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Solange Hendi

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Devant le scandale suscité par l’affaire outre-Rhin, la chaîne franco-allemande a décidé de diffuser “Les nouveaux visages de l’antisémitisme”. Un documentaire qu’elle avait dans un premier temps refusé, estimant que l’œuvre ne correspondait pas à la commande initiale.
 Source : TELERAMA

Sur le même sujet, lire : La TV allemande va diffuser le film sur l’antisémitisme refusé par Arte 

Aliza Bin-Noun « consternée » par la décision d’ARTE de censurer le documentaire sur l’antisémitismeLe film sur l’antisémitisme censuré par ARTE en accès libre. VidéoL’autocensure européenne sur l’antisémitisme musulmanQuand Arte cède à la pression des antisémitesAntisémitisme en banlieue: Arte censure un documentaire, Retour sur la censure par Arte du documentaire sur l’antisémitisme., Censure par l’antisioniste Arte du documentaire sur l’antisémitisme
Par ailleurs, Pour Arte aussi les israéliens sont des colons et Pour Arte aussi les israéliens sont des colons II


 

Les téléspectateurs trancheront. La télévision publique allemande puis Arte se sont finalement rendues à la seule solution raisonnable pour éteindre la polémique qui prenait des proportions impressionnantes – notamment en Allemagne – autour du refus d’Arte de ne pas diffuser un documentaire allemand consacré à l’antisémitisme en Europe (« Les nouveaux visages de l’antisémitisme »).

La première chaîne publique allemande, Das Erste, ayant décidé de programmer le documentaire demain mercredi 21 juin à 23h00, suivi d’un débat, Arte a décidé de s’aligner.

« Cette décision crée une situation nouvelle : les téléspectateurs allemands ayant accès à ce documentaire,  il convient de faire en sorte qu’il en soit de même pour les français », explique la chaîne culturelle.

Arte reprendra donc le signal de Das Erste et téléspectateurs français et allemands pourront avoir accès à la même heure au film et au débat qui suivra.

Comment en est-on arrivé à cette situation où Arte se retrouve contrainte de diffuser un documentaire qu’elle a commandé et financé, mais dont elle ne cautionne pas le contenu en l’état ? Et pourquoi la chaîne s’est-elle retrouvée en quelques semaines sur le banc des accusés, présumée coupable d’un acte de censure alors que toute son histoire et son ADN disent son attachement à la liberté d’informer ?

Un sujet sensible mais ancré dans l’actualité

Le point de départ de cette affaire remonte à avril 2015. La conférence des programmes de la chaîne qui sélectionne films, enquêtes et reportages approuve alors à une très courte majorité et avec de grandes réticences côté français, le projet d’un documentaire sur l’antisémitisme en Europe. Le film a pour ambition de mettre au jour les différentes manifestations de l’antisémitisme moderne dans les différents pays européens. Un sujet sensible mais ancré dans l’actualité du moment avec l’explosion des nationalismes et de l’extrême droite en Pologne, Hongrie, Grèce… et l’attentat commis par Amedy Coulibaly contre le supermarché Hypercasher de la Porte de Vincennes, en France.

Il est demandé aux promoteurs du films, le cinéaste munichois, Joachim Schröder et la journaliste Sophie Hafner, de s’adjoindre la collaboration d’un troisième auteur, un psychologue israélien d’origine arabe reconnu, Ahmad Mansour, qui doit selon le directeur des programmes d’Arte, Alain le Diberder, « garantir l’équilibre du projet ». Autant dire que côté français, on ne part pas complètement serein. Finalement pour des questions d’agenda personnel qui lui laissent peu de temps pour s’investir dans le projet, Ahmad Mansour, n’en sera que « conseiller ».

Dix-huit mois de tournage et de montage plus tard, le documentaire de 90 minutes est prêt. C’est là que l’histoire bascule. Alain Le Diberder annonce son refus de diffuser le film sur Arte à la consternation des réalisateurs qui dénoncent un coup de force et bientôt un acte de censure. Les deux auteurs assurent à ce moment là ne pas connaître la cause de cette décision – rien ne leur aurait été dit officiellement par la chaîne franco-allemande – et reprochent à Arte de n’avoir à aucun moment cherché à les rencontrer.

« Lorsqu’un problème se pose, la chose la plus élémentaire à faire n’est-elle pas de s’asseoir ensemble autour d’une table pour en parler ? », interroge Joachim Schroeder.

Alain le Diberder se justifie et contre-attaque. Pour lui, le réalisateur s’est claquemuré dans son montage et n’a soumis son film au visionnage qu’une fois celui-ci terminé afin de le faire passer en force, au lieu de respecter le protocole interne qui veut que tout documentaire soit validé par étapes.

 « Ce monsieur a beau jeu, ensuite, de prétendre qu’Arte s’abrite derrière des procédures pour masquer le fait qu’elle n’assume pas de parler d’un tel sujet ! »

La réalité poursuit-il, « c’est qu’il n’y a rien de commun entre la commande et le film présenté à la chaîne après un long silence radio de ses auteurs. Le terme de “censure” est donc totalement inadapté. Il s’agit uniquement de fermeté : si l’œuvre qui nous est livrée, même produite et financée par Arte, n’est pas celle qui avait été commandée, nous ne la diffusons pas. Y compris et surtout si nous avons le sentiment qu’on a voulu nous forcer la main en nous mettant devant le fait accompli. »  

Mais que contient ce film que nous avons pu voir, et qui heurte à ce point le directeur des programmes d’Arte ? De la France à l’Allemagne, en s’attardant longuement sur Israël et Gaza, il établit le constat d’un antisémitisme toujours très virulent, mais dont la nature a évolué.

Une thèse irrigue tout le documentaire, celle d’un antisémitisme, qui loin d’avoir disparu après la Shoah, reste partout présent sur le Vieux Continent, mais serait dissimulé derrière l’alibi de l’antisionisme : ce ne sont plus les Juifs que l’on attaque, mais Israël. Ce postulat amène les auteurs à décrypter longuement le conflit israélo-palestinien, et la façon dont il alimente le rejet de l’Etat hébreu dans les milieux d’extrême gauche en Allemagne et dans les banlieues françaises.

Si Arte déclare assumer le caractère « orienté » de la thèse du film – traiter de l’antisémitisme masqué derrière la critique d’Israël –, la chaîne est en revanche en complet désaccord avec les modalités de son traitement. Elle conteste notamment aux auteurs d’avoir abandonné l’idée de donner une vue d’ensemble de l’antisémitisme en Europe comme le principe en avait été acté, au profit de longues séquences à Gaza et en Israël où le documentaire dérive de son sujet. Le ton très personnel adopté par Joachim Schroeder donne par ailleurs au film une teinte très engagée. Le réalisateur interpelle d’entrée de jeu le spectateur en s’adressant à lui directement, créant une proximité par l’humour pince-sans-rire qu’il pratique, qui renforce le sentiment d’une subjectivité prédominante.  « Comment tourner un film sur un tel sujet sans être soi-même pro-Juif, dans sa lecture des événements, dans son attitude, dans ses tripes ? », se défend Joachim Schroeder dans l’hebdomadaire allemand de référence Die Zeit.

« Le problème n’est pas tant le film qui existe, que celui qui n’existe pas, mais que nous voulons toujours diffuser», réplique alors Alain Le Diberder. A son crédit, la chaîne franco-allemande a déjà traité, à plusieurs reprises, de l’antisémitisme en Europe – et notamment de celui qui couve dans les banlieues françaises (Les Banlieues de la ligne 148, réalisé par l’Allemand Alexander Smoltczyk, et diffusé en novembre 2016, étant le dernier en date). Mais, dans le film de Joachim Schroeder, cette réalité – longuement soulignée, par la liste de tous les attentats d’obédience islamiste et à caractère antisémite commis en France ces dix dernières années, ainsi que par de nombreux extraits de tubes de rap appelant quasi ouvertement à la haine d’Israël –  semblerait presque hors de propos : terroristes ou rappeurs, ces Français issus de l’immigration ne sont en effet précisément pas les héritiers de cette culture européenne de tradition antisémite évoquée par l’auteur au début de son film… Sans compter que le rapprochement hâtif avec les libertaires antisionistes allemands contribue à donner le sentiment d’une vision confuse, au lieu de l’analyse clairvoyante attendue… et qui continue de l’être.

Si le film montre donc clairement ses limites, sa déprogrammation n’en a pas moins entraîné une vive polémique en Allemagne. De grands médias, des historiens, des chercheurs ont ouvertement soutenus les auteurs du documentaire. L’affaire a même pris une dimension nationale mardi 13 juin, suite à la mise en ligne « pirate » du film pendant vingt-quatre heures par le quotidien à grand tirage Bild. « Notre responsabilité historique nous oblige à nous confronter à l’indicible que nous révèle ce documentaire. Pour que nous puissions tous savoir de quoi il en retourne », s’est justifié le directeur des rédactions, Julian Reichelt. Arte réagit avec modération à cette mise en ligne qui fait pourtant bon ménage de ses droits sur le film, assurant qu’elle n’a « aucune objection à ce que le public se fasse sa propre idée sur le film », tout en se refusant alors toujours à diffuser le documentaire.

En France, la polémique est beaucoup plus mesurée ne serait-ce que parce que le film n’existe à ce jour qu’en langue allemande. Un internaute a cependant réussi vendredi 16 juin à en mettre une copie pirate en ligne, sur YouTube, dans une version originale sous-titrée en français. Il dit s’être appuyé pour la traduction sur une version du script français réalisée par le site d’actualité Causeur. Quelques heures plus tard, la copie était retirée, mais il ne fait guère de doute qu’elle pouvait réapparaître à tout moment.

Finalement, les proportions prises par la polémique en Allemagne vont conduire les dirigeants de la chaîne publique allemande, ARD, à prendre la décision de diffuser le film. Pour Arte, la position devient intenable et rapidement la chaîne prend à son tour la seule décision qui s’imposait : diffuser le film en même temps dans les deux pays.

Arte n’a, à notre connaissance, jamais censuré une œuvre depuis sa création. Dans le passé, la chaîne a cependant bloqué la diffusion d’un documentaire pendant trois ans, avant de finir par accepter de le mettre à l’antenne. Ce film – Le système Octogon – réalisé par Jean-Michel Meurice, s’attaquait au délicat sujet du financement des partis politiques en Allemagne. Il établissait un lien entre le trésor caché des nazis en Suisse et au Lichtenstein et le financement occulte de la CDU, le grand parti conservateur qui domina le paysage politique allemand après-guerre. La ressemblance entre les deux cas a cependant sa limite. A l’époque, la direction d’Arte contestait la thèse défendue par le documentaire, mais a toujours reconnu que le film était parfaitement conforme au projet validé au départ. Soumise en France aux pressions des société d’auteurs qui avaient pris fait et cause pour Jean-Michel Meurice et après un début de polémique dans la presse, la chaîne avait fini par trouver un accord avec le réalisateur et, moyennant quelques très légères modifications, le film avait finalement pu être diffusé sans provoquer de scandale.

La Taqiya dans les mouvances islamistes
☆☆☆☆☆

Par Mohamed Louizi

Invité, ce jeudi 15 juin, à encadrer une formation à la DISP de Bordeaux (Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires) – au total, il y a 9 DISP en France – j’ai abordé cette thématique comme le montre la vidéo ci-après.

Je me suis focalisé uniquement sur l’islamisme sunnite tout en précisant oralement, dans l’introduction, que l’islamisme chiite considère la Taqiya tel un fondement théologique central, né et nourri par la persécution que subissaient les premiers partisans d’Ali (le gendre du Prophète) et de ses fils (Hassan et Hussein) par l’armée de Mouawiyah et son fils. Les chiites dissimulaient leurs convictions, un peu comme la dissimulation de la foi à l’époque de l’Inquisition. Depuis, leur clergé considère la Taqiya comme occupant les 9/10 de la foi chiite.


Les islamistes sunnites se disent contre la Taqiya mais ils la pratiquent constamment, couramment car, ils le savent : sans Taqiya, leur projet de domination – se basant sur l’entrisme et l’infiltration des sphères politiques, médiatiques, financiers, militaires, éducatifs, … – est voué à l’échec.

C’est l’islamisme sunnite qui m’intéresse dans cette intervention. Les islamistes sunnites se disent contre la Taqiya mais ils la pratiquent constamment, couramment car, ils le savent : sans Taqiya, leur projet de domination – se basant sur l’entrisme et l’infiltration des sphères politiques, médiatiques, financiers, militaires, éducatifs, … – est voué à l’échec.

Mon idée est de :

1- situer la Taqiya comme un outil puissant du Tamkine islamiste ;

2- montrer comment évolue l’usage de la Taqiya en fonction de la progression dans les étapes du Tamkine (Taqiya = f(Tamkine)), entre la phase de faiblesse et la phase de domination ;

3- expliquer comment l’idéologie de la Taqiya se sert de textes anciens et conjoncturaux pour justifier ses mensonges et ses duperies de langage et d’action ;

4- donner des exemples concrets de l’usage de ce procédés depuis le Grand-Maître de la Taqiya, Hassan al-Banna, jusqu’à ses fidèles successeurs, ici en France, en passant par son petit-fils Tariq Ramadan ;

5- montrer quelques risques et limites qui rendent la détection de la Taqiya une tâche compliquée.

L’échange avec des fonctionnaires de la DISP (Ministère de la Justice) et aussi avec des participants à cette formation, m’a permis de cerner, plus ou moins, quelques défis et quelques difficultés que rencontrent ces acteurs de terrain.

La surveillance et la préparation à la réinsertion des « radicalisés » islamistes dans les prisons, n’est pas une mince affaire.


Des islamistes (Frères musulmans) occupent le terrain pénitentiaire comme « aumôniers » de prison (ils sont aussi « aumôniers » des hôpitaux et au sein de l’armée française).
Sans parler de ce frère musulman (UOIF) qui a lancé en Gironde le CAPRI : le « Centre d’Action et de Prévention contre la Radicalisation des Individus », avec la bénédiction et le soutien de l’État et les subventions publiques.
Lui aussi est décoré de la légion d’honneur. Il s’appelle Tariq Oubrou.

Enfin, je savais que des islamistes (Frères musulmans) occupaient le terrain pénitentiaire comme « aumôniers » de prison (ils sont aussi « aumôniers » des hôpitaux et au sein de l’armée française).

C’est toujours vrai.

Sans parler de ce frère musulman (UOIF) qui a lancé en Gironde le CAPRI : le « Centre d’Action et de Prévention contre la Radicalisation des Individus », avec la bénédiction et le soutien de l’État et les subventions publiques. Lui aussi est décoré de la légion d’honneur. Il s’appelle Tariq Oubrou.

« L’impunité absolue de la violence gauchère”

Par Gilles-William Goldnadel 

Source : Valeurs Actuelles

Les mots sont impuissants à décrire la réalité d’une situation qui devrait révolter. Mais pour cela, il faudrait tout d’abord que cette réalité soit connue. Or l’idéologie des territoires occultés de l’information s’emploie sans la moindre vergogne à cacher ce qui pourrait la déranger.

Notre ami Guy Millière, dans un récent billet, dénonce avec son talent habituel cette “haine anti-Trump de la gauche américaine qui conduit au meurtre” (Dreuz Info).

Si la fâcheuse sphère ne faisait pas le métier que les journalistes français dans leur majorité refusent à accomplir, vous ne sauriez pas ce qui va suivre.

Une prétendue humoriste américaine nommée Kathy Griffin a posé pour un photographe en brandissant une tête de cire figurant celle tranchée et ensanglantée du président américain, en un geste identique à celui utilisé par les membres de l’État islamique pour brandir la tête de ceux qu’ils ont décapités.

Soyons justes avec les Américains, la profession a réagi négativement dans son ensemble. Chez nous, le CSA refuse toujours de réagir pour l’appel au meurtre de Donald Trump par Ruquier sur le service public audiovisuel, que je lui ai signalé officiellement au nom du Collectif de ses usagers. S’il faut plaider, nous plaiderons.

Une troupe de théâtre subventionnée à New York a utilisé l’argent du contribuable américain pour présenter au public une version de Jules César de Shakespeare dans laquelle l’assassinat de l’empereur est présenté comme l’exécution sur scène de l’actuel président par des immigrés bigarrés. Pour l’heure “l’assassinat de Trump” est joué tous les soirs  dans Central Park.

Enfin et surtout, combien de français ont été informés de ce que jeudi dernier, Steve Scalise, chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants a été victime d’une tentative d’assassinat par un opposant déterminé au président et soutien actif de Bernie Sanders ? Le parlementaire américain se trouve dans un état critique.

Comme je l’ai fait remarquer dans un tweet aigre-doux, notre radio d’État international RFI s’est bien gardée d’annoncer la couleur politique de l’agresseur.

Si les médias d’État des pays démocratiques faisaient honnêtement leur métier plutôt que la leçon à Spoutnik ou à la presse électronique, ils n’auraient pas manqué de s’interroger sur l’éventuel rapport de cause à effet entre les imprécations assassines des uns et le passage à l’acte de l’autre.

En France, la protection rapprochée de l’islamo-gauchisme n’a rien à envier à la situation américaine.

C’est ainsi que l’on apprenait (Observatoire des Journalistes OJIM du 11 juin) que le terroriste de Notre-Dame, Farid Ikken, ayant agressé un policier au marteau après avoir prêté allégeance à l’État islamique avait travaillé chez Rue89.

On se souvient déjà que Mehdi Meklat dans un genre plus placide avait œuvré au profit non seulement du Bondy blog mais aussi des Inrocks et de France Inter. Pascal Clark le pleure encore.

Sans vouloir faire du mauvais esprit, ni même me lancer dans une spéculation intellectuelle hasardeuse, je ne suis pas persuadé que si, dans une hypothèse improbable, un nordique exalté avait transité par un hebdomadaire droitier (pour parler comme sur la gauchère France Inter), la confrérie journalistique française aurait été aussi délicatement discrète.

J’aime cette bienveillance de la presse de progrès.

Sur le même sujet, lire : La presse démocrate orchestre la battue aux Républicains©

Khalida Hatchy accompagnée de la journaliste Stéphanie Trouillard reconstituent, à travers un web-documentaire, l’histoire de Louise Pikovsky, déportée en 1944, et dont les lettres ont été retrouvées il y a quelques années.

Nous en reprenons ici la première partie, et vous invitons à en suivre le déroulement sur le site de France 24.

Source : France 24 Document

 CHAPITRE I : Des lettres oubliées dans une armoire

De Paris à Jérusalem

Les deux sœurs se sont réunies pour une occasion particulière. Danièle Schlammé et Françoise Szmerla sont installées autour d’une table, dans un petit appartement d’un quartier juif orthodoxe de Jérusalem. Ce moment, elles l’attendent depuis qu’elles ont reçu un appel surprenant de France, quelques jours auparavant: des lettres de l’une de leurs cousines germaines, Louise Pikovsky, ont été retrouvées dans un lycée parisien.

Les mains tremblantes, elles découvrent ces documents vieux de plus de 70 ans. Danièle, l’aînée, a les yeux rivés sur ces quelques courriers datant de la Seconde Guerre mondiale. Elle lit, silencieuse et concentrée. Âgée de 80 ans, Françoise, de trois ans sa cadette, plus volubile, ne cache pas son enthousiasme. Elle trépigne d’impatience :

« C’est incroyable ! J’ai hâte de lire toutes ces lettres. C’est vraiment impressionnant ».

Au fil des mots, des phrases, les deux sœurs découvrent qui était Louise, leur cousine.

Morte en déportation, elles n’en ont aucun souvenir. « Nous ne nous rappelons pas du tout d’elle. Notre mère nous en a parlé, mais c’est tout. Nous avons juste une photo de cette partie de notre famille. Il y a les quatre enfants Pikovsky, Louise, Annette, Lucie et Jean », explique Françoise, en les désignant sur le cliché jauni. « Quand ils ont été déportés, nous étions à Lyon », précise cette femme, qui s’est installée en Israël il y a une dizaine d’années.

Françoise Szmerla (à gauche) et Danièle Schlammé en compagnie de leur nièce Guila Pell (à droite).

Les deux sœurs, nées Kohn, ont, elles, survécu à la Seconde Guerre mondiale. Leur père, Samuel Kohn, arrêté en février 1943 par la Gestapo lors d’une rafle à Lyon, orchestrée par Klaus Barbie, fut déporté à Auschwitz en novembre de la même année. Du jour au lendemain, leur mère, Marguerite, se retrouve seule avec les enfants.

Elle parvient à les mettre à l’abri au Chambon-sur-Lignon, dans le Massif central, une commune célèbre pour avoir protégé de nombreux juifs durant la guerre.

« Nous y étions très heureux. Les gens ont été formidables avec nous.

C’est le seul village français qui a eu la médaille des Justes »,

insiste Françoise, sans jamais se départir de son sourire. Chez elle, aucune rancœur, mais au contraire une incroyable soif de vivre.

« Notre mère nous a toujours dit de rester joyeuses ! »,

lance-t-elle avant de laisser éclater un rire tonitruant.

Pourtant, le destin ne les a pas épargnées. Leur père n’est jamais revenu d’Auschwitz, une grande partie de la famille a été décimée durant la Shoah. Consigné sur une feuille de papier, un triste décompte rédigé par leur mère et sobrement intitulé « Au nom de mes disparus ». Quatorze noms, pour autant de morts.

Celui de Louise y figure au côté de ses parents et de ses frères et sœurs. De ces proches, il ne reste plus que cette funèbre liste. Alors, découvrir des lettres de l’une d’entre eux 70 ans plus tard est un cadeau inespéré.

« Nous sommes impressionnées. Nous avons dans la famille Kohn notre ‘Journal d’Anne Frank’ ! », s’exclame Françoise avec fierté.

Les quatre enfants Pikovsky : Lucie, Jean, Annette et Louise.

 

 

La découverte des lettres au lycée Jean-de-La-Fontaine

Dans le salon du petit appartement, une autre femme a bien du mal à dissimuler son émotion.

C’est grâce à elle que les lettres de Louise sont parvenues aux sœurs Kohn après tant d’années.

Professeure documentaliste au lycée Jean-de-La-Fontaine, Khalida Hatchy a fait le voyage depuis Paris pour leur remettre ces documents.

« C’est une partie de leur histoire qui leur est revenue », explique-t-elle, encore bouleversée.

Khalida Hatchy au Yad Vashem, le mémorial de la Shoah de Jérusalem.

Pourtant, il s’en est fallu de peu pour que ce trésor familial ne disparaisse complètement. Ces lettres, Khalida Hatchy les a récupérées un peu par hasard.

En février 2016, l’une de ses collègues, Christine Lerch, vient la trouver au lycée. Six ans auparavant, la professeure de mathématiques a découvert dans une armoire des lettres, des livrets, ainsi qu’une photo de classe et une bible lors d’un déménagement de matériel scolaire. Tous ces documents semblent appartenir à une certaine Louise Pikovsky. L’enseignante tentera d’en apprendre davantage sur cette ancienne élève, en vain. Christine Lerch tient, néanmoins, à ce que ces reliques soient conservées et, sur le point de partir à la retraite, les confie au centre de documentation et d’information (CDI) du lycée.

Khalida Hatchy, particulièrement touchée à la lecture des lettres, décide de reprendre le flambeau : « Je les ai trouvées très émouvantes. J’ai projeté l’histoire de Louise sur les élèves que je rencontre ici. Cela aurait pu être n’importe qui dans ce lycée. Le CDI se trouve aussi sur la terrasse où, à l’époque, elle devait faire sa gymnastique. Je me dis que Louise a dû fréquenter pas mal des salles où j’ai moi-même été toutes ces années. Les murs n’ont pas bougé. Parfois, on a l’impression qu’ils transpirent l’Histoire ».

  • Le lycée Jean-de-La-Fontaine, dans le 16e arrondissement à Paris, qui a ouvert ses portes en 1938.

Informée de mon intérêt tout particulier pour l’histoire, et notamment la Seconde Guerre mondiale, Khalida Hatchy me demande de l’épauler dans ses recherches.

Nous nous donnons une mission : retracer le parcours de ces lettres et surtout l’histoire de Louise Pikovsky.

Les premiers jours de travail sont prolifiques. Sur le site Internet du mémorial israélien de Yad Vashem, nous trouvons une fiche de témoignage laissée en 2000 par Jacques Kohn, le frère de Françoise et Danièle.

Il explique que son oncle, sa tante et ses cousins ont été tués lors de la Shoah. Jacques Kohn est aujourd’hui décédé, mais ses coordonnées, indiquées sur la fiche, nous mènerons jusqu’à ses sœurs, à Jérusalem. Les membres de la famille Pikovsky sont, eux, répertoriés sur le site du mémorial de la Shoah à Paris. Abraham, le père, Barbe Brunette, la mère, ainsi que les quatre enfants ont tous été déportés à la même date : le 3 février 1944.

Tous les six sont sur la liste du convoi n°67 au départ de Drancy, l’un des derniers vers Auschwitz. Ils portent les matricules allant de 12 194 à 12 199. Ces noms, ces chiffres, ces quelques traces administratives et froides de la déportation nous donnent de premiers indices.

Mais ce ne sont pas les documents laissés par les Allemands qui vont faire revivre la mémoire de Louise.

Pour découvrir qui elle était, il faut d’abord se plonger dans ce qui nous reste d’elle : ses lettres.

La phagocytose,  méthode de gouvernement

d’Emmanuel Macron…

Par Maurice-Ruben Hayoun

Après le résultat des élections législatives de dimanche dernier, on peut dire que la boucle est bouclée, que le président actuel est parvenu à ses fins et qu’il est temps pour nous de caractériser sa méthode et d’analyser ses objectifs.

Le nouveau président a su déceler de l’intérieur les manquements de l’exercice du pouvoir, il a bien compris que les hommes de pouvoir s’étaient volontairement coupés de leurs ouailles pour poursuivre non plus l’intérêt général mais leurs visées personnelles, familiales ou partisanes. Il a donc entrepris de déraciner celles et ceux qui ont perpétué le système à leur profit.

Quand il organisait ses premiers meetings, j’ai fait partie de ceux qui pensaient que le soufflé finirait par retomber et que sans parti derrière lui, Macron n’avait aucune chance de l’emporter… On s’était même gaussé de ses accents messianiques.


J’ai fait partie de ceux qui pensaient que le soufflet finirait par retomber et que sans parti derrière lui, Macron n’avait aucune chance de l’emporter…
Evidemment, comme tous les commentateurs politiques, je commettais une lourde erreur et ne parvenais pas à comprendre qu’il poursuivait d’autres objectifs, au-delà des structures politiques existantes.
Bref, qu’il tuait le système, l’ancien système, responsable de la division stérile de la France en deux partis antagonistes, la droite et le gauche.

Evidemment, comme tous les commentateurs politiques, je commettais une lourde erreur et ne parvenais pas à comprendre qu’il poursuivait d’autres objectifs, au-delà des structures politiques existantes.

Bref, qu’il tuait le système, l’ancien système, responsable de la division stérile de la France en deux partis antagonistes, la droite et le gauche.

Ces deux partis se succèdent au pouvoir, les premiers défaisant, détricotant ce que leurs prédécesseurs avaient mis en place avant eux. J’en veux pour preuve le ballet des ministres de l’éducation nationale dont chacun poursuivait un rêve déraisonnable : attacher son nom à une réforme dont ni l’école ni l’université n’avaient vraiment besoin…


Personne n’a pris au sérieux la volonté de Macron de tourner le dos à la droite et à la gauche, de transcender cette dichotomie paralysante qu’il avait pu observer de très près, lors de son bref passage au gouvernement.
Macron avait compris ce que personne avant lui n’avait compris ; et c’est là que s’origine son indéniable génie politique

Dans un précédent éditorial je relevais que personne n’avait pris au sérieux la volonté de Macron de tourner le dos à la droite et à la gauche, de transcender cette dichotomie paralysante qu’il avait pu observer de très près, lors de son bref passage au gouvernement.

François Hollande, qui se croyait immunisé contre les révolutions de palais – une décennie passée rue de Solférino à déjouer complots et putschs de toute sorte lui avait donné cette impression ou cette illusion – avait introduit le loup dans la bergerie. Il a raisonné dans le cadre désormais vermoulu des partis existants. A ses yeux, on pouvait conquérir le pouvoir en France avec quelques ficelles bien connues et le conserver ou le transmettre à un autre leader de son propre camp.

Il s’était lourdement trompé et jusqu’au bout, il pensait encadrer Macron ou au moins lui rogner les ailes en l’associant au bilan hyper désastreux de son quinquennat. Tous ces plans simplistes sont tombés à l’eau. Mais pourquoi et comment ?

Macron avait compris ce que personne avant lui n’avait compris ; et c’est là que s’origine son indéniable génie politique. D’autres diraient à ma place son machiavélisme.

Machiavel, c’est bien connu, a enseigné au Prince quelques méthodes lui permettant de gouverner et de se maintenir au pouvoir, en déjouant les complots et les manœuvres des opposants. Macron a dû avoir ce livre comme livre de chevet.

Alors que quelques mois avant le premier tour de l’élection présidentielle, tout le monde donnait François Fillon vainqueur, Macron a bénéficié de cette terrible descente aux enfers de l’ancien Premier Ministre qui vit sa côte fondre comme neige au soleil. Une subtile mais dangereuse alliance avec François Bayrou lui a apporté les 4,5% de suffrages qui lui manquaient pour être au second tour. Ce fut chose faite et dès lors Macron était assuré d’être là, face à Marine Le Pen.

Ce qui voulait dire qu’il était virtuellement élu président de la République.

Cette technique, imparable à l’origine, contient peut-être un élément déstabilisant comme le ver dans le fruit.

Bayrou devenait le faiseur de roi, mais cette position est des plus inconfortables car l’obligé cherche aussitôt à se défaire d’un témoin gênant ; c’est bien ce qui risque de se produire depuis que plane sur les ministres du Modem la menace d’une mise en examen pour le paiement des assistants parlementaires…

Ce matin même, la ministre de la défense a préféré démissionner sans demander son reste. A t elle reçu une injonction de haut lieu ? A t elle appris qu’elle passerait sous les fourches caudines de la justice ? A t elle préféré prendre les devants afin d’éviter l’humiliation d’être contrainte de quitter l’hôtel de Brienne en étant convoquée par les juges ? Nous ne le savons pas pour le moment.

Mais avant d’en venir à ce qui va se passer avec les ministres du Modem, voyons en quoi cette phagocytose a merveilleusement servi les projets de Macron.

En se disant ni de droite ni de gauche, il pris les meilleurs des deux camps. Le premier ministre est de droite, plusieurs de ses ministres aussi ; d’autres sont de gauche. Il ne leur demande pas de se renier mais de travailler ensemble.

La phagocytose, c’est le mode de nutrition des globules blancs ; ici, on peut dire que Macron a retourné contre les partis leurs propres armes, comme le font les globules blancs du corps lorsqu’une infection s’est installée dans l’organisme. Les globules blancs font leur travail désinfectant.

Dans les années soixante-dix on disait phagocyter un cadre, un salarié ou autre. Macron a phagocyté les partis de droite comme de gauche. La cinglante leçon qu’il leur a administrée à l’assemblée nationale l’atteste vigoureusement.

Imaginez les Républicains forcés de censurer un gouvernement qui applique certaines de leurs réformes politiques que Macron leur a soufflées : ce serait un suicide politique… Ce serait inconcevable, l’opinion ne le supporterait pas, celle-là même qui a donné au président plus de députés que la majorité absolue. Sans même compter les quarante députés du Modem dont il n’a plus besoin arithmétiquement… Vous voyez où je veux en venir !

Les grandes phalènes de la vie politique se meuvent toujours avec plus d’aisance que les misérables ludions qui les entourent. Bayrou est dans une passe difficile. Il faut dire que ses anciens amis de droite ne lui pardonnent pas ce qu’ils tiennent pour des trahisons à répétition : il avait appelé à voter Hollande en 2012 et en 2017 il a apporté son précieux concours à Macron qui, sans lui, n’aurait pas franchi l’étape du second tour… C’est dire que la droite et l’UDI ne lui disent pas merci… Et qu’elles vont tout faire pour lui faire chèrement payer ce qu’il a fait : les frustrer d’une victoire qu’elles jugeaient inévitable. On connaît la suite.

Les déclarations du premier ministre sur la vocation de François Bayrou à rester au gouvernement relèvent du minimum syndical, et le départ de l’éphémère ministre de la défense n’arrange pas les choses…

La politique est un jeu compliqué et cruel. Ce n’est pas un scoop mais cela montre qu’il ne faut pas seulement une dose de proportionnelle mais aussi d’éthique…

Mais les vainqueurs d’aujourd’hui ne seront pas les vainqueurs de demain.

Un principe de la mishna me vient à l’esprit : Il sera mesuré à l’homme selon la mesure qu’il a lui-même utilisée (ba-midda shé ha adam modéd modedim lo…)

A bon entendeur salut !

Maurice-Ruben HAYOUN

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Le professeur Maurice-Ruben Hayoun, né en 1951 à Agadir, est un philosophe, spécialisé dans la philosophie juive, la philosophie allemande et judéo-allemande de Moïse Mendelssohn à Gershom Scholem, un exégète et un historien français. il est également Professeur à  l’université de Genève

La présentation du conflit israélo-palestinien dans les médias occidentaux est, on le sait, fortement obérée par les mensonges ou inexactitudes liés au parti pris pour les palestiniens, au détriment d’Israël, éternel agresseur.

Le journal InfoEquitable s’est donné comme mission de rectifier les faits, au travers de quelques exemples – Dieu sait que la masse du travail en ce domaine est infinie.

Aujourd’hui, il s’intéresse au cas de la chaîne BBC et du traitement scandaleux  qu’il a fait de l’assassinat vendredi de la jeune policière israélienne, Hadas Malka, qui a été mortellement poignardée par un Palestinien Porte de Damas, à l’entrée de la vieille ville de Jérusalem (lire : Jérusalem: Israël conteste la couverture de la BBC et Daesh revendique le meurtre d’Hadas Malka à Jérusalem©).

Les 3 terroristes palestiniens impliqués étaient en effet présentés comme des victimes.

Après de nombreuses protestations, la BBC a présenté ses excuses et rectifié son titre.


Désinformation : la BBC reconnaît sa faute et présente ses excuses
La chaîne britannique avait rendu compte de manière particulièrement malhonnête de l’attentat du vendredi 16 juin dans lequel une policière israélienne a été tuée.
Prise en flagrant délit de désinformation anti-israélienne, la British Broadcasting Corporation (BBC) vient de reconnaître publiquement son erreur. Il faut dire que le traitement pour le moins fallacieux de l’attentat commis à Jérusalem, vendredi 16 juin et qui a coûté la vie à une jeune Israélienne, a déclenché un tollé sur les réseaux sociaux. Y compris au plus haut niveau.

Le fils du président des Etats-Unis, Donald Trump Jr., a lui même  réagi sur son compte Twitter pour dénoncer la malhonnêteté de la chaîne publique britannique.

Vendredi dernier donc, une jeune policière israélienne, Hadas Malka, est mortellement poignardée par un Palestinien Porte de Damas, à l’entrée de la vieille ville de Jérusalem.

Dans le même temps, deux complices ouvrent le feu sur les autres soldats qui composent la patrouille. Ces derniers ripostent et abattent les trois terroristes.

Dans les heures qui suivent la BBC rapporte l’information avec ce titre :

« Trois Palestiniens tués après une attaque mortelle au poignard à Jérusalem »

Décryptage : Nul besoin de longues explications pour souligner le caractère foncièrement mensonger de ce titre qui vaudrait un zéro pointé dans n’importe quelle école de journalisme. Les « trois Palestiniens » sont présentés comme des victimes. La jeune Israélienne assassinée – la vraie victime – passe aux oubliettes. Et c’est sur le site de la BBC, qui se flatte d’incarner la rigueur et l’éthique journalistique, que cette information tronquée a été publiée.

Donald Trump Jr. dénonce la manipulation…

De nombreux internautes réagissent immédiatement auprès de la BBC et sur les réseaux sociaux pour dénoncer cette falsification qui n’a d’autre objectif que de légitimer la violence palestinienne en désignant de manière à peine voilée les Israéliens comme responsables.

Le propre fils du président américain, Donald Trump Jr.,  se fend d’un tweet pour faire savoir à la BBC ce qu’il pense de sa manière de travailler.

 « Vous voulez dire (qu’ils ont été abattus, ndlr) après qu’ils aient poignardé à mort une policière israélienne? On peut difficilement être plus trompeur »,  écrit Donald Trump Jr.

Le ministère israélien des Affaires étrangères ne reste pas inactif

De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a demandé dès vendredi au directeur général du ministère des Affaires étrangères, Yuval Rotem, de protester officiellement auprès de la BBC. Une démarche similaire est introduite par l’ambassade d’Israël en Grande-Bretagne.

Dès samedi, la BBC a reconnu son erreur et présenté ses excuses dans un communiqué officiel.

« Nous reconnaissons que notre titre initial ne reflète pas correctement la nature de l’événement et en conséquence nous l’avons modifié.  Bien que nous n’ayons en rien été animé de l’intention de tromper le public, nous regrettons le trouble causé. »

24 heures après l’assassinat de Hadas Malka, l’information est correctement présentée sur le site de la BBC.

« Une policière israélienne poignardée à mort à Jérusalem »

Décryptage : Ce n’est pas la première fois que la BBC, à l’instar d’autres médias européens, se rend coupable de tels dérapages. Cette dernière affaire démontre si besoin en était la nécessité de demeurer vigilant et confirme que la réactivité sur les réseaux sociaux permet de lutter de manière efficace contre la diffamation anti-israélienne. InfoEquitable entend se tenir en première ligne pour informer ses lecteurs et participer de manière concrète à cette lutte contre la désinformation.  

La pittoresque ville de Hamelin, en Allemagne, a été le théâtre d'horribles violences d'honneur. Nurettin B. un Kurde né en Turquie. a tenté d'assassiner une de ses trois épouses. (Source de l'image: Martin Möller / Wikimedia Commons)
Allemagne : les crimes d’honneur Musulmans se multiplient

Par Soeren Kern

Source : Gatestone Institute
  • Le tribunal a écouté le récit du meurtre commis par Amer K., qui croyant que sa femme, mère de ses trois enfants, voulait divorcer, l’a poignardée dans la poitrine et au cou plus de vingt fois avec un grand couteau de cuisine.
  • « Puis il a saisi le couteau et l’a plongé dans sa poitrine, [pénétrant] le péricarde et le muscle cardiaque. Un deuxième coup a ouvert la cavité abdominale gauche. Nurettin B. s’est alors emparé d’une hache. Avec le côté contondant, il a frappé à la tête, lui fracassant le crâne. Puis il a attrapé une corde et formé un nœud coulant qu’il a serré autour du cou de la victime amarrant l’autre extrémité au point d’attelage situé à l’arrière de [sa voiture] … Il a roulé ensuite à 80 km/h jusqu’à ce que la corde se casse. » – La procureure nationale Ann-Kristin Fröhlich, reconstruisant les actes du mari.
  • A Ahaus, un demandeur d’asile nigérian de 27 ans a poignardé à mort une femme de 22 ans, qui avait offensé son honneur en rejetant ses avancées romantiques.
Le procès d’un Kurde qui a ligoté une de ses trois épouses et l’a traînée au sol derrière sa voiture dans les rues d’une ville de Basse-Saxe a attiré l’attention sur l’épidémie de violence qui sévit actuellement en Allemagne au nom de l’honneur musulman.

La violence d’honneur – qui va de la maltraitance psychologique au meurtre, en passant par la violence physique et sexuelle – est généralement pratiquée au sein d’une famille ou d’un clan par les hommes contre les femmes quand ces dernières sont accusées d’être un vecteur de honte pour la famille ou le clan.

Les infractions d’une femme à l’honneur sont variées : elles vont du refus d’un mariage arrangé, à une relation avec un non-musulman ou une personne non approuvée par la famille, en passant par le refus de demeurer prisonnière d’un mariage abusif ou le désir de s’ouvrir à un mode de vie jugé trop occidental.

En réalité, les lignes entre les crimes d’honneur et les crimes passionnels demeurent floues et tout comportement féminin perçu comme un défi à l’autorité masculine peut entraîner des représailles, parfois extrêmement brutales.

Le 22 mai, un tribunal de Hanovre a eu à juger Nurettin B, un Kurde de 39 ans, originaire de Turquie, qui a tenté d’assassiner sa deuxième épouse, Kader K., 28 ans, après qu’elle lui ait demandé de fournir une pension alimentaire pour leur fils de deux ans. Ann-Kristin Fröhlich, procureure nationale, a reconstitué les agissements de Nurettin B, ainsi :

« Le 20 novembre 2016, vers 18 heures, Nurettin B. a pris sa voiture à Hamelin pour rencontrer Kader K. Le coffre contenait un couteau, une hache et une corde. Son fils âgé de deux ans qui avait passé le week-end avec lui était sur le siège arrière de la voiture. Dans la rue, le couple séparé a commencé de se disputer et Nurettin B. a frappé son ex-femme. Puis il a saisi le couteau et le lui a plongé dans la poitrine. La lame de 12,4 centimètres a traversé le péricarde et le cœur Une deuxième coup a percé la partie gauche de l’abdomen. Nurettin B. a ensuite sorti la hache. Avec le côté contondant, il frappé la tête et le haut du corps, lui fracassant le crâne.

« Puis il a saisi la corde et formé un nœud coulant qu’il a passé au cou de la victime. L’autre extrémité de la corde a été fixée au crochet d’amarrage situé à l’arrière de sa VW Passat noire. Nurettin B. a démarré parcourant les rues à 80 km / h. Mais après 208 mètres, la corde s’est rompue. Kader K. a été projetée contre le trottoir. Nurettin B. a conduit ensuite jusqu’au poste de police ou il s’est rendu. L’enfant était toujours assis sur le siège arrière. »

Le président du tribunal, Wolfgang Rosenbusch, a demandé à Kader K., qui a été dans le coma pendant plusieurs semaines, de raconter sa version des faits. « L’horreur » a commencé au lendemain d’un mariage conclu, en mars 2013, selon la sharia islamique a-t-elle déclaré (un mariage non reconnu par la loi allemande). Nurettin B. a interdit à sa femme de conserver ses amis et d’entretenir des relations avec sa famille. Elle n’était autorisée à quitter la maison que pour se rendre à l’épicerie et chez le médecin. La possession d’un téléphone mobile lui était interdite. Rosenbusch a demandé : « Avait-il un problème avec les femmes ? » Kader K. a répondu : « Il croit que les femmes sont des esclaves ; elles doivent se taire ».

Nurettin B. a reconnu son crime mais a insisté sur la non-préméditation. Il a été jugé pour tentative de meurtre et encourt une peine maximale de 15 ans de prison.

Au tribunal, peut être en raison de pressions familiales ou religieuses, la femme, a déclaré à la cour qu’elle s’était réconciliée avec son mari et qu’ils consulteraient une conseillère familiale. Certains ont estimé qu’un tribunal de la charia aurait permis de mieux de régler le différend.

En tout état de cause, le tribunal allemand a autorisé l’homme à réintégrer son domicile en compagnie de son épouse. Il n’est pas sûr que le mari ait à purger sa peine.

Le 9 mai, un tribunal de Kiel a condamné un Turc de 35 ans à deux ans et demi de prison pour avoir tiré dans les genoux de l’épouse dont il était séparé. Il voulait l’estropier pour qu’elle ne puisse être désirée par d’autres hommes. Le tribunal a écouté l’homme raconter comment il avait emmené sa femme au fond de la mosquée de leur quartier après les prières du vendredi. Là, il l’a accusée d’avoir attenté à son honneur puis, il a tiré, en disant : « Maintenant, tu ne peux plus marcher. Tu resteras à la maison ».

À Münster, un tribunal a condamné Amer K., un Libanais de 36 ans, à 12 ans de prison pour avoir poignardé sa femme. Croyant que Fatima S., âgée de 26 ans, et mère de ses trois enfants, voulait divorcer, Amer K. lui a plongé plus de vingt fois un grand couteau de cuisine dans la poitrine et le cou.

Au même moment, un tribunal de Hanau a condamné un réfugié syrien de 22 ans à douze ans de prison pour avoir poignardé à mort Ramia A. sa sœur, âgée de 30 ans, avec un couteau de cuisine. Enceinte de 23 semaines, elle était accusée d’avoir apporté la honte à sa famille. L’enfant à naître n’a pas survécu à l’attaque.

Faute de signalement systématique et de statistiques fiables, il est impossible de mesurer l’ampleur des crimes d’honneur en Allemagne. Des preuves empiriques permettent toutefois de penser que la violence d’honneur – principalement issue, mais pas exclusivement, de la culture musulmane et de la charia – s’est métastasée à l’ensemble du corps social depuis que la chancelière Angela Merkel a ouvert les frontières à deux millions de migrants d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient.

En mars 2011, l’Institut Max Planck a publié une étude marquante sur les meurtres d’honneur. Cette recherche qui recense et analyse tous les crimes de ce type qui ont eu lieu en Allemagne entre 1996 et 2005, a révélé une inquiétante progression : de deux crimes d’honneur commis en 1998 on est passé à 12 en 2004. En 2016, plus de 60 ont été recensés, une augmentation de 400%, selon le site web Ehrenmord.

Le nombre réel de crimes d’honneur est probablement beaucoup plus élevé. Mais la censure que la police et les médias exercent pour éviter de nourrir le ressentiment anti-immigration empêche de connaître le nom et l’origine nationale de nombreuses victimes ou assassins, ainsi que les circonstances entourant ces violences. De nombreux crimes d’honneur sont en effet travestis en « litiges domestiques » (Familienangelegenheiten).

L’année 2017 semble bien partie pour décrocher la palme de la violence d’honneur en Allemagne ; sur les cinq premiers mois de l’année, pas moins de 30 homicides d’honneur ont pu être recensés, dont les suivants :

18 mai. À Berlin, un bosniaque de 32 ans, Edin A. a assassiné son ex-compagne, une Allemande de 35 ans nommée Michelle E., après qu’elle ait mis fin à leur relation violente. Il a également enlevé et torturé son fils de 12 ans, l’obligeant à regarder le meurtre de sa mère. Les voisins ont déclaré qu’ils avaient régullièrement alerté la police sur le comportement violent d’Edin A. Mais la police n’est jamais intervenue.

17 mai. A Pforzheim, un Tadjik de 53 ans a poignardé à mort sa femme âgée de 50 ans sur son lieu de travail, une crèche chrétienne. Il n’est pas clairement établi que la femme se soit convertie au christianisme.

17 mai. A Hardenberg, un Irakien de 37 ans a poignardé à mort sa femme âgée de 37 ans pendant son sommeil. Les cinq enfants du couple, âgés de quatre à quinze ans, étaient à la maison au moment du meurtre. Ils ont été recueillis par des proches.

8 mai. A Neuendettelsau, un demandeur d’asile éthiopien âgé de 24 ans, Mohammed G., a poignardé sa petite amie de 22 ans dans l’estomac au restaurant ou ils étaient attablés. Il a déclaré qu’elle l’avait « provoqué ». La femme était enceinte de cinq mois ; le fœtus est décédé au cours de l’attaque.

4 mai. A Fribourg, un demandeur d’asile syrien âgé de 33 ans a poignardé sa femme, une Kurde chrétienne de 24 ans, qui avait rompu avec lui mais était revenue dans l’appartement pour récupérer des effets personnels. Les trois enfants du couple – six ans, trois ans et dix mois – ont été confiés aux services de protection de l’enfance.

29 avril. À Prien am Chiemsee, un Afghan de 29 ans a poignardé à mort une femme afghane de 38 ans, Farima S., qui s’était convertie au christianisme. L’attaque a eu lieu à la sortie de l’épicerie ou l’homme l’attendait en embuscade.

23 avril. À Syke, un Irakien de 32 ans, Murad B., a étranglé sa femme de 32 ans, Mehe K., devant leurs trois enfants âgés de 1 an, 2 ans et 9 ans.

23 avril. À Dresde, un réfugié pakistanais de 29 ans, Shahajan Butt, a assassiné sa petite amie, une Vietnamienne de 41 ans nommée Thu T. La police dit que l’homme, arrivé en Allemagne en décembre 2015, est devenu enragé quand il a vu que la jeune femme n’avait pas posté de photo sur lui sur sa page Facebook. Il l’a alors soupçonnée d’avoir un autre petit ami que lui.

16 avril. À Mayence-Finthen, un demandeur d’asile égyptien de 39 ans a poignardé sa femme de 32 ans. La police a déclaré que le couple avait eu une dispute au moment de l’attaque. Leurs deux enfants sont entre les mains des services de la protection de l’enfance.

5 avril. À Leipzig, un Syrien de 34 ans a poignardé sa femme de 28 ans qui réclamait le divorce. Les deux enfants du couple, témoins de l’attaque, ont été confiés aux services de protection de l’enfance.

31 mars. À Gütersloh, un Syrien de 43 ans a brûlé sa fille de 18 ans avec une cigarette et a menacé de la tuer. Quand la police s’est présentée, le père a tenté d’empêché sa fille de quitter le domicile. Après que la police ait réussi à mettre la jeune fille en sécurité, le père et le fils ont attaqué la police, qui a eu recours à un spray au poivre pour les repousser. La fille est actuellement sous protection policière.

15 mars. À Kiel, un Germano-Turc de 40 ans a poignardé sa femme, une Turque de 34 ans, devant une crèche. Les voisins ont déclaré que le couple était séparé se disputait sur l’envoi ou non de leurs trois enfants en Turquie.

4 mars. A Duisbourg, un demandeur d’asile syrien âgé de 30 ans, Mahmood Mahrusseh, a poignardé son ex-petite amie âgée de 32 ans. La femme a survécu ; son agresseur a été laissé en liberté.

3 mars. A Mönchengladbach, un demandeur d’asile âgé de 32 ans, Ahmed Salim, a tué une Allemande de 47 ans, Nicole M. Il n’aurait pas supporté qu’elle mettre fin à sa relation avec lui. L’homme a été arrêté sous le nom de Jamal Amilia, en Espagne. Dans sa demande d’asile, il avait écrit qu’il venait d’Israël. Sur un autre dossier de demande d’asile déposé dans un autre pays, il a écrit qu’il était originaire du Maroc. Il est censé être d’origine irakienne.

2 mars. À Scheeßel, un Irakien de 42 ans a poignardé à mort sa femme de 52 ans, également originaire d’Irak. La police a décrit le meurtre comme un meurtre d’honneur. Les enfants du couple ont été confiés aux services de protection de l’enfance.

25 février. À Euskirchen , un Germano-Turc de 32 ans a poignardé à mort son ancienne amie, une Allemande de 32 ans qui avait démarré une liaison avec quelqu’un d’autre.

17 février. À Offenbach, un Turc de 32 ans, Volkan T., a assassiné Silvia B., son ex-petite amie, âgée de 40 ans. Il n’aurait pas supporté que cette femme, mère de deux enfants, mette fin à sa relation avec lui.

15. février à Bielefeld, un Irakien âgé de 51 ans a tenté de tuer sa femme âgée de 51 ans avec un marteau alors qu’elle assistait à une classe d’allemand dans une école locale. L’homme était apparemment en colère que sa femme soit en contact avec d’autres étudiants.

10 février. À Ahaus, un demandeur d’asile nigérian de 27 ans a poignardé à mort une femme de 22 ans qui avait offensé son honneur en rejetant ses avances romantiques. La femme, une hindoue, était employée au centre d’accueil où résidait l’agresseur. Il a été arrêté à Bâle, en Suisse.

7 février. A Hanovre-Mühlenberg, un Serbe de 21 ans a poignardé son ex-petite amie après qu’elle ait mis fin à leur relation et commencé de sortir avec quelqu’un d’autre.

1 février. A Hambourg, un Afghan de 26 ans a poignardé la femme dont il était séparé au cours d’une dispute ; la jeune femme âgée de 28 ans a survécu.

15 janvier. À Bremen-Vegesack, un Turc de 39 ans a assassiné sa femme syrienne âgée de 40 ans, parce qu’elle voulait divorcer. La victime en était à son neuvième mois de grossesse ; le bébé à naître est également mort des suites de l’attaque.

5 janvier. A Waldshut-Tiengen, un Turc âgé de 47 ans a poignardé son ex-femme alors qu’elle se promenait avec un ami. Elle a tenté de fuir mais il l’a poursuivie et lui a enfoncé un couteau dans le dos.

4 janvier. A Cologne-Buchheim, un Irakien de 44 ans a tué sa fille de 19 ans parce qu’il n’approuvait pas qu’elle ait un petit ami. Deux jours plus tard, il a appelé la police. « J’ai tué ma fille », a-t-il dit. L’homme pourrait n’être jamais traduit en justice ; Il aurait fui en Irak.

Soeren Kern est senior fellow de l’Institut Gatestone, basé à New York.

Pour vaincre l’islamisme, détruire Daech ne suffit pas

La lutte doit aussi être culturelle

Par Aurélien Marq

Source : Causeur

La destruction militaire du califat est une nécessité. Il faut néanmoins réfléchir à ses conséquences.

L’État islamique (EI) n’est pas notre ennemi principal. Il n’est que l’excroissance d’une idéologie qui se manifeste de multiples manières. Il est une des têtes de l’hydre, il n’est pas son cœur. Et il n’est, au fond, que le frère jumeau désinhibé de l’Arabie saoudite.

Il doit pourtant être détruit, pour trois raisons au moins.

Tant qu’il existe, il exerce une fascination qui ne peut que favoriser les vocations djihadistes, l’espoir de l’incarnation réelle d’un califat largement fantasmé. Source d’inspiration pour les terroristes, il est un danger pour l’ensemble de la planète.

Les islamistes ne veulent pas la guerre civile, ils veulent l’islamisation

Il représente évidemment une menace militaire et un facteur de déstabilisation au Moyen-Orient. Il est illusoire d’espérer la conclusion d’une paix durable entre lui et ses voisins, en premier lieu mais pas seulement, l’Irak et la Syrie.

Au plan éthique enfin, l’État islamique est une monstruosité. Même s’il n’est pas seul à commettre certains crimes, aucune autre structure ne les revendique aussi ouvertement, et le laisser agir créerait un précédent dangereux. La passivité de la communauté internationale face à d’autres Etats totalitaires est problématique, mais ne peut pas servir à justifier une quelconque faiblesse face à l’EI.

Ceci étant clairement posé, il faut s’interroger sur la manière dont le califat réagira, une fois militairement détruit, et sur sa riposte contre l’Occident.

Contrairement à ce qui a trop souvent été dit et écrit, les islamistes ne veulent pas la guerre civile. Ils veulent l’islamisation.

La guerre civile n’est éventuellement qu’un moyen d’y parvenir, à condition qu’ils estiment avoir de bonnes chances de la gagner, mais elle n’est pas le seul moyen envisageable. De même, les tensions entre communautés ne sont pas un but en elles-mêmes.

Toute concession à l’islam politique est une victoire pour Daech

Dès lors qu’un Etat cède petit à petit aux revendications de l’islam politique, dans l’espoir d’apaiser les communautés les plus virulentes, par peur d’une hypothétique guerre civile, par culpabilité post-coloniale, par haine de soi ou par clientélisme électoral, les islamistes s’estiment victorieux.

A leurs yeux, chaque concession n’est pas une main tendue mais une marque de faiblesse qui les encourage à réclamer toujours plus. A poursuivre les attentats, aussi, puisque l’effet de sidération rend leurs cibles vulnérables et que, en Occident du moins, crier aux amalgames et à l’islamophobie leur permet de faire entendre leurs exigences. Réfléchissant sur le long terme, ils vont toujours plus loin mais veillent à ne pas y aller trop vite.

Cependant, les défaites militaires de l’EI sont susceptibles de changer la donne.

Que ce soit dans l’espoir de survivre en tant qu’ « Etat » territorial, ou pour se donner du temps afin de préparer son retour à la clandestinité, le califat va chercher par tous les moyens à ouvrir d’autres fronts pour obliger ses ennemis à distraire leurs ressources militaires du théâtre syro-irakien.

Dès lors, créer des troubles dans les pays qui combattent l’EI deviendra prioritaire, et il faudra s’attendre à voir se multiplier les attaques, notamment contre les cibles les plus sensibles aux yeux des opinions publiques. Ce sera temporaire et prendra probablement fin peu après la chute effective du califat, mais il ne sert à rien de fermer les yeux sur l’évidence : ce sera collectivement douloureux.

Après Daech, 5 hypothèses

Reste à anticiper la phase finale, c’est à dire le retour à la clandestinité des réseaux et des ressources de l’EI. Plusieurs hypothèses :

1. Le « califat de l’ombre ». Les dirigeants de l’« État islamique » préservent pour l’essentiel leur cohésion, et réussissent à se dissimuler en gardant leur autonomie par rapport aux autres réseaux islamistes. Défaite partielle pour les ennemis de l’EI, puisque le califat existerait toujours sous une autre forme. Cette hypothèse aurait pourtant l’avantage de maintenir en l’état la fragmentation des groupes terroristes, avec ce que cela suppose de rivalités entre eux et d’absence de coordination.

2. Prise de contrôle par Al Qaïda. Quoi qu’il arrive, la disparition du califat lui laissera un nouvel espace de développement. Modernisée, elle tirera les leçons de l’EI, et combinera désormais la structure pyramidale d’une armée clandestine et les métastases du terrorisme « uberisé ». La dureté probable des combats à venir entre le califat et les rebelles soi-disant modérés, généralement affiliés à Al Qaïda, reste toutefois un obstacle potentiel à une fusion complète des réseaux.

3. Union avec les Talibans. Reprenant progressivement le pouvoir sur une grande partie de l’Afghanistan, ils peuvent incarner le nouvel espoir d’un Etat islamiste disposant d’une assise territoriale et assumant pleinement ce qu’il est. Reste à savoir s’ils se laisseraient séduire par l’internationalisme de l’EI, ou si les agents du califat accepteraient de se contenter d’un projet purement local.

4. Rattachement à Riyad. L’idéologie wahhabite de l’Arabie saoudite est presque exactement la même que celle de l’ « Etat islamique », elle est un véritable Etat, possède les lieux saints de l’Islam, et défie ouvertement la communauté internationale en jouant un double jeu que tout le monde connaît mais que peu osent dénoncer. Certes, on imagine mal les cadres de l’EI accepter l’autorité des Al Saoud, et on voit mal la famille régnante prendre le risque d’offrir un asile aux responsables du califat. D’une part, de crainte des retombées en termes de relations internationales, d’autre part de peur de les voir ensuite se retourner contre eux, comme jadis l’Ikhwan. Mais il en va tout autrement des simples soldats et des soutiens idéologiques du califat. L’Arabie saoudite, où toute critique de l’islam peut être punie de mort, a bien obtenu la bénédiction des Américains pour diriger des programmes de déradicalisation ! Manière à peine voilée d’offrir un refuge aux combattants de l’EI, sans doute en échange de leur aide contre l’Iran, et avec la bénédiction des États-Unis. Car quel meilleur moyen pour réconcilier d’anciens adversaires que de leur désigner un ennemi commun ? En ravivant sa lutte contre Téhéran, Riyad se positionne en alternative crédible au califat pour ceux qu’anime avant tout la haine des chiites.

5. Rapprochement avec les Frères musulmans. Structure internationale, ouvertement ambitieuse, efficace, sachant jouer à merveille du duo façade légale / bras armé, la Confrérie a de nombreux atouts. Peut-être les Frères se proposeront-ils eux-aussi pour déradicaliser les soldats de l’EI ! Dans tous les cas, l’échec de l’établissement d’un califat par des moyens militaires augmentera l’attractivité de leur modèle, qui repose sur l’influence culturelle comme préalable à la prise de pouvoir politique.

Il est presque certain que toutes ces options se réaliseront à des degrés divers, les membres de l’EI et les groupes affiliés faisant chacun des choix différents, en fonction de leurs intérêts propres, des opportunités qui se présenteront et de leurs affinités idéologiques.

Mais une chose est sûre : la lutte contre l’islamisme doit être simultanément militaire, policière et culturelle, et même après la chute du califat elle sera loin d’être terminée.

François Fillon le 23 avril, le soir de sa défaite. - Crédits photo : Michel Euler/AP
«La droite a perdu parce qu’elle n’a pas osé parler d’immigration»
Source : Le Figaro

CHRONIQUE – Les Républicains sont restés sous la surveillance idéologique de la gauche, d’où leur défaite, argumente l’avocat, essayiste et président de l’Association France-Israël.


Si un homme de droite voulait s’essayer à expliquer, à la manière d’un Marc Bloch, cette étrange autant que stupéfiante défaite essuyée par son camp, il devrait éviter bien des écueils.

Il devrait d’abord prendre garde à ne pas céder trop longtemps aux délices de la joie mauvaise.

Certes, il n’est que trop humain que le citoyen marié à un parti unanimement promis à un avenir en bleu, s’estimant floué, abandonné, trahi, se console un peu en contemplant la déconfiture des héros de cette gauche extrême à qui il attribue tant de maux et s’exclame: «C’est bien fait pour Hamon!»

Dans sa hargne encolérée, il ne devrait pas non plus oublier de savourer la déconvenue d’une partie de ceux qui croyaient atteindre l’Assemblée nationale en traversant de la rive droite à l’autre. La brasse coulée est fatale aux nageurs en eaux troubles, quand le courant irrésistible est traître: «C’est bien fait!»

Assurément, notre nouvel Eros n’a pas encore chu et ses premiers pas sur la terre furent lestes. Il faut dire qu’il succède à un lourdaud terrestre

Cependant, notre homme droit ne devrait pas, passant d’un excès l’autre, crier, à l’imitation des gazettes midinettes, «Bravo l’artiste! C’est bien fait!» à Jupiter triomphant. Du moins ne devrait-il pas le crier ni trop vite ni trop fort.

Certes, l’audacieux diablotin sorti prestement de sa boîte méritait davantage l’Olympe que tout autre prétendant. Mais sur la toise céleste, cette gloire divine ne se mesure qu’à l’aune de ses pâles rivaux.

Assurément, notre nouvel Eros n’a pas encore chu et ses premiers pas sur la terre furent lestes. Il faut dire qu’il succède à un lourdaud terrestre. Mais il est trop tôt pour le faire passer de fin manœuvrier politicien qu’il est à ce grand politique que ses thuriféraires voudraient déjà qu’il fût.

De grâce, que dans son désespoir notre homme droit de droite ne s’abaisse pas, comme ce candidat aux législatives à Paris révulsé du verdict des urnes, à insulter son électeur jusqu’à lui trouver des défauts révulsifs.

Certes, le Français votant n’est pas auréolé de toutes les vertus et n’a pas à être constamment loué. Après tout, ces hommes politiques unanimement décriés sont les enfants gâtés de cette société française individualiste, déshumanisée, acculturée et largement déshonnête dont ils sont le très honnête reflet.

Mais l’électeur français est avant tout la première victime, non d’un fantomatique complot mais d’une idéologie fantasmatique cinquantenaire qui est la responsable aussi implacable qu’invisible de l’étrange défaite que la droite française vient de subir en rase campagne électorale.

C’est cette idéologie multiculturaliste, et seulement elle, qui peut expliquer pourquoi l’électeur français s’est vu interdit de débat sur les questions d’immigration et de terrorisme islamique

C’est cette idéologie multiculturaliste, en majesté médiatique impérieuse, et seulement elle, qui peut expliquer pourquoi l’électeur français s’est vu interdit, pour cause d’occultation et de diversion, de débat sur les questions désormais existentielles d’immigration et de terrorisme islamique au profit d’un économisme aseptisé.

C’est cette idéologie prétendument antiraciste qui a réussi à imposer au deuxième tour une thématique antifasciste que l’on croyait définitivement rangée dans la naphtaline historique.

C’est cette idéologie esthétique et artistique qui ne pouvait que favoriser le joli candidat étoilé des citoyens du monde au détriment de ceux ringardisés qui voudraient garder les pieds sur leur terre de France.

Cette idéologie optimiste qui voudrait faire croire que l’histoire est magique ne pouvait, dans ce contexte médiatique, que l’emporter sur ceux qui savent combien elle est tragique, dès lors qu’un surmoi sidérant continuait de paralyser l’ensemble de l’opposition nationale.

C’était sans compter avec l’inculture de la droite politique et oublier le manque de courage, de conviction et d’imagination qui l’avait toujours caractérisée

On croyait que la droite française avait remporté la bataille culturelle. L’on ne s’était pas trompé, mais il s’agissait de la droite intellectuelle qui avait surmonté ses appréhensions. Il restait à la droite politique à transformer en programme et en victoire ces essais réussis.

Mais c’était sans compter avec l’inculture de la droite politique et oublier le manque de courage, de conviction et d’imagination qui l’avait toujours caractérisée. C’est dans ce contexte embrumé qu’un chef que la droite républicaine s’était improvisé dans le brouillard de la défaite a trouvé judicieux avant le premier tour d’enterrer le ni-ni au profit de l’ennemi puis de brandir avant le second le spectre horrible de la CSG à l’exclusion de tous autres dangers sociétaux. La fin de la campagne de France était déjà décrétée par démobilisation.

Je prétends qu’il y a plus de profondeur dans le vide abyssal du discours présidentiel sur les questions sociétales que dans la stratégie politique du capitaine des Républicains. Je soutiens qu’il y a plus de cohérence voire de fidélité à la droite libérale postnationale chez le premier ministre que dans l’action erratique qui fut conduite par ceux qui étaient censés défendre le destin de cette droite qui se disait patriotique.

J’ai évoqué au début de cet article l’ombre de Marc Bloch.

Certains pourraient me trouver hyperbolique, s’agissant d’une défaite qui n’est pas nationale mais seulement politique.

J’aimerais me tromper, mais le devoir m’oblige à écrire, à l’heure sombre des bombes et des migrations invasives, qu’il y a dans ce que ne disent pas les vainqueurs les germes de ce qu’ils ne feront pas en matière de lutte contre l’islam radical et l’immigration illégale. M. Macron et ses édiles dociles ont gagné, et ce fut bien fait. Je crains pour les Français que cela fasse bien mal.

La présentation du conflit israélo-palestinien dans les médias occidentaux est, on le sait, fortement obérée par les mensonges ou inexactitudes liés au parti pris pour les palestiniens, au détriment d’Israël, éternel agresseur.

Le journal InfoEquitable s’est donné comme mission de rectifier les faits, au travers de quelques exemples – Dieu sait que la masse du travail en ce domaine est infinie.

Aujourd’hui, il revient sur la censure par la chaîne ARTE du documentaire sur l’antisémitisme.

Sur le même sujet, lire : Aliza Bin-Noun « consternée » par la décision d’ARTE de censurer le documentaire sur l’antisémitismeLe film sur l’antisémitisme censuré par ARTE en accès libre. VidéoL’autocensure européenne sur l’antisémitisme musulmanQuand Arte cède à la pression des antisémitesAntisémitisme en banlieue: Arte censure un documentaire, Retour sur la censure par Arte du documentaire sur l’antisémitisme., Censure par l’antisioniste Arte du documentaire sur l’antisémitisme
Par ailleurs, Pour Arte aussi les israéliens sont des colons et Pour Arte aussi les israéliens sont des colons II


La direction française d’Arte persiste à refuser de programmer le film.

Source : InfoEquitable
La polémique sur le documentaire consacré à la montée de l’antisémitisme en Europe n’est pas close et va connaître cette semaine un nouveau développement. La chaîne de télévision publique allemande ARD va en effet diffuser mercredi 21 juin le documentaire en cause tandis que la chaîne franco-allemande Arte refuse toujours de le programmer, le jugeant hors-sujet.

« Nous avons examiné le film de façon intense et j’ai pris la décision de soumettre de façon transparente ce documentaire au débat », a déclaré Tom Buhrow, le directeur d’ARD, en précisant que cette diffusion sera ainsi suivie d’un débat réunissant plusieurs invités sur un plateau.

La télévision allemande a manifestement opté pour la solution du bon sens. Diffuser le film, désormais baptisé « Les nouveaux visages de l’antisémitisme », et traiter les téléspectateurs comme des personnes adultes.

« Je pense qu’il est juste qu’un large public ait maintenant accès à ce documentaire controversé, et cela en dépit de ses défauts afin que chacun puisse se faire une idée », a souligné Volker Herres, le patron des programmes de l’ARD.

La décision de la chaîne publique allemande place la direction France d’Arte dans une position difficile. La chaîne culturelle persiste aujourd’hui à refuser de diffuser en France le documentaire au motif que le film ne correspondrait pas à ce qui avait été commandé aux deux réalisateurs allemands Joachim Schröder et Sophie Hafner.

De nombreuses voix se sont élevées en France pour critiquer l’attitude d’Arte, estimant que la chaîne culturelle a choisi de déprogrammer le documentaire parce qu’il révèle de manière un peu trop crue l’antisémitisme qui inspire et nourrit la mouvance anti-sioniste.

Dans un communiqué, Arte a réfuté ces accusations :

« Insinuer que c’est pour des raisons politiques que le film n’aurait pas sa place dans le programme d’Arte est parfaitement absurde : la proposition acceptée par la Conférence des programmes prévoyait expressément, conformément à la ligne éditoriale d’Arte, chaîne européenne, de traiter de l’antisémitisme masqué derrière la critique d’Israël, et cela non pas au Proche-Orient, mais en Europe », indique la chaîne.

Reste que Arte va devoir justifier qu’une différence de traitement puisse être ainsi appliquée aux téléspectateurs selon le côté du Rhin où ils se trouvent. Pour quelle raison les téléspectateurs allemands sont-ils jugés assez matures pour voir le reportage et assister à un débat ? Pour quelle raison les Français en sont-ils privés ?

Au delà des explications pas forcément convaincantes, le refus d’Arte apparaît aujourd’hui aux yeux du plus grand nombre comme une réelle mesure de censure.

Source : Le Monde Juif Info

Le journal allemand Bild Zeitung, le plus diffusé des journaux allemands (trois millions d’exemplaires quotidiens), a décidé de défier la chaîne franco-allemande Arte en diffusant sur son site internet le documentaire intitulé « Un peuple élu et mis à part, l’antisémitisme en Europe » réalisé par les cinéastes Joachim Schröder et Sophia Hafner. Bild s’expose à de gros problèmes juridiques.

Le documentaire s’attache, entre autres, à rendre compte de l’antisémitisme islamiste et lié à l’antisionisme, des sujets jugés trop « sensibles » par la direction d’Arte France. Arte a refusé d’en établir une version française, comme c’est habituellement le cas pour toutes les productions fournies par le pôle allemand de la chaîne.

Après avoir tenté d’éviter la polémique depuis plusieurs semaines, Arte a fini par répondre le 12 juin dans un communiqué que le documentaire s’était éloigné « considérablement du concept initialement convenu », et assure ne pas en avoir été informée durant sa phase de réalisation.

« Insinuer que c’est pour des raisons politiques que le film n’aurait pas sa place dans le programme d’ARTE est parfaitement absurde : la proposition acceptée par la Conférence des programmes prévoyait expressément, conformément à la ligne éditoriale d’ARTE, chaîne européenne, de traiter de l’antisémitisme masqué derrière la critique d’Israël, et cela non pas au Proche-Orient, mais en Europe », a rétorqué Arte dans son communiqué.

David Stern – © Le Monde Juif .info | Réalisation des sous-titres : Julien Delage | Photo : DR


50ème  anniversaire de la Guerre des Six Jours

à Saint Brice

Dans le cadre de ses activités Culturelles, la Communauté Israélite de Saint Brice Sous Forêt, située au 14 Allée Rouges Gorges 95350 Saint Brice, organise une grande soirée le lundi 19 Juin à 19h00, à l’occasion du 50ème anniversaire de la Guerre des Six jours (entrée gratuite).

C’est à l’occasion de cette guerre, qui fut imposée par les ennemis d’Israël de l’époque, que l’on a assisté à la libération de la ville de Jérusalem, et à la réalisation des prophéties ancestrales prédisant le retour du Peuple d’Israël sur sa terre, au profit de manifestations Divines au profit de son Peuple.

Cet événement historique, qui s’inscrit dans le cadre de l’histoire de l’humanité, et qui fait d’Israël un acteur central de cette dernière, sera relaté au travers d’un film qui sera projeté au Centre communautaire.

C’est en présence de nombreuses personnalités venues d’Israël et notamment de la Judée Samarie – enjeu important avec Jérusalem des défis qui s’imposent au peuple d’Israël et son gouvernement -, que se déroulera cette soirée.

Au-delà des enjeux politiques, il y a aussi la part qu’il nous appartient de prendre dans ce combat, et c’est, ce qui sera aussi le sujet d’un débat entre les invités et le public présent.

A la fin des échanges un buffet gratuit sera offert à tous les présents, pour cette soirée ouverte à tous.

Aussi nous vous invitons à venir nombreux et à informer vos amis de cet Evènement exceptionnel.

La rédaction de JForum.fr

 

« Lundi 19 Juin 2017 à 19h00

à l’occasion du 50 eme anniversaire de la Guerre des Six jours

Grande soirée (film & débat) au Centre Communautaire de SAINT BRICE »

 

L’image contient peut-être : texte

C’est la question à peine caricaturale qui se pose moins de 48 heures avant le 2ème tour des élections législatives dans la 8ème circonscription des Français de l’étranger, qui verra s’opposer Meyer Habib (UDI/LR) à Florence Drory (La République en Marche).

Indépendamment d’une certaine aptitude de la candidate de la majorité présidentielle à la mythomanie, Florence Drory – ainsi que sa chargée de communication en Italie Emmanuelle Desmazure –  ont fait l’objet ces derniers jours, notamment sur les réseaux sociaux, de reproches sur leurs positions sur les Palestiniens et les Israel.

C’est ainsi que le député sortant Meyer Habib a dénoncé à deux reprises les cautions fictives que sa rivale prétendait avoir reçues.

« PATHETIQUE : MADAME PAVAUX-DRORY S’INVENTE DES SOUTIENS!

Hier, Mme Pavaux-Drory a publié un post Facebook, dans lequel elle se targue d’avoir le soutien de Gérard Pullicino et Alexandre Arcady.

Gérard Pullicino, un ami de quarante ans, a été scandalisé qu’on instrumentalise son nom et m’a dit qu’il cherchait à la joindre au plus vite pour qu’elle retire son nom .

Quant à Alexandre Arcady, également un ami de longue date, il était stupéfait au téléphone et m’a certifié qu’il ne connaissait même pas le nom de Mme Pavaux-Drory.

Il s’est finalement souvenu d’un vague appel de Jack Lang, directeur de l’Institut du Monde arabe et, à ses heures perdues, de la campagne de Mme Pavaux-Drory. Je la mets au défi d’avoir un soutien signé de sa part.

Pathétique. Madame Pavaux-Drory, vous terminez bien lamentablement votre non campagne! »

 

                     

BREAKING NEWS : MADAME PAVAUX-DRORY S’INVENTE DES SOUTIENS – SUITE

Après Alexandre Arcady et Gérard Pullicino, c’est au tour d’Elie Chouraqui de se désolidariser.

Si le réalisateur de « Ô Jerusalem » a effectivement soutenu « En Marche », en aucun cas la candidate appuyée par Charles Enderlin.

Ça continue..

 

Inventions qui rendent d’autant plus croustillants les reproches qui ont été faits à Meyer Habib, qui « n’hésite pas à mobiliser Benyamin Netanyahou et les rabbins, dont le Grand rabbin d’Israël, pour être réélu », dixit, ainsi, Claude Askolovitch (CF.Il y a 613 commandements dans la Torah, aucun ne stipule que Meyer Habib doit rester député).

Rappelons que Claude Askolovitch est ce journaliste si clairvoyant, qui préférait parler de paranoïa de la communauté juive plutôt que de faits, scepticisme le faisant douter de l’antisémitisme évident de l’assassinat de Sarah Halimi (CF.Cette vieille dame assassinée qui panique la communauté juive et dont on parle peu).

Passons et ne soyons pas mesquins. Et revenons aux législatives.

On nous en voudra pas de résumer ainsi cette histoire de soutiens : il vaut tout de même mieux avoir celui de Benyamin Netanyahou, que des soutiens qui n’existent pas.

En parlant de soutiens, précisons celui, bien réel, de Charles Enderlin à la candidate d’En Marche.

Les soutiens, c’est comme les mots. On est responsable de ce que l’on dit, pas de ce que les gens comprennent.

Ne soyons donc pas rancuniers envers Florence Drory pour la caution que lui apporte le journaliste (il l’est encore ?) Charles Enderlin.

Charles Enderlin, dont le professionnalisme a cédé le pas le jour où il a pris parti contre Israël.

Charles Enderlin, au sujet duquel Meyer Habib a déclaré le 15 juin, lors du débat l’opposant à Florence Drory:

« Je préfère de loin le soutien des rabbins que celui d’Enderlin dont le reportage Al-Dura a servi de prétexte pour décapiter un journaliste juif  »

 

 

 

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Curieuse allusion de Charles Enderlin à la notion de laïcité à laquelle il semble recourir pour déplorer que « les rabbins demandent de voter Habib. »

Nous imaginons que lorsque « les rabbins » ont appelé à voter contre Marine Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles, cette intrusion d’institutions religieuses l’a choqué tout autant…

Passons sur l’ironie d’Enderlin déplorant que l’équipe de Meyer Habib n’ait pas pensé à traduire la vidéo.

Il semble croire que c’est péché pour Meyer Habib d’avoir des soutiens en Israël, alors qu’Israël fait partie de la circonscription qu’il est amené à représenter s’il est réélu.

Toujours en parlant de soutiens, évoquons le cas d’Emmanuelle Desmazure, de l’équipe de campagne de Florence Drory.

Le journal JSS a attiré l’attention sur l’empathie marquée de la militante d’En Marche pour les Palestiniens.

Ainsi, de rappeler qu’elle a exprimé son soutien par la signature d’une pétition d’Avaaz.

Nous reprenons les captures d’écran produites par JSS « Exclu.: la porte-parole de Florence Drory en Italie milite pour BDS ! »

demazure

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VZ

Le texte, pour qui connaît un peu les entreprises de boycottage d’Israël évoque aussi tôt celui du mouvement Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).

Pleurons sur les Palestiniens et boycottons les produits issus des « colonies » pour punir Israël, c’est un peu gênant de la part de la porte-parole de la candidate appelée à représenter notamment Israël.

Pour ceux qui croiraient encore qu’il existe une différence entre antisionisme et antisémitisme, évoquons les autres indignations de la militante.

Comme Charles Enderlin, comme Claude Askolovitch, elle s’est dite à plusieurs reprises très choquée de la nature des soutiens à Meyer Habib.

Pourquoi le Premier Ministre israélien a t- il ainsi apporté son soutien au candidat ?

Ma foi, peut-être parce qu’Israël, encore une fois, fait partie des pays de la 8ème circonscription des Français de l’étranger.

Qu’il est normal qu’après tout le travail effectué par Meyer Habib on se soucie d’avoir un retour et des échos dudit travail effectué là-bas….

C’est très gênant cette gêne affichée dès lors que l’on évoque les relations d’un homme politique avec le CRIF.

On nous donne l’impression qu’il fait ainsi partie d’une secte, d’un …lobby juif, qui le priverait de toute capacité de jugement.

Le « malaise » ressenti par les soutiens et cautions de  Florence Drory aurait-il été le même si, aux lieux et place de Benyamin Netanyahou, la caution serait venu d’un état non israélien ?

Décidément. On a beau être habitué, nous sommes toujours aussi déroutés lorsque les mots « juif » et « Israel » entrent dans les paramètres, tant ils dérèglent l’horloge du raisonnement humain qui perd tout bon sens et toute équité.

 

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Laissons, maintenant, les soutiens de Florence Drory et intéressons-nous plutôt au profil de celle-ci.

Meyer Habib a le premier évoqué le fait que sa rivale est « ouvertement anti-religieuse, pro-palestinienne, soutenue par le journaliste Charles Enderlin. »

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Les faits lui donnent hélas raison.

Hors cette fameuse capture d’écran d’un article du 16 novembre 2016, qui circule désormais sur toute la toile, évoquant le partenariat conclu par la délégation socialiste des Hauts-de-Seine en Israël et en Palestine avec les partis de l’internationale socialiste : le Fatah pour la Palestine et le Meretz pour Israël – alors que Florence Drory était le numéro 1 du Parti Socialiste en Israël,

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Photo empruntée à Guy Millière dans son article sur DREUZ INFOS (Source : DREUZ

 

 

Guy Millière rappelle que la rivale de Meyer Habib

« a, en 2014, fait liste commune avec son amie Chantal, épouse d’Anwar Abu Eisheh, cadre de l’Organisation de Libération de la Palestine depuis les années Yasser Arafat, ministre de Mahmoud Abbas, négationniste, terroriste, criminel contre l’humanité.(…)

Elle est soutenue par Charles Enderlin, l’homme de l’affaire al-Dura, par Claude Askolovitch, le dhimmi anti-juif fasciné par l’islam, par Gérard Collomb, grâce à qui un Institut français de culture musulmane placé au service de l’islamisation de la France va voir le jour à Lyon.

Elle a travaillé avec François Mitterrand et avec Jack Lang, qui, à la tête de l’Institut du monde arabe, banalise le terrorisme anti-juif et prépare un musée de “Palestine” pour le moment où la “Palestine” sera “libre”.

(Source : DREUZ) 

et de conclure :

« Il serait inadmissible qu’une femme aussi proche de Mahmoud Abbas entre à l’Assemblée nationale et que, par elle, Mahmoud Abbas ait un porte-voix à l’Assemblée nationale »

 

Oui, en effet, ce serait intolérable.

Franny Fisher pour JFORUM

En mai 1948, la Légion Arabe de Jordanie a expulsé les 2000 juifs qui vivaient dans la vieille ville Jérusalem, et a transformé le quartier juif en un amas de décombres.
Nous avons décidé de republier cet article essentiel de Fred Maroun, écrit en 2016.

 

Le Vrai Grief des Arabes contre les Juifs

Source : LPH INFOS

Le Conseil des droits de l’homme a établi une ‘liste noire’ qui recense toutes les entreprises juives de Judée-Samarie ainsi que des parties de Jérusalem considérées comme « occupées » par la communauté internationale.

Cette liste a été établie en fonction  de la résolution 31/36 adoptée par ce même conseil le 24 mars 2016, qui autorise à « investiguer sur les implications de l’occupation israélienne sur les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels du peuple palestinien, Jérusalem-Est inclus… ».

Cette ‘liste noire’ est ensuite utilisée par des milieux anti-israéliens, BDS en tête, pour faire du lobbying auprès de gouvernement, institutions ou entreprises afin qu’elles cessent tout contact avec ces entreprises israéliennes.

Hodaya Shah’ar, porte-parole de NGO Monitor révèle cet élément surréaliste de l’intention première du Conseil des droits de l’homme qui était de recenser toutes les entreprises israéliennes!

Voyant que ce serait techniquement impossible, il s’est « contenté » de n’inclure que celles de Judée-Samarie et Jérusalem. La porte-parole souligne qu’il s’agit en fait d’une décision purement politique destinée à faire du tort à Israël, car l’Etat juif est le seul à subir cette mesure alors qu’il y a à travers le monde des dizaines de conflits à caractère territorial mais qui sont totalement occultés par le conseil.

Dans sa réponse devant le conseil, le représentant de NGO Monitor a rappelé aux Etats membres que plusieurs dizaines d’entreprises françaises, suédoises, allemandes ou suisses ont des liens commerciaux fructueux avec des entreprises situées au Sahara occidental, en Chypre du Nord ou au Nagorny-Karabakh qui sont des exemples de territoires définis comme occupés. Il a également présenté et remis un rapport complet et détaillé du Prof. Yujin Kantorowitcz, éminent spécialiste de droit international, qui dévoile les activités commerciales fructueuses européennes avec de nombreux territoires « disputés » ou « occupés » à travers le monde et qui ne font l’objet d’aucun rapport de l’ONU.

Mais Hodaya Sha’har n’est pas très optimiste quand à l’influence de ces évidences sur l’attitude du Conseil des droits de l’homme qui est résolument acharné contre Israël.

Sylvie Goulard, dont le nom est cité dans l’enquête sur les assistants parlementaires du MoDem, a annoncé ce mardi matin qu’elle quitte le gouvernement.

Une voiture a foncé sur une camionnette de la gendarmerie sur les Champs-Élysées le 19 juin 2017 - BFMTV

Source : BFM TV

Une voiture a délibérément foncé sur un véhicule de la gendarmerie ce lundi sur les Champs-Élysées, à Paris. Des armes, des cartouches et une bonbonne de gaz ont été retrouvées, selon des informations de BFMTV.

https://twitter.com/prefpolice/status/876802073643409408

Un journaliste de Libération qui était sur place au moment des faits a évoqué une « implosion » à l’intérieur de la voiture qui bloquait une colonne de véhicules de la gendarmerie.

« Je vois une implosion dans l’habitacle du véhicule à l’arrêt, avec un jet de flamme qui sort. Les gendarmes se précipitent dans leur camion pour prendre des outils et cassent les vitres de la voiture. Un motard les aide. Ils arrivent à ouvrir la voiture, qui est toujours en feu. Ils sortent un homme et ils le tirent jusqu’au sol pendant que d’autres utilisent des extincteurs. »

BFMTV – L’intervention de police sur les Champs-Élysées le 19 juin 2017

Le Pré-Saint-Gervais, ce dimanche. Plusieurs dizaines de personnes ont répondu à l'appel du collectif "Urgence notre police assassine" et de la famille d'Akram, grièvement blessé dans une chute à scooter alors que la police tentait de l'interpeller. LP/E.M.

Source : Le Parisien

Une centaine de personnes se sont rassemblées ce dimanche au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), pour dénoncer une «bavure» sur un jeune homme placé dans un coma artificiel, selon sa famille, après avoir chuté d’un scooter alors que la police tentait de l’interpeller.

De la famille, des amis, des voisins. Ce dimanche après-midi, plusieurs dizaines d’habitants du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) se sont rassemblés sur la place Séverine pour dénoncer «une bavure». C’est ici, entre les immeubles de briques rouges, qu’Akram, 24 ans, a lourdement chuté à scooter, jeudi midi. Souffrant d’un traumatisme crânien, le jeune homme a été placé en coma artificiel. Il se trouve toujours entre la vie et la mort.

Ce midi-là, des policiers effectuent une surveillance sur la place Séverine. Selon une source proche du dossier, ils observent particulièrement deux jeunes hommes et Akram sur son scooter. Ils les soupçonnent tous trois de trafic de stupéfiants et, un peu avant 13 heures, décident de les interpeller. Le jeune conducteur, sans casque, parvient à échapper à deux fonctionnaires. «Un troisième était caché derrière une rangée de véhicules, il s’est placé sur la chaussée et a intimé l’ordre de s’arrêter. Le véhicule roulait à 20 ou 25 km/h, décrit une source proche du dossier. Voyant que le scooter ne s’arrêtait pas, le policier a pivoté de 45 degrés et a mis son bras pour se protéger du choc. Il y a eu un contact avec le scooter, ce qui l’a déséquilibré. Il a zigzagué, le conducteur a perdu le contrôle et est tombé.»

Une version contestée par plusieurs personnes, présentes ce dimanche au rassemblement. «Le policier était dissimulé derrière un conteneur, il est sorti et il a poussé Akram. Il est tombé, sa tête a cogné contre le pare-chocs d’une voiture puis contre le trottoir. Alors qu’il était inconscient, ils ont essayé de le menotter», raconte un ami du jeune homme. «Après l’accident, il n’y a pas eu une bonne prise en charge, s’indigne le frère aîné d’Akram. Ils l’ont fait marcher jusqu’au camion de pompiers.» «Déjà, d’où tu pousses un mec sur un scooter alors qu’il n’a pas de casque ?», ajoute le beau-frère de la victime.

«Il faut que les policiers prennent conscience de ce qu’ils ont fait, explique un ami d’Akram pour justifier sa présence au rassemblement. C’est traiter les gens comme des animaux ce qui s’est passé. Des policiers viennent d’ailleurs (NDLR : de la compagnie de sécurité et d’intervention de Paris) et font des contrôles inacceptables.»

La famille d’Akram assure ne pas avoir pu porter plainte dans deux commissariats où elle s’est présentée. Elle compte déposer plainte auprès de l’inspection générale de la police nationale ce lundi. «Il n’y a pour l’instant pas de témoignage apportant une version différente (NDLR : que celle des policiers)», indique une source proche du dossier.

«Il faut que les personnes qui ont vu se manifestent pour que sorte la vérité», répète Amal du collectif «Urgence notre police assassine». Contacté par la famille et coorganisateur du rassemblement, le collectif compte accompagner les proches d’Akram.

 

Joseph Roth avant Joseph Roth

Quand le plus grand romancier autrichien pensait la politique

Par Matthieu Baumier

Source : Causeur

Écrit par l’un des plus grands écrivains de langue allemande, Joseph Roth, auteur justement célèbre pour La Marche de Radetzsky, Gauche et Droite est une surprise.

Quand on rencontre un livre exceptionnel dont on ignorait l’existence, c’est un choc. Gauche et Droite a été publié en Allemagne en 1929, et édité une première fois en France en 2000. Sans bénéficier de l’écho que son brio mérite pourtant. Un grand merci aux Belles Lettres de le rendre de nouveau aisément accessible.

Un monde qui disparaît

Ce livre a paru trois ans avant La Marche de Radetzsky, « roman-monde » par lequel Roth fait vivre de l’intérieur la chute de l’Autriche-Hongrie. Dans les pas d’une famille, au long de trois générations. Un roman qui fait penser, par exemple, de par son ampleur et la place de la famille, à d’autres chefs-d’œuvres comme Les Buddenbrook de Thomas Mann.

Roth, c’est un écrivain de cette veine et de cet ordre-là. Il y a quelque chose de ces ambiances, celles d’un monde qui disparaît tandis qu’il était « le » monde : les sociétés bourgeoises germanophones d’Allemagne comme d’Autriche-Hongrie, Vienne et Berlin en somme.

Joseph Roth est né en 1894 en Galicie, province austro-hongroise jusqu’à la défaite des Habsbourg durant la Première Guerre Mondiale. Du côté de l’Ukraine actuelle. Mort en 1939 à Paris, il  a vécu la charnière d’un siècle mais plus encore, celle d’un monde. La Grande Guerre est ce moment qui voit s’écrouler la « Belle Époque », et plus généralement le monde né du 19e siècle et de la Révolution industrielle. Écroulement particulièrement vif à Berlin et Vienne où il est aussi disparition des empires vaincus. Ce sont des modes de vie qui s’estompent, des mondes engloutis. Et ce sont ces moments que l’écriture de Joseph Roth fait vivre.

Paul et Théodore

Juif de langue allemande, Roth a déjà une dizaine de livres au compteur quand paraît Gauche et Droite.

Il est alors à Berlin. La force d’évocation de ce que fut la Mitteleuropa saisit son lecteur, dans ce roman comme dans la suite de son œuvre. L’écriture de Joseph Roth, c’est le ton et la couleur d’un Berlin disparu. Familier, tant le monde englouti dont parle l’écrivain est inscrit en nous, européens.

Et cependant étrange tant cela semble maintenant lointain. À peine un siècle et pourtant… Les grands textes ont peu à voir avec la temporalité, celle de leur écriture comme celle de leur lecture. Parlant de ces hommes d’un Empire disparu, Roth parle aussi de nous : « L’homme est tombé dans un trou et là, prisonnier du vide de son corps, il marche d’un pas lourd à travers la nuit ».

Cet homme, c’est nous. Il n’y a pas véritablement de héros dans Gauche et Droite, même si le protagoniste apparemment principal en est Paul Bernheim, évoqué dès la première phrase du roman par un narrateur dont l’on ne saisira l’identité qu’à la toute dernière ligne : « J’ai gardé le souvenir d’une époque où Paul Bernheim promettait de devenir un génie ».

Il y a Paul, son frère Théodore aussi. Ils sont ennemis. Théodore flirte avec le nationalisme allemand völkisch, s’engage même. Il est raciste, antisémite. Paul, de retour de la guerre, fait des affaires, essaie de maintenir une entreprise familiale menacée par le développement d’un capitalisme nouveau fondé sur l’actionnariat. Un capitalisme qui donne le pouvoir économique à des aventuriers comme Brandeis, autre personnage essentiel du roman.

Il y a les figures de femmes aussi, la mère, les épouses. Fortes personnalités, loin d’être effacées dans un monde bourgeois où les femmes apprennent à bien distinguer le mariage et l’amour. Une bourgeoisie, une économie familiale ancienne, un Empire s’écroulent, et les hommes anciens sont tenus à bout de bras par des hommes venus de nulle part, mariés à des comédiennes. Des hommes qui font les richesses nouvelles, comme Nikolas Brandeis, émigré russe juif.

Ecriture nostalgique

On peut percevoir de la nostalgie dans l’écriture de Roth. C’est surtout d’observation qu’il s’agit. À travers l’évocation des Bernheim, famille sur le déclin, comme de Berlin, où se situe l’essentiel du roman, Joseph Roth donne une chronique minutieuse de la société allemande et autrichienne de son époque.

L’affrontement entre les deux frères Bernheim est aussi le tourbillon politique qui gangrène la République de Weimar. Une époque où un Hitler ou un autre arpentent les brasseries. Un monde traumatisé par la Première Guerre Mondiale, la défaite, l’effondrement. Mais un monde d’effervescence : politique, cinéma, théâtre, presse, cabaret, affaires, actionnariat, montée de la xénophobie, nationalismes… On pense à Jünger, et aux corps francs. Gauche et Droite est un très grand roman de langue allemande, ainsi qu’on peut le dire des romans de Thomas Mann. Et une sacrée belle surprise pour son lecteur.

Gauche et droite de Joseph Roth (Belles Lettres, 2017)

(Source de l'image: Rama / Wikimedia Commons)
Islamisation: Erdogan construit un réseau de partis politiques en Europe

Par Yves Mamou

Source : Gatestone Institute
  • La chose remarquable à propos du Parti égalité et justice (PEJ), le nouveau parti musulman en France, est qu’il est partie intégrante d’un réseau de partis politiques que le président turc Erdogan et l’AKP construisent pour influencer chaque pays d’Europe et influencer l’Europe au travers de sa population musulmane.
  • Quel est leur programme ? Rien que du classique pour un parti islamique : abolir la loi sur la laïcité qui, depuis 1905, établit la séparation de l’église et de l’État ; liberté pour les écolières de se voiler à l’école ; et la solidarité communautaire (par opposition aux droits individuels) en tant que priorité. Le tout enveloppé dans le drapeau pas si innocent de la « lutte contre l’islamophobie », un concept inventé pour clore le bec des critiques de l’islam.
  • « Le but [d’un parti islamiste] est le monde, pas un mandat. Sa mécanique est déjà rodée dans nos pays au sud : il prend le pouvoir au nom de la démocratie, puis suspend la démocratie par usage du pouvoir. Au mieux. Au pis, il opte pour la démarche du crabe qui garde ses pinces derrière son dos : pas d’ambitions politiques affichées, mais une ambition millénaire dans la tête : convertir les habits, les corps, les liens, les arts, les crèches, les écoles, les chants, la culture, puis attendre que le fruit tombe dans le creux du turban… Un parti islamiste est un piège ouvert … Si on le refuse, on bascule soi-même dans la dictature, mais si on l’accepte, on s’y soumet… » – Kamel Daoud, écrivain algérien, Le Point, 2015.

La mécanique des élections législatives commencée le 11 juin est en cours, les premiers résultats tombent. Une affaire qui roule ? Pas vraiment !

Un nouveau parti musulman a surgi dans le spectre politique français : le Parti Egalité Justice (PEJ).

Ce n’est pas la première fois qu’un parti musulman se crée dans l’Hexagone.

« Français et Musulmans » proche de L’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), elle-même émanation des Frères musulmans, en est un autre.

Mais la nouveauté du PEJ tient au fait qu’il fait partie d’un réseau de partis politiques construit par le président de Trukey, Recep Tayyip Erdogan et son Parti de la justice et du développement (AKP).

Le but de ce réseau est d’influencer chaque pays d’Europe et d’influencer l’Europe à travers sa population musulmane.

PEJ : un parti Pro-Erdogan en France

Le PEJ a été créé en 2015 à Strasbourg et présente 68 candidats. Pas assez pour couvrir tout le territoire, mais assez pour être représenté efficacement dans les circonscriptions où les populations turques et musulmanes sont fortement représentées.

On estime que les citoyens français d’origine turque représentent 600 000 personnes en France, sur une population musulmane de 5 à 15 millions, selon des statistiques officieuses, les statistiques officielles n’existant pas.

Le PEJ est le premier parti en France établi par les Turcs. Le PEJ a déjà participé aux élections départementales de mars 2015, mais a été éliminé au premier tour.

Selon le magazine Marianne : « le Parti égalité justice est étroitement lié au Conseil pour la justice, l’égalité et la paix (Cojep), une ONG internationale qui constitue, partout où elle s’implante, le relais de l’AKP », le parti du président turc Recep Tayip Erdogan. Selon L’Express, « de nombreux gestionnaires de PEJ occupent des fonctions de responsabilité dans le Cojep ».

Quel est leur programme ? Tout ce qu’il y a de plus classique pour un parti islamiste : abolir la loi de 1905 qui fonde la séparation de l’Église et de l’Etat ; autorisation de porter le voile pour les écolières dans les écoles publiques; nourriture halal dans les écoles ; soutien aux Palestiniens; solidarité communautaire (par opposition aux droits individuels)…. Le tout est enveloppé dans le drapeau de la « lutte contre l’islamophobie », un concept inventé pour taxer de racisme et clore le bec de tous ceux qui pourraient être tentés de critiquer l’islam.

Selon Marianne, Mine Gunbay, responsable des droits de la femme au conseil municipal de Strasbourg, a dénoncé sans crainte et sans relâche la métamorphose de Strasbourg en « laboratoire politique de l’AKP ». Strasbourg est la ville où Erdogan a été autorisé par l’ancien président Hollande à faire campagne en octobre 2015. En toute légalité.

Une autre initiative turque remarquable est la probable nomination en France d’Ahmet Ogras, représentant de l’Islam turc en France, à la présidence du Conseil français du culte musulman (CFCM).

Ahmet Ogras est connu pour sa bonne relation avec le parti AKP d’Erodgan. Le CFCM est la structure juridique construite par le gouvernement français pour tenter d’avoir un interlocuteur unique pour tout ce qui concerne l’islam en France. Jusqu’à présent, tous les présidents du CFCM étaient d’origine algérienne ou marocaine.

Autriche

En Autriche, en 2016, des « citoyens turcs » ont fondé le parti Nouveau mouvement pour l’avenir (NBZ) pour donner aux Turcs une voix en politique. Le président de NBZ, Adnan Dinçer, a expliqué que la montée des partis extrémistes de droite avait amené les Turcs résidant en Autriche à travailler plus rapidement. « Les acteurs politiques prennent des décisions concernant les minorités qui travaillent ici, mais nous ne sommes pas impliqués dans ce mécanisme décisionnel », a-t-il déclaré. La NBZ affiche clairement son soutien au controversé président turc Recep Tayyip Erdogan et a condamné le « mouvement Gülen », que le gouvernement turc a accusé avoir fomenté un coup d’Etat en juillet 2016.

Pays-Bas

Denk, un parti fondé par Tunahan Kuzu et Selçuk Öztürk en mars 2017, est devenu le premier parti minoritaire ethnique à entrer au parlement néerlandais. Le parti, apparemment un porte-parole du président turc Erdogan, a remporté trois sièges aux dernières élections.

Le chef du parti, Tunahan Kuzu, a déclaré : « C’est le début d’un nouveau chapitre de notre histoire. Les nouveaux Pays-Bas se sont exprimés à la Chambre ».

Bulgarie

La population musulmane de la Bulgarie est composée de Turcs (sunnites), de chiites bulgares et de Roms, qui représentent ensemble 7-8% de la population totale. La Bulgarie compte trois partis politiques musulmans tous composés de turcs.

L’un de ces partis est le Mouvement pour les droits et libertés (HÖH), fondé en 1990 par Ahmet Doğan. En 2014, HÖH était représenté par 38 personnes au Parlement (15%) et avait quatre députés au Parlement européen (PE).

HÖH allié au Parti socialiste bulgare (BSP) et a son mot à dire dans la gestion du pays, même si son leadership a changé après que Doğan ait subi une tentative d’assassinat en 2013.

Mécontent de HÖH, Erdogan a travaillé à créer d’autres partis pro-turcs en Bulgarie.

Allemagne

De nombreux Allemands d’ascendance turque se sont investis dans les partis politiques ayant déjà pignon sur rue en Allemagne. Mais d’autres ont entrepris d’influencer la politique de l’extérieur.

L’ Allianz Deutscher Demokraten (« Alliance des démocrates allemands», ADD) est un petit parti fondé par Remzi Aru, en réaction à la reconnaissance par le Parlement allemand du génocide arménien.

ADD est amical envers Erdogan et a tenté d’établir une base électorale au sein des communautés immigrantes et musulmanes. Ses dirigeants semblent avoir eu des difficultés à collecter les 1000 signatures nécessaires pour participer aux élections de mai 2017 en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Un autre parti musulman-allemand est le Bündnis für Innovation und Gerechtigkeit (« Alliance pour l’innovation et la justice », BIG), qui existe depuis 2010, mais sans beaucoup de succès.

La loi allemande interdit le financement étranger des partis politiques et un parti des Turcs aura à remplir un certain nombre d’obligations pour officier en tant que tel.

Le piège islamiste

Un parti islamiste dans une démocratie est, selon l’écrivain algérien, Kamel Daoud, « un piège ».

Dans une tribune publiée par Le Point en 2015, il écrit:

« Un parti islamique en France ? Objet politique fascinant : on ne peut pas le refuser, mais on ne peut pas l’accepter. Rien ne résume mieux le piège français pour l’étranger du Sud : que vont-ils faire, ces Français ? Si la France dit oui, elle se soumet, sur le long terme. Un parti islamique est un parti islamiste par pente naturelle. Par définition. Son but est le monde, pas un mandat. Sa mécanique est déjà rodée dans nos pays au sud : il prend le pouvoir au nom de la démocratie, puis suspend la démocratie par usage du pouvoir. Au mieux. Au pis, il opte pour la démarche du crabe qui garde ses pinces derrière son dos : pas d’ambitions politiques affichées, mais une ambition millénaire dans la tête : convertir les habits, les corps, les liens, les arts, les crèches, les écoles, les chants, la culture, puis attendre que le fruit tombe dans le creux du turban. C’est la démarche horizontale, doctrine des colombes dans cette aire-là. Un parti islamiste est un piège ouvert : on ne peut pas le refuser au nom de la démocratie et c’est la démocratie qui le paiera en premier si on l’accepte. Si on le refuse, on bascule soi-même dans la dictature, mais si on l’accepte, on s’y soumet.
« Dès qu’il fait irruption sur une scène politique, il provoque les mêmes conséquences qu’en Algérie, en Égypte, au Pakistan, au Sahel ou en Tunisie: il divise le pays entre éradicateurs (ceux qui veulent éradiquer les islamistes) et réconciliateurs (ceux qui prônent le dialogue avec le monologue des islamistes) et fatalistes (ceux qui attendent que cela passe). ».

Fin analyste politique, Kamel Daoud sait – et tout le monde sait – que personne en France n’a LA solution pour affronter le problème islamiste. La seule question est : qui va gagner ? Réconciliateurs ou Eradicateurs ? Une chose est sûre pour l’instant, les réconciliateurs sont au pouvoir pour les cinq prochaines années.

La première femme voilée élue membre du Parlement déclenchera une crise de civilisation qui n’a sans doute pas d’équivalent dans l’histoire de la France.

Yves Mamou, basé en France, a travaillé pendant deux décennies en tant que journaliste pour Le Monde. Suivez Yves Mamou sur Facebook.