Authors Posts by Solange Hendi

Solange Hendi

1386 POSTS 3 commentaires

Le conseil des ministres allemand a validé un projet de loi contre les contenus haineux de certains réseaux sociaux comme Facebook ROSLAN RAHMAN (AFP/Archives)
Le journal britannique The Guardian, qui a eu accès à plus d’une centaine de documents internes destinés aux modérateurs de Facebook, révèle entre autres les régles du réseau social concernant les posts négationnistes.
D’après le quotidien, l’un des documents précise que les modérateurs sont chargés de supprimer les posts et images négationnistes uniquement dans les pays où l’entreprise craint d’être poursuivie en justice.

Ainsi, la suppression des messages ou images à caractère négationniste n’est effective que dans quatre des quatorze pays qui interdisent le déni de la Shoah.

Le Guardian cite l’un des passages du document en question: l’entreprise « n’envisagera de bloquer ou supprimer un message ou une image négationniste que si nous risquons d’être bloqué ou sanctionné légalement par un pays ».

Facebook justifie cette politique en insistant sur le fait qu’elle ne se soumet pas à la loi locale si celle-ci « constitue un obstacle à un monde ouvert et connecté. », rapporte le quotidien.

Les quatre pays dans lesquels Facebook applique véritablement sa politique anti-négationniste sont la France, l’Allemagne, Israël et l’Australie.

D’après le Guardian, l’entreprise a réagi en indiquant que le nombre de pays avancé dans le document est « inexact », sans donner plus de détails.

Facebook dit toutefois reconnaître « les sensibilités autours de la question du déni de la Shoah en Allemagne et dans d’autres pays et nous faisons en sorte que nos modérateurs soient respectueux de cette sensibilité ».

Le Pakistan avait bloqué Facebook pendant deux semaines en 2010 après la publication d’un contenu supposément blasphématoire
LEON NEAL (AFP/Archives)

Cette politique de non-censure systématique s’applique aussi aux publications anti-migrants ou anti-réfugiés.

En effet, s’il est demandé aux modérateurs de « supprimer les contenus deshumanisants ou les appels à la violence contre les réfugiés », il est ensuite précisé que cette catégorie de personnes ne « bénéficiera pas de l’entière protection prévue par la politique ‘anti-haine’ de l’entreprise car nous souhaitons que les gens puissent avoir des discussions générales sur les migrants et l’immigration ».

Un commentaire tel que « Fuck immigrant » ne sera donc pas supprimé, indique le Guardian.

Le réseau social est dans le viseur de nombreux pays en raison de la résurgence de messages à caractère haineux et d’appels à la violence.

L’incitation à la haine sur internet est une question très sensible en Europe notamment où les autorités de divers pays, dont l’Allemagne, demandent depuis à Facebook de modérer davantage les commentaires.

En 2014, la police allemande a recensé 1.119 cas d’incitation à la haine sur internet et 3.084 en 2015.

En Israël, un ministre a même accusé le géant de l’Internet, d’entraver les efforts de la police pour attraper les terroristes, et a estimé que Mark Zuckerberg a « du sang sur les mains ».

Source : I24 News

A ce stade, on ne parle plus d’impudeur ou de manque de respect : certaines des réactions sur les réseaux sociaux à l’attentat terroriste de Manchester de lundi soir ont, non pas étonné, hélas, mais choqué.

D’Alain Soral et Hichem Hamza à Xavier Ternisien, des propos qui provoquent le dégoût, mais qui ont le mérite d’être cohérents avec leur positionnement.

Pas d’étonnement, donc, mais, pour reprendre les termes de Gilles Clavreul, oui, « il vient un moment où il faut dire les choses et les exposer publiquement ».

Ainsi, « Voilà deux salopards, Alain Soral et Hichem Hamza, dit Panamza, qui déversent leur haine et leur délire complotiste moins de 24 heures après l’attentat de Manchester.

Je ne ferai pas honte une nouvelle fois aux directeurs d’association « antiracistes » qui les ont encensés, aux « intellectuels » qui les ont défendus, aux blogueurs qui les reprennent, ni aux journalistes qui leur ont tendu un micro complaisant.

Qu’ils se contentent de faire silence.

Gilles Clavreul.

L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes_soleil et texte

Aucun texte alternatif disponible.

Alain Soral, le patron d’Egalité et Réconciliation continuant sur son site son oeuvre complotiste (Manchester : quand la « kabbaliste » Ariana Grande souhaitait la mort de ses fans), où il trouve le culot et l’énergie de profiter du message laissé par l’artiste sur twitter suite à l’attentat pour y évoquer sa peine, pour évoquer ses penchants « kabbalistiques » et suggérer qu’elle ne devait pas être si affligée que cela.

Dans un autre registre, Gilles Clavreul a attiré l’attention sur le cas de Xavier Ternisien.

Xavier Ternisien est un journaliste français, et ancien responsable de la rubrique « Religions » au service « Société » du quotidien Le Monde.

On lui a souvent reproché sa complaisance envers l’islamisme, en particulier à l’égard des Frères musulmans et de Tariq Ramadan.

« Oui c’est troublant de se souvenir que ce jeune retraité a été pendant des années rubricard « religions » au Monde, où il chantait les louanges de Tariq Ramadan. »

Gilles Clavreul.

La complaisance envers l’islamisme, et les palestiniens, est malheureusement le fait de beaucoup d’autres en France.

Ainsi du Parti des Indigènes de la République, dont l’antisionisme n’est plus à prouver, et qui fait feu de tout bois pour maintenir éveillée la haine contre le peuple juif et l’Etat d’Israel.

Sans surprise, le PIR s’est ainsi pleinement associé aux terroristes palestiniens emprisonnés en Israel, et qui font la grève de la faim depuis pusieurs semaines, à l’initiative de l’assassin Marwan Barghouti.

Ce dernier bénéficie d’une complaisance inexplicable en Occident, où on feint d’oublier qu’il a été condamné à la prison à perpétuité pour avoir été le leader des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, la branche armée du Fatah, et organisation considérée comme terroriste par l’Union Européenne, les États-Unis, le Canada et Israël.

Ce groupe a commis de très nombreuses attaques durant la seconde Intifada qui ont causé la mort de dizaines d’Israéliens et blessé des centaines d’autres.

Lire à ce sujet La couverture de la grève de la faim de Barghouti en Occident, Les excuses de Pizza Hut sur Barghouti sont fausses !,  La barre chocolatée de Marwan Barghouti ©La vérité sur la grève de la faim des PalestiniensPrisons : A quand la grève des attentats contre les Juifs ?© et L’écran de fumée de la grève de la faim palestinienne©)

Les assassinats du terroriste n’empêchent pas le déferlement, depuis plusieurs années, d’une vague de sympathie en France, où plusieurs municipalités ont tenu à lui décerner le titre de Citoyen d’Honneur.

Ainsi de la ville d’Aubervilliers, ville où, en 2015, Barghouti est déchu du titre de citoyen d’honneur. Et la justice a débouté ses supporters d’une nouvelle demande, grâce à des avocats comme Jérémie Boulay.

Aux motifs suivants :

« il ressort des pièces versées au dossier que M. Marwan Barghouti est partie prenante dans le conflit israélo-palestinien et qu’il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la justice de l’Etat d’Israël pour des meurtres de civils israéliens… »

Mais comme manifestement sa nomination est devenue une priorité, ses fans se sont à nouveau mobilisés dans la rue le 25 février 2017, menés par la Maire elle-même, Meriem Derkaoui (PCF), pour réclamer que ce terroriste soit citoyen d’honneur.

Les problèmes que connaît Aubervilliers importent peu a ces gens. Il faut récompenser cet assassin…

Autant dire que la grève de la faim observée par Barghouti et ses condisciples est du pain béni pour ses fans français.

De nombreuses manifestations se tiennent régulièrement pour réclamer sa libération.

En dernier lieu, ce soir, mercredi 24 mai, place de l’Opéra, profitant de la venue de l’artiste Sarit Hadad, qui se produit à l’Olympia.

« Soutien à la glorieuse résistance des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis plus de 30 jours !
Youssef Boussoumah: « En #France, au coeur de l’impérialisme, nous devons suivre cet élan de solidarité et ne pas faiblir. Le mois sacré du Ramadan approche, faisons que la victoire des prisonniers #palestiniens soit aussi celle de tous ceux qui sont épris de justice et de liberté à travers le monde ». #FreePalestine

37ème jour de grève de la faim des prisonniers palestiniens. Soutien à la grève de la Dignité et de la Liberté!

Mercredi 24 mai 18h00 : Rassemblement de soutien à la resistance palestinienne, place de l’Opéra (Paris)

A l’instar des rassemblements du BDS, interdits mais tolérés, il ne faut pas espérer que ces rassemblements pro-Barghouti soient interdits.

Il importe peu à l’Etat Français que ces manifestations soient en réalité des appels à la haine.

Comment peut-on raisonnablement déplorer le terrorisme lorsqu’on accepte sur son sol de telles manifestations d’apologie de ses crimes ?

Franny Fisher

Manchester: vous n’avez pas rêvé, les médias ont parlé d’un “incident” terroriste

Ingrid Riocreux

Source : Causeur

En anglais, « a terrorist incident » est un « acte terroriste », de même que « incidents of violence » correspond à notre expression « des actes de violence ». Une erreur de traduction court donc depuis ce matin dans toute la presse.

Nos journalistes ont, semble-t-il, éprouvé une certaine gêne en entendant la police anglaise parler de « terrorist incident ». Mais comme ils raffolent des anglicismes, renonçant à traduire l’expression, ils se sont contentés d’une francisation minimale et se sont abrités derrière les guillemets :

Je ne pense pas avoir été la seule à tiquer puisque quand on clique sur ces trois articles, on constate que les titres en ont été modifiés.

Titre 1 :

Titres 2 et 3 (disparition de l’article n°2, apparemment) :Si l’on en croit l’horaire de modification des articles, la prise de conscience a eu lieu en milieu de matinée:

Il est vrai que ce n’est pas forcément à 2h45 ou à 5h54 du matin qu’on est le plus lucide.

A 6h, on est plus frais. Pourtant (cf. 0:50)

Certes, la journaliste détache le mot par son intonation pour bien montrer qu’il s’agit d’une citation. C’est aussi la fonction des guillemets ici, par exemple :

La question laisse entendre qu’il y aurait une différence de gravité entre « incident terroriste » (« terrorist incident ») et « attentat suicide » (« suicide bombing »). En anglais, ce n’est pas le cas: un attentat suicide est une attaque terroriste (bonne traduction de « terrorist incident »). Donc cette interrogation n’a aucun sens, elle est totalement à côté de la plaque.

En français, le mot « incident » signifie: événement sans gravité.

En anglais, il peut parfois avoir ce sens mais dans son usage courant, il est très proche de l’étymologie latine (in-cidere) qui exprime l’idée que quelque chose nous arrive, nous « tombe dessus », sans présumer de la gravité de ce quelque chose. Comme me l’indique mon bon vieux Collins, « an incident is something that happens ».

En répétant cet anglicisme porteur d’un oxymore ridicule, les journalistes ont donné une piètre image de la police britannique, qui semblait vouloir ainsi éviter de dramatiser ce qui était, manifestement, une horreur. Et puis, bien sûr, ils nous ont donné une fausse information (fake news?) puisque ces policiers n’ont jamais dit que l’attentat de Manchester constituait un « incident terroriste ». Ils ont dit que c’était un « acte terroriste ». Seulement, comme ils sont anglais, ils l’ont dit en anglais.

Merci de faire parvenir cet article à notre nouveau Ministre de l’Education Nationale afin de lui confirmer (puisque c’est, semble-t-il, sa position) qu’il est urgent, en effet, de renforcer l’enseignement des langues anciennes, des langues étrangères… et du français.

Voilement des fillettes : la CAF finance-t-elle les islamistes ?
☆☆☆☆☆
Mohamed Louizi

«Nous acceptons les chèques vacances …» : cette phrase, se terminant par trois points de suspension, est toujours visible sur la page Facebook de l’association islamiste «La Oumma de Brétigny-sur-Orge»[1] que préside la «sœur» Diabou Demble[2].

Cette association a annoncé, le 16 mai dernier, l’organisation d’un séjour pour enfants, filles et garçons de 7 à 16 ans, en Haute-Savoie. Une annonce qui a visiblement subit une «légère» modification très significative. Car, au départ, les trois points de suspension n’existaient pas. Désormais, ils remplacent ce passage initial : « Nous sommes agréé CAF département du RHÔNE et LOIRE, puis VACAF département de la Haute-Savoie, Savoie, Ardèche, Isère, Bas-Rhin (67), Paris (75), Seine saint Denis (92) », comme le montre l’historique des modifications, disponible en cliquant sur « modifier => afficher l’historique des modifications » : ici[3] ! Peut-être, la révélation de cette information sur Tweeter a convaincu les organisateurs de la nécessité de masquer cette information juste scandaleuse[4] !

Si cette information se vérifie, la CAF se rendrait coupable — par naïveté ou par ignorance — de financement des séjours de vacance, organisés par une structure associative islamiste, très active dans le voilement des fillettes. Une situation assurément incompatible avec le contenu même de «La charte de la laïcité de la branche famille» adoptée par la CAF[5]. Celle-ci précise dans son article 3, je cite : «La laïcité a pour principe la liberté de conscience».

Soit. Mais le voilement des fillettes, dès l’âge de 3 ans, est sans doute une négation de cette liberté. Un enfant mineur ne choisit pas sa religion à cet âge. Il subit les manipulations des «adultes». Par ailleurs, l’article 4 de cette charte dit : «La laïcité contribue à la dignité des personnes, à l’égalité entre les femmes et les hommes…». La CAF doit savoir que le voilement des fillettes, dès l’âge de 3 ans, est un viol de l’innocence — le mot est assez faible — effaçant la dignité, instaurant l’inégalité entre les femmes et les hommes et installant, dans l’inconscience des fillettes, l’obligation de se soumettre au diktat moyenâgeux des frérosalafistes !

En espérant que les services centraux de l’Etat puissent examiner cette situation inadmissible, il me semble important de préciser que cette association cible, par ses activités, avec la complicité des parents, en priorité des enfants en bas-âge. Ses activités[6] se passent essentiellement à Brétigny-sur-Orge et dans l’une de ses mosquées. Elles peuvent se dérouler en Arabie Saoudite, comme fut ce voyage «cultuel» en juin 2016. Elles peuvent se dérouler aussi au sein de l’institut idéologique frérosalafiste de Château-Chinon, IESH (Institut Européen des Sciences Humaines), que dirigent les Frères musulmans de l’UOIF et qui reçoit des financements occultes de la Qatar Charity, entre autres. Les photos dévoilent un univers islamiste, tout sauf ludique, que financerait la CAF, inconsciemment. Ladite association se prépare pour ouvrir «incha’Allah une école d’ici 2017-2018. Dans un premier temps une école maternelle puis à la suite une école élémentaire »[7]. Car, disent les responsables : «L’éducation de nos enfants, c’est la formation de la Oumma de demain» !

L’islamisme a plusieurs façons d’imposer son idéologie dans (et sur) les têtes et ses terreurs dans les esprits et dans bien des territoires à conquérir. Le voilement des fillettes sert, à long terme, son contre-projet de société. Plus de fillettes voilées, c’est aussi plus de candidates en rupture avec l’école de la République, pour grossir les rangs des établissements privés islamistes sous (ou sans) contrats d’association avec l’Etat : la FNEM de l’UOIF ne peut que s’en réjouir. L’islamisme «opérationnel» tue des enfants à Manchester. L’islamisme «réserviste», par ce voilement précoce imposé à des fillettes innocentes, «tue» l’enfance au vu de tous. Les deux islamismes se différencient pour s’unir dans l’efficacité, sous la même bannière.

Le cas de Brétigny-sur-Orge est loin d’être un cas à part. De Roubaix à Marseille, en passant par Paris, des associations islamistes endoctrinant d’innocentes fillettes pour préparer les femmes voilées de la Oumma sont nombreuses. L’État se doit de réagir fermement et d’agir sans tarder. Moi, président de la République, même bénéficiant des votes des islamistes, je protégerai l’enfance contre l’endoctrinement précoce. Chaque enfant de la République a le droit d’être ce qu’il est et non ce que l’islamisme voudrait qu’il soit.

.Notes :
☆☆☆

[1]-Lire ici : https://www.facebook.com/LaOummadeBretignySurOrge/
[2]- Lire ici : https://www.facebook.com/diabou.dembele…
[3]- Lire ici : https://www.facebook.com/…/a.57607019251…/1273184789466874/…
[4]- Voir ici : https://twitter.com/ChartierSofia/status/866717811728666629
[5]- Lire ici : https://www.caf.fr/…/Communi…/CP_CharteLa%C3%AFcit%C3%A9.pdf
[6]- Lire ici : http://laoummadebretigny.com/content/7-qui-sommes-nous
[7]- Lire ici : http://laoummadebretigny.com/content/6-notre-projet

L’image contient peut-être : 1 personne, debout et texte

L’image contient peut-être : 7 personnes

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout et texte

L’image contient peut-être : 10 personnes, personnes debout

L’image contient peut-être : 7 personnes, personnes debout et plein air

L’image contient peut-être : 10 personnes, texte

L’image contient peut-être : 8 personnes, personnes debout

L’image contient peut-être : 11 personnes, personnes souriantes, texte

L’islamophobie, une instrumentalisation politique

« Pas d’amalgame ! » toi-même

André Versaille

Source : Causeur

À l’instar de l’antisémitisme, on a voulu assimiler l’islamophobie au racisme. Dans cette logique, beaucoup ne manquèrent pas de s’étonner que les actes antisémites soient condamnés comme actes racistes, tandis que l’islamophobie restait impunie au nom de la liberté d’expression.

Apparemment, malgré les explications fournies mille fois, les distinctions entre religion, ethnie et population échappent encore et toujours aux anti-islamophobes qui ne comprennent pas la différence entre l’antisémitisme, manifestation de haine envers les Juifs en tant que personnes, donc condamné comme racisme, et l’antijudaïsme, hostilité à la religion juive, jamais poursuivi : tout le monde a le droit de critiquer la Torah comme le Talmud et de blasphémer Moïse, Josué ou le roi David.

Les mots ont un sens

« Islam », « phobie ». Si les mots ont un sens, il s’agit d’une peur non pas des musulmans mais de l’islam. Peur, en partie, provoquée au vu des barbaries commises par les djihadistes qui ont fait de l’islam une idéologie meurtrière, ou peur de la façon dont l’islam est pratiqué dans les pays musulmans appliquant la charia. L’islamophobie n’est donc pas plus une variété du racisme que ne l’étaient les diatribes de Voltaire et d’autres philosophes des Lumières, contre le christianisme. Par ailleurs, toute religion étant porteuse d’idéologie, la critique adressée à l’islam concerne essentiellement son instrumentalisation idéologico-politique.

« Pas d’amalgame ! » répétons-nous. Or, que font donc ceux qui, en dénonçant l’islamophobie, déduisent délibérément une appartenance communautaire à partir d’une religion supposée pratiquée par la totalité des musulmans, ceux-ci étant essentiellement identifiés comme des fidèles et non comme des citoyens libres de leurs croyances ? Car c’est bien dans une mono identité religieuse que cet islam emprisonne les musulmans. Et comme cette mono identité est déclarée sacrée, le fidèle est enfermé à double tour : hors de l’islam il ne peut y avoir de salut, et toute distanciation sera qualifiée de trahison, sinon d’apostasie.

Cela étant, il est incontestable que, de même que nombre d’antisémites masquent leur détestation des Juifs derrière un antisionisme de façade, beaucoup de racistes dissimulent leur haine des musulmans et des Arabes derrière l’islamophobie. Soit. Cela doit-il empêcher le débat sur les ravages provoqués par les fanatiques qui tentent d’imposer leur idéologie religieuse par le fer et dans le sang ?

En dénonçant immédiatement toute critique rationnelle de la religion musulmane comme raciste, nous avons évacué la possibilité de réfléchir sur l’islam, donc y compris sur les crimes commis au nom de celui-ci.

Un terme choisi à dessein

Ce n’est, à mon sens, nullement par erreur ou par hasard que le terme d’islamophobie a été choisi plutôt que celui de racisme antimusulmans. Ambigu, le mot ne distingue pas la critique des pratiques de l’islam des agressions commises contre les fidèles. En amalgamant la religion à l’origine ethnique, le concept d’islamophobie entretient donc la confusion dans les esprits, et, sous couvert de lutte contre le racisme, sanctuarise l’islam. Et comme dans les pays démocratiques la provocation à la haine raciale ou ethnique est punie par la loi, cet embrouillement devrait amener naturellement les tribunaux à prononcer pour les offenses à la religion les peines appliquées aux délits racistes. Dès lors, comme en Arabie saoudite, au Pakistan, et dans les pays qui appliquent la charia, un individu pourrait se voir condamné pour avoir critiqué non seulement l’islam mais également des crimes commis (ou projeté : la fatwa contre Rushdie, par exemple) au nom de l’islam.

On a beaucoup glosé sur l’origine du terme d’islamophobie. Les sociologues Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed, auteurs de Islamophobie, estiment qu’aucun autre mot n’a jamais provoqué autant de critiques ou de rejets du débat public. Pourtant, disent-ils, il n’y a pas de mot pour signifier un racisme ou une haine d’un groupe, qui soit parfait : ni « antisémitisme », ni « homophobie », ni aucun autre. Ces discussions sont stériles, ajoutent-ils, car la question n’est pas sémantique mais politique : ce qui importe, c’est ce qu’il recouvre, en l’occurrence le racisme antimusulman. Et ils considèrent, à juste titre, que refuser un mot qui sert à désigner une réalité, est une manière de nier cette réalité.

Hajjat et Mohammed nous apprennent que le terme d’islamophobie n’a pas été forgé par l’imam Khomeiny, comme beaucoup l’ont cru, mais qu’il fut déjà utilisé au début du XXe siècle. D’ailleurs, disent-ils, il n’y a pas, en persan, de « réel équivalent au mot d’islamophobie ». Je fais confiance à l’érudition de nos deux sociologues, mais en quoi est-ce significatif ? Que le mot soit récent ou exhumé n’a aucune importance : la seule question qui vaille, est de déterminer ce qu’il signifie aux yeux des religieux musulmans : est-il une forme de racisme ou concerne-t-il le blasphème ?

Où est le CCIF quand des musulmans sont brimés en terre d’islam?

Dans le monde arabo-musulman, les minorités étant seulement tolérées et de moins en moins nombreuses (le nombre des chrétiens d’Orient diminue comme une peau de chagrin, quant aux juifs, ils ont pratiquement disparu), toute manifestation raciste envers les musulmans est inconcevable.

Ceux que les régimes islamistes condamnent et persécutent sont donc les personnes qu’ils considèrent comme blasphématrices de l’islam. Dans sa fatwa contre Salman Rushdie, l’ayatollah Khomeiny avait bien utilisé un terme non « réellement équivalent à celui d’islamophobie », pour maudire l’écrivain. Or que lui reprochait-il ? Pas du tout de haïr les musulmans, mais de blasphémer ; il justifiera d’ailleurs sa condamnation à mort en soutenant qu’avec son livre Les Versets sataniques, Rushdie s’était dévoilé comme apostat, crime passible du châtiment suprême. De même, si la tête de Taslima Nasreen a été mise à prix par des fondamentalistes bengalis, ce fut pour avoir combattu en faveur de l’émancipation des femmes et lutté contre l’obscurantisme religieux qui sévit au Bangladesh, son pays d’origine.

De même, Waleed Al-Husseini, blogueur palestinien, à qui il fut reproché d’appeler à la défense des principes de laïcité, ainsi qu’au droit de pouvoir critiquer la religion, et de discuter librement de certains versets de textes religieux, qu’il estimait utilisés par les djihadistes pour justifier leurs crimes.

Dans ces trois cas – et il y en eut bien d’autres – la condamnation a toujours porté sur le blasphème, jamais sur quelque manifestation raciste antimusulmane que ce soit.

Comme on le sait, à l’instar de la Ligue des Droits de l’homme ou de la LICRA, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) et d’autres associations « anti-islamophobes » musulmanes se sont instituées pour lutter contre la discrimination et la persécution des musulmans en tant qu’individus. On peut toutefois s’étonner de ne les avoir jamais entendus s’insurger lorsque des musulmans étaient brimés en terre d’islam par des régimes despotiques, comme ce fut le cas de Taslima Nasreen, de Waleed Al-Husseini, ou des homosexuels en Tchétchénie.

N’est-ce pas la mission de toutes les ligues de défense des droits humains (et apparentées) que de lutter, en toute indépendance, contre les exactions des gouvernements à l’encontre de ses citoyens ? Force est de constater que, face à la persécution de musulmans, dès lors qu’elle est le fait de régimes ou de sociétés islamistes, le CCIF, les associations et organisations anti-islamophobes affichent une froide indifférence.

Quant à la situation des femmes et des filles dans les cités françaises (et certains quartiers de grandes villes), surveillées, insultées, voire molestées par les « grands frères » si elles ne s’habillent pas « correctement », la question ne se pose même pas…

Retrouvez André Versaille sur son blog, Les musulmans ne sont pas des bébés phoques

Maîtres Jean Alexandre BUCHINGER et David-Olivier KAMINSKI
Sept semaines après l’assassinat antisémite précédé de tortures de Sarah ATTAL HALIMI par son voisin, l’islamiste radical Kada TRAORE, nous avons enfin des éléments concrets sur ce meurtre, grâce aux avocats de la famille et des organisations juives.

Deux d’entre eux, Maîtres Jean Alexandre BUCHINGER et David-Olivier KAMINSKI qui représentent, avec Maître Gilles-William GOLDNADEL, les 3 enfants et le frère de Sarah HALIMI, ainsi que le Consistoire central, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) et le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNVCA) ont, en effet, tenu un point presse ce lundi 22 avril.

Il est à noter que pour le moment seules sont parties civiles la famille de Sarah HALIMI et le CRIF, le Consistoire et le BNVCA attendant pour ce faire que soit retenue par les magistrats la circonstance aggravante d’antisémitisme, même s’il est clair dans leur esprit comme dans celui de tous que cette qualification est évidente.

Malheureusement, la manière dont s’est déroulée pour le moment la procédure n’a pu faire établir cette circonstance aggravante que la seule lecture des faits impose pourtant.

La famille de Sarah HALIMI, maintenant que la période de deuil religieux est achevée, n’attend qu’une seule chose : que la vérité soit établie.

Ce n’est que le 19 avril que les avocats ont pu accéder au dossier, et, bien que la procédure soit toujours en cours, ils ont pu reconstituer en grande partie les faits de cette nuit du 3 au 4 avril 2017.

Sarah HALIMI a été surprise dans son sommeil par un terroriste, Kada TRAORE, son voisin, qui est sciemment entré chez elle pour la torturer et la défenestrer

Il a fallu attendre 15 jours pour que soit ouverte une information judiciaire et que soient désignés un juge d’instruction et un médecin psychiatre (médecin dont le rapport n’a pas encore été produit), car cet homme s’est retrouvé interné quelques minutes après son arrestation, au centre psychiatrique de Saint-Maurice, après avoir été maîtrisé par 8 policiers de la BAC75.

Internement qui explique qu’à ce jour la police n’ait pu encore véritablement procéder à sa garde à vue.

Cette nuit du 3 au 4 avril 2017, des témoins oculaires, auditifs et les policiers ont assisté en direct à l’assassinat de Sarah HALIMI.

Kada TRAORE, âgé de 27 ans, Français d’origine malienne, au casier judiciaire déjà bien étoffé, y compris en atteintes à l’intégrité physique, et dont les propos antisémites ont importuné bien avant sa mort Sarah HALIMI et sa famille, a passé la journée du 3 avril dans une mosquée vêtu d’une djellaba.

A 4 h du matin, il a fait irruption chez une famille amie malienne habitant un immeuble jouxtant celui de Sarah HALIMI, qui, terrifiée, a ensuite appelé la police, à 4h25.

La police est arrivée à peine 3 minutes plus tard, à 4h28.

Kada TRAORE a utilisé ensuite le balcon de la famille malienne pour enjamber celui de Sarah HALIMI, et est entré chez elle aux environs de 4h30.

Il s’en est suivi alors une heure et dix minutes insensées, pendant laquelle les forces de police de la BAC75 (au nombre de 2, puis une colonne après avoir appelé les renforts) ne sont pas intervenues, alors que les témoins traumatisés ont entendu les pleurs et gémissements de Sarah HALIMI, qui a été torturée pendant environ 30 minutes avant d’être défenestrée (on estime l’heure de son décès à 5h).

Pendant ces 30 minutes, Kada TRAORE,  l’a rouée de coups, lui a infligé des salves de coups de poings (sans qu’il soit nécessaire d’entrer dans le détail des tortures infligées à Sarah HALIMI, il est établi que son salon était baigné de sang), entrecoupées de sourates du Coran, avant de la traîner sur le balcon.

Là il a continué à la battre, profitant des moments où il la croyait morte pour réciter ses sourates, avant de reprendre son oeuvre quand il s’apercevait que Sarah HALIMI vivait encore, avant de la défenestrer

Pour des raisons encore inconnues (les dépositions présentes au dossier des policiers ne permettent pas à ce jour d’établir les raisons de leur inaction), les forces de police ne sont intervenues qu’à 5h35, soit 1h10 après leur arrivée.


Si on ne sait pas encore tout de cet assassinat, du moins tout ce qui précède est établi et ne souffre aucune ambiguïté. 
Kada TRAORE a infligé des tortures et a défenestré Sarah HALIMI car elle était juive et « infidèle » : il s’agit bien d’un acte prémédité, antisémite, commis par un islamiste radical qui n’avait pas perdu son discernement.
De plus, l’inaction de la police n’a toujours reçu aucune justification.

Si on ne sait pas encore tout, du moins tout ce qui précède ne souffre aucune ambiguïté et est établi.

Kada TRAORE a infligé des tortures et a défenestré Sarah HALIMI car elle était juive et « infidèle » : il s’agit bien d’un acte prémédité, antisémite, commis par un islamiste radical qui n’avait pas perdu son discernement.

De plus, l’inaction de la police n’a toujours reçu aucune justification.


Pour ces raisons, les avocats attendent de la justice les choses suivantes :
1) Ne pas avoir pour le moment retenu la circonstance aggravante d’antisémitisme est une lacune de la justice à laquelle elle doit remédier.
2) Force est de constater que la responsabilité pénale de Kada TRAORE peut être retenue. Il n’a pas perdu son discernement. Il suffit, pour s’en convaincre, de rappeler qu’avant de jeter Sarah HALIMI de son balcon, il a eu la présence d’esprit pour se dédouaner de crier : « attention, il y a une femme qui va se jeter du balcon » pour étayer la thèse du suicide. Ou encore de souligner qu’il n’a pas porté atteinte à l’intégrité physique de la famille malienne, qu’il a rencontrée avant Sarah HALIMI ou le fait qu’il ait pris soin de se changer après avoir torturé et tué Sarah HALIMI.
3) Expliquer le fait que la police ne soit pas intervenue pendant 1h10. Car on ne peut s’empêcher de penser qu’en intervenant avant elle aurait pu empêcher la mort de Sarah HALIMI.
Oui, Kada TRAORE est bien un terroriste.

Pour ces raisons, les avocats attendent de la justice les choses suivantes :

1) Ne pas avoir pour le moment retenu la circonstance aggravante d’antisémitisme est une lacune de la justice à laquelle elle doit remédier.

2) Force est de constater que la responsabilité pénale de Kada TRAORE peut être retenue. Il n’a pas perdu son discernement. Il suffit, pour s’en convaincre, de rappeler qu’avant de jeter Sarah HALIMI de son balcon, il a eu la présence d’esprit pour se dédouaner de crier : « attention, il y a une femme qui va se jeter du balcon » pour étayer la thèse du suicide. Ou encore de souligner qu’il n’a pas porté atteinte à l’intégrité physique de la famille malienne, qu’il a rencontrée avant Sarah HALIMI ou le fait qu’il ait pris soin de se changer après avoir torturé et tué Sarah HALIMI.

3) Expliquer le fait que la police ne soit pas intervenue pendant 1h10. Car on ne peut s’empêcher de penser qu’en intervenant avant elle aurait pu empêcher la mort de Sarah HALIMI.

Oui, Kada TRAORE est bien un terroriste.

Si du moins on n’entend pas de façon stricte le terrorisme comme étant des attentats commis sur ordre exprès de Daesh, mais plutôt comme le fait d’agir au nom de son idéologie.

Sarah HALIMI était Satan,, šayṭān :  il fallait l’éliminer.

Il faut expliquer pourquoi l’information judiciaire n’a été ouverte que pour homicide volontaire, et non assassinat, ainsi que pour séquestration, mais de la famille malienne, et non de Sarah HALIMI.

Pourquoi la circonstance aggravante d’antisémitisme n’est pas déjà retenue.

Pourquoi il n’est pas fait mention des actes de barbarie par le Parquet, alors que les témoignages abondent en ce sens.

Pourquoi on ne parle pas de l’islamisme de Kada TRAORE, alors que les policiers sur place eux-même en avaient conscience, et du reste après son arrestation ont recherché dans l’appartement de sa mère un drapeau de Daesh.

Pourquoi, avant hier, quasiment personne n’a parlé dans la presse de cet assassinat.

Pourquoi, en France, depuis Copernic jusqu’à Sarah HALIMI, en passant par Sébastien SELLAM, Ilan HALIMI, les attentas de Toulouse…, il est si difficile de dire que non seulement un Français peut être tué chez lui car il est juif, et pour ce seul motif, mais en plus que son assassin n’est pas nécessairement d’extrême-droite.

A quand l’acceptation officielle de l’antisémitisme musulman ?

Franny Fisher, pour JFORUM

Vidéos Franny Fisher/Crédits photos Alain Azria

Affichage de IV1A0944.jpg en cours...

50 faits de la ville de Jérusalem
pour le 50ème anniversaire de sa réunification

Source : LPH INFOS

Les Israéliens célébreront le 50ème anniversaire de la réunification de Jérusalem les 23 et 24 mai de cette année. S’appuyant sur la balise du semi-centenaire de la ville sainte, 50 actes mettent en lumière la riche tapisserie de la capitale d’Israël.

 Réunification

1. La Journée de Jérusalem est une fête nationale israélienne qui commémore la réunification de Jérusalem lors de la Guerre des Six-Jours de 1967.

2. Pendant l’occupation jordanienne de Jérusalem, les Juifs n’étaient pas autorisés à accéder à leurs lieux saints, y compris le Mur de l’Ouest.

Histoire

3. Jérusalem a été attaqué 52 fois, capturée et recapturée 44 fois, assiégée 23 fois et détruite deux fois au cours des 3 000 dernières années.

4. Israël est le seul pays à entrer au 21ème siècle avec un gain net dans son nombre d’arbres; Vous pouvez en profiter pendant un pique-nique ou un barbecue dans la forêt de Jérusalem.

5. Le nom «Jérusalem» provient très probablement de «Urusalim», un mot d’origine sémite qui signifie «Fondation de Shalem (l’intégralité)» ou «Fondation de Dieu».

Religion

6. Jérusalem a plus de synagogues par habitant que n’importe quelle ville dans le monde.

7. Jérusalem est la seule ville où vivent une quinzaine de sectes chrétiennes différentes, selon l’Institut de Jérusalem pour les études israéliennes.

8. Jérusalem est considérée comme la capitale éternelle du peuple juif.

9. Jérusalem est la troisième ville la plus sainte de l’Islam, en dehors de la Mecque et de la Médina, qui sont tous deux en Arabie Saoudite.

10. Jérusalem est mentionnée plus de 600 fois dans la Bible hébraïque, mais pas une fois dans le Coran.

11. Au Moyen Âge, les Juifs ont été expulsés de Jérusalem par les chrétiens, mais les musulmans ont ensuite levé l’interdiction.

12. Il existe plus de 70 noms hébraïques différents pour Jérusalem dans l’Écriture juive.

Tourisme

13. Jérusalem est statistiquement plus sûr que la plupart des grandes villes américaines et de nombreuses villes importantes ailleurs dans le monde.

14. Les hôtels de Jérusalem enregistrent chaque année plus de 2,5 millions de nuitées par les touristes étrangers.

15. Trente mille personnes ont couru dans le marathon de Jérusalem de cette année.

Sites saints

16. Le mont des Oliviers de Jérusalem abrite 150 000 tombes juives datant des années 1400.

17. Sous la domination israélienne, les juifs ne sont pas autorisés à prier sur le Mont du Temple, en dépit du fait que c’est le site le plus saint de leur religion.

18. La vieille ville de Jérusalem est divisée en quartier musulman, quartier chrétien, quartier juif et quartier arménien.

19. Le Dôme du Rocher n’est pas une mosquée, mais un sanctuaire islamique situé sur le Mont du Temple.

Gouvernement

20. Bien que toutes les branches du gouvernement israélien aient leur siège à Jérusalem, il n’y a pas d’ambassades étrangères qui se situent dans la ville. Le président Donald Trump aurait envisagé de transférer l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.

Archéologie

21. Les murs de 2,5 milles de long autour de la vieille ville de Jérusalem ont été construits en 1536 par Suleiman le Magnifique.

22. Jérusalem compte plus de 2 000 sites archéologiques.

23. L’archéologie continue d’apporter des preuves que les juifs ont vécu à Jérusalem depuis 3000 av. J-C.

24. Les archéologues ont trouvé une poterie de 3 000 ans dans la ville de David.

Éducation

25. Jérusalem a des systèmes éducatifs et religieux distincts pour ses populations chrétiennes, musulmanes et juives.

Culture

26. Jérusalem possède l’une des boîtes de nuit les mieux classées du monde: Haoman 17.

27. Il existe 26 vignobles à Jérusalem, selon United avec Israël.

28. Bob Dylan a fait la bar mitzvah de son fils aîné Jesse au mur de l’Ouest.

29. L’actrice Natalie Portman est née à Jérusalem.

Données démographiques

30. Jérusalem est la plus grande ville d’Israël, tant dans la masse terrestre que dans la population.

31. La population de Jérusalem est à 61% juive, 36% musulmane, 1% arabe-chrétienne et 1% chrétienne non-arabe.

32. Alors que la population juive « laïque » auto-identifiée d’Israël est de 44%, la population juive laïque de Jérusalem ne représente que 19 %.

33. 62% de la population musulmane de Jérusalem, s’identifient comme religieux et seulement 1% s’identifient comme observants.

34. Jérusalem a eu une majorité démographique juive depuis 1864.

35. Jérusalem représente environ 0,001% de la masse terrestre du Moyen-Orient.

36. Dix-huit pour cent de la population arabe d’Israël vit à Jérusalem, contre 8 pour cent de la population juive totale d’Israël.

37. Onze pour cent des propriétaires de Jérusalem sont des résidents étrangers, contre 3 pour cent en Israël en général.

38. Trente-quatre pour cent des Juifs de Jérusalem s’identifient comme haredi.

Économie

39. Près de 37% de toutes les familles de Jérusalem vivent en dessous du seuil de pauvreté; Cela représente 61% de tous les enfants de Jérusalem

40. Jérusalem abrite plus de 400 entreprises de haute technologie.

41. Le nombre de start-up high-tech à Jérusalem a triplé de 200 à plus de 600 depuis 2012.

42. Quatorze pour cent de la main-d’œuvre de Jérusalem sont des travailleurs indépendants.

43. Les familles arabes à Jérusalem sont presque trois fois plus susceptibles de vivre en dessous du seuil de pauvreté par rapport aux familles juives à Jérusalem. Ceci est attribué à une grande différence du nombre d’années d’études.

44. Soixante-dix-neuf pour cent des femmes juives travaillent à Jérusalem, contre 70 pour cent des hommes juifs.

45. Les femmes à Jérusalem gagnent 25 pour cent de moins que l’homme moyen, comparativement à 46 pour cent de moins à Tel-Aviv.

46. ​​La société basée à Jérusalem, Mobileye, qui a été achetée par Intel cette année, faisait partie de l’acquisition la plus importante d’une société de technologie israélienne.

Immigration et migration

47. Cette année, une proportion nettement élevée (près de 50 pour cent) des nouveaux arrivants à Jérusalem avaient entre 20 et 34 ans.

48. Parmi les Israéliens qui emménagent à Jérusalem, 38 pour cent viennent de Beit Shemesh et Tel-Aviv.

49. L’immigration brésilienne à Jérusalem a triplé au cours de la dernière année.

50. La «nouvelle» population immigrante de Jérusalem – celle qui est arrivée au cours des 20 dernières années – représente environ 13% de la population juive de la ville.

Faut pas stigmatiser quand même…

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Source : Causeur

 

 

Il y a une pétition signée par 1500 personnes. Elle dit, cette pétition, que le quartier de La Chapelle est devenu une « no go zone » pour les femmes, qu’elles y sont régulièrement agressées sexuellement, verbalement et physiquement. Que les agresseurs sont des migrants. Que les femmes ont peur, qu’elles font un détour pour éviter le quartier.

1500 personnes… 1500 racistes, fascistes et colonialistes, c’est sûr !

L’information a été donnée dans un article par Le Parisien. Un autre journal – Libération – s’en est ému à son tour. Et comprenant qu’il s’agissait d’un terrain miné, Libé a envoyé sur place un démineur. Un démineur, ça démine.

Un métier délicat, difficile et dangereux. Il s’en est tiré avec les honneurs. Le titre de l’article dit qu’il s’agit d’un « quartier populaire et métissé ». Ça c’est bien. Quant au ras-le-bol des habitants, et surtout des habitantes, il est qualifié d’ « un peu caricatural ». Et ça, c’est très bien.

« Une pétition lancée ce vendredi dénonce le harcèlement de rue dont sont victimes plusieurs habitantes de ce quartier populaire et métissé du nord de la capitale. Un ras-le-bol un peu caricatural ? »

titre Libé

Attention terrain miné!

N’écoutant que son sens du devoir, le démineur a continué courageusement son travail de déminage.

Pourquoi irait-il interviewer une (un) des 1500 pétitionnaires ? Une femme qui a subi des attouchements et qui s’est entendu dire « on va te baiser sale pute » ne peut évidemment pas être objective. Peut-être même que derrière elle, se profile l’ombre glauque du fascisme ?

Il en a quand même – pour le principe – interrogé une ou deux qui se plaignent. Et aussitôt ces mines mises à jour, il les a rapidement enfouies sous terre.

Car le démineur cherche autre chose. Et quand on sait ce qu’on veut trouver on trouve.

Fanny, décrite comme étant « de sensibilité féministe forte » : « j’habite le quartier depuis sept ans et je n’ai jamais été embêtée » ! Et elle ajoute que la pétition est « bourrée de trucs faux ». Les autres, celles qui ont été embêtées, sont certainement des salopes et des allumeuses.

Parole sera donnée aussi à Jean-Raphaël qui tient à dire que le harcèlement de rue est « également le fait d’hommes blancs et français ».

Et pour faire bonne mesure, le démineur dénoncera « la récupération politicienne » de Valérie Pécresse qui s’est rendue sur place.

Mobilisés par des associations d’aide aux migrants, une vingtaine de militantes et de militants antiracistes ont crié « le sexisme n’a ni race ni religion ». Ah si c’était Anne Hidalgo qui était venue… Mission déminage accomplie.

PS : dernières nouvelles de l’opération déminage. Caroline de Haas, fondatrice d’Osez le féminisme !, suggère « qu’on élargisse les trottoirs » dans le quartier de La Chapelle. Comme ça les dames et demoiselles du quartier n’auront pas à frôler les malheureux migrants.

par Anne-Laure Frémont

Source : Le Figaro
Hessy Taft a récemment fait don au mémorial de Yad Vashem de Jérusalem d’une couverture de magazine sur laquelle elle apparaît. Une image d’elle bébé qu’un photographe professionnel avait fait exprès d’envoyer aux nazis dans le cadre d’un concours pour trouver «le plus beau bébé aryen».

«Maintenant, je peux en rire. Mais si les nazis avaient su qui j’étais vraiment à l’époque, je ne serais pas en vie aujourd’hui». Hessy Taft et ses proches ont gardé le secret pendant des années. Mais son don le mois dernier au Mémorial de Yad Vashem de Jérusalem, raconté ce mardi dans la presse israélienne et anglosaxonne, met en lumière son étonnante histoire.

Il y a quelques jours, Hessa Taft a en effet offert au mémorial des victimes juives de la Shoah une copie d’une couverture de magazine nazi, représentant un bébé aux joues rondes et aux yeux grand ouverts.

Ce bébé, c’est elle, en 1935.

A l’époque, comme le raconte le site du Musée Mémorial de l’Holocauste à Washington, Hessy Levinsons, née en 1934 en Allemagne de parents juifs originaires de Lettonie, est photographiée par un professionnel à la demande de sa mère, qui veut garder un simple souvenir des jeunes années de son enfant.

Quelques mois plus tard, elle se rend compte avec effroi que la photo de sa fille figure en une du magazine nazi «Sonne ins Haus» (Du soleil dans la maison) daté du 24 janvier 1935,un des rares journaux à être autorisés à l’époque.

Terrorisée à l’idée des conséquences que cette publication peut avoir si les nazis se rendent compte que le bébé en «une» est juif, elle se précipite chez le photographe. Ce dernier lui explique que le régime lui a demandé d’envoyer des photos de bébés pour un concours destiné à trouver celui représentant le parfait exemple de la race aryenne.

Le professionnel avoue qu’il savait pertinemment que Hessy était juive et qu’il a envoyé cette photo pour ridiculiser le régime hitlérien. L’histoire, selon le journal allemand Bild, raconte même que le ministre de la propagande Joseph Goebbels aurait personnellement choisi la photo de l’enfant.

«Une petite revanche»

A cette époque, l’image a un tel succès que des cartes postales sont créées à son effigie. La photo figure même sur les devantures de certains magasins de vêtements pour enfants. Mais Hessy est loin de profiter de cette popularité inattendue. Ses parents, qui ont trop peur qu’on la reconnaisse et qu’on la questionne sur son identité, font en sorte qu’elle reste le plus possible à la maison. En 1936, son père est arrêté pendant quelques jours par la gestapo. La famille décide alors de quitter l’Allemagne: elle se réfugie en Lettonie puis en France, avant de partir pour Cuba et de s’installer finalement aux États-Unis, à la fin des années 1940.

Hessy Taft, aujourd’hui âgée de 80 ans, est professeur de chimie à New York. En remettant au mémorial de Yad Vashem une copie de cette couverture de magazine, elle a fait part de son émotion au journal Bild en se remémorant cette histoire: «C’est pour moi une petite revanche. Une satisfaction, en quelque sorte».

NDLR : cet article du Figaro a été publié en 2014. Mais son histoire est suffisamment frappante pour que nous ayons eu envie de vous la faire partager
 

Marlène Schiappa a été nommée mercredi secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes. Depuis, une tribune publiée en 2014 sur le Huffington Post, dans laquelle elle s’en prenait à la loi interdisant les signes religieux ostensibles à l’école, refait surface. Ce qui pourrait avoir des conséquences selon Malek Boutih, député socialiste de l’Essonne.

Le sociologue Jean-Claude Kaufmann publie un livre sur l’affaire du burkini, qui a révélé une impasse entre laïcité et libertés démocratiques.

PROPOS RECUEILLIS PAR


Les plages sont des avant-gardes de la société. En 1995, Jean-Claude Kaufmann s’adonnait, dans Corps des femmes et regard d’hommes, à une sociologie des seins nus et montrait qu’à travers la banalisation du « topless » s’étaient joués une libération des femmes et un apprentissage du regard des hommes. Autres temps, autres mœurs, c’est un maillot de bain intégral, né en Australie, qui a affolé l’été dernier les stations balnéaires de France.

Pressé par les médias de fournir un avis tranché sur le burkini, le moustachu sociologue, spécialiste des « petits riens » du quotidien comme de la crispation identitaire, a préféré prendre son temps pour écrire un livre subtil. Refusant toute opinion binaire, son passionnant Burkini, autopsie d’un fait divers (Les liens qui libèrent) analyse les impasses de certaines féministes, l’essor des croyances remettant en cause la rationalité des Lumières, la complexité du voile musulman en Occident…

Surtout, Kaufmann, pessimiste, avance que le pudique burkini est le révélateur d’une contradiction grandissante entre République et démocratie. D’un côté, la laïcité qui, à l’image d’un Manuel Valls, tend à se rigidifier. De l’autre, la liberté de choisir, y compris les opinions les plus intégristes et rétrogrades. Attention, avis de tempête…

Le Point : Pourquoi le 13 août 2016, la rixe à Cisco a-t-elle mis le feu aux poudres, alors qu’ironie de l’histoire, les femmes sur cette plage corse n’avaient pas de burkini, mais des robes traditionnelles ?

Jean-Claude Kaufmann : Avant Cisco, il y a eu des débats qui concernaient des lieux fermés. Des piscines et centres aquatiques ont été réservés aux femmes musulmanes, ou au contraire ont expulsé des femmes en burkini en s’appuyant sur des raisons hygiéniques.

Mais c’est Cisco qui va représenter l’explosion majeure, avec au départ la terrifiante mécanique identitaire qui pousse à l’entre-soi contre les autres. Je cite cette phrase : « Portugais de merde » du Marocain Mustapha B. qui s’adressait en fait à un jeune d’origine tchèque, on est typiquement dans la réduction identitaire et l’incompréhension systématique.

À partir de là, il y a un emballement et le burkini devient la polémique de l’été 2016. C’est apparemment un petit fait divers, mais tout le monde veut y mettre autre chose. Ça prend d’autant plus une dimension forte qu’on n’arrive pas à clarifier le débat et que tout se mélange : ce drôle de vêtement qui évoque la burqa des talibans, l’attentat de Nice, la nostalgie d’une France qui n’est plus, la laïcité des Lumières de plus en plus sur la défensive, les droits des femmes…

On n’est pas arrivé à clarifier cette polémique parce que, sans doute – et c’est la conclusion de mon livre – il n’y a pas de solution. Le burkini n’est pas une petite affaire, mais le révélateur d’un grand problème, d’une impasse dans laquelle nous sommes aujourd’hui, avec l’opposition, autour du corps des femmes, de deux grands principes émancipateurs : la laïcité républicaine et la liberté démocratique.

Pour les quelques femmes qui le portaient en France à l’été 2016, le burkini était plutôt une démarche d’émancipation

Face à la complexité du sujet, il a fallu l’été dernier se positionner entre deux camps simplistes : « pour » ou « contre ». Le burkini a divisé le gouvernement, les féministes, les militants laïques et la gauche comme la droite…

Face à un emballement médiatique et émotionnel très fort, on arrive à une situation où il faut prendre parti. C’est ce qui s’est passé autour du Pacs ou du mariage homosexuel… On n’essaye plus d’être dans la compréhension des complexités, mais il faut se ranger dans un camp. Et si on ne le fait pas, on est inaudible. C’est une évolution de notre société, une fragilité de notre démocratie que l’été 2016 a particulièrement soulignée. Il y a une demande non seulement des médias, mais de la société entière d’avoir tout de suite une réponse tranchée : pour ou contre. Or, cet avis est très difficile à établir.

Vous présentez le burkini comme étant au départ un vêtement plutôt émancipateur et moderne. N’est-ce pas trop élogieux quand on sait qu’il a été certifié halal par le grand mufti de Sydney, un intégriste ayant qualifié le 11 septembre 2011 « d’œuvre de Dieu » ?

AUSTRALIA-FRANCE-ISLAM-CLOTHING-MUSLIM-LIFESTYLE © Saeed Khan / AFP
Des mannequins portent le burkini dans un magasin à Sydney en Australie. © Saeed Khan / AFP

À l’origine du burkini, il y a le gouvernement australien qui, après les violentes émeutes raciales de Cronulla Beach en 2005, décide de mener une opération de com en recrutant des femmes musulmanes comme maîtres-nageuses.

Le gouvernement passe commande d’un vêtement adapté. On est donc plutôt dans un esprit d’émancipation, et il faut rappeler que les islamistes n’aiment pas les femmes à la plage, et encore moins les femmes en train de se baigner.

La créatrice du burkini, Aheda Zanetti, a effectivement fait appel à la caution très douteuse du cheikh Taj Aldin al-Hilali, qui a expliqué que le burkini évite le problème de la « viande à l’air ». Mais surtout, Aheda Zanetti a choisi ce nom malheureux qui évoque la burqa.

Le mot de « burkini » a été à l’origine de bien des confusions, car il fait imaginer un voile intégral à la plage. Cependant, pour les quelques femmes qui le portaient en France à l’été 2016, c’était plutôt une démarche d’émancipation, avec l’idée d’avoir quelque chose de commode à porter pour avoir le droit au plaisir balnéaire. Mais l’été prochain, certaines personnes vont peut-être s’emparer du vêtement pour proclamer une affirmation identitaire. Ce n’est pas écrit d’avance, mais le burkini pourrait un peu changer de nature et se radicaliser.

C’est mon choix, proclament ces femmes. Sauf que ce choix devient irréversible et les emporte dans un univers où il n’y a plus de choix

De manière plus générale, vous assurez que le port du voile en France « relève beaucoup moins de la tradition que du mouvement moderne d’affirmation identitaire ». Pourquoi ?

On voit encore dans les rues des voiles traditionnels, avec des grands-mères qui ont leur fichu, un hijab souvent coloré. On sent qu’elles ont apporté ça de leur pays.

Mais à côté de ce voile de tradition, il y a un nouveau type de voile qui part d’un choix individuel. Sur la question du rapport à l’identité, nous sommes dans une nouvelle société. Dans les sociétés anciennes, il y a un demi-siècle ou plus, il n’y avait pas de questionnement sur l’identité parce que celle-ci était octroyée par la place sociale que l’on occupait.

Mais aujourd’hui, il y a une crise identitaire : chacun doit définir qui il est à partir de son histoire et de ses choix de vie. Qu’est-ce qui fait le sens de ma vie ? Notre société est un espace de liberté extraordinaire. On peut choisir son avenir et se redéfinir quand on le souhaite. Mais dans ce choix, il y a souvent un grand désarroi parce qu’on peut être quelqu’un ou son exact contraire.

C’est une angoisse très moderne à se définir. D’où la tentation de se replier dans une croyance qui donne les réponses et des repères, y compris à travers des habitudes et des styles vestimentaires. Notamment les croyances de type islamiques qui fournissent toute une gamme de codes de comportement dans la vie quotidienne : « comment s’habiller ? », « comment manger ? »… Beaucoup racontent que quand ils rentrent dans ces croyances, c’est un apaisement, parce qu’ils se sentent mieux, plus sereins. Cette croyance protège et permet de le proclamer aux autres. Ce nouveau type de voile n’est ainsi pas un héritage du passé, mais quelque chose de très moderne, comme d’autres croyances qui se développent dans notre société.

Tous les sociologues montrent effectivement qu’en France, loin d’être imposé, le port du niqab (voile intégral) relève d’une quête identitaire personnelle. Les femmes font ce choix parfois contre leur entourage. Mais, d’une liberté, on peut vite basculer dans l’enfermement…

SOCIETE-LAICITE-RELIGION-VOILE-MANIF © PHILIPPE DESMAZES / AFP
Manifestations en 2003 contre l’interdiction du port de signes religieux à l’école. © PHILIPPE DESMAZES / AFP

Vous avez des cas de jeunes filles qui revêtent le niqab un peu comme si elles s’habillaient en punk, pour attirer le regard et affirmer une manière d’être à part, différente, avec un aspect provocateur.

Mais le niqab n’est pas uniquement un déguisement, c’est aussi lié à une réflexion sur soi, une assurance intérieure, une force, une fierté. Ça, c’est dans un premier temps. Mais très rapidement, sans s’en rendre compte, on va s’installer dans une trajectoire d’existence qu’il sera extrêmement difficile de quitter. L’entourage joue rarement un rôle au début, ça vient d’une démarche individuelle.

Les femmes en France n’adoptent que rarement le voile intégral forcées par les grands frères ou les maris. Mais ensuite, des personnes proches ou un prédicateur sur Internet peuvent devenir des référents en disant : « C’est bien ce que tu fais, mais il faut encore aller plus loin. » Et dans certains cas, cela peut aller très loin. « C’est mon choix », proclament ces femmes. Sauf que ce choix devient irréversible et les emporte dans un univers où il n’y a plus de choix.

Le voile peut devenir la norme dans certaines zones géographiques. Au départ, il faut de l’audace à ces jeunes femmes pour se voiler. Mais, comme vous le soulignez, le risque est qu’au bout d’un moment l’audace passe du côté de celles qui ne veulent pas se voiler…

Ce sont des processus évolutifs. Paradoxalement, la question du voile m’a rappelé mes travaux sur les seins nus. Comme celles qui ont ôté leur haut de maillot de bain sur les plages, les femmes en France qui mettent le voile s’affirment, osent et affrontent les regards.

C’est la femme pionnière qui veut affirmer sa liberté personnelle face à une hostilité ambiante. Mais, progressivement, selon le contexte, la pratique peut se diffuser et se transformer en norme de comportement. J’avais ainsi constaté que sur des plages où les hauts de maillot s’étaient faits rares, les quelques femmes qui souhaitaient garder le leur se sentaient soudain stigmatisées, mal à l’aise. C’est le « chacun fait ce qu’il veut, mais… ». Plus on s’éloigne de la norme, plus on doit se justifier.

Et ce mécanisme est beaucoup plus puissant pour le voile, parce qu’entrent en jeu des commandements divins. Il faut ainsi bien comprendre que choisir un jour de mettre un foulard, ce n’est pas qu’une décision individuelle. Au début, ça vient de soi, mais la décision va avoir un impact collectif, notamment sur la place des femmes dans la société.
Le mot genre a soudain été diabolisé, et est devenu presque imprononçable, alors qu’il s’agit d’une évidence élémentaire des sciences sociales.

Historiquement, le voile a pour fonction de séparer les femmes « honorables » des prostituées. Mais, paradoxe, plus leur corps est recouvert de tissus, plus il devient une obsession, là où les femmes topless sur les plages sont désexualisées…

Dans le monde musulman, les fondamentalistes sont obsédés par la question de la sexualité et du corps des femmes. Et c’est une fuite en avant sans solution, car plus l’islam rigoriste voile le corps des femmes, plus celui-ci devient en effet une obsession.

On a connu ça aussi en France à la fin du XIXe siècle avec l’apogée du puritanisme. La moindre cheville exposée était d’une impudeur extrême. Alors que, paradoxalement, les poitrines nues des plages des années 70-90 ne relevaient absolument pas d’une attitude de séduction ou de sexualité, mais au contraire produisaient une sorte d’invisibilité du corps, de la même manière qu’on se déshabille chez le médecin. Il y a eu chez les hommes un apprentissage de l’œil pour apprendre à glisser son regard sur le corps des femmes sans le voir. Même si, bien sûr, il y avait dans les faits quelques voyeurs (rires). Mais on a assisté à une évolution des regards : le corps dénudé, comme dans le naturisme scandinave, devient un corps qui n’est pas impudique. Alors que plus on le cache en arguant d’un danger de déviance sexuelle et d’impudeur, plus il va y avoir une recherche de voir malgré tout. C’est un refoulement des désirs qui fait que ça peut exploser à certains moments. Remarquez d’ailleurs qu’on ne parle jamais du corps des hommes, alors que le corps des femmes est toujours un enjeu politique. Et spécialement dans le monde musulman, comme le montrent bien les textes de Kamel Daoud.

Vous êtes très pessimiste pour l’égalité homme-femme. Alors que le XXe siècle a vu des conquêtes spectaculaires, pourquoi craindre un retour en arrière ?

Je ne parle pas d’un retour aux années 50, parce qu’il y a des acquis solides. Mais nous ne sommes pas parvenus à l’égalité homme-femme. On se focalise sur les écarts de salaire ou la représentation des femmes en politique, mais l’écart est encore plus spectaculaire dans les tâches ménagères. Or, s’il y a une raison au plafond de verre, c’est bien celle-là, qui empêche les femmes d’avoir la même disponibilité pour les engagements publics. Cela fait longtemps que je dis que les derniers pas vers l’égalité seront les plus difficiles. Mais aujourd’hui, on voit en plus des signes qui s’accumulent faisant craindre une marche arrière. La montée des références identitaires – nationalisme, communautarisme… – s’applique aussi au genre, avec l’idée de redevenir à un « vrai homme » ou une « vraie femme ». L’aspect le plus visible est l’islam rigoriste, à l’image du phénomène de « redomestication » des femmes que l’on observe au Maroc et qui les éloigne de façon croissante du travail et de la sphère publique. Mais l’intégrisme catholique qui s’oppose à l’avortement pousse lui aussi à un retour en arrière. Le mot « genre » a soudain été diabolisé, et est devenu presque imprononçable, alors qu’il s’agit d’une évidence élémentaire des sciences sociales expliquant que la définition du féminin évolue historiquement.

On a trop pris goût à la liberté pour l’abandonner. Mais, du coup, on va la restreindre de manière inconsciente

Vous critiquez aussi les dérives d’un féminisme identitaire…

Des féministes différentialistes comme Christine Delphy, tenantes de la guerre des sexes, veulent développer une culture féminine opposée à la culture masculine et s’installer dans deux mondes différents, tout en revendiquant l’égalité. Les femmes doivent s’enfermer dans un communautarisme séparatiste, devenir un groupe identitaire face à un patriarcat vu comme « l’ennemi principal ». Mais on ne peut avancer vers l’égalité entre tous les individus – l’un des grands objectifs de notre démocratie – que si on avance ensemble avec un travail d’équipe homme-femme, notamment au sein du couple et dans les tâches ménagères qui sont un problème central. Tout ce qui renforce le clivage homme-femme et met en place une guerre entre les sexes alimente le processus inégalitaire. La femme plus « féminine », la mère plus « naturellement maternelle » vont, qu’on le veuille ou non, renvoyer les femmes vers l’univers de la famille et de la maison, et les y enfermer.

Or, à ce différentialisme qui engage dans une impasse, comme l’a très bien montré Élisabeth Badinter, s’ajoute maintenant un second différentialisme, culturel, contre l’Occident, venant des anciens pays colonisés, particulièrement en terre d’islam. Avec des soutiens des féministes différentialistes non musulmanes comme Christine Delphy. Les féministes islamiques se positionnent contre les hommes et contre l’Occident, tout en revendiquant l’égalité. Mais celle-ci devient de plus en plus difficile à atteindre justement à cause de leur positionnement. Elles produisent l’inverse de ce qu’elles croient, à cause de l’enfermement identitaire et religieux qui les entraîne dans une trajectoire de régression. Le voilement des femmes est un indicateur très clair de ce repli.

Selon vos travaux, notre démocratie est en crise. Avant, elle se limitait au domaine politique et au vote. Mais, aujourd’hui, elle a envahi toutes les sphères de la vie, et « chacun est devenu son propre dieu »…

C’est un élargissement spectaculaire de la démocratie. Depuis l’après-guerre et notamment les années 60 – avec des mouvements comme l’émancipation des femmes ou la musique rock –, l’individu est placé au centre de sa propre vie. Il est sujet de son existence, avec des choix multiples dans tous les domaines : choisir son avenir, sa morale, son partenaire sexuel et sa vérité dans le cadre de la société de l’information. Il y a cinquante ans, on mangeait ce qu’il y avait dans notre assiette. Aujourd’hui, on doit se faire une opinion sur chaque aliment. Et cette hyper-démocratie s’élargit de plus en plus avec Internet. On peut, de manière instantanée, essayer d’avoir une réponse dans tous les domaines possibles. Au niveau intime, vous pouvez faire défiler des centaines de profils sur les applications de rencontre. Ça fait remonter du coup la nostalgie du village où tout était si simple et pour telle femme il y avait le choix entre « Jules » et « André ». Mais cette nostalgie est impossible : on ne pourrait plus revenir au fonctionnement du village, car on se sentirait enfermé, bridé. On a trop pris goût à la liberté pour l’abandonner. Mais, du coup, on va la restreindre de manière inconsciente avec des croyances ou, sur Internet, des filtrages fabriquant des groupes de personnes et d’informations conformes à nos propres opinions. On s’enferme dans des bulles qui ne communiquent pas entre elles, si ce n’est pour s’injurier. Dans le débat, on va commencer par affirmer « sa » vérité, qui est en fait une croyance. Face à cet autisme, le dialogue démocratique devient extrêmement difficile. On n’écoute plus l’autre, car ça peut être trop déstabilisant pour nos croyances. Ce soudain élargissement du fonctionnement démocratique débouche ainsi sur des problèmes nouveaux et de grandes difficultés. La modernité issue des Lumières se croyait fille de la raison. Mais la rationalité doit en fait composer avec de nouveaux univers de croyance. Et ces croyances contemporaines sont moins des reliques des temps anciens qu’un produit de la modernité la plus avancée.

Aujourd’hui, on voit bien que la montée des revendications identitaires est en train de détruire la démocratie par le bas

Mais en quoi République et démocratie s’opposeraient-elles de plus en plus ?

Quand on emploie les mots « République » et « démocratie », on a l’impression qu’on parle de la même chose. Mais ce sont deux principes émancipateurs qui ont une histoire différente et qui, sur le fond, s’opposent. La République, c’est quelque chose de transcendant qui vient d’en haut. Les grands programmes républicains de la IIIe République sur l’école et la laïcité instaurent une communauté qui va fonctionner ensemble autour d’une morale collective. La démocratie, elle, vient d’en bas, de l’individu avec ses revendications et ses attentes personnelles. Aujourd’hui, la République se désagrège. L’école, par exemple, doit être de plus en plus à l’écoute de chaque élève, différencier ses programmes et se détacher d’une morale collective. L’affaire du burkini montre bien que nous sommes arrivés à un point de contradiction insoluble entre République et démocratie, entre laïcité et libertés individuelles, et qu’il y a des choix très différents. Ceux qui privilégient la République ont tendance à aller vers des options de plus en plus autoritaires. À l’inverse, si on défend la liberté démocratique, on se heurte à des croyances et une contre-révolution identitaire remettant en cause l’utopie de la rationalité des Lumières.

La laïcité ouverte, dans l’esprit de la loi de 1905, est-elle dans une impasse ?

Écoute des autres, tolérance, accommodements raisonnables… La laïcité ouverte semblait vraiment être la bonne idée. En 1905, la position libérale d’Aristide Briand l’a emporté et on n’a pas interdit le port de la soutane non seulement parce qu’il s’agissait de la religion dominante, mais parce que le catholicisme était en déclin et ne représentait plus une menace pour la laïcité. Mais aujourd’hui, on voit bien que la montée des revendications identitaires est en train de détruire la démocratie par le bas. Il faut trouver le moyen de maintenir un cadre républicain. Comment ? Sans doute en faisant de la pédagogie autour des principes moraux du vivre ensemble. Je n’ai pas de solutions. Il faut en tout cas réfléchir et ne pas continuer à être sur le pont du Titanic au son des violons, car les icebergs sont devant nous. Je suis pessimiste mais attention, on reste dans une société de libertés avec un désir de vivre ensemble ! Les manifestations après l’attentat contre Charlie Hebdo m’ont rassuré, car on a été dans un mouvement de fraternité, d’amour, d’envie de trouver une solution pour que la société ne se disloque pas. Qu’on ait, comme Emmanuel Todd, pu critiquer cela est ignoble.

À l’image de la passe d’armes entre Manuel Valls et le New York Times , les médias anglo-saxons ont été sévères avec la France sur cette affaire du burkini. Mais quelques mois plus tard, Donald Trump est allé jusqu’à interdire l’entrée du territoire à des ressortissants de certains pays musulmans…

Le cas du burkini, avec ces images de gendarmes obligeant une femme à se déshabiller sur la plage, a provoqué l’incompréhension dans ces pays anglo-saxons. « Une absurdité française », selon l’éditorial du Times. Mais c’est loin de n’être qu’un débat français. Alors que la défense de la laïcité s’affaiblit en France, il y a ainsi un questionnement inverse dans les autres pays. Ceux qui ont été très engagés dans le multiculturalisme découvrent aujourd’hui ses limites.

« Il faut prendre la plage au sérieux », rappelle votre conclusion…

Les politiques ont été agacés par cette affaire du burkini, parce que la plage, ça ne fait pas sérieux. Les polémiques autour de l’école, d’accord, mais la plage, non ! Alors que le burkini est le plus grand révélateur de cette impasse entre République et démocratie dont je vous parlais. L’école est un espace institutionnalisé et intégré dans l’histoire de la laïcité, qu’on peut réglementer. La plage, elle, est l’avant-garde de la modernité, l’espace le plus symbolique de l’expression de la liberté, c’est-à-dire de cette démocratie de tous les jours. Ce n’est pas pour rien que le mot d’ordre de Mai 68 a été « sous les pavés la plage ». Le burkini, qui avait l’air d’un petit phénomène de rien du tout, a ainsi révélé une impasse majeure de notre modernité.

« Burkini, autopsie d’un fait divers », de Jean-Claude Kaufmann (Les liens qui libèrent, 199 p., 17 euros).

JEAN-FRAJEAN-FRANCIS PECRESSENCIS PECRESSE

Editorialiste
Source : Les Echos
D’un excès à l’autre.

Après avoir été l’une des démocraties les plus tolérantes en matière de moralisation de la vie politique, la France est en passe de devenir l’un des pays les plus intransigeants au monde avec ses élus.

Au point qu’il est permis de se demander si elle n’est pas en train de fabriquer des générations de « touristes » de la politique, députés entre parenthèses ou maires éphémères, plus attirés par une expérience que par le service de l’intérêt général.

C’est l’évolution que l’on peut craindre à la lecture des propositions remises hier au garde des Sceaux, François Bayrou, par le député René Dosière, devenu à 75 ans, au terme de quarante ans de mandats politiques, un avocat zélé du renouvellement politique…

Bien sûr, la dernière campagne présidentielle rend nécessaire une opération « mains propres » analogue à celle de 1989. Des abus présumés dans l’usage de fonds publics au bénéfice de collaborateurs familiaux ou dans la mise à profit d’intérêts particuliers justifient des mesures d’interdiction destinées à protéger les élus d’eux-mêmes.

Puisque l’heure est à l’exemplarité des élus, peut-être même faut-il exiger d’eux ce que nul n’exige des électeurs : un casier judiciaire vierge. Mais, sous couvert de moraliser la vie politique, le gouvernement, s’il suit les recommandations de René Dosière, risque de révolutionner les règles de la représentation en démocratie. Pour le meilleur ou pour le pire.

Limiter le cumul des mandats dans le temps, alors qu’il l’est déjà dans l’espace, c’est introduire un nouveau biais dans le choix des électeurs. Et, s’il sait qu’il ne pourra plus effectuer que deux mandats au maximum, le patron de cette PME républicaine qu’est le maire risque fort d’être guetté par la déresponsabilisation.

Quant aux règles envisagées pour limiter l’éclosion des micropartis, elles pourraient assécher la vie démocratique qu’elle prétend faire éclore. Contrôler a posteriori vaut toujours mieux qu’interdire a priori. Car de la moralisation de la vie politique à la démoralisation des politiques, le pas est vite franchi.

Jean-Francis Pécresse

 

Source : KEFISRAEL 

Les archives de Kol Israël, la radio israélienne, recèle des trésors comme le premier enregistrement de la jeune chanteuse israélienne Shuli Nathan interprétant « Jérusalem d’or et de lumière » – « ירושלים של זהב ».

En 1967, le maire de la ville Teddy Kollek avait commandé cinq chansons sur le thème de Jérusalem de cinq compositeurs différents afin qu’elles soient interprétées au Festival de la chanson israélienne le jour de la célébration du 19e anniversaire de l’Indépendance de l’Etat d’Israël plus précisément le 15 mai 1967.

Les chansons ont été interprétées devant les 3000 spectateurs pendant le décompte des voix pour départager les chansons en lice dans la compétition. Dès la première fois comme on peut l’entendre dans l’enregistrement, la chanson écrite et composée par Naomi Shemer, a fait l’unanimité et le public a eu du mal à s’arrêter d’applaudir la jeune Shuli Natan. Un coup de foudre.

D’ailleurs, une semaine plus tard, Teddy Kollek décernait la médaille de Jérusalem à Naomi Shemer.

Trois semaines plus tard, le 5 juin 1967, éclatait la Guerre des Six Jours.

Naomi Shemer ajouta une strophe :

Nous sommes revenus aux puits des eaux,
au marché et sur la place.
Un shofar appelle sur le Mont du Temple
dans la Vieille Ville.

Et la chanson devint un hymne.

Lire et écouter aussi 12 interprétations de la chanson Jérusalem d’or

Dans le quartier Chapelle-Pajol, les hommes tiennent les rues, et les femmes sont devenues indésirables. DR/Photo Le Parisien

Par Céline Pina/ Source : FigaroVox

FIGAROVOX/ANALYSE- Alors que les lycées organisent une « journée de la jupe » pour dénoncer le sexisme, Céline Pina rappelle que dans certains quartiers de Paris, sortir de chez elle pour une femme est une provocation, et dénonce l’indifférence des élus.

Quartier de la Goutte d'or, dans le 18e arrondissement de Paris.Céline Pina est ancienne conseillère régionale d’Ile-de-France. Elle s’intéresse particulièrement aux questions touchant à la laïcité, à l’égalité, au droit des femmes, à la santé et aux finances sociales. Elle est l’auteur de Silence Coupable (éditions Kero).


Tandis que des syndicats lycéens essaient d’attirer l’attention sur le sexisme qui sévit maintenant dans les rapports entre filles et garçons dès le plus jeune âge en organisant ce vendredi 19 mai, une journée de la jupe, l’actualité nous a démontré hier à quel point l’initiative était nécessaire, tant les droits des femmes reculent pendant que les politiques continuent à détourner le regard. À tel point qu’aujourd’hui, dans certains endroits, sortir dans la rue quand on est une femme devient une prise de risque, une provocation et une mise en danger.

Et hélas, on ne parle pas ici de Raqqah, Ryad ou Kaboul, mais de Paris. Intra-muros.

Dans un reportage publié dans Le Parisien du 18 mai, «Paris: les femmes chassées des rues dans le quartier Chapelle-Pajol», Cécile Beaulieu décrit le quotidien des habitantes du quartier, lesquelles ne peuvent plus se déplacer seules, ni porter jupes ou vêtements moulants sans se faire injurier voire agresser. La rue, les trottoirs, les cafés, les bars, les squares leur sont interdits, à tel point que quitter son appartement devient une transgression. Ce territoire est celui des hommes et ils font régner leur loi. Une situation qui tend à s’étendre dans les quartiers les plus populaires.

Mais pour choquant que soit pour nous ce contrôle social d’un autre âge, cette véritable oppression qui s’abat sur toutes les femmes dans un pays où l’égalité est inscrite au fronton des bâtiments publics, ce qui est encore plus déstabilisant ce sont les réactions, ou plutôt l’absence de réaction des élus.

Être une femme suffit à être en danger dans certains endroits et auprès de certaines populations, car il y a un point commun entre cette situation et celle qui a tant choqué en Allemagne le 31 décembre à Cologne. Des agressions sexuelles massives y avaient été commises et l’enquête avait révélé que celles-ci étaient le fait de réfugiés et de migrants économiques, venant du Maroc et d’Algérie et arrivés au cours de la même année.

Que croyez-vous que l’on fit alors? Et bien au lieu de s’interroger sur ce qui pouvait pousser ces hommes à croire qu’ils avaient le droit de se comporter ainsi dans un pays qui les accueille, au lieu d’interroger les références culturelles qui permettent de considérer comme acceptable cette violence faite aux femmes, au lieu d’interroger les obligations qui devraient être liées à l’accueil, on fit le procès en racisme de tous ceux qui dénonçaient le soubassement culturel et cultuel, qui fait de la femme un être inférieur, propriété d’un homme ou de tous si elle a le culot de revendiquer sa liberté, phénomène que la misère sexuelle, que la montée du fondamentalisme religieux renforce et accentue dans les pays du proche et Moyen-Orient. Pour avoir évoqué cet aspect du problème, Kamel Daoud fut cloué au pilori.

À Cologne, la Maire conseilla aux femmes de se faire discrètes et de se tenir à l’écart des hommes. Comme si elles étaient en partie responsable des violences qu’elles subissaient. Et aujourd’hui, savez-vous ce que l’on répond, en France, à ces femmes qui, habitant la capitale de notre pays, ne jouissent déjà plus des droits que la loi est censée accorder à tous les citoyens? D’abord que porter plainte ne sert à rien. Donc, en France, on peut vous ôter la liberté de vous déplacer parce que vous êtes une femme dans la plus totale indifférence. Nul ne peut rien y faire, parce que les autorités publiques s’en moquent et que cette question est anecdotique pour le pouvoir.

Voilà ce que signifie le «porter plainte ne sert à rien». On parle bien d’opérations de police à répétition dans l’article, plus de 110 depuis janvier mais elles n’ont aucun effet. Pourtant, si celles-ci se traduisaient plus souvent par des expulsions ou de véritables sanctions, nul doute qu’elles changeraient la donne. Mais si les interpellés en sont quittes pour revenir quelques heures ou jours après, cela devient un jeu qui signe plus l’impuissance des autorités que leur utilité et finit par valider ce qu’il est censé empêcher.

Il y a bien une élue citée dans le reportage, l’adjointe à l’égalité hommes-femmes de la mairie de XVIIIeme. Elle conseille d’organiser une marche exploratoire pour faire le repérage des lieux où les femmes sont indésirables et maltraitées. Il parait même que «leurs remarques seront examinées avec la plus grande attention». Je suis sûre que cette personne est consciente du caractère dérisoire de cette injonction qui invite ces femmes à se mettre en danger pour effectuer un tel relevé topographique et qu’elle a conscience que rien ne saurait moins incarner la loi et le devoir de protection qu’ont les élus envers leur population, qu’une telle attitude, mais elle n’a probablement rien d’autre à proposer.

Le fait que les agresseurs de femmes appartiennent à une population pauvre et marginale, élevée au rang de victime absolue, fait que leur transformation en bourreau paralyse à la fois le discours politique et l’action publique. Ce sont alors les citoyens qui jouent le rôle de variable d’ajustement en voyant leurs droits abandonnés et leurs libertés non défendues. Cela plus qu’une dérive fasciste de la société explique l’explosion du vote FN.

Pendant ce temps, vendeurs à la sauvette, dealers, migrants et passeurs tiennent les rues et politiquement correct oblige, on oublie de dire que cette mentalité d’un autre âge, cet obscurantisme dont on constate chaque jour qu’il gagne du terrain, est lié à la volonté de ces hommes d’imposer leur mentalité patriarcale, leur vision étriquée des relations humaines et une conception des rapports sociaux et intimes inégalitaires et contraignants au pays qui les a accueillis.

On évite de dire que ces tensions se réveillent aussi parce que ces populations sont la cible des fondamentalistes et des tenants de l’Islam politique qui chauffent à blanc les replis identitaires et font de la remise en cause des fondations mêmes des sociétés occidentales par la revendication identitaire et religieuse, le seul axe d’affirmation politique et sociale des communautés qu’ils influencent de plus en plus. Et s’ils se sentent autorisés à le faire, c’est aussi parce que nul ne se soucie, chez ceux qui nous représentent, ni d’expliquer les règles aux nouveaux arrivants, encore moins de les faire respecter. Ceux-ci alors essaient de recréer un environnement qui leur est familier et, marginalisés et sans grandes perspectives, ils se donnent un sentiment de virilité et de prise sur le monde en exerçant leur pouvoir sur les femmes. Ils sont encouragés dans ces attitudes par les prédicateurs bas de plafond dont ils sont la cible et qui ont table ouverte dans notre pays. Alors il ne s’agit pas ici de dire que tous les migrants sont ainsi, ce serait aussi injuste qu’insultant, mais de s’interroger sur notre réticence à défendre ce que nous sommes face à des comportements qui ne sont ni respectables ni tolérables et nous renvoient à un obscurantisme et à une violence intrinsèquement méprisable et face à laquelle nos autorités ne devraient pas être tétanisées.

L’air est connu: souvenez-vous du reportage d’Antenne 2 tourné à Sevran et à Villeurbanne où un homme chassait des femmes d’un café en leur expliquant: «Ici c’est pas Paris, c’est comme au bled».

Ce qui signifie, non seulement cette zone nous appartient et tu dois savoir rester à ta place, donc chez toi. Mais aussi que sur certains territoires, la France n’existe plus et ses lois ne s’appliquent pas. Ainsi, l’espace public n’est plus partagé, commun. Sur certains territoires, il est réservé à ceux qui ont une existence sociale, donc aux mâles, pas à celles qui leur appartiennent et n’existent que dans la sphère de l’intime. Pour avoir dénoncé ces phénomènes dont seuls ceux qui nous représentent semblent totalement inconscients, la journaliste de France 2 et Nadia Remadna de la brigade des mères, ont été violemment attaquées par le Bondy Blog et ceux qui ont relayé ce reportage ont été comme d’habitude accusés de mensonges, de racisme et d’appartenir à la fachosphère. Et ce quand bien même les témoignages de cette tentative d’imposer un apartheid sexuel en France se multiplient.

L’enjeu aujourd’hui est de faire vivre nos grands principes pour tout le monde, de faire en sorte que les libertés que la loi garantit ne dépendent pas de notre niveau culturel et social ou de notre lieu de vie. C’est cela le sens même de la politique: garantir les droits de tous ceux qui vivent sur son territoire. Et cela ne se fera pas sans fermeté, ni justice.

Aujourd’hui la protection de la loi n’est accordée qu’aux hyperinclus, à ceux qui ont les moyens financiers de choisir leur environnement. Pour beaucoup d’autres, c’est retour au moyen âge: il faut se soumettre à ses voisins et à l’homme de la rue car la protection de la loi ne peut plus s’incarner. Une des phrases que l’on entend le plus dans les zones sous influence des islamistes et des identitaires, c’est «chez nous, c’est comme ça» et ce «chez nous» n’évoquent pas la France, alors même que ceux qui tiennent ce discours sont Français, pas même forcément les règles du pays d’origine, mais ce mélange de tradition et de religion dont les islamistes entendent faire le fond d’écran des mentalités qu’ils façonnent. C’est ainsi que les passages à l’acte se multiplient, rite d’initiation du refus de la citoyenneté et de l’affirmation des valeurs patriarcales validées par les représentations religieuses, le tout sur fond d’impunité des agresseurs et de mise en accusation de ceux qui dénoncent l’abandon des autorités comme une faute politique majeure.

Et pendant ce temps, notre nouveau gouvernement prône la libéralité en matière de laïcité tout en promettant de lutter contre l’islamisme. Le problème c’est que l’on ne lutte pas contre qui veut vous détruire en renonçant à ses principes et à ses idéaux et qu’en ce domaine, la libéralité équivaut à livrer les plus faibles à leurs oppresseurs. Il serait dommage qu’à force d’aveuglement sur ces questions, la France devienne un pays qui ne garantit que les libertés de ceux qui ont les moyens de choisir leur voisinage et leur environnement.

Un terroriste palestinien a attaqué des policiers au couteau ce lundi matin à Jérusalem
La victime a été légèrement blessée, l’assaillant neutralisé

Un policier israélien a été poignardé mardi matin dans la ville côtière de Natanya, au nord de Tel Aviv.

Le porte-parole de la police a rapidement indiqué que la piste terroriste était examinée, avant de confirmer cette information.

La victime, âgée de 26 ans, a été légèrement blessée, tandis que l’assaillant a été neutralisé.

La police a ensuite indiqué que le suspect était âgé de 45 ans et résident de la ville de Tulkarem en Cisjordanie.

Source : I24 News

Une explosion a eu lieu lundi soir au Royaume-Uni, à la Manchester Arena, à l’issue du concert de l’artiste américaine Ariana Grande. Theresa May condamne «une attaque terroriste épouvantable» et présidera une réunion d’urgence du gouvernement ce matin.

Le Direct du Figaro

Le bilan passe à 22 victimes dont des enfants

Le bilan de l’explosion à Manchester est passé à 22 morts, a indiqué Ian Hopkins, le chef de la police de la ville. L’attaque a été commise par un homme seul. « L’enquête avance très rapidement. L’agresseur avait un engin explosif improvisé sur lui », précise Ian Hopkins. L’assaillant est mort sur le coup.

Des enfants figurent parmi les victimes de l’attaque qui s’est produite au terme d’un concert de la chanteuse pop Ariana Grande. L’explosion a également fait 59 blessés. Theresa May condamne «une attaque terroriste épouvantable» et présidera une réunion d’urgence du gouvernement ce matin.

  

Une minute de silence au Festival de Cannes
Après l’attentat commis hier soir à Manchester, qui a coûté la vie à 22 personnes, une minute de silence sera observée à 15h00 (13h00 GMT) au Festival de Cannes.

Collomb : Des «consignes» données pour renforcer la sécurité des événements culturels et sportifs
Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb s’est exprimé ce matin après une réunion des services de sécurité et de renseignement : »Dès que j’ai été informé de l’attentat de Manchester, j’ai voulu exprimé notre solidarité au peuple Britannique. Je comprends aujourd’hui qu’elle doit être la douleur du maire de Londres. Cet attentat montre que la menace est élevée dans tous les pays de notre continent ».

« J’ai réuni à nouveau ce matin les responsables des services de sécurité et de renseignement pour faire le point sur la situation. Nous avons donné un certain nombre de consignes aux organisateurs d’événements sportifs et culturels, de manière à ce que la sécurité de nos concitoyens soit assurée. Une circulaire va être envoyée aux préfets. Partout nos forces de sécurité sont mobilisées sur le territoire. C’est une fois de plus la jeunesse, notre mode de vie, notre culture qui ont été attaqués. Nous ne céderons jamais devant le terrorisme. Je vais faire le point avec le président de la République et le premier ministre sur la situation. Je veux dire à nos concitoyens que tout est mis en place pour assurer leur sécurité », a-t-il assuré.

Cellule de crise à l’ambassade de France à Londres
L’ambassade de France à Londres a ouvert une cellule de crise. « Nous nous efforcerons de répondre à vos appels », est-il écrit sur son site internet, qui propose un numéro de téléphone : 00 44 207 073 12 55.
L’ambassade rappelle que les autorités de police de Manchester ont activé des numéros d’urgence : 0044 161 856 9400 et 0044 161 856 9900.
Sur les réseaux sociaux, tourne également le numéro de l’hôtel Holiday Inn dans lequel de nombreux enfants se sont réfugiés : 0044 161 836 9600.

La tour Eiffel éteinte mardi soir
Dans un communiqué, la maire de Paris Anne Hidalgo a indiqué que la tour Eiffel serait éteinte mardi soir en signe d’hommage aux victimes de l’attaque terroriste de Manchester.

VIDÉO – Des artistes réagissent sur le Net
Quelques heures après l’attentat qui a fait 22 morts à l’issue d’un concert d’Ariana Grande à Manchester, de nombreux artistes expriment leur tristesse sur Twitter. Revue de tweets.

VIDÉO – A Paris, les concerts et manifestations maintenus
Les concerts et manifestations prévus à Paris dans les prochains jours doivent être maintenus malgré l’attentat de Manchester. «Il faut bien sûr les maintenir», a déclaré la maire de Paris Anne Hidalgo sur Europe 1. «Chaque événement, que ce soit sur la voie publique ou dans des salles de concert ou autre, fait l’objet d’une analyse particulière avec les services de la préfecture de police de Paris. (…) Les partenaires, les organisateurs de ces manifestations, qu’elles soient publiques, privées, sur la voie publique ou pas, travaillent de concert avec la préfecture de police pour analyser tous les points de sécurité. Nous avons aussi sur un certain nombre de sites mis en place des sécurités pérennes, je pense par exemple à tous les barrages béliers qui sont installés», a expliqué la maire de Paris.

«On a rehaussé, on rehausse chaque fois, on analyse le niveau de sécurité mais il faut continuer à vivre, c’est la meilleure recette contre le terrorisme», a-t-elle insisté. Anne Hidalgo a dit souhaiter «que le plan Vigipirate, l’opération Sentinelle perdure sur Paris» pour «permettre de sécuriser les lieux touristiques et les lieux du quotidien». Elle s’est également prononcée pour le maintien de l’état d’urgence «tant que c’est nécessaire». «Je ne suis pas pour avoir le moindre état d’âme.»

VIDÉO – Un père et ses filles racontent l’attaque de Manchester
Le témoignage d’un père et de ses filles présents sur les lieux de l’attaque de Manchester lundi soir :

Une chroniqueuse britannique crée la polémique
Icône des polémiques et du trash dans la presse britannique, Katie Hopkins, qui officie au Daily Mail, a déclaré sur Twitter qu’«on avait besoin d’une vraie solution» (true solution).

Plusieurs internautes estiment que la chroniqueuse avait d’abord écrit sur le réseau social qu’il fallait une «solution finale» (final solution), une expression qui fait référence à la politique nazie d’extermination des juifs.

Katie Hopkins est connue pour ses dérapages. Elle avait qualifié les migrants de «cafards».

Le point à 10H30 : ce que l’on sait

o L’explosion
La police de Manchester a annoncé avoir été appelée juste après 22h33 heure locale (23h33 en France) à la suite d’informations faisant état d’une explosion dans la plus grande salle de concerts de la ville, la Manchester Arena, où se produisait la chanteuse américaine Ariana Grande.

o Le nombre de victimes
Le dernier bilan communiqué par le chef de la police de Manchester, Ian Hopkins, fait état de 22 morts et 59 blessés. Il a également indiqué que des enfants font partie des victimes. Les blessés sont traités dans huit hôpitaux, a précisé la police.

o L’enquête
La police a indiqué que l’attentat terroriste a été commis par un homme qui portait un engin explosif artisanal. L’assaillant est mort sur le coup. La police doit établir si l’homme a agi seul ou s’il s’est appuyé sur un réseau. Aucune revendication n’a eu lieu pour l’instant.

o Nombreuses réactions politiques
Emmanuel Macron, Vladimir Poutine, ou encore Angela Merkel… De nombreux dirigeants politiques, ainsi que des élus locaux, ont exprimé leur soutien aux victimes de l’attaque.

Les précédentes attaques
L’attentat est le plus meurtrier visant le Royaume-Uni depuis douze ans. En juillet 2005, une série d’attentats suicides revendiqués par un groupe se réclamant d’al-Qaïda avaient fait 56 morts, dont les quatre kamikazes, et 700 blessés dans les transports londoniens. Cet attentat s’est produit deux mois jour pour jour après celui de Londres, près du Parlement, qui avait fait 5 morts et avait été revendiqué par le groupe djihadiste État islamique (EI).

 

VIDÉO – Donald Trump condamne une attaque menée par «des losers malfaisants»
Le président des États-Unis, en voyage en Israël, a condamné l’attaque de Manchester perpétrée par des «losers malfaisants». Depuis Bethléem, Donald Trump a exprimé ses «profondes condoléances».

Nétanyahou condamne «avec force» le «terrible attentat»
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a condamné aujourd’hui «avec force» l’attentat qui a tué au moins 22 personnes à l’issue d’un concert à Manchester en Grande-Bretagne, ont indiqué ses services.

«Le gouvernement israélien condamne avec force le terrible attentat terroriste perpétré cette nuit à Manchester», a déclaré M. Nétanyahou dans un communiqué.
«J’adresse mes condoléances aux familles de ceux qui ont été assassinés et je souhaite un prompt rétablissement aux blessés», a-t-il dit.

«Le terrorisme est une menace mondiale et les pays civilisés doivent agir ensemble pour en venir à bout, où qu’il sévisse», selon lui.

Gérard Collomb réunit les responsables de la sécurité et des renseignements
Gérard Collomb réunit aujourd’hui à 10 heures les responsables des services de sécurité et de renseignement après l’attentat commis hier soir à Manchester, qui a fait 22 morts, a indiqué le ministère de l’Intérieur.
La réunion, qui se déroulera place Beauvau, a pour but de «faire un point sur la situation britannique» ainsi que sur «l’état de la menace sur le territoire national», a fait savoir le ministère, ajoutant que M. Collomb en rendrait ensuite compte au premier ministre Édouard Philippe et au président Emmanuel Macron.
Le ministre de l’Intérieur doit également s’entretenir avec ses homologues allemand et britannique, Thomas de Maizière et Amber Rudd, pour aborder notamment les questions de «coopération sur les questions migratoires» et de «lutte contre le terrorisme», de même source. Gérard Collomb fera une déclaration à la presse vers 11 heures.

Hollande et Sarkozy adressent leur soutien aux victimes
L’ancien président de la République François Hollande vient de publier sur Twitter un message de soutien aux victimes de l’attentat de Manchester et au peuple britannique. «Ces lâches ont visé la jeunesse, symbole de notre liberté», dénonce François Hollande.

Les habitants de Manchester se mobilisent
Comme lors de plusieurs attentats, notamment au Bataclan à Paris, les habitants de la ville touchée par l’attaque terroriste se mobilisent pour venir en aide aux personnes qui écoutaient le concert d’Ariana Grande.

La gare Victoria ayant été fermée, de nombreuses personnes parmi les 21.000 venues écouter le concert, dont de nombreux jeunes, étaient dans l’impossibilité de quitter le centre-ville.

Merkel évoque son « horreur » et sa « tristesse »
La chancelière allemande, Angela Merkel, a exprimé sa « tristesse » après l’attentat terroriste de Manchester. « L’Allemagne est aux côtés » des Britanniques, a-t-elle déclaré dans un communiqué. « Cette attaque terroriste présumée ne fera que renforcer notre détermination à travailler avec nos amis britanniques contre ceux qui commettent des actes aussi inhumains », a ajouté Angela Merkel.

Les clubs de football de Manchester soutiennent les victimes de l’attaque
Manchester City et Manchester United, deux géants du championnat de football anglais, ont réagi sur Twitter à l’attaque terroriste. «Nous sommes profondément choqués par les terribles événements de la nuit dernière», a écrit Manchester United tandis que le rival Citizen a fait part de sa «grande tristesse».

Poutine prêt à «développer la lutte antiterroriste» avec Londres
Le président russe, Vladimir Poutine, s’est dit prêt à développer «la lutte antiterroriste» avec Londres après l’attentat «inhumain» de Manchester. Le chef de l’État russe «a exprimé ses sincères condoléances» à la première ministre britannique Theresa May et a «fermement condamné ce crime cynique», selon un communiqué du Kremlin.

L’ambassade de France vérifie «la nationalité et l’identité des victimes»

L’ambassade de France au Royaume-Uni tente ce matin de vérifier le plus rapidement possible la nationalité et l’identité des victimes de l’attaque terroriste de Manchester. «Notre ambassade au Royaume-Uni, en lien avec les autorités locales, met tout en oeuvre pour vérifier la nationalité et l’identité des victimes. Je me tiens évidemment informé à chaque instant de l’évolution de la situation», déclare le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian dans un communiqué.

«Le Royaume-Uni et la France sont unis face au terrorisme. Les efforts en matière de coopération internationale doivent se poursuivre afin de le défaire, sur nos territoires comme à l’étranger», ajoute-t-il.

Après l’attaque à Manchester, émotion dans la classe politique

De nombreux élus locaux et nationaux ont réagi quelques heures après l’explosion qui a eu lieu à Manchester. Tous ont fait part de leur émotion et ont apporté leur soutien aux familles des victimes.

» Attentat à Manchester : émotion dans la classe politique

Qui est Ariana Grande, cette icône des jeunes?
La jeune chanteuse est devenue en seulement quelques années une véritable icône chez les jeunes. Elle s’est dite «brisée» sur Twitter après le concert et a décidé d’annuler ses prochains concerts en Europe.

Emmanuel Macron exprime son «effroi» et va s’entretenir avec Theresa May

Le président français a fait part de son «effroi» après l’attentat de Manchester. Il a tenu à adresser au peuple britannique sa «compassion et sa sollicitude» dans un communiqué. Emmanuel Macron va également s’entretenir par téléphone avec Theresa May.

 

Edouard Philippe condamne «le terrorisme le plus lâche»

Le premier ministre français a condamné «le terrorisme le plus lâche qui a spécifiquement, et sciemment» visé de très jeunes gens pendant un concert.

«Devant ce crime abominable, je veux dire aux citoyens de Manchester et au peuple britannique ma tristesse, la solidarité du peuple français et son amitié indéfectible», a déclaré le nouveau chef du gouvernement dans un communiqué.

VIDÉO – Christophe Castaner : «Il faut frapper à l’origine du mal, au Sahel, au Levant»

«Les enfants de Manchester sont nos enfants. On voit que le mal peut frapper à nos portes», a déclaré ce matin sur France 2 le porte-parole du gouvernement, Christopher Castaner. «Il faut faire plus, car les terroristes savent s’adapter aux situations. Ainsi, nous aussi devons-nous nous adapter. Il faut frapper à l’origine du mal, au Sahel, au Levant. Il nous faut renforcer totalement notre renseignement intérieur et numérique et recruter davantage. Nous voulons également qu’il y ait un quatrième corps d’armée au niveau numérique», a ajouté le porte-parole du gouvernement.

«À la mi-juillet, le président, le ministre de l’Intérieur et le premier ministre se pencheront sur la question de l’état d’urgence. Il ne faut surtout pas céder aux terroristes, et arrêter d’aller à des concerts. Vivre c’est notre coeur», a-t-il conclu.

VIDÉO – Explosion puis mouvement de panique dans la Manchester Arena
à 07:24 Dans des vidéos prises par des spectatrices, on peut entendre ce qui pourrait être le son de l’explosion et qui déclenche un mouvement de panique dans cette salle d’une capacité de 20 000 personnes.

LOCALISATION – La salle est située tout près de la gare
Google Maps

May et Corbyn suspendent leur campagne électorale
 Le dirigeant travailliste Jeremy Corbyn dit avoir parlé avec Theresa May, a convenu avec elle de suspendre la campagne électorale pour les législatives jusqu’à nouvel ordre.

Sécurité renforcée à New York
Les autorités de New York ont renforcé les mesures de sécurité sur des sites sensibles après l’attentat de Manchester, précisant toutefois qu’elles n’avaient pas enregistré de menace spécifique concernant le territoire américain.

Le gouverneur, Andrew Cuomo, a annoncé qu’il avait ordonné des patrouilles supplémentaires à « des endroits particulièrement sensibles » (métro, aéroports…) par « mesure de précaution ». « Cet acte de terrorisme apparent, contre un concert auquel assistaient des milliers d’adolescents et de jeunes, est une attaque horrible et inexplicable contre nos valeurs universelles d’êtres humains », a déclaré le gouverneur dans un communiqué.

Le département américain de la Sécurité intérieure a déclaré qu’il cherchait à obtenir plus d’informations sur l’attentat et qu’il se tenait prêt à assister ses homologues britanniques. « Nous n’avons pas à ce moment d’information indiquant une menace spécifique contre des événements musicaux aux Etats-Unis », a indiqué le département dans un communiqué. « Toutefois, le public pourra constater des mesures de sécurité renforcées dans et autour des endroits et des événements publics, les autorités prenant des précautions supplémentaires », a-t-il ajouté.

Nadine Morano : «5 h 24, pas encore de réaction du président Macron»
La députée européenne a dénoncé sur Twitter le fait qu’Emmanuel Macron n’a pas encore réagi à l’attentat survenu à Manchester.

Trudeau parle «d’horreur», après l’attentat à Manchester
 « Les Canadiens ont appris avec horreur l’attentat survenu à Manchester » et leurs « pensées accompagnent les victimes et leur famille », a écrit le premier ministre Justin Trudeau sur son compte Twitter.

 

Ce que l’on sait de l’attaque terroriste à Manchester

o Une explosion

La police de Manchester a annoncé avoir été appelée juste après 22h33 heure locale (23h33 en France) suite à des informations faisant état d’une explosion dans la plus grande salle de concerts de la ville, la Manchester Arena, d’une capacité d’environ 20.000 personnes.
Quasiment tous les témoins, dans et hors de la salle, ont évoqué sur les médias britanniques un « grand bang ».

«Incident terroriste»
La police britannique est restée prudente pendant plusieurs heures avant de finir par dire qu’elle traitait l’affaire comme un « incident terroriste ». Elle a ensuite annoncé procéder à une explosion contrôlée dans les jardins de la cathédrale, situés à quelques dizaines de mètres de la salle de concerts, tout près de la gare Victoria. Un quart d’heure plus tard, elle précisait avoir effectué l’explosion contrôlée, révélant que l’objet suspect n’était en fait qu’un vêtement abandonné. La première ministre, Theresa May, a quant à elle dénoncé dans la nuit une « épouvantable attaque terroriste » et exprime sa sympathie aux victimes et à leurs familles. Elle présidera une réunion d’urgence à neuf heures, mardi matin.Si la piste terroriste est confirmée, il s’agirait de l’attentat le plus meurtrier depuis 2005.
Où ?
La Manchester Arena a évoqué dans un tweet une explosion qui se serait déroulée hors de la salle de concerts, dans un endroit public.
Un communiqué de la police des transports a mentionné une explosion dans le foyer de la salle de concerts. Ce foyer est un espace public qui relie la salle à la gare toute proche de Victoria où passent trains et métros. La circulation de tous les trains a été interrompue.

 Quand ?
Les spectateurs ont dit avoir entendu l’explosion juste à la fin du concert de la chanteuse pop américaine Ariana Grande, alors qu’ils commençaient à sortir de la salle, vers 22h30, heure locale.

Les réactions
Dans la salle, des scènes de panique ont eu lieu, d’autant que le public était composé de nombreux enfants et adolescents. Les spectateurs se trouvant du côté d’où semble être partie l’explosion se sont précipités de l’autre côté de la salle, provoquant une bousculade pour sortir.

Les victimes
La police a confirmé la mort de 19 personnes et environ 50 autres blessées. Parmi les blessés figure notamment un couple de Leeds venu chercher ses enfants à la sortie du concert, Gary Walker et sa femme, qui ont témoigné sur la radio 5 de la BBC. M. Walker a dit avoir été blessé au pied par un éclat de métal et sa femme a été blessée à l’estomac. Les blessés sont traités dans six hôpitaux, a précisé la police
.o Qui est derrière ?
L’action n’a pas été revendiquée mais des proches de l’État islamique n’ont pas hésité à célébrer cet « acte terroriste », selon SITE. La dernière attaque terroriste au Royaume Uni s’est déroulée il y a deux mois précisément, à Londres. Le 22 mars, un citoyen britannique converti à l’islam, Khalid Masood, avait tué cinq personnes en fonçant dans la foule avec son véhicule avant de poignarder mortellement un policier et d’être abattu près du Parlement.

Soixante ambulances utilisées
 Au total, 60 ambulances ont été utilisées lors de l’attentat à Manchester, hier soir, révèle le North West ambulance service.

Christian Estrosi : «Mes pensées vont aux blessés, aux familles et proches des victimes»
Le maire de Nice, Christian Estrosi, a apporté son soutien aux victimes de l’attentat à Manchester :  « Mes pensées vont aux blessés, aux familles et proches des victimes. Solidarité avec les habitants », a-t-il tweeté. La ville de Nice a été victime le 14 juillet 2016 d’un attentat au camion bélier, qui avait causé la mort de 86 personnes, en blessant 450.

 

Ariana Grande se dit «brisée» après l’attentat à Manchester
« Brisée. Du fond de mon coeur, je suis tellement désolée. Je n’ai pas les mots », a tweeté la chanteuse américaine, qui donnait un concert à la Manchester Arena, près de laquelle a eu lieu l’explosion hier soir, causant la mort de 19 personnes.

Le manager d’Ariana Grande dénonce un «acte lâche»
 Scooter Braun, le manager d’Ariana Grande, a publié un communiqué sur Twitter après « l’acte terroriste » survenu à Manchester hier soir. « Cette nuit, nos coeurs sont brisés. Aucun mot ne peut exprimer notre chagrin pour les victimes et les familles touchées par cette attaque insensée. Nous pleurons la vie des enfants prises par cet acte lâche », a-t-il dénoncé, remerciant les services d’urgences d’avoir « sauvé des vies ».

Gérard Collomb : «Solidarité avec le peuple britannique»
 «Solidarité avec le peuple britannique. Mes premières pensées vont aux victimes et familles endeuillées», a tweeté Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur.

Où a exactement eu lieu l’explosion ?
La Manchester Arena a évoqué dans un tweet une explosion qui se serait déroulée hors de la salle de concerts, dans un endroit public.

Un communiqué de la police des transports a mentionné quant à lui une explosion dans le foyer de la salle de concerts. Ce foyer est un espace public qui relie la salle à la gare toute proche de Victoria où passent trains et métros.

La vidéo du drame

Dans cette vidéo publiée sur Twitter, on peut entendre une détonation qui pourrait être l’explosion qui a causé la mort de 19 personnes hier soir.

Les blessés traités dans six hôpitaux différents
La police de Manchester a publié un nouveau communiqué, reprenant les mots de son chef, Ian Hopkins. Le bilan provisoire reste à 19 morts et environ 50 blessés. «Les blessés sont traités dans six hôpitaux différents de Manchester», précise-t-on. La police de Manchester travaille en étroite collaboration avec les services nationaux, peut-on lire dans ce texte publié sur Twitter qui évoque toujours un «acte terroriste».

Jeremy Corbyn salue les «brillants services d’urgence»
 «Terrible incident à Manchester. Mes pensées sont avec toutes les personnes affectées et nos brillants services d’urgence», a réagi sur Twitter le leader du Labour, Jeremy Corbyn.

à 04:15

Un deuxième numéro d’urgence mis en place
Après le numéro d’urgence antiterroriste, un autre numéro a été mis en place pour «ceux qui sont inquiets pour leurs proches ou toute personne qui aurait pu être dans la zone», explique la police sur Twitter.

La Sécurité intérieure américaine «surveille de près» la situation à Manchester
 Dans un communiqué publié sur son site Internet, le département de la Sécurité intérieure des États-Unis a affirmé qu’il surveillait «de près» la situation à Manchester. «Nous travaillons avec nos homologues étrangers pour obtenir des informations supplémentaires sur la cause de l’explosion», peut-on lire.

«À l’heure actuelle, nous n’avons aucune information selon laquelle une menace crédible viserait spécifiquement des sites musicaux aux États-Unis», précise le département de l’Administration fédérale américaine, incitant tout de même à une «protection accrue dans et autour des lieux publics et événements».

Le Parti conservateur suspend sa campagne pour les législatives après le drame
Le Parti conservateur a décidé de suspendre sa campagne électorale en vue des législatives anticipées du 8 juin, rapporte mardi la chaîne de télévision Sky News. Cette décision intervient après la mort lundi à Manchester d’au moins 19 personnes dans ce que la police pense être un attentat. «Une source conservatrice a déclaré à la Press Association que la campagne électorale de la première ministre était suspendue», relaie Sky News.

La une du Manchester Evening News
Le quotidien local a, comme le Guardian, fait sa couverture sur «l’acte terroriste» survenu à Manchester lundi soir. «Terreur à l’Arena», titre le journal.

Anne Hidalgo : «Paris est cette nuit aux côtés de Manchester»
«Paris est cette nuit aux côtés de Manchester. Mes pensées vont aux victimes, à leurs familles et aux secours qui interviennent sur place», a tweeté la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Réunion d’urgence du gouvernement britannique mardi matin
Theresa May présidera une réunion d’urgence du gouvernement mardi matin, à neuf heures, après l’explosion survenue à Manchester hier soir, affirment plusieurs médias britanniques.

TÉMOIGNAGE – «Il y a eu comme un flash avec un bang et puis de la fumée»
 «On a écouté la dernière chanson et soudain, il y a eu comme un flash avec un bang et puis de la fumée», a confié Gary Walker, de Leeds, venu avec sa femme pour attendre leur filles à la sortie du concert, sur la radio 5 de la BBC.

La une du Guardian de mardi
Le quotidien britannique fait sa couverture avec l’explosion survenue à Manchester.

Facebook a activé son Safety Check
Comme à chaque attentat ou événement dramatique, Facebook a activé son Safety Check. Cette fonctionnalité détecte les utilisateurs du réseau social susceptibles d’être dans une zone affectée par un drame et leur propose de cliquer sur un bouton pour informer leurs amis qu’ils sont en sécurité.

Les secours toujours sur place
Les secours sont toujours en cours d’intervention sur les lieux de l’incident, annonce la police sur Twitter, appelant à éviter la zone un maximum.

L’explosion contrôlée n’était que des vêtements abandonnés
La police a annoncé il y a quelques minutes qu’elle allait procéder à une explosion contrôlée dans un endroit situé à quelques dizaines de mètres de la salle. Elle a ensuite indiqué qu’il s’agissait «de vêtements abandonnés et non d’un objet suspect».

Un numéro d’urgence antiterroriste

Un numéro d’urgence antiterroriste a été mis en place, a communiqué le ministre de l’Intérieur britannique, Ben Wallace. «S’il vous plaît, soyez vigilant, et si vous voyez quelque chose de suspect, appelez la ligne antiterroriste», a-t-il déclaré sur Twitter.

Le maire de Manchester réagit : «Une nuit terrible pour notre belle ville»
 «Mes pensées vont aux familles qui ont perdu des êtres chers, mon admiration va à nos courageux services d’urgence. Une nuit terrible pour notre belle ville», a déclaré le maire de Manchester, Andy Burnham, via Twitter.
à 03:17
Theresa May condamne «une attaque terroriste épouvantable»
La première ministre britannique Theresa May a condamné l’«attaque terroriste épouvantable» qui a eu lieu à Manchester lundi soir. «Nous travaillons à établir tous les détails de ce qui est traité par la police comme une épouvantable attaque terroriste», a souligné Mme May, en exprimant sa sympathie aux familles.

Sadiq Khan : Londres «aux côtés» de Manchester
Le maire de Londres, Sadiq Khan, a apporté son soutien à la ville de Manchester après cette explosion. «Londres se tient aux côtés de Manchester – nos pensées vont vers ceux qui ont été tués et blessés cette nuit ainsi qu’à nos courageux services d’urgence», a-t-il déclaré sur Twitter.

TÉMOIGNAGE – «Tout le monde paniquait, ça poussait dans les escaliers»
Isabel Hodgkin, qui assistait au concert, a déclaré à la chaîne de télévision Sky News: «Tout le monde paniquait, ça poussait dans les escaliers». «Le couloir était plein de monde, il y avait une odeur de brûlé, il y avait beaucoup de fumée pendant qu’on sortait», a-t-elle confié.

TÉMOIGNAGE – «Tout le monde criait et courait»
Robert Tempkin, 22 ans, a déclaré à la BBC: «Tout le monde criait et courait, il y avait des manteaux et des téléphones sur le sol, les gens ont tout abandonné» dans le mouvement de panique. «Des gens hurlaient qu’ils avaient vu du sang, mais d’autres disaient que c’étaient des ballons qui avaient explosé ou une enceinte qui avait claqué», a-t-il ajouté.

La Grande-Bretagne, plusieurs fois visée par des attentats depuis 2005

• Le 7 juillet 2005, quatre attentats suicide coordonnés à l’heure de pointe dans trois rames de métro et un bus londoniens font 56 morts, dont les quatre kamikazes, et 700 blessés.

• Le 30 juin 2007, une voiture-bélier remplie de bouteilles de gaz est précipitée contre le principal terminal de l’aéroport de Glasgow (Écosse), très fréquenté en ce début de vacances scolaires, sans exploser. Un Indien qui conduisait le véhicule est grièvement brûlé après s’être aspergé d’essence. Il décède un mois plus tard.

• Le 22 mai 2013, deux Londoniens d’origine nigériane renversent en voiture un soldat de 25 ans, Lee Rigby, dans le sud-est de Londres avant de le frapper de nombreux coups de couteau et de tenter de le décapiter.

• Le 5 décembre 2015, Muhaydin Mire, 30 ans, né en Somalie, blesse au couteau deux personnes, dont une grièvement, à l’entrée de la station de métro de Leytonstone, dans l’est de Londres, deux jours après les premières frappes aériennes britanniques visant l’État islamique en Syrie.

• Le 22 mars 2017, un homme fonce dans la foule avec son véhicule sur le pont de Westminster, qui enjambe la Tamise face à Big Ben, avant de poignarder mortellement un policier devant le Parlement. L’attaque a fait cinq morts. Son auteur, Khalid Masood, un citoyen britannique converti à l’islam, a été abattu par la police. L’attentat a été revendiqué par le groupe djihadiste État islamique (EI).

#RoomForManchester, un hashtag solidaire sur Twitter

Après cet «acte terroriste», le hashtag #RoomForManchester a été mis en place sur Twitter pour les personnes qui ont besoin d’un hébergement ou d’un endroit pour passer la nuit. Pour rappel, le quartier du centre de la ville a été bouclé et la gare proche de la Manchester Arena fermée.

De nombreux mineurs assistaient au concert
De nombreux adolescents assistaient au concert d’Ariana Grande ce lundi soir. Une cinquantaine d’entre eux se sont réfugiés dans un hôtel Holiday Inn à proximité.

Le quartier bouclé

Le quartier du centre de Manchester a été entièrement bouclé. Des policiers armés sont sur place aux alentours de la salle. La Manchester Arena se trouve au-dessus de la gare de Manchester Victoria. La circulation de tous les trains a été interrompue. De nombreuses ambulances sont sur les lieux. La police est en train de mettre en place un numéro d’urgence pour renseigner les familles.

La police, sur place.Peter Byrne/PA via AP

Un témoin raconte la scène
«Nous étions en train de quitter la salle après le concert d’Ariana Grande vers 22h30 lorsqu’on a entendu un bang, comme une explosion, qui a paniqué tout le monde, et tout le monde essayait de fuir la salle», a raconté Majid Khan, 22 ans, à l’agence briannique Press Association. «Tous les gens qui étaient de l’autre côté de la salle de concert où le bang a été entendu sont soudain venus vers nous en courant et ils essayaient de sortir, donc ça bloquait, et tout le monde fuyait vers la sortie qu’il pouvait trouver le plus rapidement possible», a-t-il ajouté. «C’était la panique».

La police de Manchester procède à une explosion contrôlée
La police de Manchester a annoncé qu’elle allait procéder à une explosion contrôlée dans un endroit situé à quelques dizaines de mètres de la salle de concert Arena où l’explosion a fait 19 morts. «Il va y avoir une explosion contrôlée dans les jardins de la Cathédrale. Si vous entendez du bruit, n’ayez pas peur», a annoncé la police sur son compte Twitter.

Une salle qui peut accueillir 21.000 spectateurs
Inaugurée en 1995, la Manchester Arena a une capacité de 21.000 spectateurs, selon son site Internet. Elle revendique le statut de plus grande de spectacle couverte d’Europe.

Ariana Grande indemne
La chanteuse américaine Ariana Grande, qui se produisait à la Manchester Arena, est indemne, a déclaré un de ses porte-parole.

Scène de panique

Une spectatrice a déclaré à Reuters avoir ressenti une énorme déflagration alors qu’elle quittait l’enceinte. Dans les instants qui ont suivi, la foule s’est mise à crier et à courir pour s’échapper. «Nous étions en train de partir et nous venions d’atteindre la porte lorsqu’une énorme explosion s’est produite, tout le monde s’est mis à crier», a déclaré à Reuters Catherine Macfarlane, une des spectatrices. «C’était une énorme explosion, vous pouviez la ressentir dans votre poitrine. Cela a provoqué un chaos, tout le monde courait, criait et cherchait tout simplement à partir.»
Bonjour à tous
 
Une déflagration s’est produite lundi soir dans une salle de concert de Manchester, tuant 19 personnes et en blessant environ 50 autres, a annoncé mardi la police britannique, qui traite cet événement comme un «acte terroriste».
La police de Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre, explique être intervenue après avoir été informée qu’une déflagration avait été entendue à la Manchester Arena, une immense salle de spectacles où se produisait la chanteuse américaine Ariana Grande.

Ce détail vestimentaire n’en était pas un. La robe que la Ministre israélienne de la culture Miri Regev portait au Festival de Cannes, et qui rend hommage à Jérusalem, n’a pas fini de chatouiller les antisionistes.

Ainsi de Yasser Louati, ancien porte-parole du Comité Contre l’Islamophobie en France (CCIF). Il faut préciser qu’il n’a pas quitté son poste par désaccord avec le CCIF, mais pour poursuivre son chemin.

« Ma mission au CCIF se termine après une année intense au regard de la triste actualité et des dégâts causés dans notre société par la normalisation du racisme et l’augmentation des actes terroristes affrontés avec cynisme et lâcheté par “nos élites”.

Même si je leur ai déjà dit, je tiens encore à remercier chaleureusement les bénévoles, les juristes et mes collègues de la communication et du fundraising avec lesquelles j’ai travaillé sans relâche et été témoin de leurs sacrifices. Leur compagnie et leur professionnalisme ont été exemplaires.

Libre de tout engagement, je vais maintenant poursuivre mon travail de terrain avec les associations et les militants pour la défense des  libertés publiques, avec les mouvements sociaux, auprès des institutions, des universitaires et en prenant part aux débats publics, en France comme à l’étranger. Inutile de dire que rien ne changera, sauf mon étiquette… » (BlogMediapart)

D’ailleurs pourquoi serait-il en désaccord ?

Sa dernière intervention sur Israël devrait nous rassurer sur sa capacité à « poursuivre son travail de terrain avec les associations et les militants pour la défense des  libertés publiques, avec les mouvements sociaux, auprès des institutions, des universitaires et en prenant part aux débats publics, en France comme à l’étranger. Inutile de dire que rien ne changera, sauf mon étiquette.« 

Il a en effet profité de la visite en France de la Ministre israélienne de la Culture et des Sports Miri Regev, pour rappeler ses convictions.

Rappelons que Miri Regev est arrivée au prestigieux Festival de Cannes vêtue d’une robe conceptuelle qui rend hommage à Jérusalem, brodée de sites religieux tels que le Dôme du Rocher, la Tour de David et le Kotel ou Mur occidental imprimés au premier plan.

Concept et hommage qui n’ont pas touché Monsieur Louati, pour lequel l’occasion était trop belle de crier au scandale :

« Après le soutien au pédophile Woody Allen, l’accueil de l’occupant sioniste sur tapis rouge. Pauvre France

 

« L’ occupant sioniste » est mal vu en France. Nous doutons qu’on ait voulu lui dérouler le tapis rouge…

On peut ne pas trouver à son goût cette fameuse robe de Miri Regev. Mais force est de constater que ce n’est pas le choix de son tissu qui dérange le plus.

S’il est vrai, pour reprendre le titre de RT en France,  qu' »Internet rhabille la ministre de la Culture israélienne, venue dans une robe polémique à Cannes« , il faut espérer que ce ne soit pas nécessairement pour les raisons du journal, dont le chapeau expliquait :

« Miri Regev, ministre israélien de la Culture, a monté les marches à Cannes parée d’un robe sur laquelle était imprimée une image de Jérusalem. De quoi inspirer les internautes, compte tenu de l’occupation de la partie Est de la ville depuis 50 ans. »

RT en France qui pour illustrer la polémique ne reprend hélas que des tweets de pro-palestiniens et d’organisations antisionistes.

Et on continue d’utiliser le terme de journal pour parler de ce journal.

Rien de nouveau, en fait. Mais comme souvent, ce qui aurait dû rester à l’état d’anecdote a le mérite de rappeler des vérités par les réactions.

Franny Fisher

Lire aussi : La robe de Miri Regev fait jaser Cannes©

La présentation du conflit israélo-palestinien dans les médias occidentaux est, on le sait, fortement obérée par les mensonges ou inexactitudes liés au parti pris pour les palestiniens, au détriment d’Israël, éternel agresseur.

Le journal InfoEquitable s’est donné comme mission de rectifier les faits, au travers de quelques exemples – Dieu sait que la masse du travail en ce domaine est infinie.

Aujourd’hui, il reprend l’analyse par le site CAMERA d’un titre gravement biaisé de France 24 en arabe sur une attaque à Jérusalem.


L’influence des médias français va au-delà de l’hexagone. Ainsi, France 24 émet en arabe. Nous reproduisons un article de CAMERA qui a relevé un titre gravement biaisé sur le site arabophone de la chaîne publique.

France 24 en arabe s’est inspiré du gouvernement jordanien : blâmer la police israélienne pour avoir tué un touriste jordanien, tout en ignorant le fait que le touriste avait donné de multiples coups de poignard à la tête et au cou de l’officier israélien.

Le policier blessé a réussi à tirer mortellement sur son agresseur.

Le titre gravement biaisé de France 24 sur l’attaque du 13 mai à Jérusalem était :

« La police israélienne tue un touriste jordanien; Amman blâme Israël. »

 

 

L’article de France 24 était tiré de l’AFP, dont le titre rigoureux en anglais était : « Jordanian stabs Israeli officer in Jerusalem, shot dead: police » (« Un Jordanien poignarde un policier israélien à Jérusalem, est abattu : police »).

En complément, l’article connexe en arabe notait que, selon la police, le Jordanien avait attaqué le policier avec un couteau. (Une vidéo de l’attaque du Jordanien sur le policier étaye l’information de la police.)

Le mauvais titre en arabe de France 24 a valu à la chaîne une mention dans le document populaire de CAMERA « Wave of Palestinian attacks accompanied by spate of bad writing » (« Une vague d’attaques palestiniennes s’accompagne de mauvais écrits en cascade »).

CAMERA a contacté la rédaction de France 24 en arabe pour demander une correction.

Dans le même temps, France 24 en anglais a négligé de corriger son titre qui identifiait à tort l’attaquant jordanien comme un Palestinien. Cette erreur provenait d’une dépêche initiale de l’AFP, qui a été corrigée depuis longtemps.

Auteur : Tamar Sternthal, CAMERA. Adaptation française InfoEquitable

Version originale : CAMERA Snapshots

Source : InfoEquitable

La réception, il y a quelques semaines, par des israéliens vivant dans la circonscription consulaire de Jérusalem de courriers émanant du Consulat de France à Jérusalem complétant leur adresse par la mention « TERRITOIRES PALESTINIENS » avait beaucoup choqué.

C’est pourquoi le député Meyer Habib avait réagi en écrivant le 3 mai dernier au ministre des affaires étrangères (Lire : Jérusalem : « territoire palestinien »: la lettre de M.HABIB).

Il rapporte aujourd’hui la réponse du Quai d’Orsay, datée du 12 mai (signée donc de Jean-Marc Ayrault)


COURRIER DU QUAI D’ORSAY SITUANT DES LOCALITÉS ISRAÉLIENNES EN «TERRITOIRES PALESTINIENS» :
LA RÉPONSE DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES.

« Le 3 mai dernier, j’ai écrit une lettre ouverte au Ministre des Affaires étrangères, avec copie au Président de la République et à Emmanuel Macron, après que des courriers de convocation électorale placent des localités israéliennes en « territoires palestiniens » …

Le Ministre m’a répondu le 12 mai et sans surprise persiste et signe au nom du « droit international », sans convaincre personne évidemment.

Pour le Quai d’Orsay, des localités comme Modiin Illit, Gilo, Giv’at Zeev ou HaGiv’a HaTsarfatit sont des «colonies» en territoire palestinien…

Ce énième exemple rappelle, s’il le fallait, combien la Gauche, derrière ses beaux discours, fait fi des réalités du terrain et n’a qu’une obsession : les « colonies » !

Comme je l’ai dit le 17 janvier dernier à l’Assemblée nationale e répété dans la lettre : jamais un Juif ne sera un colon à Jérusalem ou en Judée. Jamais !… »

L’image contient peut-être : texte

 

Le journaliste Frédéric Haziza rapporte la réaction significative du journal Politis au retrait du candidat REM Christian Gérin suite aux tweets antisionistes de ce dernier.

Lire également :Tweets antisionistes : l’investiture En Marche de Christian Gérin suspendue en Charente-Maritime


Politis aux ordres de Soral et Dieudonné ?

par Frédéric Haziza

« En Marche ! aux ordres de la Licra » accuse Christophe Kantcheff, le directeur de la rédaction de Politis dans son édito de la semaine … à la manière des gourous antisémites Alain Soral et Dieudonné M’bala M’bala.

Une prose visant à dénoncer le retrait de l’investiture « La République en marche » au producteur de télévision Christian Gérin après exhumation notamment par La Licra de certains de ses tweets aux relents douteux et pour tout dire antisémites. Notamment celui délirant sur « la séparation du CRIF et de l’Etat  » …

« Christian Gérin, écrit ledit Kantcheff, initialement investi pour la République en marche dans la 5e circonscription de Charente-Maritime, mais suspendu dès le 12 mai. Ce faisant, le mouvement du Président s’est soumis sans barguigner aux desiderata de la Licra, celle-ci désignant d’anciens tweets du candidat dont «la connotation antisémite», selon elle, «est explicite».

«Explicite selon elle» ? Qu’on en juge ! :

« #DinerDuCrif #laicite #Republique #Macron#Hamon #fFillon #Hollande. À quand la séparation du Crif et de l’État ? »

« Une seule solution : BDS ! »

« 1/ Valls est viscéralement sioniste, raciste et islamophobe. 2/ A-t-il le droit de demander si les Roms veulent s’intégrer ? Oui ».

Ou encore ce tweet reprenant l’intitulé d’un communiqué de France Palestine :

« Après la tuerie de Nice, il faut s’opposer à la récupération indécente par Israël et ses soutiens. »

Et le directeur de la rédaction de Politis de conclure :

« La Licra précise avoir saisi sa commission juridique «afin d’examiner l’éventualité de signaler ces publications au parquet.» Ce sont là des prises de position politiques avec lesquelles on peut être en accord ou pas, mais dénuées d’antisémitisme. Quand la Licra instille un soupçon infâme, En marche ! le reprend avec la plus grande servilité, appliquant dans ses rangs une forme de police de la pensée. Les prétendants à la députation n’ont qu’à bien se tenir et répéter comme un mantra la parole du maître sur le sujet (le 9 avril, sur Radio J) : « Reconnaître l’État de Palestine ne sert à rien. »

Un papier qui aurait eu toute sa place sur le site « Egalité et Réconciliation » du gourou antisémite Alain Bonnet dit Soral …

 L’image contient peut-être : 1 personne, texteL’image contient peut-être : 1 personne, texte
L’image contient peut-être : 1 personne, texte
L’image contient peut-être : 1 personne, texte
L’image contient peut-être : 1 personne, texte
L’image contient peut-être : 1 personne
L’image contient peut-être : 1 personne, texte
L’image contient peut-être : 1 personne, texte
L’image contient peut-être : 1 personne, texte
L’image contient peut-être : 1 personne, texte
L’image contient peut-être : 2 personnes, texte
L’image contient peut-être : 1 personne, texte
L’image contient peut-être : 1 personne