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Armes chimiques : le Mossad et les espions français manipulent un ingénieur syrien

L’opération « Ratafia », menée conjointement par les services secrets français et le Mossad, avait pour objectif de lutter contre la prolifération de armes chimiques en Syrie.mossad-iii

C’est une guerre secrète réservée aux espions. Ses batailles unissent, au sein d’alliances, des agences nationales de renseignement qui s’affrontent bloc contre bloc au nom d’une cause jugée vitale : la lutte contre la prolifération et l’utilisation des armes chimiques. Chose rare, Le Monde a eu accès aux détails d’une opération hautement confidentielle, baptisée « Ratafia » et menée, en France, par les services secrets français et leurs homologues israéliens du Mossad, contre le programme secret d’armes chimiques développé par le régime de Bachar Al-Assad. Elle a permis, avant et pendant la guerre civile en Syrie, qui a débuté en 2011, d’obtenir des informations précises sur l’arsenal syrien. Un travail de longue haleine consistant à identifier une source syrienne et à la manipuler.

Les éléments dont Le Monde a eu connaissance auprès de sources judiciaires et issues de la communauté du renseignement et diplomatique permettent de lever le voile sur le degré de connaissance réel dont bénéficiaient, à cette date, les puissances occidentales sur le programme d’armes chimiques de Damas, trois ans avant qu’elles ne le dénoncent après des massacres perpétrés en 2013. La coopération entre proches alliés permettait, semble-t-il, dès 2011, de sensibiliser la communauté internationale sur la menace que constituait le régime syrien et de tenter de faire pression pour le démanteler. Pour ne pas mettre en péril inutilement la sécurité d’agents de terrain ou d’opérations toujours en cours, Le Monde a sciemment choisi de ne pas évoquer certains aspects de cette mission.

D’après les informations transmises, en 2010, par le Mossad à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, devenue DGSI en 2014) et à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), l’opération a démarré deux ans plus tôt, à Damas, par une longue approche d’un Syrien travaillant pour le programme de développement, de production et de stockage des armes chimiques et des missiles vecteurs. La surveillance de la Syrie est depuis longtemps une priorité pour l’Etat juif et ce programme, qui concerne alors près de 10 000 salariés, selon les chiffres échangés entre les principales chancelleries occidentales, est un objectif prioritaire pour le Mossad.

Selon un diplomate français, les forts soupçons qui pesaient sur la responsabilité du renseignement israélien dans le grave accident survenu, en 2007, sur le site d’Al-Safir, lors de l’assemblage de missiles vecteurs de VX, le gaz le plus toxique des agents de guerre chimique connus, ont conduit Damas à renforcer le secret et les mesures de sécurité. De quoi inquiéter Israël. En 2010, le chef du bureau de lutte contre le terrorisme, Nitzan Nuriel, lors du 10e sommet sur le contre-terrorisme, accuse Damas de fournir des armes non conventionnelles au Hamas et au Hezbollah.

Failles psychologiques

L’objectif n’est donc pas d’éliminer des responsables du programme mais de trouver une source syrienne en matière d’armes chimiques, de connaître les liens, dans ce domaine, avec les alliés iranien, russe ou nord-coréen et d’identifier les filières d’approvisionnement. Pendant deux ans, le Mossad, par l’intermédiaire d’un contact local à Damas, entre en contact avec la cible, de quoi réunir suffisamment d’éléments pour créer de toutes pièces une histoire pouvant le convaincre de sortir de Syrie pour que le Mossad puisse l’approcher.

Habitant à Damas, il intéresse d’autant plus les services qu’il jouit d’une grande proximité avec la fille d’un haut dignitaire du régime. Ayant analysé les failles psychologiques du personnage, rêveur et romantique, et senti qu’il souhaitait s’affranchir de l’administration syrienne, son interlocuteur à Damas parvient à le convaincre qu’un autre destin l’attend et qu’il pourrait monter ses propres affaires tout en continuant à servir son pays.

Se dessine alors le scénario de voyages à l’étranger, notamment en France, un pays ami de la Syrie, en théorie sans risque pour lui, pour y faire fonctionner sa future société d’import-export. Mais l’homme n’est pas totalement libre. Pour des raisons de sécurité, son passeport est entre les mains du régime et ses voyages en France sont soumis à autorisation de sa hiérarchie. C’est là qu’entrent en jeu les services secrets français. Ils facilitent l’obtention de visas et ouvrent des portes sans que l’intéressé y voie malice. Lors de ses passages en France, une équipe de la DCRI et des agents de la DGSE sont intégrés dans le dispositif du Mossad. L’opération est intitulée « Ratafia ». Elle durera plusieurs années. La CIA et son homologue allemand, le BND, sont aussi dans la boucle.

Train de vie

Lorsqu’il atterrit à Paris, un homme le conduit dans un hôtel du 13e arrondissement. Le Mossad, au fait des habitudes de leurs homologues syriens dans la capitale française, assure qu’il n’y a pas à craindre de filature de l’ambassade de Syrie à Paris. La cible est désormais « traitée » par un faux homme d’affaires au nom italien devenu son confident et son mentor, qui le conseille et lui présente des contacts. Une grande part de ces interlocuteurs, des hommes d’affaires, des chauffeurs ou des intermédiaires, sont en réalité des agents du Mossad. La DCRI, elle, agit en protection et assure une partie de la logistique de surveillance technique, notamment les sonorisations de véhicules, de chambre d’hôtel ou les fouilles d’ordinateurs.

Le premier rendez-vous a lieu dans un hôtel de luxe, le George-V, à Paris. La prise en main psychologique de la cible fonctionne à merveille dès le début, d’autant que son ami-mentor la fait profiter de sa voiture avec chauffeur et de son train de vie. Euphorique, impatiente, presque nerveuse, elle a été circonvenue par le Mossad parvenu à lui faire croire cette fable qu’elle pense être un tournant crucial de sa vie personnelle et professionnelle. Le Mossad confie à ses partenaires français que la cible ne se perçoit pas comme un traître et ne donne pas de renseignements facilement.

Sérieux, même s’il fait montre d’un certain sens de l’humour, l’homme ne goûte guère le projet de ses hôtes de le conduire au Crazy Horse. Ces derniers ne réussiront à le traîner qu’à une représentation du spectacle musical Mamma Mia, qui sera déjà, dira-t-il, peu en accord avec son idée du divertissement. Ses accompagnateurs ont plus de succès lorsqu’ils lui apportent une chicha dans sa chambre d’hôtel. Parmi la dizaine d’agents du Mossad mobilisés pour la partie française de l’opération, les psychologues comptent autant, sinon plus, que les techniciens ou les anciens des forces spéciales.

Le piège se referme

Lors des séjours du Syrien en France, les amis de son mentor au nom italien proposent de lui vendre du matériel ou de le mettre en contact avec des fournisseurs. En sachant ce qu’il cherche, le Mossad enrichit sa connaissance des programmes chimiques syriens. Dans la foulée, le Mossad, la DCRI et la DGSE découvrent les sous-traitants, intermédiaires et fabricants français et européens qui tentent de tirer profit de cette économie de la prolifération. La manipulation progresse.

Il prend l’habitude de recevoir de l’argent en espèces et des cadeaux. Même si on lui recommande la discrétion à l’égard de son entourage, l’homme se prend au jeu et commence peu à peu à donner des informations tout en ayant le sentiment de rester loyal à Damas. L’emprise psychologique est telle qu’il reprend à son compte l’idée suggérée par les psychologues du Mossad d’aider la fille du dignitaire syrien à réaliser des projets personnels.

La technique consiste à l’impliquer dans les discussions et les décisions prises, des plus anodines aux achats et recherches de matériels, de sorte qu’il saura par lui-même, affirment les psychologues du Mossad, qu’il aura franchi la ligne jaune. Le piège se referme. Il donne davantage d’informations, notamment sur l’arsenal d’armes chimiques dont dispose la Syrie, des tonnes d’ypérite et de VX. Plus inquiétant encore, le Mossad apprend l’existence d’un projet d’acquisition de camions lance-missiles, qui avortera sans que l’on sache aujourd’hui si le Mossad y est pour quelque chose.

Une dangereuse source de prolifération

En 2011, l’euphorie semble néanmoins retombée et la cible fait état, à haute voix, de doutes sur la réalité de l’identité de son protecteur au nom italien. Mais il est trop tard. L’argent reçu lui interdit toute reculade. Le Mossad, de son côté, a acquis des informations de premier choix lui permettant d’étayer son dossier contre la Syrie auprès des Américains, qui rechignent à s’engager de nouveau au Proche et Moyen-Orient.

Les éléments transmis par les Israéliens aux Français et aux Allemands conduiront, en 2011, au gel des avoirs du Centre syrien d’étude et de recherche scientifique (CERS), pilier du programme chimique syrien, par l’Union européenne, au motif qu’il fournit à l’armée syrienne des moyens pour surveiller et réprimer de simples manifestants. Des mesures identiques seront prises, fin 2011, contre des sociétés-écrans utilisées par le CERS pour acheter du matériel sensible à l’étranger, tels que Syronics, l’Organization for Engineering Industries, Industrial Solutions ou encore Mechanical Construction Factory.

En 2005, le président américain George W. Bush avait déjà désigné le CERS comme une dangereuse source de prolifération. En 2012, le président Barack Obama annonce, à son tour, que toute utilisation ou transfert des armes chimiques par le régime de Bachar Al-Assad reviendrait à franchir « la ligne rouge ». Les attaques chimiques du printemps et de l’été 2013 contraignent la communauté internationale à réagir. La France et les Etats-Unis, alimentés par le renseignement israélien, préparent une opération qui sera stoppée au tout dernier moment, fin août 2013, par M. Obama. Le 2 septembre 2013, la France rend publics ses propres renseignements sur le recours aux armes chimiques par Bachar Al-Assad, pointant le rôle central joué par le CERS dans leur production.

Source lemonde

Armes chimiques : le Mossad et les espions français manipulent un ingénieur syrien

 

Les victimes artificielles d’Arthur Balfour

 

Le 2 novembre 2017 marquera le centenaire de la déclaration de Arthur Balfour, Ministre des Affaires étrangères Britannique et ex Premier Ministre de Grande-Bretagne (jusqu’à la fin de 1916), adressée (au nom du gouvernement Britannique) au leader de la communauté juive en Grande-Bretagne, Lord Walter Rothschild : « Le gouvernement de Sa Majesté considère favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif ». Bien que cette promesse entérinait la volonté, par les Juifs d’Europe de l’Est, de retourner en Palestine (manifestée avec les premières migrations juives de masse, débutées en 1882) et qu’elle traduisait l’anticipation, par les Britanniques, de la chute de l’Empire Ottoman et de son démembrement dès la fin de la première guerre mondiale, les Palestiniens la considèrent comme étant à l’origine de leur infortune. Aussi, envisagent-ils de déposer plainte contre le Royaume Uni. En réalité, les Palestiniens ne sont que les victimes artificielles d’un processus qui n’a rien à voir, ni avec les Juifs, ni avec la Grande Bretagne.

En juillet 2016, le Ministre des Affaires étrangères palestinien Riyad Maliki a annoncé à la Ligue Arabe qu’il demanderait des comptes au Royaume-Uni pour réparer cette catastrophe (nakba) : «Sur la base de cette promesse faite par une partie ne possédant pas la terre à une partie ne la méritant pas, des centaines de milliers de juifs d’Europe et d’ailleurs sont venus s’installer en Palestine aux dépens de notre peuple dont les ancêtres vivaient depuis des millénaires sur les terres de notre patrie» (sic). En réalité, cette position illustre la parfaite mauvaise foi des plaignants qui oublient que le pourtour méditerranéen devait accueillir un grand Etat arabe allant bien au delà de la région qui se nommait « Palestine ».

Le 24 octobre 1915, Mc Mahon, représentant diplomatique des britanniques en Égypte (de 1915 à 1917), s’est adressé à Hussein ben Ali (le Chérif de La Mecque) dans ces termes : « La Grande Bretagne est prête à reconnaître et supporter l’indépendance des Arabes dans toutes les régions à l’intérieur des limites demandées par le Chérif de La Mecque » (il s’agit en fait de l’ensemble des Etats  arabes Liban, Syrie, Transjordanie, Palestine). Les leaders arabes étaient donc enclins à s’imaginer que les Britanniques les aideraient à obtenir leur indépendance nationale, arabe s’ils les aidaient à lutter contre l’Empire Ottoman. Sur ce point, ils ont effectivement été abusés par les anglais, qui les ont instrumentalisés pour chasser l’Empire Ottoman.

Concomitamment, arabes et juifs étaient sur le point de déterminer les conditions dans lesquelles ils pourraient cohabiter sur les terres de l’Empire Ottoman (bientôt démantelées), conformément à leurs aspirations nationales respectives. En juin 1918, Fayçal Ibn Hussein (dont le rôle a été majeur dans la Grande révolte arabe), et Chaïm Weizmann (futur président de l’Organisation Sioniste Mondiale à partir de 1921), se sont rencontrés pour examiner les conditions dans lesquels juifs et arabes pourraient exercer leur souveraineté respective.

Le 3 juin 1919, ils ont signé l’accord Fayçal-Weizmann, marquant l’approbation de l’Emir pour la déclaration de Balfour, malgré l’absence de précision sur les limites de l’Etat juif et l’organisation politique des entités respectives. Toujours est il que cet accord a posé les contours de la collaboration entre juifs et arabes au Moyen Orient. Aussi, lors du Congrès pan-arabe de juillet 1919, les arabes de Palestine ont-ils  favorisé l’élection de Fayçal comme roi d’un Etat incluant la Palestine, le Liban, la Transjordanie et la Syrie, et soutenu Hussein de La Mecque en vue d’obtenir leur indépendance sur ce grand territoire. Du côté occidental, l’article 22 du Pacte de la Société des Nations, applicable aux provinces arabes gouvernées par les Ottomans, prévoyaient et que leurs communautés devaient être reconnues comme des « nations indépendantes ».

L’accord Fayçal-Weizmann n’a, finalement, jamais vu le jour, puisque les Britanniques sont revenus sur leur promesse faite aux Arabes, lors de la Conférence de San Rémo (en avril 1920) et le traité de Sèvres (du mois d’août de la même année) : Français et Anglais se sont partagés le Moyen Orient, Liban et Syrie pour les premiers, Palestine et Transjordanie pour les seconds. Finalement, Damas n’est jamais devenue la capitale de ce grand Etat arabe promis par les Britanniques pendant que le Cherif de la Mecque perdait son trône de roi de Hedjaz au profit de Ibn Seoud qui a fondé le Royaume d’Arabie Saoudite.

Les Arabes de Palestine ont bien évidemment été floués par cette restructuration. Tout d’abord, ils avaient vocation à être intégrés dans un grand Etat arabe qui n’a jamais vu le jour. Par ailleurs, la région nommée « Palestine » a été administrée par les Britanniques, incapables de gérer la double promesse faite aux Juifs et aux Arabes quant à leur revendication nationale respective.

C’est dans ce contexte que les « Arabes de Palestine » se sont inventés une nouvelle identité, en l’occurrence « palestinienne » : le 2 juin 1964, la Charte Olp. Yasser Arafat a rédigé la première charte Olp précisant que la « Palestine est une terre arabe unie par des liens nationaux à la grande nation arabe ». Il était alors question, non « des Palestiniens » mais du « peuple arabe de Palestine », c’est à dire d’une partie de cet ensemble arabe habitant dans la zone géographique de Palestine. Cette définition était, en réalité, insusceptible de permettre une reconnaissance nationale spécifique sur le plan international. La seconde charte OLP de 1968 a donc posé que « la Palestine est la patrie du peuple arabe palestinien » (c’est-à-dire un peuple autonome), qui « détient un droit sur la patrie », avec une « identité palestinienne spécifique »…(même s’il continue de faire partie de la grande nation arabe).

Grâce à ce formidable tour de passe-passe, les « Arabes de Palestine » sont devenus « les arabes palestiniens », dotés d’une identité spécifique, attachés à la terre de Palestine conforme à sa délimitation géographique du mandat Britannique. L’inconvénient n’en reste pas moins double pour les palestiniens : tout d’abord, cette Charte de l’Olp a institué le concept de « palestinien » alors qu’à l’origine, il s’agissait des « arabes de Palestine » ayant vocation a se réunir au sein d’un grand Etat arabe sur le pourtour méditerranéen.  En outre, le concept de « palestinien » est associé à l’éviction des juifs de Palestine, au moyen de l’action terroriste.

Ainsi, les Palestiniens (qui ne sont en réalité que les Arabes de Palestine) se sont progressivement persuadés de ce qu’ils constituaient une unité humaine particulière, (ce qui est faux), et qu’ils doivent anéantir l’entité sioniste, pour consacrer cette unité.

Bien évidemment, ce projet ne pourra jamais voir le jour. Il convient donc, pour les Arabes de Palestine devenus « palestiniens », de redevenir des « membres de la grande nation arabe », en se contentant, faute d’union des populations arabes régionales, de créer leur Etat sur les terres qu’il contrôlent sans partage, en l’occurrence sur la bande de Gaza (pour les uns), sur les zone A et B de Cisjordanie (pour les autres). Si, inversement, les palestiniens continuent de s’en prendre à Arthur Balfour et à la Grande Bretagne pour justifier leur malheur et l’identité assassine qu’ils se sont inventés, ils risquent de se perdre définitivement.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

Que se cache t-il derrière l’interdiction des ordinateurs en cabine?

Les sceptiques s’en moquent. Mais Al Qaïda a mis au point des moyens ingénieux pour faire exploser des avions en vol depuis des années.

Shabaab, la branche d’al Qaïda en Somalie, a fait exploser un ordinateur portable à bord d’un avion de Daallo Airlines en février 2016.

[Cet article a d’abord été publié sur Politico.]

Plus de 15 ans après les détournements et attentats-suicide du 11 septembre 2001, le gouvernement des Etats-Unis a diffusé un nouvelle alerte, concernant la sécurité à bord des avions de ligne. Mardi, le Département le Sécurité Intérieure (DHS) a annonde nouvelles restrictions sur les moyens électroniques amenés à bord de certains vols en direction des Etats-Unis (et de la Grande-Bretagne). Les passagers des avions décollant de 10 aéroports du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord n’auront plus le droit d’emporter des ordinateurs portables ou des moyens électroniques similaires avec eux à l’intérieur de la cabine de l’avion. Les téléphones portables et les moyens électroniques plus petits ne sont pas affectés par les nouvelles mesures, mais les ordinateurs devront être laissées en soute à bagages.

Cette décision a aussitôt généré des controverses et des questions. Mais, précisément, pourquoi maintenant? Certains ont dénoncé l’annonce du DHS comme un geste protectionniste destiné à stimuler les ambitions des compagnies américaines de transport aériens, qui se plaignent depuis des années d’une concurrence déloyale de la part des compagnies aériennes du Golfe, depuis des années. Des agitateurs sur Twitter ont désignécette mesure comme « une interdiction des ordinateurs musulmans » dontle but secret serait de décourager les voyages à partir du Monde Arabe. Mais, à l’heure qu’il est, il devrait être clair ue les nouvelles restrictions sont gravement sérieuses, même s’il y a des questions légitimes à se poser sur la façon dont ces mesures ont été instaurées.

Des reportages de presse préalables, dont ceux du New York Times, ont cité des responsables anonymes disant que ces restrictions ne correspondaient pas à une réplique concernant un nouveau type de renseignements disponibles. Mais l’annonce du DHS a bien d’autres implications. Une des questions posées sur le site internet du DHS  demande : « Est-ce que des renseignements inédits ont conduit à la décision de modifier les procédures de sécurité? ». Et la réponse est : « Oui, les renseignements dont nous disposons sont l’un des aspects importants de toute décision relative à des questions de sécurité ». La décision rapide du gouvernement britannique d’en faire de même suggère également qu’il y a quelque chose de nouveau dans toute cette affaire.

Des reportages suivants, émanant de CNN et du Daily Beast indiquent que les renseignements recueillis au cours d’un raid des forces spéciales mené au Yémen, en janvier dernier, sont la source véritable de ces dernières restrictions. C’est possible. Ce raid a suscité bien des controverses, mais l’Administration Trump pl le fait que les coûts en valaient les bénéfices, parce que les Etats-Unis ont pu apprendre des détails importants sur les complots d’Al Qaïda dans la Péninsule Arabe (AQPA). Un Navy SEAL a péri au cours de l’opération, ainsi que des femmes et des enfants servant de boucliers humains à Al Qaïda. Dans les heures qui ont suivi, Al Qaïda a fait circuler la photo d’une adorable petite fille, qui a été tuée au cours de ces échanges de tirs. La fillette était la propre fille d’Anwar al Awlaki, un idéologue yéméno-américain tué en septembre 2011 par une frappe de drone. Al Qaïda a immédiatement appelé à la vengeance en son nom.

Savoir si des renseignements d’un genre nouveau ont débouché ou pas sur cette décision, peut-être, mais nous savons déjà avec certitude qu’Al Qaïda a continué à réfléchir à des façons de terroriser les cieux. Depuis des années, les terroristes opérationnels d’Al Qaïda, en Somalie, en Syrie, au Yémen et ailleurs, font des essais expérimentaux d’explosifs sophistiqués qu’on peut assez facilement faire entrer clandestinement à bord d’avions.

Le DHS désigne « la tentative de piégeage d’un avion de transport de passager en Somalie », en février 2016, comme l’une des raisons des inquiétudes en cours. Cet attentat à la bombe était mené par al Shabaab, la branche officielle d’Al Qaïda en Somalie. Al Shabaab avait tenté de justifier cet attentat raté en prétendant qu’il y avait des « représentants des renseignements occidentaux » à bord de l’appareil, mais cette excuse pouvait n’être qu’une simple couverture masquant quelque chose de bien plus sinistre.

Certains responsables américains soupçonnent que l’élite des fabricants de bombes d’Al Qaïda voulaient tester l’une de leurs nouvelles inventions, un explosif ultra-léger présenté sous la forme d’un ordinateur portable difficile à détecter par des procédures normales de sécurité. A tout le moins, l’attentat des Shabaab démontrait qu’Al Qaïda était très proche de mettre en service un explosif de la taille d’un ordinateur portable capable de faire exploser en vol des avions de ligne. Alors que personne d’autre que le terroriste déclenchant la bombe n’avait été tué, l’avion avait subi un énorme trou sur le côté de sa carlingue.

Les terroristes appartenant à Al Qaïda ont eu l’occasion de tester leurs engins explosifs, auparavant. En décembre 1994, une bombe a explosé à bord d’u vol d’Air Philippines, tuant l’un des passagers et endommageant gravement l’appareil. Cet engin avait été placé par Ramzi Yousef, le neveu de cerveau du 11/09, Khalid Sheikh Mohammed. Yousef avait prévu de faire exploser plusieurs avions de ligne en même temps, dans le cadre du « Projet Brojinka » et il voulait expérimenter son invention au préalable. Les services de renseignements ont, finalement, fait échouer sa conspiration, mais Al Qaïda n’a pas oublié ni abandonné l’idée de Yousef. L’organisation terroriste y est même, plutôt, revenu en 2006, quand un plan similaire prenant des avions pour cible au décollage de l’aéroport londonien d’Heathrow, a été déjoué.

Le nouvel échec d’Al Qaïda en 2006 n’a pas dissuadé le groupe terroriste de vouloir améliorer par une nouvelle version, le concept original de Yousef.

En septembre 2014, les Etats-Unis ont commencé à lancer des frappes aériennes contre un cadre d’Al Qaïda en Syrie, décirt par l’Administration Obama comme le « Groupe Khorasan ». Il y a eu quelques confusions, au départ, à propos de ce qu’était réellement le groupe Khorasan, cetains étant simplement d’avis qu’il aurait été inventé par les responsables américains pour justifier les bombardements ou une nouvelle entité terroriste distincte et totalement inconnue jusqu’alors. En réalité, c’était simplement une collection de vétérans d’Al Qaïda et de spécialistes des explosifs qui avaient reçu l’ordre de leur Guide Suprême, Ayman Al Zawahiri, de commencer à préparer le terrain en Syrie pour des séries d’opérations contre l’Occident.

Pour autant que nous le sachions, le Groupe Khorasan n’est jamais parvenu à tenter de frapper les Etats-Unis ni l’Europe. Peut-être est-ce tout simplement parce que ses dirigeants et membres, dont l’artificier breton David Drugeon, ont tous été tués lors de campagnes de drones. Mais d’autres problèmes s’ajoutent à cette histoire : Zawahiri n’aurait pas donné à ses hommes le feu vert final en vue d’une opération. Au lieu de quoi, Zawahiri voulait que sa cohorte de Khorasan soit prête qu’on on l’appellerait. Dans l’intervalle, Al Qaïda ne voulait pas qu’un attentat contre l’Occident ne mette en péril  son objectif fondamental en Syrie, qui est de renverser le régime de Bachar al Assad.

L’Etat Islamique obtient tous les gros titres, mais Al Qaïda a tranquillement bâti la plus grande armée de guérilla jamais levée en Syrie, avec plus de 10.000 hommes ou plus sous son commandement direct. Ce groupe de guérilla, d’abord connu sous le nom de Jabhat al Nusra a fussionné avec quatre autres organisations pour former l’Hayat Tahrir al Sham (« Assemblée pour la Libération du Levant »), en Janvier. Brett McGurk, l’envoyé spécial du Président auprès de la coalition anti-Daesh, avait déclaré devant la Commission des Affaires étrangères du Sénat, quelques mois plus tôt, en juin 2016, qu’al Nusra était déjà « la plus vaste composante armée de toute son histoire », qui aient des liens directs avec Al Zawahiri. La fusion a offert à Al Qaïda le contrôle sur une force encore plus vaste et considérable.

Al Qaïda pourrait facilement se servir à nouveau de ces djihadistes en vue d’un assaut en Europe,ou éventuellement aux Etats-Unis, mais il a choisi de ne pas le faire jusqu’à présent. C’est, en soi, assez éloquent. Zawahiri et ses lieutenants ont calculé que si la Syrie était transformée en rampe de lancement pour le terrorisme anti-occidental, alors ses efforts s’attireraient encore plus l’attention du monde. A un moment où les Etats-Unis et leurs alliés sont principalement focalisés contre l’Etat Islamique, le rival potentiel d’Al Qaïda, Zawahiri a déterminé que l’Occident pouvait attendre.

Mais les calculs tactiques de Zawahiri concernant la Syrie pourrait changer à n’importe quel moment. Et l’organisation maintient des cadres n’importe où, qui sont toujours à planifier des attentats contre l’Etats-Unis ou l’Europe et leurs intérêts.

Le Groupe Khorasan comprenait des djihadistes du monde entier, dont des hommes entraînés par le fabriquant de bombes le plus important de l’AQPA, un Saoudien appelé Ibrahim al Asiri. Les responsables américains ont pointé du doigt al Asiri en temps que concepteur en chef des engins explosifs particulièrement sournois. Al Asiri a survécu à de multiples tentatives pour le tuer. Mais même si les Etats-Unis parviennent à le descendre ou à l’attraper dès demain, son expertise lui survivra. Certains de ses adjoints en ont entraînés d’autres en Syrie.

Al Qaïda dispose présent d’unités déployées dans plusieurs pays, qui sont impliqués dans des complots contre l’Occident. En témoignant devant la Commission des Services Armés du Sénat en février 2016, le Directeur des Renseignements Nationaux, James Clapper avait alerté du fait qu’Al Qaïda « disposait de réseaux en Syrie, au Pakistan, en Afghanistan et en Turquie », qui « consacrent des ressources à mener des attentats planifiés ».

Le Pentagone annonce régulièrement des frappes aériennes prenant pour cibles les opérateurs d’Al Qaïda, dont certains, identifié comme « des conspirateurs extérieurs » portent  leur mauvais oeil sur l’Occident. De façon incroyable, plus d’une décennie et demie après les détournements du 11 Septembre, les membres d’Al Qaïda en Afghanistan sont toujours impliqués dans des efforts visant à frapper les Etats-Unis ou l’Occident. En octobre 2016, par exemple, les Etats-Unis ont abattu  Farouq al Qahtani, dans l’Est de l’Afghanistan. Le Département de la Défense avait alors expliqué que Qahtani « était l’un des principaux conspirateurs du groupe terroriste fomentant des attentats contre les Etats-Unis ».

Pendant ce temps, Daesh a également prouvé qu’il est parfaitement capable d’abattre un avion de ligne. Jusqu’à présent, les hommes du dirigeant de Daesh Abu Bakr al Baghdadi ont utilisé des moyens techniques bon marché. En octobre 2015, le soi-disant Wilayat Sinaï du Califat a revendiqué l’explosion en vol d’un avion de ligne russe. Si le numéro de propagande de ce groupe s’a exact, alors une simple canette de Schweppes Gold remplie d’explosifs et équipée d’un détonateur a débouché sur la mort es 224 passagers et membres d’équipage à bord. Cette boisson transformée en bombe s’avère très différente des explosifs sophistiqués mis au point par les fabricants d’Al Qaïda, mais elle s’est montrée terriblement efficace, quoi qu’il en soit.

La vérité est que la menace contre les avions de ligne n’est pas près de s’évaporer de si tôt. Cependant, cela ne signifie pas que toute mesure destinée à protéger les passagers est la bonne. Certains se sont rapidement interrogés sur la politique de l’Administration Trump. Pourquoi est-ce que cela n’impact que les compagnies de certains pays seulement? Est-ce qu’on a découvert que les mesures de sécurité étaient plus laxistes à certains endroits qu’à d’autres? En quoi le risque lié à un ordinateur piégé est-il réduit s’il se trouve dans la soute à bagage, plutôt que dans la cabine passagers? Et qu’en est-il de la possibilité qu’Al Qaïda ou Daesh glisse une bombe des vols de correspondance, avant que les avions ne se dirigent vers les Etats-Unis?

Voilà quelques bonnes questions à se poser. Et l’Administration Trump ferait bien d’y répondre.

Thomas Joscelyn est chercheur principal à la Fondation pour la Défense des Démocraties et le rédacteur en chef du Long War Journal produit par la même fondation.

| 23 mars 2017 | tjoscelyn@gmail.com | @thomasjoscelyn

politico.com

Adaptation : Marc Brzustowski

Le Hamas accuse Israël d’avoir assassiné Mazen Foqaha, l’un de ses chefs militaires à Gaza

P.S JForum : Faqha a été abattu de façon très professionnelle, à l’aide d’un pistolet armé d’un silencieux, alors qu’il sortait de chez lui, dans le quartier de Tel Hawa, à Gaza-City.

Avec Abd el-Rahman Ghanimat, un membre du Hamas de la bande cisjordanienne de Judée-Samarie, il avait fondé la « section cisjordanienne » du Hamas, censé mener des attentats en Israël. Son père dit que plusieurs officiers des renseignements israéliens l’ont averti qu’il devait mettre un terme à ses activités ou qu’il risquait la mort. Il a créé des cellules actives à Hebron, Tulkarem, Qalqilya et ailleurs, chaque fois dirigées par un commandant régional, alors que le commandement général se situait à Gaza. Selon les renseiognements israéliens, on trouve les « empreintes » de Ghanimat et Foqaha sur de nombreuses scènes de crimes commises par les cellules du Hamas en Judée-Samarie ces dernières années. Suggestions qui laissent supposer que les services secrets d’Israël pouvaient avoir un intérêt clair à envoyer Foqaha se faire voir chez les 72 vierges. 

Samedi dans les rues de Gaza lors des obsèques d'un chef militaire du Hamas, Mazen Foqaha.

Mazen Foqaha a été tué vendredi soir de plusieurs balles dans la tête au pied de son immeuble. Il avait été libéré des prisons israéliennes en 2011.

De notre correspondant à Jérusalem

Les médias affiliés au Hamas ont aussitôt interrompu leurs programmes pour couvrir l’évènement. Vendredi en début de soirée, un Palestinien de 35 ans présenté comme un haut responsable de la branche armée du mouvement islamiste a été tué d’au moins quatre balles dans la tête et dans la poitrine au pied de son immeuble, dans le quartier de Tel el-Hawa, au sud de la ville de Gaza. A en croire Izzat al-Rishq, un membre du bureau politique du Hamas cité par l’agence Maan, l’arme du crime avait été équipée d’un silencieux.

Les brigades Ezzedine el-Qassam, dans un communiqué publié quelques heures plus tard, ont accusé Israël d’être à l’origine de cet assassinat, et prévenu: «Quiconque joue avec le feu finira par s’y brûler, et l’ennemi paiera le prix de l’assassinat de notre martyr». Les autorités israéliennes, qui s’astreignent généralement au silence médiatiques durant la célébration du Shabbat, n’avaient pas commenté ces accusations samedi en fin de matinée.

Mazen Foqaha, originaire de Tubas (Cisjordanie), avait été libéré en 2011 des prisons israéliennes en même temps qu’un millier d’autres détenus, en contrepartie de la libération par le Hamas du soldat franco-israélien Gilad Shalit. Accusé d’avoir commandité de nombreux attentats suicides durant la seconde intifada, il s’était depuis lors établi dans la bande de Gaza où, selon les médias israéliens, il continuait de commander à distance certaines activités de la branche armée du mouvement en Cisjordanie.

Ismaïl Hanniyeh, qui dirige le bureau politique du Hamas à Gaza.

Ismaïl Hanniyeh, qui dirige depuis 2005 le bureau politique du Hamas à Gaza et doit prochainement céder son siège pour prendre la tête du parti, s’est rendu vendredi soir à la morgue pour rendre hommage au défunt. Ses obsèques ont été célébrées samedi matin dans la principale mosquée de la ville, en présence de hauts responsables du mouvement et sous la garde de combattants en armes des brigades Ezzedine el-Qassam.

Enquête et soupçons

L’assassinat par balle d’un chef militaire du Hamas sur ordre d’Israël, s’il devait être confirmé, est présenté par les commentateurs palestiniens comme sans précédent. De nombreux dirigeants islamistes ont certes été «liquidés» par des tirs de roquette ou de missiles israéliens. Le plus célèbre d’entre eux fut sans doute le Sheikh Ahmed Yassine, fondateur et chef du mouvement, liquidé le 22 mars 2004 par un missile tiré depuis un hélicoptère de combat. Abdel Aziz al-Rantissi ne lui succéda à la tête du mouvement que pour être à son tour tué par une roquette venue du ciel, moins d’un mois plus tard. Le 14 novembre 2012, enfin, l’assassinat ciblé d’Ahmed al-Jabari par une frappe aérienne déclencha une guerre d’une semaine lors de laquelle 6 Israéliens et 160 Palestiniens furent tués. Mais les Palestiniens n’ont pas souvenir que les services secrets israéliens se soient aventurés à envoyer des Kidonim dans les rues de Gaza depuis que le Hamas a pris le contrôle du territoire en 2007.

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Iyad el-Bozoum, a annoncé vendredi soir l’ouverture d’une enquête sur la mort de Mazen Foqaha. Des barrages de police ont aussitôt été érigés à travers la ville dans l’espoir de retrouver le(s) tireur(s). Les soupçons qui pèsent sur l’Etat hébreu, s’ils ne sont pas rapidement dissipés, menacent d’entraîner un regain de tension avec le Hamas. Salah el-Bardawil, membre du bureau politique du Hamas récemment élu, affirmait pourtant il y a quelques jours que la priorité du mouvement était de «préserver le calme» qui règne à la frontière entre Israël et Gaza depuis la guerre de l’été 2014, ainsi que de «négocier, dans la mesure du possible, une trêve de longue durée avec « l’occupation».

Le régime d’Assad renforcé dans la Province d’Hama et Damas par la milice Harakat al-Nujaba contrôlée par l’Iranien Soleimani 

La milice irakienne contrôlée par les Forces al Quds des Gardiens de la Révolution Iranienne de Qassem Soleimani a annoncé le vendredi 24 mars se joindre aux forces du régime syrien pour mener la bataille qui fait rage, dans la province d’Hama. Au début de la semaine, un conglomérat constitué de djihadistes, d’islamistes et de membres interlopes de l’Armée Syrienne Libre désignés comme des « rebelles », a lancé une offensive dans l’arrière-pays du Nord d’Hama. Cela fait suite à une autre bataille distincte qui s’est déclenchée à l’Est de Damas, où le Harakat al Nujaba s’est aussi  déployé.

Les Forces du Tigre, a priori fidèles à Assad, bien que travaillant pour leur propre compte, ont annoncé jeudi 23 déplacer aussi des combattants vers le Nord d’Hama. Des membres des Forces du Tigre se sont relocalisés depuis leurs positions dans l’Est d’Alep, selon un organe de presse et de propagande du régime et des messages sur les réseaux sociaux.

Des avions bombardiers russes procèdent à des frappes contre les insurgés, près de la ville d’Hama, en soutien au gouvernement Assad, selon des sources de l’armée syrienne qui se sont confiées à Reuters.

Faisant immédiatement suite au déploiement de l’Harakat al Nujaba à Hama, le groupe et d’autres forces favorables au régime, ont proclamé la prise de la ville « stratégique » de Qamhana, qui était tombée entles mains des insurgés djihadistes trois jours plus tôt. La milice irakienne a déclaré que la ville se situe tout le long d’une ligne d’approvisionnement cruciale pour l’ennemi entre Alep et Hama. Le Hay’at Tahrir al Sham (HTS), le groupe formé par Al Qaïda en Syrie, avait déferlé sur Qamhana, en envoyant un terroriste-suicide et ses « forces spéciales » (terroristes formés au combat urbain), en début de semaine. Les djihadistes et d’autres rebelles prétendent, de leur côté, que la ville est toujours divisées en deux entre les différents protagonistes

Harakat Al Nujaba et ses alliés ont aussi crié victoire dans les quartiers Est de Damas, à Jobar et à Abbasin, bien que cela restait à confirmer et que les combats continuent à faire rage dans les faubourgs de la capitale syrienne.

Le Harakat al Nujaba opère en tant qu’extension du Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne Islamiste (CGRI). Formé en 2013, cette milice  est directement sous les ordres du Général-Major Qassem Soleimani, le chef suprême des Forces Al Quds, le bras terroriste extraterritorial de l’Iran.  Le Harakat al Nujaba fait la promotion de sa loyauté au Guide Suprême d’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei et au velayat-e faqih, o tutelle du Grand Ayatollah, qui est l’idéologie fondatrice de la République Islamiste (ou Califat chiite). Au début du mois, cette milice a annoncé la formation de sa « Brigade de Libération du Golan », au nom de l’Iran et du Hezbollah. 

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Un combattant djihadiste chiite portant le drapeau de la Harakat Hezbollah al-Nujaba

| 24 mars2017 | amir@defenddemocracy.org | @AmirToumaj

Photos de propagande du Harakat al Nujaba concernant son déploiement dans l’arrière-pays du Nord d’Hama :

Amir Toumaj est Analyste et chercheur à la Fondation pour la Défense des Démocraties.

La même milice contrôlée par l’Iran se déploie dans la bataille à l’Est de Damas 

La milice irakienne du Harakat al Nujaba, contrôlée par l’Iran a annoncé sa participation dans la bataille qui fait rage à l’Est de Damas, se joignant ainsi au forces favorables au régime dans les quartiers de Jobar et Abbasin. Au début de la semaine dernière, des djihadistes, des islamistes et certains rebelles appartenant à ce qui subsiste d’Armée Libre Syrienne, ont lancé une offensive-surprise dans les faubourgs de l’Est de la capitale syrienne. La coentreprise du  Haya’t Tahrir al Sham, dirigée par Al Qaïda détient un rôle significatif dans cet assaut d’insurgés et a lancé plusieurs attentats-suicide au tout début de cette bataille.

Le Harakat Hezbollah al-Nujaba est l’une des milices irakiennes qui combat en tant que légion étrangère dirigée par le Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne en Syrie, dans l’intention de défendre les liuex saints chiites de la Mosquée Sayyida Zaynab à damas. Ces forces ont été cruciales pour empêcher la chute du régime syrien et elles ont contribué à victoires significatives, telles que la conquête d’Alep l’année dernière.

Photos de propagande de l’Harakat al Nujaba concernant son déploiement dans l’Est de Damas :

IRGC-controlled Iraqi militia deploys to eastern Damascus battle

Autres Photos sur la bataille de Jobar : 

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Wassim Issa

Adaptation : Marc Brzustowski

 

Le Maître-espion de l’Iran proclame que des agents secrets du régime agissent à Washington,, à Londres, au Canada. 

 Il affirme que le « lobby » pro-Iran fait progresser l’agenda de Téhéran à Washington. 

Iranian intelligence minister Mahmoud Alavi

Le Ministre des renseignements iraniens Mahmoud Alavi / Getty Images

L’Iran maintient un réseau d’espions et de lobbyistes qui font clandestinement progresser l’agenda du régime islamique à Washington, DC et partout ailleurs, selon le chef du Ministère des renseignements iraniens, qui a vanté les capacités du réseau pro-iranien à propager son idéologie en Occident.

Mahmoud Alavi, Ministre des renseignements iraniens, s’est, au cours de remarques traduites librement par le Washington Free Beaconvanté de la capacité de la République Islamique à faire fonctionner un « groupe de lobbying » à Washington, qui parvient à faire avancer l’agenda de la ligne radicale au pouvoir à Téhéran.

Alavi a dévoilé que les Iraniens disposant de la double-nationalité aux Etats-Unis, au Canada et en Angleterre, demeuraient totalement dévoués à la « révolution islamique » et qu’ils travaillaient tous très dur afin de promouvoir cet agenda dans leurs patries d’adoption.

A Washington D.C, a prétendu Alavi, « un groupe de lobbying travaille pour la République Islamique d’Iran » à renforcer le statut international du régime et à aider à légitimer ses menées nucléaires.

« Il disposent d’un groupe de lobbying actif pour la République Islamique d’Iran qui ne nous coûte pas un centime », a déclaré Alavi, sans citer cette organisation spécifique (le NIAC de Trita Parsi). « Nous devrions pas les accuser (les exilés) et ne rien dire qui puisse les décourager à propos de leur patrie ancestrale, ce n’est pas bien et perdre ce capitale n’est pas bon pour le régime ».

« Les Iraniens qui ont la double-nationalité en Occident restent dévoués à la République Islamique », a t-il ajouté.

« C’est faux de dire que tous les double-nationaux sont des traitres, des espions ou des agents au service de l’étranger : beaucoup de binationaux aiment l’Iran, et constituent un capital pour l’Iran », a déclaré Alevi. « Beaucoup qui vivent au Canada, à Londres ou aux Etats-Unis [sont dévoués corps et âme] à la révolution Islamique iranienne et au Guide Suprême…  Dans ces endroits, beaucoup assistent à des cérémonies religieuses. Ces personnes aiment la Révolution Islamique ».

Alors que ce responsable iranien n’a pas désigné clairement le groupe de pression en question, le Free Beacon a mené des reportages au cours de ces derniers mois sur le fait que des organisations dissidentes font le forcing afin qu’une investigation approfondie soit menée dans les dossiers et affaires du Conseil National irano-Américain ou NIAC, qui a longtemps lutté contre les accusations de lobbying au nom du régime.

Un groupe de près de 100 dissidents iraniens prédominants, travaillant à renverser le régime ont fait des pétitions auprès du Congrès en février 2017, afin qu’on enquête sur les relations du NIAC avec le régime iranien et de déterminer s’il aide activement à faire avancer l’agenda favorable aux Mollahs d’Iran.

« Nous écrivons pour requérir une audition du Congrès sur les efforts du régime théocratique de Téhéran, afin d’influencer la politique américaine et la diplomatie publique envers l’Iran », ont écrit les dissidents à l’intention du Sénateur Bob Corker (Républicain, Tennessee) et le Repéublicain Ed Royce (Républicain, Californie), les responsables des diverses Commissions des Affaires étrangères du Congrès, selon des copies de la lettre d’abord communiquée par le Free Beacon.

Les actions du NIAC en faveur de l’accord nucléaire avec l’Iran et de la diplomatie croissante avec Téhéran ont aussi soulevé aussi des inquiétudes en janvier, quand le Free Beacon a d’abord révélé que deux partisans de haut niveau du gouvernement iranien, dont un ancien responsable de la République Islamique et un autre individu accusé de faire du Lobbying au profit de Téhéran, ont été accueilli à la Maison Blanche par Obama durant plus de 30 réunions confidentielles avec des hauts-responsables.

Ces réunions se sont déroulées à des moments-clés de la stratégie de l’Administration Obama envers l’Iran et des efforts visant à faire accepter l’accord nucléaire.

Michaël Rubin, ancien conseiller du Pentagone et expert des régimes-voyous déclare que les dernières déclarations d’Alevi soulèvent des inquiétudes. Il fait remarquer que des organisations favorisant la progression de l’agenda de l’Iran à Washington sont dans l’obligation de dévoiler leurs travaux selon l’Actes d’Enregistrement des Agents Etrangers ou FARA, même s’il n’y a pas d’argent à passer de main en main dans le cadre de cette relation.

« La question à se poser, c’est de savoir s’il y a la moindre différence entre les positions de la République Islamique en matière de politique étrangère et celles des groupes auxquels fait référence le Ministre iranien des affaires étrangères », se demande Rubin.

« A tout le moins, cela vaut la peine de s’interroger pour savoir si une personnalité quelconque qui assiste à des dizaines de réunions à la Maison Blanche et même encore plus au Département d’Etat agit comme ce que le Ministre des Affaires étrangères est en droit de considérer comme du lobbying actif », ajoute Rubin, en faisant référence aux interventions de l’ancienne Administration en faveur des intérêts pro-iraniens aux Etats-Unis. « Il ne s’agit pas d’une chasse aux sorcières, c’est une question de légalité ».

Etant données les récentes révélations d’Alavi, les responsables américains seraient bien avisés de « s’interroger sur les motivations de ces levées de fonds en faveur de n’importe quel groupe qui semble plus intéressé à défendre les travaux sur les missiles balistiques de l’Iran que les droits de l’homme et la lierté cuturelle » dans ce pays, souligne encore Rubin.

Saeed Ghasseminejad, un dissident iranien et chercheur associé au sein de la Fondation pour la Défense des Démocraties, a déclaré au Free Beacon qu’il y a plusieurs années, l’Iran a mis sur pied un plan formel visant à « renforcer les relations avec les groupes de lobbying opposés à la guerre et favorables au régime ».

Cette démarche comprenait le fait de renforcer les liens avec les binationaux iraniens en Occident et certaines organisations en Europe et aux Etats-Unis, afin d’aider à des politiques de « renversement des gouvernements inamicaux (hostiles) et à des logiques d’action concernant le régime », selon Ghasseminejad.

Ce réseau a pour mission de discréditer les opposants à Téhéran et faire cesser les efforts visant à encourager le changement de régime en Iran », selon Ghasseminejad.

« Ils sont particulièrement préoccupés par toute perspective de changement du régime et de coopération entre le Gouvernement des Etats-Unis et lesq groupes d’opposition iranienne », dit-il.

L’Iran veut aussi que ces organisations fassent la promotion des politiques qui sont bénéfiques à l’Iran et qui l’aideront à gagner en légitimité internationale, selon Ghasseminejad.

Par 

freebeacon.com

 

Revirement vers l’Ouest de Daesh qui prend le Liban pour sa prochaine cible

Jeudi 23 et vendredi 24, les hélicoptères américains ont largué des combattants kurdes et arabes sur un secteur situé à l’ouest du bastion de Daesh à Raqqah. Ces forces sont rapidement parvenues à conquérir au moins 5 villages et à couper ainsi les concentrations djihadistes du Nord-Ouest de la Syrie de leur bastion de Raqqa. Les sources des renseignements militaires de Debkafile révèlent que cette opération est le coup d’envoi de la campagne menée par les Etats-Unis afin d’isoler la capitale syrienne de Daesh avant de l’assaillir.

On ne s’attend pas à ce que la libération de Raqqa rencontre la même résistance féroce, de la part de Daesh, que celle à laquelle l’armée irakienne conduite par les Etats-Unis a été confrontée dans Mossoul. Ceci parce que la ville s’est progressivement vidée de ses forces combattantes, depuis que les chefs de Daesh ont constaté que leur temps touche à sa fin. Au lieu d’attendre une défaite assurée, le dirigeant de Daesh, Abu Bakr Al-Baghdadi et ses stratèges, d’ex-généraux irakiens de Saddam Hussein ont effectué un revirement majeur : les djihadistes, fuyant les champs de batailles irakiens et syriens, au lieu de faire marche vers les bastions de Daesh de Deir Ez-Zor, dans l’Est de la Syrie et d’Abu Kamal, dans la province de l’Anbar à l’ouest de l’Irak, ont reçu de nouveaux ordres de se diriger dans la direction opposée vers leur nouvelle destination : le Liban.

Il s’agit d’un changement radical, par rapport à leurs ordres précédents leur ordonnant de se rassembler dans ces deux villes, qui enjambent la frontière irako-syrienne et contrôlent le passage d’Al Qaïm et les routes d’approvisionnement de Daesh depuis juin 2014. Ces deux villes sont situées dans les régions virtuellement désertiques grâce auxquelles n’importe quel ennemi approchant est visible de très loin. En outre, la végétation dense des rives du fleuve de l’Euphrate et les forêts proches sont une couverture efficace pour les mouvements subreptices contre la surveillance aérienne et satellitaire.

Les services de renseignements américains et irakiens sont certains qu’Al-Baghdadi et ses principaux lieutenants se cachent dans l’une de ces deux villes ou dans une maison-refuge entre les deux. Aussi, pourquoi sont-ils prêts à renoncer à leurs sanctuaires sécurisés , après les avoir bâtis durant deux ans et à e brusquement leurs combattants fugitifs vers un nouveau territoire convoité?

  • Les dirigeants de Daesh discernent une nouvelle proie dans ce gouvernement et cette armée faibles que représente le Liban.
  • Le Liban, qui est assailli de façon chronique par des conflits entre les Sunnites, le Hezbollah chiite les communautés chrétiennes, offre un terrain de jeu perclus de vulnérabilités pour favoriser les incursions de Daesh.
  • La seconde ville la plus vaste du Liban, Tripoli, à 85 kms au nord de Beyrouth, une ville fortement peuplée de Sunnites, dotée d’un port en Méditerranée, est l’une des cibles promises de Daesh.
  • Une autre cible serait Sidon, sa troisième ville par ordre d’importance, située à 40Q kms au Sud de Beyrouth sur la côte méditerranéenne. Un avantage supplémentaire est sa proximité avec la frontière israélienne, à guère plus de 60 kms de Naharia, une situation qui mettrait l’Etat Islamique en position la plus proche de cette ville israélienne qu’il ne l’a jamais été.
  • Adjoint a Sidon, qui a une population principale de 90.000 habitants, ont trouve la ville-camp de réfugiés palestiniens d’Ain Helweh, qui comporte un quart de million d’habitants, parmi lesquels Daesh dispose déjà de cellules implantées et actives -à la fois ouvertes et dormantes.
  • Les dirigeants de Daesh ont conclu à présent, que leurs bastions de la frontière irako-syrienne pourraient s’avérer trop difficiles à sécuriser, quand, selon leurs calculs, ils se trouvent sous le feu des canons américains et/ou russes. Les puissances étrangères vont moins probablement intervenir militairement contre une organisation terroriste dans l’instable Liban.
  • Si les djihadistes de Daesh parvenaient à cette fin, ils gagneraient un nouvel avantage à frapper les forces syriennes, iraniennes et du Hezbollah en les combattant depuis les lignes arrières, de l’autre côté de la frontière libano-syrienne.

Les sources de Debkafile révèlent que les services de renseignements américains et israéliens ont transmis une alerte au nouveau Président libanais Michel Aoun, au début de ce mois de mars, en lui fournissant des détails sur cette conspiration de Daesh visant à envahir certaines parties de son pays, comme il l’a fait en Irak et en Syrie il y a trois ans.

DEBKAfile  Reportage Exclusif 25 Mars 2017, 11:12 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

 

 

ARA News

Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) dirigées par les YPG kurdes, et fortes de leur coalition de combattants syriaques, yazidis et arabes, ont lancé une offensive sur plusieurs fronts derrière les lignes ennemies, mercredi, afin de libérer le Barrage de Tabqah, aux mains de Daesh en Syrie. Des hélicoptères Apache, l’artillerie des Marines américains et des troupes des opérations spéciales ont contribué à cette opération visant à expédier des combattants des SDF près de Tabqah.

‘La coalition a appuyé cette offensive, par des mouvements aériens et un soutien logistique, des frappes aériennes de précision, des hélicoptères Apache en appui aérien de proximité, l’artillerie des Marines, de l’assistance et des conseils de la part des membres des opérations spéciales à l’égard des cercles dirigeants des FDS », a déclaré la coalition dirigée par les Etats-Unis, dans un communiqué.

« Au cours de ces quatre des mois, la Coalition a conduit plus de 300 frappes aériennes autour de Tabqah et près de Raqqa, qui ont tué des centaines de djihadistes ennemis, détruit plus de 200 fortifications et plus de 50 véhicules de Daesh », a ajouté la coalition.

« Il faut une trempe particulière de guerrier pour lancer une opération aéroportée ou un assaut aérien derrière les lignes ennemies », a affirmé le Col. Joe Scirocco, de la coalition contre Daesh. « Il n’y a rien de facile dans ce genre d’exercice – cela nécessite de l’audace et du courage. Et c’est ce dont les FDS ne manquent pas ».

La prise du Barrage de Tabqah va isoler Raqqa de trois côtés et offrir aux FDS l’avantage stratégique et le point de lancement nécessaire en vue de la libération de la ville. La zone est cruciale pour la capacité de Daesh à importer et amener bon port des combattants étrangers, exporter le terrorisme et c’est le dernier maillon de Daesh avec le territoire à l’ouest de l’Euphrate.

Le Barrage de Tabqah a été utilisé comme un desquartiers-généraux de Daesh, une prison pour ses otages de haut-profil, un terrain d’entraînement ainsi qu’un lieu de décision et de préparation pour les complots d’actions terroristes extérieures, depuis que Daesh en a pris le contrôle en 2013.

« Les FDS et leur coalition de combattants locaux arabes syriens ont prouvé qu’elles sont les forces terrestres les plus efficace contre Daesh en Syrie – et elles le prouvent encore une fois par cette oération osée », souligne Scrocca.

Le Barrage de Tabqah est un moteur essentiel de l’économie, l’agriculture et le mode de vie de la Syrie du Nord et sa destruction par Daesh pourrait déboucher sur une grave crise humanitaire. La coalition menée par les Etats-Unis affirme prendre toutes les précautions pour assurer l’intégrité du barrage.

 

« C’est grâce aux FDS sur le terrain, qui mettent leur vie en péril et qui attaquent violemment l’ennemi », dit Scrocca. « Et c’est grâce aux FDS, comme aux Forces de Sécurité Irakiennes, qui font le sacrifice pour que les nations de la Coalition ne continuent pas à qsouffrir de la menace du terrorisme de Daesh à l’intérieur de nos propres frontières ».

Cette opération fait la démonstration de la relation étroite entre l’armée américaine et les combattants des FDS », souligne Nicholas A. Heras, un analyste détenteur de la chaire  Bacevich au Centre pour une Nouvelle Stratégie de Sécurité pour l’Amérique, basé à Washington, à ARANews. « Mener une opération spéciale, un largage aérien ne seraient pas possibles et n’auraient même pas été tentés par l’armée des Etats-Unis si les Américains n’avaient pas une confiance totale dans les capacités des FDS ».

« Plus encore, en appuyant les FDS pour la capture du Barrage de Tabqah, l’un des projets d’infrastructures stratégiques les plus importantes de toute la Syrie, l’armée américaine envoie un signal disant que grâce aux FDS, les Etats-Unis ont l’intention d’accroître et de maximiser leurs leviers d’action et d’influence sur tous les acteurs, locaux et étrangers, dans ce conflit. Contrairement aux « préférences » de la Turquie, les Etats-Unis déclarent haut et fort qu’il n’y aura pas d’arrangement futur en Syrie sans tenir compte des FDS et des Kurdes », conclut Heras.

Reportage de : Wladimir van Wilgenburg | Source: ARA News

Adaptation : MB

 

A selfie from the area:

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Europe Israël appelle à manifester contre le rassemblement antisémite de CAPJPO « Séparation du CRIF et de l’Etat » le 1er avril 2017 devant Beaubourg à Paris

ACTION

JForum s’associe à l’action d’Europe Israël, qui appelle tous les militants et sympathisants à se mobiliser pour manifester contre le rassemblement de haine antisémite organisé par CAPJPO le 1er avril intitulé « Pour la séparation du CRIF et de l’Etat ».

Il est pour le moins insupportable que le gouvernement et la Préfecture aient autorisé un rassemblement qui affiche clairement la haine antisémite en laissant entendre que l’Etat Français serait aux mains du CRIF et donc des Juifs !

Depuis la seconde Guerre mondiale c’est la première fois qu’une organisation utilise le thème du « complot Juif » et de la main mise des Juifs sur le pouvoir !

On sait que CAPJPO Euro-Palestine est une organisation islamiste, proche de certains groupes terroristes comme le Hamas. Que ses objectifs sont de diffuser la haine d’Israël et des Juifs à travers l’organisation islamiste BDS. Et, à terme, de détruire l’Etat d’Israël.

Mais CAPJPO vient de franchir un nouveau cap dans la diffusion de la haine antisémite en appelant à un rassemblement ayant un tel intitulé !

Si le gouvernement et la Préfecture n’interdit pas un tel rassemblement, demain CAJPO franchira d’autres étapes afin de marginaliser les Juifs de France, dernière étape avant les pogroms !

Nous en appelons à la raison les autorités afin de faire interdire ce rassemblement de haine.

Nous appelons toutes les organisations juives et associations amies à venir manifester avec nous.

Dans le cas contraire nous viendrons manifester notre colère devant ces antisémites.

© Jean-Marc Moskowicz – Président d’Europe Israël

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Le BNVCA dénonce et condamne la manifestation préparée par l’organisation illégale en France BDS

,http://www.europalestine.com/spip.php?article12779&debutencart4=3, à laquelle s’associent les activistes d’Europalestine ou d’autres mouvements à tendance subversive.
Ces groupes hostiles à la fois aux juifs et à Israel appellent à un rassemblement le 1 er Avril 2017, à 14 h devant   Beaubourg,  à Paris.
Le BNVCA est alerté par de nombreux correspondants  exaspérés par ces manifestations à répétition au cours desquelles les participants appellent illicitement au  Boycott d’Israël, crient de façon éhontée à un prétendu apartheid, et exigent de façon impudente la séparation du « CRIF et de l’Etat ».
Le CRIF est une organisation qui rassemble toutes les composantes juives de France. En s’y attaquant les activistes de BDS, Europalestine et leurs comparses ont fait tomber leurs masques de cet antisionisme antijuif. Ils mettent en danger la sécurité des personnes et des biens juifs en France, autant que la paix civile.
Le BNVCA demande au Préfet de Police de Paris et au Ministre d l’Intérieur d’interdire cette réunion « POISSON D ‘AVRIL » à risque, la faire disperser et réprimer conformément à nos lois.
Le discours selon lequel « la France sans les juifs n’est pas la France » ne peut être crédible que si les autorités de police et de justice mettent un terme définitif à ces rassemblements, les interdisent, mettent hors d’état de nuire leurs dirigeants et leurs sites internet .
Les Juifs n’ont rien à prouver. Leur appartenance à la République à ses valeurs, à son patrimoine est incontestée et incontestable.
L’antisémitisme que subissent les juifs, victimes de ce genre d’incitation à la haine d’Israël et du CRIF, la plus haute instance juive de la nation n’est plus supportable. Il ne s’agit aucunement d’une forme de liberté publique Ce n’est ni la liberté d’expression, ni celle liberté de manifester ou de se réunir, mais sûrement d’un délit prévu et sanctionné par nos lois que nous demandons de faire appliquer sans état d’âme.
8 Boulevard Saint Simon 93700 Drancy

Le Président                                                      Drancy le 23 mars 2017
Sammy GHOZLAN

Le 28 janvier 2014, le Député du Lot-et-Garonne d’alors, Matthias Fekl admonestait le Ministre de l’Intérieur du moment Manuel Valls, à propos du « Jour de Colère », Manif d’extrême-droite, dans les termes suivants :

Matthias Fekl a interpellé le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, sur les violences et les propos antisémites qui ont émaillé dimanche la manifestation « Jour de Colère ».

Dans une poignante intervention, l’élu a mis en garde contre les attaques répétées des groupuscules extrémistes contre la République, les Juifs et les homosexuels.

« Hier, a été commémorée la libération d’Auschwitz, camp de barbarie et d’extermination, symbole de la Shoah, de la folie des hommes. Jeudi prochain, c’est l’anniversaire du 6 février 1934, quand l’extrême droite défiait le Parlement et la République. Dimanche dernier, une nébuleuse de la haine avait rendez-vous à Paris : des antisémites, des intégristes, des négationnistes, des fanatiques, des anti-IVG, des racistes, des homophobes, l’ultra-droite, des adeptes de la quenelle, des esprits buissonisés ! Tous étaient là pour un défilé des fantômes de l’histoire. », dénonce le député.

« La critique du pouvoir est toujours légitime en démocratie, mais pas la haine à l’état pur contre les Juifs, contre les étrangers, contre les homosexuels, contre la République. Les forces de l’ordre ont été victimes de graves agressions et je salue leur courage. Ces actes, ces propos ne permettent aucune indulgence, aucune faiblesse, aucune ambiguïté. La République doit leur faire face, l’État de droit rester mobilisé, chacune, chacun faire preuve d’une clarté absolue, de courage civique et d’engagement citoyen. », ajoute-t-il.

Nous allons pouvoir mesurer si le Nouveau Ministre de l’Intérieur, Matthias fekl, est, ou non, atteint d’hémiplégie hamoniste (qui prône la reconnaissance d’un Etat inexistant), dès qu’il s’agit des Palestinistes antisémites, qu’il laisserait filer doux, en toute impunité.

JForum©


Matthias Fekl interroge le Ministre de l… par MatthiasFekl

Arnys, l’histoire d’une famille de tailleurs juifs qui a habillé
Le Corbusier, Mitterrand et… Fillon

 

 

Quelle meilleure publicité pour la marque Arnys que la révélation par le JDD des « cadeaux » offerts par un mystérieux admirateur de François Fillon, pour un montant de 48 500 euros en costumes et divers accessoires. Comme on a l’esprit mal tourné chez Jewpop, on s’est demandé si son tailleur était juif. Bonne pioche, Arnys est de la maison !

Créée en 1933 par Jankel Grynberg, devenu Grimbert, fils d’une famille de commerçants juifs russes qui émigra en France à la fin du XIXème siècle après un passage par une prison allemande, la maison Arnys connaîtra un destin exceptionnel et unique, habillant tout ce que comptent les arcanes du pouvoir et de la fortune parisienne. A git geschaft*, comme on dit en yiddish.

Tailleur sur la rive droite, Jankel a deux fils, Léon et Albert, qu’il pousse à faire des études supérieures. Léon fait médecine, mais un problème de santé l’oblige à interrompre ses études. Pour lui assurer son avenir, Jankel lui achète une boutique sur la rive gauche, le quartier où les deux frères se sont fait des amis étudiants. Les Grimbert traversent alors la Seine et Arnys, marque à la consonance soigneusement connotée british, prend pied dans ce quartier chic, intellectuel et grand bourgeois, devenant le premier magasin de shmattes** (de luxe) au sein d’un environnement dédié aux livres et à l’art. Après la guerre, Léon et son frère Albert, qui se sont associés, habillent des figures telles que Prévert, Hemingway, Cocteau, Sartre, Le Corbusier, pour qui ils inventent un look sur-mesure, fait de matières rares et nobles, de formes classiques revisitées et de couleurs subtiles, rehaussées d’infimes détails qui font la différence, le style Arnys.

 

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Serge Moati et l’une de ses vestes « Forestière » de chez Arnys

 

Léon Grimbert est un styliste de génie. En 1947, l’architecte Le Corbusier allait aussi, sans le savoir, bousculer les codes de la mode masculine. Lorsqu’il pousse la porte du magasin situé 14 rue de Sèvres, il a en tête une veste de ville souple qui pourrait lui  permettre de travailler en toute aisance, mais avec élégance. Léon Grimbert va alors s’inspirer des vestes des gardes-chasse de Sologne pour lui créer sur-mesure (c’est le credo toujours de mise aujourd’hui chez Arnys) une veste de velours noir côtelée, qui reste la pièce emblématique de la marque (revisitée depuis en différentes matières et couleurs),  très remarquée lorsque François Fillon porta La Forestière alors qu’il était Premier ministre, en visite au fort de Brégançon où Nicolas Sarkozy passait quelques jours de vacances. Célèbre adepte du modèle, Serge Moati en possèderait plus d’une vingtaine !

 

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Jean et Michel Grimbert

Après la mort prématurée de leur oncle Albert et celle de leur père Léon, les frères Jean et Michel Grimbert reprennent le flambeau familial. Parés de leur look de dandys, ils ajoutent à la touche Arnys désormais célèbre leur philosophie du vêtement masculin : lignes floues, souplesse des coupes, noblesse des matières et souci du détail. Mais surtout, leur magasin devient le lieu privilégié du tout-Paris politique et culturel, qui se croise dans les cabines d’essayages, de François Mitterrand qui y achètera son mythique feutre à la Léon Blum et se rendra lors de l’historique cérémonie au Panthéon en costume Arnys, à Andy Warhol et même… Yves Saint-Laurent, séduit par « l’élégance irréprochable » et « l’audace caractéristique » qui définit, selon les frères Grimbert, le style Arnys.

Leurs costumes sont réalisés dans les règles de l’art. Si vous désirez vous offrir (ou si vous avez un ami fortuné qui souhaite vous faire un cadeau, comme dans le cas de François Fillon) un costume Arnys, vous devrez vous présenter à pas moins de trois rendez-vous et choisir entre trois mille étoffes différentes ! Chaque pièce demande environ 70 heures de travail*** pour un budget d’environ 6000 euros. Arnys a été racheté en 2012 par LVMH, et le magasin de la rue de Sèvres est désormais sous l’enseigne Berluti (le chausseur de Roland Dumas). Jankel Grynberg, à n’en pas douter, serait fier du parcours accompli par ses descendants.

 

Alain Granat

 

PS : si vous voulez m’offrir un costume Arnys, merci de me contacter à alain@jewpop.com

 

*Un bon business, une bonne affaire, en yiddish

 

** vêtements, fringues, en yiddish

 

*** Vous connaissez sans doute cette vieille blague juive du type qui admire un costume dans la boutique de Moyshé Grynberg, tailleur de père en fils. Il rentre dans le magasin et demande « C’est combien le costume en vitrine ? ». Moyshé : « C’est 6000 euros ». Le type : « 6000 euros ! C’est une fortune ! » et Moyshé répond : « Vous comprenez, j’envoie d’abord mon associé Yankel en Nouvelle-Zélande pour trouver les moutons qui produiront les laines les plus soyeuses, ensuite il va en Inde avec la laine pour trouver les plus belles teintures, puis en Écosse pour sélectionner les meilleurs tisseurs et ensuite à New-York, où l’étoffe est coupée par les plus grands tailleurs de Brooklyn, et enfin à Londres, pour les finitions réalisées avec les plus belles doublures en soie. Après, bien sûr, il faut trois essayages pour que le sur-mesure soit absolument parfait. Voilà pourquoi il coûte 6000 euros ! ». le type : « Ah oui, là je comprends mieux… Mais c’est dommage, il me le fallait pour demain ». Moyshé : « Demain ? Pas de problème, vous l’aurez ! ».

© photos : DR

 

Article publié le 13 mars 2017. Tous droits de reproduction et de représentation réservés © 2017 Jewpop

jewpop.com

“L’Emission politique” est indigne du service public

Bienvenue dans la campagne la plus grotesque de l’histoire

 
Ce qu’il faut retenir du passage de François… par LePoint

Christine Angot et François Fillon sur le plateau de L’Emission politique de France 2, 23 mars 2017.

François Fillon scotché sous la barre des 20% dans les sondages, distancé de cinq à sept points d’un strapontin pour le deuxième tour, attendait beaucoup de son passage dans « L’émission politique » de France 2 hier soir. On ne sait s’il aura pu rebondir lors de cette émission. On peut en revanche être certain que la politique y aura beaucoup perdu.

Pire que les tweets de Trump?

Peu importe le sort de François Fillon, en fait. Cela fait des mois que cette émission fait honte à la politique française. Avec ses invités-mystères ridicules, avec ses « Français anonymes » triés sur le volet dont on découvre l’identité ultra-militante les jours suivants, avec son humoriste pas drôle à la fin. Ce jeudi soir, nous avons décroché le pompon : Christine Angot, l’invitée-mystère venue interpeller le candidat. La romancière préférée de Libé est venue faire son esclandre et Pujadas ne pouvait évidemment pas l’ignorer. Pour le spectacle. Pour la « punchline » comme on dit aujourd’hui. Echange consternant. Indigne d’une vieille démocratie comme la nôtre.

Christine Angot à @FrancoisFillon : »Le pompon de toute cette histoire, c’est le coup de Bérégovoy »

Quand Karim Rissouli est venu annoncer le record du nombre de tweets (170 000), David Pujadas pouvait jubiler. C’est pourtant davantage François Fillon et ses accusations portées contre l’Elysée qui avaient suscité cette explosion de commentaires sur les réseaux sociaux que la consternante confrontation avec Christine Angot. Mais peu importe. L’important, c’est de faire du buzz, du tweet. Et de l’audience alors qu’il n’y a pas plus de publicité sur le service public de télévision à cette heure. La prochaine fois, que nous réservera l’émission-phare de la politique 2017 ? Un de mes amis taquins propose Isaac de Bankolé face à Marine Le Pen et Douchka face à Emmanuel Macron.

Un dernier mot sur François Fillon qui s’est montré à la hauteur de l’émission en expliquant avec un culot d’acier qu’il avait créé sa société de conseil au moment où il pensait arrêter la politique, mi-2012, c’est-à-dire pile au moment où il briguait la présidence de l’UMP dans une bagarre dont on se rappelle tous très bien – Copé a dû bien rire. Et qu’il a aussi rendu les costumes sur-mesure à Robert Bourgi dont on se demande bien ce qu’il pourra en faire.

Au moment d’éteindre sa télé, on se demande tout de même si on n’est pas victime d’une caméra cachée géante, si Jean-Paul Rouland et Marcel Béliveau ne sont pas finalement encore de ce monde, et associés pour nous piéger, et vont enfin débarquer pour nous rassurer. On se demande aussi s’il était bien raisonnable de moquer le niveau des élections présidentielles américaines et des tweets de Trump. Jusqu’où ira la décomposition de notre vie politique et de son orchestration médiatique ? Peut-on descendre encore dans l’indignité ? Il faut y croire. Ces gens ne connaissent pas de limites.

Retrouvez tous les articles de David Desgouilles sur son blog Antidote

David Desgouilles
Blogueur et romancier.

Publié le 24 mars 2017 / Politique

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Commémoration des attentats de Bruxelles : un an après, la Belgique toujours au pied de ses contradictions

Un an après les attentats du 22 mars 2016 qui ont frappé Bruxelles, et provoqué la mort de 32 personnes, le bal des inutiles s’est ouvert sous le regard voyeur des caméras…

Jour pour jour, un an après les attentats du 22 mars 2016 qui ont frappé Bruxelles, le bal des inutiles s’est ouvert sous le regard voyeur des caméras. Zoom sur les mines graves de circonstance de politiques pourtant botoxés en position sourire. Il faut « faire victime » pour « faire société ».Tous ensemble, la larme à l’oeil, il faut oser la tendresse.

Même Onkelinx, ex-ministre socialiste qui s’imaginait indéboulonnable tout en  croupissant désormais dans l’opposition et qui accusait, pas plus tard que hier, les Belges et Théo Francken, ces racistes, d’être les responsables des attentats, est parvenue à se frayer une place jusqu’au premier rang, à bonne distance de Philippe Ier, le plus célèbre curiste de Belgique. Le service du protocole pourrait-il nous éclairer sur les raisons qui justifient la présence de cette insignifiante? Son titre de présidente de l’association bruxelloise du Tourisme?

Le 22 mars constitue le premier bug dans le système. Le compromis à la belge n’en n’est pas sorti indemne. L’attentat du musée juif avait été très aisément mis de côté car il ciblait, pensaient nos décideurs, une communauté spécifique. Pas grand monde à l’époque pour afficher #JeSuisJuif. Cela nous vaut encore aujourd’hui d’apprécier toute l’amnésie qui transpire d’un propos comme :« La Belgique, relativement épargnée jusqu’au 22 mars… ».

Nous y sommes. L’enjeu n’est pas et n’a jamais été de lutter efficacement contre le terrorisme. Sinon, l’attentat du musée juif aurait été le signal pour se mettre en ordre de bataille contre l’ennemi, le terrorisme islamiste et ses filières localo-locales, pour ne pas dire Molenbeekoises, avant tout. L’unique objectif du système consiste à se maintenir en place. Pour y parvenir, il lutte contre le djihadisme comme il s’attaque au sida, c’est à dire en ne faisant pas la guerre mais au contraire, en apprivoisant la menace et surtout, les esprits de ses victimes potentielles. Permettre à l’horreur d’acquérir une acceptable dimension chronique. Politique de l’inclusion. Politique de la soumission.

Forte de l’expérience d’hystérie collective à l’échelle d’un pays lors de la Commission Dutroux, la Belgique s’est donnée pour mission d’offrir aujourd’hui des commémorations cathartiques. Toutefois, le cahier des charges est bien différent. Tout le récit médiatique est construit de façon à nier tout élément lié à l’identité des auteurs des attentats. Célébrations du « vivre ensemble » et de la richesse de l’ « Autre » jusque dans l’indécence. Il n’y a pas de monstres. Que des victimes. Au programme, de l’art et des larmes pour tous.

Aujourd’hui, on nous invite prestement à croire que c’est « la vie qui l’emportera, toujours! ». #CoeurAvecLesDoigts!  Promis, tout est pardonné, même à Philippe Moureaux, ex-directeur du laboratoire social de Molenbeek qui vient d’être, comme sa commune, gagné par les métastases. On attend la sanctification et la stèle qui sera dressée à la gloire de cet enrichisseur devant l’éternel. Les offres d’artistes en vue sont déjà  timbrées et prêtes à partir. La bave de sculpteur sous perfusion de subsides, ça colle mieux que du ciment.

Jennifer Pepper

Snipeuse malpensante, allergique à la moraline. Blonde, évidement… Non peut-être! Pratique l’humour belge, à jeun.

Source : suggéré par philosemitismeblog.blogspot.fr/  atlantico.fr

Bienvenue Place Beauvau: ce que révèle le livre dont parle François Fillon

VIDÉO – Dans Bienvenue Place Beauveau, trois journalistes mettent en lumière certaines pratiques de François Hollande pour éliminer ses adversaires. S’appuyant sur ce livre, François Fillon a accusé jeudi François Hollande d’être impliqué dans la «machination» dont il se dit victime.

François Fillon a dénoncé, jeudi soir lors de l’Émission politique, un «scandale d’État» et accusé François Hollande d’organiser à la tête d’un «cabinet noir» les fuites dans la presse sur ses affaires judiciaires. «Il y a un livre qui sort ces jours-ci, dont j’ai pu lire les bonnes feuilles, qui a été écrit par des journalistes qui sont très loin d’être mes amis puisque deux d’entre eux sont des journalistes du Canard enchaîné», a fait valoir François Fillon, qui fait référence à Bienvenue Place Beauvau, Police: les secrets inavouables d’un quinquennat écrit par Didier Hassoux, Christophe Labbé, et Olivia Recasens.

Dans leur livre-enquête, qui est paru jeudi 23 mars, les trois journalistes lèvent le voile sur la manière dont François Hollande a tenté d’utiliser le ministère de l’Intérieur et ses outils pour tenter de se faire réélire en 2017. Un objectif mis de côté, entre-temps, mais qui n’enraille pas la volonté du chef de l’État d’annihiler les chances de la droite à parvenir au second tour de l’élection présidentielle. «Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande», écrivent ainsi les trois auteurs du livre, dont Valeurs actuelles publie cette semaine les bonnes feuilles.

S’ils expliquent ne pas pouvoir apporter la preuve formelle de l’existence de ce cabinet, les auteurs décrivent dans le livre une «addition d’indices troubles et de témoignages étonnants». «Plusieurs observateurs bien placés dans l’appareil policier nous ont ainsi décrit par le menu l’existence d’une structure clandestine, aux ramifications complexes, et dont le rayon d’action ne se serait pas cantonné au seul renseignement territorial».

«Difficile de ne pas voir la patte de Hollande»,

Selon Valeurs Actuelles, François Hollande aurait, depuis l’Elysée, coordonné une cellule pour, dans un premier temps, mettre hors-jeu l’ancien président, Nicolas Sarkozy. Cinq ans après sa défaite lors de l’élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy a été visé, lui et son entourage, par treize affaires. «Depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, c’est comme si une malédiction judicaire s’était abattue sur son prédécesseur», ironisent ainsi les trois journalistes.

«Pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit. D’abord il y a Tracfin, le service de renseignement de Bercy, le ministère piloté durant tout le quinquennat par Michel Sapin, un ami de quarante ans du Président. La plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici, dans cet immeuble ultra-sécurisé du 9e arrondissement de Paris, entièrement classé secret-défense. Là, cent vingt fonctionnaires sont habilités à fourrer leur nez dans les comptes en banque de n’importe qui», révèle encore le livre.

Ce dernier souligne également comment sont lancées les affaires: «Afin d’allumer la mèche d’une affaire politico-financière, il suffit que Tracfin pêche au bon endroit, remonte dans ses filets une infraction, et la transmette officiellement à la justice. Ou officieusement à un service enquêteur qui se chargera de mener une «enquête d’initiative» avant qu’un magistrat ne la reprenne à son compte».

L’ancien président Sarkozy n’aurait pas été le seul à subir les manœuvres de François Hollande. Manuel Valls, aurait, lui aussi, été dans la viseur de l’actuel président de la République. Sébastien Gros, l’homme de confiance du premier ministre, est photographié et surpris, en septembre 2014, par la police des Courses et Jeux alors qu’il est en «grande conversation avec le patron de l’un des cercles de jeux parisiens visé par une opération mains propres». Puis surviennent les rumeurs d’une liaison entre le premier ministre et sa ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem. Mais aussi la publication d’un livre, en octobre 2016 qui déstabilise un de ses amis, Jean-Marie Le Guen, alors qu’il caresse l’idée de se présenter à la présidentielle. «Manuel Valls croit voir partout l’ombre maléfique de Hollande. Son entourage en est totalement persuadé: le château fomente des coups bas contre lui», notent les journalistes.


Mise en cause par François Fillon qui l’accuse d’avoir organisé un «cabinet noir», François Hollande a publié jeudi soir avant la fin de «L’Émission politique» un communiqué pour démentir les accusations du candidat de la droite. «Le président de la République condamne avec la plus grande fermeté les allégations mensongères de François Fillon ce soir sur France 2, peut-on lire dans ce texte. Depuis 2012, et c’est un fait établi, l’exécutif n’est jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire et a toujours respecté strictement l’indépendance de la magistrature. Et sur les affaires particulièrement graves concernant M. Fillon, parce qu’elles touchent à l’intégrité et à l’exemplarité, le président de la République n’en a été informé que par la presse. Le seul scandale ne concerne pas l’État, mais une personne qui aura à en répondre devant la justice. Les propos de M. Fillon, qui s’ajoutent aux révélations des dernières semaines, n’ont donc aucun fondement et provoquent un trouble insupportable à la campagne présidentielle qui appelle dignité, sérénité et responsabilité.»

De son côté, Didier Hassoux, l’un des trois coauteurs du livre Bienvenue Place Beauvau* sur lequel Fillon s’est appuyé pour demander l’ouverture d’une enquête, a contesté la version que l’ancien premier ministre a donnée de l’ouvrage. «On n’a pas écrit ça», a affirmé le journaliste du Canard Enchaîné sur France-Info, ajoutant: «La seule personne qui croit qu’il y a un cabinet noir à l’Élysée, c’est François Fillon. Il y croit tellement que le 24 juin 2014, il est allé voir Jean-Pierre Jouyet, le numéro deux de l’Élysée, pour lui demander d’activer le cabinet noir. Ce cabinet noir n’existe pas!» Interrogé sur ces deux démentis, Fillon a réagi à celui du chef de l’État par un ironique: «Bien sûr!». Il a répondu au journaliste «J’ai eu le PDF», en s’en remettant au jugement des Français.

*Didier Hassoux, Christophe Labbé et Olivia Recasens, éditions Robert Laffont.

Le journal « l’Humanité » s’en prend à Coolamnews. Par David Sebban

Le journal « l’Humanité » s’en prend à Coolamnews. Par David Sebban

Le 8 mars dernier, Coolamnews relayait une information parue sur les réseaux sociaux faisant état d’une menace lancée par les Brigades juives (BJ) contre l’AFPS, l’Association France Palestine Solidarité. Cette dernière se voyait mise demeure de cesser ses « actions de boycott (contre les produits israéliens) dans et devant les supermarchés ».

Les Brigades juives assortissaient leur menace d’un ultimatum prenant effet le 8 mars au soir (voir publication ci-dessous). Que l’on soit d’accord ou pas avec la méthode employée, elle répond avec la même intensité aux manifestations intempestives et parfois violentes des activistes de BDS qui, en contravention flagrante avec la loi française, font irruption dans les grandes surfaces, détruisent les produits israéliens, dévastent les étals et sèment le trouble parmi les clients.

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Et les Brigades juives passèrent à l’acte.

Furieux de ne plus bénéficier d’une certaine impunité et de voir leurs coordonnées révélées au grand jour, les sites de France-Palestine, de BDS France et une dizaine de blogs pro-palestiniens relataient les faits en « copier-coller », tout en citant Coolamnews, « site qui se vante de la mise à sa disposition de moyens de l’armée israélienne ».  A leurs yeux, nous avions commis l’erreur d’informer notre public du bras de fer qui se jouait entre les deux parties.

Le 22 mars, Pierre Barbancey, grand reporter au journal L’Humanité, revenait sur l’affaire avec toute la délicatesse qu’on lui connait. Pour l’occasion, il étalait le lexique du parfait « antisioniste ». « Colonisation, occupation, silence complice des autorités françaises », tout y passe. Comme on s’y attendait, suit une attaque en règle contre la BJ, puis vient le tour de Coolamnews :

« (…)  le site Coolamnews, qui se présente ainsi : « Coordonnée par David Sebban, composée de journalistes, mais aussi d’un officier de Tsahal et d’un expert en stratégie, la rédaction de Coolamnews vise à amener une actualité israélienne sans filtre aux francophones, sur un plateau. » Pourquoi des gens qui se prétendent journalistes ont-ils besoin d’un officier de l’armée israélienne ? Mystère ! On pourrait en rire si les choses n’étaient pas si graves (…) »

Aïe ! Un officier de Tsahal (de réserve) fait partie de notre équipe, voilà qui nous disqualifie aux yeux du (très) grand reporter de l’Humanité. Ne répétez pas à monsieur Barbancey qu’Israël est un pays en guerre, et que 100% des journalistes sont, soit des soldats, soit des officiers de réserve… Y compris un certain Charles Enderlin qui se targuait de ses galons dans Tsahal, auprès de ses nombreux détracteurs.

Que dire des généraux, des consultants militaires et autres abonnés gradés des plateaux de la télévision française, tous discrédités pour l’Humanité de Barbancey ? Mais ainsi va l’éthique journalistique des antisionistes, ce qui est permis à tous, voire de bon ton, ne s’applique jamais à Israël. Que l’Humanité défende bec et ongles BDS, Barghouty et tous les ennemis d’Israël, que Barbancey reprenne dans son article des paragraphes entiers de publications de l’AFPS est à l’évidence du grand journalisme d’investigation.

Mais qu’un site sioniste tel que Coolamnews ose rapporter l’action des BJ contre l’AFPS, c’en est trop ! Doit-on souligner ici qu’à aucun moment, nous n’avons publié les coordonnées des activistes de l’AFPS, diffusés par les BJ…sans doute encore notre éthique journalistique. Simplement informer les lecteurs monsieur Barbancey, est-ce dans la ligne du parti ? « On pourrait en rire si les choses n’étaient pas si grave ».

David Sebban. Rédacteur en chef. Coolamnews

Lire l’article de Coolamnews sur le bras de fer entre les BJ et l’AFPS

Lire l’article de l’Humanité

24 mars 2017

coolamnews.com

On aurait tout lieu de croire au quart d’heure brebis galeuses, gremlins et petit génie du mal en Israël : 

un jeune juif d’Ashkelon, s’appelant Michaël Kaydar, soupçonné de menaces antisémites à l’étranger arrêté. Néanmoins, il souffrirait d’un tumeur au cerveau non-maligne, débouchant sur des troubles graves du comportement… : il a tenté de s’emparer de l’arme d’une policière au moment de son arrestation.

  • On a révélé jeudi après-midi que la Police israélienne a arrêté un jeune Juif israélien de 19 ans, Michaêl Kaydar, qui est fortement soupçonné d’avoir employé des technologies sophistiquées pour dissimuler son identité. L’Unité de la cyberpolice Lahav 433 a cracké et décrypté ce dossier en coopération avec les enquêteurs du FBI et d’Interpol, qui ont passé les dernières semaines en Israël.
  • Ce jeune est fortement soupçonné d’avoir envoyé des dizaines (environ 150, moins huit attribuées à un autre suspect de St Louis) de menaces d’attentats à la bombe contre des institutions israéliennes et juives à travers le monde entier, dont les Etats-Unis, La Nouvelle Zélande et l’Australie, provoquant des situations de panique, ainsi qu’un arrêt brutal de toutes les activités dans ces institutions, en leur infligeant de graves pertes financières, et même en paralysant des vols aériens et en forçant des avions à procéder à des atterrissages d’urgence, comme dans le cas d’un avion de Delta Airlines, en février dernier.
  • Une fouille au domicile du suspect a permis de trouver du matériel de haute technologie -notamment d’altération de la voix, des antennes satellite, de masquage d’identité comme SpoofCard payé via Bitcoin, Google Voice-  qui l’a aidé à monter ses menaces, mais on ne l’utilisera pas contre lui devant le tribunal.
  • Il s’est fait tracer après avoir bêtement oublié d’utiliser un proxy.
  • Ses motivations (vraisemblablement psychologiques) restent confuses : on sait qu’il souffrirait d’un tumeur au cerveau non-maligne, débouchant sur des troubles graves du comportement
  • Il n’utilisait, bien sûr, pas de lignes téléphoniques directes, mais différents logiciels et systèmes d’ordinateur de façon à ce qu’on ne puisse pas remonter jusqu’à lui.
  • « C’est ce type qui est derrière les menaces contre les Centres Communautaires Juifs », déclare le Chef de la Police, Micky Rosenfeld, en faisant référence à des dizaines d’alertes à la bombe anonymes, communiquées par téléphone dans les Centres de la Communauté Juive aux Etats-Unis, au cours de ces deux derniers mois.
  • L’individu n’a pas été nommé, mais déféré, ainsi que son père, devant un Tribunal de Richon Letzion. C’est un double-national, Américano-israélien.
  • Il a été exempté de service militaire après que les recruteurs aient discerné chez lui un problème d’ordre pschycho-neurologique, selon le journal Haaretz
  • Un jeune homme au demeurant très calme qui ne sortait que pour balader le chien, selon un voisin.
  • Il y a eu près de 150 alertes à la bombe, contre des écoles juives, des synagogues et autres centres communautaires, depuis le début de l’année, provoquant l’évacuation de dizaines de Centres. Plusieurs Institutions ont été menacées plusieurs fois.
  • Un autre suspect, Juan Thompson, de St-Louis, est accusé d’avoir procédé à au moins huit de ces alertes bidon, mais on s’est aperçu que c’était surtout un copieur tirant bénéfice de la vague.

debka.com

Un adolescent juif a été arrêté aujourd’hui en Israël, soupçonné d’être l’auteur de dizaines de menaces antisémites contre des institutions juives à l’étranger, a indiqué la police.

Le suspect est « un habitant du sud d’Israël appartenant à la population juive », a indiqué la porte-parole de la police Louba Samri dans un communiqué, ajoutant qu’il ne faisait pas partie de la population arabe d’Israël.

Attentat terroriste au Parlement britannique, 4 morts + le terroriste,  Khalid Masood, 40 blessés, dont 3 lycéens de Concarneau (29), des touristes coréens

La police Britannique a annoncé, jeudi, que c’est un Britannique d’origine pakistanaise, âgé de 52 ans -ce qui était peu courant, jusqu’à présent- Khalid Masood, alias Adrian Ajao, délinquant récidiviste, marié à une Saoudienne depuis 2004, qui a perpétré l’attaque terroriste à Londres qui a fait 4 morts une quarantaine  de  blessés. Les 8 arrestations de ce matin correspondent à 8 autres terroristes potentiels qui devaient passer à l’acte prochainement ou sont directement lié à l’acte de Khalid Masood. 

Les 3 lycéens bretons sont hospitalisés à l’hôpital Saint-Thomas de Londres, très près des lieux de l’incident terroriste. 2 notamment ont subi des polytraumatismes, notamment, ils ont les bras et les jambes fracturés. Leurs 50 camarades devraient être rapatriés cette nuit.

 

Khalid Masood, ‘assassin abattu, de type pakistanais,

Ce n’est pas « Trevor Brooks », alias Izadeen, comme l’a d’abord laissé entendre la Chaîne 4 Britannique. S’il n’a pas immédiatement été nommé, c’est que l’enquête en réseau se poursuit pour mieux le cerner, ainsi que ses relations. 

 

Quelques heures après la combinaison de deux types d’attaques terroristes à la voiture-bélier, puis au couteau à lame de 20 cm, contre la Maison du Parlement Britannique, mercredi 22 mars, la police n’était toujours pas certaine qu’elles aient pu être commises par un seul et même terroriste, plus d’un ou d’être face au travail d’une cellule terroriste. On rapportait, plus tard, deux autres tués, parmi les 20 blessés du Pont de  Westminster. L’assaillant terroriste a poignardé trois agents de police qui l’ont empêché d’entrer dans le bâtiment. L’un d’entre eux, Constable Keith Palmer, non-armé, 48 ans, est, depuis lors, décédé de ses blessures. Le terroriste lui-même est mort de ses blessures. Un peu plus tard, on a réussi à extraire vivante une blessée grave qui s’était jetée dans la Tamise au moment du choc.

Alors que le centre de Londres et son système de transport a marqué une halte et que la police et les forces de sécurité se sont propagés en tissant un très large filet, personne n’était complètement sûr que l’épisode terroriste était réellement terminé. Le Commandant de Scotland Yard, B.J. Harrington a déclaré qu’une enquête anti-terroriste de grande envergure est entreprise et a appelé le public à communiquer toute information disponible et de rester très vigilant.

Cobra, le comité de crise du Gouvernement, se réunit avec les responsables principaux de l’Etat, de la police et des services anti-terroristes. Cette réunion est pilotée par le Premier Ministre, Theresa May. La police armée (montée, depuis le 13 novembre 2015 en France, à  plus de 2600 hommes pour Londres) et celle sans arme sont de service dans les rues de Londres. Les équipes de la police anti-terroriste fouillent le Bâtiment caverneux du Parlement, où les Députés sont demeurés confinés jusqu’à 21 h environ, ainsi que le  personnel de Downing Street.

La grande roue du London Eye sur la Tamise a mis un terme à son cloisonnement de ses « invités » prisonniers à l’intérieur de l’attraction.

Le niveau de menace face du terrorisme international au Royaume-Uni était élevé au stade de sévère. Mercredi, c’était la commémoration des attentats à la bombe de l’aéroport et du métro de Bruxelles qui avaient fait 32 morts.

Theresa May a été évacuée par au moins huit hommes de la police secrète armée, certains portant leur arme à feu, par des souterrains qui relient directement Westminster et le 10 Downing Street.

DEBKAfile  Exclusive Reportage 22  Mars 2017, 8:19 PM (IDT)
Adaptation : M.B

Les avions de combat israéliens livrent 4 nouvelles frappes contre des cibles de l’armée syrienne et du Hezbollah sur le Mont Qasioun près de Damas. MEDIA

An Israeli Air Force F-15 fighter jet. © Amir Cohen / Reuters

Un avion  de combat F-15 des Forces aériennes israéliennes © Amir Cohen / Reuters

Les avions de la chasse Israélienne ont, à nouveau, mené des frappes aériennes codes cibles de l’armée syrienne et du Hezbollah dans la région du Mont Qasioun, près de Damas, la nuit dernière, de mardi 21 au mercredi 22 mars.

Selon ces témoignages des réseaux sociaux de l’opposition syrienne, les avions de combat israéliens ont mené 4 cycles de frappes successives. Il n’y a pas eu de rapport faisant état du nombre de blessés ou de morts subi par les forces du régime syrien.

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Une photo censée montrer la situation sur le Mont Qasioun, cette nuit, après les frappes israéliennes.

Des rapports initiaux sur cet incident sont parus sur les comptes des réseaux sociaux favorables à l’opposition syrienne et ils se sont ensuite largement propagés jusque dans les médias israéliens.

Si ces frappes les plus récentes se confirment, elles seraient le quatrième cycle de frappes aériennes attribuées à Israël en Syrie en moins semaine.

Ni le Ministère syrien de la Défense ni les Forces de Défense Israéliennes (Tsahal) n’ont commenté, confirmé ou infirmé ces témoignages.

Ces reportages portant sur de nouvelles frappes aériennes israéliennes en Syrie surviennent à peine quelques heures après que le Premier Ministre israélien Binyamin  Netanyahu ait promis de poursuivre implacablement des cibles en Syrie.

“Le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahu a insité sur le fait d’avoir clairement entendre au Président russe Vladimir Poutine que les forces israéliennes continueront de mener des frappes aériennes en Syrie s’is estiment que c’est nécessaire.

“ S’il existe une faisabilité, du point de vue des renseignements et des moyens militaires dont nous disposons – nous attaquons et donc cela se poursuivra autant que nécessaire », a déclaré Netanyahu au cours de sa visite en Chine, ajoutant qu’il avait informé Poutine des intentions claires et nettes d’Israël.

Selon le Jerusalem Post, le PM israélien a aussi démenti les reportages prétendant que la Russie insistait pour qu’Israël cesse ses opérations militaires sur le territoire syrien »” mentionne la chaîne de télévision RT appartenant à l’Etat russe.

southfront.org

Royaume-Uni : La Police a fait une descente à l’adresse où le djihadiste de Londres a loué un 4×4 Hyundai, et procède à huit arrestations dans sa communauté où les complicités de l’assassin semblent multiples

Des descentes ont notamment eu lieu dans le quartier d’Egbaston qui comporte 4 mosquées et 12% de sa  population qui est Musulmane.

Apparemment, il n’avait rien d’un « Loup Solitaire », mais bénéficie d’un soutien important au sein de sa communauté musulmane pakistanaise

« Des dizaines de policiers en armes ont fait une descente à l’adresse de Birmingham où a été loué  le véhicule utilisé par le tueur djihadiste de Londres et a procédé à de nombreuses arrestations »,selon Rebecca Taylor du Mailonline, le 23 mars 2017.

L’assaillant a agi seul, sept arrestations dans le cadre de l’enquête

Selon Mark Rowley, l’assaillant a agi seul. Les autorités ont perquisitionné six adresses et arrêté sept personnes dans le cadre de l’enquête, à Birmingham et ailleurs dans le pays. Des analyses ont encore lieu sur les lieux de l’attaque, ajoute le commandant de l’unité antiterroriste.
à 08:51

Le bilan révisé: 3 morts et 29 personnes hospitalisées

Mark Rowley, le commandant de l’unité antiterroriste, fait un nouveau point: le bilan des victimes est de trois morts de nationalités différentes – le policier de 48 ans, une femme ayant une quarantaine d’années et un homme d’une cinquantaine d’années.  29 personnes sont hospitalisées, sept sont dans un état grave.

Des policiers armés se sont engagés dans une descente contre une propriété résidentielle près d’un Restaurant cuisinant au curry, à Birmingham cette nuit en bouclant une bonne partie de la ville pendant plus de deux heures. 

Des dizaines d’agents de police, certains en civil, d’autres armés, ont été aperçus qui fondaient littéralement sur une adresse près du quartier de Bearwood dans cette ville, cette nuit.

La route de Hagley a été fermée à la circulation au cours d’une période de temps, puis ensuite rouverte à la circulation. La BBC affirmé que le véhicule utilisé au cours de cette attaque terroriste dans Londres a pu être louée dans cette même rue. 

Pic by Michael Scott/Caters News – (PICTURED: Police Officers enter the property on Hagley Road in Birmingham, after it was raided by armed police. Police are on hightened alert after the terror attack in London on Wednesday which killed 5 people.)

On rapporte que cette rue a été bouclée à 11 heures pm hier soir et rouverte vers 2 am ce matin, des témoins de ce secteur disant qu’au moins 8 individus parmi les gens vivant à cette adresse ont été emmenés. 

Les témoins identifient ces policiers comme des membres d’une unité antiterroriste. 

La police de West Midlands a fait, plus tôt, un bref communiqué, où on peut lire : « Une opération de police est en cours, aucun autre détail ne sera donné à ce stade de l’enquête »

jihadwatch.org

Une enquête a été ouverte en France au lendemain de l’attentat meurtrier de Londres dans lequel trois lycéens français ont été blessés, a annoncé jeudi le parquet de Paris.

L’ouverture de cette enquête par la justice française est une procédure classique du fait de la présence de trois Français blessés, dont deux gravement.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance du chef de « tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste ».

Les investigations ont été confiées à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, le 18 février 2017 à Munich
Sven Hoppe (POOL/AFP)

Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault est attendu jeudi à Londres au chevet des Français blessés, des élèves du lycée Saint-Joseph de Concarneau (Finistère), en voyage scolaire.

Un des pères fondateurs BDS arrêté !

Omar Barghouti, un des leaders du mouvement BDS, Boycott Désinvestissement Sanction dont l’objectif est le Boycott économique et culturel d’Israël, est soupçonné d’avoir détourné la somme de 700 000 dollars entre 2007 et 2017.
Suite à une investigation fiscale concernant plusieurs centaines de milliers de dollars, il a été arrêté ce lundi matin par le Ministère des Impôts de Haïfa et sa région. Barghouti a été libéré dans la foulée après le paiement d’une caution, et reste sous contrôle judiciaire avec notamment une interdiction de sortie du territoire et la confiscation de son passeport.
Barghouti, titulaire du prix internationnal « Ghandi pour la paix » est né au Qatar, a grandi en Egypte et a émigré en Israël après avoir épousé une Arabe israélienne. Un colon ?
Il a vécu à Ramallah mais réside à Acco (Israël) selon les dossiers de l’administration fiscale.

 

Source:

http://www.globes.co.il/news/article.aspx?did=1001181603

Barghouti, qui réside dans la ville israélienne d’Acre, a déposé l’argent dans un compte bancaire à Ramallah pour le cacher aux autorités fiscales israéliennes

Il est également soupçonné d’avoir déposé un revenu d’une tournée mondiale sur un compte bancaire aux États-Unis, lui aussi caché aux autorités fiscales israéliennes.
La police a déclaré que les cartes de crédit et les relevés de transaction trouvés à son domicile font l’objet de soupçons de dissimulation fiscale

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BONNE NOUVELLE : Un des pères fondateurs BDS arrêté !

Le Kataïb Hezbollah irakien annonce ses plans de prendre systématiquement pour cibles les forces américaines (mais seulement) après l’élimination de Daesh!

L’irak chiite donne des preuves flagrantes de ses calculs mesquins de peuple et de mouvement terroriste assisté 

Les forces populaires du Kata’ib Hezbollah d’Irak -le petit frère-jumeau de celui du Liban et formé par celui-ci- met en garde les forces américaines qu’elle seront « confrontées à la Résistance islamiste irakienne » si elles ne quittent pas immédiatement le territoire d’Irak, après leur victoire contre le groupe terroriste de l’Etat Islamique. Ces commentaires sont faits, alors que le Premier Ministre irakien Haider al-Abadi se trouve en visite à la Maison Blanche, pour réclamer plus d’assistance de la part des Etats-Unis d’Amérique. 

Le Porte-Parole du Kata’ib Hezbollah Irakien, Jafar al-Hosseini (Photo: Fars)

The Iraqi Kata’ib Hezbollah popular forces are going to target the US forces, if they do not leave the territory of Iraq after the win over terrorists of the Islamic State (IS) group there, spokesman for the Iraqi Kata’ib Hezbollah, Jafar al-Hosseini said in an interview to the Islamic Republic News Agency (IRNA) on Monday.

Les Forces Populaires du  Kata’ib Hezbollah vont prendre pour cibles les forces américaines, si elles ne quittent pas immédiatement le territoire de l’Irak, après la victoire en Irak sur les terroristes de l’Etat Islamique (Daesh), a déclaré le porte-parole du Kata’ib Hezbollah irakien, afar al-Hosseini au cours d’une interview à l’Agence de Presse de la République Islamique Iranienne (IRNA)

“Si les Américains manquent à leur devoir de quitter l’Irak, ils se mettront dans la ligne de mire de la résistance islamique irakienne” a déclaré al-Hosseini.

Il a aussi insisté sur le fait que, pour le moment, le principal défi de l’Irak n’est pas de s’occuper de Daesh, en remarquant que le principal but du camp américain est de se consolider en Irak,mais pas de combattre les terroristes, en opérant depuis le territoire du pays.

“L’engagement américain à Mossoul et dans la Province d’Al-Anbar n’est pas seulement destiné à mettre un terme au terrorisme de Daesh », commente Al-Husseini. « Les Américains veulent sécuriser un avant -poste et avoir un pied dans la région, à la suite du retraite de Daesh [Etat Islamique]”

Le porte-parole a insisté sur le fait que c’est exactement le but que poursuivent à la lettre les forces américaines, en ajoutant que la présence des Américains est plus dangereuse que les terroristes de Daesh, puisqu’ils  ont des plans à long terme pour l’Irak.

Ces remarques d’al-Hosseini surviennent après qu’un autre Commandant important des Unités de Mobilisation Populaire irakiennes (PMU), connues sous le nom d’Hashd al-Shaabi, Javad al-Tayebavi, ait déclaré les troupes américaines ont aidé le Commandant en chef de Daesh, Abu Bakr Al Baghdadi à s’échapper de la partie ouest de Mossoul, située dans le nord de l’Irak.

“Les Forces américaines ont pavé la voie pour que le dirigeant de Daesh (Abu Bakr Al Baghdadi) puisse s’enfuir de l’ouest de Mossoul vers la région d’al-Qayravan”, rapporte la chaîne TV al-Sumeria Ten citant les paroles d’ al-Tayebavi prononcées au début du mois. “Notre unité des renseignements a confirmé qu’al-Baghdadi se déplace entre les régions d’al-Qayravan et d’al-Hazar dans le sud de Mosul,” faisait remarquer al-Tayebavi à cette période.

southfront.org