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C’est à la cérémonie des Oscars, lorsque Spielberg a été nommé meilleur réalisateur pour son film «Liste de Schindler», que le monde entier l’a découverte. Spielberg l’avait alors embrassée en disant qu’elle lui portait chance.

Bien qu’invariablement associée à son célèbre fils, Adler a gagné presque la même notoriété en tant que propriétaire du restaurant La Voie Lactée, un restaurant strictement casher Halavi, à Los Angeles, très prisé  des rabbins orthodoxes, du monde du show bizz et des touristes.

Née Leah Posner à Cincinnati, elle a grandi pendant les Années folles et la Dépression qui a suivit. À 5 ans, elle a appris à jouer du piano et a étudié au conservatoire de musique de sa ville.

Peu de temps avant que les États-Unis entrent dans la Seconde Guerre mondiale, elle a eu un seul shidoukh (rendez-vous en vue d’un mariage) avec Arnold Meyer Spielberg. Les deux jeunes gens ont alors entretenu une correspondence tandis qu’il servait  sous les drapeaux dans  l’Air de l’Armée dans le Pacifique,puis ils se sont mariés en 1945. Le couple a eu quatre enfants – un fils, Steven et quatre filles Anne, Sue et Nancy – tous élevés dans un environnement familier un peu chaotique, qui a encouragé leurs talents différents.

Arnold Spielberg a été un des pionniers dans le domaine de l’informatique et de l’ingénierie de système. Il était fréquemment en déplacement, de ville en ville, prenant sa famille avec lui. En chemin, la famille a été confrontée à l’antisémitisme très répandu de l’époque. Par exemple, à Scottsdale, en Arizona, une famille voisine se tenait devant la maison familiale en scandant «Les Spielberg sont des sales Juifs ».

Un matin, raconta Adler, elle reçut un appel téléphonique hystérique des voisins. Il semblait que Steven, âgé alors de 10 ans, était sorti furtivement de la maison pendant la nuit et avait enduit toutes leurs fenêtres de beurre d’arachide. Très caractéristique de l’éducation donnée par Leah, la mère n’a pas grondé son fils pour cette farce. Lorsqu’elle a rappelé l’incident plus tard, elle a fait ce commentaire, «n’était pas très ingénieux de lapart de Steven? J’étais si fière de lui. »

Également en Arizona, Adler a souvent exécuté des solos de piano et a joué avec des groupes de musique de chambre. Elle possédait également The Village Shop à Scottsdale, mettant en vedette les œuvres d’artistes locaux.

Leah et Arnold Spielberg ont divorcé en 1965 et deux ans plus tard, elle a épousé Bernard Adler. À la fin des années 1970, le couple a ouvert le restaurant La Voie Lactée, le mari traitant des affaires courantes de l’établissement et sa femme comme hôtesse et directrice du restaurant. Elle était également responsable de la galerie d’art du couloir, avec des affiches de chacun des films de son fils.

La petite hôtesse est devenue une personnalité populaire, fréquemment citée, qui a conseillé et éduqué les touristes étrangers sur les merveilles de la cuisine casher et sur les problèmes de la vie en général.

Leah Adler laisse derrière elle ses quatre enfants, 11 petits-enfants et cinq arrière-petits-enfants. Arnold Spielberg aurait eu 100 ans ce mois-ci. Bernard Adler est décédé en 1995 à l’âge de 75 ans.

JTA

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Les parachutistes de la France Libre ont joué un rôle décisif dans les maquis, la préparation des débarquements, la libération de la France et la défaite de l’Allemagne. De Gaulle, en leur rendant hommage, écrivit : « Pour les parachutistes, la guerre fut le danger, l’audace, l’isolement. Entre tous, les plus exposés, les plus audacieux, les plus solitaires ont été ceux de la France Libre. »

Que ce soit dans des régiments parachutistes illustres ou dans des services actions et des réseaux de saboteurs, les Juifs y furent présent en nombre (souvent plus de 10% de ces combattants alors qu’ils représentaient moins de 1% de la population française), aux premiers postes et y trouvèrent pour beaucoup d’entre eux des morts héroïques.

Un des tous derniers officiers parachutistes de la France Libre, d’origine juive, vient de décéder.

Nous souhaitons ici rendre hommage au Capitaine Norbert Beyrard de son vrai nom Norbert Benchemoul.

Il est né en 1925 à Palikao en Algérie. Il rejoint les Forces Françaises Libres à 18 ans en 1943. Il est envoyé à Ringway en Angleterre pour y être formé comme parachutiste. Il est affecté au 3ème Special Air Service (les fameux SAS) et est parachuté en Bourgogne en juillet 1944 pour participer à des dizaines d’opérations de sabotage.

Son « stick », sa section de combat, porte le nom de son officier, le Lieutenant Jacques Zermati, le « Stick Zermati », l’adjoint est le sous-lieutenant Rémi Dreyfus.

La plupart sont juifs comme vous pouvez le constater sur cette photo (Sebag, Barkatz, Lombardo, Beyrard). Ils s’illustreront glorieusement dans la bataille de Sennecey-le-Grand. Cette bataille où une vingtaine de SAS soutenus par le maquis de Corlay blessent ou tuent près de 1.000 soldats allemands en attaquant la garnison sur des jeeps armées de mitrailleuses. Sur les vingt paras engagés ce jour là, onze périssent. Six d’entre eux étaient juifs, Norbert Beyrard récitera le Kaddish pour eux : l’Aspirant Lyon-Caen, l’Adjudant Benhamou, les deux frères Djian, les parachutistes Barkatz et Lombardo. Cette action commando permettra la libération de Châlons-sur-Saône et fut tellement emblématique que c’est à Sennecey-le-Grand que fut érigé après guerre, le Mémorial des SAS tués lors des combats pour la libération de la France.

Beyrard, comme les autres SAS, sont ensuite renvoyés en Angleterre pour être parachutés en avril 45 aux Pays-Bas avec son Régiment, devenu le 3ème Régiment de Chasseurs Parachutistes. Nommé officier, il doit, avec son stick, fixer les Allemands dans la ville d’Oranje. Ils se battent à 20 contre une centaine de paras allemands. Il est grièvement blessé et fait prisonnier. Le Commandant en second du Régiment, le Capitaine Jean-Salomon Simon, lui aussi d’origine Juive y trouve une mort glorieuse et est nommé par De Gaulle, Compagnon de la Libération. Beyrard s’évade quelques semaines plus tard et retrouve les SAS. Il reçoit la Légion d’honneur, la Médaille Militaire, la Médaille de la France Libre et la Croix du Lion de Bronze hollandaise. Après guerre, Beyrard déclara « Dans mon Bataillon du 3ème SAS, sur 400 parachutistes, près de 100 étaient juifs et 15 étaient officiers »

L’Aspirant Beyrard est démobilisé à 20 ans en 1945. Il prépare alors activement à Paris son concours pour entrer à Polytechnique ou aux Mines. Dès l’année suivante, des envoyés du Yichouv lui demande d’expertiser des armes achetées en Yougoslavie et transitant par la France. Puis, sous la pression d’un envoyé de la Haganah en avril 1948, bien qu’il sera surement admis à l’X ou aux Mines, Norbert accepte de mettre son expérience du combat et des commandos au service de l’Etat juif qui va naître. Il s’envole vers la Palestine encore sous mandat.

Il fera partie de ces volontaires étrangers venus de tous les pays, les MAHAL. Il rencontre le chef d’Etat Major, Ygal Yadin qui connaît le rôle joué par les SAS pendant la guerre. Celui-ci lui confie la direction d’une des premières unités de reconnaissance de la toute jeune armée d’Israël. Le Yechida-Siour qui sera l’ancêtre du Sayeret Matkal. A la tête de ce commando, il dirige des opérations de reconnaissance sur la route de Birmanie, vers Jérusalem assiégée.

Dans le même temps, il organise la création de la première école de formation des parachutistes d’Israël à Ramat David. Il entraine des jeunes recrues et effectue avec eux les premiers sauts. Les premiers sauts de parachutistes israéliens. En août 48, son unité devient le premier bataillon parachutiste d’Israël. En qualité d’officier des opérations, il dirige avec succès une série d’opérations commandos sur le front nord, grâce notamment au rôle de son officier de renseignement, un ancien des fusiliers marins de la France Libre, Raymond Kwort.

Après la seconde trêve, cette unité parachutiste est renforcée et devient une force de Tsahal. Joël Palgui, qui fut parachuté avec Hanna Senesh en Hongrie en prend le commandement, Norbert Beyrard en est le second. Au début 49, il convainc l’état-major de sa doctrine d’armée commando, qui a fait ses preuves en France puis en Israël. Il obtient aussi d’Ygal Yadin que tout officier israélien reçoive une formation et un entrainement de parachutiste.

En juin 1949, Capitaine et décoré de la Médaille de l’Indépendance d’Israël, il retourne en France reprendre ses études. Il obtient un master en sciences et un doctorat en économie. Il sera un inventeur et un entrepreneur. Il dépose plus de 150 brevets. Ce sera lui un des inventeurs du scanner médical à haute définition. Il est décédé le 13 février 2017 à Divonne-les-Bains où il habitait.

Les parachutistes juifs de la France Libre ont ainsi joué un rôle déterminant dans la Libération de la France et grâce à Norbert Beyrard et ses camarades volontaires français dans l’esprit de commando de l’armée d’Israël.

De Gaulle rendit aux parachutistes de la France Libre ce si juste hommage : « Ils regardent le ciel sans pâlir et la terre sans rougir ». Le Capitaine Beyrard, fut toute sa vie fidèle à cette devise.

Source : L’Arche

 

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Djerba : Un restaurateur juif harcelé par des extrémistes religieux


Harry Bitten, un restaurateur tunisien de confession juive, a été victime de harcèlement par des extrémistes religieux, devant son restaurant touristique à Djerba.

C’est ce qu’a indiqué l’Association tunisienne de soutien des minorités (ASTM), qui dénonce le comportement des extrémistes religieux qui ont assailli, jeudi 16 février 2017, le restaurant Oscar de Harry Bitten, et ont demandé à ce dernier de fermer son commerce parce qu’il sert de l’alcool, alors que, lui ont-ils dit, la Tunisie est un pays musulman réservé à ceux qui pratiquent cette religion.

Dans une vidéo adressée à l’ATSM, la victime appelle à l’aide pour que ces agresseurs ne gâchent pas l’harmonie qui règne parmi les Djerbiens de différentes confessions et pour épargner à l’activité touristique dans l’île l’impact négatif de pareils comportements.

Tout en dénonçant la ségrégation sur la base de la confession religieuse, l’Association appelle, dans un communiqué rendu public aujourd’hui, les autorités tunisiennes à agir rapidement et à arrêter les agresseurs.

16 Fév 2017 | 19:18 SOCIETE, Tunisie, VIDEOS 1

kapitalis.com

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Le Docteur André Nahum est né à Tunis en 1921. Ce chantre de la tolérance et de la coexistence est resté, jusqu’à sa mort, le 7 décembre 2015, très attaché à ses racines tunisiennes. Habib Trabelsi lui rend ici hommage.

Avant de tirer sa révérence, le 7 décembre 2015, la dernière pensée de Dr André Nahum, un gardien moral de la mémoire du judaïsme tunisien, a été pour… un âne, son «frère de lait», le héros d’un conte allégorique, un testament littéraire légué par ce nonagénaire pour nous servir d’antidote à la haine, l’antisémitisme et l’extrémisme, en tout temps, en tous lieux.

L’homme-orchestre

André Nahum, né à Tunis en 1921, était un médecin dévoué, un écrivain engagé, un conteur-né, un chroniqueur infatigable… mais surtout le chantre de la mémoire de la communauté juive tunisienne qui plonge ses racines dans l’histoire plurimillénaire de ce pays auquel elle a offert des sommités (médecins, avocats, artistes, écrivains, journalistes, philosophes, sportifs…) méconnues.

 «Curieusement tout était oublié, effacé, gommé. Comme si ça n’avait jamais existé»,

avait-il lui-même déploré dans ‘‘L’Exil des Juifs de Tunisie : l’échec d’une continuité’’. (1)

L’homme force l’admiration de tous ceux qui l’ont connu : ses parents, ses amis, ses patients à Sarcelles, dont il était le maire-adjoint. Plusieurs d’entre eux ont récemment bravé la distance et le froid et sont venus – de Dijon ou de Marseille, de Tunis ou de Tel Aviv – dans un quartier huppé à Paris où ils se sont relayés pour rendre hommage au «sage patriarche à l’appétit de vivre insatiable», à «l’encyclopédie vivante», au «puits de connaissances», à l’occasion d’une soirée festive et conviviale.

Son œuvre, foisonnante, trônait dans un coin du salon familial comme des trophées de chasse : ‘‘Partir en Kappara’’, ‘‘Les Contes de Ch’hâ’’, ‘‘Le Roi des Bricks’’, ‘‘Humour et sagesse judéo-arabes’’, ‘‘Le Médecin de Kairouan’’, ‘‘L’Etoile et le Jasmin’’, ‘‘Feuilles d’exil’’, ‘‘Israël/Palestine, l’Heure de vérité’’, ‘‘Tunis-la-Juive raconte’’, ‘‘Juifs de France, la Tentation assimilation’’, ‘‘Young Perez champion : De Tunis à Auschwitz’’…

Ouvrages d’André Nahum.

«Le seul héritage de notre père c’est des livres… rien que des livres», s’enorgueillit l’un de ses enfants avant de fondre en larmes.

Mais c’est surtout son dernier-né, ‘‘L’âne mon frère de lait’’, qui fit sensation.

«André Nahum est vivant !», le consola l’un des convives, et d’ajouter que «les grands hommes sont pérennisés par leurs œuvres».

A la recherche du paradis perdu

«Cet ânon, représente la fidélité d’un juif à sa terre natale, l’attachement à ses origines, à ses parents, l’affirmation de valeurs humanistes à léguer aux générations futures, et même une réconciliation entre humains et animaux. Cet Âne, c’est surtout un espoir de paix»,

récapitula la psychologue clinicienne et écrivaine Elisabeth Brami qui a eu «le privilège de partager durant dix ans la rage, l’impatience, la force de conviction et de travail» de ce patriarche.

Elisabeth raconta ensuite comment elle l’a assisté, neuf mois durant, dans sa «grossesse» avant qu’il n’accouchât de cette pépite rare.

«Un vieil homme au crépuscule de sa vie veut retrouver son frère de lait, un âne, par le biais d’une émission de télévision. L’enquête sera plus compliquée que ce qu’il pensait mais lui permettra de revenir sur sa terre natale, la Tunisie », lit-on sur la fiche technique de ce conte allégorique politico-philosophique.

Il y raconte les circonstances romanesques de sa naissance de bébé quasi mort-né qui a dû la vie à la mamelle généreuse et nourricière de «Zara, une brave ânesse tunisienne qui compte dans sa famille des médecins, des avocats et des universitaires». Il y donne libre cours à sa nostalgie de l’âge d’or de sa famille et de la communauté juive en Tunisie.

La simplicité de la trame narrative et l’humour tendre et décapant font de cette «fable symbolique de fraternité judéo-arabe à usage des enfants du XXIe siècle», selon Mme Brami, un chef-d’œuvre atypique et captivant dès les premières lignes.

«J’ai eu, au début de ma vie, un frère de lait, un bébé avec qui j’ai tété de la même nourrice, et ce frère était… un âne. Oui, un vrai (…). Et c’est grâce au lait de sa maman l’ânesse que j’ai été sauvé et nourri. Parce qu’il a partagé son lait avec moi. Pendant des années, je n’y avais plus pensé. Et puis, brusquement, sans savoir pourquoi, alors que j’avais déjà des enfants, des petits-enfants et même des arrière-petits-enfants, j’ai eu besoin de retrouver sa trace».

L’ânesse s’appelait Zara.

Évoquant plus loin le quartier d’El-Hara, qui avait été pendant près de dix siècles le centre névralgique de la communauté juive de Tunis, il écrit : «Plus de cimetière juif. Le cimetière juif a dû être transformé en jardin (…) Mes parents et moi avions bel et bien disparu de la mémoire du quartier».

La nostalgie de la terre natale sera encore plus poignante «sur la bouche» d’un descendant de son «frère de lait», un «vieil âne, à bout de souffle, mais qui avait encore de l’esprit.»

«Liens charnels» avec la Tunisie

Mais ce dépositaire de la mémoire juive tunisienne et ancien «travailleur juif» au camp de Bizerte pendant l’occupation allemande, portait aussi dans son cœur son pays natal jusqu’aux derniers jours de sa vie, mais une Tunisie laïque, comme le témoignent ses écrits, dont un article(2) publié au lendemain de l’élection présidentielle de 2014.

Quelques mois avant sa mort, il avait exprimé son attachement à son pays natal dans un message au Doyen de la Faculté des Lettres de la Manouba, Habib Kazdaghli, au lendemain de l’attentat terroriste au Musée du Bardo (18 mars 2015).

«Horrifié comme tous les originaires de Tunisie par l’effroyable attentat qui vient d’endeuiller mon pays natal, je voudrais assurer nos frères tunisiens de ma totale solidarité dans cette douloureuse épreuve. Les aléas de l’Histoire, le temps et la distance ne peuvent en rien affecter les liens charnels qui rattachent les Juifs tunisiens à 2.000 ans de coexistence et à tout ce que nous avons en commun. Nous sommes aujourd’hui tous confrontés à la même barbarie, aux mêmes criminels, ennemis de la civilisation, de la démocratie, de la République, de la tolérance, de la sagesse, de l’amour. Mais, avec l’aide de Dieu, ils ne gagneront pas!»,

disait notamment le message, lu pendant la soirée par le M. Kazdaghli qu’il n’avait jamais rencontré.

Habib Kazdaghli parle d'André Nahum

Habib Kazdaghli rend hommage à André Nahum.

Mettre «L’âne…», ‘sauf votre respect’, à l’école

«Le dernier vœu d’André Nahum était que ce conte paraisse un jour en Tunisie en traduction arabe et délivre des messages de première importance: transmettre (ou sauver) quelques valeurs, mettre en mots et en images un peu d’humanité, garder la mémoire de l’Histoire et honorer la chance d’être en vie», confia Elisabeth Brami à Kapitalis.

C’était avant le dérapage antisémite d’une députée de Nidaa Tounès sous la coupole de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui a provoqué une levée de boucliers quasi-générale, l’amenant à présenter des excuses pour le «lapsus».

L’excuse n’a pas empêché le chef du gouvernement, Youssef Chahed, de promettre une législation criminalisant la discrimination et la stigmatisation.

Le tollé quasi-général n’a pas empêché lui aussi de nombreux Tunisiens de condamner, via les réseaux sociaux, «le lynchage médiatique» de la députée Asma Abou Hana. Certains lui ont même trouvé des excuses, arguant que l’expression «le juif, hachakom» («le juif, que Dieu vous en préserve») est bien ancrée dans le subconscient du Tunisien.

Quelques internautes ont persisté à faire l’amalgame entre judaïsme et sionisme et accusé les Tunisiens de confession juive de «n’avoir d’allégeance que pour l’Etat sioniste d’Israël».

Andre Nahum et son ouvrage sur Young Perez

André Nahum tient dans la main son ouvrage sur Young Perez, le champion du monde de boxe tunisien.

La haine se nourrit de l’ignorance

Or, il est difficile de changer des mentalités ancestrales par des mesures coercitives ou à coup de décrets.

«Il faudrait sortir ‘L’âne, mon frère de lait’ de l’écurie pour le mettre à l’école, lui faire parler sa langue maternelle et le donner à lire aux enfants des écoles sans pervertir ou censurer son discours»,

suggère Mme Brami.

«L’éducation doit changer. L’enseignement de notre présence en Tunisie, avec son apport fondamental, doit se faire dans les écoles. Notre longue histoire en Tunisie mérite d’être conservée, connue, étudiée et transmise aux générations futures. C’est ainsi que nous préservons la jeunesse des dangers du repli sur soi et de l’extrémisme»,

renchérit Maya, la fille d’André Nahum, diplômée d’histoire et de lettres, écrivaine et auteure de livres pour la jeunesse.

Selon elle, «l’ignorance est le ferment de la haine et empêche de se réconcilier avec sa Mémoire plurielle».

Combien en effet sont les Tunisiens qui ont entendu parler d’André Nahum?

Combien savent que le plus jeune champion du monde poids plume de tous les temps est Young (Victor) Perez, issu du même quartier El-Hara, aujourd’hui rasé ?

Combien ignorent que l’actuel stade olympique d’El Menzah avait été construit en lieu et place du stade qui portait le nom de Young-Perez ?

Habib Trabelsi

Notes :

1). «L’Exil des Juifs de Tunisie : l’échec d’une continuité».

2). Tunisie : Un Bourguibisme démocratique

Source : Kapitalis

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Pour la première fois, le FN est reçu avec les honneurs par un groupuscule juif

Pour la première fois, le FN est reçu avec les honneurs par un groupuscule juif

 

La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël (CJFAI) a reçu hier matin Gilbert Collard, Député FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, et Louis Aliot, vice-président du Front national, lors d’un petit-déjeuner au restaurant Chez Françoise, près de l’Assemblée nationale. En présence également de quelques autres caciques du parti de Marine Le Pen, ravis d’être accueillis par les membres de cet obscur groupuscule, en compagnie de quelques journalistes venus couvrir l’événement.

Pour la première fois, le FN, qui courtise depuis des années l’électorat juif de France, est ainsi « officiellement » accueilli, avec bienveillance, par un groupuscule juif de droite radicale qui revendique 40 000 adhérents. Non, ne riez pas, c’est écrit sur leur site. Près de 10% de la population juive de France adhère à cette organisation, vous êtes donc priés de la prendre très au sérieux, de même que son président Richard Abitbol, qui a au préalable publié une interview (involontairement) hilarante de Louis Aliot, et recevra prochainement tous les candidats à la présidentielle, ainsi qu’il l’explique à un journaliste de France Culture présent à ce petit-déjeuner. Le coup de com’, avouons-le, est parfait, plaçant sous le feu des projecteurs des personnalités aussi représentatives de la communauté juive que Richard Abitbol et ses amis.

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Comme le rapporte Olivier Faye, journaliste du Monde présent à ce petit-déjeuner, « C’est le genre de rendez-vous dont rêve le Front national pour essayer de convaincre qu’il s’est débarrassé des soupçons d’antisémitisme qui pèsent sur son compte. » Grâce à Richard Abitbol, qui se félicite de cette « rupture avec un tabou dans la communauté juive de France », délivrant au passage un certificat d’absolution au FN en expliquant que « depuis 2011, le FN n’est plus ce qu’il était. Il n’y a pas eu de propos antisémites de la part de Marine Le Pen ou de dirigeants proches d’elles », déclaration qui a sans doute réjoui Nicolas Lesage, directeur de cabinet de Marine Le Pen, Jean-Richard Sulzer, un de ses conseillers économiques, et Michel Thooris, responsable de l’Union des patriotes français juifs (association proche du FN), également présents à ce rendez-vous constructif, dans une ambiance conviviale.

Joint par Le Monde, le président de l’Union des patrons juifs de France (UPJF) déclare qu’il a donné sa démission de la CJFAI, qui revendique chapeauter dix-huit associations. « Je suis un des fondateurs de la CJFAI. Aujourd’hui, c’est géré par trois ou quatre personnes, sans aucune consultation de ceux qui sont censés en être membres, déplore-t-il. Pour moi, le FN est une organisation infréquentable. Marine Le Pen a soi disant dédiabolisé le parti, mais elle garde les diables : Chatillon, Bruno Gollnisch, Philippe Péninque ». Ces derniers étaient bien présents les 4 et 5 février durant le week-end des assises présidentielles de Marine Le Pen à Lyon. Mais pour Richard Abitbol, c’est sans doute un point de détail, puisque lors de ce petit-déjeuner, Gilbert Collard et Louis Aliot lui ont affirmé, la main sur le cœur, que ces personnages n’avaient aucune influence au FN. On ne rit pas.

CFJAI-JewPop

Du côté des organisations juives, le Crif a bien sûr, par la voix de son président Francis Kalifat, dénoncé cette initiative, tandis qu’Evelyne Gougenheim, première femme candidate à la présidence du Consistoire central, qui figure dans l’organigramme du CJFAI comme vice-présidente et que nous avons contactée, a « exprimé son désaccord ». Olivier Faye cite dans son article du Monde un représentant de la communauté juive qui note avec humour que « Abitbol est une confédération à lui tout seul », tandis qu’un autre ajoute « Derrière Abitbol, il y a très peu de monde. Mais comme il y a très peu de monde derrière chaque association ».

Tout cela fait finalement bien peu de monde pour dérouler un tapis rouge au FN, au nom de la communauté juive. Et même si le mal est fait, mieux vaut pour l’instant en rire qu’en pleurer, comme certains s’en sont amusés sur le compte Twitter de Gilbert Collard. Après « Le dîner de cons », bienvenue au « Petit-déjeuner de cons ».

Collard-Twitter-CFJAI-JewPop

Alain Granat

Par Alain Granat – jeudi 9 février 2017

jewpop.com

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Des chercheurs de l’Université d’Akron, dans l’état de l’Ohio, aux Etats-Unis, ont découvert une vieille bobine d’enregistrement (photo ci-dessus) qui contenait des chansons chantées par des prisonniers juifs pendant la Shoah alors qu’ils se rendaient vers les camps de travail.

Les prisonniers étaient contraints par les nazis de chanter ces chansons.
La bobine qui avait apparemment été oubliée contenait des chansons en yiddish et en allemand, enregistrés dans le camp de réfugiés d’Henoville, dans le nord de la France, à l’été 1946.
Ces chansons ont été chantées par des survivants de l’Holocauste en Allemagne, en Italie, en France et en Suisse., interviewées par le Dr  David Boder.
La bobine d’enregistrement a été étiquetée par erreur « chansons Heroville » au lieu de « Henoville. »

Il contient plusieurs chansons dont ‘Undzer shtetl brent’ (Notre village brûle) par Mordecai Gebirtig.
Elle a été interprétée en yiddish par Gita Frank, qui explique dans l’introduction qu’elle a été une fois chanté par la fille du compositeur dans les caves d’un ghetto de Cracovie.

La chanson était censée inspirer le peuple à se rebeller contre les Allemands, qui avait remplacé les paroles originales pour chanter «le peuple juif brûle».

Et l’enregistrement contient également des chansons que les prisonniers ont été forcés de chanter alors qu’ils se déplaçaient entre les lieux de travail dans les camps de concentration.
Il a fallu aux chercheurs 2 ans pour mettre au point un procédé pour convertir cette vieille bobine en un format numérique afin de pouvoir l’écouter et de la préserver.
Ce témoignage donne au monde un bref aperçu de la mélodie chantée par les personnes condamnées à mort et aux travaux forcés pendant la Shoah.

Ðailymail

YNET

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Le rabbin mystique marocain David Hananya Pinto est peu connu aux Etats-Unis, même s’il dispose d’un réseau de riches sponsors. Et c’est justement à cause de l’un d’eux, Jared Kushner, mari d’Ivanka Trump, que le chef spirituel juif est aujourd’hui sous le feu des projecteurs.

Deux fondations de la famille Kushner ont fait un don de plus de 210.000 dollars au centre d’étude new-yorkais de Pinto, fait savoir le journal juif américain. Le média estime également qu’il est difficile d’associer un orthodoxe moderne comme Jared Kushner avec un mystique comme Pinto.
David Chananya Pinto fait partie d’une poignée de rabbins portés sur le mysticisme qui sont de plus en plus populaires en Israël et aux Etats-Unis. S’il porte le manteau noir et le chapeau typiques des ashkénazes ultra-orthodoxes, Pinto est issu d’une longue tradition de «faiseurs de miracles» et de «saints» juifs nord-africains, la tombe de son arrière-arrière-grand-père est même un célèbre lieu de pèlerinage pour les juifs marocains.

S’il dirige des institutions en France et en Israël, Pinto visite régulièrement son centre d’étude new-yorkais, où ses disciples incluent aussi bien des juifs orthodoxes modernes que des membres de la communauté juive française. Ses conférences sont données en anglais dans un accent français.

Les miracles opérés par son père et son grand-père, tous deux également rabbins, jouent un rôle important dans le message de Pinto.
Lors d’une conférence donnée en mai dernier à Mexico City, Pinto a raconté qu’après 40 ans de réclusion spirituelle dans sa maison au Maroc, son père le rabbin Moshe Ahron Pinto a déplacé sa famille en Israël. C’est au cours de cette année qu’il aurait rencontré le rabbin Shimon bar Yochai, qui a vécu il y a environ…2.000 ans.
Un «fait» qui, avec d’autres histoires similaires, vaut à Pinto, mais aussi ses prédécesseurs, d’être respectés et hautement considérés comme des faiseurs de miracles.

H24

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Fred Trump se présentait être originaire de Suède. En fait, son père, Frederick Trump (1869-1918) est un allemand originaire de la ville de Kallstadt (royaume de Bavière) qui émigre en 1885 aux États-Unis et fait fortune dans des restaurants lors de la ruée vers l’or du Klondike. Revenu se marier dans son pays natal avec Elizabeth Christ, il retourne à New York, dans le quartier de Woodhaven (Queens). Dès lors, pourquoi Fred Trump fils a-t-il soutenu que sa famille émanait de Suède ? Simplement, admet rav Chemouel Wagner dans une interview au Yated Nééman, comme sa famille possédait un nombre important d’appartements dans le quartier de Brooklyn, il ne lui était pas agréable de se reconnaitre une origine allemande…

Plus que cela : Fred fils a attribué une synagogue au père de rav Chemouel – et ce dernier, Roch Yechiva d’une institution pour jeunes américains dans les monts de Judée, voit dans cet acte surprenant de la part de ce non-Juif américain-allemand un mérite dont son fils, le fameux Donald, a peut-être de nos jours hérité…

Rav Israël Wagner zal, le père de rav Chemouel, raconte ce dernier, est arrivé dans les années cinquante à New York. Dans sa jeunesse, il était très proche de rabbi Aharon de Belz ; après la Shoah, il est passé en Bolivie où il a exercé comme rav, puis en Californie, et enfin à New York, car il cherchait des institutions valables pour éduquer ses enfants. Il fut invité à devenir le rav dans un quartier, Flatsbush, dont les immeubles appartenaient à Fred Trump. La plupart des habitants étaient des Juifs, peu religieux, mais qui avaient encore de grands souvenirs de leur enfance en Europe. Une synagogue fut créée dans un sous-sol, et rav Israël en fut le rav. Rapidement, la communauté augmenta de volume. Et la cave devint trop petite. Comment faire pour accéder à un local plus adéquat ? Rav Israël prit l’initiative d’en parler au propriétaire, Fred, n’hésitant pas à présenter l’aspect commercial de la chose, une synagogue dans le quartier pouvant attirer encore plus de monde, des gens corrects et civilisés. L’idée plut fortement à M. Trump, qui offrit un terrain dans ce but, et ajouta des fonds pour aider à la construction de la synagogue !

Par la suite, les relations entre les deux ne firent qu’augmenter, quand Fred appelait rav Israël « mon rav ». Et, en effet, il continua à soutenir la synagogue avec des dons qui allaient en augmentant, tant son respect envers rav Israël était grand ; le rav pouvait aussi lui parler de familles du quartier passant par des phases difficiles, et Fred aidait…

Fred était quelqu’un de posé et de calme, contrairement à son fils, et, chrétien, avait du respect face à la religion, quand bien même fut-ce celle de notre peuple. Il considérait rav Israël comme étant un exemple de ce qu’un homme religieux devait être.

« Voici deux ans, ajoute rav Wagner, ma mère décédée depuis est arrivée à l’âge de 90 ans. Nous avons organisé une petite fête en Israël, et avons entre autres envoyé une invitation à Donald, que nous connaissions fort bien de l’époque. A notre grande surprise, il se souvenait parfaitement de notre mère, et a envoyé une photo avec une dédicace, à la « rebbetsen »… »

Lors de sa campagne récente, Donald Trump n’a pas hésité à se montrer fier de la synagogue que sa famille a érigée à Flatbush.

Pour rav Chemouel Wagner, l’actuel président des Etats Unis a du « zekhouth avoth », des mérites hérités de son père, qui l’ont accompagné à son poste actuel

Kountrass

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FRIEDLANDER Saul, writer © BASSO CANNARSA
Saül Friedländer, un historien «hypersensible à la Shoah», se penche sur son passé. Quand on pose ce second volume de Mémoires, intitulé  Où mène le souvenir et qui suit aujourd’hui le précédent paru en 1977 (Quand vient le souvenir), on a l’impression que l’auteur a eu plusieurs vies et de multiples identités, il le dit lui-même en parlant d’identité polymorphe.

Qu’on en juge : né à Prague en 1932, fils unique d’une famille juive entièrement assimilée, il s’appelait Pavel ; lorsque les hordes hitlériennes envahirent Prague, les parents décident de quitter précipitamment les lieux et se réfugient en France où le jeune garçon deviendra Paul. Lorsque ses parents, voulant le placer en lieu sûr, le confient aux bonnes sœurs d’une institution catholique il devient Paul-Henri-Marie ; quand il décide de vivre en Israël immédiatement après sa création il devient Shaoul et enfin à Los Angeles où il a tant enseigné à l’UCLA et où il s’est retiré pour le restant de ses jours il devient Saul (prononcez à l’anglaise).

Ce qui est frappant dans la vie et le devenir de ce grand historien de la Shoah, c’est qu’il s’est formé sur le tas, n’a pas vraiment suivi un cursus régulier et a consacré sa vie à un événement traumatisant qu’il a personnellement vécu et qui avait été si peu étudié avant lui. Ce qu’il a suivi avec passion, c’est l’enseignement des Sciences Politiques à Paris où il obtint la meilleure note aux épreuves portant sur la politique internationale. Mais pour ne pas mourir de faim, il lui fallut travailler à l’ambassade d’Israël à Paris où il fit la connaissance d’un futur grand ambassadeur, Méir Rosenne qui, comme lui, faisait de petits boulots pour vivre.

L’autobiographie fourmille de tant d’anecdotes qu’on en oublie : placé dans une institution catholique sous un faux nom et converti formellement au catholicisme (et les bonnes sœurs pensaient même qu’il avait l’étoffe d’un prêtre !) il parvint à se désentraver et fut inscrit par un de ses oncles au lycée Henri IV à Paris Au milieu de l’année 1948 il fait une véritable fugue lors d’une sorte et ne regagne pas l’internat. Et pour cause, il rejoint des camarades du Béthar, affiliés à l’Irgoun de Menahem Béguin, embarque dans le fameux cargo Atlalena, chargé de tonnes d’armes et de munitions que Ben Gourion, craignant un coup d’état militaire de l’extrême droite, fait bombarder au large des côtes israéliennes causant la mort de seize personnes.

Après bien des vicissitudes, le jeune Shaoul revient à Paris pour y faire les études mentionnées plus haut. Sur place, il s’intéresse aussi à l’histoire de l’antisémitisme nazi dont ses propres parents furent victimes : l’ayant confié à des bonnes sœurs, les parents tentent de franchir la frontière suisse. Malheureusement ils seront arrêtés, remis aux autorités françaises qui les parqueront dans un camp d’où ils rejoindront les camps de la mort.

Une première tentative d’aller aux USA pour devenir le secrétaire politique de Nahum Goldmann, la plus haute autorité sioniste de l’époque après Ben Gourion, échoue ; mais Friedländer se souvient qu’il a encore un oncle, responsable d’un établissement pour handicapés mentaux en Suède. IL s’y rend et passera toute une année à surveiller et à aider des enfants soufrant de déficience mentale.

« Aurais-je été  caché si mes parents n’avaient pas accepté mon baptême ? Mon père avait assuré  mes sœurs qu’il m’élèverait dans la religion catholique après la guerre… »

L’auteur accorde une certaine attention au souvenir, au passé et à la mémoire. Il s’interroge sur les conditions de sa survie : Aurais-je été  caché si mes parents n’avaient pas accepté mon baptême ? Mon père avait assuré  mes sœurs qu’il m’élèverait dans la religion catholique après la guerre… (p 118)

Mais grâce à sa persévérance, le jeune Friedländer finit par retrouver les bonnes grâces de Nahum Goldmann qui l’emploie comme secrétaire politique de 1958 à 1960. Là, l’historien en herbe rencontre beaucoup de monde, élargit ses perspectives, améliore son anglais, même si’l nous assure que culturellement il est toujours resté français. Et cela lui fut très utile car il put enseigner à Genève durant de longues années où les cours se font en français…

La grande décision qui allait transformer sa vie fut de se consacrer à l’histoire de la Shoah, tout en étant conscient des risques de passer à côté de la vérité historique, en raison du traumatisme subi 

La grande décision qui allait transformer sa vie fut de se consacrer à l’histoire de la Shoah, tout en étant conscient des risques de passer à côté de la vérité historique, en raison du traumatisme subi :  la mémoire me poussait mais en même temps, il me fallait mesurer ses effets. Je n’écrivais pas sur la lune. J’étais un Juif  qui écrit l’histoire des juifs, l’histoire de son temps, de sa famille, des juifs d’Europe à la veille de leur extermination. Je devais en permanence être conscient de ma subjectivité, la contrôler du mieux que je pouvais… (p 177)

Le plus étonnant dans toute cette affaire, c’est que ce Saül Friedländer dont j’entendis parler pour la première dans un cours d’histoire juive à la Sorbonne, -il était alors question d’un essai d’interprétation psychanalytique de l’antisémitisme nazi- n’est même pas circoncis, ne l’a jamais été, pas même en Israël…

Il dit de ses parents qu’ils étaient juifs pas juifs, pour reprendre une expression de Isaac Deutscher, connu pour son approche matérialiste.

En somme, c’est un Israélien de gauche, un adepte du mouvement La paix maintenant (Chalom ‘akhchaw). Pour un jeune homme venu en Israël sur un bateau clandestin armé par l’Irgoun de Beguin, c’est assez paradoxal. 

Et pourtant, tout rattachait Friedländer au judaïsme, non point religieux, mais simplement culturel, civilisationnel et historique : la conscience de la Shoah y joue le rôle principal. Sans oublier l’attachement au judaïsme national, donc au sionisme. En somme, c’est un Israélien de gauche, un adepte du mouvement La paix maintenant (Chalom ‘akhchaw). Pour un jeune homme venu en Israël sur un bateau clandestin armé par l’Irgoun de Beguin, c’est assez paradoxal. Il se dit très ému par le traitement réservé aux Arabes restés sur place après la création de l’Etat juif. Il consacre même quelques lignes au discours humiliant que les Juifs d’Europe tenaient au sujet de leurs frères orientaux (‘édot ha mizrah)…

Le témoignage de Friedländer sur l’état de l’Etat d’Israël au cours des années cinquante est précieux. Le pays, aujourd’hui, est méconnaissable, tant il a évolué et s’est assuré une grande prospérité. Après avoir servi Goldmann pendant deux longues années, l’auteur devint le secrétaire politique de Shimon Peres le père du programme nucléaire israélien. Il fut admis dans certaines réunions au cours desquelles furent discutés des sujets parmi les plus sensibles.

Mais le courage et la fidélité à sa promesse, se consacrer à l’histoire de la Shoah, ne parviennent pas à le distraire par d’autres occupations. Et en 1964 il pose sa première bombe, Pie XII et le IIIe Reich. Le Vatican savait ce qui se passait dans les régions de l’est européen mais le souverain pontife était, semble-t-il, traumatisé par les progrès du bolchevisme que les Nazis justement combattaient. Et au gré de Friedländer, cela a peut-être freiné toute velléité de critique. Mais voilà des millions de juifs en firent les frais…

Dès lors, l’auteur fut invité à de fréquents colloques et conférences partout en Europe. Et comme il enseignait l’histoire des relations internationales à Genève, il débattit un soir avec un Jésuite au Cercle de l’Athénée. Il mentionne la belle et puissante réaction de Jeanne Hersch qui prit son parti et renversa la tendance ; n’oublions pas les premières tergiversations des autorités helvétiques concernant l’attitude du pays pendant la guerre et la lenteur mise à débloquer les comptes dormants appartenant à des juifs tués par les Nazis.

Israélien de gauche, opposé aux implantations juives en Judée-Samarie, Friedländer fut, certes, soulagé par la victoire d’Israël en juin 67, mais ne se prive de noter ceci : la fermeture au monde extérieur et l’exaltation d’une identité fanatique et messianique (p 153)… Mais sur ce dernier point, notre auteur s’est laissé emporter.

Ce qui m’étonne, c’est qu’il soit resté juif car il dit lui-même : il convient d’ajouter un dernier trait à mon profil culturel : des traces de catholicisme. C’est qu’il n’avait pas encore dix ans lorsqu’il fut confié à la garde des bonnes sœurs

Un dernier point, le plus important peut-être, reste à traiter, ce sont les relations avec l’Allemagne, une Allemagne qui lui inspire, dit-il, deux sentiments opposés : une certaine familiarité et une peur invincible ! Avec cette sempiternelle question dont dépend tout le reste : comment expliquer cet antisémitisme nazi ? Faut-il prendre parti pour les intentionnalistes ou les fonctionnalistes ? Les premiers pensaient que la haine des juifs était constitutive de l’essence même du national-socialisme tandis que les seconds tenaient que la machine d’extermination s’était emballée toute seule. Pour Friedländer, nul doute n’est plus permis : ce sont les Nazis qui ont fait de l’antisémitisme le fer de lance de leur action nationale et internationale.

Mais écrire une histoire de la Shoah pose aussi une question déterminante : faire confiance aux archives ou aux témoins ? Et ceci nous conduit, pour finir, à la querelle des historiens. Admis au Wissenschaftskolleg de Berlin, Friedländer commet l’imprudence d’accepter une invitation à dîner chez Ernst Nolte. Le dîner tourne mal à cause des remarques nettement antisémites de l’hôte et Friedländer se retrouve embarqué dans une controverse qui enflamma la presse et les opinions publiques.. Comble de l’indélicatesse, Nolte fait servir à ses convives un vin de 1943 !!!

Maurice-Ruben HAYOUN 

Maurice-Ruben HAYOUN

Le professeur Maurice-Ruben Hayoun, né en 1951 à Agadir, est un philosophe, spécialisé dans la philosophie juive, la philosophie allemande et judéo-allemande de Moïse Mendelssohn à Gershom Scholem, un exégète et un historien français.

 

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Pourquoi Hugo Jaeger, célèbre photographe allemand dans les années 30, nazi de la première heure et l’un des rares photographes admis dans le cercle restreint des intimes d’Hitler pour immortaliser le Führer, a-t-il réalisé ces photos exceptionnelles de juifs du ghetto de Kutno en Pologne ? 

 

 

Exceptionnelles, ces photos le sont à plus d’un titre. D’abord en raison de la personnalité du photographe, familier d’Hitler, envoyé en Pologne sous l’uniforme comme correspondant de guerre pour fixer des images de propagande telles qu’on en a vu des centaines. Ensuite parce que Jaeger est l’un des rares photographes allemand à utiliser alors la nouvelle technologie des films couleurs produits par Kodak, ainsi qu’un procédé permettant de visionner ces photos en 3D.

 

 

Ces clichés, une trentaine, ont été pris entre la fin de l’année 1939, peu après l’invasion de la Pologne par les nazis, et 1940, dans le ghetto de Kutno, une ville se trouvant à une cinquantaine de kilomètres de Lodz. Le ghetto, situé sur le terrain d’une ancienne sucrerie, comptera 8000 juifs et sera liquidé en 1942. Ses rares survivants seront exterminés dans le camp de Chelmno.

 

 

A contrario de la plupart des photos prises par les nazis dans les ghettos et connues jusqu’ici, visant à montrer les juifs comme des sous-hommes, des images de domination, de soldats aryens humiliant ces habitants, les photos prises par Hugo Jaeger font preuve d’empathie. De curiosité aussi, peut-être de fascination, du moins ne témoignent nulle hostilité, sinon de la misère et des privations régnant dans le ghetto.

 

 

Elles appartiennent au magazine Life, qui les a présentées à l’occasion du 72è anniversaire de l’établissement du ghetto de Varsovie. Leur histoire est également étonnante. Hugo Jaeger, craignant d’être arrêté par les alliés en 1945 en possession de plus de 2000 clichés d’Hitler, enterra ses négatifs dans des récipients en métal qu’il cacha aux abords de Munich. Il les retira de ses cachettes au fil des années qui suivirent la fin de la guerre, plaça les négatifs dans un coffre en Suisse en 1955, et les vendit à Life dix ans plus tard.

 

 

Il est bien sûr impossible de dire avec certitude dans quelles conditions ces photos ont été réalisées, visiblement pas sous la contrainte, et à l’exception d’une seule, sans présence de soldats. Qu’il l’ait voulu ou non, Hugo Jaeger a réalisé des portraits d’hommes, de femmes et d’enfants juifs promis à la destruction, dans toute leur humanité. Un témoignage unique et stupéfiant, d’autant plus fort que certaines de ces photos, tels ces portraits de jeunes femmes bouleversantes de beauté, semblent avoir été pris hier, et non voilà 72 ans dans un ghetto de Pologne, antichambre des camps de la mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain Granat

Photos © Time Life Pictures/Getty Images, merci à Clara Lainé Malinow

Article publié le 22 octobre 2012. Tous droits de reproduction et de représentation réservés © 2013 Jewpop

 

D’autres photos sont également visibles sur le site benatlas.com

 

Des informations sur le ghetto de Kutno sur le site de Yad Vashem (en anglais)

Consulter les photos sur la base de données Time Life

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Bêtisier de Patrick Klugman, saison 8* : il crée un grave incident diplomatique entre la ville de Paris et l’ambassade d’Israël

Etonnée de cette plateforme offerte à l’antisémitisme le plus virulent par la Ville lumière sur la plus belle avenue du monde, l’Ambassade d’Israël a posé des questions à la Mairie de Paris par les voies officielles.

Préférant l’insulte publique aux voies diplomatiques, Patrick Klugman a choisi son compte Twitter et un courrier à l’en-tête de la Mairie de Paris diffusé sur les réseaux sociaux pour humilier Madame l’Ambassadrice d’Israël en France, en l’accusant de faire de la désinformation.

 

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Patrick Klugman @PKlugman

Ma réponse à @AlizaBinNoun: non il n’y a jamais eu de propagande anti Israélienne sur #MarcheDeNoel àParis. #Israel

9:15 PM – 17 Nov 2016

Klugman n’a pas hésité à déclencher une crise diplomatique entre Paris et Israël, en traitant publiquement la cheffe de la diplomatie israélienne en France de menteuse, à la livrer aux antisémites enragés des réseaux sociaux, et à se poser en donneur de leçon de bienséance à madame l’ambassadrice.

Ni l’ambassade d’Israël ni l’ambassadrice ne comprennent bien la démesure inexcusable de cet adjoint qui parle au nom de la Mairie de Paris, et qui déjà, le 28 septembre 2015, lors du conseil municipal, refusait violemment le vœu des Républicains de dénoncer le boycott d’Israël et BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) en hurlant : « Nous rejetons ce vœu parce qu’il est d’une lâcheté et qu’il est d’une manœuvre politicienne inacceptable ! ».

Sur le fond, Klugman a menti pour protéger les propagandistes palestiniens, et a accusé l’ambassadrice de mensonges pour cacher les siens.

Voici ce que l’ambassade a constaté :

  • Sur le stand palestinien se trouvait une brochure de propagande« Bienvenue en Palestine » (vite retirée depuis) d’où Israël a été supprimé de la carte.
  • Le groupeLe Philistin/FIP à qui a été concédée l’installation du stand palestinien est également le créateur du site internet Fipsouk sur lequel est vendu, pour 18 euros, un T-shirt appelant à l’intifada des mosquées.
  • Sur sa page Facebook professionnelle,Le Philistin/FIP, glorifie les attaques terroristes palestiniennes en qualifiant de « martyrs » les auteurs d’attaques au couteau, à la voiture bélier ou à l’arme automatique.
  • On peut également y lire que « Jérusalem [Al-Quds en arabe] n’est pas la capitale d’Israël ».
  • Le site relaie des articles liés au mouvement antisémite BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions)
  • Un livre de propagande (Palestine et Palestiniens) proposé à la vente sur le stand, fait de l’incitation à la haine son élément central.On peut lire par exemple sur la 4e de couverture, les« conséquences de l’intensification du régime d’occupation [au lieu d’employer le nom Israël], dont les principales sont : l’omniprésence du Mur en Cisjordanie [on ne vous dira pas qu’il s’agit d’un mur anti-terroriste qui a sauvé des milliers de vies d’innocents israéliens], la croissance de la colonisation [on vous cachera que les constructions israéliennes sont réservées aux zones géographiques qui reviennent à Israël dans le plan de partage de l’ONU], l’augmentation des violences commises par les colons israéliens contre les Palestiniens [parce que les attaques au couteau et à la voiture bélier sont des gestes d’amitié] et l’asphyxie de la Bande de Gaza [250 camions de marchandises partent d’Israël deux fois par semaine pour livrer Gaza], condamnée à rester une prison à ciel ouvert [une prison à ciel ouvert avec une frontière commune avec l’Egypte !].

En réponse, Klugman Patrick ment, nie les faits, et fait passer la victime, l’ambassadrice d’Israël, pour une affabulatrice afin de protéger les diffuseurs de haine.

  • Il accuse Madame Aliza Bin-Noun, l’ambassadrice d’être une menteuse (« vous semblez dénoncer la présence sur le Marché de Noël d’éléments de propagande anti-israélienne »,écrit Klugman, mais comme vous ne les avez « pas constatés sur place », vous faites en fait référence au contenu du site de l’association…)
  • Il insulte publiquement l’ambassadrice l’accusant de tenir des propos« faux et dommageables ».
  • Et il termine en lui donnant des leçons de morale,« votre message est d’autant plus regrettable… »

L’ambassade est scandalisée par cette attitude de la Mairie de Paris, et l’ambassadrice ne décolère pas.

© Hervé Roubaix pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

Rappel des épisodes précédents

Le petit bêtisier de Patrick Klugman — Saison 1

  • En juin 2006, Patrick Klugman fait expulser le député Philippe de Villiers de la manifestation en hommage à Ilan Halimi. Que lui reproche Patrick Klugman ? Rien, si ce n’est de ne pas faire partie de son clan, la gauche bien pensante. Philippe de Villiers, rappelons-le, est le fils d’un ancien résistant déporté.
  • En 2008, Patrick Klugman diffame Ruddy Haddad, un jeune juif passé à tabac qui était dans le coma, suite à une agression antisémite. Il l’accuse d’être un petit délinquant récidiviste dans le but de minimiser l’agression.
  • En 2008, il attaque le professeur Guy Millière parce qu’il a osé critiquer le vilain livre « OPA sur les juifs de France ».
  • En 2002 Klugman a œuvré pour que l’UEJF se désiste de l’action engagée contre Edgar Morin et Le Monde, où, au sujet du « massacre » imaginaire de Jénine, il osait écrire en toutes lettres que « Les juifs prennent plaisir à humilier les Palestiniens ».
  • En 2011, SOS Racisme, dont Klugman est vice-président, a porté plainte contre le journaliste Clément Weil-Raynal. Klugman n’a pas apprécié que Weil-Raynal découvre que SOS Racisme tolère les appels au boycott d’Israël.



Le petit bêtisier de Patrick Klugman — Saison 2

  • Où Patrick Klugman apostrophe un journaliste de France 3 :
  • Lors de la soirée du PS fêtant l’investiture de François Hollande, dimanche 16 octobre à la Maison de l’Amérique latine, Patrick Klugman croise Clément Weil-Raynal, en reportage pour FR 3. Patrick Klugman perd tout sang froid, et se sentant probablement en terrain conquis, s’est mis à apostropher le journaliste.
  • Les militants socialistes consternés demandent au trublion de se calmer et de laisser le journaliste travailler.

Patrick Klugman a pulvérisé le mur du con ! Une nouvelle gaffe au bêtisier ! Saison 2 épisode 2

  • Mythomane ou conspirationniste, Patrick Klugman affirme au micro de RCJ que« les fidèles des synagogues de la région parisienne auraient été sermonnés pour les inciter à ne pas voter pour François Hollande à la présidentielle ! ».
  • Scandalisée par des tels propos — notoirement mensongers — Lynda Asmani, conseillère de Paris, fait parvenirune lettre aux 120 conseillers municipaux de la ville, pour les alerter des douteux propos du butor,
  • N’hésitant pas à pointer un doigt accusateur, Asmani écrit :
    « Ces accusations sont totalement infondées, et (…) elles peuvent même contribuer à libérer une certaine parole jetant ainsi l’opprobre sur l’ensemble (de la) communauté »

Le petit bêtisier de Patrick Klugman — Saison 3

  • Au premier tour de la présidentielle, Klugman rend ce vibrant hommage à Jean Luc Melenchon : « Pendant la campagne, il [Mélenchon] s’est abstenu de parler d’Israël, ce qui ne manque pas de panache ». Klugman aurait pu inclure les terroristes du Hamas — qui n’ont pas non plus, cette semaine là, parlé d’Israël.
  • Lors d’un 100 % Brunet sur RMC, et avant que l’identité de Mohamed Merah ne soit révélée, il s’acharne contre Marine Le Pen, et lui prête des « penchants psycho rigide »alors qu’il refuse superbement d’envisager l’hypothèse islamiste.
  • A la soirée du Crif, en février 2012, Julien Dray et Eric Ghebali, ont été remarqués se tapant littéralement sur les cuisses en observant Klugman suivre comme un petit toutou François Hollande, lequel n’arrivait pas, malgré ses efforts répétés, à s’en décramponner !
  • Le 19 avril 2012, Klugman fait rédiger un méchant article contre Gilles-William Goldnadel dans la revue la règle du jeu, mais il s’empresse, le nunuche, de l’envoyer depuis sa propre boîte email à tous les membres du Comité directeur du Crif.


Bêtisier de Patrick Klugman saison 4 : la Klugmania en délire !

  • Mars 2013 — François Hollande demande à Patrick Klugman, au dîner du Crif, d’arrêter de lui tourner autour comme un caniche, ainsi qu’il le fit l’année d’avant.
  • Un esprit taquin est allé souffler à Klugman que son arch-ennemi, Gilles-William Goldnadel, se présente à la présidence du Crif. Pris de panique, Klugman lance un toutou de service pour mordre Goldnadel sur le site de BHL (à son insu).
  • Patrick Klugman, en pleine Klugmania, accuse Goldnadel :« Goldnadel non seulement relaie la propagande de la mafia criminelle qui massacre sans vergogne en Syrie, mais il alimente de surcroît tous les fantasmes complotistes ainsi que l’antisémitisme.

Patrick Klugman est tombé amoureux de Gilles-William Goldnadel ! Le bêtisier saison 5

  • Patrick Klugman, l’avocat de SOS Racisme, n’ouvre plus la bouche sans évoquer son confrère Gilles-William Goldnadel dont il suit la carrière jusque dans les moindres détails.
  • Les exploits de Goldnadel, les apparitions médiatiques de Goldnadel, le courage politique de Goldnadel : rien n’échappe au groupie Klugman, qui rame depuis tant d’années pour que le PS, qui ne sait plus comment se défaire du fayot, lui confie un mandat, un tout petit mandat, n’importe quel tout petit mandat.
  • Klugman a fièrement — et sans perdre un instant — posté sursa page Facebookle portrait que Le Monde vient de consacrer à Goldnadel, le présentant comme « pénaliste de 60 ans, cheveu frisé et carrure de sportif » : Klugman en frissonne encore.
  • Le PS grince des dents et se pose des questions sur la sincérité de l’engagement de Klugman (ses ronds de jambe ne seraient-ils que pour sa carrière ?)
  • Sur la chaîne parlementaire, Klugman soutient que mimer l’avortement du Christ avec un foie de veau à l’intérieur de Notre Dame, pour une Femen, n’est en rien une insulte envers les chrétiens…

Tous les Juifs sont opposés à la reconnaissance de la Palestine. Tous ? …
Suite du bêtisier de Patrick Klugman — Saison 6

  • Patrick Klugman, opportunément plus socialiste que juif, a encore choqué la communauté juive : il a approuvé — avant tout le monde — la reconnaissance de la Palestine pour plaire à la gauche.
  • Cette marque au fer rouge ne le quittera plus jamais : il vient d’apporter son soutien servile à la cause antisioniste.
  • Bêtisier en chef, Klugman déplaît à tout le monde : il dessert les socialistes en dressant les juifs contre eux, et irrite les juifs en servant les socialistes.

Saison 7, Patrick Klugman salue en Sadiq Khan, le nouveau maire de Londres dont les amitiés antisémites et homophobes ne sont pas un secret, « un homme remarquable, engagé et courageux ».

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En retraçant l’histoire de l’antisémitisme du 4e siècle à nos jours, Robert Badinter s’attarde sur « un enseignement riche d’avertissement et de sens ». « Il est tout à fait remarquable et difficilement compréhensible », dit-il, que le peuple le plus cultivé d’Europe avant l’avènement d’Hitler soit précisément celui qui « a conduit à l’encontre des juifs la plus cruelle histoire qu’ils aient connue dans ce qui est constamment tragédie

L’antisémitisme n’est pas un phénomène contemporain. C’est un mal multiséculaire. Depuis la prise de Jérusalem par Titus en 70, depuis la dispersion des juifs notamment à travers tout le bassin méditerranéen, vendus comme esclaves en si grand nombre que les cours du marché (si l’on utilisait un terme économique moderne) s’étaient effondrés dans l’Empire romain, la condition des juifs à travers deux millénaires, et notamment en Europe, n’a jamais cessé d’être exclusion, souffrance, persécution.
De l’antisémitisme, depuis cette lointaine époque romaine, je dirais qu’on connaît quatre formes, qui parfois se confondent.

Antisémitisme religieux, national et racial

La première forme, c’est l’antisémitisme religieux. Depuis les Dits de Constantin, reconnaissant le christianisme comme religion officielle, en 313, jusqu’au 20e siècle, l’antisémitisme s’est toujours nourri de la haine du peuple déicide, celui qui avait tué Jésus Christ.
A travers les persécutions et les massacres, la possibilité était souvent – pas toujours – offerte aux juifs d’échapper à la mort ou à l’exil par une conversion forcée, quitte à redevenir juif quand les temps seraient moins cruels. La longue histoire, culturellement si riche des Marranes, notamment dans les Etats ibériques, en est une illustration.
Avec la naissance des nations modernes, l’antisémitisme devint essentiellement national. Le juifs, même originaires du pays où ils se trouvaient, étaient toujours des étrangers.
Des étrangers suspects dans la nation où ils vivaient. Le fait que les juifs aient assumé tout naturellement des responsabilités, en dépit des ostracismes qui les frappaient, qu’ils aient assumé des fonctions éminentes dans le domaine politique, économique ou financier, faisait d’eux, à la moindre difficulté nationale, des traitres en puissance, toujours au service d’une mythique « Internationale juive », un complot juif imaginé par les antisémites. Ce fut notamment le cas, en France, et je n’ai pas besoin de rappeler la signification à cet égard, de l’affaire Dreyfus, car si on avait bien voulu regarder un instant avec lucidité, il n’y avait aucune raison que Dreyfus soit un traître, juif alsacien qui haïssait l’Allemagne et qui voulait d’abord servir son pays.

A la fin du 19e siècle, les esprits avaient évolué, l’antisémitisme se voulait scientifique à l’image des meilleures disciplines modernes.
Il est devenu racial, les juifs étant définis comme une race d’origine orientale un peu mystérieuse, inassimilables pour les peuples au milieu desquels ils s’établissaient, et notamment au sein des nations où l’on voulait être originaire d’une race arienne supérieure et menacée de dégénérescence par la présence en son sein de juifs porteurs de multiples tares.Reconnaissance de la citoyenneté des juifs Ainsi, sous la forme d’interdictions, d’assignations dans les ghettos, de marquages sur les vêtements – comme des animaux dangereux -, les juifs apparaissent, dans la longue histoire de l’humanité, comme une espèce maudite.
D’où, l’importance extrême que nous devons toujours attacher à la Révolution française qui, pour la première fois dans l’histoire, en 1791, a proclamé que les juifs vivant en France seraient considérés comme des citoyens français.
Petite anecdote : le jour où fut voté, à la fin de l’Assemblée constituante, cette citoyenneté des juifs, la dauphine, sœur de Louis XVI, écrivait à une cousine de la famille Habsbourg, à Vienne, ces simples mots : l’Assemblée a mis le comble à ses folies, elle a fait des juifs des citoyens.
Si je marque cela, c’est parce que, difficilement acquise dans les travaux parlementaires, cette volonté de faire des juifs des citoyens à part entière est exactement l’inverse de ce que les nazis détestaient le plus, c’est-à-dire les Droits de l’homme et la philosophie des Lumières.
Selon l’expression même qui se trouve dans Mein Kampf, les juifs devaient être absolument exclus de la communauté du peuple allemand. Cet antisémitisme forcené est à l’origine des lois raciales du Troisième Reich adoptées dès 1935 à Nuremberg, et dont le titre et la finalité, je les rappelle, sont « Lois pour la protection du sang allemand et de l’honneur allemand », que souillait, bien entendu, la présence des juifs.
Je laisse de côté les difficultés, auxquelles se heurte la théorie raciale, de trouver les critères. Les savants du Troisième Reich ont beaucoup cherché et, bien entendu, rien trouvé.
Et, donc, on s’est reporté sur la pratique religieuse. Pas besoin de rappeler ici que l’on définissait, selon les lois de Nuremberg, les juifs par leur pratique religieuse, ainsi que celle de leurs parents et de leurs grands-parents.
Ces critères, d’ailleurs tirés de la religion juive, interdisaient, toute possibilité aux juifs de quitter par une conversion, quelle qu’elle soit, le troupeau de ces êtres malfaisants auquel ils apparentaient par naissance.

Un enseignement riche d’avertissement et de sens

Je ne reprendrai pas ici la longue liste des persécutions toujours croissantes subies par les juifs d’abord dans le Troisième Reich, puis dans l’ensemble des territoires occupés par l’armée allemande. A cette époque, j’ai eu la triste occasion, moi-même, d’en constater l’étendue et les ravages. Aujourd’hui, d’innombrables études ont dévoilé l’ampleur, l’horreur, du génocide juif par les nazis.
Je ne reviendrais pas non plus sur les ouvrages philosophiques si remarquables qui ont traité de ce phénomène.
Ce que je voudrais simplement souligner, c’est ceci, qui me paraît le plus riche d’avertissement et de sens : il est tout à fait remarquable et difficilement compréhensible qu’un grand peuple chrétien, cultivé entre tous les peuples d’Europe, d’où étaient issus un grand nombre de génies dans l’art, dans la pensée, dans la recherche scientifique, et de lauréats du Prix Nobel, parmi lesquels un certain nombre de juifs, que ce peuple-là fut le porteur, l’animateur et le réalisateur des plus terribles persécutions contre les juifs qui aient jamais désolé l’histoire de l’Europe.
Il est essentiel de s’en souvenir, car il n’y avait pas en Europe de pays où l’amour de la culture, l’enseignement de la culture, la passion de l’art, notamment musical, et la recherche scientifique fussent portés plus haut que dans l’Allemagne jusqu’à la fin de la République de Weimar.
C’est pour l’UNESCO, précisément, l’occasion d’y réfléchir. Car s’il est un pays qui brillait par sa philosophie, c’est bien l’Allemagne, l’Allemagne d’avant Hitler. Et c’est ce pays qui, cédant à toutes les fureurs de l’antisémitisme et du racisme, a conduit à l’encontre des juifs la plus cruelle histoire qu’ils aient connue dans ce qui est constamment tragédie.
La leçon – et pourquoi j’insiste là-dessus – c’est qu’en soi, la culture, le savoir, la recherche de l’art, l’amour des arts ne suffisent pas à constituer des obstacles insurmontables pour l’antisémitisme, puisque c’est là qu’il s’est établi avec la plus terrible horreur.
Qu’on me comprenne bien : en aucun cas il ne s’agit pour nous, disciples des Lumières qui croyons, à travers toutes les épreuves, au progrès de l’humanité par les bienfaits d’une éducation éclairée et de justes institutions fondées sur la philosophie des Droits de l’homme, de renoncer à lutter pour un progrès toujours nécessaire.
Mais il s’agit seulement de prendre la mesure du fait que ni l’éducation en soi, ni l’art en soi, ni la culture au sens le plus large du terme ne constituent, par nature, des défenses suffisantes contre les fureurs du racisme et de l’antisémitisme. Nous devons en tirer les enseignements.

L’antisionisme

Le Troisième Reich s’est effondré, son fondateur s’est suicidé, les principaux membres de son Etat major ont été pendus ou ont disparu, on a découvert l’immensité du génocide juif en Europe – il suffit de regarder à cet égard les actes de Nuremberg et les documents réunis -, et un mouvement puissant au Nations Unies nouvellement crées a suscité chez les peuples et les chefs d’Etat de l’époque un fort mouvement de création d’un Etat juif, comme les Alliés s’y étaient engagés d’ailleurs dès 1914-18.

La création d’un Etat juif en Palestine qui découle, je le rappelle, d’une décision des Nations Unies, n’a pas été acceptée par les Etats voisins, le résultat a été la guerre, la guerre lancée par les armées Etats voisins.
Ils envahirent la Palestine, le conflit a tourné à l’avantage des juifs, on connaît la suite : le conflit israélo-palestinien n’a, en fait, jamais cessé depuis la création de l’Etat d’Israël.
Je ne vais certainement pas discuter ici de la légitimité des droits des uns et des droits des autres et de la meilleure solution pour parvenir à la fin de ce conflit, c’est en d’autres enceintes qu’il nous faut de cela débattre.
Mais le fait est là. Ce qui est certain, et certain depuis 1946, c’est qu’à la faveur du conflit israélo-palestinien, l’antisémitisme s’est à nouveau largement déployés sous la dénomination d’antisionisme.
Il faut avoir la lucidité de reconnaître que sous cette dénomination qui renvoie au sionisme, ce sont bien les juifs, et les juifs partout, qui sont visés. Et je dirai que l’antisionisme n’est en profondeur rien d’autre que l’expression contemporaine de l’antisémitisme, c’est-à-dire de la haine des juifs.A l’ère du numériqueL’antisémitisme d’aujourd’hui, évidemment, ne se présente pas sous les mêmes traits que celui qui remonte à Constantin. L’antisémitisme, aujourd’hui utilise largement, et avec succès, les réseaux sociaux, les discours et les vidéos, diffusés sur certains sites internet, reposant sur une rhétorique particulièrement perverse, et je me suis beaucoup interrogé sur ce qui aurait pu advenir dans l’Europe d’avant 1939, si le docteur Goebbels avait eu à sa disposition les mêmes moyens techniques que nous voyons aujourd’hui se développer à l’aire du numérique.
C’est là le nouveau champ de bataille des idées et du conflit, en ce qui concerne la lutte contre l’antisémitisme.
Je dirais simplement, ma conviction d’homme âgé maintenant, et qui n’a jamais vu l’antisémitisme céder prise, qu’aussi longtemps que se poursuivra le conflit israélo-palestinien, il est pour moi évident que la haine des juifs, bien au-delà du Proche-Orient, continuera à enflammer certains musulmans, et particulièrement les plus jeunes, nourris par l’internet et une propagande aiguë des images violentes que nous connaissons.

Amalgames criminels

D’où les attentats atroces qui surviennent dans tous l’Occident, mais particulièrement, je dirais, en France, comme dans le Proche-Orient, où l’amalgame « juif égal sioniste » nourrit la haine antisémite qu’exploitent les leaders djihadistes aujourd’hui pour recruter, pour former de jeunes musulmans égarés par cette propagande, pour les amener à l’action terroriste. Et cette action frappe aveuglément les populations civiles des grandes villes de l’Occident, mais surtout, et de façon privilégiée, les juifs. Il suffit, à cet égard, de prendre la liste des victimes des crimes commis depuis un certain nombre d’années.
Une image récente hante mon esprit : un homme, poursuivant dans un lycée juif des enfants juifs, et une petite fille qui s’enfuit, et parce qu’elle s’enfuie, il l’empoigne par les cheveux et l’abat à bout portant. Qu’est-ce, ce crime, sinon la réplique du geste des SS ?
Horrible expression de l’antisémitisme, cette image traverse le temps, elle nous rappelle les Einsatzgruppen lâchées dans les ghettos de l’Europe orientale.
Je tiens enfin à dire, et à marquer fermement, une chose concernant l’action pour la paix civile.
C’est l’importance du rôle – et je dirais pour certains fraternel – des représentants de la communauté musulmane qui dénoncent ces crimes. L’amalgame ici est un autre piège, tendu par le terrorisme, et nous ne devons certainement pas y céder.
Je rappelle toujours ce qui est le fruit des études think tanks sur le terrorisme, que 80 % des victimes du terrorisme dans le monde sont des musulmans. Je tenais à le marquer, parce que l’amalgame ici serait criminel.
Mon message n’est pas d’un grand optimisme, je le sais, mais je crois que la complaisance nourrit le préjugé, et le préjugé nourrit la mort, parce qu’il devient haine. Si nous pouvons faire triompher dans les esprits des jeunes générations les principes des Lumières et des Droits de l’homme, nous aurons servi la bonne cause, celle de la paix entre les peuples.

Robert Badinter, ancien Garde des Sceaux et ancien Président du Conseil constitutionnel français

UNESCO.ORG

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Qui est maladroit ? Bensoussan (ou Finkielkraut) et Jakubowicz ?

 

J’avais dernièrement affirmé mon entière solidarité avec Georges Bensoussan attaqué par une organisation islamique de France, pour ne pas dire islamiste… Et je concluais ainsi : La Justice française est-elle déjà en train d’appliquer les nouvelles directives d’Eurislam ? Ce nouvel épisode, démontre en tous cas, s’il en fallait confirmation, que la France où l’on traîne les libres penseurs dans les tribunaux (Philippe Valls, hier, Pascal Bruckner aujourd’hui) avant de les assassiner sur les lieux mêmes de leur job, n’est plus le pays des Lumières. Et à ces Lumières, on ne peut même pas leur souhaiter de reposer en Paix, car si l’incendie du Reichstag en 1933 avait ouvert la voie au totalitarisme nazi, on peut se demander : A quand l’incendie du Panthéon ?

Mais aujourd’hui je voudrais dire ma stupéfaction après avoir entendu messieurs Finkielkraut et Jakubowicz, président de la Licra, évoquer d’une même voix ‘’une maladresse’’ de l’accusé. Appréciation d’autant plus choquante qu’elle donne avant même la délibération du tribunal, déjà raison aux accusateurs !

Dans un film documentaire sur le monde de l’école en France de Georges Benayoun, le sociologue franco-algérien Smaïn Laacher avait dit : « donc cet antisémitisme il est déjà déposé dans l’espace domestique. Il est dans l’espace domestique et il est quasi naturellement déposé sur la langue, déposé dans la langue. Une des insultes des parents à leurs enfants quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de juif.’’ 

Et Georges Bensoussan avait traduit cela en disant :‘l’antisémitisme, on le tête avec le lait de la mère’’, ce qui n’est pas ‘’une maladresse’’ de traduction, mais un raccourci, remarquable. Car pour téter, telle est la condition humaine, il faut être précisément sur et dans la langue, et pas dans une autre partie du corps, que je sache !

Le sociologue algérien, qui sait lui de quoi il parle, nous dit précisément que l’antisémitisme est déjà là, par la langue et dans la langue qui comme on le sait nous est antérieure, et nous irrigue donc de façon ‘’innocente’’, quasi-inconsciemment, instinctivement, tel le lait de sa génitrice tété par le bébé…

Le sociologue et l’historien, on l’a bien compris, visent un fait de culture, et pour être plus précis de la culture islamique dont les textes fondateurs sont  le Coran, et les Hadiths, pierre angulaire de toute la culture des pays musulmans.

De plus, l’exemple que nous propose le sociologue pour illustrer son propos est dénué de toute ambiguïtés : ‘’Une des insultes des parents à leurs enfants quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de juif.’’ :

Ce constat, que tout connaisseur du monde musulman ne peut démentir, n’implique nullement que tous les musulmans soient automatiquement antisémites, et cela ni le sociologue ni l’historien ne l’ont dit.

Portée par la langue et la culture, ‘’dans l’espace domestique’’, mais aussi dans la rue, par la rumeur ou l’opinion générale, par les stéréotypes langagiers auxquels on n’échappe pas toujours même lorsque l’on est un philosémite musulman[1], à l’école, à la mosquée, dans les media, etc…, la judéophobie n’est pas non plus une fatalité et il y a des musulmans qui résistent à cette culture, domestique et pas seulement domestique, puisqu’elle pénètre tout l’espace social, de l’imaginaire au politique. Ces musulmans-là résistent à titre personnel et peuvent transmettre ce refus à leurs enfants…

Mais dans ce monde musulman qui reproduit ‘’naturellement’’ cette judéophobie par l’enseignement du Coran et des Hadiths par le biais de tous ‘’les appareils idéologiques d’Etat’’, et qui de surcroît est un monde totalitaire où la liberté de pensée et d’expression se paye le plus souvent par la liberté, la mort ou l’exil, combien osent vraiment résister, autrement que dans leur for intérieur, lorsque les enfants en quête d’identification et de conformisme peuvent eux-mêmes devenir des délateurs ? !

Messieurs Finkielkraut et Jakubowicz, c’est vous qui êtes en plein délit de maladresse, pas Bensoussan ! L’univers ashkénaze vous est sans nul doute familier mais vous ignorez tout du monde sépharade et du monde musulman.

Si vous aviez seulement lu quelques pages du Coran ou des Hadiths, ou un seul des multiples livres sur l’alliance des grands chefs politiques et religieux du monde musulman avec Hitler (et notamment le grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amin El Husseini, fondateur du panislamisme et du panarabisme), ou plus proche de vous, quelques pages même du livre de Bensoussan ‘’Juifs en pays arabes’’ vous n’auriez pas osé l’accuser, car la ‘’maladresse’’ c’est vous qui la commettez, et à quelques jours du procès, c’est en vérité bien plus qu’une ‘’maladresse’’, que je n’oserai pas ici nommer.

Un constat s’impose quand même : face à la nouvelle judéophobie islamique qui croît en proportion du nombre des musulmans en Europe, votre pensée est sur la défensive, ce qui est l’équivalent d’une démission.

Les juges seront-ils plus courageux ?

Je l’espère pour l’historien, mais pour être franc, j’en doute.

Mardi 17 Janvier

Cinéaste, ayant vécu en Algérie jusqu’en 1993

Jean-Pierre Lledo, entièrement solidaire de Georges Bensoussan.

[1] Lorsque le mot ‘’Yaoudi’’ (juif) est prononcé dans le monde musulman arabe, on le fait suivre quasi-automatiquement du mot ‘’hachak’’ (une sorte d’excuse vis-à-vis de l’interlocuteur, pour le gros mot prononcé)

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Nota Bene :

G. Bensoussan : Finkielkraut démissionne de la Licra inquisitoriale. Vidéo

Dans l’Esprit de l’escalier, animée par Elisabeth Lévy sur RCJ, le philosophe annonce son départ du comité d’honneur de la Licra

Alain Finkielkraut sur le procès de Georges… par causeur« >
Alain Finkielkraut sur le procès de Georges… par causeur

Dans l’Esprit d’escalier, une émission animée par Elisabeth Lévy sur RCJ, le philosophe annonce que puisque la Licra a « opté pour l’inquisition » lui qui fait partie « partie du comité d’honneur de la Licra, cette association qui s’est déshonorée » il a envoyé sa « lettre de démission dès le lendemain du procès ».

Le philosophe appelle clairement tous les militants de la LICRA a comprendre le dévoiement de cette officine passée sous le contrôle idéologique de la « lutte contre l’Islamophobie », à savoir la défense des intérêts des islamistes en France et à quitter une association sans dignité, sans honneur, sous influence.

 

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Pendant des siècles, la ville de Vilna (aujourd’hui Vilnius) fut le centre de la vie juive dans ce qui était alors connu comme la Pologne de Lituanie. Au début du XXe siècle, on comptait plus de 100 synagogues dans la capitale lituanienne, ainsi que de nombreux journaux juifs et une variété d’institutions culturelles et religieuses. C’est là que vécut le célèbre Gaon de Vilna, l’un des géants spirituels du judaïsme, et que naquit aussi le Bund socialiste, le mouvement ouvrier laïque juif.

Les plans ont déjà été entérinés et les travaux devraient débuter prochainement. On sait déjà que le gouvernement lituanien va investir près de 25 millions de dollars dans ce projet mais une partie non négligeable devrait être financée par l’Union européenne.

Cette initiative a suscité de nombreuses réactions indignées parmi les membres de la communauté juive locale et chez les Juifs d’Europe qui ont lancé une pétition déjà signée par 16 000 personnes.
Dans la pétition, on peut lire : « Dans ce cimetière vieux de 500 ans sont enterrés des milliers de Juifs et parmi eux des rabbins éminents de la ville de Vilna appelée la Jérusalem de Lituanie.
C’est une terre sacrée et les autorités doivent la préserver et construire à cet endroit, un monument du souvenir. Mais des hommes d’affaires, des politiciens et des militants antisémites, se sont associés pour y ériger un palais des congrès dans lequel des milliers de personnes viendront discourir, chanter, boire et manger ».

Elles ont ajouté qu’en raison de la Shoah, une grande partie des Juifs qui y sont enterrés n’avaient plus aucune famille pour s’occuper de leur sépulture. Une habitante juive de Vilnius pointe en outre que ‘cela n’arriverait jamais à un cimetière chrétien’ et que cette décision serait ‘une grave erreur’.
Elle a ajouté : « En construisant ce centre à un autre endroit et en conservant le cimetière juif, le gouvernement démocratique de Lituanie, qui est membre de l’Union européenne, ferait un geste qui l’honorerait’.

Au 18e siècle, le Gaon de Vilna, immense figure du judaïsme, en a fait l’un des plus grands centres de Tora qui portait le nom de la ‘Jérusalem de Lituanie’.  Alors qu’il comptait une population juive importante, 80 000 personnes qui représentaient près de la moitié de la ville, il n’en reste pratiquement plus après la Shoah.

Yaïr Rozenberg

Tablet magazine

 

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SE l'Ambassadeur Mohamed Ali Chihi allumant le Shamash/Photo Alain Azria
Hier soir, l’Ambassadeur de Tunisie en France, son Excellence Mohamed Ali Chihi, avait accédé à la demande du rabbin Moché Lewin, puisque son ambassade accueillait plusieurs personnalités religieuses catholiques, musulmanes et juives pour l’allumage de la 3ème bougie de Hanouccah

Organisée par le rabbin Lewin, en collaboration avec le grand rabbin de France Haïm Korsia, cette cérémonie avait pour objectif la communion des trois religions en cette année où Noel et Hanouccah coïncidaient, et fêtées peu de temps après le Mouloud – fête populaire de la naissance du prophète Mahomet et qui tombait cette année le 12 décembre.

Le Grand Rabbin de France Haim Korsia, Mgr Thibault Verny, Évêque Auxiliaire de Paris, Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman, SE Mohamed Ali Chihi et le Rabbin Moché Lewin/Photo Alain Azria

La présence de Monseigneur Thibault Verny, Évêque auxiliaire de Paris, d’Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), du Grand Rabbin de France Haïm Korsia avait pour but de souligner la valeur des symboles en ces temps troublés.

Son Excellence Mohamed Ali Chihi a accueilli ses invités en expliquant qu’il était important de célébrer cette fête des lumières ensemble, qu’il ne fallait pas laisser les ennemis du vivre ensemble semer la terreur.

Le rabbin Moché Lewin a souligné l’accueil favorable permanent de l’ambassadeur à ses propositions.

« La proximité des fêtes me fait dire qu’on est là pour les partager » et de souligner l’engagement de ambassadeur envers la communauté juive.

Vidéo Solange Hendi

Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM)/Photo Alain Azria

Anouar Kbibech a rappelé l’importance du rapprochement des 3 religions par les temps qui courent, des symboles et des messages de communion que l’on envoie.

C’est également ce qu’a souligné Mgr Thibault Verny, qui a remercié le rabbin Lewin pour ce geste fort : « il est urgent d’avoir ces signes et il ne faut pas lâcher prise. Cette année il y a concordance de dates et il est heureux que l’on l’ait saisie. »

Quant au Grand Rabbin de France Haim Korsia, il a indiqué que « l’Ambassadeur avait parfaitement raison de rappeler cet ancrage de la Tunisie dans le partage des cultures. » « Cette cérémonie montre qu’on peut réenchanter ce temps de fraternité » malgré les blessures de l’histoire. « Il n’y a pas eu une cérémonie en mémoire des juifs persécutés ou sauvés en Tunisie sans que l’ambassadeur n’ait été présent ». « L’expérience qu’on essaie de faire vivre en France c’est l’expérience du partage. » C’est quoi le partage ? Ce n’est pas une forme  de syncrétisme, mais un temps où la fête des uns devient un temps de joie pour tous.

On devient des « contemporains ». On partage un temps.

La joie des uns devient la joie de tous

Quand vous croisez quelqu’un qui n’est pas de votre religion, et qu’il vous dit « hanouka sameah ! », ou « joyeux noël ! », on se dit il a fait attention à moi, il me respecte. »

SE Ghazi Gherairi, Ambassadeur Délégué Permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO et SE l’Ambassadeur de Tunisie en France Mohamed Ali Chihi

SE Mohamed Ali Chihi quittera bientôt la France pour la Russie où il exercera désormais ses fonctions diplomatiques.

La 3ème bougie signifie traditionnellement le miracle.

Solange Hendi pour JFORUM/Photos Alain Azria

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C’est une tradition, chaque année, à l’approche de Hanouka,  la famille Mansbach se rend à Yad Vashem pour ramener à la maison leur hanoukia familiale.

La Hanoukia a été offerte à Yad Vashem par la famille et est exposée dans le Musée. Yehuda Mansbach, le petit-fils de Rachel et Akiva Posner, est venu récupérer son chandelier pour pouvoir l’utiliser chez lui. Cette année, le chandelier de Hanouka sera utilisé aussi pour un allumage avec les soldats de Tsahal qui font partie de l’unité du fils de Yehuda, de l’arrière petit-fils de Rachel et Akiva Posner.

petitfils

Le rabbin Akiva Posner fut le dernier rabbin de la communauté de Kiel en Allemagne. La famille Posner a quitté l’Allemagne en 1933 et est arrivée en Palestine en 1934.

80 ans après, la famille allume les bougies sur la même hanoukia, chargée d’histoire.

Pour Hanouka, en 1932, juste avant l’arrivée au pouvoir d’Hitler, Rachel Posner, la femme du rabbin Akiva Posner, a pris une photo du chandelier, posé, comme c’est la coutume, sur le rebord de la fenêtre  de son appartement. En face, un bâtiment arborant les drapeaux nazis à la croix gammée.

Au dos de la photo, elle écrivit en allemand :

“Hanukkah 5692,

Mort au peuple juif

dit la bannière.

Le peuple juif vivra !

crie la lumière.”

dédicacemenorah

 

Kefisraël

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Magnifique lettre de M.Habib envoyée au PDG de M6 suite à l’émission

Suite à l’émotion suscitée par l’émission “Enquête exclusive” diffusée Dimanche ayant avec comme sujet Jérusalem, vous trouverez ci après la lettre de Meyer Habib envoyée au PDG de M6 publiée ce jour dans le HuffingtonPost:

“Monsieur le Président-Directeur général de M6”,

“Je tenais à vous faire part de ma déception, voire ma consternation, suite à la diffusion le 18 décembre dernier du numéro d’Enquête exclusive titré “Jérusalem : quand la ville sainte se déchire”. En ma qualité de Député des Français d’Israël, j’ai été saisi par de très nombreux administrés et téléspectateurs de M6, qui m’ont exprimé leur profonde émotion, au point qu’un rassemblement de protestation est prévu jeudi 22 décembre devant le siège de votre groupe à Neuilly-sur-Seine”.

“Par ailleurs, le reportage, dans un prétendu souci d’équilibre, renvoie dos à dos les “extrémistes des deux camps”. Quelle que soit la sensibilité de la rédaction sur le conflit israélo-palestinien, il est immoral, et même dangereux, de renvoyer dos à dos terroristes et victimes, agresseurs et agressés. D’un côté une glorification des terroristes, des milliers d’attentats depuis des décennies, de l’autre quelques exactions certes intolérables mais largement condamnées par le public et surtout punies par la loi. Qui mieux que nous, Français, alors que notre pays est la cible d’attentats meurtriers d’une rare violence, peut comprendre le caractère barbare et injustifiable d’un attentat terroriste visant aveuglément des civils qu’il soit commis à Paris, à Nice, à Berlin ou à Jérusalem ?”

“Ainsi, le document évacue en une phrase les organisations djihadistes palestiniennes – Hamas, Djihad islamique et Fatah – qui pratiquent depuis des décennies un terrorisme aveugle, endoctrinent les jeunes à la haine et les incitent à mourir en “martyr”. Pas un mot sur le fait que ces organisations écrivent noir sur blanc dans leurs chartes, leur refus catégorique de reconnaître un Etat juif dans quelques frontières que ce soit et combattent pour un Etat palestinien islamiste, régi par la charia, pas à côté mais à la place d’Israël. Le reportage laisse penser que la violence serait due au fait que les Palestiniens sont progressivement dépossédés de leurs terres et que l’avenir de la Mosquée Al-Aqsa serait compromis… Or, l’expérience des dernières années le montre : le conflit israélo-palestinien n’est pas qu’un conflit de territoire mais n’est que la forme première de ce djihad global auquel le monde libre fait face et qui a tué hier encore douze innocents sur un Marché de Noël à Berlin”.

“Et que dire, enfin, de certains passages aux relents antisémites ? Entre ce député israélien qui, à l’issue de sa conférence, “ne perd pas le nord”, fais de “bonnes affaires” en vendant son livre et ramasse ostensiblement des liasses de billets … De même pour cette présentation d’un Israël qui persécute aujourd’hui ses Chrétiens à Bayt Jala ! Accusation d’autant plus choquante qu’Israël est aujourd’hui le seul Etat de la région à garantir une pleine liberté de culte à toutes les religions. A contrario, pas un mot sur les brimades et menaces subies par les Chrétiens de Palestine, en proie aux djihadistes et à des autorités corrompues, dont la part dans la population totale est passée de 10% en 1922 à moins de 1% en 2010. Silence sur Bethléem, ville de naissance du Christ, dont près de 80% de la population était chrétienne en 1993, avant les Accords d’Oslo, pour moins de 18% aujourd’hui, depuis que ce territoire est sous administration palestinienne. Comme les Chrétiens d’Iraq, comme les Chrétiens de Syrie, comme les Coptes égyptiens, les communautés chrétiennes de Judée-Samarie et de Gaza, parfois contraintes à se convertir à l’islam, sont en train de disparaître dans un silence assourdissant, incapables de résister à l’islam politique”.

“Ouvrons les yeux : la victimisation systématique des Palestiniens a pour effet d’exaspérer les passions, alimenter la haine d’Israël et risque in fine de légitimer la violence contre les Français juifs. Je rappelle douloureusement, à cet égard, qu’en 2012, Merah a justifié l’effroyable tuerie de l’école Ozar Hatorah à Toulouse par le sort des enfants palestiniens. En janvier 2015, Coulibaly a brandi le même motif pour l’attentat de l’Hypercasher, où quatre de nos compatriotes ont été abattus parce que juifs. J’aurais espéré, après l’émotion suscitée par ces attentats, que les médias, et particulièrement les médias grand public suivis par des millions de téléspectateurs comme le magazine Enquête exclusive sur M6, prendraient conscience de leur responsabilité et opteraient pour une couverture plus équilibrée du conflit israélo-palestinien pour apaiser les consciences et pacifier le débat démocratique”.

“La liberté de la presse est une liberté fondamentale. Toutefois, elle n’autorise pas, surtout quand il s’agit d’un sujet si complexe et si sensible, une présentation orientée, risquant de heurter les sensibilités et d’enflammer les esprits. Quand le sensationnalisme falsifie l’Histoire et attise la haine, il trahit le journalisme“.

“Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président-Directeur général, l’expression de mes salutations distinguées”.

Magnifique lettre de M.Habib envoyée au PDG de M6 suite à l’émission

 

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L’étude affirme qu’« il est possible » que la perquisition qui mena à la découverte de l’appartement secret où se terrait la famille Frank ait été effectuée « à cause d’emplois illégaux et d’un trafic de coupons de rationnement ».

Selon la théorie en vigueur jusqu’à maintenant, les enquêteurs auraient reçu un coup de fil dénonçant les clandestins, mais aucune enquête ou étude n’a jamais pu déterminer avec certitude l’identité du délateur.
L’auteur de la nouvelle étude, Gertjan Broek, remet cette possibilité en cause. « Pendant l’année 1944, beaucoup de lignes téléphoniques ont été coupées, limitant les possibilités pour les particuliers d’effectuer des appels », écrit-il.
Sur la base du journal d’Anne Frank et d’autres documents, dont des rapports de police, M. Broek a également conclu que les enquêteurs présents lors de l’arrestation n’avaient pas pour mission de découvrir des Juifs, mais travaillaient plutôt sur des affaires de fraudes.
«Cette nouvelle étude ne réfute pas la possibilité que les clandestins aient été dénoncés, mais démontre que d’autres scénarios doivent être examinés.»
— Ronald Leopold, directeur général du musée Anne Frank d’Amsterdam
Née à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne, le 12 juin 1929, Anne Frank avait quitté son pays avec sa famille en 1933 pour échapper aux nazis. Installée à Amsterdam, la famille était entrée dans la clandestinité en juillet 1942, dans un appartement aménagé derrière une fausse bibliothèque, au dernier étage du 263 Prinsengracht.
Elle avait été rejointe par deux autres familles et tous étaient restés cachés jusqu’en août 1944, avant d’être découverts et déportés.
Anne Frank est morte du typhus au début de 1945 dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, quelques jours après sa soeur. Son père Otto fut le seul survivant de ce qu’elle a appelé l’Annexe.
Le journal d’Anne Frank est l’un des ouvrages les plus lus au monde. Il s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires et a été traduit en 67 langues.

JewishPress

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Alors que l’agence néerlandaise de l’alimentation vient de recommander à son gouvernement l’interdiction de la pratique de  l’abattage rituel (she’hita) [1] et qu’en France une enquête vidéo accablante sur un abattoir régional a été dévoilée, [2] on se souvient qu’une polémique sur la viande « halal » a, voici quelques temps, touché par ricochet la viande « casher« , seule « convenable » à la consommation selon la loi religieuse juive. Pourtant, la she’hita a principalement pour but d’entraîner la mort en minimisant la douleur et de vider la bête de son sang, symbole de la vie. Elle impose l’abattage sans étourdissement.
Afin d’épargner toute souffrance évitable aux animaux au moment de l’abattage, le Conseil de l’Union européenne a rendu l’étourdissement obligatoire avant la saignée. [3] Cette obligation interdit en principe l’abattage rituel. Cependant, le Conseil a prévu en 2009 une dérogation afin de « respecter… le droit de manifester sa religion ou ses convictions par…  l’accomplissement des rites, tel que le prévoit… la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne« . [4] Cette dérogation constitue un « engagement positif de l’État visant à assurer le respect effectif de la liberté d’exercice des cultes » [5] ; cependant, une résolution du Parlement européen prévoit que l’abattage sans étourdissement devra être signalé. [6]

En France, un décret du 28 décembre 2011 encadre strictement l’abattage rituel. Par ailleurs, des scandales alimentaires répétitifs – qui n’ont pas touché la filière casher – ont entraîné en 2013 une mission d’information sénatoriale sur la filière viande en France qui a recommandé l’indication des modalités d’abattage de la viande.[7]

Un étiquetage spécifique des animaux abattus sans étourdissement risquerait d’entraîner un boycott des viandes étiquetées et une stigmatisation des communautés juives et musulmanes, car derrière le prétexte du bien-être animal se profile parfois des idéologies peu avouables.

L’objectif officiel, minimiser la souffrance animale, est évidemment louable. Reste à savoir si l’étourdissement des animaux minimise mieux la souffrance animale que l’abattage rituel. Or c’est là où le bât blesse : la mesure de la souffrance animale est impossible. La difficile évaluation de la perte de conscience, c’est-à-dire de l’étourdissement, est le seul témoin possibleet encore : on ne fait que supposer que l’animal est inconscient, par analogie avec les modifications occasionnellement décrites chez l’être humain.[8]

Cet avis est partagé par l’Académie vétérinaire de France (dont on notera avec perplexité  que ses représentants n’ont pas été auditionnés par la mission d’information sénatoriale). 5 L’Académie indique ainsi : « dans l’état actuel de la psycho-physiologie des états de conscience, aucun paramètre clinique, biologique ou électrophysiologique ne permet d’apprécier de manière certaine le moment précis de la perte de la sensibilité consciente« .[9]

Trois méthodes principales d’étourdissement sont courantes : l’utilisation d’un pistolet à tige perforante pour les bovins, le choc électrique pour les ovins et les volailles, le gazage pour les porcs et les volailles.

1)Les bovins sont étourdis grâce à une tige qui perfore leur boite crânienne. Cependant, un positionnement incorrect du coup peut ne pas produire l’inconscience, et l’animal sera alors saigné conscient. Chez les bovins, il a été démontré que si le site d’étourdissement est à plus de 4-6 cm de la position idéale, l’efficacité de l’étourdissement est réduite de 60 %.[10] Or le taux d’échec de l’étourdissement chez les bovins avec cette technique peut atteindre 16 %, 4alors que celui des échecs de l’abattage rituel entraînant une perte de conscience du bovin dans un délai non acceptable est de 17 % (abattage casher et halal confondus), un taux d’échec équivalent. Aux USA, sur onze abattoirs bovins, seuls quatre (36 %) étaient en mesure de rendre 95 % des bovins insensibles d’un seul coup. [11] Plus de la moitié (jusqu’à 53 %) des taurillons doivent être étourdis deux fois (ou plus !) avant d’être déclarés inconscients. [12][13] Des problèmes analogues avaient été préalablement rapportés dans un abattoir européen. [14]

2) Lors de l’étourdissement électrique des ovins et des volailles, une activité cérébrale du même type que celle notée dans l’épilepsie est enregistrée à l’électro-encéphalogramme. Cette activité ne permet pas d’établir si un animal est entièrement sensible ou non, ou le temps après lequel il devient insensible. [15] En outre, cet étourdissement électrique est plus proche de l’électrochoc sans anesthésie que de l’épilepsie, alors même que chez l’être humain l’électrochoc sans anesthésie est aujourd’hui qualifié de « barbare » et a été comparé à la chirurgie sans anesthésie ; le Comité européen pour la prévention de la torture assimile d’ailleurs l’électrochoc sans anesthésie à la torture. [16],[17]  En outre, même chez l’être humain, la réalisation d’un électrochoc avec anesthésie est loin d’obtenir toujours des résultats parfaits.

Les données provenant d’enregistrements électro-encéphalographiques ont d’ailleurs leurs limites et exigent un certain degré d’évaluation subjective. Pour identifier l’état de conscience des animaux, les experts se réfèrent à des critères différents, éventuellement combinés, qui peuvent conduire, dans certains cas, à des conclusions différentes, comme le confirme le rapport de l’INRA de 2009. [18] Ces méthodes ne peuvent donc pas établir avec certitude si un animal est réellement insensible (« bien que ce soit généralement considéré comme étant le cas, de récents résultats expérimentaux ont jeté quelques doutes sur cette hypothèse« ) [19] ; elles ne peuvent pas non plus établir le temps après lequel il le devient effectivement. En outre, dans un abattoir industriel où des centaines d’animaux sont abattus chaque jour, il ne sera évidemment jamais possible de mettre en place un système de surveillance sophistiqué pour mesurer individuellement l’activité cérébrale et la qualité de l’étourdissement des animaux. 13, [20]

Par ailleurs, les signes externes de la perte de conscience n’en sont pas non plus des indications fiables. Les convulsions, le pédalage des bovins ou le battement des ailes des volailles sont d’ordre réflexe. Le réflexe cornéen persiste longtemps après la perte de conscience. L’observation du rythme respiratoire n’est pas non plus un critère satisfaisant, pas plus que les mouvements spontanés, même quand la tête a été séparée du corps : on connait le cas du poulet sans tête qui marche.  6, [21]

Dans la pratique courante, l’efficacité réelle de l’étourdissement par le courant électrique est discutable. Elle dépend à la fois de la qualité de l’équipement et de la dextérité de l’opérateur. Selon le rapport de l’INRA de 2009, 16lors d’une enquête réalisée en 2001 dans cinq abattoirs néozélandais, le pourcentage d’échec de l’étourdissement par choc électrique pouvait parfois atteindre plus de la moitié, 54 % d’entre eux. Pour les volailles, il existe très peu de données. Plusieurs méthodes sont utilisées (bain électrifié ou gazage), mais… « on ignore laquelle est la plus humaine« . 18

En conclusion, il existe de nombreuses incertitudes quant à l’hypothétique supériorité d’une méthode d’abattage sur une autre.

Dans un autre domaine, l’hypothèse parfois avancée [22] d’une contamination bactérienne de la viande par Escherichia Coli (bactérie aérobie, qui a besoin d’oxygène) est invraisemblable puisque, comme chez l’homme, E. Coli n’est pas habituellement rencontré dans le rumen (l’estomac) des bovidés (qui contient essentiellement une flore anaérobie [qui n’a pas besoin d’oxygène]) [23], [24] mais seulement dans l’intestin [25] et sur le cuir [26] de l’animal. D’ailleurs ni le rapport de l’ANSES [27] ni le rapport de la mission d’information sénatoriale 5ne considèrent cette hypothèse comme établie.

Dans ces conditions, si l’on veut œuvrer efficacement pour la protection et le respect des animaux d’abattoir, il serait raisonnable de s’assurer, dans chaque abattoir et à chaque étape, du respect de normes fondées non pas sur des a priori, mais sur des résultats scientifiquement validés ; et cela devrait être fait dès la période de pré-abattage. En effet, selon le rapport de l’INRA de 2009, 16plus de 97 % des carcasses de gros bovins présentent des meurtrissures provoquées avant l’abattage.

Le décret du 28 décembre 2011 a subordonné l’obtention d’une dérogation à l’obligation d’étourdissement à des critères objectifs, ce qui a représenté une avancée significative. Il faudrait cependant aller plus loin : des méthodes détaillées d’audit des abattoirs et de leurs pratiques, méthodes  qui comportent plusieurs critères techniques, véritables indicateurs de qualité, ont été proposées en 2010. [28] Ces indicateurs devraient être utilisés et publiés comme le sont les indicateurs de qualité des hôpitaux ; leur surveillance permettrait aux consommateurs de savoir que les animaux ont été tués dans des conditions respectueuses dans des abattoirs respectant les meilleures pratiques, [29] et… pousserait les autres à s’améliorer.

Pour l’abattage rituel juif, un certain nombre d’avantages en matière de protection animale ont d’ailleurs été constatés ; en particulier, lorsque la longueur de la lame d’égorgement est d’au moins deux fois celle du diamètre du cou – ce qui est obligatoire pour valider la she’hita – l’absence de réaction de l’animal a été remarquée. [30],  [31]

Tout étiquetage qui mentionnerait l’abattage rituel serait de fait stigmatisant envers les communautés religieuses. Il  témoignerait d’un parti pris en matière de souffrance animale, alors que les données scientifiques sur l’efficacité de l’étourdissement sont parfaitement contradictoires.

Ne tenant pas compte de tous les épisodes liés à l’abattage (transport, manipulation, technique d’étourdissement, gaz utilisé, échec de l’étourdissement…), cet étiquetage serait inefficace en matière de protection animale et révélerait des intentions politiques inavouées.

Cet étiquetage serait d’autant plus contre-productif que les consommateurs sont peu intéressés par le fait que la viande qu’ils consomment provienne ou non d’animaux qui ont été étourdis avant d’être abattus. Ils estiment d’ailleurs que si la viande provenant de l’abattage rituel était étiquetée comme telle, le sens de l’équité voudrait que des informations soient alors données sur les méthodes d’étourdissement employées. [32], [33]

En fait, « si l’on veut réellement tenir compte de la souffrance des animaux d’élevage, c’est toute la conception de leur fin de vie qu’il faudra repenser ».[34] Et même toute la conception de leur élevage.

Gérard Loeb

L’auteur remercie pour leurs conseils Me Élie KORCHIA, avocat au barreau de Paris, vice-président du Consistoire de Paris, et, tout particulièrement, le Dr Bruno FISZON, Grand-rabbin de la Moselle, membre de l’Académie vétérinaire de France ; sans eux cet article n’aurait pas été possible.Conflit d’intérêt : aucun.

Tribune du CRIF


 [1] Sokol S. Diaspora. Dutch Chief Rabbi blasts call for ritual slaughter ban. The Jerusalem Post. 2015 (1/11). http://www.jpost.com/Diaspora/Dutch-Chief-Rabbi-blasts-call-for-ritual-slaughter-ban-431720

[2] Sigler P. Des traitements barbares réservés aux animaux des abattoirs. Huffingtonpost 2015 (15/10). http://www.huffingtonpost.fr/pierre-sigler/condition-animales-abattoirs_b_8291986.html

[3]  Conseil de l’Union européenne. Directive 93/119/EC du 22 décembre 1993 sur la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort. JO L 340, 31/12/1993, p 21-34.

[4] Règlement N° 1099/2009 du Conseil européen sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort. Journal officiel de l’Union européenne 2009 (24 septembre): L 303/1-30.

[5] Cour européenne des droits de l’homme (Grande chambre). Arrêt du 27 juin 2000, affaire Cha’are Shalom Ve Tsedek c/France.

[6] Parlement européen. Résolution législative du 16 juin 2010 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires. (COM(2008)0040 – C6-0052/2008 – 2008/0028(COD)). Vote préliminaire en première lecture, amendement  n° 205 du 18-06-2010.

[7] Goy-Chavent  S, Bourzai B et coll. Sénat, N° 784. Rapport d´information fait au nom de la mission commune d’information sur la filière viande en France et en Europe : élevage, abattage et distribution. N° 784.  Enregistré le 17 juillet 2013 à la Présidence sénatoriale.

[8] Knudsen SK. A review of the criteria used to assess insensibility and death in hunted whales compared to other species. Vet J  2005 Jan;169(1):42-59.

[9] Académie vétérinaire de France. Avis. 2009 (15 octobre).http://www.academie-veterinaire-defrance.org/avis-rapports/avis-rapports-2009.html

[10] Daly CC, 1987. Concussion stunning in red-meat species. In: Proceedings of the EEC Seminar on Pre-slaughter Stunning of Food Animals. European Conference on the Protection of Farm Animals, Horsham, England, pp. 94–100. Cité par Knudsen SK, 2005.

[11] Grandin T. Objective scoring of animal handling and stunning practices at slaughter plants. J Am Vet Med Assoc. 1998 Jan 1; 212(1):36-9.

[12] Daly CC, Whittington PE. Survey of captive bolt stunning in British abattoirs. 1992. RSPCA, Horsham, UK. Available from: The Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals, Enquiries Service, Wilberforce Way, Southwater, Horsham, West Sussex RH13 9RS, England. Cité par Knudsen SK, 2005.

[13] Kestin SC. Welfare aspects of stunning and slaughter of farm animals. 1992. In: Proceedings of the International Whaling Commission. Number IWC/44/HKW7. Cité par Knudsen SK, 2005.

[14] Aichinger CA. Implementation of electrical stunning of cattle in an EU approved abattoir. Vet med Diss 101 p. Cité par Zivotofsky, 2012.

[15] Blackmore, DK, Delany MW, 1988. Slaughter of Stock. A Practical Review and Guide. Publication 118. Veterinary Continuing Education, Massey University, New Zealand, pp. 1–134. Cité par Knudsen SK, 2005.

[16] Zivotofsky AZ, Strous RD. A perspective on the electrical stunning of animals: are there lessons to be learned from human electro-convulsive therapy (ECT)? Meat Sci. 2012 Apr;90(4):956-61. Epub 2011 Dec 8.

[17] Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Commitment to psychiatric establishments, Section 39 ECT, Council of Europe Convention. 2002. Cité par Zivotofsky, 2012.

[18] Le Neindre P, Guatteo R, Guémené D, Guichet JL, Latouche K, Leterrier C, Levionnois O, Mormède P, Prunier A, Serrie A, Servière  J (éditeurs), 2009. Douleurs animales : les identifier, les comprendre, les limiter chez les animaux d’élevage. Expertise scientifique collective, synthèse du rapport, INRA (France), 98 pages.  http://www.abattagerituel.com/pdf/Douleurs-animales-synthese-INRA.pdf

[19] Manteca X. Neurophysiology and assessment of welfare. Meat Science 1998; 49: S205–S218.

[20] Gregory NG. Humane slaughter. Outlook on Agriculture 1991; 20: 95–101. Cité par Knudsen SK, 2005.

[21] Maria G, Lopez M, Lafuente R, Moce ML. Evaluation of electrical stunning methods using alternative frequencies in commercial rabbits. Meat Science 2001; 57: 139-43.

[22] Thillier JL cité par  Jaillette JC. Marine Le Pen : Toute la viande française est devenue halal. Marianne 2012 (Dimanche 19 Février).

http://www.marianne.net/Marine-Le-Pen-Toute-la-viande-francaise-est-devenue-halal_a215753.html

[23] Thivend P, Fonty G, Jouany JP, Durand M, Gouet P. [The rumen fermenter].  Reprod Nutr Dev. 1985;25(4B):729-53.

[24] Hoover WH, Miller TK. Rumen digestive physiology and microbial ecology. Vet Clin North Am Food Anim Pract. 1991 Jul;7(2):311-25.

[25] Walker C, Shi X, Sanderson M, Sargeant J, Nagaraja TG. Prevalence of Escherichia coli O157:H7 in Gut Contents of Beef Cattle at Slaughter. Foodborne pathogens and disease 2010; 7(3):249-55.

[26] Nastasijevic I, Mitrovic R, Buncic S. Occurrence of Escherichia coli O157 on hides of slaughtered cattle. Letters in Applied Microbiology 2008; 46:126–31.

[27] Avis de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) relatif aux contaminations microbiologiques des viandes à l’abattoir sur la saisine n° 2008-SA-0308. 2010 (10 décembre).

[28] Grandin T.  Auditing animal welfare at slaughter plants. Meat Science 2010; 86: 56–65.

[29] Dunoyer P. La règlementation applicable dans le domaine de l’abattage rituel. Communication présentée le 12 juin 2008. Bull Acad Vet France 2008;161 (4):341-50.

[30] Grandin T.  Euthanasia and slaughter of livestock. Journal of the American Veterinary Medical Association 1994; 204: 1354−60. Cité par Grandin T.  Auditing animal welfare at slaughter plants. Meat Science 2010; 86: 56–65.

[31] Barnett J L, Hemsworth PH. Welfare monitoring schemes: Using research to safeguard animals on the farm. Journal of Applied Animal Welfare Science 2009; 12: 114−31.

[32] Garson C. Les consommateurs européens peu intéressés par l’étiquetage de la viande. Actualité juive hebdo 2015 (18 juin); 26 (1349).

[33] European Commission. DG Health and Food Safety. Study on information to consumers on the stunning of animals. Final Report. 2015 (23.02). http://ec.europa.eu/food/animals/docs/aw_practice_slaughter_fci-stunning_report_en.pdf

[34] Vincent C. Comment réduire la souffrance animale lors de l’abattage rituel ou conventionnel. Le Monde 2012 (28 mars).

 

0 1
Israël Poroush, 36 ans, marié et père de six enfants, fait honneur au monde orthodoxe d’Israël. Le maire de la ville d’Elad figure en effet sur une liste de 40 jeunes à l’avenir prometteur dressée par le magazine Globes. Le reporter de la revue Dror Feuer l’a interviewé à cette occasion et a décrit sa personnalité en expliquant les raisons qui l’avait poussé à le choisir parmi d’autres…..

Il faut dire qu’Israël Poroush est né dans une famille très impliquée dans l’action communautaire et politique depuis plusieurs générations. Il est le fils ainé des douze enfants de Meir Poroush, président du centre de l’Agoudat Israël à Jérusalem et député au sein du parti Yaadout Hatora.
Son grand-père, Rav Menahem Poroush, a été vice-ministre, député dans la 10e Knesset, adjoint au maire de Jérusalem et fondateur du réseau éducatif H’inouh’ Atsmaï destiné aux enfants de familles orthodoxes.
Israël Poroush a entamé sa carrière dans l’humanitaire, créant une association, ‘H’ayim Lenefesh’ venant en aide aux prisonniers et aux personnes souffrant de maladies incurables ou de troubles mentaux, ce qui a permis d’éveiller la conscience du monde H’arédi à ce type d’affections.
A priori, a-t-il confié, il n’envisageait pas de carrière politique mais un jour, quelqu’un a écrit à son grand-père pour lui dire qu’il fallait venir en aide à la ville d’Elad. C’est ainsi qu’il est entré dans l’arène…
Dans sa description, Dror Feuer rappelle qu’Israël Poroush est le plus jeune maire du pays dans la ville la plus jeune d’Israël (avec 65 % de la population âgée de moins de 19 ans et plus de 1 800 naissances par an).
Il affirme aussi que Poroush ‘n’évacue aucune difficulté ni aucun conflit ‘sous le tapis’. Il parle librement de la pauvreté et aussi du problème des jeunes confrontés aux violences et à la drogue.
Son programme quotidien est chargé: levé à 6h30, il va prier Shaharit et se trempe ensuite dans un Mikveh où il a souvent l’occasion de rencontrer des gens qui l’entretiennent de questions graves concernant sa ville.
Il rentre chez lui et emmène ses enfants à l’école. Puis, pendant une demi-heure, il étudie le Daf Yomi avant de commencer à travailler à 8h30 jusqu’au soir.
Comment voit-il son avenir ? Il répond que cela ne fait que trois ans qu’il est en poste et qu’il a le temps d’y penser tout en soulignant qu’il est important pour lui ‘de faire le mieux possible pour le Am Israel’.

Claire Dana-Picard chiourim