartes utilisées par l’Autorité palestinienne et dans les manuels scolaires palestiniens, Israël n’existe pas, le seul nom qui figure est « Palestine ».

Il y a dix ans, un écrivain espagnol, Sebastian Vilar Rodriguez, a écrit que l’Europe était morte à Auschwitz. Il pourrait bien avoir raison.

En 1945, l’Europe, le continent du nazisme, était en ruines, physiquement et moralement. Elle avait été à l’origine d’une guerre mondiale horrible – et les crimes commis sur son sol avaient été si abominables qu’elle n’a pas eu le courage de les regarder en face pendant plus de deux décennies.

L’Europe s’est reconstruite en affirmant des valeurs nobles dans l’abstrait, sans penser à ce vers quoi cela pourrait la conduire.

Dès lors qu’ils ont fait du nazisme la source de tous les maux, les dirigeants européens, dans une tentative désespérée de laisser leur passé dans le révolu, en sont venus à rejeter le nationalisme, le patriotisme, toutes les identités nationales occidentales voire, même, désormais l’esprit des Lumières.

Pour montrer qu’ils avaient complètement tourné la page, ils ont préconisé la paix à tout prix et ont progressivement glissé vers un esprit de soumission.

Imprégnés d’un sentiment générique de culpabilité, ils ont commencé à attribuer tout ce qui ne va pas sur terre à la civilisation occidentale. Parce que l’Europe a colonisé pour partie le monde musulman, ils ont oublié de se souvenir que la culture musulmane avait, en fait, colonisé la Perse, l’Empire byzantin, le Moyen-Orient, la Grèce, Chypre, les Balkans, l’Afrique du Nord, et le Sud de l’Espagne.

L’Europe a réécrit l’histoire. Dans les manuels scolaires de la plupart des pays européens, l’Occident est décrit presque toujours comme ayant « pillé » et « exploité » les pays pauvres, et aucune attention n’est prêtée au fait que les pays pauvres ont été effectivement pillés et exploités pendant des siècles par l’Empire ottoman. L’Europe s’est progressivement laissée aller à un repentir excessif et est passée sous influence islamique.

En Europe aujourd’hui, l’islam est présenté comme imprégné de tolérance et comme « humilié » par l’Occident. L’esclavage est décrit essentiellement comme un crime occidental, bien qu’il reste fréquent en Arabie saouditeen Mauritanieau Soudan et ailleurs dans le monde musulman.

En 2014, les Nations Unies ont estimé que 21 millions de personnes sont encore « prisonnières de l’esclavage » dans le monde musulman – un nombre équivalent à la population roumaine. Pourtant, en Europe, l’esclavage dans le monde musulman n’est jamais mentionné. L’antisémitisme islamique, bien qu’omniprésent, n’est jamais mentionné non plus. Il se dit de tous côtés que l’antisémitisme est seulement une « monstruosité d’extrême droite ».

L’Europe n’a commencé à se confronter à l’horreur de l’Holocauste qu’à la fin des années 1970, lorsqu’une série de télévision américaine, Holocauste, de Marvin Chomsky, a été diffusée. Un « devoir de mémoire » a alors été proclamé.

Au même moment, l’Europe est devenue de plus en plus anti-israélienne – et l’anti-israélisme est devenu une façon respectable de détester les juifs.

Les dirigeants européens accusent aujourd’hui Israël de « crimes » parce qu’ils disent soutenir la « cause palestinienne ». Ils ne veulent pas véritablement aider les Palestiniens aux fins qu’ils disposent de la liberté d’expression, d’emplois plus nombreux, de droits ou d’un gouvernement sans corruption; Ils soutiennent tout juste l’idée qu’il faut créer un « État palestinien » – destiné à éliminer Israël. La destruction d’Israël, par le biais du « processus de paix », est devenue pour eux un moyen de montrer qu’ils sympathisent avec l’islam et « comprennent » les « méfaits » passés de l’Occident et un subterfuge destiné à leur permettre de tenter de s’exonérer de leur culpabilité vis-à-vis des Juifs – tout en continuant subrepticement à nuire à ces derniers.

L’idée sous-jacente semble être: si les Juifs israéliens peuvent être accusés de commettent des crimes semblables aux crimes nazis, il devient possible de dire que tout le monde peut être nazi, même les Juifs, et que dès lors, les Juifs ne sont pas si innocents, et méritent tout ce qui pourrait leur arriver.

Israël, le pays que les dirigeants européens aiment haïr, devient pour eux l’incarnation de « l’Occident maléfique » aux yeux du monde musulman, un pays qui peut être accusé de tout sans crainte.

Israël incarne aussi ce que l’Europe rejette: c’est un État-nation fier de son identité, et n’a pas le luxe de pouvoir parler aveuglément de « paix » en se soumettant à ses ennemis.

En acceptant les décisions prises à l’UNESCO, les pays européens ont fait quelques pas supplémentaires en direction de la lâcheté et de leur propre destruction.

Dans un discours prononcé le 5 juillet à Varsovie, le Président américain Donald Trump, après avoir rappelé les accomplissements de la civilisation occidentale, a souligné que la question fondamentale de notre époque est de savoir si oui ou non l’Occident a la volonté de survivre.

Deux jours plus tard, la résolution de l’UNESCO sur Hébron a été adoptée à Cracovie, à moins de 50 milles du camp de la mort d’Auschwitz-Birkenau. Avant le vote, Carmel Shama-Hacohen, ambassadeur d’Israël auprès de l’UNESCO, a fait remarquer que la réunion se tenait près du plus grand lieu de massacre du peuple juif. Ses remarques n’ont manifestement pas poussé á la réflexion un seul des participants, et n’ont pas incité quiconque en Europe à songer à la dimension symbolique d’un vote tel que celui-là dans un endroit comme celui-là. De manière obscène – et comme une immense insulte à la mémoire de ceux qui sont morts à Auschwitz – une minute de silence à la mémoire des victimes de l’Holocauste a été immédiatement suivie d’une minute de silence à la mémoire des « victimes d’Israël ». Ce qui veut dire que les Européens ont participé à une minute de silence demandée par un pays libre et démocratique voulant se souvenir de ses morts, et qui cherche la paix depuis des décennies, et une minute de silence demandée par des adeptes du terrorisme, au nom de gens tombés parce qu’ils pratiquaient le terrorisme. Une telle mise en parallèle est très éclairante.

L’Europe a tourné le dos au judaïsme, auquel elle doit pourtant ses principes fondamentaux, et oublié que sans le judaïsme, l’Occident n’existerait pas.

En se comportant de manière ignominieuse envers Israël et les Juifs, en soutenant la haine anti-juive enracinée dans la cause palestinienne telle qu’incarnée par l’Autorité palestinienne, l’Europe continue de trahir toutes les valeurs qu’il prétend incarner. On peut penser que l’Europe a perdu la volonté de survivre en tant que partie intégrante de l’Occident.

En s’indignant de ce qu’est devenue l’UNESCO, Israël et les États-Unis montrent du respect pour les valeurs qui ont fait la grandeur de l’Occident.

Un respect entier de ces valeurs impliquerait de leur part une décision qui aurait dû être prise depuis longtemps: quitter l’UNESCO.

Les pays qui ont encore en eux une décence éthique n’ont pas leur place dans une organisation corrompue.

Des journalistes israéliens ont attribué la responsabilité de l’attaque meurtrière survenue sur le Mont du Temple à Jérusalem le 14 juillet aux récentes résolutions de l’UNESCO, qui, disent-ils, ont encouragé les ennemis d’Israël à poursuivre leur actes génocidaires.

Les décisions de l’UNESCO définissant Jérusalem comme « palestinienne » et « occupée illégalement » – n’ont, selon eux, pu que conduire les ennemis d’Israël à déduire que l’UNESCO a donné un feu vert aux attaques à Jérusalem ou à Hébron.

Qui pourrait penser que les ennemis d’Israël n’ont pas fait cette déduction?

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Hommage aux victimes de l'attentat de Barcelone, 20 août 2017. SIPA. AP22092504_000031

Terrorisme: « si vous avez peur, faites vous soigner! »

Vous n’aurez pas ma résilience

Par Ingrid Riocreux

Source : Causeur

Pathologisation médiatique de la peur.

même pas peurPresque coupée du monde, sans radio, télévision ni internet durant quelques semaines, je me demande aujourd’hui si cela valait la peine de rentrer de vacances. A peine suis-je revenue que je me fais traiter de malade.

J’avais, il y a quelques mois, consacré un post à la psychiatrisation du mal : les fameux « radicalisés » qu’il ne fallait surtout pas confondre avec des « déséquilibrés » mais à qui l’on voulait néanmoins offrir un « suivi thérapeutique », en vertu d’un curieux paradoxe.

Depuis, les méthodes de déradicalisation sont devenues l’objet de maints sarcasmes et les journalistes qui ne juraient que par cette notion magique affichent aujourd’hui, avec le même aplomb que naguère, le plus grand scepticisme. Certains experts ont d’ailleurs disparu des plateaux, leur compétence et même leur moralité étant fortement écornées. Et nos médias, qui se sont rendus complices de leurs juteuses stratégies d’enfumage, jamais ne s’excuseront.

Aujourd’hui, les malades ne sont plus les méchants, mais nous.

C’est du moins ce qui ressort du traitement médiatique de l’attentat de Barcelone. Cette tendance à la pathologisation des émotions se dessinait déjà au fil des précédents attentats mais j’ai eu le sentiment qu’avec ce dernier événement, on atteignait un sommet. Choqués, tristes, révoltés, nous ne sommes plus que malades.

Que l’on se comprenne, je ne suis pas en train de nier la réalité de ce qu’est un traumatisme, encore moins de remettre en cause la nécessité d’une prise en charge psychologique pour les victimes et leurs proches.

Je dis seulement qu’il y a quelque chose de malsain dans l’angle médiatique choisi pour aborder les émotions populaires après un attentat. En clair, j’ai remarqué que, justement, on les traitait de moins en moins comme des émotions légitimes et de plus en plus comme des problèmes médicaux : il faudrait se guérir de la peur, de la colère, de la haine, de la méfiance, etc., bref annihiler en nous tout ce que l’on nous désigne comme des émotions négatives, donc mauvaises.

Le vocabulaire technique permet de propulser des évidences au rang de titres :

victime traumatismeEn gros, ça leur rappelle de mauvais souvenirs.

Comme souvent, il est intéressant de voir comment est utilisée la parole des experts. D’abord, c’est évidemment un choix journalistique que de donner autant de place à la question de la prise en charge psychologique. Cela revient à considérer que parler de nos émotions est aussi important que parler des faits eux-mêmes. Nous regardons une « édition spéciale » pour savoir ce qui s’est passé et voilà qu’on nous renvoie à nous-mêmes, que nos propres sentiments deviennent l’objet de l’information. Or, en matière d’émotions, parler de, c’est aussi influer sur, suggérer. Quand on vous dit que vous avez besoin d’une prise en charge psychologique pour ne pas céder à la peur, on vous laisse entendre clairement que vous ne devez pas avoir peur. Si vous avez peur, faites-vous soigner.

Cela m’amène au second point : la résilience. La résilience, c’est un mot que les journalistes aiment beaucoup. Rappelons que ce terme désigne (pour un matériau puis, par métaphore, pour le psychisme) le fait de résister à un choc ou, plus exactement, de retrouver son état initial après ce choc. Or, à chaque fois qu’un psychologue vient rappeler à quel point il est « normal d’avoir peur » ou que « la répétition des attentats produit une forme d’anesthésie émotionnelle inquiétante », les questions du journaliste l’aiguillent systématiquement vers un discours chewing-gum sur la nécessité de continuer à vivre comme avant et donc d’atteindre… (roulement de tambour) la résilience. C’est ainsi que la chaîne LCI invente un concept intéressant, le cri de résilience. Mais si, mais si. Et ce cri, vous l’avez deviné, c’est :

même pas peur cri de résilienceA priori, s’ils crient, c’est que la résilience n’est pas tout à fait acquise. On a plutôt affaire à une méthode coué à grande échelle, une autopersuasion collective à visée analgésique. Ils découvrent qu’il y a des fanatiques sanguinaires parmi eux et ils crient « même pas peur ». Mais tout va bien, ces gens sont en pleine résilience, ils ne sont pas malades, non non. C’est vous, avec vos mauvaises pensées, qui devriez consulter un spécialiste.

On se croirait dans le film Invasion (tiré du roman The Body Snatchers, de Jack Finney) : les personnages contaminés par la mystérieuse substance extraterrestre tentent de convaincre les autres de se la laisser inoculer, en leur expliquant qu’elle va les libérer de cette chose pénible que sont les émotions. Et l’on nous montre des espèces de zombies aux yeux fixes déambulant dans les rues sans plus rien éprouver, pas même quand ils voient quelqu’un se faire jeter d’un pont. Même pas peur, la zénitude totale. A bas le stress-post-traumatique.

Enfin, cette approche médicale accentue le caractère irrationnel de la réaction émotionnelle : c’est bien quelque chose qui nous échappe puisqu’il s’agit là d’un état qu’il faut soignerOr, la peur, la colère, la méfiance puisent aussi à la source de la raison. Si je peux, n’importe où, n’importe quand, être victime d’un attentat, alors j’ai des raisons d’avoir peur. Quand je vois que ces types tuent aveuglément des civils, il est non seulement juste, mais il est même logique que j’éprouve de la colère. Et quand, en plus, on essaie de me faire croire qu’éprouver ces sentiments fait de moi une malade, je sens croître cette colère et je me dis qu’il faudrait être bien malade pour ne pas l’éprouver.

Je lisais récemment que des chercheurs allemands envisagent de combattre la xénophobie par un traitement aux hormones. Le principe consiste à faire inhaler de l’ocytocine à des gens tout en leur montrant des photos de réfugiés. J’espère que c’est une bonne grosse fake news, sinon je perds toute foi en l’humanité.

Mais tant qu’on y est, je propose pour ma part le test suivant : faire inhaler de l’ocytocine aux gens en leur montrant des images d’attentats. Comme ça hop, fini, la colère et la peur. Résilience assurée. 300 morts ? Même pas peur, résilience. 1000 morts ? Même pas peur, résilience. Une bombe ? Même pas peur, résilience. Un camion bélier ? Même pas peur, résilience. Ils pourront nous tuer jusqu’au dernier, ce sera toujours : même pas peur, résilience. A bien réfléchir, je ne suis pas sûre que la dose d’hormones soit si nécessaire : après quelques heures d’ »édition spéciale attentats », je me sens admirablement résiliente.

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Soit les palestiniens sont des imbéciles, soit ils nous prennent pour des vrais débiles.

Par Souhail Ftouh

Source : Identité Juive

Le Mossad a été accusé du suicide par pendaison d’un singe de la bande de Gaza : c’est une information qui a été rapportée le 18 août 2017 par l’agence de presse Gaza Now à travers son compte  officiel Twitter !

 

« Un singe s’est pendu dans un zoo du sud de la bande de Gaza, à Rafah. Même les animaux sont fatigués du blocus » explique l’agence de presse…

On ne sait pas s’il s’est pendu seul, mais ce qui est certain c’est qu’il n’ y a aucun israélien à Gaza. En août 2005, Israël a achevé l’évacuation de la bande de Gaza.

Déjà enfermer un singe dans une cage aussi minuscule est un crime. S’il s’est pendu tout seul, c’est sûrement l’unique raison. Ou alors ils ont même dressé leurs singes à palywood!

C’était un singe très intelligent : peut-être l’a-t-il fait en voyant que le « peuple palestinien » n’a pas évolué depuis 1400 ans…Pauvre singe!

Un palestinien tué en Suède: son père, depuis Gaza, dénonce « ses voisins juifs »

Selon les médias palestiniens, un gazaoui qui vivait en Suède a été tué le 19 août 2017. Ils disent que Mohammed al-Bazem, âgé de 28 ans, a été abattu à la tête et dans le cou alors qu’il ouvrait la porte de chez lui.

Selon les médias palestiniens, al-Bazem a déménagé en Suède en 2008 après que son frère ait été tué lors de la première guerre de Gaza (ce qui semble peu probable, car cette guerre s’est terminée en 2009).

Selon son père, al-Bazem se plaignait, une heure avant sa mort, d’une fête de ses voisins du dessus.

Le père, connaissant apparemment beaucoup de détails bien que vivant à des milliers de kilomètres de là, dit que « beaucoup d’alcool et de drogues circulaient lors de la fête des voisins. »

Et l’un des habitants de cet appartement est juif.

Pas besoin d’en dire plus…

Ma’an News Agency publie même un article qui affirme qu’ « Un homme juif a abattu Mohammed de près, le tuant avec deux balles dans la tête et le cou. »

La police suédoise, de son côté, dit simplement qu’un « homme a été tué dans son appartement. »

Le père palestinien dit que l’avocat de son fils mort est juif : va-t-il le tenir pour responsable aussi ? De quoi se plaint le père? Son fils a enfin rejoint le paradis, et ses Innombrables vierges…

Ces informations permettent de monter combien les arabes palestiniens sont des affabulateurs. Elles sont classiques des histoires quotidiennes des mensonges contre Israël.

Souhail Ftouh

 

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La Brigade spéciale Al Kharsha de Daesh frappe l’Espagne

 

Cette semaine, l’Espagne a subi le plus important massacre mis sur pied par l’Etat Islamique en Europe depuis les attentats du 12 novembre 2015 à Paris, qui ont pris la vie à 140 personnes, suivis par ceux de Bruxelles du 22 mars 2016, faisant 32 morts (et 3 kamikazes): Zaventem: 14; Maelbeek: 17. L’offensive espagnole a provoqué la mort de 14 civils et supprimé 7 terroristes. Plus de 100 victimes sont encore à l’hôpital, 30 subissant de graves lésions.

Le premier signal est survenu mercredi soir, le 16 août, par deux énormes explosions dans une maison de la ville espagnole d’Alcanar, à 190 km au sud de Barcelone. A l’intérieur, la police a découvert une femme morte, un homme blessé et 20 bonbonnes de gaz butane et de propane. Il s’agissait de toute évidence d’un atelier de fabrication de bombes.

Les journées de jeudi et vendredi, on a assisté à deux attentats en succession rapide : d’abord à Barcelone, où un van a foncé sur des centaines de gens sur le Boulevard de Las Ramblas, tuant 13 personnes et en blessant plus d’une centaine ; puis dans la nuit de vendredi à Cambrils, au sud de Barcelone, où cinq terroristes munis de fausses ceintures d’explosifs dans une Audi A3 sont parvenus à blesser 6 civils dont une femme est morte plus tard et un agent de police,avant d’être tous liquidés dans une fusillade contre la police. C’est alors qu’on s’est aperçu que leurs ceintures d’explosifs étaient fausses et inoffensives.

[Said Aallaa, Mohamed Hychami, Younes Aouyaaqoub, Moussa Oukabir : voici quatre suspects des attentats de Barcelone, selon la presse espagnole qui diffuse leurs portraits.

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Mohamed Houli Chemlal (20 ans), né à Melilla a fait exploser le laboratoire de la maison d’Alacanar. Mohamed Houli et Moussa Oukabir (17 ans) se connaissent. Et le fait que le frère de Moussa, Driss (ancien détenu à Gérone en 2012 pour agression sexuelle) a été nommé par des sources policières comme l’auteur présumé du massacre au centre de Barcelone qui a fait 13 morts et 110 blessés a permis de lier les réseaux entre eux.

A partir de là, il devenait évident que les attentats terroristes qui ont ébranlé la Catalogne durant ces trois jours étaient orchestrés par un unique centre de commandement et de contrôle, disposant de dizaines de terroristes armés, soutenus par de nombreux complices. Beaucoup sont toujours en cavale et armés et il se peut donc que la vague de violence soit encore loin d’être maîtrisée.

Les deux suspects capturés par la police catalane à Barcelone sont sous pression maximale pour qu’ils lâchent des informations sur de futures attaques et l’existence de cellules terroristes supplémentaires prêtes à passer à l’action.

Au début du mois, les médias britanniques ont dévoilé l’existence de la Brigade Al Kharsha, mise au point en Syrie par Daesh, afin d’entraîner les terroristes détenant des passeports européens afin de mener es frappes dans les villes du continent. L’information émanait directement de djihadistes et capturés par les milices kurdes et leurs services de renseignements au sein des Forces Démocratiques Syriennes, à l’assaut de Raqqa. Ces révélations étaient apparemment destinées à préparer le public britannique à un nouveau regain de terrorisme.

Les sources anti-terroristes de Debkafile ont révélé que le véritable nom de cette brigade est l’Amniyat Al-Kharji [dont JForum a déjà parlé en août 2016]. Les recrues entreprennent un entraînement exceptionnellement dur. On les traite aussi psychologiquement pour survivre au premier stade d’un attentat sufisamment longtemps pour le prolonger de façon à faire le maximum de victimes, tout en acceptant leur propre mort à moyen terme pour la cause. Peu parmi la centaine de recrues ayant rejoint cette brigade parviennent à achever leur formation comme vraiment aptes à la profession de terroristes. Les autres sont renvoyés dans leurs pays d’origine où on leur demande d’attendre un signal pré-arrangé afin d’entrer en action. Une poignée reste en Syrie pour agir comme agents de liaison entre le centre de commandement central de Daesh et les cellules clandestines implantées dans de nombreux pays. Selon certains experts des renseignements occidentaux [dont Gilles de Kerchove, coordinateur européen de l’antiterrorisme], quelques 50 terroristes de Grande-Bretagne, de France, Allemagne, Espagne et Belgique ont mené jusqu’au bout la formation d’instruction au sein de la Brigade Al Kharsha et sont pleinement qualifiés pour commettre des attentats de masse provoquant une quantité d’atrocités, dans leurs pays d’origine.

On estime également que parmi les 5000 djihadistes européens combattant en Syrie et en Irak jusqu’au début 2017, un tiers, soit environ 1.600 sont déjà revenus dans leurs pays d’origine. Il n’y a pas d’information disponible permettant de savoir combien exactement demeurent engagés à mener jusqu’au bout la voie de la terreur. On pense que les 3.400 hommes restés en Syrie sont impliqués à diverses missions – soit dans le cadre des unités de combat de Daesh, soit dans le développement de programmes d’armements, afin de produire des articles visant à armer l’organisation pour faire face aux offensives. Ces fabriques fabriquent probablement les planeurs explosifs aperçus sur différents théâtres de combat syriens et irakiens.

Les services de renseignement en Israël et dans les pays occidentaux ont encore du mal à accepter l’idée que l’Etat Islamique dirige une véritable « armée régulière », dont les batailles et les opérations terroristes sont orchestrées par un seul et même commandement centralisé, qu’elles se déroulent en Syrie, en Irak, n’importe où ailleurs au Moyen-Orient ou en Europe. Cette posture de déni permet aux autorités de décharger leurs services de renseignement de toute responsabilité, chaque fois qu’ils ne sont pas ne mesure d’empêcher des attaques.

Mais cela signifie aussi qu’ils sous-estiment Daesh en tant que machine de guerre sur le champ de bataille, bien que leurs offensives démontrent un niveau de planification digne d’une armée professionnelle, en ce qui concerne la disposition des forces. Quand elles sont surclassées, les unités armées de l’Etat Islamique battent en retraite de façon disciplinée, comme on l’a observé en Syrie et en Irak.

Daesh revendique bien certaines des opérations terroristes menées par des extrémistes locaux à leur propre initiative, sans ordre provenant de l’extérieur. Mais le déchaînement de trosi jours de violence qui a frappé l’Espagne cette semaine porte toutes les empreintes de la planification et de l’organisation par Daesh.

DEBKAfile Reportage Spécial  18 août 2017, 3:08 PM (IDT)

 

Adaptation : Marc Brzustowski

Et ce n’est pas fini : 

Madrid signale un véhicule à la France

La police espagnole a transmis le signalement d’un véhicule blanc de type Kangoo aux autorités françaises, dans le cadre de l’enquête.

« Les enquêteurs espagnols ont fait un signalement aux autorités françaises sur ce véhicule en lien avec les attentats », selon cette source confirmant une information du Parisien. Le véhicule pourrait avoir passé la frontière franco-espagnole.

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L’antisémitisme dans l’Université britannique

 

L’antisémitisme se manifeste dans diverses frange de la société britannique. La sphère politique est un de ces secteurs majeurs. Les incidents au sein du Parti Travailliste sont dominants, mais ils sont loin d’être les seuls[1]. L’Université est un autre lieu où les incidents antisémites se produisent régulièrement. Ils surviennent dans plusieurs universités, dont les plus réputées, ainsi qu’au sein des organisations étudiantes.

L’organisation juive de Défense à laquelle est confiée la Sécurité de la communauté écrivait dans un rapport de 2016, concernant l’université que « dans 41 incidents antisémites, les victimes étaient des étudiants juifs, des universitaires ou d’autres organismes étudiants, qu’on peut comparer à 21 incidents de ce genre enregistrés en 2015. Sur ces 41 incidents enregistrés dans ce secteur en 2016, 17 ont eu lieu sur le campus, alors qu’il y a eu 24 incidents qui ont affectés des étudiants,des universitaires ou des organismes universitaires à l’extérieur du campus[2]« .

En mai 2016, le Grand Rabbin Ephraim Mirvis a affirmé que les étudiants juifs étaient confrontés à un « mur d’anti-Sionisme, qu’ils sentent et dont ils savent pertinemment qu’il s’agit de haine des Juifs », quand ils se rendent à l’Université. Il ajoutait que les « têtes de file de l’université devraient avoir « honte » que le « dénigrement dui Sionisme » puisse avoir libre cours sur leurs campus[3]« .

La Baronne Deech, qui occupait le bureau le plus élevé dans le traitement des plaintes des étudiants, au Royaume-Uni, déclarait que beaucoup d’étudiants juifs pensaient que les Juifs ne devaient plus étudier dans un grand nombre d’universités, à cause de l’antisémitisme. Ce panel d’universités « interdites aux Juifs » comprenaient  SOAS à Londres (School of Oriental and African Studies), Exeter, Southampton et Manchester. Plusieurs des universités accusées ont fermement démenti que se seraient le cas. La Baronne Deech a alors déclaré : « les niveaux extrêmes d’hostilité envers Israël dans les universités à travers tout le pays peut, certaines fois, aller si loin que cela s’apparente réellement à de l’antisémitisme[4]« .

Jonathan Arkush, le Président du Bureau des Députés (Juifs), l’organisation coordinatrice de la communauté juive britannique, a conseillé aux étudiants juifs, en mars 2017, de rester prudents, car ils n’étaient plus en sécurité dans la prestigieuse London School of Economics. Il l’a dit juste après que la LSE ait invité l’universitaire américain Richard Falk, un ex-rapporteur spécial pour l’ONU sur la Palestine[5], qui tient les Juifs collectivement pour responsables de la souffrance des Palestiniens.

Depuis de nombreuses années, Falk incite contre Israël jusqu’à l’extrême. Le Centre Simon Wiesenthal publie une liste des dix pires antisémites/ et des pires insultes contre Israël dans le monde chaque année. En 2013, Falk est arrivé à la troisième place. Il avait alors supputé qu’Israël était sur le point de planifier un génocide équivalent à celui commis par les Nazis, il soutenait de toutes ses forces les attentats-suicide des Palestiniens et il démentait que le Hamas puisse, jamais ô grand jamais, être en quoi que ce soit une organisation terroriste[6].

L’antisémitisme issu des campus et de la sphère politique se conjugue à l’université d’Oxford. L’attention du public a été captivée par la propagation de l’antisémitisme au sein du parti travailliste, à partir de février 2016, quand Alex Chalmers, le co-Président du Club travailliste de l’Université d’Oxford (OULC) a démissionné à cause de l’antisémitisme qui se développait au sein de son organisation. Il écrivait, dans sa lettre de démission : « Soit le fait d’être membre de l’exécutif consiste à tourner en rond autour du terme « Zio » ( un terme péjoratif censé désigner les Juifs, généralement confiné aux sites internet dirigés par le Ku Klux Klan), soit ils abandonnent, soit les membres les plus importants de ce « club » expriment leur entière solidarité avec le Hamas et ils défendent ouvertement ses tactiques visant à massacrer indistinctement des civils[7]« .

Un an plus tard, le comité exécutif national du parti travailliste a décidé qu’aucune action ne devait être entreprise contre les étudiants de l’OULC. La Baronne Royall, qui a rédigé un rapport au nom du parti Travailliste au sein de l’OULC, a affirmé que cette décision ne faisait que confirmer « une vision largement répandue que nous ne prenons pas au sérieux le problème de l’antisémitisme[8]« .

Il y a aussi eu des incidents antisémites à l’Université de Cambridge. En mai 2017, le Recteur du Collège du Christ a reconnu qu’on avait suscité la « consternation et un préjudice » aux étudiants juifs, à cause d’une enquête trompeuse sur des plaintes déposées par deux étudiants juifs qui avaient subi des abus antisémites, de la part de membres de clubs de sport. La dissimulation initiale de cette affaire par l’université avait été divulguée par le Telegraph daily.[9]*.

En février 2017, on a découvert des tracts niant l’existence de la Shoah dans différents départements de l’Université de Cambridge, exposés sur des panneaux d’affichage et dans des parties communes. Le Vice-Chancelier de l’université, Sir Leszek Borysiewicz, a condamné ces agissements et exprimé sa profonde inquiétude[10]. Au cours de la même période, d’autres tracts identiques ont été découverts dans d’autres universités, comme au Collège Universitaire de Londres, à l’Université de Glasgow et à l’Université d’Edimbourg[11].

Des incidents antisémites de différentes natures sont aussi survenus à l’Université d’Edimbourg les années précédentes. En 2011, un diplomate israélien Yishmael Khaldi, a été assailli, alors qu’il devait s’y exprimer. En 2012, l’Ambassadeur Daniel Taub a été interrompu par des étudiants chantant et agitant des drapeaux palestiniens.

On a aussi rapporté que des étudiants juifs quittaient les cours à l’université, à cause de l’antisémitisme. Certains ont accusé le Conseil d’Administration de l’université de négliger totalement le problème[12]. En 2015, l’association des étudiants de l’Université d’Edimbourg (EUSA) a programmé un débat sur le boycott d’Israël la veille de Pessah de façon à ce que les étudiants juifs ne puissant pas s’exprimer contre les résolutions de BDS[13]. En 2016, on a découvert une affiche au sein de l’université qui prétendait que la Shoah était une imposture[14].

Les problèmes d’antisémitisme se manifestent aussi au sein de l’Union Nationale des Etudiants Juifs (NUS). La précédente présidente de ce syndicat, Malia Bouattia, a été condamnée par la Commission des affaires intérieures de la Chambre des Communes pour avoir désigné l’Université de Birmingham comme étant un “avant-poste Sioniste[15]”.  Un an plus tard,on a assisté à un nouveau scandale au sein du NUS, lorsque trois candidats qui détenaient des positions au sein de la commission exécutive ou se portaient candidat pour y siéger, ont été pris en flagrant-délit de commentaires antisémites[16].

Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que la définition de l’antisémitisme retenue par l’Alliance Internationale pour le Souvenir de la Shoah, qui a été adoptée par le gouvernement britannique[17] ne soit pas très appréciée par les antisémites et leurs allies au sein du monde universitaire[18]. La définition de l’IHRA, a été, par exemple, rejetée, par le syndicat des Universités et Lycées, qui comprend 110.000 membres et dispose d’une longue histoire relative à l’incitation anti-israélienne[19]. Ce qui figure ci-dessus n’est qu’un échantillon parmi de bien plus nombreuses illustrations de ce même phénomène.

 

Par Manfred Gerstenfeld

Le Dr. Manfred Gerstenfeld est le Président d’Honneur du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem. Il a reçu un Prix d’Excellence pour l’ensemble de ses réalisations, de la part du Journal for the Study of Antisemitism, et le Prix International du Leadership de la part du Centre Simon Wiesenthal.

Adaptation : Marc Brzustowski

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[1] www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/20599

[2] https://cst.org.uk/data/file/b/e/Incidents%20Report%202016.1486376547.pdf, page 7

[3] www.independent.co.uk/student/news/chief-rabbi-ephraim-mirvis-urges-university-vice-chancellors-to-address-growing-anti-semitism-a7022081.html

[4] www.telegraph.co.uk/education/2016/12/22/britains-top-universities-becoming-no-go-zones-jews-baroness/

[5] http://jewishnews.timesofisrael.com/jewish-students-told-dont-study-at-lse-by-board-president/

[6] www.wiesenthal.com/atf/cf/%7B54d385e6-f1b9-4e9f-8e94-890c3e6dd277%7D/TOP-TEN-2013.PDF

[7] www.independent.co.uk/student/news/oxford-university-labour-club-co-chair-alex-chalmers-resigns-amid-anti-semitism-row-a6878826.html

[8] www.thejc.com/news/uk-news/oxford-labour-1.430828

[9] www.telegraph.co.uk/news/2017/05/11/master-cambridge-college-admits-causing-hurt-jewish-students

[10] www.cambridge-news.co.uk/news/cambridge-news/vice-chancellor-profoundly-concerned-more-12575041

[11] http://jewishnews.timesofisrael.com/holocaust-denial-leaflets-distributed-on-uk-campuses/

[12] www.thejc.com/news/uk-news/university-students-quit-after-toxic-antisemitism-in-edinburgh-1.39270

[13] www.jpost.com/Diaspora/Edinburgh-University-students-accused-of-anti-Semitism-over-Passover-BDS-vote-395900

[14] https://thetab.com/uk/edinburgh/2016/04/20/appalling-anti-semitic-poster-found-kings-buildings-23500

[15] www.independent.co.uk/news/education/nus-president-malia-bouattia-anti-semitism-parliament-home-affairs-select-committee-israel-a7363591.html

[16] http://jewishnews.timesofisrael.com/nus-candidates-step-down/

[17] www.theguardian.com/society/2016/dec/12/antisemitism-definition-government-combat-hate-crime-jews-israel

[18] http://jewishnews.timesofisrael.com/four-universities-reject-uks-definition-of-anti-semitism/

[19] http://jewishnews.timesofisrael.com/ucu-antisemitism-definition/

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Et là, Mike Tyson a arraché l’oreille d’Evander Holyfield. Pourquoi? 

 

 

Guéguerre AP-HAMAS : qui disparaitra le premier ?


Le 16 août 2017, 7 journalistes palestiniens proches du Hamas ont entamé une grève de la faim, à la suite de la prolongation de leur détention provisoire pour une durée de 15 jours. Il leur est reproché des violations de l’article 20 de la nouvelle Loi sur la cybercriminalité concernant la « création ou administration d’un site web ou une plate-forme technologique d’information qui peut attenter à l’intégrité de l’Etat palestinien ou à l’ordre public ou à la sécurité extérieure de l’Etat ». La situation n’en est pas moins ubuesque : les journalistes proches du Hamas invoquent la violation de la liberté de la presse (qui les empêche de promouvoir la destruction de l’entité sioniste sur injonction d’Allah) alors que, pour sa part, l’Autorité Palestinienne applique un texte nouvellement adopté, bien qu’elle n’ait pas l’autorité légale ni pour l’adopter ni pour l’appliquer. Ces évènements annoncent la disparition prochaine (et naturelle) des deux entités palestiniennes, AP et Hamas.

Le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a (par décret présidentiel) adopté en juillet 2017  la Loi sur la Cybercriminalité qui sanctionne d’un an de prison ou d’une amende allant de 282$ à 1.410$ : « Toute personne qui diffuse des informations susceptibles de porter atteinte à l’intégrité de l’Etat palestinien ou à l’ordre public ou à la sécurité extérieure de l’Etat par quelque moyen que ce soit, y compris en les radiodiffusant ou en les publiant ».

En outre, le texte incrimine « la création, la publication et la propagation de certaines informations jugées dangereuses par l’AP ». Il en est ainsi des journalistes ayant contourné des blocages par l’AP (en juin 2017) de sites web via des serveurs proxy ou des réseaux privés virtuels (RPV). Ils sont passibles de trois mois de prison.

Rappelons toutefois que, faute d’élections présidentielles (depuis 2009) et législatives (depuis 2010) conformément la Loi fondamentale palestinienne de 2004, il n’est possible, ni de légiférer ni de faire appliquer des Lois qui seraient adoptées dans des conditions contraires. En effet, depuis les élections législatives de 2006 qui ont donné la victoire au Hamas, le Conseil législatif palestinien ne s’est pas réuni, ce qui implique que les lois adoptées par l’Autorité palestinienne au cours des dix dernières années (prolongeant notamment la présidence de M Abbas par décret présidentiel), sont nulles.  C’est également le cas de la Loi de juillet 2017.

Dans les faits, il est reproché aux journalistes, proches du Hamas mais exerçant en zone A et B de Cisjordanie (soit 40 % du territoire), d’avoir travaillé sur des sites bloqués en juin 2017 par l’Autorité palestinienne. En outre, les journalistes proches du Hamas ont été arrêtés pour avoir « diffuser des informations et communication avec des parties hostiles (le Hamas) ». Or, le Hamas, au pouvoir dans la Bande de Gaza, est en conflit idéologique avec l’Autorité Palestinienne, contrôlée par le Fatah (acronyme arabe de l’Organisation de Libération de la Palestine). Aussi, Mahmoud Abbas a-t-il décidé de mettre un terme aux sites diffusant l’idéologie du Hamas avec la Loi sur la cybercriminalité.

Ainsi, et grâce à son texte, Mahmoud Abbas peut désormais arrêter et faire emprisonner toute personne ayant publié des articles sur les réseaux sociaux qui incitent à la haine et au meurtre de juifs (conformément à la Charte du Hamas).

Pour leur part, les journalistes proches du Hamas considèrent que « L’AP brise les derniers espaces de liberté d’expression » (sic). Pour eux, l’objectif de la nouvelle loi est de museler la contestation politique contre Abbas et l’AP, et figer la coordination sécuritaire de l’AP avec l’Etat israélien (quand bien même l’AP soutient avoir mis fin à cette politique fin juillet 2017).

Les journalistes proches du Hamas déplorent donc que : « Tout militant ou individu que l’AP considère comme un adversaire peut maintenant être arrêté sans aucune raison claire.» Ainsi, les arrestations constitueraient une «intensification des violations contre la liberté de la presse », en Cisjordanie et à Gaza (sic).

D’ailleurs, la nouvelle loi sur la cybercriminalité violerait l’article 27 de la loi fondamentale palestinienne qui protège les libertés de la presse des citoyens palestiniens, y compris leur droit d’établir, d’imprimer, de publier et de distribuer toutes les formes de médias (sic), la Loi garantissant également la protection des citoyens qui travaillent dans le domaine du journalisme (sic).

De même, la nouvelle législation contreviendrait au Droit international, notamment l’article 19 du Pacte international relatifs aux droits civiques et politiques (sic) : « Toute personne a droit à la liberté d’expression; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce…».

Enfin, les journalistes proches du Hamas reprochent à l’AP de mener des rafles de Palestiniens qui lui sont affiliés en Cisjordanie, et d’intensifier ses mesures pour faire pression pour qu’il abandonne le contrôle de la bande de Gaza…

Bien évidemment, ll n’en est rien : les journalistes proches du Hamas ont été arrêtés pour que le Hamas libère un journaliste proche de l’AP détenu dans la bande de Gaza…

Autrement dit, la guéguerre AP-Hamas se poursuit sous la forme d’arrestations et d’emprisonnements politiques, chaque organisation essayant de maintenir son emprise politique sur le territoire qu’il contrôle : zone A et B de Cisjordanie (soit 40% de la Judée Samarie) pour l’AP ou Bande de Gaza pour le Hamas.

En réalité, si l’objectif poursuivi par le Hamas est contraire aux principes d’humanité et des Droits de l’Homme, les mesures prises par l’AP le sont tout autant. Pour autant, la population palestinienne, égarée par les représentations idéologiques de chaque camp, estime que : « Les campagnes de sécurité de l’Autorité palestinienne dont l’objectif est d’établir l’ordre public ne sont qu’une criminalisation de la résistance contre Israël » (sic).

Des journalistes proches du Hamas exigent donc que l’Autorité palestinienne modifie la loi pour se conformer à la législation palestinienne (sic), annule le blocage des sites d’information et mette fin à sa pratique consistant à arrêter régulièrement des militants, des écrivains, des journalistes et autres Palestiniens pour leurs opinions politiques (sic)…

En langue arabe, le mot « Falastin » (Palestine) est une association de deux mots « Falas » qui se traduit par « faillite », et tin par « terre infertile », reliés par un « s » qui, en arabe, est une conjonction de coordination. Falastin signifie donc « faillite de la terre infertile », ce dont les derniers événements sont une nouvelle illustration. AP et Hamas disparaîtront donc naturellement (sans qu’Israël ne s’en mêle), tout comme ce que l’on appelle « peuple palestinien », cette terre dont il ne sortira rien.

 

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

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L’avènement de trois Allemagnes contradictoires

 

L’Allemagne contemporaine se manifeste de trois façons : la vieille Allemagne, la nouvelle Allemagne et l’Allemagne « mutante ». De nombreux événements en Europe ont une grande signification pour Israël, pour les Juifs et/ou la compréhension de l’impact de la Shoah. En Allemagne, c’est plus souvent le cas que dans n’importe quel autre des pays européens.

L’extrême violence récente des anarchistes provenant de divers pays pour se rassembler à Hambourg, avant et au cours de la réunion des dirigeants mondiaux du G20, en est la parfaite illustration. Avant la rencontre, déjà, les émeutiers ont déclenché des incendies, mis le feu à des voitures, ont fait éclater les vitres de magasins et lancé des cocktails-Molotov. Près de 600 policiers ont été blessés.

On peut se demander pourquoi les 20.000 policiers, qui ont ensuite été appuyés par des forces supplémentaires, n’ont pas réussi à circonscrire cette violence en employant des actions plus contraignantes contre les émeutiers. En Allemagne, où les énormes crimes commis durant la Shoah sont souvent présents à la conscience et probablement bien plus encore dans le subconscient, on préfère que les citoyens subissent plus de désordres publics, plutôt que de risquer de tuer par erreur un émeutier.

Renforcé par diverses expériences de la radicalité, Israël traite ces questions de façon bien différente. Six millions de Juifs ont été tués par les Allemands au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Le Gouvernement israélien fait de la sécurité de ses soldats la priorité bien au-dessus de celle de leurs adversaires.

A première vue, l’attitude des Allemands envers ces émeutiers n’a rien d’unique. Au cours des émeutes de l’automne 2005 en France, où les émeutiers, des jeunes immigrés originaires des pays musulmans, s’adonnaient au saccage et au pillage, le gouvernement a perdu le contrôle durant plusieurs jours. Les voyous brûlaient les voitures, les boutiques et les bâtiments publics.

Cependant, la raison pour laquelle le gouvernement français restait prudent dans ses actions contre les casseurs était différente de celle de l’Allemagne récemment. Si un émeutier avait été tué, des foules de jeunes de banlieue auraient pu se joindre aux violences et démultiplier les scènes de pillage. A Hambourg, cependant, même s’il y avait eu des manifestations de sympathie pour les casseurs dans divers cercles d’extrême-gauche, les émeutiers ne disposaient pas d’une armée de réserve significative.

Récemment, l’immigration majeure en Allemagne de réfugiés provenant principalement de pays musulmans, bénéficie également de « l’impact de la Shoah » et représentent, également, un facteur de risques pour les Juifs. En faisant entrer, en Allemagne, plus d’un million de réfugiés principalement musulmans, la Chancelière allemande Angela Merkel a voulu montrer au monde qu’il existe à présent une « nouvelle Allemagne ». Le message était clair : à la grande différence de l’ancienne Allemagne, qui a assassiné la minorité juive en  Europe, la nouvelle Allemagne accueille un très grand nombre de représentants d’une autre minorité, les Musulmans.

Il y a, cependant, un gros inconvénient. De nombreux nouveaux immigrants proviennent de pays où l’endoctrinement à la haine du Juif se propage. La nouvelle Allemagne a ainsi facilité l’immigration massive d’antisémites. Et ce n’est pas le seul prix à payer. Au cours des fêtes du Nouvel An 2015-2016, des immigrés des pays musulmans ont agressé sexuellement des centaines de femmes dans plusieurs villes d’Allemagne. La même chose s’est également déroulé dans d’autres villes européennes.

On doit donc examiner ce qu’est cette Nouvelle Allemagne d’un peu plus près. L’accueil, au cours des décennies passées, d’immigrés juifs russes est un bon indicateur de ce qu’est cette Allemagne nouvelle. De même que le sont les nombreux monuments en mémoire de la Shoah tout autour du pays. Pourtant, amener d’énormes foules d’antisémites supplémentaires, parmi les migrants, jette une ombre sur la nature de cette Allemagne nouvelle. En effet, le comportement des Musulmans les plus extrémistes risque de provoquer l’exode de certains des Juifs d’Allemagne.

De nouvelles versions de la vieille Allemagne subsistent également. Un petit pourcentage de la population est constitué de néo-Nazis. Ce ne sont pas seulement des antisémites classiques concernant les Juifs, mais ils haïssent tout autant Israël. Au-delà de cela, il existe un autre groupe important qu’on pourrait définir comme « l’Allemagne mutante ». Ceux qui y appartiennent ont remplacé la diabolisation des Juifs en tant que tels par celle d’Israël.

Sept études menées entre 2004 et 2015, dirigées respectivement par l’Université de Bielefeld et la Fondation Bertelsmann ont enquêté sur le pourcentage d’Allemands qui souscrivent à la proposition prétendant qu’Israël agit envers les Palestiniens comme les Nazis ont agi envers les Juifs. Dans un ondage de 2004, 51% des sondés s’accordent sur cette allégation. En 2015, le pourcentage était de 41%. Les médias allemands ont joué un rôle central dans cette diabolisation d’Israël. Plus de 70 ans après la Shoah, il existe suffisamment d’indicateurs pour démontrer que la démocratie allemande contemporaine comportent encore d’énormes gros points noirs.

Le fait de définir trois Allemagne contrastées est, par nature, une catégorisation très large. Cela dit, considérer cette approche comme un outil peut être utile à clarifier – ou, au moins pour se poser des questions bien définies autour de ces catégories- de nombreux événements disparates qui surviennent dans ce pays.

Par exemple, parmi les Musulmans, il existe des franges de population qui se rapprochent de l’ancienne Allemagne. Les incitateurs à la haine les plus visibles défilent chaque année pour la Journée d’Al Quds à Berlin. Cette manifestation est une invention du régime théocratique des Ayatollah iraniens, qui a pour but la disparition d’Israël, ce qui ne peut se produire que grâce à un génocide.

Un autre exemple s’exprime par l’entremise d’une étude du think tank britannique de Chatham House, qui démontre que 51% des Allemands veulent que le pays arrête d’accueillir des migrants musulmans. On peut raisonnablement supposer, que les « vieux Allemands », c’est-à-dire les néo-Nazis font partie de ceux qui s’opposent à l’immigration. Cependant, il serait éclairant de disposer d’un sondage d’opinion  qui ferait la démonstration du nombre parmi les autres sont plus proches de la « nouvelle Allemagne et qui appartient plutôt à l’Allemagne mutante.

Voici juste deux exemples, où l’outil analytique de ces trois Allemagnes divergentes devient très pratique.  On ne prend pas un grand risque en prédisant qu’il y aura bien d’autres événements, dans les années à venir, où l’emploi d’une telle classification permettra aux analystes de mieux les comprendre.

Par Manfred Gerstenfeld

Dr. Manfred Gerstenfeld est le Président d’Honneur du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem. Il a reçu un Prix d’Excellence pour l’ensemble de ses réalisations, de la part du Journal for the Study of Antisemitism, et le Prix International du Leadership de la part du Centre Simon Wiesenthal.

 

Adaptation : Marc Brzustowski

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Un van terroriste tue au moins 12 personnes ;

la presse française ne parle longtemps que d’un mort et 32 blessés

 Le Bilan officiel annoncé par le gouvernement Catalan est de 13 morts et 80 hospitalisés

Un des terroristes a été tué dans un accrochage contre un barrage routier de la police catalane . Le second capturé a été arrêté à Manlleu, à quelques 80 kilomètres au nord de Barcelone.

Un second van prêt au même emploi a été retrouvé par la police dans la ville de Vic, en Catalogne

L’État islamique revendique l’attentat de Barcelone

Le groupe djihadiste Etat islamique a revendiqué, via son agence de propagande Amaq, l’attentat de Barcelone qui a fait une douzaine de morts et 80 blessés.

 

 

 

Un van blanc a foncé sur le Boulevard de Las Ramblas à Barcelone, jeudi 17 août, en s’écrasant dans la foule lors d’une attaque terroriste massive, tuant au moins 13 personnes et en blessant des dizaines (80 encore à l’hôpital). Ces chiffres sont ceux énoncés très tôt par les médias espagnols, dont la station radio Cadena SER et TV3, d’autres média faisant varier le bilan des tués.

La Police continue de traquer le chauffard et un autre homme qui se sont enfuis à pied, et qui se seraient retranchés non loin. Quelques minutes plus tard, on parlait de deux hommes armés entrant dans un restaurant turc, la “Luna de Istanbul” .

L’un des terroristes, qui s’est écrasé avec son van dans la foule, a été capturé, alors qu’il détenait des otages en train de dîner dans un restaurant proche. Une dizaine des blessés restent dans un état grave.

Les otages sont sortis les mains en l’air.

Le terroriste capturé est un Espagnol né à Marseille d’origine marocaine. Il était en compagnie d’un ou deux complices

La police espagnole maintient l’information concernant ces événements en cours sous scellées.

Dans cette traque, un barrage routier de la police aurait subi d’autres rafales de tirs, aux alentours de 20h. On a ensuite appris que les échanges de tirs avaient fait un mort du côté des terroristes. 

La police locale a déclaré que les événements toujours en cours relèvent bien de l’attentat terroriste. La police a organisé un cordon sécuritaire autour de la zone et a fermé le métro local et les stations de train. Le public s’est retranché dans des bâtiments alentour. Le Grand Rabbin de Barcelone a rapporté que la police a ordonné à toutes les institutions juives de la ville de fermer du fait de l’état d’urgence, semblant néanmoins laisser entendre qu’elles ne seraient pas directement visées. « l’Incident » a pouretant eu lieu en face du quartier juif barcelonais et d’un restaurant Casher…

Les magasins du coin ont tous fermés en mode verrouillage. Il n’y a pas encore d’information plus précise sur ce qui ressemble fort à une attaque multiple frappe en plusieurs endroits (comme les attaques simultanées des Terrasses et du Bataclan). On évoque aussi des incidents relatifs à une prise d’otages et de tirs d’armes à feu dans un restaurant turc près de l’endroit.

Le locataire de la fourgonnette tueuse : Driss Oukabir, un Marocain apparemment né à Marseille

Selon un autre rapport posté sur Twitter, le van aurait renversé des personnes juste à l’extérieur d’un restaurant Casher de Barcelone, le Maccabi, mais aussi dans une zone beaucoup plus vaste, cadrant avec l’entrée d’un restaurant Halal, le Habibi.

l’incident s’est produit à l’extérieur du restaurant casher  Le Maccabi  situé en face du quartier juif de la ville.

maccabi

 

Tel Aviv est la première ville au monde à avoir illuminé le ciel en mémoire des victimes de l’attentat de Las Ramblas à Barcelone. 

DEBKAfile Reportage Exclusif  17 août 2017, 7:51 PM (IDT)

 


 

Profil du terroriste de Barcelone, Driss Oukabir : un marseillais d’origine maghrébine, fiché par la police espagnole (photos)

La police a arrêté Driss Oukabir, le principal responsable de l’attaque terroriste qui a frappé Barcelone ce jeudi. Le bilan est actuellement d’au moins 13 morts et une cinquantaine de blessés. Le suspect est un marocain, né à Aghbala et résident légal en Espagne. Il a cependant vécu à Marseille mais nous ne savons pas pour le moment si il avait la nationalité française

Driss Oukabir était fiché par la police et avait fait un passage dans la prison de Figueres, en 2012. La police a déclaré qu’il est l’homme ayant loué le van qui a servi à l’attaque plus tôt en fin d’après-midi.

Sur son profil Facebook, on pouvait voir différentes publications souvent en français. Il était amateur de rap, notamment de la Fouine. Il s’en prenait également au sionisme et aux juifs. Voici différentes photos et captures d’écrans venant de son profil FB, avant que celui-ci ne se fasse supprimer :

Sources : El MundoEl Pais