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Solange Hendi

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ranian President Hassan Rouhani (right) talks with his Russian counterpart Vladimir Putin during the Gas Exporting Countries Forum (GECF) summit in Tehran, on November 23, 2015 Atta Kenare (AFP)
« Téhéran accueille des investissements russes dans ses champs pétroliers et gaziers, » a déclaré lundi le président iranien Hassan Rohani signalant les grands développements de la coopération énergétique entre les deux pays.

« Il y a un énorme potentiel pour les investissements russes dans le secteur de l’énergie iranienne », a affirmé M. Rohani à l’aéroport de Mehrabad à Téhéran avant de partir pour Moscou.

« Certains champs de pétrole et de gaz ont été suggérés aux entreprises russes. Nous verrons un grand développement dans les coopérations énergétiques », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse diffusée en direct sur la télévision d’Etat.

Cette visite officielle du président iranien à Moscou de deux jours lui permettra de rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine, a annoncé le Kremlin.

Les deux chefs d’Etat vont discuter des relations bilatérales entre leurs pays, mais également de la situation en Syrie où leurs troupes combattent aux côtés de celles du régime du président Bachar al-Assad, selon un communiqué.

La visite de Rohani à Moscou devrait être l’ultime déplacement du président à l’étranger avant l’élection présidentielle en mai prochain.

Israël a exprimé à de nombreuses reprises ses inquiétudes concernant les positions iraniennes en Syrie.

Lors de sa visite à Moscou au début du mois, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s’est entretenu avec Poutine à ce sujet afin d’empêcher une présence militaire iranienne permanente en Syrie.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou avec le président russe Vladimir Poutine lors de leur rencontre à Moscou, le 9 mars 2017 Pavel Golovkin/AFP

« L’Iran tente de s’établir de façon permanente en Syrie au travers d’une présence militaire terrestre et maritime et d’ouvrir progressivement un front sur le plateau du Golan », avait affirmé Netanyahou avant la rencontre.

Les responsables israéliens dénoncent régulièrement la présence, sur le versant syrien du Golan, de militaires notamment des Gardiens de la Révolution iraniens en Syrie et des combattants du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah, allié de Téhéran, aux côtés des forces du régime de Bachar al-Assad.

Depuis son intervention dans la guerre civile syrienne en 2015, la Russie travaille en étroite collaboration avec l’Iran afin de maintenir le régime en place et de préserver les intérêts respectifs des deux pays en Syrie.

L’Iran est considéré comme l’ennemi numéro par l’Etat hébreu et Israël et le Hezbollah s’étaient livrés une guerre meurtrière à l’été 2006.

Source : I24 News

Des cérémonies parallèles ont été organisées. Ici, des responsables juifs déposent des fleurs à Jasenovac, vendredi dernier Photo Stringer. AFP
Les Serbes de Croatie se sont ralliés lundi à un boycott décidé par la communauté juive d’une commémoration au camp de Jasenovac, l' »Auschwitz croate », déplorant la passivité des autorités face à l’extrême droite pronazie.

Les représentants de la minorité serbe assisteront à une « commémoration alternative » au côté des juifs de Croatie et d’associations croates antifascistes, mais ne seront pas présents à la cérémonie officielle le 22 avril, a déclaré une responsable du Conseil national serbe.

C’est la deuxième année consécutive qu’un tel boycott est observé.

Tous reprochent notamment aux autorités d’avoir permis l’inauguration à Jasenovac, d’une plaque commémorative frappée d’un slogan du régime oustachi pronazi, qui dirigeait la Croatie durant la Seconde Guerre mondiale (« Za Dom Spremni », « Prêts pour la patrie »).

Elle a été dévoilée par des vétérans d’une formation paramilitaire (HOS) à la mémoire de onze des leurs tués pendant le conflit d’indépendance de la Croatie (1991-95). Une initiative vécue comme une provocation par les associations de victimes.

« Tant que cette plaque (…) sera à Jasenovac, les conditions pour notre participation à la commémoration officielle ne seront pas réunies », a déclaré Tamara Opacic, une responsable de l’association serbe.

Les juifs de Croatie avaient annoncé le 17 mars leur décision de boycotter la cérémonie.

« Rien n’a été fait depuis un an. La relativisation (des crimes) des Oustachis et de leurs symboles se poursuit », a expliqué Ognjen Kraus, président de la Coordination des municipalités juives de Croatie.

Les Serbes de Croatie représentent environ 4% et les juifs moins de 1% des 4,2 millions d’habitants du pays.

Mis en place par les nazis, le régime oustachi, dirigé par Ante Pavelic, a exterminé des centaines de milliers de Roms, de Serbes, de juifs et des Croates antifascistes. Environ 75% des quelque 40.000 juifs de Croatie ont été tués.

Au pouvoir depuis octobre, le Premier ministre conservateur Andrej Plenkovic s’est engagé à instaurer une « atmosphère de tolérance ».

Mais fin février, des dizaines de militants d’un parti d’extrême droite ont défilé dans le centre de Zagreb, entonnant le « Za dom spremni ».

En janvier, le directeur d’un lycée croate à Sibenik (sud) avait refusé d’accueillir dans son établissement une exposition sur Anne Frank au motif qu’elle présentait les Oustachis comme des « criminels ».

Source : I24 News

POLITIQUE – Mauvaise fréquentation. Marine Le Pen, la présidente du Front national, en visite en Russie vendredi 24 mars s’est fait photographier avec Vitali Milonov, un député russe antisémite et homophobe connu notamment pour avoir rédigé la loi sanctionnant la « propagande homosexuelle. »

Une photographie, à voir ci-dessous, publiée sur le compte Facebook de l’élu russe et qui a provoqué un début de polémique en France.

Le vice-président du Front national, Florian Philippot, a assuré dimanche 26 mars que Marine Le Pen « ne savait pas qui était » Vitali Milonov quand elle s’est fait photographier avec ce député très controversé.

Marine Le Pen, c’est la diplomatie à la Richard Virenque,
à l’insu de son plein gré

« Bien sûr qu’elle ne savait pas qui c’était. Elle a enchaîné à ce moment-là 40 selfies avec 40 députés à la suite, donc évidemment qu’elle ne les connaissait pas tous. C’est évident qu’elle ne l’aurait pas fait si elle avait su qui c’était », a déclaré le vice-président du Front national sur France 3.

 C’est également ce qu’a réaffirmé la présidente du parti à l’antenne d’Europe1 lundi 27 mars: « Je ne le savais pas, je ne le connais pas, je n’ai pas de relations avec lui », s’est défendue Marine Le Pen, en rappelant « les centaines » de selfies pris au cours du weekend.
« Marine Le Pen, c’est la diplomatie à la Richard Virenque, à l’insu de son plein gré… », a ironisé, également sur France 3, Alexis Corbière, le porte-parole du candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

« Marine Le Pen n’est pas Céline Dion ou Beyoncé, elle n’a pas à faire de selfies comme cela, surtout quand on prétend diriger la France. A quelques jours de la présidentielle, s’afficher avec un chef d’Etat étranger, ce n’est pas un bon signe », a ajouté Alexis Corbière, faisant allusion à la rencontre, au Kremlin, entre Vladimir Poutine et la présidence du Front national.

Source : Huffington Post

Tribune. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son regard sur l’actualité.

« On a enfin compris l’utilité du CSA »L'avocat Gilles-William Goldnadel. Photo © DR

 

Le CSA, nous précise une dépêche AFP du 22 mars, est intervenu auprès de TF1 pour une formule utilisée par le présentateur Jean-Pierre Pernaut pour parler des migrants qui pourrait “encourager un comportement discriminatoire”.

Quel crime aurait donc commis ce présentateur ordinairement  placide ?

Pour faire la transition entre un reportage sur les sans-abri et un sujet sur les migrants, le jeudi 10 novembre 2016 dans son journal télévisé de 13 h, M. Pernaut avait lancé :

Voilà : plus de places pour les sans-abri, mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France”.

Dans sa décision, le Conseil a “regretté la formulation choisie par le journaliste”, estimant que celle-ci était “de nature à sous-entendre que les migrants seraient privilégiés par les autorités publiques par rapport aux personnes sans domicile fixe”.

C’est étrange, un esprit moins délié aurait plutôt compris que M. Pernaut s’était borné à constater cette triste évidence, déjà déplorée en son temps par la Cour des Comptes, que le traitement social par l’État des SDF était déjà arrivé à saturation pour des raisons financières.


De là à penser qu’il n’est ni très raisonnable ni très humain d’accueillir de nouveaux sans-logis, alors que ceux qui résident déjà sur le territoire ne peuvent être traités décemment, traduit non pas un comportement discriminatoire mais plutôt rationnel et humain.

De là à penser qu’il n’est ni très raisonnable ni très humain d’accueillir de nouveaux sans-logis, alors que ceux qui résident déjà sur le territoire ne peuvent être traités décemment, traduit non pas un comportement discriminatoire mais plutôt rationnel et humain.

En outre, on ne voit pas pour quelle raison politique ou juridique (les migrants ne sont pas une catégorie ethnique particulière), il serait interdit au présentateur d’une chaîne privée de grande écoute de faire valoir son point de vue personnel sur la politique migratoire.


Les dernières initiatives du CSA pourraient laisser penser à un esprit chagrin qu’il s’arroge désormais le droit de censurer toute parole qu’il estime politiquement déviante.

En réalité, les dernières initiatives du CSA pourraient laisser penser à un esprit chagrin qu’il s’arroge désormais le droit de censurer toute parole qu’il estime politiquement déviante.

On se souvient en effet que c’est sur sa dénonciation manifestement intempestive que les organisations prétendument antiracistes ont cherché une mauvaise querelle judiciaire à Georges Bensoussan pour s’être laissé aller à penser trop fort sur les antennes de France Culture qu’il existait un antisémitisme puissant dans une partie non négligeable de la population islamique.

On se souvient également que la justice française, pour une fois moins rétive à l’ingrate vérité que le CSA, n’y a rien  trouvé à dire ni à sanctionner.


Le plus étrange, c’est que dans le même temps, le CSA montre un esprit de grande tolérance lorsque le service public dérape sur un terrain autrement plus fangeux

Le plus étrange, c’est que dans le même temps, le CSA montre un esprit de grande tolérance lorsque le service public dérape sur un terrain autrement plus fangeux.

C’est ainsi que mon lecteur se souvient qu’il m’a fallu saisir récemment au nom du Collectif des Usagers du Service Public Audiovisuel la haute institution, compte tenu de son inaction, lorsque M. Ruquier a appelé à l’assassinat du président des États-Unis élu démocratiquement.

J’ai été saisi cette semaine d’un nouveau cas assez emblématique de cette répression à géométrie politiquement très variable.

Le fondateur de l’un des instituts de sondage les plus importants de France m’a en effet transmis , aux fins de procédure, sa vaine réclamation au CSA que je vous lis :

“Monsieur le président … Hier , le 24 novembre, dans ma voiture, je me suis mis à l’écoute de France Inter, vers 11h30. Voici un aperçu de ce que j’ai entendu, à propos de la primaire de la droite : S’agissant du choix entre Messieurs Fillon et Juppé : “on vous demande si vous préférez manger du caca ou boire du pipi”.

“Aller voter Fillon pour faire barrage à Sarko, c’est comme sortir en boîte avec une capote pour ne pas attraper une (chtouille?) avec une meuf et paf… c’est le soir où tu te fais enculer sur le parking”

“Je m’intéresserai à Juppé et Fillon le jour où on choisira qui empailler sur la place de la Bastille pour servir d’urinoirs publics”

“C’est comme le ver solitaire, quand on a fait le con pendant cinq ans, il part du Fillon quand tu arrives à chier”

“Pour prouver lequel des deux est le plus catholique, ils vont se faire sucer par des gosses”

Plus de cinq mois après l’envoi de ce courrier recommandé, le président du CSA n’en avait toujours pas accusé réception. Sans doute pense t’il, qu’à 11h du matin, aucun enfant n’est susceptible d’écouter les ondes de la plus grande antenne du service national et public.

Ce qui est également riche d’enseignement, c’est que mon correspondant, avec un esprit décidément citoyen, a également adressé copie de sa réclamation à la Présidente de la Haute Autorité de la primaire de la droite et du centre, qui lui a réservé le même traitement indifférent.

Après, l’opposition viendra se plaindre d’un lynchage médiatique. Il m’arrive parfois d’en vouloir davantage à la victime qu’au  bourreau.

Source : Valeurs Actuelles

Aubervilliers, samedi soir. Des danseuses du groupe folklorique d’Abou Gosh ont participé aux échanges entre les deux villes.

Dans les assiettes, un couscous fumant attend la délégation d’Abou Gosh. « Un couscous halal et casher », lance Noureddine Skiker, responsable jeunesse à la ville d’Aubervilliers. Tout un symbole pour cette ville israélienne de 8 000 habitants située en périphérie de Jérusalem qui cultive depuis des siècles l’harmonie entre musulmans, juifs et chrétiens.

Samedi soir, Aubervilliers accueillait Issa Jaber, maire de la ville israélienne d’Abou Gosh, dans le cadre d’un échange sur le thème de la médiation interculturelle. Issa est musulman, comme la majorité de la population d’Abou Gosh, et descend d’une peuplade du Caucase, les Tcherkesses.

Sur le petit territoire d’Abou Gosh cohabitent une grande mosquée, une synagogue, une église, un monastère bénédictin et… une équipe de foot mixte. En septembre dernier, Aubervilliers avait emmené des jeunes du conseil local pour découvrir « le miracle » d’Abou Gosh.

« Nous avons créé ces rencontres pour que nos jeunes découvrent d’autres cultures et fassent partager ensuite leur expérience ici », souligne Noureddine Skiker, qui ajoute aussitôt :

« Ce sont les jeunes d’Aubervilliers qui m’intéressent, ma mission ce n’est pas d’aller faire la paix là-bas. » Smahane, l’une des participantes à ce voyage, en a été surprise : « Il y a un contact naturel entre les différentes communautés que l’on ne retrouve pas forcément chez nous. »

Pour Issa Jaber, il n’y a pas de miracle mais plutôt un état d’esprit : « Il existe des conflits autour de nous, mais, grâce à la négociation, nous menons une vie normale et nous ne sommes pas les seuls en Israël à penser cela. »

La Ville a créé il y a un an un centre pour la médiation interculturelle. A sa tête, Mohamad le musulman et Meir le juif. « Nous invitons les habitants à parler de leur expérience. C’est quelque chose d’assez unique. A tel point que des professionnels français viennent s’y former », expliquent Mohamad et Meir. « A partir de petits programmes, nous pouvons arriver là où les diplomates n’ont pas réussi », glisse Issa Jaber.

Source : Le Parisien

Le président rwandais Paul Kagame, le 11 mai 2014 à Nairobi POOL (POOL/AFP/Archives)
Le président rwandais Paul Kagame a été dimanche le premier chef d’Etat africain à s’exprimer devant la plus grande organisation américaine pro-israélienne, où il a loué les liens entre l’Etat hébreu et son pays meurtri par un génocide en 1994.

Avant de prendre le pouvoir, Paul Kagame était le chef rebelle du Front patriotique rwandais (FPR) qui avait mis fin au génocide des Tutsi en 1994 par des extrémistes hutu (environ 800.000 morts selon l’ONU).

Il a fait ensuite de son pays une puissance économique régionale soutenue par les Etats-Unis, même si les relations avec Washington se sont tendues ces dernières années en raison de la volonté de M. Kagame de rester au pourvoir.

Il était dimanche l’invité de marque de la conférence annuelle de l’Aipac (American Israel Public Affairs Committee), le premier lobby américain pro-israélien, devant lequel il a vanté la réussite de l’Etat d’Israël, né après la Shoah.

Devant un auditoire enthousiaste, M. Kagame a promis l’amitié du Rwanda à l’Etat hébreu et aux Américains juifs.

« La sécurité des peuples qui ont été un jour pris pour cibles pour être exterminés ne pourra jamais être seulement matérielle », a lancé le président rwandais.

Benyamin Netanyahou et Paul Kagame au Rwanda en juillet 2016

« Tant que nous ne vaincrons pas toutes les idéologies qui justifient les tueries au nom du patriotisme, notre monde ne sera jamais vraiment en sécurité. Ni pour nous, ni pour quiconque », a-t-il souligné sous un tonnerre d’applaudissements.

Paul Kagame s’était rendu en Israël en 2008 et, devant l’Aipac, il s’est clairement posé en « ami » et en allié de l’Etat hébreu.

« Ensemble, avec des amis comme les Etats-Unis, nous devons appeler à une solidarité mondiale revigorée contre les dangereuses tentatives qui visent à nier le génocide et à banaliser les victimes », a-t-il encore plaidé.

« Israël a le droit d’exister et de prospérer comme un membre à part entière de la communauté internationale », a souligné le président rwandais. « Ce n’est pas une atteinte aux droits d’un autre peuple », a-t-il ajouté en allusion au sort des Palestiniens avec lesquels Israël est en conflit depuis 70 ans.

Les relations entre Israël et l’Afrique n’ont pas toujours été faciles.

Mais l’Etat hébreu s’est beaucoup activé diplomatiquement et économiquement sur le continent et a noué des relations politiques et commerciales avec des pays comme le Rwanda.

L’été dernier, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a effectué une tournée diplomatique en Afrique, où il s’est rendu dans quatre pays, dont le Rwanda.

Les deux pays on signé un accord de coopération en 2014 et en 2015, et le Rwanda a ouvert une ambassade à Tel-Aviv.

Netanyahou devrait rencontrer en octobre une trentaine de dirigeants au cours d’un sommet Afrique-Israël au Togo.

Source : I24 News

Un monde sans peur? Les scientifiques israéliens réussissent à effacer la peur de la mémoire des souris

By Einat Paz-Frankel, NoCamels

Effacer les souvenirs traumatiques pourrait ressembler à de la science-fiction. Pourtant, les scientifiques israéliens ont réussi à effacer le souvenir de la peur chez la souris. Si les humains peuvent à l’avenir effacer les souvenirs indésirables de leur cerveau, des films comme Eternal Sunshine of the Spotless Mind pourraient devenir réalité.

Dans le cadre d’une étude menée à l’Institut Weizmann d’Israël, des chercheurs ont réussi à fermer un mécanisme neuronal par lequel des souvenirs de peur se forment dans le cerveau de la souris. Après la procédure, les souris ont repris leur comportement avant de ressentir la peur, « oubliant » qu’ils avaient déjà été effrayés.

« Cette recherche pourrait un jour aider à détruire les souvenirs traumatiques chez les humains – par exemple, chez les personnes souffrant de syndrome de stress post-traumatique (SSPT) »,

ont déclaré les chercheurs dans un communiqué.

Selon le principal chercheur, le Dr. Ofer Yizhar :

«le cerveau créée de nouveaux souvenirs quand ceux-ci sont associés à de fortes expériences émotionnelles, comme le plaisir intense ou la peur. C’est pourquoi il est plus facile de se rappeler des choses qui vous intéressent, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Mais c’est aussi la raison pour laquelle les souvenirs d’expériences traumatiques sont souvent extrêmement durables, prédisposant les gens à PTSD. »

Dans l’étude, l’équipe de Yizhar a examiné la communication entre deux régions du cerveau: l’amygdale et le cortex préfrontal. L’amygdale joue un rôle central dans le contrôle des émotions, tandis que le cortex préfrontal est principalement responsable des fonctions cognitives et du stockage des souvenirs à long terme.

Des études antérieures ont suggéré que les interactions entre ces deux régions du cerveau contribuent à la formation et le stockage des mémoires averses, et que ces interactions sont compromises dans le SSPT; Mais les mécanismes exacts derrière ces processus étaient inconnus.

Dans la nouvelle étude, les chercheurs ont d’abord utilisé un virus génétiquement modifié pour marquer les neurones de l’amygdale qui communiquent avec le cortex préfrontal. Ensuite, en utilisant un autre virus, ils ont inséré un gène codant pour une protéine photosensible dans ces neurones. Quand ils projeté une lumière sur le cerveau, seuls les neurones contenant les protéines photosensibles ont été activés.

Ces manipulations, dans le domaine de l’optogénétique – une technique largement étudiée dans le laboratoire de Yizhar – ont permis aux chercheurs d’activer uniquement les neurones amygdales qui interagissent avec le cortex, puis de cartographier les neurones corticaux qui reçoivent l’entrée de ces neurones sensibles à la lumière.

Une fois qu’ils avaient atteint ce contrôle précis sur les interactions cellulaires dans le cerveau, ils se sont tournés vers le comportement d’exploration: les souris qui sont moins craintives sont plus susceptibles de s’aventurer plus loin que d’autres.

Ils ont découvert que lorsque les souris étaient exposées à des stimuli induisant la peur, une puissante ligne de communication était activée entre l’amygdale et le cortex. Les souris dont le cerveau affichait une telle communication étaient plus susceptibles de retenir un souvenir de la peur, agissant effrayées à chaque fois qu’elles entendaient le son qui avait précédemment été accompagné par les stimuli induisant la peur.

« Atténuer les symptômes de la peur et l’anxiété »

Enfin, pour clarifier comment cette ligne de communication contribue à la formation et la stabilité de la mémoire, les scientifiques ont développé une technique optogénétique innovante pour affaiblir la connexion entre l’amygdale et le cortex, en utilisant une série d’impulsions lumineuses répétées.

En effet, une fois que la connexion a été affaiblie, les souris n’ont plus peur en entendant le son «effrayant». Évidemment, «accorder» l’entrée de l’amygdale au cortex avait déstabilisé ou peut-être même détruit leur mémoire de la peur.

Yizhar affirme que sa recherche, récemment publiée dans la revue scientifique Nature Neuroscience, est axée sur une question fondamentale en neurosciences: comment le cerveau intègre l’émotion dans la mémoire?

« Un jour, nos résultats pourront aider à développer de meilleures thérapies ciblant les connexions entre l’amygdale et le cortex préfrontal, afin d’atténuer les symptômes de la peur et les troubles anxieux. »

Maintenant, nous espérons que ces capacités d’effacement du cerveau ne tomberont pas entre de mauvaises mains.

Photos: Coral Gables Art Cinéma / Studios Universal

Source : No Camels

Traduction/adaptation JFORUM

La forêt de Yatir, le pus grand espace forestier planté en Israël, est située dans le désert du Néguev, à quelques 20 km au nord-est de BeerShéva. Ce qui est déjà reconnu comme un miracle écologique en soi. Cependant cette forêt a acquis un atout inattendu : On y produit un vin de qualité appréciable tiré des vignobles improbables qui poussent sur les coteaux boisés du désert.
Le Yatir Forest est un vin demi-sec qui a attiré l’attention des experts lors de foires viticoles. Le vin du désert a obtenu déjà des prix d’excellence.
La rudesse du terrain et l’ensoleillement constant donnent au raisin une qualité équivalente aux récoltes faites sous des cieux plus cléments. Israël n’est plus seulement connu pour ses vins cuits (servis lors de kiddouches) mais se place petit à petit parmi les producteurs de vins exotiques recherchés par les amateurs de nouvelles sensations.Les vins du Carmel et du Golan côtoieront désormais ceux du désert. Cultiver des vignes dans le Néguev fait partie du savoir-faire israélien comme les fleurs et les légumes poussant dans des conditions difficiles.
Tous ces produits agricoles High Tech et respectant les conditions de préservation de l’environnement (faible consommation d’eau, peu de pesticides, conditions de récolte équitables) sont désormais présents dans les allées de nos supermarchés. Le rêve du Néguev vert est désormais réalité. D’ailleurs la présence de vieilles ruines de pressoirs à vin datant des temps bibliques, témoigne de la présence d’une viticulture très ancienne. Job aurait, dit-on, déjà goûté du vin du Néguev en quittant Sodome.
 
Source : Site de l’Ambassade d’Israël 

Le ton ne cesse de monter entre Téhéran et Washington depuis l’arrivée au pouvoir du président américain Donald Trump Evan Vucci / AP En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2017/03/26/l-iran-sanctionne-15-societes-americaines-pour-soutien-a-israel_5100991_3210.html#e91CoCzMxPzmMzhZ.99
L’Iran a décidé de sanctionner quinze sociétés américaines pour leur soutien à Israël et «aux actions terroristes de ce régime», a rapporté dimanche 26 mars l’agence de presse officielle iranienne IRNA, citant un communiqué du ministère des affaires étrangères.

«Toute transaction est interdite avec ces sociétés, leurs biens seront saisis et leurs responsables ne pourront pas obtenir de visa» de la part de l’Iran.

La décision iranienne est aussi « une réaction » aux sanctions américaines imposées en février après un test de missile iranien, toujours selon le communiqué.

Cette décision, qui est largement symbolique puisque ces sociétés ne font pas d’affaires avec l’Iran, intervient deux jours après que les Etats-Unis ont pris des sanctions contre trente sociétés et individus de dix pays étrangers accusés d’avoir collaboré avec le programme d’armements de l’Iran.

Tension croissante

Le ton ne cesse de monter entre Téhéran et Washington depuis l’arrivée au pouvoir du président américain Donald Trump, qui a notamment dénoncé à plusieurs reprises l’accord nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances.

Parmi les sociétés américaines visées par Téhéran, figurent la compagnie United Technologies, dont la branche de défense est accusée de vendre des hélicoptères à Israël, IIT Corporation, active dans cent pays et spécialisée dans les composants industriels, ou encore Bushmaster Firearms International, qui fabrique des armes à feu.

Téhéran les accuse de fournir des équipements ou des armes à Israël pour être « utilisés contre les Palestiniens ». La compagnie Re/Max Real Estate est aussi accusée par Téhéran « d’acheter et de vendre des logements dans les colonies situées dans les territoires occupés » palestiniens.

Source : Le Monde

 

La section Israël du Parti socialiste a décidé de quitter la campagne de Benoît Hamon. La raison? Ses prises de position et celles de son entourage.

“Oui” cette section existe, c’est la section « Isthak Rabin » qui est présidée par Florence Drory.

Cette dernière a été successivement en charge des relations presse avec François Mitterand, Jack Lang et Ségolène Royale. Elle est mariée avec Mordechai Drory, un diplomate israélien, qui fut ambassadeur d’Israël à Rome puis à Bruxelles, mais aussi ambassadeur auprès de l’Union européenne.

Cette « section Israël » du Parti socialiste a décidé de quitter le navire de campagne de Benoît Hamon. Elle explique son départ ainsi :

« Le divorce avec Benoît Hamon s’est décidé suite à ses prises de positions sur Israël, la laïcité ou encore ses propos concernant le port du voile. Mais aussi car dans son entourage proche on trouve des députés ouvertement pro-BDS. »

En ligne de mire, les prises de positions d’Alexis Bachelay, l’ex-porte-parole du candidat. (https://lemuslimpost.com/la-section-israel-du-ps-quitte-benoit-hamon.html)

Benoît Hamon, né le 26 juin 1967 à Saint-Renan (Finistère), est un homme politique français.

Président du Mouvement des Jeunes socialistes de 1993 à 1995, il est député européen de 2004 à 2009 et porte-parole du Parti socialiste de 2008 à 2012. Élu député de la onzième circonscription des Yvelines en 2012, il est membre du gouvernement du 16 mai 2012 au 25 août 2014, en tant que ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire et à la consommation puis ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Benoît Hamon remporte la primaire citoyenne de 2017 devant Manuel Valls, et devient ainsi le candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle de 2017.

Source : Israel Valley

Des militants du groupe "If Not Now" devant les bureaux de l'AIPAC à Boston Facebook
Des centaines de jeunes militants juifs américains ont défilé dimanche en marge de la conférence américaine du Comité des affaires publiques d’Israël (AIPAC) à Washington protestant contre les implantations israéliennes en Cisjordanie.

Les manifestants, qui s’opposent au soutien de l’AIPAC aux politiques de l’actuel gouvernement israélien concernant les implantations, ont défilé dans les rues de Washington scandant des slogans faisant appel à mettre fin à « l’occupation ». Certains d’entre-deux se sont également enchaînés à l’entrée du centre de conférence, bloquant l’entrée de ce dernier.

D’après les organisateurs de la manifestation, IfNotNow, un groupe de jeunes Juifs américains de gauche, près de 700 personnes devaient se réunir afin d’exprimer leur position face à la politique israélienne en Cisjordanie.

Both main #AIPAC2017 entrances totally shut down by @IfNotNowOrg, demanding freedom & dignity for all – the #JewishResistance is beautiful! pic.twitter.com/uM2yUMt2P3

— Collin Rees (@collinrees)March 26, 2017

Plusieurs hashtag tels que #ResistAIPAC et #JewishResistance ont été utilisés par les manifestants afin de faire porter leur voix sur le web.

This is what 1000 Jews marching on @AIPAC looks like. #JewishResistance#ResistAIPAC @IfNotNowOrg pic.twitter.com/u9ULFc9nM4

— (((YonahLieberman))) (@YonahLieberman)March 26, 2017

S’exprimant le premier jour de la conférence, l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Ron Dermer, a déclaré que « pour la première fois depuis de nombreuses années, peut-être depuis des décennies, il n’y a pas de décalage » entre les gouvernements des États-Unis et d’Israël.

Un certain nombre de politiciens de haut niveau, à la fois les républicains et les démocrates, sont attendus à la conférence dans les jours à venir.

 Source : I24 News

Il y quelques jours, lors du dernier Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, Israël a encore été la cible de tous les pays qui une fois de plus l’ont accusé de pratiquer l’apartheid envers les Palestiniens. A ceci près que cette fois Hillel Neuer, le directeur exécutif d’UN Watch, a pris la parole pour protester contre ce parti pris évident de l’institution contre Israël.
  

Portrait de Olivier Rafowicz

Olivier Rafowicz, Colonel de réserve de Tsahal, a rencontré Hillel Neuer, le directeur exécutif  d’UN Watch, qui est revenu sur son intervention lors du Conseil.

Olivier Rafowicz

 

Voici en vidéo l’intervention de Hillel Neuer.

En voici le résumé rapporté et traduit par UN WATCH


« Qatar: « Israël continue l’apartheid en Palestine, ce qui constitue un crime contre l’humanité »

OLP: « Israël pratique le nettoyage ethnique et impose un régime d’apartheid »

Soudan: « Violence et terrorisme sont exercés contre le peuple palestinien »

Syrie: «Israël pratique les violations en tous genres dont  la construction de murs d’apartheid pour voler des terres »

Bahreïn: «Le mur de séparation est le symbole de la politique d’apartheid pratiquée par Israël …  »

Arabie Saoudite: « Les pratiques israéliennes sont la discrimination et l’extrémisme … »

etc..

Réponse du directeur exécutif d’UN Watch, Hillel Neuer

« Monsieur le Président, permettez-moi tout d’abord de préciser que tout ce que nous venons d’entendre — issu des pays les plus violents vis-à-vis des droits de l’homme, celui des femmes, de la liberté de culte, de la presse, de la liberté d’expression — est absolument faux; et, en effet, c’est Orwellien.

Plus de 1,5 million d’Arabes vivent Israël et quels que soient les défis auxquels ils sont confrontés, ils jouissent cependant du droit de vote et d’éligibilité à la Knesset, ils travaillent comme avocats, médecins, et siègent même à la Cour suprême.

J’aimerais poser quelques questions aux membres de cette commission, les États arabes qui ont justement commandé ce rapport, à  l’Egypte, l’Irak et les autres:

Combien de Juifs vivent dans vos pays?

Combien de Juifs vivent en Égypte, en Jordanie, en Irak, au Koweït, au Liban, au Maroc, en Libye?

Il y a quelques années, le Moyen-Orient était plein de Juifs.

L’Algérie comptait 140 000 Juifs. Algérie, où sont vos Juifs? 

L’Égypte comptait 75 000 juifs. Où sont vos Juifs? 

La Syrie, des dizaines de milliers de Juifs. Où sont vos Juifs?

En Irak, il ya avait plus de 135 000 Juifs. Où sont vos Juifs?

Monsieur le Président, de quelle apartheid parle-t-on ?

Pourquoi y a t-il une commission des Nations Unies sur le Moyen-Orient qui n’inclut pas Israël?

De quelle apartheid s’agit-il  Monsieur le Président?

Monsieur le Président, pourquoi nous réunissons-nous aujourd’hui sur un point de l’ordre du jour qui vise un seul État, l’État juif ?

Où est l’apartheid, Monsieur le Président? »

Et un long silence plane alors sur la chambre du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. »

Source : UN WATCH et autorisation du Colonel Olivier Rafowicz pour la diffusion de sa rencontre avec Hillel Neuer

Rifat N. Bali. (Billedkilde: RT video skærmprint)
Dans le cadre d’une série d’entretiens, Gatestone Institute donne la parole aujourd’hui au chercheur et écrivain Rifat N. Bali. Il rappelle que dans l’affaire du Mavi Marmara le public turc a considéré que l’armée juive a assassiné des Turcs musulmans. 

La communauté juive en Turquie est l’un des rares survivantes dans un pays musulman. Son nombre y a cependant considérablement diminué.

« En 1927, le premier recensement général de la République turque a fait état de 81,872 Juifs. Après l’indépendance d’Israël en 1948, près de la moitié des Juifs de Turquie ont émigré en Israël. Dans les années qui ont suivi, l’émigration a continué dans un contexte de tourmente politique et économique. La nombre actuel de Juifs se situe entre 16 000 et 20 000 ».

« Au cours des dernières années, la communauté juive a fait l’objet de beaucoup d’hostilité et d’agression verbale de la part des islamistes et des secteurs ultra-nationalistes. Le sionisme et Israël sont publiquement diabolisés, et de ce point de vue, cela dépasse souvent la limite et devient de l’antisémitisme. Il est inconcevable qu’un turc puisse faire des déclarations au nom d’Israël, même pour corriger les informations erronées et pallier la désinformation concernant Israël et le sionisme « .

Rifat N. Bali est un chercheur indépendant au Centre Alberto-Benveniste à Paris. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur l’histoire des Juifs en Turquie.

« Le 31 mai 2010, les Forces de défense israéliennes ont arraisonné le navire turc Mavi Marmara de l’armateur İnsani Yardım Vakfı, utilisé par leFree Gaza Movement. Dans la lutte qui a suivi, huit ressortissants turcs et un turco-américains ont été tués.

« Ce fut un moment décisif pour la communauté juive. Le public turc a perçu l’incident comme un assassinat de Turcs musulmans commis par l’armée juive. Une nouvelle vague d’antisémitisme et de théories du complot a émergé dans les médias turcs, soutenue par des personnalités publiques. Selon une théorie du complot, Israël était derrière les attaques séparatistes sur une base militaire turque de la part des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui a eu lieu quelques heures après l’intervention de l’armée israélienne sur le Mavi Marmara.

« Ce n’est donc pas étonnant que les médias turcs demandent aux dirigeants juifs de déclarer de quel côté ils étaient. Le Haut rabbinat d’Israël a répondu quelques heures après l’incident en disant: « Nous sommes troublés d’entendre parler de l’intervention militaire lancée contre le navire Mavi Marmara, qui se dirigeait vers Gaza. Le fait que l’opération, selon les rapports initiaux que nous avons reçus, ait fait des morts et des blessés, a accru notre douleur. Nous sommes entièrement d’accord avec notre réaction du pays, suite à la tentative d’arrêter les susmentionnés, et notre douleur est la même que celle de tous les Turcs « .

« À l’exception de cette déclaration, la communauté juive a gardé profil bas autant que possible. Ce vide a été comblé par deux personnalités juives turques. Mario Levi est un romancier bien connu. Il a dit au journal italien «La Repubblica» que « en tant que Juifs à Istanbul, nous sommes en solidarité avec la population de Gaza. ». Il a ajouté qu’il ne pensait pas qu’il y avait l’antisémitisme en Turquie.

Dr. Manfred Gerstenfeld: L’auteur a longtemps été conseiller pour les affaires stratégiques de conseils d’administration de plusieurs grandes entreprises multinationales en Europe et en Amérique du Nord. Il est membre du conseil d’administration et ancien président du Centre de Jérusalem pour les affaires publiques et récipiendaire du Prix d’excellence de la vie (2012) du Journal pour l’étude de l’antisémitisme.

Source : Gatestone Institute

Traduction JFORUM

25/03/2017 – 17H45 Carhaix (Breizh-info.com) – Richard Ferrand, député du Finistère et bras droit d’Emmanuel Macron, a financé l’association France Palestine Solidarité avec sa réserve parlementaire 2016. Un financement pour « frais de fonctionnement » destiné à l’antenne locale (le groupe Centre-Bretagne) de l’association, qui, pour sa branche nationale, explique pourtant sur son site : « le fonctionnement de l’AFPS repose uniquement sur les cotisations de ses 4400 adhérents, ainsi que des soutiens ponctuels que ceux ci ou leurs amis apportent à l’occasion de souscriptions spécifiques. L’AFPS ne reçoit strictement aucune subvention externe, publique ou privée pour son fonctionnement courant.»

Proche de Jean-Yves Le Drian – il présidait le groupe socialiste au conseil régional de Bretagne – Richard Ferrand, soutient donc, via des fonds publics, une association qui a pour objet « de développer l’amitié et la solidarité entre le peuple français et le peuple palestinien et d’oeuvrer pour l’établissement d’une paix juste et durable au Proche-Orient fondée sur la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien, sur la base du droit international ».

En 2016, il s’était déjà ému de l’interception d’un bateau de militants qui voulaient se rendre à Gaza et fait le relais auprès de Jean-Marc Ayrault, alors Ministre des Affaires Etrangères, des revendications de l’association AFPS.

Cet engagement public de Richard Ferrand en faveur d’une association très controversée pose question. En effet, Emmanuel Macron a officiellement une position différente sur la question. Il a cependant déjà été accusé de dérapage lorsqu’il avait attaqué les écoles juives où l’on enseignerait, selon lui, « la torah plus que les savoirs fondamentaux ».

Une campagne de boycott illégale

Fin 2014, l’antenne locale de Carhaix de l’association France Palestine Solidarité a ainsi mené une action «boycott, désinvestissement, sanctions » (BDS) auprès des trois grandes surfaces de Carhaix et sur le marché local. BDS est un regroupement de collectifs et d’associations – principalement d’extrême gauche (voir la liste de soutiens ici) – qui a pour objet notamment de « sanctionner la politique d’Israël ». D’après le tract distribué ce jour là sur le marché de Carhaix, « la politique criminelle du gouvernement israélien contribue à la montée de l’extrémisme et de l’antisémitisme ».

Le collectif appelait alors à boycotter les produits des colonies et en provenance d’Israël. Pourtant, aujourd’hui, cet appel est totalement illégal en France. Un article du Monde de novembre 2015 expliquait alors : La Cour de cassation a confirmé la condamnation par la cour d’appel de Colmar de 14 militants du mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) à 28 000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles et chacun à une amende de 1 000 euros avec sursis. Il leur est reproché d’avoir, le 26 septembre  2009 pour les uns et le 22 mai  2010 pour les autres, participé à une manifestation dans un magasin Carrefour à Illzach, près de Mulhouse (Haut-Rhin), «  appelant au boycott des produits en provenance d’Israël  ». Ils portaient des tee-shirts avec le slogan «  Palestine vivra, boycott Israël  » et distribuaient des tracts aux clients sur lesquels était écrit   : «  Acheter les produits importés d’Israël, c’est légitimer les crimes à Gaza, c’est approuver la politique menée par le gouvernement israélien  ».

Et Le Monde de poursuivre : « La campagne BDS lancée par des militants pro palestiniens en 2005 à travers le monde fait l’objet depuis 2010 de poursuites systématiques dans l’Hexagone. Une circulaire aux procureurs datant de février 2010 – Michèle Alliot-Marie était alors ministre de la Justice – visait spécifiquement les «  appels au boycott de produits israéliens  » et recommandait aux parquets d’apporter «  une réponse ferme  ».

Mais les tribunaux et cours d’appel ont hésité et divergé, entre annulations de poursuites, relaxes au nom de la «  liberté d’expression  » et condamnations au titre de la «  provocation à la discrimination  ». Désormais, l’interprétation de la Cour de cassation s’impose à tous. Seuls les boycotts décidés par l’État, à savoir les embargos, sont légaux. »

L’association France Palestine Solidarité Centre Bretagne, financée donc par Richard Ferrand, bras droit d’Emmanuel Macron – on parle de lui comme  Premier ministre en cas de victoire de ce dernier -, continue toutefois de relayer les actions et les demandes de BDS (voir ci-dessous) :

Un tract diffusé début 2016 est également évocateur :

boycott

Richard Ferrand lui même avait adressé une question à la garde des Sceaux en 2015 afin de savoir si les poursuites judiciaires contre les militants appelant au boycott des produits israéliens se poursuivraient.

Un soutien étonnant, et même contradictoire avec les dernières déclarations d’Emmanuel Macron à ce sujet, puisque ce dernier, lors de sa tournée au Proche-Orient, avait réitéré son rejet du BDS : « Le boycott d’Israël a été condamné par la France et il n’est pas question de revenir là-dessus ». Par contre Emmanuel Macron a  refusé de s’exprimer sur l’idée d’une reconnaissance de l’État de Palestine, avant même la conclusion d’un accord de paix.

Une complaisance vis à vis des islamistes du Hamas ?

Au niveau national, l’association France Palestine Solidarité, soutenue financièrement par Richard Ferrand, est dénoncée par ses détracteurs pour sa complaisance vis à vis du Hamas, mouvement islamiste fondé par les Frères musulmans. Il prône la destruction de l’État d’Israël et l’instauration d’un État islamique palestinien sur tout le territoire de l’ancienne Palestine mandataire, c’est-à-dire incluant l’État d’Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza.

Un article paru sur le site de l’association en 2009, intitulé « Qu’est ce que le Hamas ? » interroge : « Si l’on pense qu’il faut faire évoluer le Hamas, comment le faire sans dialoguer avec lui ? N’est-ce pas le dialogue européen avec l’OLP qui a permis d’avancer ? ». Un autre relayait un plaidoyer pour enlever le Hamas de la liste des organisations terroristes.

En 2015, Jean-François Larosière, président de la section Nord Pas de Calais de l’association écrivait par ailleurs : « Nous réaffirmons notre soutien à la résistance palestinienne à Gaza, où l’Union Européenne persiste dans sa volonté de placer le Hamas, l’une de ses forces principales, parmi les organisations terroristes. Fidèle au mandat du dernier congrès, l’AFPS Nord-Pas de Calais poursuit son combat pour que Hamas et FPLP sortent de la liste européenne des organisations « terroristes »

A l’heure actuelle, ce mouvement est en effet classé organisation terroriste au Canada, aux États-Unis, en Israël, en Egypte et au Japon. Malgré une procédure judiciaire qui a annulé cette décision, l’organisation est par ailleurs inscrite sur la liste des organisations terroristes dressée par l’Union européenne.

Malgré de nombreux conflits ayant opposé ces dernières années le Hamas et l’État islamique, une politique « d’apaisement » serait actuellement à l’oeuvre, notamment dans la bande de Gaza. « La coopération dans la bande de Gaza entre le Hamas et le groupe Wilayat Sinai, affilié à l’organisation de l’État islamique (EI), qui mène une guérilla dans le Sinaï égyptien, est repartie de plus belle ces dernières semaines, affirment les responsables du Shin Beth israélien.» peut-on lire sur la lettre d’informations stratégiques et de défense (TTU online).

L’engagement pro palestinien, un calcul électoral ?

Pour revenir sur la subvention accordée à l’association locale AFPS Centre-Bretagne nous avons cherché à interroger Richard Ferrand, présent à Nantes jeudi 23 mars pour mener campagne en faveur d’Emmanuel Macron. Richard Ferrand n’a pas souhaité répondre à nos questions. Certains voient toutefois dans ce soutien affiché et subventionné à la cause palestinienne un calcul électoral qu’avait déjà fait François Hollande en son temps : séduire l’électorat musulman, l’électorat de banlieue.

« C’est porteur de soutenir la Palestine ou les causes arabes dans les banlieues » nous déclare un membre de l’association France-Israël qui nous explique que la plainte visant Emmanuel Macron après ses propos sur la colonisation en Algérie (qualifiée de «crime contre l’humanité» par ce dernier) aurait elle aussi «augmenté la cote» de ce dernier dans certaines cités à forte population d’origine immigrée.

« Le joker le plus terrible dans le jeu dramatique de ces élections, c’est Macron, non seulement émanation par excellence du hollandisme mais aussi l’inconsistance et la vacuité personnifiées. Son discours à Alger laisse par ailleurs prévoir le pire sur les questions qui concernent directement les Juifs. », explique par ailleurs sur Actualité Juive le sociologue Shmuel Trigano.

En 2012, selon une étude du corps électoral menée par OpinionWay et Fiducial le 6 mai 2012 pour Le Figaro sur 10 000 votants, 93% des musulmans pratiquants avaient glissé un bulletin «François Hollande» dans leur enveloppe. Seuls 7% d’entre eux avaient voté pour Nicolas Sarkozy.

Une bonne raison pour soutenir financièrement la cause palestinienne, tout en affirmant publiquement le contraire ?

Crédit Photo : DR

Source : Breizh-Info.com

Lire également : Lannion. L’AFPS (France Palestine) réclame le droit au boycott

Depuis combien d’années entendons-nous l’idée que la laïcité est un facteur de radicalisation en France ? Depuis un peu trop longtemps, des dizaines d’universitaires et de chroniqueurs de gauche ne cessent de répandre cette opinion. Par ses politiques laïques, le modèle républicain serait totalement désuet. Il faudrait plutôt fonder une Sixième République en harmonie avec le communautarisme religieux.
Un modèle de non-intégration

L’attentat de Londres témoigne pourtant d’un fait : la laïcité ne peut pas être tenue responsable de la «discrimination» dont souffriraient quotidiennement les musulmans du Royaume-Uni.

La raison est bien simple : dans ce pays, la laïcité n’existe pas. L’attaque survenue dans le métro londonien en juillet 2005, qui a causé 56 morts, ne peut pas non plus être rapprochée d’une quelconque volonté de séparation de la religion et de l’État.

Bien au contraire, le Royaume-Uni applique des politiques communautaristes qui accordent une latitude démesurée aux fanatiques religieux et aux prêcheurs de haine.

Comme le Canada de Justin Trudeau, le Royaume-Uni ferme les yeux sur la prolifération d’une multitude de courants extrémistes de l’islam sans jamais vraiment remettre en question son modèle de non-intégration. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si le Canada applique le même genre de politiques suicidaires que le Royaume-Uni : il est l’héritier direct de Westminster, autant sur le plan historique que sur le plan idéologique.

Le Royaume-Uni peut bien se targuer d’avoir quitté l’Europe pour retrouver son indépendance et renouer avec ses origines. Grand bien lui fasse. Cependant, le communautarisme dont il fait encore aujourd’hui la promotion ne pourra pas éternellement durer dans un monde où les tensions identitaires mettent en péril l’équilibre des sociétés. À quoi bon sortir de l’Europe si le multiculturalisme dévore votre société ? Drôle de conservatisme que celui d’un peuple anglais désirant à la fois défendre son autonomie et la fragmentation sociale. Il y a beaucoup d’incohérence dans cette vision des choses.

La laïcité n’a rien à voir avec la montée de l’islamisme

Dans un langage académique, cette interprétation loufoque du rôle de la laïcité dans l’avènement du terrorisme islamique serait appelée « erreur d’échantillonnage ».

En sciences sociales, cette erreur survient lorsque des chercheurs sélectionnent une série d’événements de manière arbitraire sans se soucier d’obtenir un échantillon représentatif du phénomène qu’ils étudient.

En gros, on ne peut pas accuser la laïcité d’encourager l’islamisme quand un nombre faramineux d’attentats sont commis dans des pays dont les langues ne comprennent même pas d’équivalent du mot laïcité.

Le 11 septembre 2001, les djihadistes qui ont frappé les tours jumelles n’ont pas attendu que les États-Unis interdisent le port du voile intégral dans l’espace public pour abattre environ 3000 personnes.

La laïcité n’a rien à voir avec la montée de l’islamisme. Voilà une vérité qui devrait convaincre ses adversaires d’abandonner leur rhétorique sociologisante.

Mais cela n’arrivera pas, car la lutte de la gauche antiraciste est tout sauf rationnelle, elle est purement idéologique. S’il fallait vraiment la convaincre de la légitimé de la laïcité française, elle trouverait une autre raison pour accuser la République de racisme et d’exclusion sociale.

Quand ce ne sera plus la laïcité, ce sera autre chose : la colonisation, les banlieues, le chômage, etc. Un jour, ce sera le nom des rues, l’architecture et la couleur des vaches.

Les Emmanuel Macron de ce monde et autres apôtres de la fausse tolérance ne veulent tout simplement pas voir ce qui relève de l’évidence. Qu’ils ne souhaitent pas partir en croisade contre une religion est peut-être louable. Mais qu’ils ne réalisent pas qu’on leur fait déjà la guerre est consternant. Les vivre-ensemblistes refusent même l’autodéfense. Ce qu’ils pratiquent, c’est l’autodestruction.

Jérôme Blanchet-Gravel, Essayiste.

Source : Causeur

La présentation du conflit israélo-palestinien dans les médias occidentaux est, on le sait, fortement obérée par les mensonges ou inexactitudes liés au parti pris pour les palestiniens, au détriment d’Israël, éternel agresseur.

Le journal InfoEquitable s’est donné comme mission de rectifier les faits, au travers de quelques exemples – Dieu sait que la masse du travail en ce domaine est infinie.

Aujourd’hui, InfoEquitable démontre combien l’appellation « terrorisme islamique » reste difficile à utiliser, en France comme à l’étranger. A fortiori quand ce terrorisme sévit en Israël.


Ils l’ont bien dit. Ce n’était pas une « voiture folle ». Pas même un « déséquilibré ». Ce qui a frappé Londres, selon la Une de l’édition papier du Figaro, c’est le « terrorisme islamiste ».

On applaudit cette lucidité, d’autant qu’elle constitue un progrès spectaculaire dans la reconnaissance du défi auquel nous faisons face. Il y a moins d’un an en effet, au lendemain de l’attentat de Nice, ce journal n’affichait pas la même clarté :

 

 

Mais la nouvelle clairvoyance du Figaro contraste avec nombre de ses confrères : de ceux qui escamotent de leur Une l’attentat malgré le lieu symbolique où il est survenu…

 

« UN ATTENTAT ? QUEL ATTENTAT ? »

 

… à ceux qui, comme la télévision publique suisse RTS, pensent que « terrorisme » est un mot trop fort qui nécessite des guillemets et comptent l’assassin parmi ses victimes :

 

 

Nous saluons donc le titre précis du Figaro. Pour autant, nous remarquons que ce quotidien ne parle jamais de « terrorisme islamiste » lorsque surgit un attentat en Israël.

Régulièrement, Le Figaro titre sur des « Palestiniens abattus », ne précisant qu’ensuite que les Palestiniens en question essayent d’abord de tuer en utilisant, comme à Londres, une voiture ou un couteau.

 

 

Lorsque ces attaques ont lieu en « Cisjordanie occupée », terme avec lequel la presse française masque que les Juifs ont une légitimité historique et juridique en Judée Samarie, Le Figaro ne parle généralement même pas de terrorisme dans l’article. Qui dit « occupation » dit « résistance », et peu importe le nombre de personnes qu’il touchera, le « résistant » palestinien sera bien souvent présenté comme une victime.

Les déformations peuvent être moins flagrantes si un attentat se produit en territoire israélien non contesté, comme cela a été le cas à Jérusalem lorsqu’un terroriste a foncé avec un camion sur un groupe de soldats en permission :

 

 

 

Les lecteurs savent bien qu’une attaque au camion est un acte terroriste. Mais à Jérusalem, Le Figaro laisse la cause islamiste de cette action soigneusement cachée. Elle n’est pourtant pas bien difficile à trouver, il suffit d’écouter la sœur de l’auteur du carnage : « Louanges à Dieu qu’il soit devenu un martyr. C’est le plus beau des martyrs. »

Nommer les choses, c’est prendre conscience du problème et c’est un étape nécessaire pour pouvoir y remédier. La plupart des techniques utilisées dans les attentats en Europe ont bien souvent été éprouvées en Israël auparavant, mais la presse se refuse à effectuer le parallèle.

La presse tente encore souvent de minimiser ou nier le problème, mais le changement de ton du Figaro laisse espérer qu’une prise de conscience puisse s’opérer. Nous devons tous être unis face à la menace commune. Pour être efficace, le changement de ton devra aussi inclure la couverture médiatique du terrorisme en Israël.

Crédit Photo Soriano/Le Figaro
FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN- Gilles Kepel réagit à l’attentat de Londres. Pour lui, les attentats qui frappent le sol européen pourraient être annonciateurs d’une fracture sociale à grande échelle.

Professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, spécialiste internationalement reconnu du monde arabe et de l’islam, l’auteur de Terreur dans l’Hexagone (Gallimard, 2015) et de La Fracture (Gallimard, 2016) est aussi l’un des meilleurs connaisseurs des banlieues françaises, qu’il a arpentées durant de longues années. En 2010, avec une équipe de chercheurs, Gilles Kepel s’installe à Clichy-Montfermeil où sont nées les émeutes urbaines qui ont embrasé la France cinq ans plus tôt. Il en tire deux livres prophétiques, Banlieue de la République et Quatre-vingt-treize (Gallimard 2012), dans lesquels il montre la montée en puissance de l’islam politique dans les cités difficiles.


FIGAROVOX.- Un attentat terroriste revendiqué par l’État islamique a fait trois morts à Londres ce mercredi. Après la France et l’Allemagne, c’est donc l’Angleterre qui est visé par Daech. Que cela dit-il de l’évolution du terrorisme islamiste en Europe?

Gilles KEPEL.- Les Britanniques se sont un peu endormis sur leurs lauriers depuis les attentats de Londres de juillet 2005.

À l’époque, les terroristes étaient passés par les camps de formation du Pakistan, mais étaient nés et avaient grandi en Angleterre. Cela marquait une rupture par rapport aux attentats du 11 septembre ou de Madrid commis par des étrangers ou des immigrés de passage.

C’était le début de la transition entre la phase pyramidale du djihad et la phase indigène européenne. Bien qu’Ayman al-Zawahiri, le chef d’al-Qaïda, s’était réclamé de cette opération, elle s’était produite alors qu’ Abou Moussab al-Souri venait de théoriser cette année-là le djihad de troisième génération à bas coût. Dans son «appel à la résistance islamique mondiale», ce dernier prévoyait de faire de l’Europe le ventre mou de l’Occident et la cible par excellence des attaques terroristes.

Depuis lors, le Royaume-Uni a mené une politique de prévention, mais aussi de dévolution de quartiers entiers aux islamistes, tolérant notamment les tribunaux islamiques, dans le but d’acheter la paix sociale. Birmingham où vivait l’auteur de l’attentat de Wesminster, Khalid Masood, est l’illustration de cette politique.

Le fameux quartier de Small Heath, où près de 95% de la population est musulmane, se voulait le contraire absolu du modèle français laïque et universaliste.

En confiant à des salafistes la gestion de l’ordre public et de la communauté, les autorités britanniques espéraient ne pas avoir à affronter un djihadisme qui en France serait, selon eux, exacerbé par une gestion laïque de la société.

L’attentat de Wesminster sonne le glas de cette illusion comme les attentats de 2005 avaient sonné le glas de ce qui était à l’époque le Londonistan, c’est-à-dire la politique de refuge systématique à Londres de tous les dirigeants de la mouvance islamiste internationale arabe. La différence, c’est qu’à Birmingham, il y a peu d’arabes, mais essentiellement des Indo-Pakistanais. Khalid Masood lui était un jamaïcain converti à l’islam. L’âge de ce dernier, 52 ans, est frappant. Cela indique que son acte n’est pas le rite de passage par la violence d’un jeune non intégré, mais le geste de quelqu’un qui a été socialisé très longtemps par une contre-société. Khalid Masood s’est probablement construit contre la société britannique et a choisi de passer à l’acte. Ce qui frappe également, c’est le mode opératoire qui rappelle celui des attentats de Nice et Berlin: un véhicule à vive allure qui fauche des piétons. Il s’agit d’un djihadisme low-cost absolu qui peut passer sous les radars de la police. On remarque enfin que l’attentat visait le parlement symbole par excellence de la démocratie européenne. Ironie volontaire ou involontaire pendant la cession où le parlement discutait du Brexit. L’agenda terroriste est ainsi venu percuter l’agenda politique institutionnel contraignant le processus à s’interrompre, les députés à être enfermés et le Premier ministre à être évacué en urgence.

Le fait que Londres soit dirigé par un maire musulman a-t-il joué un rôle dans cet dérive communautariste?

Les autorités britanniques ont considéré que le fait d’avoir un maire musulman, qui de surcroît a été proche par le passé d’organisations islamistes dans la mouvance des Frères musulmans, permettrait de mieux contrôler les réseaux et d’éviter la violence.

Cependant Sadiq Khan apparaît comme un traître pour les plus radicaux.

De manière générale, c’est une illusion que de penser que les accommodements raisonnables peuvent apaiser une société.

Au contraire, ils favorisent la fracture. Le cas de la Hollande est paradigmatique puisqu’aux Pays-Bas l’exacerbation multiculturaliste s’est traduite en une xénophobie tout aussi virulente.

La France n’a donc pas été visée spécifiquement à cause de son modèle universaliste et laïc…

La laïcité, le passé colonial et le chômage de masse en France sont des facteurs aggravants, mais en aucun cas structurants. Et l’Allemagne, qui n’a pas de passé colonial, un modèle où la religion est reconnue, et le plein-emploi, pouvait sembler à l’abri, elle ne l’est plus, notamment parce que le modèle a changé du fait de l’afflux de migrants. On peut aussi penser qu’à l’avenir l’immigration turque, qui est bien intégrée depuis longtemps en Allemagne, ne pourra pas rester à l’abri des soubresauts que connaît son pays d’origine avec la politique d’Erdogan qui tente de mobiliser les foules en Europe.

Il faut aussi noter qu’en France depuis le 26 juillet 2016 et l’assassinat du père Jacques Hamel, les services de renseignements ont fait des progrès considérables en cassant le réseau Télégramme, en arrêtant préventivement les gens susceptibles de passer à l’acte, en tuant le «contremaître des attentats» de 2016 Rachid Kassim abattu par un drone américain il y a deux mois. Cela a rendu plus difficile aujourd’hui la perpétration d’attentats sur le territoire français.

La France est une cible plus difficile aujourd’hui comme on peut le voir sur les réseaux en ligne où les djihadistes français considèrent qu’ils subissent aujourd’hui une épreuve. Beaucoup décident ainsi de se renfermer dans l’étude en attendant que la situation soit meilleure. C’est ce qu’on appelle dans la stratégie islamique théorisée à l’époque du prophète: la phase de faiblesse par rapport à la phase de force pendant laquelle il faut se ressourcer et ne pas se lancer dans des opérations suicidaires qui se retournent contre elles. C’est ainsi que le bilan des attentats de 2016 a été fait par un certain nombre de dirigeants de l’État islamique comme le montre le testament très amer de Rachid Kassim qui incrimine la hiérarchie de l’État islamique pour ne pas l’avoir soutenu.

De ce fait, Allemagne, Belgique, Hollande, Angleterre ou peut-être demain Italie où les services de renseignements sont beaucoup moins aguerris, car ils n’ont pas été confrontés aux attentats depuis 2012, apparaissent comme des cibles plus aisées aujourd’hui.

Quid de l’attaque d’Orly ou de celle du Louvre?

L’attaque d’Orly n’a pas été revendiquée par Daech. Elle est symptomatique d’un terrorisme low-cost qui n’est même plus contrôlé par des réseaux. L’individu avait déjà été arrêté pour braquage et trafic de stupéfiants et a fréquenté des islamistes en prison. Ces derniers expliquent aux délinquants que leurs crimes crapuleux sont en réalité un combat contre l’impiété, un djihad. Ziyed Ben Belgacem, l’auteur de l’attentat raté d’Orly, a habillé de références religieuses son banditisme. Il agresse au nom d’ Allah, se réclame de l’islam lorsqu’il passe à l’acte, a un Coran dans son sac à dos, mais aussi des cigarettes, est sous l’emprise de l’alcool et consomme de la cocaïne. Ziyed Ben Belgacem peut ainsi être considéré comme «un mélange individuel détonnant», le «produit dérivé» d’un djihadisme plus structuré. Ce type de djihadisme est d’autant plus dangereux pour la société qu’il est difficile à déceler, mais fait généralement moins de dégâts. Son attaque a été un échec. Il a été abattu comme le djihadiste du Louvre il y a quelque semaines.

En outre ce type de terrorisme est inefficace politiquement car il ne permet pas la mobilisation des masses. Les défaites que subit «le califat» sur son territoire sont un facteur anxiogène et dépressif pour les djihadistes. Nous ne sommes plus dans la logique triomphaliste d’autrefois, dans la mascarade d’otages torturés, décapités, et qui donnait le sentiment que l’État islamique était dans une «marche triomphale» pour conquérir l’humanité, mais dans l’intériorisation d’une défaite inéluctable, perçue comme une épreuve envoyée par Allah. En conséquence, les djihadistes n’ont plus le temps pour planifier soigneusement des attentats en Europe et tente de mûrir leur réflexion pour après. Nous sommes entrés dans une phase transitoire. Les djihadistes sont en train de réfléchir à la phase suivante.

«Comment peut-on éviter la partition?» s’interrogeait Hollande dans un incroyable aveu rapporté par Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans leur livre, Un président ne devrait pas dire ça. Plus que le risque terroriste, à terme le risque majeur est-il celui de la partition?

C’est ce que j’explique dans mon livre La Fracture, (Gallimard 2016). Si rien n’est fait, la société française sera de plus en plus sujette à des rétractions identitaires que ce soit autour du salafisme ou autour de l’idéologie de l’extrême droite. L’acceptation d’une forme de séparatisme, d’ «apartheid» comme c’est le cas à Birmingham avec des juges chariatiques qui prononcent des sentences, pose le problème beaucoup plus profond des valeurs. Doit-on insister sur le partage d’un bien commun ou sur nos différences comme c’est le cas au Royaume-Uni où le Brexit est une sorte d’exacerbation de ce phénomène?

Le Royaume apparaît plus désuni que jamais comme le montrent les velléités d’indépendance de l’Écosse ou de l’Irlande du Nord, mais aussi la sécession culturelle de certains quartiers ou le sentiment d’abandon de l’Angleterre périphérique. Cet enjeu se pose aussi en France: l’effondrement social et l’échec de l’école font que le processus est en cours. Malheureusement le sujet est tabou aujourd’hui et largement esquivé du débat de la présidentielle. D’un côté le FN dénonce le communautarisme sans voir qu’il exacerbe lui-même la question identitaire. De l’autre côté, la plupart des candidats cachent la tête dans le sable sans que le problème soit analysé comme il le devrait et sans qu’aucune mesure ne soit prise pour enrayer le phénomène. Personne ne veut avouer que la situation dans un certain nombre de quartiers n’est plus maîtrisée. Pourtant, celui qui sera élu devra nécessairement se confronter à cet enjeu. Il faudra poser le problème de l’éducation, de l’apprentissage et de l’emploi. Ce sont des causes structurantes de la désaffection aussi bien d’un grand nombre d’enfants d’immigrés que d’enfants de paysans ou d’ouvriers dits de souche envers ce qu’ils appellent «le système». La superficialité du débat présidentiel s’explique par l’explosion du clivage droite/gauche et l’émergence d’un clivage système/antisystème. C’est une recomposition très profonde dans notre paysage politique derrière laquelle se profile la fracture.

Source : FigaroVox

AFP/Patrick KOVARIK)
Valeurs Actuelles – Une fracture béante sépare la gauche du déni et la droite du réel. Quand le banditisme finit en djihadisme.
Ce fut le moment de vérité entre les cinq, lundi soir. Marine Le Pen parlait de l’explosion de la violence ; Benoît Hamon l’interrompit : « Vous êtes une droguée des faits divers. » D’un mot, tout était dit : la gauche incorrigible veut encore nous faire croire que la violence actuelle n’est qu’une affaire de faits divers du seul ressort des policiers et des juges — augmentez leurs effectifs et tout rentrera dans l’ordre.

Mais cette violence, quand elle déborde et se généralise dans la rue, les collèges et les lycées, les espaces publics, a des racines autrement plus profondes que les trop banals (hélas) cambriolages ou vols de sac à main. Quand on commence par du banditisme et que cela finit en djihadisme, on n’est plus dans le fait divers.

Tous les profils se ressemblent. Le débat de lundi avait lieu quarante-huit heures après l’attaque à l’aérogare d’Orly. Le soir même de l’agression, grâce au procureur général de Paris, on avait le portrait de l’homme de 39 ans, d’origine maghrébine, qui avait été abattu le matin par une patrouille de l’opération Sentinelle en état de légitime défense. C’était un délinquant multirécidiviste, enregistré sur les fichiers de police et de renseignements, huit ou neuf fois condamné, incarcéré, libéré, laissé sous contrôle judiciaire. On le prend pour un petit braqueur, mais dans sa tête c’est déjà un islamiste radicalisé de longue date : la haine de la société s’est muée en haine de la France. Un jour, c’était le 18 mars, il est passé à l’acte. On lui a trouvé de la cocaïne et de l’alcool dans le sang et l’on en conclura, pour se rassurer, qu’il s’agit d’un toxicomane, d’un isolé, d’un déséquilibré — à classer dans les faits divers. Mais non, qu’un djihadiste soit drogué n’est pas une nouveauté, surtout quand il tire sciemment sur un policier et qu’il ceinture, au nom d’Allah, une jeune femme caporal-chef de l’armée de l’air pour s’emparer de son fusil d’assaut. Trafic, vol, terrorisme, parcours complet.

Les forces de sécurité ont parfaitement réagi. Mais la société française est-elle moralement armée pour résister ? La gauche continue de s’excuser : Jean-Luc Mélenchon, dans la même phrase, cite le « mal-être des policiers » et montre du doigt « les provocations policières », tandis que Benoît Hamon dénonce les « contrôles au faciès », ce qui exaspère une police qui a compté 16 000 blessés dans ses rangs l’an dernier.

Qui peut croire que l’immigration massive soit étrangère à ce tableau ? « Ce n’est qu’un commerce électoral », dit Hamon. « Nous allons avoir des immigrations climatiques », prévient Mélenchon, pour nous préparer à l’inéluctable. Mais qui ne voit que ces vagues de migrants portent en elles un islamisme conquérant ?

J’appelle cela de l’islamisme totalitaire, insiste François Fillon. « Ayons un discours proportionné », corrige Emmanuel Macron. Le problème est que les islamistes se moquent de nos arguments “proportionnés”, ils ne comprennent que les rapports de forces. « Mais on a voté 15 lois sécuritaires en dix ans », s’exclame Mélenchon — et combien de ces lois contredisaient les précédentes (travail de Mme Taubira), combien d’entre elles ne sont pas allées au bout de leur logique, de peur de choquer les bonnes âmes ? François Fillon avance une mesure simple : ramener la majorité pénale à 16 ans — parce que c’est la réalité de la violence, et qu’il faut la prévenir au plus tôt. Les trois de gauche, Mélenchon, Hamon, Macron, protestent : « Laissons faire le juge. » Si cela suffisait, cela se saurait.

Les Français se sont endurcis à l’épreuve de la violence et de l’“islamo-gauchisme”. Le réarmement moral, c’est d’eux qu’il viendra. Pas d’une gauche dont la priorité est de constitutionnaliser l’avortement et l’euthanasie. Le débat de lundi aura permis de clarifier la fracture qui sépare la gauche du déni de la droite du réel — et c’est bien pour cela que l’on ne peut pas, que l’on ne doit pas, se faire voler cette élection.

Par François d’Orcival

À l’écran. Le lundi à 20 heures, dans les Informés, sur Franceinfo (canal 27 de la TNT et à la radio).

Source : Valeurs Actuelles

François Hollande sert la main de Vincent Mertens, l'ambassadeur de Belgique en France, après les attentats de Bruxelles, mars 2016. SIPA. AP21874034_000006

Les échanges entre la France et la Belgique se portent à merveille. Il y a quelque temps, les Belges avaient envoyé chez nous des habitants de Molenbeek désireux de connaître les terrasses de café parisiennes et d’assister aux concerts du Bataclan. En signe de réciprocité, nous leurs avons adressé un Français qui voulait découvrir les charmes architecturaux d’Anvers et le savoir-faire de ses diamantaires.

Ce touriste a été arrêté par la police belge.

Ils sont fous ces Belges!

François Hollande, qui ne s’exprime que dans les grandes occasions, a confirmé qu’il s’agissait bien d’un «Français, qui voulait commettre un attentat ou créer un événement dramatique ». S’il s’était agi d’un non-Français, le président de la République aurait certainement parlé d’un  individu résidant sur notre territoire ».

Pris sans doute par le temps, il n’a pas fourni d’autres précisions. Ces précisions, les voici telles que les a communiquées la police belge. Et là, SVP, éloignez vos enfants de l’écran… Et vous, âmes sensibles, promptes à l’émotion, détournez votre regard… Selon les policiers belges, manifestement islamophobes et racistes, l’individu arrêté s’était livré à un exercice assez routinier : foncer dans la foule avec sa voiture. Toujours d’après les Belges, l’homme s’appelle Mohamed S. Il portait une tenue camouflée et avait des bidons d’essence dans le coffre de son véhicule. Et les mêmes policiers ont jugé bon d’indiquer qu’il était « d’origine nord-africaine ». Ils sont fous, ces Belges !

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Pourquoi ne se sont-ils pas contentés de dire, comme Hollande, qu’il s’agissait d’un Français ? Pourquoi ont-ils eu l’outrecuidance de salir l’image de communes aussi paisibles que Molenbeek et Saint-Denis ? Oui, pourquoi ? Il se murmure que François Hollande, très contrarié, a failli envoyer un message blâmant le chef de la police d’Anvers. Mais un de ses conseillers a stoppé cet élan d’indignation. « Monsieur le président, vous êtes le président de la République française. Pas le roi des Belges ! »

Pour le moment, l’affaire en est là. Force est de constater que les échanges franco-belges restent fortement déséquilibrés. Un seul Français contre de nombreux Belges venus sur notre territoire. Ces visites avaient amené un provocateur du nom de Zemmour à demander qu’on bombarde Molenbeek. Nous ne l’avons pas fait. Mais les Belges, si l’on en juge par la teneur dénonciatrice des propos de leurs policiers, n’hésiteront certainement pas à bombarder Saint-Denis…

Benoît Rayski

Benoît Rayski, Journaliste et essayiste

Source : Causeur

New study finds risk factors for B-cell non-Hodgkin lymphoma in Jews and Arabs. Image by Mohd Bahiri Bin Ibrahim/Shutterstock.com
Un nouvel éclairage a été mis en lumière, avec la publication d’une étude israélienne sur les facteurs de risque du lymphome non hodgkinien (LNH) chez les populations juives et arabes, sur l’interaction entre les gènes, l’environnement et la maladie.

À partir de 2012, Israël s’est classé premier dans le monde dans les taux d’incidence de la LNH. Ce cancer du sang représente le cinquième malignité la plus fréquente en Israël et le huitième malignité la plus fréquente parmi les Palestiniens de Cisjordanie.

Pourtant, en dépit de la proximité, les deux populations ont tendance à différer en termes de style de vie, de comportements liés à la santé et de systèmes médicaux.

Des chercheurs israéliens et palestiniens, dirigés par l’hématologue Dr. Ora Paltiel, directeur de l’École de santé publique et de médecine communautaire de l’Université hébraïque-Hadassah Braun, ont mené une étude épidémiologique à grande échelle sur 823 Arabes palestiniens et Juifs israéliens avec lymphome non hodgkinien à cellules B (B-NHL) et 808 témoins sains.

Jusqu’à présent, la plupart des études épidémiologiques de la LNH ont été réalisées dans des populations nord-américaines et européennes, quelques-unes se concentrant sur les populations d’Asie de l’Est et très peu sur la LNH-B dans les populations du Moyen-Orient.

En utilisant les données des questionnaires, l’examen de la pathologie, la sérologie et le génotypage, ils ont découvert certains facteurs de risque communs aux populations et à d’autres facteurs propres à chaque population.

Les données, rapportées dans la revue par les confrères de PLOS ONE, ont montré que dans les deux populations, la LNH-B globale était associée à l‘exposition récréative au soleil, à la coloration des cheveux noirs, à des antécédents d’hospitalisation pour infection et à un parent au premier degré avec un cancer du sang.

Une association inverse a été notée avec la consommation d’alcool. Certaines expositions, y compris le tabagisme et l’utilisation plus intensive de pesticides à l’intérieur, étaient associées à des sous-types spécifiques de la LN-B.

Les données ont également mis en évidence les différences entre les populations.

Parmi les Arabes palestiniens, les facteurs de risque incluent le jardinage et les antécédents d’herpès, de mononucléose, de rubéole ou de transfusion sanguine, alors que ces facteurs n’ont pas été identifiés dans la population juive israélienne.

En revanche, les facteurs de risque qui s’appliquaient aux Juifs israéliens ne comprenaient que la croissance des fruits et légumes, et des maladies auto-immunes auto-déclarées.

Les chercheurs ont conclu que les différences dans les facteurs de risque observés par origine ethnique pourraient refléter des différences dans le mode de vie, les systèmes médicaux et les modèles de déclaration, tandis que les variations par les sous-types de lymphomes induisent des facteurs causaux spécifiques pour différents types de la maladie.

Ces constatations nécessitent une étude plus poussée quant à leurs mécanismes.

Le fait que les facteurs de risque fonctionnent différemment selon les groupes ethniques pose la possibilité que les expositions environnementales n’aient pas l’effet identique chez les individus de milieux génétiques différents. Mais cela pourrait également être une fonction de nombreux autres facteurs tels que le régime alimentaire, les habitudes culturelles, l’environnement et les conditions de logement.

«En dehors de la contribution scientifique que cette recherche fournit en termes de compréhension des facteurs de risque pour la LNH, l’étude a été une importante coopération de recherche entre de nombreuses institutions», a déclaré Paltiel.

Ces établissements comprenaient le Hadassah-Hebrew University Medical Center; Université d’Al Quds; Hôpital Augusta Victoria; Hôpital Beit Jalla; Université hébraïque; Ministère palestinien de la Santé; Centre médical Rambam; Technion-Israël Institut de technologie; Chaim Sheba Medical Center; Meir Medical Center; Et l’Université de Tel-Aviv en Israël, et l’École de Médecine Mount Sinai à New York.

« L’étude a fourni des opportunités pour la formation des chercheurs palestiniens et israéliens, et permettra une interaction intellectuelle pour les années à venir. Les données recueillies fourniront également une plate-forme de recherche pour l’étude future du lymphome », a déclaré Paltiel.

«La recherche épidémiologique a le potentiel d’améliorer et de préserver la santé humaine et elle peut aussi servir de pont au dialogue entre les nations».

L’étude a été appuyée par une subvention MERC / USAID, par la Fondation scientifique israélienne et par le Hadassah University Hospital Compensatory Fund.

Source : Israel21C

Traduction JFORUM