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Solange Hendi

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Les élections en France: l’étrange défaite…

Ce que nous vivons depuis quelques jours fait l’effet d’une bombe. L’électorat français, pourtant habitué à ce petit jeu politique depuis des décennies, a profité de cette vaste consultation électorale pour renvoyer à leurs chères études les partis, les deux plus grands partis qui structuraient jusqu’ici sa vie quotidienne.

Et la meurtrissure est aussi cuisante à droite qu’à gauche : à droite car cette élection paraissait assurée, imperdable pour reprendre ce terrible néologisme, et aussi parce que le peuple de ce pays était en gésine d’alternance et voulait tourner la page Hollande.

A gauche, car cet effondrement du PS intervient après cinq ans de pouvoir de cette même gauche. C’est un camouflet sans pareil que le peuple a administré à cette gauche qui n’a pas su se montrer une gauche de gouvernement, amie des réalités, en avance sur son temps, à l’écoute des desiderata des gens. Oui, à l’écoute des gens simples, qui paient leurs impôts, font avancer le pays et espèrent quelque chose en retour.

Or, rien n’est venu. Il ne sert à rien de pleurer un monde disparu, qui ne ressuscitera plus ; il faut se confronter à la réalité, respecter ce que nos amis allemands, pourtant jadis favorables au romantisme politique, nous ont appris : das Realitätsprinzip !  Les incantations, les anathèmes, les rancunes recuites ne servent à rien.

Il faut faire face. Et ce n’est pas facile quand on réalise l’étendue du désastre. Le premier enseignement est de bannir les primaires qui donnent aux gens l’impression d’avoir vraiment désigné le futur président. Erreur fatale !!

La presse dans son ensemble, tant écrite qu’audio-visuelle, a tout dit sur ce retournement de situation. On nous a expliqué que le peuple français n’avait plus le choix ; il continuait à ne pas être écouté.

Une fois en place, les élus oublient qu’ils doivent tout à leurs mandants. Et cela dure depuis Mathusalem. Forcément, le vase a fini par déborder.

Mais tout de même, regardez les partis politiques traditionnels, à droite comme à gauche. Les ambitions personnelles, les petits calculs politiques, l’avidité, la cupidité, pour ne pas dire dans certains cas la corruption, tous ces dysfonctionnements ont fini par nous faire perdre patience. Et à nous faire réagir de manière absolument imprévisible : en confiant à un moins de quarante ans, novice en politique, inexpérimenté en relations sociologiques, la première place !

Le message est clair : vous ne voulez pas changer, cela dure depuis si longtemps, eh bien, nous les électeurs, allons tout chambouler.

Ce non quadragénaire a réussi ce que personne n’avait réussi ni même simplement tenté avant lui : se propulser à la tête d’une république quasi monarchique, sans parti politique, sans majorité à l’assemblée, bref un inconnu.

Malgré la mesquinerie et la petitesse des critiques concernant le petit souper au restaurant La Rotonde (une bonne brasserie, sans plus), on relève une méconnaissance totale de la psychologie du Français de base : chaque fois qu’il croise quelqu’un qui est mieux loti que lui, chaque fois qu’il prend ses propres dimensions et se sent défavorisé, il renâcle.

Résultat : ce matin 52% des sondés jugent que Macron a mal débuté sa campagne du second tour alors que Marine Le Pen, elle, l’aurait plutôt réussie… Et tout cela à cause d’une malheureuse virée dans une simple brasserie.

Heureusement qu’il n’a pas choisi un trois étoiles…

Lors d’une rencontre, un participant me fit remarquer que François Hollande, lui aussi, n’avait pas été un grand élu et qu’il avait réussi à passer de député à président de la République. Je lui ai rétorqué que François Hollande avait passé une bonne dizaine d’années à la tête du PS et qu’à ce titre il s’était fait connaître en qualité de leader de l’opposition…

Partant, Emmanuel Macron reste sans challenger ni précurseur dans ce jeu là.

Et pourtant, lors d’un déjeuner avant-hier avec un important diplomate européen, j’ai été incapable de parler du programme économique du vainqueur du premier tour. Nous avons tenté de procéder par déduction et nous n’y sommes pas arrivés. Que va t il se passer ? Prenons les choses dans l’ordre.

Pour que Macron puisse vraiment gagner et s’imposer il lui faut au moins 60% des suffrages. C’est une possibilité, ce n’est pas hors de portée. Mais subsistent bien des inconnues, notamment ce que va faire l’électorat de J-L Mélenchon qui n’est pas loin des 20%. Ce qui est considérable.

J’avais pensé que le personnel politique traditionnel en aurait tiré les leçons et aurait quitté ses postes pour faire place à l’esprit nouveau, au vent nouveau. Pas du tout ! Ces recalés pensent déjà prendre leur revanche aux élections législatives toutes proches. Et pourquoi pas, s’imposer au futur nouvel élu, si c’est Macron.

Ainsi, ils imaginent une sorte de cohabitation, et au cours de la législature une dissolution qui leur permettrait de bousculer les échéances. Pauvre France !! Un membre des Républicains fait déjà des offres de service, même pas déguisées… Les hommes politiques sont inamendables.


J’avais pensé que le personnel politique traditionnel en aurait tiré les leçons et aurait quitté ses postes pour faire place à l’esprit nouveau, au vent nouveau. Pas du tout ! Ces recalés pensent déjà prendre leur revanche aux élections législatives toutes proches. Et pourquoi pas, s’imposer au futur nouvel élu, si c’est Macron.
Mais la vraie source d’inquiétude me semble venir d’ailleurs : c’est ce sentiment de frustration qui s’est emparé des Français qui n’acceptent pas d’être frustrés de leur victoire, d’avoir été dépossédés de ce qui leur paraissait acquis. Ceci est un point très important.

Mais la vraie source d’inquiétude me semble venir d’ailleurs : c’est ce sentiment de frustration qui s’est emparé des Français qui n’acceptent pas d’être frustrés de leur victoire, d’avoir été dépossédés de ce qui leur paraissait acquis. Ceci est un point très important.

Je ne dirais pas que cette élection manque de légitimité, je ne dirais pas qu’elle est illégale, je dirais simplement qu’elle a un petit problème avec la morale républicaine. Les résultats de cette élection présidentielle ont été faussés par cette campagne absolument atroce contre le candidat de la droite et du centre.

Je ne prends pas position sur la question, la justice dira ce qu’il en est, même si, selon moi, elle n’a pas vraiment été neutre. Les différentes salves tirées contre François Fillon avaient un objectif : lui faire quitter la scène et, à défaut, l’empêcher de faire campagne. Et il fut vraiment empêché de faire campagne. C’est indéniable. Ce fut injuste puisque le Conseil Constitutionnel avait validé sa candidature.

J’ignore quels furent les chefs d’orchestre de ces officines si bien renseignées, si adroitement pilotées, mais un jour cela finira par se savoir. Dans l’intervalle, ceux qui sont à l’origine de ce coup ont faussé les résultats de l’élection, stimulant un puissant sentiment de frustration qui commence à traverser le pays. Et dont les conséquences sont imprévisibles. D’aucuns disent vouloir brûler leur carte d’électeur, ne plus voter, se mettre en marge.

C’est une bien étrange défaite qui produira les raisins de la colère. Il n’ y a pas que J-L Mélenchon qui fait droit à ce sentiment si frappant, d’autres personnalités, certes marginales mais existantes, commencent à dire qu’elles ne voteront pas pour Macron et que rien ne leur interdit de se porter sur Marine Le Pen.

A ce sujet, je voudrais souligner un point : personne ne semble se soucier de ce qui pousse presque un tiers du corps électoral à opter pour le FN. Tout le monde critique le FN mais personne ne réussit à lui opposer des réponses convaincantes ou qui tiennent la route.

Le FN bâtit sa puissance sur quelques thèmes bien rôdés : l’immigration, l’insécurité, le chômage, le terrorisme islamiste, la gabegie financière… Tous les gouvernements de droite comme de gauche ont remplacé les arguments par des invectives plus ou moins percutantes mais jamais efficaces.

Que pouvez vous répondre à ces partisans du vote FN que l’on voit se succéder sur les écrans de nos télévisions ? Ce sont des Français comme les autres, qui veulent vivre chez eux, en Français et non sous la coupe d’une religion ou d’une civilisation étrangères, incompatibles avec l’esprit judéo-chrétien de la culture européenne ; bref, des gens qui disent ne plus se sentir chez eux en France !

C’est ce sentiment d’être incompris, voire méprisé qui agite une bonne partie de nos concitoyens. Et cela risque d’empirer.

Que vont faire les gens de Sens Commun ? Que vont faire les Insoumis ? Que font faire les électeurs de François Fillon ? Les reports de voix n’obéissent pas à des règles arithmétiques. Une bonne moitié des Insoumis envisagent de se reporter sur le FN !! N’oublions pas que l’électorat populaire a l’art de rapprocher les opposés : nombre de membres du PC sont passés par dépit ou par lassitude chez Marine Le Pen.

Les appareils parisiens peuvent appeler à voter pour tel ou pour tel, l’électeur décide seul dans le secret de l’isoloir. Et je sens que la candidate du FN n’a pas encore dit son dernier mot. Cinq ans d’un pouvoir socialiste ont enfanté la situation actuelle. Et il serait presque amusant, nonobstant la gravité de la situation, d’interpréter ainsi la remarque du chef de l’Etat concernant la percée de Marine Le Pen à cette élection.

Ici aussi, les bonnes mesures n’ont pas été prises. En affirmant qu’il renonçait, François Hollande aurait dû démissionner dans la foulée, et provoquer des élections présidentielles anticipées. Cela nous aurait fait gagner du temps. Alors que là on avait l’impression d’avoir une gouvernement claudiquant, un couteau sans lame.

Georges Pompidou avait dit un jour qu’aucun gouvernement ne pouvait travailler s’il savait par avance la date de sa mort… Il avait raison.

Toutes les philosophies politiques n’ont pas réussi à nous donner un mode d’emploi pour une bonne gouvernance. Et je crains que le quinquennat qui s’annonce ne constitue pas d’exception à la règle.

Souhaitons lui bonne chance, même si la plus grande prudence s’impose. Charles de Gaulle parlait dans ses Mémoires des ferments de la discorde. C’est toujours d’actualité

Maurice-Ruben HAYOUN

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Le professeur Maurice-Ruben Hayoun, né en 1951 à Agadir, est un philosophe, spécialisé dans la philosophie juive, la philosophie allemande et judéo-allemande de Moïse Mendelssohn à Gershom Scholem, un exégète et un historien français. il est également Professeur à  l’université de Genève

La grande mosquée de Paris a appelé lundi les musulmans « à voter massivement » pour le candidat d’En Marche! Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle, « qui s’annonce décisif pour le destin de la France et de ses minorités religieuses ».

« Il apparaît que tous les Français doivent impérativement rester unis et rassemblés face à la réalité de la menace incarnée par des idées xénophobes dangereuses pour notre cohésion nationale », estime l’institution phare de l’islam dans la capitale depuis 90 ans, sans citer la candidate du FN Marine Le Pen.

Dans un communiqué, « la grande mosquée de Paris et sa fédération nationale appellent les musulmans de France à voter massivement pour le candidat Emmanuel Macron qui, dans le respect des valeurs républicaines et de l’application stricte des principes de la laïcité, incarne la voie de l’espoir et de la confiance dans les forces spirituelles et citoyennes de la Nation ».

Le Conseil français du culte musulman (CFCM), instance représentative de la deuxième religion de France (quatre à cinq millions de fidèles, 2500 mosquées) à laquelle appartient la grande mosquée de Paris, pourrait aussi s’exprimer dans l’entre-deux-tours « au vu de la situation exceptionnelle », a indiqué son président Anouar Kbibech.

Le responsable a rappelé lundi que le bureau du CFCM avait sollicité une rencontre avec Emmanuel Macron avant le premier tour mais qu’il ne l’avait pas fait auprès de Marine Le Pen, « ce qui est révélateur », a-t-il relevé.

Source : Le Figaro
Le plus :
                            « communiqué de l’UOIF :

Les résultats du premier tour des élections présidentielles de ce dimanche 23 avril, font de celles qui suivront, le 7 mai prochain, un rendez-vous déterminant, pour épargner à notre pays l’aventure, la menace de la division et la mise à mal d’une laïcité apaisée et fraternelle.

L’Union des Organisations Islamiques de France appelle tous les musulmans de France, par-delà leurs opinions politiques, à ne pas se relâcher à cette occasion, et à aller voter massivement pour faire barrage aux idées de xénophobie et de Haine et donner au candidat Emmanuel Macron, le score le plus large.

Par ce choix, nous espérons cohésion et prospérité à notre pays.

L’Union des Organisations Islamiques de France,

Le 24 Avril 2017″

Paris : la technologie française à la rencontre des start-ups israéliennes

C’est une première : jeudi prochain 27 avril, le congrès ‘Innovatech 17’ va ouvrir ses portes à Paris, permettant la rencontre de ‘stars’ de l’innovation israélienne et de près de 250 représentants des plus grands groupes français.

L’événement, organisé en partenariat par l’office pour la coopération industrielle et la promotion des investissements étrangers au ministère israélien de l’Economie et de l’Industrie (Invest In Israel) et la compagnie française Connecting Leaders Club, a pour objectif d’encourager les investissements français dans les start-ups israéliennes de premier plan et la collaboration entre les deux pays dans ce domaine.

Dans l’annonce de cette conférence au sommet, il est précisé : « Innovatech 2017 sera l’occasion de comparer les modèles de la French Tech et la Start-Up nation, d’apprendre l’une de l’autre, de découvrir des opportunités d’investissements et de coopérations et de créer des synergies entre les deux écosystèmes. Si les startups israéliennes ont un accès direct au marché américain, les startups françaises sont mieux positionnées en Europe. Des partenariats entre des entreprises françaises et israéliennes permettront de conquérir le monde ».

La directrice de l’Office israélien ‘Invest in Israel’, Ziva Eger, qui présentera, lors du congrès, l’écosystème particulier d’Israël, a salué l’intérêt croissant des compagnies françaises pour l’innovation israélienne. Elle a précisé : « Nous constatons que des sociétés françaises souhaitent vivement obtenir des informations sur le potentiel considérable qui existe en Israël dans le domaine de la coopération et les investissements ».

Elle a estimé que cette rencontre à Paris allait donner le coup d’envoi d’une matérialisation de ce potentiel, soulignant que l’office qu’elle dirigeait serait présent pour accompagner les investisseurs du premier stade de leur engagement jusqu’à la réalisation de leurs placements.

Source : LPH INFOS

"Hagai El-Ad, directeur executif deB'Tselem pendant une conférence de presse à Tel Aviv le 5 février 2016."AFP/JACK GUEZ
« Il faut mettre un terme à l’occupation, on ne peut plus la cacher », a déclaré le directeur de l’organisation
L’organisation B’Tselem a appelé mardi la communauté internationale à punir Israël pour la poursuite des constructions dans les implantations en Cisjordanie, en marge d’une rencontre entre son directeur et le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel.

« Notre message est le même que celui que nous avons délivré au Conseil de sécurité de l’ONU (en octobre) il faut mettre un terme à l’occupation, on ne peut plus la cacher », a indiqué Hagai El-Ad à Channel 2, suite à son entretien avec le ministre allemand.

El-Ad ajouté s’interroger sur « ce qui fait tellement peur au Premier ministre », en référence à la décision de Netanyahou d’annuler son entretien avec Gabriel, en raison justement de sa rencontre prévue avec le leader de B’Tselem.

Hagai El-Ad, directeur executif deB’Tselem pendant une conférence de presse à Tel Aviv le 5 février 2016.
AFP/Jack Guez

Le président de l’organisation a aussi qualifié Netanyahou d' »éléphant diplomatique dans une boutique de porcelaine », lors d’une réunion avec le parti Meretz à Tel Aviv, peu après.

Un communiqué de l’organisation publié dans la foulée a appelé à punir Israël pour « l’occupation continue » et dénonce des « atteintes aux valeurs morales et au droit international ».

Netanyahou avait prévenu qu’il ne recevrait pas le chef de la diplomatie allemande si ce dernier rencontrait plus tard dans la soirée des représentants des organisations israéliennes Breaking the Silence et B’Tselem, très critiques du gouvernement.

« Imaginez si des diplomates étrangers qui visitent les États-Unis ou la Grande-Bretagne rencontrent des ONG qui qualifient leurs soldats de criminels de guerre. Les dirigeants de ces pays n’accepteraient certainement pas cela », a-t-il indiqué.

Source : I24 News

Le président américain Donald Trump, à Washington le 25 avril 2017 Brendan Smialowski (AFP)
La décision pourrait avoir un impact sur plus de 300 villes et comtés à travers le pays
Un juge américain a en grande partie suspendu mardi l’application d’un décret du président Trump visant à priver de financements fédéraux les collectivités opposées à sa politique anti-immigration.

Le juge William Orrick, de la cour fédérale de San Francisco, a pris cette injonction temporaire de portée nationale en considérant que les arguments d’avocats représentant San Francisco et le comté californien de Santa Clara avaient des mérites. Le débat sur le fond aura lieu ultérieurement.

Santa Clara, un exemple de ces « villes sanctuaires » qui se sont engagées à protéger leurs habitants sans-papiers, a salué dans un communiqué une décision « historique » et « un revers pour la politique de la peur ».

Avec San Francisco, cette agglomération avait assigné en justice le gouvernement de Donald Trump, espérant obtenir une redite de la suspension par les tribunaux d’un autre décret qui voulait interdire pour trois mois l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de six pays (initialement sept) à majorité musulmane, ainsi que l’arrivée des réfugiés.

Les autorités de Santa Clara affirment que le comté pourrait perdre près de 1,7 milliard de dollars à cause de ce décret qui entend retirer des subventions fédérales aux villes -et notamment aux forces de l’ordre locales- refusant de coopérer avec la police fédérale de l’immigration. San Francisco perçoit pour sa part jusqu’à 2 milliards de dollars par an de fonds fédéraux.

 Le financement, ‘une arme’

Lors d’une audience judiciaire mi-avril, les avocats de l’administration Trump avaient assuré qu’aucune de ces juridictions ne risquait dans l’immédiat de perdre ces financements, le décret voulant selon eux seulement les forcer à appliquer les lois sur l’immigration.

Le procureur général assistant du gouvernement fédéral, Chad Readler, avait de son côté affirmé que le décret avait une portée « étroite » et ne concernerait qu’un nombre limité d’allocations de fonds du département de la Justice (DoJ) ou de la sécurité nationale.

Mais « le décret a suscité des incertitudes budgétaires en menaçant de priver des comtés de centaines de millions de dollars de subventions fédérales employées dans des secteurs clés », a relevé le juge Orrick.

« Des fonds fédéraux qui n’ont aucun lien majeur avec l’application (des lois) sur l’immigration ne peuvent être remis en cause parce qu’une localité choisit une stratégie d’application des lois migratoires que le président désapprouve », a-t-il ajouté.

D’après le magistrat, la question principale reste les déclarations répétées de Trump selon lesquelles le financement est « une arme » à utiliser contre les villes qui résistent à ses politiques et montre que l’intention du gouvernement fédéral est « anticonstitutionnelle ».

« La Constitution donne au Congrès et non au président les pouvoirs de dépenses » fédérales, a encore observé le juge Orrick.

Sa décision pourrait avoir un impact sur plus de 300 villes et comtés à travers le pays.

Illogique et anticonstitutionnel

Elle permet toutefois encore au DoJ de maintenir ses menaces proclamées envers neuf villes -y compris Chicago, La Nouvelle Orléans et Philadelphie- de supprimer des allocations pour des programmes spécifiques si ces villes ne coopèrent pas avec les agents fédéraux de l’immigration.

Le maire de New York Bill de Blasio a dénoncé le « souhait illogique et anticonstitutionnel de faire des immigrés de boucs-émissaires », celui de Chicago a promis que sa municipalité ne « resterait pas passive pendant que le président Trump menace des villes américaines parce qu’il ne partage pas nos valeurs ».

Les villes « sanctuaires » comme Los Angeles, New York, Chicago ou Philadelphie affirment que pousser encore davantage dans la clandestinité des étrangers entrés illégalement a des effets néfastes, ces personnes n’osant plus contacter la police, notamment pour signaler des crimes.

Le gouvernement central est, lui, irrité par les autorités locales qui refusent de livrer à la police aux frontières en vue de leur expulsion des étrangers tout juste interpellés ou qui ont purgé une peine dans une prison d’Etat.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les autorités américaines ont accentué la répression de l’immigration illégale en soutenant qu’elle alimentait la criminalité, même si aucune étude sérieuse ne le prouve.

Depuis son investiture, le président républicain fait l’expérience douloureuse du partage des pouvoirs inscrit dans la Constitution, voyant plusieurs de ses grandes mesures retoquées soit par des juges soit au Congrès.

Source : I24 News

Robert Ménard, maire FN de Béziers, pose le 21 mai 2015 à Paris JOEL SAGET (AFP/Archives)
Le maire de Béziers Robert Ménard, proche du Front national, a été condamné mardi à 2.000 euros d’amende pour « provocation à la haine et la discrimination » pour avoir déclaré qu’il y avait trop d’enfants musulmans dans les écoles de sa ville.

Le tribunal correctionnel a également accordé entre un euro symbolique et mille euros de dommages et intérêts et mille euros de frais de justice à sept associations antiracistes parties civiles, dont la Licra, le Mrap, la Ligue des droits de l’Homme, SOS racisme et la Maison des potes.

Interrogé à l’issue du jugement, M. Ménard a indiqué qu’il allait faire appel.

Le procureur avait requis 1.800 euros d’amende contre l’édile considérant que ce dernier avait « montré du doigt des gosses » qu’il décrit comme un poids pour la communauté nationale.

« Il les réduit à leur religion, peu importe qu’ils aient la nationalité française ou ne pratiquent pas cette religion », avait-il dénoncé. L’avocat de Robert Ménard avait plaidé la relaxe en appelant le tribunal à ne pas prononcer « une peine de mort de la liberté de penser ».

L’élu était poursuivi pour avoir publié sur Twitter le 1er septembre 2016 le message suivant: « #rentréedesclasses: la preuve la plus éclatante du #GrandRemplacement en cours. Il suffit de regarder d’anciennes photos de classe ».

Il était également visé pour avoir déclaré sur LCI le 5 septembre: « Dans une classe de centre-ville de chez moi, 91% d’enfants musulmans. Évidemment que c’est un problème ».

La « provocation à la haine » est passible d’un an de prison et de 45.000 euros d’amende.

A l’issue de l’audience, l’avocat de la Licra a assuré que son association resterait vigilante vis-à-vis des propos à venir de Robert Ménard, qui « se doit de montrer l’exemple en tant qu’élu, au lieu d’inciter une partie de ses administrés à se retourner contre une autre ».

Pour l’avocat de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), la justice a démontré qu’elle représente encore « un véritable rempart, un barrage contre la lepénisation des esprits, la montée du racisme et de la haine de l’autre ».

« Finalement, M. Ménard s’en sort avec une peine dérisoire », a commenté Samuel Thomas, de la Maison des potes, regrettant que la justice n’ait pas prononcé une peine d’inéligibilité ou de privation des droits civiques à son encontre.

« Face à ce provocateur récidiviste qui se croit tout permis », SOS Racisme affirme dans un communiqué que « la fermeté est la bienvenue ».

« Si dire la vérité, ce que l’on voit, devient un délit, nous ne pourrons plus jamais rien dire », a réagi le maire de Béziers.

« J’ai décrit une situation, j’ai dit ce que tous les élus constatent et n’osent jamais dire », a-t-il affirmé. « Quand je parle de 90% d’enfants d’immigrés dans les classes, c’est un problème pour eux, pour leur intégration », a-t-il ajouté. « Les laisser comme cela, c’est les condamner eux. C’est pour cela que j’essaie de résoudre ce problème ».

Elu en 2014 à la tête de Béziers, ville héraultaise de 70.000 habitants, avec le soutien du Front national et à la faveur d’une triangulaire, l’ancien président de Reporters sans frontières est coutumier des polémiques, notamment sur l’immigration, la guerre d’Algérie ou la sécurité.

Source : I24 News

Alors qu’aujourd’hui sont organisés au moins trois hommages au policier Xavier Jugelé, décédé le jeudi 20 avril sur les Champs Elysées suite à un attentat revendiqué par l’Etat Islamique, des manifestations des policiers sont déjà organisées, ce qui permet de croire à une recrudescence prochaine des rassemblements que nous avons vus à la fin 2016, suite l’attaque aux cocktails Molotov dont ont été victimes des policiers à Viry-Châtillon le 8 octobre dernier.

En effet, parallèlement à l’hommage national rendu à la Préfecture de Paris, aujourdh’hui à 11h présidé par le chef de l’Etat, le syndicat Alliance Police Nationale appelle tous les policiers franciliens à venir se recueillir parvis Notre Dame, à la même heure.

Aucun texte alternatif disponible.

Par ailleurs, la Maire de Paris Anne Hidalgo rendra hommage,cette après-midi à l’Hôtel de Ville, au policier assassiné et aux victimes de l’attentat terroriste survenu lors d’une séance exceptionnelle du Conseil de Paris, qui sera retransmise en direct à 16h sur Paris.fr.

« Je tiens à adresser toutes mes condoléances à la famille et aux proches du policier qui a été tué »
                                                                 Anne Hidalgo, Maire de Paris

Alors que la semaine dernière, les Femmes des Forces de l’Ordre en Colère (FFOC) organisaient un défilé en mémoire des policiers, gendarmes, militaires, pompiers agressés ou assassinés et appelaient à la fin de la haine anti-flic (lire : Les Femmes des Forces de l’Ordre en Colère©), les syndicats Unité SGP POLICE FORCE OUVRIERE et FSMI-FO (Fédération des Syndicats du Ministère de L’intérieur) appellent à rassemblement demain 26 avril à Paris, place du 18 juin 1940 : Collègue, viens manifester ton ras-le-bol !

Depuis 2013 les hommages et rassemblements policiers se succèdent. Parfois avec unité, parfois non, entre les divers syndicats.

Il reste que le malaise est bien évidemment général.

Au lendemain de l’assassinat de Xavier Jugelé, le syndicat Alliance Police Nationale écrivait :

 « LA POLICE NATIONALE A NOUVEAU ENDEUILLÉE

Une fois encore, les policiers ont été les cibles de la barbarie et de l’obscurantisme.

Dernier rempart et symbole de notre démocratie, la Police Nationale subit les assauts sournois et atroces de tous les ennemis de nos valeurs et de la République.

ALLIANCE POLICE NATIONALE présente ses plus sincères condoléances à la famille, aux amis et aux proches de notre collègue lâchement assassiné.

ALLIANCE POLICE NATIONALE souhaite un prompt rétablissement à nos collègues blessés, leur apporte un total soutien ainsi qu’à l’ensemble des forces de sécurité.

ALLIANCE POLICE NATIONALE comme tous les policiers, au-delà de la tristesse, est envahie d’une vive colère.

ALLIANCE POLICE NATIONALE dénonce avec la plus grande fermeté la libre circulation d’individus connus pour leur dangerosité extrême.

ALLIANCE POLICE NATIONALE attend du prochain gouvernement la prise en compte de mesures exceptionnelles afin d’éradiquer toutes formes de violences à l’encontre des forces de l’ordre. »

Ce malaise était déjà lié à des revendications légitimes – droit à la légitime défense, conditions de travail, surcroît et déplacement des charges de travail – liées au sentiment que tous les policiers dénoncent : la haine anti-flic.

Il n’est pas anodin de relever, en sus, dans le dernier communiqué du syndicat Alliance cette phrase : ALLIANCE POLICE NATIONALE dénonce avec la plus grande fermeté la libre circulation d’individus connus pour leur dangerosité extrême.

Il est regrettable que cette revendication, qui rejoint celle de beaucoup de citoyens français, ne suffise pas à désamorcer chez partie de ces derniers cette fameuse haine anti-flics, qui est en train de saper les fondations de notre République.

                                                             Franny Fisher 

YOM HASHOAH 2017 Memorial de la Shoah 23 avril 2017/Crédit photo Alain Azria
« Tu as été sauvé non pour pouvoir vivre. Tu as peu de temps. Tu dois rendre témoignage. Sois fidèle et va. »
Cette phrase magnifique du poète dramaturge Herbert Zbigniew illustrait parfaitement cet épisode douloureux du soulèvement du ghetto de Varsovie, qui a eu lieu le 19 avril 1943 et qui a été commémoré il  a quelques jours.
Elle illustre hélas tout aussi parfaitement le devoir qui est le nôtre de rendre hommage aux victimes de la Shoah qu’il nous appartient de commémorer.
En particulier le jour de Yom HaShoah (ou Yom ha-zikaron laShoah), date choisie par le Parlement Israélien pour la commémoration de la Shoah et de l’héroïsme.

Pour cette raison, le Mémorial de la Shoah organisait hier, comme chaque année, une lecture des noms des déportés Juifs de France (lire également : Yom Hashoah : Gros plan sur les derniers survivants©)

Ainsi, a commencé dimanche (et se poursuivra aujourdhui), une lecture publique ininterrompue de 24 heures, de jour comme de nuit sur le parvis du Mémorial de la Shoah à Paris.

Des 76 000 noms inscrits sur le Mur des Noms, seront prononcés, un à un, les noms des personnes déportées de France par les convois n° 32 au n° 70.

Quelque 200 personnes, anciens déportés, parents, bénévoles, enfants… liront à tour de rôle, à partir des listes issues du Livre Mémorial de la Déportation de Serge Klarsfeld, (éd. Association des FFDJF), les noms de « ceux dont il ne reste que le nom » (Simone Veil).

SE Aliza BIN-NOUN, Ambassadrice d’Israël en France/Crédit photo Alain Azria

Auparavant, lors de la cérémonie d’ouverture, six bougies ont été allumées par d’anciens déportés et des enfants, afin de symboliser la transmission de la mémoire des six millions de morts de la Shoah.

L’imam Hassen Chalghoumi/Crédit photo Alain Azria
Le président des Consistoires Joel Mergui/Crédit photo Alain Azria
Le président du CRIF Francis Kalifat/Crédit photo Alain Azria
Gil Taieb/Crédit photo Alain Azria
Le président de la Fédération protestante de France François Clavairoly/ Crédit photo Alain Azria
Le Grand Rabbin de France Olivier Kaufmann/Crédit photo Alain Azria
Le premier ministre Bernard Cazeneuve/Crédit photo Alain Azria

Suivez la cérémonie de Yom HaShoah en direct

On se pose souvent la question sur l’utilité ou la vanité de cette mémoire.

On pourrait se contenter, pour répondre, de déclarer qu’hélas nous ne serons jamais à l’abri d’un nouveau génocide. Qu’il est essentiel de rappeler ce que l’être humain a été capable de faire subir à un autre être humain, tout simplement parce qu’il n’était pas de la religion qui convenait.

On pourrait aussi, et tout aussi pertinemment, pour reprendre les mots très justes de Bernard-Henri Lévy , dire qu’«il appartient aux vivants d’être les tombeaux vivants de ces morts».

« Et me voici, comme chaque fois, plus peut-être que les autres fois, contraint de réexpliquer pourquoi cette commémoration est, non seulement pour les juifs mais pour le monde, un devoir essentiel.

Ne faut-il pas, demandent certains, laisser les morts enterrer les morts et l’oubli, le bon oubli, cicatriser les blessures du passé ? Oui, bien sûr, il le faut. Oui, bien sûr, il est toujours bon de laisser les morts enterrer les morts. Et je dirai même qu’il n’y a pas plus juif, pas plus conforme aux commandements de la Torah, que cette injonction évangélique d’enterrer vite, une fois pour toutes, les morts.

Sauf… Oui, sauf quand ce sont des morts qui ne sont, justement, pas enterrés. Sauf quand ce sont des morts dont le mourir même impliquait qu’il fût sans tombe ni mémorial. Sauf quand ce sont des morts dont la mort fut programmée pour être une mort sans trace, sans vestige et donc, j’y insiste, sans sépulture. Alors, il appartient aux vivants d’être les tombeaux vivants de ces morts. Et alors, par exception, il est du devoir des survivants, et des enfants des survivants, de porter en eux le souvenir de ces pères qui auront, à jamais, l’âge de leurs enfants.” http://www.bernard-henri-levy.com/20-avril-2009-bhl-wiesel-desbois-onu-durban-yom-hashoah-49086.html

Ces propos ont été tenus en 2009. On ne lui en voudra pas s’il les rappelait chaque année.

Mais cette mémoire n’a plus seulement la valeur de mémoire, lorsqu’il devient urgent et impératif de rappeler à nos contemporains ce que peut engendrer la haine de l’autre.

Lorsque l’on évoque cette monstruosité de l’Histoire non pas seulement pour prévenir un autre génocide mais aussi pour tenter de ramener de l’humanité dans cette époque de guerre.

C’est peu ou prou l’intention de Rezk Shehata, copte vivant en France depuis de nombreuses années, président de l’association Laicité pour tous.

Rezk Shehata/Crédit photo Alain Azria

« J’ai assisté l’an dernier à la cérémonie de Yom Hashoah. J’ai été ému. C’est pour cela que j’ai demandé à avoir le privilège de citer des noms de ces victimes de l’innommable cette année.

Je crois qu’il est essentiel de nommer les victimes.

Toutes les victimes. Celles de la Shoah, celles du génocide arménien, les chrétiens victimes de k’Etat islamique en Orient, et toutes les victimes du terrorisme.

C’est d’ailleurs pour cela que je suis en train d’organiser un voyage pour emmener des musulmans visiter le camp d’Auschwitz. Pour leur montrer ce qui a été fait.

Pour cela aussi, que j’organise ce dimanche 30 avril un rassemblement pour dénoncer le terrorisme et pour lire les noms des victimes de cette même doctrine religieuse : l’histoire a commencé le 11 mars 2012 à Montauban et le 19 mars à Toulouse quand ces assassins sont passés à l’acte et ont tué des hommes, des femmes et des enfants au nom d’une doctrine religieuse ensuite le 7 janvier 2015 à Charlie Hebdo puis l’Hyper Cacher, le stade de France, le Bataclan, les terrasses de café, Nice, le père jacques Hamel et nos policiers des Yvelines et sur les champs Elysées ce jeudi 20 avril. A l’étranger, 4 attentas majeurs dans des églises d’ALEXANDRIE, une veille de Noël en 2011 Ensuite au Caire il y a quelques mois et puis Tanta et Alexandrie il y a quelques jours. Londres, Stockholm, St Pétersbourg etc. etc. !!!!!!! »

Franny Fisher pour JFORUM

Crédit photos Alain Azria

 

Sur la route qui doit logiquement le mener jusqu’à l’Elysée, un piège est tendu à Emmanuel Macron, arrivé en tête dimanche soir : croire que la victoire sera facile et, surtout, tellement large qu’il bénéficiera d’un grand élan pour l’aider à franchir tous les obstacles ensuite.

Il n’en est rien, et tout excès de confiance serait inopportun. Lors des présidentielles précédentes, en 2007 et 2012, le gagnant du premier tour recueillait autour de 30 % des suffrages. Cette fois-ci, le score du candidat d’En marche atteint tout juste 24 %.

En 2002, Jacques Chirac l’avait emporté au second tour avec plus de 80 % des voix. Personne n’imagine qu’il en soit ainsi le 7 mai prochain. On en sera loin, très loin.

La différence est que, en 2017, l’addition des suffrages des candidats qui veulent faire effectuer un virage à 180° à l’économie telle qu’elle fonctionne aujourd’hui est extrêmement élevée. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et les candidats d’extrême gauche représentent des forces qui n’ont plus rien d’anecdotique, tandis que la gauche dite « de gouvernement » ne pèse plus rien ou presque. S’il est élu, cette situation au sens propre extraordinaire imposera à Emmanuel Macron un doigté politique qui l’est tout autant.

Le même doigté s’impose aux milieux économiques. Ce n’est un mystère pour personne que leur cœur balançait entre François Fillon et Emmanuel Macron, l’audace programmatique du premier, transgressive du second. La victoire de l’un ou de l’autre leur convient.
Ce serait néanmoins une erreur de penser que l’élection ne sera qu’une page à vite tourner. Les plaies béantes qu’elle révèle au sein de la société française sont à prendre très au sérieux. Dès lors, quelle ligne de conduite adopter ?
Se mobiliser ardemment contre le Front national pour expliquer la folie de son projet, notamment économique : certainement. Faire pression pour que le candidat d’En marche, s’il l’emporte, réforme réellement : à coup sûr.
La France a besoin de changements pour faciliter les embauches, alléger la pression fiscale et améliorer l’efficacité de la dépense publique. Depuis trop d’années, la procrastination l’emporte sur l’action, les vains débats sur les résultats et le projet Macron aura besoin d’être davantage musclé que raboté. Mais les entreprises devront elles aussi agir pour éviter que le populisme ne finisse un jour par vraiment gagner. Les moyens de le faire sont multiples : réfléchir sur l’étirement des chaînes de production, sur l’équilibre entre les intérêts des consommateurs et ceux des producteurs, sur la répartition des activités sur les territoires souvent abandonnés… et bien d’autres sujets encore.

Dimanche, l’Europe et le monde économique ont poussé un ouf de soulagement. Ce « ouf » ne suffira pas pour que la France fasse définitivement barrage à la xénophobie et au repli économique.

DOMINIQUE SEUX

Dominique SEUX
Directeur délégué de la rédaction
Source : Les Echos

Emmanuel Macron n’a pas attendu le second tour pour célébrer son élection à la présidence de la République. Dès dimanche soir, le jeune homme pressé s’est comporté en vainqueur final, multipliant les V de la victoire devant les caméras.

Après s’être montré, avec son épouse Brigitte, sur la scène du Parc des Expositions, porte de Versailles, c’est à La Rotonde, restaurant chic du quartier Montparnasse, que le leader d’En Marche !, suivi d’une horde de médias, a choisi de fêter son succès avec ses soutiens et ses amis célèbres.

Deux sorties du métro voisin avaient été pour l’occasion fermées par les forces de l’ordre, ainsi que le trottoir longeant l’établissement.


Quand Nicolas Sarkozy avait commis son faux pas bling-bling en sablant le champagne au Fouquet’s, sur les Champs Elysées, au moins venait-il d’être élu. Mais si les journalistes n’avaient pas manqué de relever la faute de goût, on peut compter sur eux, cette fois, pour passer outre l’impudence de leur favori.

Quand Nicolas Sarkozy avait commis son faux pas bling-bling en sablant le champagne au Fouquet’s, sur les Champs Elysées, au moins venait-il d’être élu. Mais si les journalistes n’avaient pas manqué de relever la faute de goût, on peut compter sur eux, cette fois, pour passer outre l’impudence de leur favori.

La victoire de Macron au premier tour (23,87%) est aussi celle du pouvoir médiatique qui l’a porté et dorloté.

La droite vaincue (François Fillon arrive en troisième position avec 19,94% des voix, talonné par Jean-Luc Mélenchon, 19,60%) a, dès hier soir, fait connaître sa volonté de « faire barrage » à Marine Le Pen qui, avec 21,43% des voix, échoue dans son espoir de sortir en numéro un.

Demeure évidemment, ce lundi, un sentiment de frustration chez ceux qui considéraient – j’en étais – le projet libéral conservateur de Fillon comme le plus abouti. Toutefois les affaires ne suffisent pas à expliquer son élimination. Elle est également due à son incapacité de s’adresser aux gens les plus vulnérables.

La destitution de Fillon, mais aussi celle de Benoît Hamon pour le PS (6,35% !) s’ajoutent à celles de Sarkozy, Juppé, Duflot, Hollande, Valls… C’est bien un monde ancien que les Français ont décidé de mettre à bas.

La remarquable percée de Macron s’inscrit dans cette logique de renouvellement, et je reconnais m’être trompé pour avoir vu chez lui, ici, une bulle sans lendemain.


Quand Fillon appelle à voter Macron après avoir dit vouloir « vaincre le totalitarisme islamique », son ralliement à celui qui ne jure que par « l’apaisement » révèle le drame de cette droite sans convictions durables.

Mais Les Républicains sont retombés dès hier soir dans le travers des tambouilles en voulant reconstituer contre Le Pen un énième « front républicain ». Quand Fillon appelle à voter Macron après avoir dit vouloir « vaincre le totalitarisme islamique », son ralliement à celui qui ne jure que par « l’apaisement » révèle le drame de cette droite sans convictions durables.

Mélenchon est plus conséquent quand il préfère ne pas donner de consigne de vote.

En fait, la nécessaire recomposition politique va s’imposer aussi à la droite la plus bête du monde. Elle ne peut plus se permettre le luxe d’une division, en pointant encore les fantômes du vieux FN. C’est cette formation recentrée qui, que cela plaise ou non, est devenue le premier parti d’opposition.

Marine Le Pen a deux semaines pour tenter d’attirer ceux qui n’entendent pas laisser la France brader sa souveraineté et dériver dans le multiculturalisme que cautionne Macron, cornaqué par Terra Nova et sa flatterie des minorités. Mais si Fillon a échoué par manque de sensibilité sociale, Le Pen échouera si elle persiste dans un antilibéralisme absurde. Sortir de l’euro est également moins urgent que sauver la nation de sa dislocation engagée.

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Source : Le Figaro

Auteur d’un essai sur l’antisémitisme de Céline, Pierre-André Taguieff a voulu répondre à l’article de Jérôme Leroy paru dans le dernier numéro de Causeur.

La rédaction de Causeur


Les Français tiennent à leurs contes de fée nationaux, surtout quand ils prennent une couleur littéraire – exception culturelle oblige –, et l’éclosion supposée de « l’écrivain de génie » nommé Céline en est un. Devant ce lieu de mémoire, on est tenu d’admirer sans s’interroger, de contempler sans questionner. Il n’est pas question de toucher à l’intouchable.
Même les bobards du « génie littéraire » sont sacrés. Oser les mettre en question, c’est blasphémer à la française, c’est-à-dire faire preuve de « haine de la littérature », comme le répètent en chœur les critiques psittacistes de notre livre, Céline, la race, le Juif.

Céline, une mythologie

Les célinophiles inconditionnels de toutes obédiences se sont évertués à propager des « vies de Céline » légendaires, récits apologétiques recyclant nombre de ses mensonges et de ses mythes personnels (par exemple, ses prétendues origines bretonnes et flamandes), et légitimant ses postures trompeuses, celles notamment du « persécuté », du « bouc émissaire ». « Le persécuté c’est moi », écrit  Céline à Lucette Destouches le 13 août 1946. Délire de persécution, mais aussi posture du persécuté prise sans vergogne par un délateur dont nous analysons les sinistres activités sous l’Occupation. C’est le cœur de la légende célinienne, une légende victimaire. Sur la base de ses mensonges et de ses délires, Céline a été angélisé, victimisé, héroïsé.

Le cas Céline a été ainsi mythologisé. L’écrivain s’est transformé en idole. Le culte qui lui est rendu a ses grands prêtres, son clergé, ses rites, ses chapelles et ses célébrations solennelles, ses prières en guise de commentaires. La communauté de fidèles ainsi instituée a ses textes sacrés, ses apologistes professionnels et ses inquisiteurs, lesquels procèdent à l’excommunication des infidèles. Ce culte a même ses mystères, dont le principal est bien connu : le mystère de la transsusbtantiation du pur génie en salaud intégral (et la transmutation inverse). Depuis 1961, l’amoncellement des biographies complaisantes et romancées de Céline a suscité une vulgate célinophile qui a ses mandarins, ses profiteurs et ses colleurs d’affiches. Cette célinophilie est devenue une composante du littérairement correct. Le malheur est que les thèmes de ce récit enchanteur et trompeur ont été intériorisés par nombre de lecteurs aussi naïfs qu’admiratifs de Voyage au bout de la nuit et de Mort à crédit. Ces lecteurs admiratifs du romancier forment une communauté de croyants. Le catéchisme céliniste semble les satisfaire, au point de les transformer subrepticement en adeptes. Ce qui les choque, c’est précisément la critique de leur cher catéchisme, celui qu’entretiennent les prêcheurs professionnels du culte, qui en vivent. Nous sommes en présence d’une  entreprise d’endoctrinement qui a réussi.

Illusions perdues

Dans Céline, la race, le Juif, dont l’un des objectifs est de contribuer à la démythologisation du phénomène Céline, plus d’un demi-siècle après la mort de l’écrivain, nous nous sommes risqués à suivre le sage conseil de Voltaire : « On doit des égards aux vivants ; on ne doit aux morts que la vérité. » Nous n’imaginions pas que le dévoilement, aussi partiel soit-il, de la simple vérité sur l’écrivain, le pamphlétaire antijuif et le propagandiste pronazi serait perçue et dénoncée comme une action scandaleuse. Nous avions sous-estimé la force de l’admiration aveugle et la violence de l’indignation moralisante. Sous-estimé aussi les intérêts éditoriaux et journalistiques liés à la préservation de la légende littéraire. Ces intérêts suffisent à expliquer pourquoi tant d’articles médiocres, rédigés à la hâte par des journalistes n’ayant pas lu notre livre, se ressemblent étrangement : fabriqués avec un petit nombre de clichés, d’impasses calculées et d’accusations infondées, leur seul objectif est de dissuader le lecteur d’ouvrir notre ouvrage, histoire de protéger la communauté des fidèles des « mauvaises » influences extérieures. Les pontifes du célinisme savent que leur statut symbolique tient au phénomène de « polarisation de groupe », par lequel les fidèles restent entre eux, partagent leur goût des images installées et renforcent leur adhésion aux dogmes célinistes. L’admiration est une chose, et elle ne se discute pas. Le manque de probité intellectuelle en est une autre. C’est là qu’est le vrai scandale. Occasion de rappeler que les règlements de comptes sont le déshonneur de la critique littéraire.


Il s’agissait pour nous à la fois, dans notre livre, d’établir les faits et de poser le problème plus général, sur ce cas exemplaire, de la responsabilité morale et politique de l’écrivain

En nous efforçant de dissiper les mensonges pieux et les illusions réconfortantes sur l’idole Céline, c’est-à-dire de remplacer une légende littéraire par une série de faits vérifiés sur l’homme et l’écrivain, nous ne nous proposons nullement  d’« effacer Céline » ni de le « résumer à son seul antisémitisme ». Il ne s’agit pas pour nous de « brûler » le moindre écrit de Céline, parce que leur auteur serait un « salaud ». Ni de criminaliser les lecteurs de Céline, en en faisant des « salauds » par contamination !  Rien dans notre livre ne permet de nous attribuer une telle vision. Les céliniens ordinaires, ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui, qui prennent plaisir à lire Céline, sont à nos yeux fort respectables. Certains universitaires pourraient en faire l’objet d’une étude sociologique. Mais on ne trouve rien de tel dans notre livre, dont ce n’est pas le propos. Quant aux pamphlets antijuifs de Céline, il reste à en faire une véritable édition critique, fondée sur une connaissance approfondie des sources ainsi que sur une intelligence des objectifs et des stratégies du propagandiste doublé d’un plagiaire pressé. Ce travail critique a été exemplairement commencé par Alice Kaplan en 1987 sur Bagatelles pour un massacre. Nous l’avons poursuivi dans notre livre, en tenant compte de nouveaux documents, en particulier de la correspondance. Notre examen critique porte en outre sur la légende de l’écrivain maudit et « génial » que Céline forge en exil au Danemark ainsi que sur les activités des célinistes militants et des célinolâtres de profession, ceux qui s’efforcent, depuis les années 1960, de blanchir et de transfigurer Céline en s’inspirant de son auto-mythologisation.

Loin de nous cependant l’idée selon laquelle les écrits sur Céline seraient tous du genre hagiographique et témoigneraient tous d’une complaisance frivole à l’égard de l’écrivain engagé, voire d’une complicité idéologique avec lui. Il y a des exceptions notables, dûment relevées dans notre livre. Il en va ainsi des travaux de Jean-Pierre Dauphin, Marie-Christine Bellosta, Annie Montaux, André Derval, Philippe Roussin, Marie Hartmann, Gaël Richard, Jérôme Meizoz, Odile Roynette, etc., dont nous saluons autant l’honnêteté intellectuelle que la compétence dans le domaine.

Céline choque Je suis partout!

Il s’agissait pour nous à la fois, dans notre livre, d’établir les faits et de poser le problème plus général, sur ce cas exemplaire, de la responsabilité morale et politique de l’écrivain. Car, dans la légende célinienne, le culte du « style » pur a permis d’imposer l’image de l’écrivain « de génie », irresponsable et intouchable, magnifiquement « infréquentable », admirablement « réfractaire ». Cette esthétisation va de pair avec une dépolitisation de la trajectoire de Céline, qui fut, en dépit de ses dénégations d’après-guerre, un écrivain engagé, mû par des idées et des passions politiques. « Je suis raciste et hitlérien, vous ne l’ignorez pas », écrit-il à Robert Brasillach en juin 1939. Et il ajoute : « Je hais le Juif, les Juifs, la juiverie, absolument, fondamentalement, instinctivement, de toutes les façons. Une haine parfaite. » Cette lettre, Brasillach refusera de la publier dans Je suis partout, comme d’autres par la suite. Céline, par son pro-hitlérisme inconditionnel et son extrémisme antijuif, a réussi à choquer la direction de l’hebdomadaire fasciste.

Il faut souligner à cet égard l’exceptionnalité célinienne. Dans l’espace de l’antisémitisme de plume des années 1930, on rencontre des extrémistes marginaux (Henry Coston, Henri-Robert Petit, Louis Darquier, Jean Boissel, Jean Drault, etc.), antijuifs professionnels stipendiés, et des « modérés » jugés fréquentables, journalistes ou écrivains, illustrant l’« antisémitisme de salon ». Céline est le seul écrivain antisémite à illustrer la catégorie de l’extrémiste non marginal, le seul écrivain célèbre à s’être engagé totalement et explicitement dans la propagande antijuive et raciste d’obédience pro-nazie.

Notre livre, qui s’attaque aux idées reçues ou imposées sur Céline et son itinéraire, a suscité une polémique à laquelle nous nous attendions. Ce qui nous surprend, et nous consterne, c’est d’abord que nos contradicteurs nous prêtent des thèses qui nous sont étrangères, ensuite qu’ils prétendent parfois que les thèses que nous avançons, et qui les choquent, ne seraient pas fondées sur des preuves. Étrange argument, qu’affectionnent des critiques qui n’ont jamais travaillé sur archives et dont la culture célinienne se limite à la lecture de quelques publications de célinistes pieux ou militants. On comprend dans ces conditions qu’ils ne veuillent rien savoir de ce qui dérange leurs certitudes.

Un as de la délation

Par exemple, le double fait que Céline a pratiqué la délation sous l’Occupation  (ses dénonciations sont passées en revue dans notre livre) et a joué le rôle d’un « agent du SD » (service de renseignements de la police allemande), selon l’expression utilisée par la direction générale des Renseignements généraux sur la base des auditions de  Helmut Knochen, chef de la police allemande en France. Céline est identifié comme « agent du SD » dans  une liste de 45 noms d’« agents de l’ennemi », qu’on trouve dans les archives récemment ouvertes. On peut le considérer comme un « agent » par conviction idéologique, disons un collaborateur volontaire des services de police allemands, prêt à apporter ses informations, son avis et ses conseils sur les mesures à prendre, notamment sur la « solution » de la « question juive ». Les auditions et interrogatoires de Knochen,  entendu par la DST puis par les Renseignements généraux entre novembre 1946 et janvier 1947, viennent corroborer les déclarations, jusque-là isolées, de Hans Grimm, Hauptscharführer SS à Rennes. Ce  responsable SS avait déclaré devant le tribunal de Leipzig que Céline avait pu obtenir un laisser-passer pour la zone côtière interdite grâce à une recommandation de Knochen  et qu’il effectuait des missions pour le SD à Saint-Malo. Knochen cite  « parmi  les Français désireux de collaborer volontairement avec les services allemands : Montandon, Darquier de Pellepoix,  Puységur,  Céline,  Lesdain », ardents hitlériens et antisémites fanatiques.

Le désir de ne pas savoir qui motive nos critiques les a empêchés de lire sérieusement notre livre, où lesdites preuves sont présentées, contextualisées, analysées. Mais il est vrai que notre livre frôle les 1200 pages ! Quand, chez des gens pressés, la paresse intellectuelle rencontre la mauvaise foi, le choix n’est plus qu’entre le silence qui tue et l’exécution sommaire. Faute de pouvoir imposer le silence, ils ont opté pour l’anathème. Ultime tentative de restaurer leur autorité défaillante et négation magique du crépuscule de leur idole.

Si la figure qui se dégage de notre étude est celle d’un personnage haïssable ou méprisable, ou encore celle d’un écrivain aux postures trompeuses, nous n’y pouvons rien. Et surtout, pour nous qui vivons depuis notre enfance dans un univers culturel où la littérature tient la plus grande place, cela n’a rien à voir avec une quelconque « haine de la littérature ». De la même manière, le fait d’avoir publié une longue étude intitulée Wagner contre les Juifs n’implique nullement que je serais mû par une secrète « haine de la musique ». De tels arguments sont pitoyables. Faut-il ajouter, puisque le célinocentrisme est à l’ordre du jour, que la littérature du XXe siècle ne se réduit pas aux romans de Céline ?  Et, pour souligner une autre évidence, que la littérature ne se réduit pas au genre « roman » ? Mais c’est là une tout autre histoire.

Résultat de recherche d'images pour "Pierre-André Taguieff"Pierre-André Taguieff
Source : Causeur

L’anthropologie est une science qui a pour objet d’étudier les êtres humains. Elle connut ses heures de gloire au XIXème siècle, et au début du XXème. Des anthropologues, courageux explorateurs des peuples et tribus inconnus, partaient vers des contrés lointaines. Ils voulaient étudier, répertorier, classifier des hommes et des femmes d’origines diverses. A l’époque, on les appelait des sauvages.

On allait en Nouvelle Guinée examiner les comportements des Papous. On bravait les dangers de l’Amazonie pour connaitre les rites des indiens Jivaros. On se déplaçait au fin fond de l’Afrique dans une chaise à porteurs afin de déchiffrer les onomatopées des Pygmées. Et on n’hésitait pas à franchir les cols de l’Himalaya pour mesurer les crânes des Tibétains, derniers et purs descendants des tribus aryennes du temps jadis.

Le Monde chez les Papous

Cette anthropologie là a vécu. Le Papou, le Jivaro, les Pygmées sont maintenant entourés du respect qu’on doit à des êtres humains comme les autres. Car il y avait dans ces expéditions, fidèles compagnes de la colonisation, un relent évident de supériorité, de mépris et de condescendance. L’anthropologie de la belle époque n’était pas, en effet, sans rapport avec la zoologie.

Il y a maintenant de nouveaux anthropologues. C’est Le Monde qui nous l’apprenait dès jeudi avec une double page titrée : « Des chercheurs se sont infiltrés au sein du Front national ». Et là, c’est Tintin au Congo ou, plus récent, On a marché sur la lune

Les scientifiques (un chercheur et une chercheuse) ont voulu, bravant tous les dangers, aller au plus près des spécimens à examiner.

Infiltré chez les sauvages, ils ont vu la bête. Ils l’ont touchée. Ils l’ont palpée. Et même qu’ils lui ont parlé. Car les sujets étudiés parlent curieusement la même langue que nous. Ils ont découvert des choses étranges. Ils nourriront sans aucun doute un rapport d’enquête destiné au CNRS.

Pas des mangeurs d’hommes

Les individus FN ne sont, à première vue, pas anthropophages. Mais, pour autant, leurs rites et rituels sont très étranges. Ils vénèrent une divinité nommée Marine. Ils affectionnent la couleur bleu. La rumeur veut – mais les chercheurs n’ont pu le vérifier – que dans un temple secret ils entreposent des poupées représentant des gens colorés. Toutes percées d’aiguilles, une coutume qu’ils ont empruntée au Vaudou.

Ils sont néanmoins plutôt pacifiques. Le chercheur et la chercheuse n’ont pas été percés de flèches ni troués par des javelots. Quand ils ont demandé une statuette à l’effigie de la divinité, Marine, ils se sont toutefois heurtés à un refus. Espérons que la prochaine expédition sera plus fructueuse…

Benoît RayskiBenoît Rayski

Source : Causeur

Crédit photo Alain Azria
Les Femmes des Forces de l’Ordre en Colère ou FFOC est le nom de ce mouvement de femmes qui ont ou ont eu un conjoint ou un un parent parmi les policiers, les gendarmes, les pompiers ou les militaires.
Elles ont décidé d’exprimer pour eux cette exaspération et l’inquiétude devant cette stigmatisation des forces de l’ordre françaises qui ne fait qu’augmenter ces dernières années, en organisant à Paris ce 22 avril un défilé avec pour point de départ et d’arrivée le Champ de Mars, devant le Mur de la Paix.

A l’origine un groupe sur le réseau social Facebook, ce mouvement a pris de l’ampleur et a décidé d’un défilé hier, qui a compté près de 200 participantes et participants.

Ce défilé intervient 2 jours après l’assassinat, jeudi soir, du policer Xavier Jugélé sur les Champs-Elysées, attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Mais il avait été organisé avant, tant cette insécurité -et la pression corollaire- qui pèse sur les forces de police devient insoutenable.

L’objectif du collectif :

Pour que nous, femmes, mères, filles de policiers, gendarmes, militaires, pompiers…nous descendions dans la rue clamer et défendre nos hommes!! Nous, nous ne serons pas tenues au droit de réserve ou respect d’une pseudo hiérarchie!!! Aux armes mesdames!!!!!!!!!!!!!!

Cette haine anti-flics, cette haine contre les représentants des forces de l’ordre, tel est ce contre quoi ces femmes courageuses des FFOC veulent combattre.

A la tête du Collectif : Aurélie, 35 ans, femme de CRS depuis 5 ans.

« J’ai créé ce groupe en Février dernier, suite aux émeutes dans le cadre de l’affaire Théo et contre la haine anti flic grandissante, un soir de colère toute seule chez moi.
 
J’étais loin de penser que ça prendrait une telle ampleur.
 
Qui compose le mouvement ? Essentiellement des femmes de forces de l’ordre mais aussi beaucoup de mamans ou papas. Ainsi que frères, sœurs, amis.
 
Beaucoup de membres de forces de l’ordre eux même nous on rejoints depuis hier!!
Les gendarmes sont astreints à un devoir de réserve oui. Les policiers ont quand même le droit de manifester en dehors de leurs heures de travail et sans uniformes mais les gendarmes non!!
Et oui, nous envisageons d’autres actions régionales partout en France. »
 

« Stop au désordre, soutien aux forces de l’ordre. »

« La situation devient de plus en plus difficile avec un sentiment d’insécurité de plus en plus grand et on a juste envie de crier ‘stop, ça suffit' ».

« Stop aux policiers brûlés, stop aux gendarmes renversés, stop aux pompiers caillassés. »

Partie des slogans de ce défilé mené par Aurélie et Gyn.

 

Aucun texte alternatif disponible.

Voici, en vidéo, une partie de ce défilé :

Et son issue :

Il était agréable de voir les sourires de ces femmes et hommes policiers rencontrés sur le parcours du FFOC, quand ils recevaient une rose et des mots d’encouragements.

Pour une participante, BM,

 » c’était une super manifestation. C’est vrai qu’on était pas nombreux, mais ça a donné ses fruits et on a passé un très beau message, on aime nos forces de l’ordre nos militaires nos pompiers … ils sont là pour nous protéger pas pour se faire brûler renverser caillasser agresser, où lâchement assassiner …stop aux violences, je veux que nos forces de l’ordre, nos militaires, puissent rentrer chez eux en uniforme sans avoir peur d’êtres agressés et même tués.

Je veux qu’il y ait une sanction sévère contre tout ceux qui s’en prennent à nos forces de l’ordre, pompiers, militaires, je veux que on leur donne le droit de riposter sans avoir peur d’êtres accusés de violence policière. Il faut qu’on se préoccupe enfin des cas de suicides dans la police et la gendarmerie. »

Crédit photo Alain Azria
Crédit photo Alain Azria
Crédit photo Alain Azria

Depuis ces dernières années, et notamment 2013, nous avons assisté à ce que nous jugions impensable : la sortie des policiers dans la rue.

Ainsi des rassemblements organisés par le syndicat majoritaire des policiers Alliance, qui a organisé au moins 4 rassemblements depuis 2013.

Ainsi des nombreux autres rassemblements qui se sont tenus fin 2016, dans toute la France, en réaction à l’attaque au cocktail Molotov, le 8 octobre, de quatre policiers à Viry-Châtillon.

Quels que soient les organisateurs, l’époque et le lieu, toutes ces manifestations reposaient sur un même constat : la haine du flic.

Les violences contres les forces de police, la faiblesse des effectifs, la surcharge de travail, bien sûr.

Mais surtout, pour reprendre les propos de Jean-Claude Delage, Secrétaire Général du Syndicat Alliance, lors du rassemblement du 18 mai 2016 (qui peut dire que la situation ait évolué ?) :

« il ne s’agit pas tant de revendications matérielles, que d’exprimer notre exaspération devant la haine anti-flics croissante, qui dégrade encore plus nos conditions de travail déjà très difficiles. Nous ne sommes pas ici, debout, tous ensemble, pour réclamer une nouvelle fois des avancées corporatives et catégorielles : cela nous l’avons déjà fait … ni pour dénoncer un manque de moyens matériels et humains : nous le faisons régulièrement. Ni pour décrire, une nouvelle fois, la surcharge de travail qui est la nôtre, du fait de l’absence de recentrage sur le cœur de notre métier et une augmentation considérable du nombre de missions…

Nous sommes venus vous dire à vous, mesdames et messieurs, élus, citoyens, combien nous comptons sur votre soutien et votre reconnaissance combien nous souhaitons que vous vous exprimiez publiquement sur ce soutien qui transparaît dans tous les sondages d’opinion, qui comprenez notre exaspération, et notre ras le bol, vous qui savez ce que nous faisons au quotidien pour vous protéger.

Chers citoyens, manifestez votre soutien par tous les moyens, faites-vous entendre comme vous le faites aujourd’hui …Et, tous ensemble, nous ferons taire ce discours haineux de ces extrémistes radicaux qui voudraient faire croire que tout le monde déteste la police : ceux qui sont détestés ce sont eux, ceux qui cassent les voitures, les biens publics…Dites non à la haine anti flics. »

Ce discours date de 2016.

La situation a t-elle évolué ?

Non, selon les participantes du FFOC.

Ainsi cette femme de gendarme qui dénonce la pression grandissante : pression de la haine dans la rue contre les flics. Pression de la hiérarchie qui agit elle-même sur la pression d »‘en haut ».

« Si en haut, on ne réhabilite pas le policier, en bas on ne le fera pas. »

Le mot est lâché.

Franny Fisher pour JFORUM©

Vidéos Franny Fisher/Crédits Photos Alain Azria

Un grand meeting de soutien à François Fillon a rassemblé jeudi soir plusieurs centaines de participants français binationaux au Musée d’Art de Tel Aviv, un événement marqué par l’intervention du candidat LR dans une vidéo adressée à la communauté juive de France et aux Français d’Israël. (lire également : Interview exclusive de François Fillon)

Alors que la campagne présidentielle s’achève officiellement ce vendredi à minuit, le message de Fillon à l’attention des participants a résonné comme un ultime appel au soutien de la communauté juive à sa candidature pour la présidence.

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« Je vous appelle à vous rassembler derrière mon projet », a insisté le candidat conservateur, assurant qu’il sera « toujours d’une inflexibilité totale avec toutes les formes d’antisémitisme ».

« Je voudrais dire à tous nos compatriotes juifs, qui vivent en France, en Israël ou ailleurs, qu’ils ont toute leur place dans la communauté nationale », a également déclaré Fillon, rappelant que « notre pays doit beaucoup aux français juifs ».

Au sujet d’Israël, l’ancien ministre de Sarkozy l’assure, il entretient depuis longtemps « une relation solide » avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, « basée sur la confiance mutuelle et sur un dialogue franc ».

« Israël est, et restera une amie, une alliée », a réitéré Fillon.

Le candidat de droite, qui se réclame d’une grande fermeté vis-à-vis de la sécurité de l’État hébreu, a par ailleurs insisté sur la nécessité de poursuivre les pourparlers concernant le conflit israélo-arabe afin d’aboutir à la paix ainsi qu’à la création d’un Etat palestinien.

« Les Palestiniens ont le droit à un État, mais ils doivent reconnaître Israël », a-t-il dit.

« Mettre fin au conflit est une « priorité », a répété Fillon, jugeant que la paix ne pourra s’obtenir qu’a l’issu d’un « accord global, négocié directement entre les parties, et qu’il garantisse la sécurité absolue d’Israël comme les droits légitimes des Palestiniens ».

Cette déclaration intervient alors que le candidat Fillon était lui-même en direct sur France 2 à l’occasion de la dernière émission politique consacrée aux candidats et à leurs programmes, mais qui s’est vue bouleversée par un attentat sur les Champs-Élysées à Paris.

Un policier a été tué lors de la fusillade, très rapidement revendiquée par l’État islamique. Suite à cet événement, plusieurs candidats, François Fillon, Marine Le Pen, et Emmanuel Macron, ont annoncé avoir annulé leurs déplacements.

Source : I24 News

Le président israélien Reuven Rivlin a accusé lundi la candidate d’extrême droite à la présidentielle française Marine Le Pen de participer à un nouveau genre de négationnisme en rejetant la responsabilité de population ou de gouvernements dans la Shoah.

« Le message émergeant très fréquemment de récentes déclarations politiques est extrêmement inquiétant. Et partout ce message est le même: ‘nous ne sommes pas responsables de l’Holocauste, nous ne sommes pas responsables de l’extermination des juifs à l’intérieur de nos frontières’, a déclaré M. Rivlin lors d’un discours prononcé à l’occasion de la journée dédiée en Israël à la mémoire des six millions de juifs exterminés lors de la Seconde Guerre mondiale. C’est ainsi par exemple qu’un candidat à l’élection présidentielle française a nié la responsabilité de la France dans la déportation de ses citoyens juifs vers les camps de concentration et les camps de la mort nazis. »

Marine Le Pen avait dit le 9 avril penser que « la France n’était pas responsable du Vel d’Hiv », l’arrestation puis la déportation de 13.000 juifs à Paris en 1942. Elle était alors interrogée sur la décision du président Jacques Chirac de reconnaître en juillet 1995 la responsabilité de la France dans la rafle.

Israël avait condamné les propos de Marine Le Pen comme « contraires à la vérité historique ».

« Le déni de responsabilité pour les crimes commis au cours de la Seconde Guerre mondiale est un déni de l’Holocauste d’un genre nouveau, plus destructeur et plus dangereux que celui que nous avons connu jusqu’à présent », a ajouté le président israélien.

Les négationnistes traditionnels se situaient en marge de la droite ou de la gauche, avec un succès « minimal », selon lui. Le déni actuel vise « un but plus sophistiqué », non pas la négation de l’existence du génocide lui-même, mais la transformation des gouvernements nationaux et des institutions de l’époque en « victimes », a-t-il déclaré.

La politique officielle israélienne est de n’avoir aucun contact avec le Front national présidé par Mme Le Pen et accusé d’antisémitisme. Elle a été réaffirmée fin janvier, à la suite de la visite en Israël du numéro trois du FN, Nicolas Bay.

Mme Le Pen a recueilli 3,72% des voix au premier tour de la présidentielle parmi les Français ayant voté en Israël, très loin derrière François Fillon (60,41%) et Emmanuel Macron (30,93%).

Source : Le Figaro

L’administration américaine envisage de réduire drastiquement le montant de ses aides internationales, à l’exception entre autres de la Cisjordanie et Gaza où elle prévoit une augmentation d’environ 200 millions d’euros, a révélé lundi le magazine américain Foreign Policy, citant des documents internes du département d’État.

D’après ce rapport, le gouvernement Trump prévoit une coupe d’environ un tiers du budget total du département d’État et de l’agence américaine chargée de l’assistance humanitaire, USAID (l’Agence des États-Unis pour le développement international).

Presque tous les pays qui bénéficient actuellement de l’aide des États-Unis devraient être touchés par cette réduction, sauf quelques rares exceptions dont la Cisjordanie et la Gaza qui se verront attribuer une augmentation de 4.6%, soit près de 200 millions d’euros.

L’aide américaine reversée aux Palestiniens fait l’objet depuis plusieurs années de coupure puis de rétablissement par le gouvernement, selon le contexte politique et régional.

Plus récemment, l’administration américaine de Barack Obama, avait versé 221 millions de dollars (205.4 millions d’euros) à l’Autorité palestinienne juste avant l’investiture du nouveau président, qui l’avait immédiatement gelée.

Barack Obama à la fin de sa dernière conférence de presse le 18 janvier 2017 à Washington Brendan Smialowski (AFP/Archives)

D’autres pays du Moyen-Orient verront leur budget d’aide augmenter comme la Syrie, l’Irak et la Libye, où des centaines de millions d’euros seront investis sous réserve d’approbation du budget.

Le rapport a par ailleurs indiqué que l’aide accordée à l’Egypte sera réduite de 47,4%, soit près de la moitié du budget actuel, ce qui contraste avec la rencontre « chaleureuse » entre le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi et Trump à Washington début avril.

Ce sera également le cas pour la Jordanie qui se verra imposer une baisse de 21% de son budget d’aide. Le roi Abdullah a pourtant été le premier dirigeant arabe à avoir rencontré la nouvelle administration, et le seul à avoir été invité deux fois.

Source : I24 News

Une fois encore, les policiers seront amenés à se recueillir à la mémoire d’un policier, lâchement assassiné au nom de l’obscurantisme et de la barbarie.

En la mémoire de notre collègue Xavier, décédé, jeudi 20 avril sur les Champs Elysées mais aussi de tous les autres dont les vies ont été ôtées lors d’actes odieux, Alliance Police Nationale appelle tous les policiers franciliens à venir se recueillir parvis Notre Dame, le mardi 25 avril à 11 heures.

Partout en France Alliance Police Nationale invite les policiers à prolonger la minute de silence « officielle », le temps qu’ils estiment nécessaire à l’honneur de leur mémoire.

Source : Alliance Police Nationale

Lors du dernier salon VIVA Technology, le premier prix Publicis avait été décerné à la société israélienne EMERALD, représentée par Lior Wayn, qui apporte une innovation dans le diagnostic des cancers de la peau. Le classement SHENZEN classe cette société comme 3ème start-up importante au monde.

LE PRIX PUBLICIS
Publicis a organisé un grand concours, avec 3500 Starts-up candidates à l’échelle mondiale, dont 90 ont été primées. Le premier prix a été décerné l’an dernier à la société israélienne EMERALD, représentée par Lior Wayn, fondateur et CEO, présentant son innovation : l’application DERMACOMPARE pour le diagnostic des cancers de la peau, en utilisant une caméra SLR et/ou un smartphone.

C’est une innovation particulièrement importante concernant une maladie qui progresse fortement dans le monde. L’application très simple et performante met en oeuvre un système de détection précoce, point essentiel pour la guérison du cancer de la peau, mortel dans certains cas.

INTERVIEW DE LIOR WAYN – fondateur et CEO d’Emerald
Qu’est-ce qui vous a amené à développer cette application ?
Ma motivation a été personnelle. Mon père a eu un mélanome et a souffert du manque d’une détection précoce. J’ai mis au point cette application pour permettre à toute personne préoccupée par cette éventualité de faire par elle-même un premier diagnostic et de le transmettre au spécialiste de son choix.

Comment avez-vous réussi ce développement ?
En Israël les innovations viennent souvent par l’armée et se diffusent ensuite dans le domaine civil. L’application DERMACOMPARE s’appuie sur un logiciel de l’armée permettant une détection et un diagnostic précoce au niveau de la peau, afin d’identifier les dommages corporels en cas d’exposition à des agents agressifs.

Pouvez-vous nous décrire le fonctionnement de DERMACOMPARE ?
Les images sont téléchargées sur le cloud dans un serveur contenant déjà plus de 50 millions d’images. Les algorithmes propriétaires permettent le traitement automatisé des images et leur évaluation, pour mettre en évidence les changements et en déduire les éventuelles anomalies.

Quel est le marché de cette application ? Comment l’étendre? A quels développements peut-on s’attendre ?

Le nombre de dermatologistes n’étant pas suffisant, les délais de rendez-vous sont très longs. Notre application permet au dermatologue de prendre en urgence une personne, qui lui a envoyé une photo avec un diagnostic critique. Cette précocité de la prise en charge par un spécialiste permet de diminuer la mortalité. Cette plateforme digitale dermatologique pourra servir à d’autres avancées dans le domaine du traitement de la peau.

Le témoignage de M. Maurice Levy, Pdg de Publicis interrogé, fait comprendre l’attribution du prix :“La victoire de Lior est unanime et méritée. Son classement ressort des notes reçues de façon anonyme, puis ouverte par tous les jurys. Pour ma part j’ai beaucoup apprécié son idée : elle m’a paru simple et efficace. Si véritablement avec sa startup il réussissait à réduire le nombre de victimes du cancer de la peau ce serait assez merveilleux. Les grandes idées sur internet cherchent toujours à régler un problème planétaire”.

Cette innovation d’EMERALD, DERMACOMPARE, concrétise une tendance actuelle des innovations :

‐ Mise en relation du Big Data et de l’intelligence artificielle,
‐ Création d’outils d’assistance au diagnostic destinés aux médecins,
‐ Moyens d’analyses prédictives puissants avec des méthodes de détection de plus

Auteurs :
Carmela Serfaty – CCFI
Doron Dinai – MD, Avocat
Jean-Michel Popa – Synchronconseil

Source : IsraelValle

Les deux candidats finalistes à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ont été conviés par le président François Hollande à assister mardi à l’hommage national au policier tué lors de l’attentat sur les Champs-Elysées, a annoncé lundi à l’AFP l’entourage du chef de l’Etat.

Xavier Jugelé, 37 ans, membre de la 32e compagnie de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la Préfecture de police de Paris, a été tué jeudi dernier par un terroriste se revendiquant de l’Etat islamique.

Un hommage en son honneur aura lieu mardi à 11H00 à la Préfecture de police de Paris et sera présidé par le chef de l’Etat.

« Je me rendrai bien sûr demain à la cérémonie en hommage à Xavier Jugelé, le policier tué lors de l’attentat des Champs-Elysées », a aussitôt déclaré sur Twitter la présidente du Front national, en répondant positivement à l’invitation du président de la République.

M. Macron sera « a priori » lui aussi présent à cet hommage, a-t-on indiqué dans l’entourage du candidat d’En Marche.

(Avec agence)

Source : I24 News

Les quotidiens nationaux français ne paraîtront pas jeudi, journée de mobilisation prévue contre le projet de loi travail FRED DUFOUR (AFP/Archives)
Après une campagne largement commentée par la presse internationale, les résultats du premier tour font aujourd’hui la Une des quotidiens européens et internationaux, la majorité saluant la qualification d’Emmanuel Macron pour le second tour et s’inquiétant de la menace frontiste.

En Israël d’abord, « La victoire de Macron offre à l’Europe une lueur d’espoir », titre Haaretz ce lundi matin. Le journal salue la « fraîcheur » du candidat En Marche! et insiste sur le fait que « la réelle surprise de ce scrutin est qu’il n’y a eu aucune surprise », ce duel ayant été prévu correctement par les sondages.

Le Jerusalem Post quant à lui parle d’une France qui « rejette l’establishment » et les partis traditionnels.

En Grande-Bretagne, le Guardian (centre gauche) estime qu’Emmanuel Macron représente « le meilleur espoir d’un grand pays profondément troublé » mais juge que « la menace posée par l’extrême droite n’est pas éteinte ».

Revue de Presse i24News

De son côté, le conservateur Daily Mail titre sur « Une nouvelle révolution française » en expliquant que la France faisait maintenant face à son propre référendum pour l’Union européenne tandis que le Times, quotidien de centre-droit, évoque « une élite française humiliée par des marginaux en route vers la victoire » avec une photo d’une Marine Le Pen tout sourire.

Outre-Rhin, le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung se montre réservé sur la qualification d’Emmanuel Macron dans un article intitulé « La France déchirée »: « Plus de 40% des Français ont voté pour des candidats à droite toute ou à gauche toute. La victoire de Macron est tellement étroite que, lors des deux présidentielles précédentes (2007 et 2012, NDLR), il ne serait pas arrivé au second tour ».

Pour le magazine de centre-gauche Der Spiegel, le succès du candidat centriste est « une gifle retentissante pour l’establishment politique. Sa qualification au second tour a balayé, au moins provisoirement, des institutions politiques de longue date, les gaullistes-conservateurs Les Républicains, tout comme les socialistes au pouvoir (du président) François Hollande ».

The head office of German publishing house Der Spiegel in Hamburg. AFP Johannes Eisele

Aux Etats-Unis ensuite: pour le Wall Street Journal, les Français ont « redéfini la géographie politique du pays en plaçant l’Union européenne au centre de la nouvelle opposition politique ». D’un côté, ajoute le quotidien économique et financier, « se tient M. Macron, un ancien banquier d’affaires qui veut renforcer l’intégration européenne. De l’autre, Mme Le Pen, ennemie jurée de l’UE et de sa monnaie unique ».

Le New York Times, lui, parle d’un duel entre un « novice politique » et un « tison d’extrême droite », « deux outsiders avec des visions radicalement différentes pour le pays ». Cette opposition « place la France sur un chemin incertain au moment critique où cette élection pourrait également décider de l’avenir de l’Union européenne ».

La présidentielle vue par la presse arabe i24news

Dans un éditorial mis en ligne dans ses éditions anglaise et chinoise, le quotidien chinois Global Times, proche du pouvoir, rappelle que « la plupart des observateurs français comme européens pensent que Macron l’emportera ». Mais « ces mêmes experts courent manifestement le même risque de se tromper comme ce fut le cas avec le résultat de l’élection présidentielle américaine », explique le tabloïd.

Du côté du monde arabe, la presse reste assez factuelle dans l’ensemble, à l’instar de ce titre en Une du quotidien panarabe Awshar al-Awsat: « Macron rivalisera avec Le Pen et se rapproche de l’Elysée ».

Pour le quotidien libanais L’Orient Le Jour, la France se met « doucement en marche », le journal évoque une « Renaissance » et insiste sur la volonté des Français de « changer d’ère ».

« Soutenu par Alger, Emmanuel Macron pourrait être le prochain président français » titre de son côté le quotidien Le Matin d’Algérie.

Le journal égyptien Al Masry Al Yaoum parle du candidat d’En Marche! comme « en passe de devenir le président français le plus jeune depuis Napoléon ».

Source : I24 News