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Solange Hendi

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Source : Blog Morandini

18h07: Ce que l’on sait à 18h

Un homme a été mortellement poignardé en pleine rue à Wuppertal (ouest de l’Allemagne) vendredi et son agresseur est en fuite, a annoncé la police, sans donner la moindre précision sur les motivations de ce geste.

« Je peux confirmer qu’il s’agit d’un crime », a indiqué à l’AFP une porte-parole de la police. « Une personne de sexe masculin a perdu la vie et une autre de sexe masculin a été hospitalisée », a-t-elle ajouté.

La police recherchait un ou plusieurs agresseurs et n’était pas en mesure dans l’immédiat de donner des précisions sur les circonstances exactes de l’événement.

17h57: La police est massivement présente sur place avec des unités spéciales. Ils sont tous à la recherche d’un ou de plusieurs auteurs. On ne sait pas si l’incident est lié au terrorisme.

17h50: La police de Wuppertal recherche actuellement un ou plusieurs suspects en lien avec l’attaque. Les motifs de l’attaque ne sont pas connus pour l’instant. Il s’agit de la deuxième attaque du genre aujourd’hui en Europe, l’autre ayant eu lieu un peu plus tôt en Finlande, mais si à cette heure aucun lien n’a été établi entre ces différentes affaires. On ne sait pas si il s’agit de simples faits-divers ou d’attentats.

17h48: Au moins une personne a été tuée dans une attaque au couteau à Wuppertal, près de Düsseldorf, dans l’Ouest de l’Allemagne. Les motivations du suspect sont pour l’instant inconnues.

 

Plusieurs sources indiquent que la police finlandaise a tiré sur un homme qui aurait poignardé plusieurs personnes à Turku. Les forces de l’ordre demandent d’éviter le centre-ville.

Source : BlogMorandini

17h00: Ce que l’on sait de la situation

Plusieurs personnes ont été poignardées à Turku en Finlande, en début d’après-midi ce vendredi 18 août, a annoncé la police finlandaise. Des coups de feu ont été tirés par la police pour intercepter le suspect. D’après le compte Twitter de la police, des agents ont arrêté le suspect en lui tirant dessus. L’homme serait blessé à la jambe. Cependant les forces de l’ordre sont à la recherches d’autres suspect « éventuels » et demandent aux riverains d’éviter la zone. L’incident aurait eu lieu dans la zone de Puocatei-Market Square.

D’après la télévision publique Yle, le centre-ville a été bouclé. Des témoins ont évoqué des corps étendus dans une zone fréquentée de cette ville moyenne dans l’ouest de la Finlande, un temps capitale du pays. Les commerces ont été fermés.

« Le gouvernement suit de près la situation à Turku et l’opération de police en cours », a twitté Juha Sipilä, le chef du gouvernement qui devrait se réunir dans la journée. Selon la chaîne de télévision MTV3, la police a renforcé la sécurité à l’aéroport d’Helsinki et dans les gares.

16h52: Le mobile du suspect reste inconnu et la police n’a pas rendu public le nombre de victimes.

16h48: Six femmes au moins feraient partie des personnes attaquées

16h47: « La police cherche d’autres auteurs éventuels du crime à Turku. Elle demande à la population de quitter et d’éviter le centre de Turku », ont écrit les forces de l’ordre sur Twitter.

16h46: La police a annoncé vendredi rechercher d’autres suspects après avoir arrêté un homme soupçonné d’avoir poignardé plusieurs personnes dans le centre de Turku, une ville moyenne du sud-ouest de la Finlande.

16h43: Selon la chaine de télévision MTV3, la police a renforcé la sécurité à l’aéroport d’Helsinki et dans les gares.

16h39: « Le gouvernement suit de près la situation à Turku et l’opération de police en cours », a posté Juha Sipilä sur Twitter, le chef du Gouvernement qui devrait se réunir dans la journée.

16h35: Plusieurs internautes postent sur les réseaux sociaux des clichés, en voici un :

 

16h20: Turku est une ville située au sud-ouest de la Finlande.

16h17: « Les forces de l’ordre ont tiré dans les jambes de l’auteur suspecté du crime » écrit la police sur Twitter.

16h14: Plusieurs photos postées sur les réseaux sociaux montrent de nombreux véhicules de secours sur une grande place.

16h13: L’homme aurait été interpellé selon l’AFP mais aucune information concernant l’état des victimes n’a été communiquée pour le moment.

16h11: L’attaque au couteau survient à peine 24 heures après l’attaque de Barcelone qui à ce stade a fait 14 morts et une centaine de blessés.

16h05: Plusieurs sources indiquent qu’un homme aurait poignardé plusieurs personnes à Turku. Les forces de l’ordre demandent d’éviter le centre-ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

Rasmea Odeh Capture d'écran - Youtube
Un tribunal américain a annoncé jeudi la révocation de la citoyenneté américaine d’une terroriste palestinienne, ayant joué un rôle dans deux attentats à Jérusalem en 1969, ainsi que son expulsion vers la Jordanie.
Source : I24 News

Rasmea Odeh, une ancienne terroriste palestinienne, membre du FPLP (Front populaire pour la libération de la Palestine), avait émigré aux Etats-Unis en 1994, après avoir passé 10 ans dans une prison en Israël pour son implication dans deux attaques dont l’une avait tué deux étudiants dans un supermarché

La cour fédérale de Détroit a reconnu Rasmea Odeh coupable d’avoir omis de révéler son casier judiciaire lors de sa demande de citoyenneté américaine

L’ancienne terroriste avait reconnu son tort et plaidé coupable en avril dernier devant ce même tribunal.

Libérée par Israël en 1979 dans le cadre d’un échange de prisonniers avec le Front populaire de libération de la Palestine, le groupe terroriste responsable des attentats, elle était arrivée aux Etats-Unis en 1995 et avait demandé la nationalité américaine à Detroit en 2004.

Elle avait affirmé que les autorités israéliennes l’avaient torturée pour obtenir des aveux et avait été autorisée à montrer qu’elle souffrait de syndrome de stress post-traumatique, lors de son interrogatoire à Détroit en vue d’obtenir la nationalité américaine.

Or, la justice avait ensuite découvert qu’elle avait omis volontaire de déclarer son passé aux autorités lors de sa demande de visa en 1994.

En 2014, une cour fédérale de Detroit avait jugé Odeh coupable de mensonge en vue de l’obtention de la nationalité américaine et l’avait condamnée à 18 mois de prison.

« Espérons qu’il s’agisse du dernier chapitre de l’histoire tragique de cette terroriste du FPLP qui continue à être dangereuse et impitoyable, et qui a tenté de tromper les services d’immigration des États-Unis », a déclaré Nitsana Darshan-Leitner, directeur du centre Shurat Hadin, et avocat du frère d’Edward Joffe, l’une des victimes de l’attentant de 1969.

« Nous applaudissons le travail du département de la Justice des États-Unis et en particulier celui de l’avocat adjoint américain Jonathan Tukel, qui a révélé les mensonges d’Odeh et s’est assuré que ses victimes juives voient la justice être rétablie », a-t-il ajouté.

Odeh, qui a participé à la gestion du réseau d’actions arabe américain de Chicago, avait répondu « non » sur son formulaire de demande de nationalité quand elle avait été interrogée sur des condamnations passées. Pendant son procès, elle avait déclaré qu’elle pensait que les questions concernaient des crimes commis aux Etats-Unis.

En avril dernier, l’organisation Jewish Voice for Peace (JVP) a présenté Odeh comme une « organisatrice palestinienne profondément respectée », lors de son séminaire bi-annuel.

Au cours de la conférence, la directrice de l’organisation, Rebecca Vilkomerson, a évoqué le « rôle clé » de son organisation dans le succès du mouvement de boycott contre Israël (BDS), évoquant notamment les campagnes de boycott municipales « qui ont contribué à faire en sorte que le BDS soit une force mondiale qui compte ».

Photo Evelyne Gougenheim

Nécessaire vigilance et Espoir©

Par Evelyne Gougenheim

Le sale attentat de Barcelone, 13 morts et 100 blessés*, est omniprésent encore. Seules quelques heures se sont écoulées : témoignages, parcours des terroristes, analyses, le dispositif habituel se met en place, pour laisser place dans quelques jours à la suite des événements qui se succèdent à un rythme de plus en plus accéléré. La France et ses déséquilibrés, l’Espagne et ses terroristes, Israël et ses palestiniens allergiques aux portiques de sécurité, un été désormais comme les autres.

Presque. Parce que dans Paris, à quelques mètres de la Seine, au Mémorial de la Shoah se déroule chaque lundi, jeudi et samedi, à 12h très précises une cérémonie discrète, émouvante, éprouvante. Pour le 75ème anniversaire de la sinistre année 1942, la lecture des Noms de chaque convoi est faite**.

Il y a peu de monde, environ trente personnes, presque toujours les mêmes, les fidèles et valeureux compagnons des Fils et Filles des Déportés Juifs de France. Lundi, jeudi, samedi cette année les dates civiles correspondent à ces jours, les jours où l’on sort la Torah.

Symbole lourd, qui renforce encore notre émotion cette année, à l’occasion de cette cérémonie initiée par le Rabbin Fahri.

Tous ces Déportés n’étaient-ils pas juifs ? Serons-nous jamais aussi juifs qu’eux ? Eux-là qui sont morts parce que juifs, mortellement juifs ? Alors le Mémorial qui organise ces Lectures,  très bien, avec des verres d’eau, des mouchoirs, a prévu également les Kippot pour le Kaddich lu – heureusement.

A 12h, Serge Klarsfeld prend la parole et raconte l’histoire de ce convoi.

Le nombre d’hommes, de femmes, d’enfants, leurs origines, où ils avaient été raflés, combien ont été « sélectionnés » et combien sont directement allés à la mort. Enfin, le nombre de survivants revenus. Des revenants ?

Serge et Béate Klarsfeld sont quasiment présents à chaque Lecture, de même que les porte-drapeaux dignes et silencieux, sentinelles immobiles de la Mémoire. La Lecture commence avec pour les enfants leur âge et s’égrènent les noms. Des noms de famille qui écorchent la bouche, difficiles à lire et à prononcer avec plein de  Z W Y K J . Des nom disparus totalement, en même temps que ceux qui les portaient.

Pour les convois actuels dont celui portant le numéro 20, la proportion d’enfants est particulièrement importante, plus de la moitié, conséquence de la Rafle du Vel d’Hiv.

Imagine-t-on ce que pouvaient être ces wagons ? N’imaginons pas, c’est inutile. Sur les mille personnes de ce convoi, seuls 97 ont été  « sélectionnées », faut-il dire ont eu la chance de ? Tous les autres, tous les enfants de 2 ans, 8 ans, 13 ans, 5 ans, les petits Simon Izhaak, Mechoulam, Albert, Adolphe – le seul endroit où ce prénom, Adolphe, le prénom de mon père ne suscite aucune réaction – ont été tués, assassinés, gazés, broyés, anéantis dès la descente du train. Parfois l’un des lecteurs montre une photocopie de photo un peu jaunie sous un plastique et raconte l’histoire de celui ou celle qui aurait pu vivre : son oncle, sa mère, son grand-père.

Pourquoi parler de tout cela aujourd’hui, l’atmosphère n’est-elle pas déjà suffisamment lourde ?

Simplement pour rappeler, car c’est bien aussi le sens de la Lecture des Noms, que l’horreur la plus inimaginable s’est déroulée non pas une fois et un jour, mais tous les jours durant des semaines, des mois et des années.

Tout avait été annoncé, écrit, prédit, certains avaient alerté. Il y a eu des articles dans la presse qui parlaient, dès 1941, des exterminations de Communautés entières qui disparaissaient, 70 000 personnes jamais revues. Mais cela semblait trop impossible, trop au-delà des limites de ce qu’on pourrait appeler la morale ou le sens commun.

Alors, oui il faut certainement se documenter et lire notamment « Le fascisme islamique », mais je ne puis que vous conseiller d’aller assister à cette Lecture, non pas seulement une fois, plusieurs fois dans ce silence lancinant où s’égrènent les noms et les âges. Je ne connais aucun moyen plus efficient pour apprendre que la vigilance n’est jamais excessive et qu’elle doit nous guider à chacun de nos pas. Nous n’avons plus le droit de croire au mythe de l’humanité généreuse et bienveillante. Ce mythe est mort, gazé lui aussi.

En Israël, à Hevron, des gens risquent leur vie, celle de leurs enfants, celles des soldats qui les protègent au nom de la Fidélité à l’Alliance avec Abraham. Là est l’espoir la Hatikva, car là-bas l’humanité a survécu et se bat chaque jour pour sa survie.

Photo Evelyne Gougenheim

Nous avons le choix : continuer à sommeiller avec de temps en temps durant les 48h qui suivent un attentat des éclairs de lucidité ou nous mettre en état de réfléchir aux moyens de faire face à une situation de crise qui ne fait que commencer

Am Israël ‘Hay !

*Ce bilan est hélas revu encore à cette heure

**Mémorial de la Shoah, rue Geoffroy Lasnier: lundis, jeudis et samedis à 12h jusqu’en novembre (sauf exception). Pour plus de précisions, consulter l’agenda détaillé 

Fadwa Suleimane, actrice et militante syrienne, réfugiée en France, s'est éteinte dans la nuit du jeudi 17 août. - Crédits photo : JACQUES DEMARTHON/AFP
Source : Le Figaro
DISPARITION – La comédienne engagée de 47 ans est décédée dans la nuit de jeudi à vendredi, des suites d’un cancer. Réfugiée en France depuis 2012, elle avait participé au soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad.

L’actrice et militante syrienne Fadwa Suleimane, réfugiée en France après avoir participé au soulèvement contre le régime de Bachar el-Assad, est morte à l’âge de 47 ans. «Elle est décédée dans la nuit des suites d’un cancer» dans un hôpital de la banlieue parisienne, a déclaré à l’AFP ce vendredi 18 août l’acteur syrien Farès Al-Helou. Ce dernier, qui vit également en France, souligne qu’elle était restée active jusqu’au bout, participant à des manifestations culturelles. «Fadwa nous a quittés, elle a quitté ce monde laid», a écrit sur sa page Facebook son beau-frère, Hassane Taha.

Actrice populaire, Fadwa Suleimane appartenait à la communauté alaouite, celle du président Assad. Elle avait participé aux manifestations pacifiques à Damas au début du soulèvement en 2011. Elle avait tenté de convaincre les villes alaouites de Lattaquié (nord-ouest) et Tartous (ouest) de rejoindre le mouvement. Elle était devenue une icône de la révolution syrienne lorsqu’elle avait appelé à visage découvert à résister au régime, lors d’une manifestation retransmise par les télévisions à Homs (ouest), bastion sunnite de l’insurrection, «pour empêcher la révolution de devenir une guerre confessionnelle».

Une notoriété acquise au théâtre et dans des séries télévisées

À Homs, puis à Damas où elle a vécu dans la clandestinité, Fadwa Suleimane avait mis au service du soulèvement une notoriété acquise au théâtre et dans des séries télévisées. Menacée, elle avait traversé clandestinement à pied la frontière avec la Jordanie avant de se réfugier en France, d’où elle s’était déclarée dans un entretien avec l’AFP en 2012 amère de voir «une révolution pacifique virer à la guerre civile».

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie et opposant initialement armée et rebelles, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication d’acteurs régionaux, de puissances étrangères et de groupes djihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Marché d'Aubervilliers, septembre 2016. DR. Causeur.

Immigration: les chiffres du déni

par Jean-Loup Arnaud
Source : Causeur

L’interdiction des statistiques ethniques est un cache-sexe misérable qui vise à rassurer, à dissimuler, à entretenir des illusions, à faire croire que le ressenti individuel est « une péripétie du quotidien ». Ainsi, selon le démographe Hervé Le Bras, compte tenu des mouvements d’entrées et de retours, l’immigration en France n’a pas augmenté depuis vingt ans. Fermez le ban !

Comment en savoir plus

Il est reconnu que le nombre de demandeurs d’asile a augmenté en 2016 et il est probable qu’il augmente encore en 2017 et les années suivantes. Le taux d’acceptation ne variant guère, le nombre de bénéficiaires du droit d’asile suit.

C’est fatal de par les dispositions de la convention de Genève, les guerres et persécutions.

Selon le Premier ministre, il faut s’en réjouir car nous n’avions pas jusqu’à présent pris la part que nous aurions dû prendre.

On nous dit depuis au moins 10 ans que les reconduites des demandeurs d’asile déboutés seront sinon systématiques, du moins beaucoup plus nombreuses ? Ce qui ne résulte pas des statistiques communiquées toujours avec un grand décalage et jamais vérifiées. Combien de reconduites en juillet ? Combien sont prévues en août et septembre ? Quel est le coût de ces reconduites ? Combien de ces reconduits au cours des dernières années sont revenus clandestinement ?

Du regroupement familial comme dogme

On nous dit depuis près de trente ans que des accords seront passés avec des Etats africains afin que ceux qui envisagent de quitter leur pays puissent trouver du travail chez eux. Combien d’accords ont été conclus ? Quel a été le montant versé par la France ? Les résultats ont-ils été évalués ? Quel sera le montant affecté à ces accords en 2018 et les années suivantes ?

On nous dit que le regroupement familial ne concerne qu’environ 25 000 personnes par an. La Cour des comptes a-t-elle procédé à une vérification de ces données ? Est-il envisagé de modifier les critères, voire de suspendre cette faculté ?

On nous dit que le nombre de naturalisations est constant, sans qu’on puisse le vérifier. Les conditions requises vont-elles évoluer, notamment en ce qui concerne la déclaration sur l’honneur de ne pas participer à des mouvements racistes, antisémites et antisionistes, puisque selon le président « l’antisionisme est la forme déguisée de l’antisémitisme » et constitue donc un délit ?

Combien ça coûte?

On nous dit que l’immigration rapporte plus qu’elle ne coûte. Ce qui suppose qu’on connaît le coût global de l’immigration et sa décomposition. Mais ces données restent secrètes. Transparence sur les remboursements de frais des élus, opacité sur le coût de l’immigration.

Jusqu’à quand tout cela va-t-il durer ? Certes ce n’est pas nouveau, pas imputable à la gestion récente du président, de son gouvernement. Mais est-ce une raison pour ne rien faire, ne rien dire, ne rien changer ? Plus ça devrait changer, moins ça change. Désormais tout sera comme d’habitude.

On va sans doute vous ressortir l’argument habituel : il ne faut pas attiser les peurs. Mais ce n’est pas en  cassant le thermomètre ou en le cachant qu’on fera baisser la fièvre.


NDLR : Nous n’avons pas repris ici la vidéo du débat, insérée dans l’article d’origine de Causeur, entre Renaud Camus et Hervé Le Bras, animé par Alain Finkielkraut. Nous ne souhaitons pas, du moins dans le cadre de cet article, ouvrir un débat sur la légitimité d’inviter Renaud Camus. 

Cette décision ne signifie nullement une prise de position sur cette question. Mais nous estimons pour l’heure que les propos de l’article de Causeur sont suffisamment intéressants sans qu’il faille les illustrer par cette vidéo.

Desert/copyright: Pixabay

Israël aide les pays arides.

Israël transfère aux pays concernés, les technologies qui ont été développées et testées dans les conditions extrêmes du désert du Néguev.
Source : Site Ambassade d’Israël en France

Israël transfère aux pays concernés en Afrique, en Asie centrale et en Amérique latine les technologies qui ont été développées et testées dans les conditions extrêmes du désert du Néguev.​

Le 17 juin marque la Journée mondiale de lutte contre la désertification. En 1994, l’Assemblée générale des Nations Unies avait choisi cette date afin de sensibiliser le public à cette question importante.

La désertification signifie la dégradation des sols dans les zones arides, semi-arides et sub-humides sèches en résultat direct de l’activité humaine, du réchauffement climatique et de plusieurs facteurs supplémentaires. La dégradation des terres diminue de manière importante les rendements agricoles, aggravant la situation économique des paysans locaux et contribuant à un nombre de crises alimentaires, de conflits et d’émigration massive depuis les régions touchées de plus en plus nombreuses.

La Journée mondiale de lutte contre la désertification est une occasion unique de rappeler à tous que la désertification peut être efficacement abordée, que des solutions sont possibles et que les outils-clés pour atteindre cet objectif reposent sur la participation et la coopération à tous les niveaux de la communauté.

La contribution de l’État d’Israël

Son territoire étant en grande partie désertique et aride, Israël n’a eu d’autre choix que de développer des solutions pour « faire fleurir le désert ».

Aujourd’hui, l’État d’Israël est ravi de pouvoir partager son expérience, son savoir-faire, ses innovations et ses succès avec le reste du monde.

L’État d’Israël met l’accent sur les questions cruciales de la coopération et de l’aide au développement international en introduisant des programmes coopératifs de formation, de développement et de recherche à l’échelle internationale en matière de lutte contre la désertification et le développement dans les terres arides.

Parmi les domaines d’expertise d’Israël, on trouve le recyclage et la gestion de l’eau, l’irrigation, l’agriculture dans les milieux arides, l’érosion des sols, la salinisation, l’atténuation et l’adaptation au changement climatique ou encore le reboisement.

Une vaste expérience en R&D et des décennies d’expérience pratique permettent à Israël d’aider d’autres pays à se confronter à des conditions similaires.

Israël travaille avec le Secrétaire Exécutif de l’organisation en charge de la Convention UNCCD,  afin d’adapter ses efforts majeurs dans la région aux objectifs, au plan et aux différents cadres d’application de la Convention. En tant que signataire de l’UNCCD, Israël transfère aux pays touchés en Afrique, en Asie centrale et en Amérique latine les technologies qui ont été développées et testées dans les conditions extrêmes du désert du Néguev.

Israël a commencé ce processus de transfert de connaissances à la fin des années cinquante. La majorité de l’aide publique au développement (APD) d’Israël est basée sur l’assistance technique et le partage du savoir-faire, des technologies et de l’expertise israéliennes accumulés grâce à des activités de conseil ou d’accompagnement, de renforcement des capacités et de formation en Israël ou dans les pays partenaires.

Développement International

MASHAV, l’Agence israélienne pour la coopération internationale au développement, a activement participé à l’organisation de cours de formation et de transferts de connaissances depuis la fin de 1957.

En 2016, elle a mené plus de 20 cours pour des professionnels de divers pays sur des sujets tels que la lutte contre la désertification, la gestion de l’eau, les effets du changement climatique sur l’agriculture et les techniques d’irrigation. MASHAV a également proposé un total 40 session de formation locale en Chine, en Mongolie, au Vietnam, au Laos, en Inde, aux Philippines, en Bosnie-Herzégovine, au Honduras, en Colombie, en Ethiopie, au Cameroun, au Togo, au Sud-Soudan, au Kenya, au Nigéria et au Ghana, impliquant plus de 700 participants. Lors de ces cours, MASHAV souligne l’importance de fournir des solutions aux petits agriculteurs dans les zones rurales.

MASHAV se joint à d’autres acteurs et institutions pour promouvoir la mobilisation de la société israélienne et des organisations de la société civile (OSC) pour continuer son engagement dans le développement international et l’aide étrangère. L’une de ces OSC est l’Institut Jacob Blaustein pour la recherche sur le désert (BIDR) qui, par le biais de son école supérieure internationale, offre une variété de cours traitant directement de la désertification, de la dégradation des terres et de la sécheresse (DLDD). Environ la moitié des étudiants sont étrangers, dont plus des deux tiers proviennent de pays touchés par ce phénomène

Les dérapages sexistes d’un site de rencontre des insoumis

VIDÉO. Le groupe Facebook Insoumeetic, créé par des mélenchonistes célibataires, est le théâtre de remarques graveleuses et « rabaissantes », raconte Franceinfo.

PAR 6MEDIAS

Source : Le Point

Israël et la chaîne Al-Jazeera (l’île)

par Maurice-Ruben HAYOUN

A ses débuts, cette chaîne de télévision, surgie au Qatar il y a déjà quelques années, fut saluée par l’ensemble de la profession, mais devint très vite la bête noire des régimes arabes les plus dictatoriaux.

Cet organe de presse adopta les mêmes méthodes que les journalistes anglo-saxons vis-à-vis des hommes politiques. Des questions embarrassantes leur étaient posées et les journalistes ne se contentaient pas de faux fuyants. Mais avec le temps, les autorités se mirent à instrumentaliser la chaîne, en privilégiant les gouvernements amis et en dénonçant les autres, c’est-à-dire tous ceux dont la politique ne convenait pas au régime qatari.

Du coup, le monde arabo-musulman se divisa en deux camps opposés : ceux qui admettaient la chaîne et y trouvaient leur compte et ceux qui se sentaient insultés et maltraités par elle.

Ces dissentiments commencèrent à se faire sentir d’abord en Egypte, sans même parler de la Syrie d’Assad dont les massacres étaient régulièrement dénoncés. Le régime du maréchal al-Sissi n’hésita pas à arrêter des journalistes, même titulaires d’une double nationalité et à intenter des procès à des correspondants de la chaîne présents sur place et dont l’orientation lui déplaisait.

Il n’a échappé à aucun observateur attentif que l’une des exigences présentées par la coalition anti-qatari, Egypte et Arabie saoudite en tête, est justement la fermeture totale de cette chaîne d’information continue.

Pourquoi un tel acharnement ? Pour la bonne raison que le Qatar, qui a tant de choses à se reprocher et qui essaie de jouer sur plusieurs tableaux, se rapproche dangereusement de l’Iran et pratique une politique en zigzague qui n’est pas sans rappeler ce que le ministre Walther Rathenau recommandait au prince héritier allemand dans une missive devenue célèbre mais dont l’authenticité fut contestée.

Ce jeu du Qatar est dangereux, car l’Arabie saoudite dont la puissance et les avoirs financiers sont incommensurablement supérieurs à ceux du petit émirat, est englué dans une sale guerre au Yémen et combat les amis de Téhéran. C’est le fameux arc chiite dont le Qatar, pourtant largement acquis à la cause sunnite, favorise l’expansion. Ryad ne pouvait plus supporter ce double jeu et a pris les dispositions que l’on sait : l’asphyxie lente mais systématique du petite émirat.

Je regarde souvent cette chaîne en arabe et en salue le professionnalisme, mais j’en déplore l’aspect orienté. Et dans le cas qui nous occupe, c’est-à-dire la position de la chaîne en Israël, notamment à Jérusalem, elle me choque continuellement.

Je comprends donc parfaitement que l’Etat d’Israël, sioniste et démocratique à la fois, respecte la liberté de la presse mais doive aussi réagir lorsqu’une propagande hostile est déversée sur son sol sans raison.

Le gouvernement a donc décidé de retirer l’accréditation à un journaliste avant de procéder à la fermeture pure et simple de la chaîne. Le journaliste visé a décidé de porter la chose devant la cour suprême d’Israël, preuve si besoin est que l’Etat d’Israël n’est  pas le règne de l’arbitraire… Ce journaliste est dans son droit. Tout comme les autorités d’Israël. Et la cour tranchera.

Ce journaliste, et cela m’a toujours choqué, avait affirmé que ses reportages et ses prises de parole à la télévision étaient une forme de résistance, un activisme, et un soutien à la cause palestinienne…

Le gouvernement pouvait-il rester coi et inerte ? Il a décidé d’agir. Ce même correspond qui parle depuis Jérusalem finit ainsi ses dépêches : Je suis un tel fils d’un tel depuis Al-Qoudsh al mouhtalla, depuis la Jérusalem occupée…

Quel autre pays accepterait sans rechigner qu’on traite ainsi sa capitale ? J’ajoute que le même journaliste (et c’est son droit mais il doit aussi en assumer les conséquences) parle de Tsahal comme d’une armée d’occupation (dzich al ihtillal). Et pratiquement chaque vendredi, après la grande prière, les téléspectateurs de la chaîne ont droit au même verbiage. Et je ne parle même pas de la couverture des attentats terroristes dont parfois les victimes sont des … Arabes israéliens… tant cette violence est aveugle.

Le cas de cette télévision montre une forte convergence des intérêts d’Israël et des états arabes modérés de la région. Preuve que les choses avancent et qu’il a encore quelques lueurs d’espoir…

Il faut donc déplorer ces glissements sémantiques pernicieux qui n’arrangent rien et sèment la haine et la détestation. Al-jazeera aurait pu apporter un nouveau vent démocratique et apprécier à sa juste valeur la liberté de la presse qui prévaut en Israël.

L’Etat juif aurait même pu s’avérer comme le dernier bastion, d’où la chaîne aurait pu irradier son état d’esprit, plus équilibré, depuis Jérusalem. Mais visiblement, le Proche-Orient demeure désorienté, il n’ a pas encore retrouvé le véritable chemin de l’Orient, pour reprendre une expression de notre éminent ami, Monsieur Amin Maalouf dans son beau livre,  des deux frères  Reinach, Théodore (1860-1928) avait dit un jour ceci au sujet de la cité du roi David, Jérusalem : s’il fallait rendre

Jérusalem à quelqu’un, ce serait aux… Jébuséens !

Maurice-Ruben HAYOUN
Le professeur Maurice-Ruben Hayoun, né en 1951 à Agadir, est un philosophe, spécialisé dans la philosophie juive, la philosophie allemande et judéo-allemande de Moïse Mendelssohn à Gershom Scholem, un exégète et un historien français. il est également Professeur à  l’université de Genève. Son dernier ouvrage : Franz Rosenzweig (Agora, universpoche, 2015)

Caricature publiée sur le site "Egalité et réconciliation" dans la rubrique "Dessins de la semaine".

Regardez bien ce dessin-montage, oui regardez-le, paru le 30 juillet, c’est l’un des « dessins de la semaine » du site d’Alain Soral, Egalité et Réconciliation.

Regardez-le et décryptons-le.

Le Président de la République, Emmanuel Macron, transformé en cancrelat (synonyme de cafard) est «en marche» avec d’autres «cancrelats» qui sont tous Juifs :

Jacques Attali, Bernard-Henri Lévy, Jack Lang, Alain Finkielkraut, Julien Dray.

Et pour être sûr de leurs origines juives, «cancrelat en chef» Attali porte une médaille avec une étoile de David et un ruban rayé bleu et blanc comme les tenues de déportés.

Enfin, pour qu’il n’y ait aucune équivoque, ils sortent tous de toilettes avec les sigles du CRIF et de la LICRA et non pas des toilettes voisines au sigle de la République Française.

Donc la France doit faire «gare à elle» car les «cancrelats», tous Juifs sauf le Président qui serait leur instrument, sortent des «toilettes» d’organisations juive et antiraciste.

Le terme «cancrelat» n’est pas neutre. Pour délégitimiser les Tutsis, les Hutus les ont appelé, dès les années 60, de «Inyenzi» [cancrelat ou cafard]. Trente ans plus tard, les Hutus massacrèrent près d’un million de Tutsis, pour eux des «cancrelats».

C’est une vieille technique génocidaire que d’animaliser ses futures victimes (généralement en animaux nuisibles, les «rats» pour les Juifs, les «cancrelats ou cafards» pour les Tutsis) avant de les mettre à mort.

L’auteur de cette caricature sur le site de Soral, XAV, n’en est pas à son coup d’essai, c’est lui qui avait représenté Macron avec un haut de forme capitaliste, une faucille communiste et un nez crochu dans un tweet que Les Républicains avaient dû retirer et s’en excuser.

Je reviens sur ce site nauséabond qui devrait être interdit, ce croquis qui a gagné le concours du dessin de la semaine du 30 juillet a eu près de 25.000 vues.

Nous avons là une caricature antisémite, tel qu’il en fleurissait légalement dans les années 30. Aujourd’hui nous disposons d’un dispositif juridique pour faire interdire ces appels à la haine des Juifs et à leur déshumanisation.

A quand l’interdiction d’Egalité et Réconciliation ?

Patriarkernes Grav i Hebron. (Foto: Zairon/Wikimedia Commons)

L’UNESCO soutient le terrorisme

Par Bassam Tawil

Source : Gatestone Institute.

Il prend la même direction que l’Autorité palestinienne (PA), qui prétend travailler à la paix et à la coexistence avec Israël. Dans ce monde du déni palestinien, une telle répudiation de la vérité passe par la «culture de la paix» que Abbas a servie au président Donald Trump, il y a plusieurs semaines, et qui a autant de valeur de vérité que leurs mensonges mortels.

À partir de maintenant, les Palestiniens disposent d’une agence internationale (UNESCO) pour soutenir leur discours et rhétorique anti-israéliens. Les résolutions de l’UNESCO sont interprétées par de nombreux Palestiniens comme une preuve qu’Israël n’a pas le droit d’exister. Pour beaucoup de Palestiniens, les résolutions sont un feu vert pour poursuivre leur « lutte armée » pour « libérer la Palestine, de la mer [méditerranéenne] à la rivière [Jordan] ».

Les dernières résolutions de l’UNESCO sont un catalyseur du terrorisme palestinien contre les Israéliens. En fait ils sont plus que cela: ils éloignent encore plus la perspective de la paix.


Qu’est-ce que le Hamas et l’UNESCO en commun?

Ils croient tous les deux que les Juifs n’ont pas d’attachement historique, religieux ou émotionnel avec la Terre Sainte.

Les dernières résolutions de l’UNESCO concernant Jérusalem et Hébron représentent exactement ce que les groupes terroristes comme le Hamas – qui refuse le droit d’Israël à exister, ont longtemps espéré entendre de la part de la communauté internationale.

La première résolution entend nier qu’Israël a un pouvoir souverain sur Jérusalem, y compris sur le Mur occidental, tandis que l’autre représente Hébron et le monument juif des Patriarches comme des monuments du patrimoine mondial palestinien en danger.

Les deux résolutions de l’UNESCO soutiennent la version du Hamas et d’autres positions palestiniennes – à savoir qu’Israël n’a pas le droit d’exister. Ces dispositions mettent à la disposition du Hamas et des autres groupes terroristes des munitions, qu’ils peuvent utiliser pour détruire Israël et de tuer autant de Juifs que possible sur leur chemin.

Il n’est donc pas surprenant que les dirigeants du Hamas se frootent les mains à la lecture des déclarations de l’UNESCO.

Le Hamas peut en effet se réjouir: «Nous vous avions dit que les Juifs ne faisaient que faire valoir les mêmes revendications d’histoire juive sur 3000 ou 4000 ans en ce domaine; maintenant, même la communauté internationale approuve l’idée que l’existence juive dans la région est un mensonge ».

Le Hamas a été le premier groupe terroriste palestinien à saluer les décisions de l’UNESCO. Pour le mouvement islamiste, les résolutions servent de preuve que les juifs doivent se trouver un autre endroit où vivre.

« La résolution de l’UNESCO relative à Jérusalem détruit le faux récit israélien et confirme notre plein droit sur Jérusalem et la Mosquée d’Al-Aqsa », a déclaré le porte-parole du Hamas, Abdel Latif Al-Qanou. « Nous applaudissons la résolution et remercions tous les pays qui ont voté en faveur de celle-ci ».

Le Hamas a également apprécié et félicité l’UNESCO pour la résolution sur Hébron, qui est présentée comme une « preuve que le récit israélien est faux. » D’autres groupes terroristes palestiniens ont salué les résolutions de l’UNESCO comme une « victoire pour les Palestiniens et un coup sévère aux mensonges israéliens. »

Les terroristes ne sont pas les seuls à louer l’UNESCO pour les aider à promouvoir leur idéologie négationniste.

L’Autorité palestinienne « modérée » de Mahmoud Abbas, qui depuis longtemps nie les droits des juifs sur Jérusalem et Hébron, considère les résolutions comme des preuves de la «faiblesse du récit israélien». Une déclaration publiée par le gouvernement de l’AP à Ramallah a déclaré que les résolutions prouvent que la version israélienne est fausse et que celle des arabes palestiniens est correcte « .

Il prend la même direction que l’Autorité palestinienne (PA), qui prétend travailler à la paix et à la coexistence avec Israël. Dans ce monde du déni palestinien, une telle répudiation de la vérité passe par la «culture de la paix» que Abbas a servie au président Donald Trump, il y a plusieurs semaines, et qui a autant de valeur de vérité que leurs mensonges mortels.

Refuser les droits des Juifs à Jérusalem et à Hébron a longtemps été une composante majeure du récit anti-israélien des Palestiniens. Dans les manuels scolaires et autres publications, les sites religieux juifs sont présentés comme des lieux religieux « arabes, palestiniens et islamiques ». Le mur occidental, par exemple, n’est décrit que comme «Mur d’Al-Buraq», tandis que la tombe des patriarches est appelée la mosquée Ibrahimi.

Génération après génération, les enfants palestiniens apprennent que l’histoire juive est une invention, fuit de l’imagination tordue des Juifs. On leur enseigne également que seuls les Palestiniens et les musulmans ont droit à la Terre sainte. Et ils apprennent bien cette leçon: de nombreux Palestiniens, Arabes et Musulmans continuent de nier le droit d’Israël d’exister parce qu’ils ont absorbé ce message de haine. Ce message, de plus, est omniprésent: il est diffusé non seulement par les manuels scolaires, mais aussi par les médias et la rhétorique de leurs dirigeants, en particulier les prédicateurs de mosquées et les imams.

À partir de maintenant, les Palestiniens disposent d’une agence internationale (UNESCO) pour soutenir leur discours et rhétorique anti-israéliens. Les résolutions de l’UNESCO sont interprétées par de nombreux Palestiniens comme une preuve qu’Israël n’a pas le droit d’exister. Pour beaucoup de Palestiniens, les résolutions sont un feu vert pour poursuivre leur « lutte armée » pour « libérer la Palestine, de la mer [méditerranéenne] à la rivière [Jordan] ».

Traduction: L’UNESCO incite davantage les Palestiniens à manifester dans la rue et à tuer le premier Juif qu’ils rencontrent.

Les dernières résolutions de l’UNESCO sont un catalyseur du terrorisme palestinien contre les Israéliens. En fait ils sont plus que cela: ils éloignent encore plus la perspective de la paix. L’UNESCO et d’autres organismes internationaux qui nient l’histoire juive envoient un feu vert à la violence et à l’extrémisme aux Palestiniens et aux autres Arabes et musulmans.

Ces résolutions sont considérées par les Palestiniens comme soutenant leur récit faux et inventé qu’elles sont les véritables propriétaires de la terre et que tous les sites saints appartiennent uniquement aux musulmans.

En observant le Hamas, les résolutions de l’UNESCO devraient s’inquiéter des pays qui ont voté en faveur des résolutions anti-israéliennes. Lorsque les terroristes sont encouragés par les partis internationaux, ils n’hésitent pas à frapper. Armés- littéralement – avec les résolutions de l’UNESCO, les terroristes palestiniens prévoient sans aucun doute leur prochaine attaque contre les juifs.

Le sang qu’ils déversent sera entre les mains de l’UNESCO et ceux qui ont voté en faveur de ses résolutions anti-israéliennes. Ils partageront la responsabilité de la prochaine attaque terroriste contre les juifs perpétrés par des terroristes palestiniens: après tout, ils contribuaient simplement à soutenir une « culture de la paix »

Bassam Tawil est un musulman et résident au Moyen-Orient.

Adaptation JFORUM

Israël et le cas Benjamin Netanyahou

L’actuel Premier Ministre israélien est en poste depuis un certain nombre d’années et il n’est pas du tout sûr que l’accumulation d’affaires de corruption, réelles ou supposées, réussisse à l’en déloger. Tous les sondages effectués sur la question donnent des résultats étranges. Pourquoi étranges ? Parce que une fraction non négligeable juge qu’il a tant de choses à se rapprocher mais une autre proportion, bien supérieure, juge qu’il n’y a personne de valable pour le remplacer. Cela voudrait dire que Netanyahou est le premier ministre par défaut, tout simplement.

La corruption des édiles en Israël fait souvent les gros titres de la presse. Il faut dire que certains journaux en ont fait une spécialité tandis que certains hommes politiques s’en servent comme d’une arme contre leurs adversaires.

Israël est un pays jeune où tant de choses restent à faire, notamment dans le secteur de l’immobilier, de la construction et de la spéculation foncière. Les lois en Israël dans ce domaine varient au gré des majorités envoyées à la Knesset. Les magnats de l’immobilier financent généralement les campagnes électorales de leurs favoris, le plus légalement du monde, et ceux-ci s’engagent à se montrer très compréhensifs lorsqu’ils siégeront au parlement. Leurs décisions ont alors force de loi.

Or, en Israël, la première chose dont les jeunes couples se soucient, c’est d’avoir un toit au-dessus de leur tête : ils veulent donc devenir propriétaires. Rien que de très normal. Mais voilà, un élément totalement inmaîtrisable entre en ligne de compte : les Juifs vivant en diaspora craignent la montée de l’antisémitisme dans leurs pays d’origine et se portent acquéreurs, à n’importe quel prix, d’appartements qui restent généralement vides. Leurs propriétaires ne cherchent même pas à les louer, ce qui surajoute une à la pénurie une tension sur le marché de la location.

Le fait que les banques israéliennes accordent des crédits à long terme stimule le marché de l’achat : un jeune homme, libéré de ses obligations militaires, n’a que vingt-deux ou vingt-trois ans. Il peut donc prendre un crédit immobilier sur plus de trente années… C’est donc un marché juteux et très tentant.

Cette corruption défraie régulièrement la chronique en Israël : récemment, le maire d’une ville située à moins de trente kilomètres de Tel Aviv s’est vue notifier une mise en examen en bonne et due forme, en raison du petit empire immobilier qu’il s’était constitué. D’autres sont carrément partis en prison. Le cas douloureux de l’ancien Premier Ministre Ehoud Olmert est éloquent à ce sujet.

Donc, Benjamin Netanyahou n’est pas une exception même si, ici comme là-bas, la présomption d’innocence garde toute sa vigueur. Et que lui reproche t on en fait ? Des boîtes de cigares, des bouteilles de champagne, des cadeaux etc… Les enquêteurs se demandent ce qu’il a bien pu offrir en échange de telles largesses. Il y a aussi le cas de son épouse à laquelle on reproche d’avoir, à l’occasion, détourné de l’argent public en rémunérant un aide-soignant pour son vieux père…

Cela prouve au moins que c’est une fille respectueuse de son papa ! On parle aussi de l’emploi d’un artisan, payé par l’Etat, chargé d’effectuer des travaux dans sa résidence privée de Césarée.

Mais les autres dossiers concernant le Premier Ministre de près ou de loin, ou pas du tout, semblent plus lourds puisqu’il s’agit de rétro-commissions portant sur des millions de dollars… Et là, l’accusation s’est arrangée pour convaincre certains suspects (‘Ed medina) d’aider le procureur lequel garantirait une réduction des peines encourues.

Saurons nous un jour qui dit vrai ? Ce n’est pas sûr… Cela montre simplement que les Israéliens sont comme le reste du monde : les tentations de l’argent facile y ont cours comme partout ailleurs.

Mais revenons au cas Netanyahou : il se murmure, dans les milieux bien informés, que le Premier Ministre a mis au point une redoutable stratégie contre ses accusateurs. Si les différents dossiers prenaient ampleur et consistance, ce qui n’est pas certain, le Premier Ministre négocierait sa propre démission contre l’abandon des poursuites. Et une fois la Knesset dissoute, rien ne l’empêcherait de se représenter et d’être réélu. La récente démonstration de force du Likoud a montré que le parti était uni derrière son chef.

J’avoue que ce scénario n’est pas irréaliste, en ce sens que tous les gouvernements d’Israël reposaient sur des coalitions, d’une part, et que d’autre part, aucun autre leader politique n’a l’envergure de l’actuel Premier Ministre.

Cet homme a considérablement développé l’assise internationale de son pays. Il a ouvert des horizons inespérés à une diplomatie qui était presque paralysée par des majorités hostiles à l’ONU et dans d’autres arènes internationales. Il a diversifié les sources d’approvisionnement de son pays pour ne plus dépendre exclusivement du seul allié US. Enfin, il a assaini l’économie de son pays, même si les classes défavorisées de la population souffrent de plus en plus.

Netanyahou devrait pratiquer un libéralisme moins débridé, confiant dans les seules lois du marché. La Bible hébraïque contient une législation sociale parmi les plus avancées. A défaut de l’appliquer, il faut au moins s’en inspirer un petit peu.

La gauche israélienne est en déroute car elle n’a pas su se renouveler et ne dispose d’aucun leader charismatique et, ironie de l’histoire, c’est un homme d’affaires d’origine casablancaise, donc un séfarade marocain, qui a pris les rênes du vieux parti travailliste. Quand on connaît le ressentiment légendaire que ces mêmes marocains ressentaient à l’égard de ce parti si pro ashkénaze, on croit rêver.

Ni Monsieur Herzog ni Madame Livni ne représentent d’alternative sérieuse ou simplement crédible. A mon avis, Bibi est là pour longtemps. A moins que…

Maurice-Ruben HAYOUN
Le professeur Maurice-Ruben Hayoun, né en 1951 à Agadir, est un philosophe, spécialisé dans la philosophie juive, la philosophie allemande et judéo-allemande de Moïse Mendelssohn à Gershom Scholem, un exégète et un historien français. il est également Professeur à  l’université de Genève. Son dernier ouvrage : Franz Rosenzweig (Agora, universpoche, 2015)

Tout se passe comme si c'était le couple presse / juge judiciaire, et plus précisément le binôme Canard enchaîné/ parquet financier, qui décidait, dans l'urgence et sans autre forme de procès, de qui est digne d'être Président de la République, ministre ou membre du Conseil constitutionnel.
Source : Le Figaro
FIGAROVOX/TRIBUNE.- Pour l’ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel Jean-Eric Schoettl, l’éviction de Michel Mercier est la dernière étape d’une dérive médiatique et judiciaire qui cloue au pilori des responsables politiques avant même que leur culpabilité ait été avérée.

Jean-Eric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel de 1997 à 2007.


Faisant suite aux «affaires» touchant François Fillon, Richard Ferrand et les ministres Modem du premier gouvernement Philippe, l’affront subi par Michel Mercier, ancien garde des sceaux, nommé au Conseil constitutionnel par le président du Sénat avec l’assentiment de sa commission des lois, pose à notre démocratie un problème sérieux.

Tout se passe comme si c’était le couple presse / juge judiciaire, et plus précisément le binôme Canard enchaîné/ parquet financier, qui décidait, dans l’urgence et sans autre forme de procès, de qui est digne d’être Président de la République, ministre ou membre du Conseil constitutionnel.

Cette répétition est préoccupante sur le plan des droits de la défense et de la présomption d’innocence, car ni un article de presse, ni l’ouverture consécutive d’une enquête préliminaire, ni l’ouverture postérieure d’une information judiciaire, ni une mise en examen subséquente ne sont des procès aboutis.

Elle est également préoccupante du point de vue de la séparation des pouvoirs, car l’office du juge judiciaire n’est pas d’apprécier la pertinence du concours d’un assistant parlementaire au travail parlementaire: ce serait se faire juge du travail parlementaire lui-même.

Dira-t-on que la sanction des abus commis par des élus dans l’exercice de leurs mandats incombe naturellement au juge pénal? Ce serait doublement inexact. Conformément au principe de légalité des délits et des peines, le juge pénal ne peut poursuivre et condamner que des infractions précisément définies. Or les dispositions du code pénal relatives au détournement de fonds publics (art 432-15), qualification encore retenue par le parquet financier dans le cas de M. Mercier, imposent que l’auteur du détournement soit un comptable ou dépositaire de fonds publics ou une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public. Or un parlementaire n’est rien de cela. Lorsque le code pénal veut englober les titulaires de mandats électifs, il le dit expressément (art 433-1). En outre, il existe d’autres mécanismes pour sanctionner les fautes des élus: demande de remboursement d’indemnités allouées à un assistant parlementaire fictif ; démission d’office au Conseil constitutionnel ; désaveu des électeurs.

Cette répétition est préoccupante sur le plan des droits de la défense et de la présomption d’innocence

Le pouvoir de veto de facto à la désignation des responsables publics résultant de l’action combinée de la presse et des organes judiciaires d’enquête et d’instruction est enfin (et peut-être surtout) préoccupant pour une troisième raison: le feuilleton médiatico-judiciaire réduit tout à une critique de moralité qui, même si elle se trouvait avérée (ce qui est loin d’être toujours le cas), ne saurait épuiser les composantes d’un choix collectif crucial.

En 2017, les affaires ont oblitéré, dans le débat public, les enjeux de la présidentielle, le programme de travail gouvernemental et, dernièrement, la contribution future d’un nouveau membre du Conseil constitutionnel à la jurisprudence de celui-ci, tous sujets qu’on nous permettra de trouver plus déterminants pour la France que la question de savoir si la fille de M Mercier pouvait assister son sénateur de père depuis Londres.

De cette dérive réductionniste, nous sommes un peu tous responsables. Nous nous complaisons presque tous à l’idée que nos élus sont indignes de nos suffrages et nos ministres pas intègres. La petite musique du «tous pourris» nous console de nos frustrations de citoyens, de notre rêve déçu de gouvernance efficace, de notre insignifiance politique personnelle.

En ce sens, l’importance donnée à la chronique médiatico-judiciaire des affaires impliquant la classe politique traduit non pas une exigence d’intégrité future, mais une délectation morose dans la mise au pilori récurrente des responsables publics pour une immoralité que nous tenons pour congénitale, pour mieux pouvoir les immoler à notre convenance. Presse et justice sont tout autant les instruments que les déclencheurs de ce désir collectif, jamais complètement assouvi, de lynchage.

Presse et justice sont tout autant les instruments que les déclencheurs de ce désir collectif, jamais complètement assouvi, de lynchage.

Cette dilection pour la mise à mort des responsables publics (mise à mort symbolique certes, mais non sans graves conséquences pour la sérénité et la continuité de la vie publique) emprunte une chaîne causale maintenant bien rodée: une délation (dont l’auteur, s’il venait à être connu, serait le plus souvent paré du noble statut de lanceur d’alerte), un article de presse faisant le buzz, immédiatement suivi d’une ouverture d’enquête préliminaire focalisant l’attention des médias, le tout aboutissant, volens nolens, à l’abandon, à l’éviction ou à l’exfiltration de l’intéressé par découragement personnel ou sous l’amicale pression de ses autorités de rattachement ou alliés affolés d’être éclaboussés par l’affaire.

Les lois de moralisation fournissent-elles un antidote contre ce goût de faire tomber des têtes publiques? Protègent-elles les élus? Si c’était le cas, on le saurait déjà, tant ces lois ont été nombreuses (chacune prétendant éteindre définitivement les foyers de scandale) et impuissantes à désarmer la défiance. Les camisoles légales dont on enserrera les élus et les ministres n’empêcheront jamais les contournements (Je ne puis engager mon ex compagne comme assistant parlementaire? Faisons la recruter par un collègue). Les contrôles dont on les affublera ne seront jamais suffisamment verrouillés pour convaincre notre vieux fonds antiparlementaire.

En revanche, ces corsets entraveront les mécanismes de la démocratie en raréfiant le vivier au nom de la pureté, en empêchant la réélection au nom du renouvellement, en interdisant la participation au débat au nom des conflits d’intérêts, en multipliant les justificatifs et les contrôles au nom de la transparence et (comme pour la suppression de la réserve parlementaire) en renonçant à mettre de l’huile dans les rouages décisionnels au nom de la lutte contre le favoritisme. Et surtout, elles accréditeront et entretiendront le soupçon qu’elles auront prétendu conjurer.

pération Sentinelle à la Tour Eiffel, 2017. Sipa. Numéro de reportage : 00807541_000049.

Antiterrorisme: « Pour l’instant, on fait du bricolage ! »

Entretien avec le général Dominique Trinquand

 Source : Causeur
Opération Sentinelle, missions de l’armée, budget de la défense, renseignement et task force élyséenne : le général Dominique Trinquand fait le point sur le dispositif antiterroriste, quelques jours après l’attentat contre des militaires à Levallois-Perret

 

Daoud Boughezala. Depuis l’attaque contre les militaires à Levallois, on entend beaucoup d’experts de la chose militaire nous dire que l’opération Sentinelle est un paratonnerre qui attire la foudre. Partagez-vous ce jugement ?

Dominique Trinquand. J’ai été le premier à employer cette expression, qu’il faut d’ailleurs comprendre dans sa véritable acception. Si je parle de paratonnerre, c’est que l’opération Sentinelle remplit sa mission si elle est attaquée puisque les civils ne sont pas attaqués. Les militaires étant entraînés et équipés pour se défendre, ils peuvent répondre à une menace terroriste, ce qui n’est naturellement pas le cas des civils. Ils remplissent donc par là une mission de protection des civils.

Autrement dit, l’opération Sentinelle n’est pas si inefficace qu’on le dit…

Pour évaluer l’opération Sentinelle, il faut considérer deux points. Premier point, la charge qu’elle représente pour les armées et la capacité des armées à supporter ces charges pendant une durée importante. Second point, l’efficacité elle-même du dispositif, qui mobilise non seulement des soldats mais aussi des forces de police et de gendarmerie déployées pour assurer les mêmes fonctions. Ces quelque 7000 militaires déployés quotidiennement représentent une charge importante pour les armées. Enfin, le rapport coût-efficacité de Sentinelle peut être amélioré car on peut s’interroger sur la nécessité d’un si grand nombre de patrouilles.

Certaines missions pourraient être déléguées au secteur privé comme le filtrage à l’entrée de certains édifices

Mais puisque la menace terroriste se veut omniprésente et difficile à localiser, comment identifier des priorités ? L’église de Saint-Etienne-du-Rouvray n’avait a priori rien d’une cible prioritaire…

L’analyse du renseignement a deux objets :

  • identifier les menaces et les protagonistes qui pourraient être amenés à commettre des attentats
  • identifier les endroits les plus susceptibles de subir des attentats.

En reliant ces informations, l’opération Sentinelle devrait s’organiser selon cette analyse, au lieu de se contenter de déployer 7000 hommes parce qu’on l’a annoncé.

Un certain nombre de choses doivent être revues à l’intérieur du dispositif. Par exemple, certaines missions pourraient être déléguées au secteur privé comme le filtrage à l’entrée de certains édifices. Autre point important, l’utilisation des réserves de l’armée, dont les missions ne sont pas bien définies. En tant qu’habitants du cru, les réservistes connaissent bien les terrains sur lesquels ils sont affectés. On devrait également renforcer la fonction territoriale de la police de manière à avoir plus de police de proximité. De manière générale, la lutte antiterroriste repose sur l’anticipation et le renseignement.

L’armée n’intervient qu’en dernier recours.

Dans ce schéma, quel rôle assigner à la gendarmerie ?

La gendarmerie a une mission complémentaire de la police, en particulier dans la couverture du territoire français. En revanche, les forces d’interventions antiterroristes pourraient être réorganisées autour du GIGN.

Quant à l’armée française, largement redéployée sur le territoire national depuis les attentats de 2015, a-t-elle vocation à accomplir des missions de police ?

Gardons à l’esprit que l’armée n’intervient qu’ultima ratio, c’est-à-dire seulement en dernier recours, aussi bien sur les inondations et feux de forêt que sur le terrorisme. Ce dernier est à la fois mondial et présent sur le territoire national. Par leur entraînement et leur armement, les armées sont les mieux à même d’intervenir à l’extérieur du territoire national et les forces de sécurité sur le territoire national. Mais cela n’exclut pas l’intervention des forces armées sur le territoire national, en renforcement quand la menace dépasse les capacités des forces de sécurité.

Les 850 millions de coupes budgétaires ne touchent pas les opérations en cours

Parmi les critiques adressées à l’actuelle politique de défense par rapport aux coupes budgétaires, on entend nombre de politiques exiger la réallocation vers l’opération Sentinelle des 850 millions d’euros coupés des budgets d’équipements. Ne mélangent-ils pas les chiffres ?  

Si. Il faut partir d’un principe de base : les fonctions régaliennes de l’Etat doivent être prioritaires. Dans les dernières déclarations du président de la République, il y a deux sujets : le budget 2017 qui doit éponger une dette de 4,5 milliards pour faire passer la France sous les 3 % de déficit budgétaire. C’est une priorité stratégique pour le président. Il considère que lorsqu’on sera passé en dessous des 3%, il pourra se retourner vers l’Europe pour lui demander de faire un effort, notamment dans l’appréciation des moyens mis par la France pour assurer la défense européenne. Il a donc demandé à tout le monde, de mettre au pot. Pour la Défense, il s’agit de 850 millions. Mais ces 850 millions ne touchent pas les opérations en cours ; la manière la plus simple d’économiser est de toucher aux équipements, ce qui est toujours dommageable. Simplement, le chef de l’Etat a promis à partir de 2018 une hausse des dépenses, pour à l’horizon 2025, avoir un budget d’environ 50 milliards alors qu’il plafonne aujourd’hui à 32,4 milliards. Ce serait une augmentation significative.

Le président considère que lorsqu’on sera passé en dessous des 3% de déficit, il pourra se retourner vers l’Europe pour lui demander de faire un effort

Au-delà de l’aspect quantitatif, on a du mal à cerner notre stratégie globale de défense. Quelle est-elle ?  

Le livre blanc du quinquennat précédent avait brossé un certain nombre d’éléments qui sont aujourd’hui totalement dépassées. Toute l’évaluation était passée à la moulinette du budget et avait été faussée après les attentats de 2015. Le nouveau président de la République a décidé non pas d’un livre blanc mais une revue stratégique dont les conclusions seront rendues au mois de décembre 2017. Il s’agit d’adapter rapidement les objectifs de la France à la menace, ce qui va permettre de définir une stratégie et d’établir une loi de programmation 2019-2025 qui sera votée avant l’été 2018. Les finances 2018 rentrent elles dans l’ancienne loi de programmation. Voilà l’articulation globale.

On doit absolument actualiser ce que doit faire la défense car, pour l’instant, on fait du bricolage !

Certes, mais pour quoi faire ?

On doit absolument actualiser ce que doit faire la défense, compte tenu des menaces actuelles car pour l’instant, on fait du bricolage ! Par exemple, selon le dernier livre blanc, les armées devaient pouvoir intervenir sur trois théâtres différents. Or, l’année dernière, elles étaient encore sur cinq théâtres différents ! Comme l’a dit le général de Villiers, lors de son audition auprès de la commission de la défense: si on doit diminuer les moyens, on devra diminuer les missions. Pour ce qui concerne l’opération Sentinelle, le président de la République a d’ailleurs demandé au général Lecointre, nouveau chef d’état-major, de lui présenter une évolution des dispositifs pour le mois d’octobre.

Afin de mieux coordonner l’analyse du risque terroriste, Emmanuel Macron a mis en place une « task force » élyséenne. Qu’en pensez-vous ?

Améliorer le système de coordination et d’exploitation du renseignement est toujours une bonne chose. Le premier effet de création de cette cellule est de marquer l’intérêt que le président porte à la lutte contre le terrorisme. Il sera intéressant de voir quelle a été l’action de cette task force sur l’affaire de Levallois. La remontée du renseignement et son exploitation ont assez bien fonctionné. L’assaillant a été arrêté, repéré et même s’il a eu le temps de faire son coup, il est aujourd’hui entre les mains de la justice (à l’hôpital car blessé). Il serait intéressant d’évaluer la valeur ajoutée de la task force dans cette opération.

Ne m’appelez plus jamais rance !

Par Gilles-William Goldnadel 
Une nouvelle fois, un camp décolonial interdit aux blancs vient d’être organisé par des militantes afro-féministes avec le soutien des islamistes du CCIF dont on connaît l’attachement viscéral aux droits des femmes. Aucune condamnation politique, médiatique ou intellectuelle n’a été enregistrée.

Dans le même temps, Twitter nous livrait ce délicieux gazouillis de Jean-Luc Mélenchon :

“Je ne peux vivre que dans des endroits mélangés. J’habite le 10e arrondissement, je ne pourrais pas vivre dans le sixième ou le septième. Je ne peux pas vivre dans un endroit avec que des blonds aux yeux bleus. C’est au-dessus de mes forces.”

Question : quel avenir professionnel, médiatique ou judiciaire pourrait-on promettre à une personnalité politique, artistique ou intellectuelle qui déclarerait :

“J’habite Neuilly, je ne peux vivre que dans des endroits purs, je ne pourrais pas vivre dans le 93 avec uniquement des bruns aux cheveux crépus. C’est au-dessus de mes forces” ?

En réalité, le vrai scandale habite dans le fait qu’il n’y a aucun scandale.

Pendant ce temps, le journaliste Jean-Michel Apathie trouvait le moyen de s’indigner, également sur Twitter, du comportement de notre champion du monde du 800 m, le sympathique Pierre-Ambroise Bosse, pour avoir, dans l’ivresse de l’allégresse victorieuse, pris des libertés avec les paroles de la Marseillaise :

“Si un champion prénommé Mohamed avait détourné la Marseillaise, toute la France rance on aurait fait un caca nerveux. Là, ça passe.”

La France rance ? Cliché ringard tout autant que méprisant. Le journaliste mal informé en est resté à la caricature dégradante de Dupont-la-joie et au ridicule franchouillard sauciflard et pinard.

Il n’a pas vu que les Français ont accueilli des millions de musulmans et que le prénom Mohamed n’est pas considéré comme particulièrement honteux ou dangereux à porter puisqu’il est l’un des plus usités. Il n’a pas compris que la très grande majorité des Français sont définitivement vaccinés contre le racisme et que lorsqu’ils sont sondés après les massacres authentiquement racistes et antisémites qui les ont frappés, ils savent encore faire le départ entre islamistes et musulmans, islam politique et islam religieux.

Ce n’est pas pour autant que les Français, au risque d’être traînés dans la boue par les politiciens soumis ou les folliculaires à courte vue, soient prêts à accepter l’invasion irrésistible, le métissage obligatoire ou la déculturation programmée.

Et si le vrai beauf d’aujourd’hui, bouffi de certitudes, de préjugés et de détestation ne s’appelait pas Mélenchon ?

Des images de propagande produites par l'État islamique mettent en scène des combattants lors d'un entraînement au maniement des armes à Raqqa, (Syrie) en 2015. - Crédits photo : Dabiq/ZUMA PRESS/MAXPPP/MAXPPP

Djihad : ces milliers de «revenants» d’Irak et de Syrie qui inquiètent l’Europe

Source : Le Figaro

Plus de 5000 Européens ont rejoint Daech entre 2011 et 2016. Un rapport remis à l’Union européenne estime que «1200 à 3000» pourraient revenir. Un défi sécuritaire.

«Les pays de l’Union européenne les plus touchés (par les départs de djihadistes, NDLR) s’attendent à une augmentation lente mais progressive du nombre de “revenants”.» La France n’est pas la seule à se poser la question de ces returnees , hommes mais aussi femmes et enfants de retour de la zone syro-irakienne. Des revenants, dont faisaient partie Abdelhamid Abaaoud et plusieurs autres terroristes du 13 novembre 2015, qui n’ont pas fini de hanter le continent. Dans un rapport récemment remis au commissaire de l’UE à la sécurité, Julian King, le réseau européen Radicalisation Awareness Network (RAN, créé par la Commission en 2013) revient sur ce thème et sur la façon dont les pays européens concernés tentent de répondre au défi qu’il représente. L’étude porte sur les principaux pays touchés dont les «grands» européens (Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni), mais aussi la Belgique, les Pays-Bas, l’Autriche ou les pays scandinaves.

«Plus de 42.000 combattants terroristes étrangers venus de plus de 120 pays, ont rejoint Daech entre 2011 et 2016. Sur ce total, plus de 5000 sont venus d’Europe»
Selon les dernières estimations de la commission de la sécurité intérieure du Sénat américain

Un chiffre cité par le rapport suffit à mettre les choses en perspective. Selon les dernières estimations, en l’occurrence celles de la commission de la sécurité intérieure du Sénat américain, plus de 42.000 «combattants terroristes étrangers»,pour reprendre la formule de RAN, «venus de plus de 120 pays, ont rejoint Daech entre 2011 et 2016». Sur ce total, «plus de 5000» sont venus d’Europe. Des chiffres jamais vus dans l’histoire, déjà longue, du phénomène djihadiste.

Car, si le départ de volontaires étrangers et leur retour dans leurs pays d’origine n’ont rien de nouveau, la marée est bien sans précédent. Une étude de la Swedish Defence University, citée en annexe du rapport, cite les chiffres suivants pour les anciennes «terres djihadistes»: l’Afghanistan (20.000 volontaires étrangers environ entre 1980 et les années 1990), la Bosnie (environ 2000 djihadistes étrangers en 1992-1995), la Tchétchénie (quelques centaines d’étrangers, surtout venus du monde arabe, dans les années 1990 et 2000) et enfin l’Irak du milieu des années 2000 (environ 5000 djihadistes étrangers). En cinq ans, la Syrie et l’Irak auront donc généré plus d’un tiers de djihadistes étrangers de plus que dans les trente années précédentes. Et le rapport est de un à dix pour les combattants venus d’Europe.

Effet de contagion

«L‘actuelle génération de “revenants” a dû échapper à la surveillance omniprésente de Daech pour s’échapper et est peut-être revenue avec des motivations violentes: nuire aux citoyens de l’UE»
Selon le rapport du réseau européen Radicalisation Awareness NetworK (RAN)

Que sont devenus les 5000 individus partis rejoindre essentiellement Daech, mais aussi, tient à préciser RAN, «le groupe Hayat Tahrir al-Cham, lié à al-Qaida»? Les services européens estiment que le nombre de «revenants» pourrait à l’avenir être de «1200 à 3000» avec beaucoup de femmes et d’enfants. À l’été 2017, le «taux de retour» des «combattants terroristes étrangers» est d’environ «20 à 30 %», avec quelques différences selon les pays. Selon RAN, «le chiffre est plus élevé pour le Danemark, la Suède et le Royaume-Uni» où «près de la moitié des combattants terroristes étrangers sont revenus».

Les experts distinguent deux «générations» de returnees: la première, déjà rentrée, «était principalement constituée d’hommes et comprenait ceux qui avaient voulu partir pour des raisons humanitaires ou combattre le régime d’Assad. Elle avait tendance, mis à part quelques exceptions notables, à être plus encline à des désillusions (quant à leur expérience sur place, NDLR) et, dans une certaine mesure, à être moins violente et relativement libre de partir du territoire tombé aux mains des terroristes». La «deuxième et actuelle génération» est «plus aguerrie et plus engagée idéologiquement. Elle a dû échapper à la surveillance omniprésente de Daech pour s’échapper et est peut-être revenue avec des motivations violentes: nuire aux citoyens de l’UE». En d’autres termes, les policiers et magistrats consultés par RAN affirment, qu’à la différence de ceux rentrés «dans les premiers jours de Daech», les «nouveaux» revenants seraient «plus durs dans leurs croyances» et «ont été formés et ont répété comment agir et répondre aux questions formelles et informelles» des services spécialisés.

«Bien que de nombreux combattants de retour ne deviendront pas des terroristes opérationnels, le simple contact avec des groupes djihadistes se traduit par des risques importants pour la sécurité nationale »
Extrait du rapport du réseau européen Radicalisation Awareness NetworK (RAN)

Le rapport souligne que, outre les attentats du 13 novembre 2015, les attaques ayant visé la capitale belge en mars 2016 ont également été perpétrées par des «revenants». «Bien que de nombreux combattants de retour ne deviendront pas des terroristes opérationnels,est-il précisé, le simple contact avec des groupes terroristes djihadistes tels que Daech ou Hayat Tahrir al-Cham se traduit par des risques importants pour la sécurité nationale.» Il serait donc essentiel de «classer» les revenants, de les «individualiser» pour mieux juger de leur niveau de dangerosité.

Six motifs de retour sont relevés: «la désillusion ou le remords», liés à des «conditions de vie désastreuses» ou «en raison de la perte de pouvoir du groupe terroriste auquel (les djihadistes) appartenaient» ; «la pression et l’intervention de la famille» ; «des raisons de santé (blessures ou accouchement par exemple)» ; «le retour après un refuge en Turquie» et enfin «la capture et l’extradition vers l’UE» ou «l’intention d’effectuer une attaque».

Pour l’AIVD (renseignement extérieur) néerlandais (au 1er février 2017, 280 personnes ont rejoint la Syrie et l’Irak depuis les Pays-Bas et une cinquantaine revenues), outre cette question de la «motivation» du retour, celles de la longueur du séjour et bien sûr des agissements en zone syro-irakienne sont également décisives pour «juger» un individu. Encore, précise RAN, faut-il prendre en compte le fait que «Daech ayant mis en place de nombreux obstacles au départ des combattants terroristes étrangers – surveillance étroite et contrôle des communications, menaces d’exécution -, les autorités doivent mettre en doute les intentions de la personne qui rentre». Le risque que représentent les revenants ne se limite d’ailleurs pas à un danger «d’action directe». RAN souligne que, «si elles ne se sont pas livrées à des activités criminelles, certaines personnes peuvent malgré cela soutenir fortement les idéologies opposées aux apostats, aux autres religions, aux prétendus infidèles, aux droits des femmes et même aux sociétés européennes en tant que telles». Un effet de contagion et de propagande qui, à moyen ou long terme, inquiète nombre de responsables européens.

Fadi Swidan,

Les paroles des Musulmans sont-elles inaudibles ?

On se plaint souvent, à juste titre, en Occident, que les musulmans ne se démarquent pas assez de leurs frères qui tuent ou appellent à tuer au nom de l’islam. Cependant, sommes-nous à même d’entendre ces mêmes musulmans qui, en Israël et au Proche Orient parlent et rapportent la vérité ?

Pourtant, ils ont nombreux à décrire une réalité autre que celle rapportée par les ennemis d’Israël et de l’Occident ou par les médias. Encore faut-il pouvoir entendre leur voix et leurs témoignages.

A voir enterrer ces derniers, on peut même se demander ce qui est le plus difficile, au final, à faire passer comme message de la part des Juifs.

La menace qui pèse sur eux lorsque le danger vient des islamistes, ou la parole des musulmans qui vient contredire les mensonges proférés sur les Juifs.

Contredire les mensonges proférés sur les Juifs, c’est l’un des objectifs que poursuivent Nicole Riahi et son association IsraelandYoo.

Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises la démarche de cette association, qui veut donner la parole aux principaux intéressés qui vivent en Israël.

Car qui d’autre qu’eux peut le mieux décrire ce qui s’y passe ?

IsraelandYoo, qui recueille des témoignages sur la vie quotidienne en Israël, est donc amenée à interviewer des juifs et des non juifs.

S’agissant des non-juifs, nous avons déjà rapporté les propos très intéressants de bédouins ou de druzes.

Ainsi d’Elham Al Kamlat, femme au foyer de la communauté bédouine de la ville de Rahat, au sud d’Israël, qui n’imagine pas habiter ailleurs qu’en Israël.

« Je pense que j’ai beaucoup de chance d’être née en Israël, car je sais que dans beaucoup de pays autour de nous, les femmes n’ont aucune des opportunités que j’ai. Pour moi, être israélienne, c’est pouvoir dispenser mon  savoir et aider les autres femmes à devenir indépendantes financièrement, et leur faire comprendre que chacune a en elle les ressources nécessaires pour vivre en harmonie dans la société israélienne. ».( http://www.israelandyoo.com/video/bedouins-elham-al-kamlat/)

Ou du représentant de la communauté Druze, le cheikh Dr. Fayez Azzam, qui fait partie de la dixième génération druze vivant en Israël.

« Les Druzes en Israël depuis la création de l’Etat se sont intégrés directement que ce soit en politique, sur le plan économique ou sécuritaire du pays, et c’est pour cela qu’ils ont compris l’importance d’être des citoyens fidèles. Ils s’engagent à l’armée comme tous les juifs et pensent qu’Israël doit être un pays démocratique dans lequel toutes les religions et cultures puissent vivre en paix et en harmonie. Je me considère comme Israélien-Druze, j’aime le pays et je me mobilise pour sa sécurité, je veux son développement et sa réussite. » (http://www.israelandyoo.com/video/druze-fayez-azzam/)

Voir notre article Interview Exclusive : Israël Tel Quel ©

Ou encore de Naama Al Sana,

« Auparavant les bédouines vivaient sous la tente de façon traditionnelle. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Elles travaillent dans le social, elles sont médecins, infirmières, avocates, tout en s’occupant de leurs foyers. Les projets de notre association s’intéressent aux jeunes filles et aux jeunes gens pour les aider à avancer dans la vie, à bénéficier de bourses, de subventions, en cela aidées par nos amies juives.

Il nous faut impulser les changements à notre communauté avec la difficulté de ne pas le faire trop vite. Nos liens avec la communauté juive nous aident à avancer la main dans la main… »

Tsahal a rapporté combien partie des bédouins se sont impliqués dans l’armée israélienne, pour défendre leur pays.

Le Lieutenant Alhuashalah, par exemple, qui a fait partie des soldats réservistes qui ont mené l’Opération Plomb Durci. Une fois celle-ci terminée, il décide de rester dans l’armée :

« Je pense que l’intégration du secteur bédouin est très important pour la société. J’encourage tous les membres de la communauté bédouine à s’enrôler dans l’armée et à devenir l’un des nôtres. »

Lire notre article : Les bédouins : nouvel outil de propagande contre Israël©

Nous pensons indispensable de rapporter d’autres témoignages, de musulmans, vivant en Israël ou en Cisjordanie.

Pour commencer, l’histoire de Maram Mansour, cette jeune femme créatrice de bijoux à Tir, dont le père et le mari sont musulmans

« Je suis née dans une famille mixte, ma mère est juive et mon père musulman. Je suis mariée à un musulman.

J’ai des amis arabes et des amis juifs.

Ce que je veux, c’est montrer mon art à travers le monde. Mon travail est influencé par mes deux cultures. Beaucoup de gens de cultures différentes viennent, des européens, des israéliens juifs et arabes.

En tant qu’israélienne, j’aime être ici.

J’ai reçu beaucoup de soutien, venant principalement d’amis juifs.

Ils m’aident et m’encouragent à être ici et faire ce que je veux faire et si moi je peux le faire, beaucoup d’autres le pourront aussi. »

Tout aussi interessants, les propos de Fadi Swidan, Jafar Sabbah, Faris Janhsan, Sami Layani, sur la collaboration entre juifs et musulmans dans le domaine des starts-up et de la technologie.

 

Encore plus éloquentes, les paroles entendues dans un reportage de la chaîne israélienne Arutz2.

Nous partageons ici le reportage tel qu’il a été diffusé sur les réseaux sociaux, et retranscrivons le texte sous-titré par Manu Schwab.

« Le journaliste :

Le Cheikh Mohamed Jaber était un homme du Hamas. Il a été emprisonné pendant plusieurs années dans les geôles israéliennes, pour avoir programmé avec un ami un attentat à la voiture piégée contre une base de Tsahal à Beer Sheva.

(Il raconte que) Durant un passage de reconnaissance devant les lieux, un des soldats israéliens leur avait demandé ce qu’ils faisaient là.

« On cherche à manger« , ont-ils répondu.

Le soldat est alors allé dans la cuisine de la base militaire, s’est assis avec de la nourriture et leur a donné à manger.

« J’ai regardé mon ami et je lui ai dit : comment peut-on vouloir tuer un homme aussi bon ? Non seulement il ne nous a pas tiré dessus, mais en plus il nous a aidés en nous offrant à manger.

Les soldats israéliens ne sont pas méchants comme peuvent le dire nos représentants et nos cheick.

Nous étions petits, nous étions des enfants…

Grâce à ce qui s’est passé, grâce au bien qu’a fait ce soldat, il y a eu un déclic dans ma tête ».

C’est donc à ce moment là que tout a basculé dans sa tête.

Nous l’avons rencontré cette semaine à Hevron, et ensemble nous sommes entrés en zone palestinienne.

Dans la ville la plus religieuse et où le Hamas est le plus implanté, dans les territoires (Judée-Samarie), la ville qui a connu le plus d’attaques terroristes ces deux dernières années.

Le lieu où les nouvelles positions du Sheikh sont un défi plus grand que tout le reste.

Le journaliste : « Comment est-ce que les habitants de Hevron se comportent avec toi ? Comment réagissent-ils à tes nouvelles positions politiques ?« 

« Ils les acceptent difficilement à cause de la situation politique. Et au final c’est à un enfant, un enfant à qui les hommes religieux ont dit : Si tu tues des Juifs, tu iras au paradis. Et cet enfant il sort pour aller au Paradis, il ne sait pas ce qu’il fait. Et il sort pour mourir. Et avant d’arriver au Checkpoint il sort son couteau. Et il dit au soldat : je vais te poignarder pour que le soldat lui tire dessus. »

S’ensuit alors une conversation entre le journaliste, des adolescents et le Cheikh Mohamed Jaber

« -les adolescents : Quel dommage de se sacrifier pour ces juifs là.

-pourquoi ?, demande le journaliste

parce que ce sont des chiens, c’est dommage que des jeunes de notre âge meurent comme cela. Quand tu entends que quelqu’un est allé poignarder, ça nous rend triste, rétorquent-ils.

-pourquoi ?

a nous rend tristes, on a de la peine pour eux qu’ils soient morts pour ces juifs là. Les juifs sont comme des chaussures, ils ne valent rien.

pourquoi tant de haine ? Le journaliste te parle avec courtoisie, demande le Cheikh Mohamed Jaber

je parle des juifs.

Il te parle avec courtoisie, parle lui sans insulte. »

« Cette haine, c’est la cause de tous nos problèmes, reprend le Cheikh Mohamed Jaber.

Les responsables religieux utilisent Dieu pour justifier leurs crimes. Tous les fanatiques religieux, qu’ils soient juifs, musulmans, chiites, sunnites, chrétiens, sont des menteurs

Ils utilisent le nom de Dieu pour justifier leurs crimes.

J’ai commencé à réfléchir. J’ai commencé à chercher la vérité. Ce que les représentants religieux m’ont dit ne m’a pas du tout plu. Tuer ne donne pas droit au Paradis. Et si tu crois l’inverse, je suis là pour t’expliquer que tu te trompes. »

« –Le Cheikh ici présent est un Ahmadi. Quel est ton avis sur cette mouvance de l’islam ? demande le journaliste à un religieux croisé sur le chemin. C’est quoi un Ahmadi ? répond ce dernier.

Nous sommes contre les meurtres aveugles, contre l’assassinat d’innocents. La solution ne viendra pas de l’effusion de sang, répond le Cheikh Mohamed Jaber.

« Le journaliste continue son reportage en déclarant : cela va peut-être vous étonner, en tout cas ça a été le cas pour nous, ce qu’il dit contre le terrorisme et la violence rencontre parois un écho positif dans cette capitale du terrorisme. Même face aux caméras. C’est alors que le journaliste interroge un Palestinien :

« –Nous n’avons pas la paix, nous sommes sous occupation. Nous vivons deux occupations, une par les Juifs, et une autre au nord de la ville (Hevron).

-Par qui ? L’autorité Palestinienne ?

Oui par l’Autorité palestinienne. L’Autorité Palestinienne nous affame.

-Tu n’as pas peur que les hommes de la sécurité palestinienne viennent demain et t’arrêtent à cause de ce que tu viens de dire ?

Je dis des choses évidentes. Nous avons faim ! Nous sommes affamés. A l’époque où les Juifs géraient la ville, nos vies étaient magnifiques.On regorgeait de marchandises. L’essence était à 15-20 shekels.

-ça veut dire qu’aujourd’hui si tu pouvais choisir tu reviendrais à l’époque d’avant la 1ère intifada ?

Personnellement, oui ! Je pense qu’il est préférable pour nous que les Juifs soient aux commandes. Nous étions heureux. Lorsque la dernière jeep israélienne a quitté cette zone, et que l’Autorité Palestinienne a pris le contrôle des lieux, nous aurions dû nous attacher à la jeep et partir avec elle. »

Ainsi donc, non seulement des musulmans peuvent défendre les israéliens, mais en plus ils n’ont plus peur de le dire.

Seulement, voilà, quels sont les médias en Occident à ramener ces paroles ?

Tabou sur l’antisémitisme musulman, tabou sur l’antisionisme musulman.

Ici comme là-bas, on ne veut entendre ni les juifs s’inquiéter de la montée de l’antisémitisme musulman et de ses nombreuses manifestations depuis Copernic jusque Sarah Halimi, ni les musulmans qui veulent démonter les contre-vérités sur les israéliens.

On commence tout juste à nier toute différence entre antisémitisme et antisionisme.

Il faudra encore un peu de temps pour clamer que ces deux maux qui n’en sont qu’un ont dépassé depuis bien longtemps le cercle de l’extrême droite.

Le sort des Palestiniens, auxquels on commencera à s’intéresser réellement, s’en trouvera peut être amélioré dès lors qu’on ne les manipule pas contre les Juifs.

©Solange Hendi pour JFORUM

Photo FPA
La vérité est que, dans presque tous les pays arabes et musulmans, il n’existe pas de «Foreign Press Association». C’est parce que les dictatures arabes et islamiques ne permettent pas à de telles organisations d’opérer dans leur pays.

Par Bassam Tawil

Source : Gatestone Institute

La deuxième question qui me vient à l’esprit à la lumière de l’opposition de l’Association de la presse étrangère aux mesures de sécurité d’Israël est: qui sont exactement les journalistes étrangers qui se plaignent d’Israël? Ces journalistes auxquels les autorités israéliennes permettent de courir librement alors que les émeutiers palestiniens lancent des pierres et des pompiers dans les policiers?

Ces journalistes disent-ils que les Israéliens n’ont pas le droit de sauvegarder leurs propres vies?

Exceptionnellement, la même FPA est presque sourde lorsqu’il s’agit d’actes répréhensibles commis par des Palestiniens. Où est le tollé de l’organisation lorsqu’un journaliste palestinien est arrêté ou agressé par l’Autorité palestinienne (AP) en Cisjordanie ou au Hamas dans la bande de Gaza? Où est la protestation sur la décision du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, de bloquer plus de 20 sites de nouvelles?


La Foreign Press Association (FPA), une organisation représentant des centaines de journalistes étrangers qui travaillent pour divers médias en Israël, est en colère.

Quel semble être le problème? À leur avis, les récentes mesures de sécurité israéliennes à Jérusalem empêchent les journalistes de faire leur travail. La position de la FPA, exprimée dans au moins deux déclarations au cours des trois dernières semaines, fait suite aux mesures de sécurité israéliennes appliquées dans la ville après que des terroristes musulmans aient assassiné deux policiers au Mont du Temple le 14 juillet.

Plus tôt cette semaine, la FPA, qui a souvent servi de plate-forme pour diffuser les sentiments anti-israéliens, est allée plus loin en déposant une pétition* devant la Haute Cour de justice d’Israël contestant les actions et le comportement des forces de sécurité israéliennes envers les journalistes lors d’émeutes palestiniennes en signe de protestation contre l’installation de détecteurs de métaux et de caméras aux entrées du Mont du Temple.

La requête exigeait que les forces de sécurité israéliennes cessent de restreindre l’entrée des journalistes dans le complexe du Mont du Temple. La FPA s’y plaint également d’abus verbaux et physiques contre les journalistes par la police.

Cette pétition de la FPA ne devrait pas être une surprise pour ceux qui connaissent le programme anti-israélien de son leadership. Cette organisation a en effet un long passif de réflexion en noir et blanc sur le conflit israélo-palestinien – et d’une façon ou d’une autre, les Israéliens sont toujours en mauvaise position.

Alors que la FPA regorge de journalistes auto-proclamés « ouverts », leurs esprits semblent fermés aux faits entourant la violence palestinienne. Le plus drôle est que ces personnes éclairées – généralement prêtes à s’associer à l’opprimé – se heurtent de manière suspecte à l’obscurité intellectuelle lorsque l’opprimé pourrait être un Israël essayant de gérer la terreur palestinienne de la manière la plus humaine possible.

Sans surprise, le dernier assaut de la FPA contre Israël rappelle que beaucoup de journalistes étrangers n’éprouvent aucune honte à évoluer dans un registre anti-israélien.

Ces journalistes qui sont tellement perturbés par les mesures de sécurité récentes d’Israël sont les mêmes qui refusent d’entrer en Syrie par peur d’être décapités par l’Etat Islamique. Ce sont les journalistes qui ont cessé de voyager en Irak, craignant pour leur vie. Beaucoup de ces journalistes, en particulier les femmes parmi eux, ne se rendront pas en Egypte, de peur d’y être violés, ou ciblés par un groupe terroriste.

Ces journalistes, lorsqu’ils se rendent dans la plupart des pays arabes et islamiques, se voient offrir des «gardiens» gouvernementaux qui les accompagnent, ouvertement et secrètement, 24 heures sur 24, 7 heures sur 7.

Ils attendront en vain de recevoir un visa pour entrer en Iran ou en Arabie Saoudite – ou doivent être attendus et prier pendant des mois avant de le recevoir.

Et que fait-on lorsque les options journalistiques au Moyen-Orient sont contraintes par une peur plutôt réaliste pour sa vie? On reste où on se sent en sécurité  : en Israël.

Ce n’est pas un secret que les correspondants du Moyen-Orient préfèrent leurs résidences et leurs bureaux à Jérusalem et Tel-Aviv qu’à Ramallah, à Amman, à Damas, à Bagdad, à Téhéran et à Riyad. En Israël, peu importe ce qu’ils écrivent aujourd’hui, ils resteront en vie pour écrire à nouveau demain.

Contrairement à la plupart des pays arabes et islamiques, la plupart des journalistes n’ont pas besoin d’autorisation préalable pour se rendre en Israël. Tout journaliste – ou, plus précisément, toute personne ui prétend être un journaliste – peut débarquer à l’aéroport Ben Gurion et commencer à informer.

La position de la FPA sur les récentes mesures de sécurité israéliennes à Jérusalem, qui ont été mises en place suite au meurtre de deux policiers et de violentes émeutes arabes, relève de l’hypocrisie et d’une grave déformation des faits.

La première question qui me vient à l’esprit à cet égard est : les journalistes étrangers basés dans un pays arabe ou islamique oseraient-ils s’adresser à la Haute Cour du pays pour contester les mesures de sécurité et les restrictions imposées par les autorités? La vérité est que dans presque la plupart de ces pays, il n’existe pas de «Foreign Press Association». C’est parce que les dictatures arabes et islamiques ne permettent pas à de telles organisations d’opérer dans leurs pays.

La deuxième question qui me vient à l’esprit à la lumière de l’opposition de la FPA aux mesures de sécurité d’Israël est: qui sont exactement les journalistes étrangers qui se plaignent d’Israël? Ces journalistes auxquels les autorités israéliennes permettent de courir librement alors que les émeutiers palestiniens lancent des pierres et des pompiers dans les policiers? Les journalistes disent-ils que les Israéliens n’ont pas le droit de sauvegarder leurs propres vies? Ou que les gens devraient se laisser blesser par des pierres et des pompiers? Certains ont effectivement été blessés lors des émeutes palestiniennes.

La troisième question qui nécessite une réponse est la suivante : comment se fait-il qu’au cours des récentes émeutes, le nombre de journalistes couvrant les événements ait souvent dépassé le nombre d’émeutiers? Ce fut souvent le cas dans la vieille ville de Jérusalem, en particulier à la Porte du Lion, où vous trouverez deux journalistes pour chaque manifestant palestinien.

D’où sont venus tous ces journalistes étrangers et palestiniens? Quelqu’un doit leur avoir donné accès aux scènes des affrontements entre les émeutiers et les forces de sécurité. Le «quelqu’un» est une autorité israélienne, qui n’a vu aucune raison d’empêcher les journalistes de faire leur travail.

L’hypocrisie des journalistes atteint de nouveaux sommets quand ils sont blessés car ils couvrent les émeutes. Vous ne pouvez pas aller à la piscine et plus tard vous plaindre que vous ne savez pas comment vous vous êtes mouillé. Un journaliste qui se trouve dans la ligne de tir met sciemment sa vie en danger.

Vous ne pouvez pas vous tenir parmi les émeutiers et vous plaindre que vous ayez été frappé par une balle en caoutchouc ou un récipient à gaz lacrymogène lancé par un policier. Qu’attendez vous du  policier? Qu’il cesse de se défendre parce qu’il y a un journaliste dans la foule?

De façon très surprenante, la FPA devient presque sourde en pierre lorsqu’il s’agit d’actes répréhensibles commis par des Palestiniens. Où viot-on que cette organisation proteste lorsqu’un journaliste palestinien est arrêté ou agressé par l’Autorité palestinienne en Cisjordanie ou au Hamas dans la bande de Gaza?

Où la voit-on s’indigner contre la décision du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, de bloquer plus de 20 sites d’informations ?

Mais peut-être qu’instaurer une équité dans ses indignations demanderait trop du temps à la FPA: si elle devait réagir, en effet, aux agressions contre les libertés publiques et à la liberté des médias en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, il lui faudrait prononcer une déclaration de condamnation toutes les deux heures. Peu de temps se passe sans qu’un journaliste palestinien ou un blogueur ou un utilisateur Facebook ne soit détenu ou battu pour avoir exprimé son point de vue.

La FPA et ses membres savent bien qu’Israël a été et reste un paradis pour les médias étrangers au Moyen-Orient. Ils savent aussi que, contrairement à beaucoup de ses voisins arabes et islamiques, Israël n’a pas de politique visant à cibler les journalistes. S’il y avait une telle politique, la plupart des journalistes étrangers ne seraient pas en Israël en premier lieu.

Leurs attaques rhétoriques contre Israël ne sont pas seulement un signe d’hypocrisie, mais doivent également être considérées comme une politique d’apaisement pour les Arabes et les Musulmans – un ticket qui vous donne accès aux pays arabes et islamiques. Plus vous prouvez que vous êtes contre Israël, plus vous avez de chances d’obtenir un visa pour entrer en Iran ou en Arabie Saoudite.

Il est temps pour le FPA de troquer son nom contre celui de FHA – Foreign Hypocrites Association. Au moins, alors, il serait à la hauteur de son nom.

Bassam Tawil est un musulman arabe basé au Moyen-Orient.

 

*Foreign Press Association dépose une pétition contre la violence policière lors de la crise du mont Temple

©Adaptation JFORUM

Imaginée par l’Union des policiers nationaux et indépendants, l’opération doit permettre de mettre en lumière le quotidien difficile de la Police nationale. Les agents ont jusqu’au 10 septembre pour envoyer leurs clichés.
Source : Le Figaro

Toilettes inondées, peintures écaillées, éclairages défectueux ou matériels obsolètes: c’est peu dire que l’environnement dans lequel évolue la Police nationale n’est guère propice à l’épanouissement au travail. Ces conditions de vie difficiles, couplées à l’insécurité croissante ressentie par les policiers, ont largement contribué au déclenchement des manifestations sauvages d’octobre dernier.

De ce mouvement de protestation est né un collectif, l’Union des policiers nationaux et indépendants (UPNI), qui réunit plusieurs associations de policiers en colère. Son but? Sortir du trauma suscité par l’attaque de policiers à Viry-Châtillon, porter les revendications des policiers en colère et continuer la mobilisation. Et sa dernière initiative ne manque pas d’audace. Le collectif a imaginé un concours photo devant permettre, sur le mode humoristique, de dénoncer la précarisation croissante des conditions de travail de la Police nationale.

Cette compétition peu ordinaire consiste ainsi à recueillir des clichés de locaux de commissariats de police, de matériel défectueux (ordinateurs, radios, véhicules de patrouille) et de décerner le prix des locaux les plus insalubres, du matériel ou du véhicule le plus défectueux… En une semaine, l’UPNI a recueilli une centaine de photographies envoyées d’un peu partout en France. Premier motif de récrimination: la dégradation du parc automobile. Voitures affichant des centaines de milliers de kilomètres au compteur, climatisations en panne, fuites dans l’habitacle ou portières qui tombent… «Il nous faut souvent plus de trois quart d’heure pour trouver un véhicule en état d’usage», explique Christophe Robert, président de l’UPNI.

Quid des promesses faites en octobre dernier par l’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve? Pour calmer la grogne policière, le premier ministre avait dégainé en urgence son «plan pour la sécurité publique». Soit 250 millions d’euros débloqués pour rénover les locaux et remplacer le matériel obsolète. Sauf que, selon le président de l’Union des policiers nationaux et indépendants, la grande majorité de ces crédits ont finalement été réaffectés aux services spécialisés dans la lutte antiterroriste, sans que le reste de la Police nationale puisse en bénéficier. Et les coupes budgétaires annoncées récemment par le premier ministre Edouard Philippe, entretiennent le doute sur la volonté du nouveau gouvernement d’améliorer le quotidien des policiers… Voire font planer la menace d’une nouvelle dégradation de leurs conditions de vie. «La situation ne devrait faire que s’aggraver», confirme Christophe Robert. «Plusieurs directeurs départementaux nous ont confirmé le gel des investissements pour l’année qui vient.»

Voiture de patrouille (95) avec fuite dans l‘habitacle et cales disposées sous les sièges.
Voiture de patrouille (95) avec fuite dans l‘habitacle et cales disposées sous les sièges.

Plutôt que de manifester une nouvelle fois dans la rue pour exprimer leur mécontentement, le collectif a donc choisi l’appel à témoins. Un courrier a également été transmis au ministère de l’Intérieur, avec en copie le Premier ministre et le président. Pour le moment, ni l’administration ni le gouvernement n’a souhaité réagir. Christophe Robert appelle de ses vœux un «état des lieux» de la police française: «il est plus que temps de mettre autour de la table tous les administrateurs de la chaîne pénale«, confie-t-il au Figaro. «Non seulement la police mais aussi la justice et l’administration pénitentiaire, afin que nous puissions réfléchir tous ensemble aux moyens d’améliorer le quotidien des policiers français» En somme, il souhaiterait que le gouvernement réunisse des «états généraux de la sécurité nationale», sur le modèle de ceux qui se tiennent cet été pour l’alimentation. Ce vœu sera-t-il entendu? En attendant, les policiers ont jusqu’au 10 septembre pour envoyer leurs photos à l’UPNI. Un album-photo numérique, voire papier, sera ensuite publié le 16 septembre lors de la manifestation nationale du mouvement.

A Doha, dans une boutique du souk. © Ian Hamel/Le Point

Une boutique du souk de Doha, au Qatar, est dédiée au culte du nazisme et au IIIe Reich.

Source : Valeurs Actuelles
Si les épisodes violents de Charlottesville, en Virginie, ont rappelé au monde la face sombre des États-Unis et l’existence de suprémacistes blancs au pays de l’Oncle Sam, les vestiges de cette idéologie subsistent en d’autres lieux du monde, comme au Qatar.
Une échoppe du souk de Doha, la capitale du pays, propose ainsi divers objets apparentés au nazisme et à Adolf Hitler, comme le rapporte Le Point.
Casques SS et croix gammées

D’après le site de l’hebdomadaire, la boutique propose, en vitrine, une sélection d’objets liés au petit pays gazier du golfe Persique : T-shirts à l’effigie de l’émir et autres cartes postales. Mais une fois le seuil de la porte franchi, s’étalent des souvenirs bien moins touristiques, liés… au IIIe Reich.

L’établissement, lui, “ne traiterait qu’avec certains initiés, des collectionneurs en quête d’écrits et de ‘souvenirs’, qui s’échangent sous le manteau”, précise le site du Point. À disposition de cette clientèle triée sur le volet, casques de SS, livres, brassards ornés de croix gammées et autres reliques nazies