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Interpol diffuse une liste de 173 kamikazes potentiels pouvant frapper en Europe

Interpol diffuse une liste de 173 kamikazes potentiels pouvant frapper en Europe

L’organisation policière internationale a envoyé à la fin du mois de mai aux services de renseignements européens une liste de 173 combattants de Daesh soupçonnés de vouloir commettre des actions kamikazes en Europe.

Ils seraient prêts à passer à l’action. Selon le Guardian, l’organisation internationale de police Interpol a diffusé aux services de renseignements européens une liste de 173 combattants de Daesh, kamikazes potentiels, soupçonnés de vouloir rejoindre l’Europe pour y mener des attaques suicides.

Des individus « formés à construire et positionner des engins explosifs »

D’après le quotidien britannique, ces membres de l’organisation jihadiste auraient été formés à mener des attaques suicides de façon isolée, pour venger les récentes défaites de Daesh en Irak et en Syrie, où le groupe perd de plus en plus de terrain. Selon Interpol, cet effondrement du « califat » pourrait donc faire augmenter le risque d’actions kamikazes menées sur le continent européen.

Pour l’heure, il n’existe aucune preuve que ces combattants ont rejoint l’Europe ou s’apprêtent à le faire. La liste a en tout cas été envoyée par le secrétariat général d’Interpol, basé à Lyon, le 27 mai dernier, et décrit précisément ces hommes comme des individus pouvant avoir été « formés pour construire et positionner des engins explosifs improvisés afin de causer de décès et de graves blessures ».

« Il est estimé qu’ils peuvent voyager à l’international, pour participer à des activités terroristes », ajoute Interpol.

« Il apparaît que ces sujets ont manifesté la volonté de commettre une attaque suicide ou en martyre », explique par ailleurs une note d’Interpol accompagnant la fameuse liste.

Des éléments collectés dans les cachettes de Daesh

Le Guardian précise en outre que la liste a été établie par le renseignement américain, sur la base de centaines de documents retrouvés dans les cachettes des jihadistes, lors d’opérations militaires contre des positions de Daesh. Les documents ont ensuite été donnés au FBI, qui a, à son tour, transmis la liste à Interpol.

La liste constitue une véritable base de données, puisqu’elle mentionne le nom des 173 suspects, mais aussi leur date de recrutement par Daesh, leur dernière adresse connue, la mosquée dans laquelle ils avaient leurs habitudes, le nom de leur mère, ainsi que des photos. Pour chaque combattant, un numéro d’identification a été créé afin que tous les pays membres d’Interpol puissent croiser ces nouvelles données avec celles déjà disponibles dans les bases de données locales.

Ainsi, Interpol a demandé à ses partenaires nationaux de lui fournir toute information sur les noms figurant dans la liste, ou toute donnée complémentaire susceptible d’être en leur possession, telles que des données biométriques, des casiers judiciaires, des passages de frontières, des numéros de passeport, ou encore une activité sur Internet et les réseaux sociaux. Objectif : affiner encore d’avantage les profils de ces 173 kamikazes potentiels, dont plusieurs sont susceptibles d’être originaires de pays européens.

 

Il s’agit bien d’une guerre pour le contrôle souverain sur le Mont du Temple

 

L’attaque sanguinaire au couteau à Halamish, qui a laissé pour morts Yosef Salomon Z’l, un grand-père âgé de 70 ans, son fils Elad Z’l et sa fille Haya Z’l, dans leurs quarante années, venus avec leurs enfants fêté la naissance de leur dernier garçon, ainsi qu’une grand-mère de 78 ans, grièvement blessée -alors que la famille se réunissait pour le repas de la veillée du Shabbat, vendredi 21 juillet au soir – n’a rien d’un acte terroriste commis au hasard. Il fait directement suite, avec une cohérence infernale, au meurtre des deux agents de police sur le Mont du Temple, il y a très exactement une semaine [Et il s’agit bien d’une « guerre sainte », un djihad pratiqué par les Palestiniens au même titre que l’Etat Islamique]. Les planificateurs des premiers assassinats sur le Mont du Temple, l’ont fait commettre par trois Arabes Israéliens et savaient exactement qu’une telle action déclencherait un incendie susceptible d’emporter la vie de nombreux Israéliens et de nombreux Palestiniens.

Halamish est une petite communauté juive orthodoxe de 250 familles, non loin de Ramallah, qui est à la fois doté de murs, de portes imposantes et gardée. Néanmoins un Palestinien de 19 ans, Omar al-Abed du village voisin de Kobar, à 2 kms à pieds, , a été en mesure d’escalader le mur surmonté d’une lourde barrière, activant l’alarme sans qu’on détermine encore si Tsahal a reçu l’alerte sur-le-champ, a déferlé à l’intérieur du domicile, la porte lui étant ouverte par ses propres victimes, -pensant à l’arrivée d’un voisin pour la fête- et a déchaîné ses coups contre les membres de la famille attablée. La femme du fils assassiné est parvenu avec beaucoup de sang-froid à arraché les cinq enfants en visite chez leurs grands-parents, à les cacher dans une autre pièce et à téléphoner à la police, alors qu’un voisin un jeune soldat en permission d’une équipe paramédicale de combat au sein de l’unité canine Oketz, a réussi à ajuster son tir contre le terroriste à travers une fenêtre et a ainsi stoppé net le carnage commis par le Palestinien.

Les membres du personnel paramédical, qui en ont pourtant vu de toutes les couleurs en matière d’atrocités terroristes, ont dû surmonter leur sentiment d’horreur face au bain de sang dans lequel ils sont entrés pour venir sauver des vies humaines. Pour le grand-père et son fils, il était trop tard. La fille du grand-père est décédée entre leurs mains et la grand-mère a été amenée à l’hôpital dans un état grave pour apprendre à son réveil ce qui était advenu des autres.

Le chef suprême de l’Autorité Palestinienne, l’ancien terroriste Abu Mazen dit Abbas, a, quant à lui, décidé de profiter des vives tensions déclenchées autour du Mont du Temple, depuis les meurtres des deux policiers, le 14 juillet. Accusant Israël « d’avoir déclaré une guerre de Religions (sic) », en voulant installer des mesures de protection autour du Lieu, il a annoncé en début dejournée vendredi, suspendre toute coopération sécuritaire avec Israël. Cela n’est qu’une énième démonstration de la Hutzpah extrémiste de cet ancien terroriste, si on considère cinq secondes que c’est très précisément cette coopération même qui le maintient au pouvoir [et que sans elle, le Hamas aurait certainement eu sa peau depuis longtemps]. Il négocie directement avec les Américains et ce sont ces mêmes Américains qui soutiennent à bout de bras ses services de sécurité et qui servent d’intermédiaires afin de préserver les relations des Palestiniens avec leurs homologues israéliens.

Si les Palestiniens choisissent de s’acharner sur le chemin de la violence, leurs soutiens américains et européens vont rapidement se trouver confrontés à un dilemme pour savoir s’il leur faut vraiment parrainer le terrorisme. Faire effectivement une question publique de cette affaire [de portiques sur le Mont du Temple] mettrait fin à tous les efforts investis dans la diplomatie afin de trouver une solution au conflit – que ce soit au niveau local et direct ou régional.

Et c’est très précisément ce que cherchaient ) provoquer les trois hommes armés musulmans en tirant dans le dos et en assassinant les deux gardes de la police des frontières israéliens à l’entrée de la Porte des Lions depuis l’intérieur du Mont du Temple, après qu’un de leurs complices -appréhendé depuis- ait caché leurs armes dans la fameuse Mosquée Al Aqsa, [changée en QG terroriste idéal]. 

 

Les Palestiniens sont tout-à-fait cohérents dans l’enchaînement de leurs opérations tactiques : d’abord faire couler le sang juif, ensuite dire au monde que ce sont eux les victimes et qu’en tant que « Martyrs » ils ont une bonne justification pour réclamer vengeance – en particulier contre les « Fils de Singes et de Porcs qui défigurent Al Aqsa » : c’est ainsi que le boucher d’Halamish, Omar al-Abed, 19 ans, sympathisant connu du Hamas, a décrit les Juifs dans son message de  « dernières volontés » sur Facebook, trois heures avec d’aller commettre ses meurtres rituels. Excepté qu’au lieu de mourir entouré de l’aura de Martyr, il a survécu [et se trouve entre d’excellentes mains pour remonter jusqu’à ses commanditaires et leur faire subir le juste châtiment qu’ils méritent]

La semaine toute entière, leurs leaders ont diffusé parmi les Palestiniens et musulmans israéliens, y compris par les membres arabes élus au Parlement israélien, que le complexe de la Mosquée Al Aqsa et ses alentours, un sommet de montagne artificiel bâti pour être le site du Temple Juif, il y a plus de 2000 ans, serait une propriété exclusivement musulmane et qu’aucun Juif n’avait le droit de mettre un pied sur « le Noble Sanctuaire ». Cette revendication s’applique aussi à l’ensemble de Jérusalem, connu sous [sa fausse identité] son nom arabe comme « Al Quds ». Les plus célèbres détecteurs de métaux de toute l’histoire du Moyen-Orient sont devenus les symboles qui sont parvenus à concrétiser leur rage (colère) contre la souveraineté israélienne sur le Mont du Temple et la ville sainte. Cela serait censé mettre en lumière ce conflit comme étant plus « national » (Jérusalem pour capitale) que « religieux » (Pas de contrôle Juif ni d’autres religions à Jérusalem).

Pour Israël, la souveraineté sur sa capitale et sur le site des temples juifs successifs, qui a été remportée avec de lourdes pertes au cours d’une guerre de défense (1967) après des millénaires d’exil, n’est pas un sujet à débattre. La promesse réitérée des gouvernements successifs, de préserver le statu-quo sur le Mont du Temple et le lieux saints des villes (dont Hébron) est soutenu fermement. Lais elle est sans aucune valeur aux yeux des Palestiniens, puisque cette promesse est offerte par une entité  qu’ils considèrent comme usurpatrice.

Rien de moins que l’abandon du Mont du Temple par Israël au contrôle total du Waqf musulman ne pourrait les satisfaire.

Mais cela présente un autre problème. Depuis des décennies, les gouvernements israéliens ont provisoirement étouffé des explosions de violence sans fin, en abrogeant des parcelles de son contrôle à l’autorité musulmane : qu’il s’agisse du Waqf ou de la Jordanie, permettant au roi hachémite de prétendre au titre de Gardien d’Al Aqsa [et de se mettre sur un pied de quasi égalité avec le roi d’Arabie Saoudite]. Mais de toute évidence, cela n’a jamais suffi à modérer la violence palestinienne pour très longtemps. Le Waqf a même reçu la permission de construire un prolongement d’Al Aqsa, qu’il n’a obtenu qu’en jetant aux ordures les reliques des Temples Juifs découverts au fur et à mesure par les constructeurs.

Mais Israël a, désormais, atteint le bout de ce qu’il pouvait encore brader à ce sujet. Il est évident que même si les détecteurs de métaux installés aux portes du Mont du Temple étaient enlevés ou remplacés, la violence déclenchée sur le Mont du Temple le 14 juillet n’était que l’équivalent des trois coups d’inauguration, suivie une semaine plus tard par les meurtres d’Halamish. =

Un regain d’affrontements palestiniens avec la police dans Jérusalem, plus tôt dans la journée de vendredi, a fait trois morts parmi les émeutiers palestiniens surexcités. Le Chef d’Etat-Major, le Lieutenant-Général Gadi Eisenkot a ordonné un rappel massif des renforts de Tsahal et de la police, pour tenter remettre le couvercle sur ce bouillonnement de violence et protéger les communautés juives de Judée-Samarie.

DEBKAfile  Reportage Spécial 22 Juillet 2017, 8:41 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

Les renseignements jordaniens désignent la main du Hezbollah derrière l’attentat du Mont du Temple

La police israélienne a diffusé, jeudi 20 juillet, une séquence vidéo ayant enregistré les mouvements des terroristes se dirigeant vers le lieu de l’attaque meurtrière qu’ils ont commise sur le Mont du Temple, il y a sept jours, quand ils ont lâchement assassiné deux agents des gardes-frontières israéliens.

Ce film ne montre pas 3 hommes, mais 4, qui se sont précautionneusement séparés les uns des autres avant d’entrer dans la Mosquée Al Aqsa. Là, les trois hommes ont reçu leurs armes remises par leur quatrième complice, qui a organisé sa fuite en se mêlant aux pèlerins quittant la mosquée.

La police a publié la vidéo, jeudi, quelques temps avant les prières musulmanes du vendredi – qui amène des dizaines de milliers de fidèles à Al Aqsa – comme un rappel que le crime commis était une attaque terroriste mise en oeuvre par des Musulmans sur le troisième site le plus sacré de l’Islam – et non à cause des portiques détecteurs de métaux qu’Israël a installé pour assurer sa sécurité. Pour noyer à tout prix cette vérité, les Palestiniens et les responsables du WAQF provoquent un tumulte mondial, comme si rien de particulier ne s’était passé pour qu’ils deviennent indispensables…

L’enquête qui se poursuit a établi que les terroristes étaient loin d’être des amateurs. Ils ont agi calmement, avec une précision de professionnels et ils ont démontré clairement être entraînés et coutumiers du terrain de leur action. Il s’agissait d’une cellule terroriste compétente qui a pris d’assaut un lieu saint des trois principales religions monothéistes mondiales.

Même l’absence de toute revendication pour l’attaque devient un indice, en particulier puisque aucun des enquêteurs israéliens, qu’il s’agisse de la police, des services de sécurité ou des services de renseignements, n’ont jusqu’à présent mis en lumière l’identité de l’organisation derrière cette cellule.

Cependant, les sources des renseignements et de l’anti-terrorisme de Debkafile révèlent que les services de renseignements jordaniens et saoudiens en sont arrivés à la conclusion que l’attaque est le fruit d’une cellule dirigée par le Hezbollah aux ordres de l’Iran. Une des signatures possibles du Hezbollah est l’absence de’ toute revendication.

Le 18 juillet 2012, un terroriste-suicide s’est fait exploser dans un bus transportant des touristes israéliens dans la ville balnéaire bulgare de Burgas, tuant cinq Israéliens, le chauffeur bulgare et blessant 32 personnes. Aucune organisation n’a jamais revendiqué cette attaque. Les services de renseignements israéliens avaient découvert des preuves que l’attentat avait été orchestré par le Hezbollah, mais ils n’ont jamais été en mesure de mettre la main sur les complices et commanditaires du kamikaze.

Cette fois, la différence est que les trois hommes sur le Mont du Temple n’avaient aucune intention de se suicider. Ils ne s’attendaient pas à ce que la police israélienne ne réagisse suffisamment vite pour leur tirer dessus, mais ils avaient l’intention de s’enfuir en toute sécurité par la Mosquée Al Aqsa. Là, ils prévoyaient soit de s’échapper par d’anciens tunnels souterrains conduisant à l’extérieur des murs de la vieille ville. soit de se barricader à l’intérieur de la mosquée caverneuse, pour une mener d’intenses échanges de feux avec la police pendant longtemps.

Les cercles des renseignements jordaniens soupçonnent que l’attentat du Mont du Temple puisse être lié à l’accord russo-américain de cessez-le-feu dans le Sud de la Syrie, juste aux frontières de la Jordanie et d’Israël. Ces deux gouvernements ont exigé l’exclusion des forces iraniennes et du Hezbollah hors de ces deux zones.

Téhéran aurait trouvé une réplique à ces exigences en démontrant que son supplétif libanais est capable d’atteindre des endroits stratégiques très profondément à l’intérieur d’Israël, sans recourir à une territoire extérieur, parce que le Hezbollah non seulement maintient sa présence à Deraa et sur le Golan syrien, mais est aussi parvenu à infiltrer des réseaux terroristes à l’intérieur même d’Israël et de la Jordanie. Le groupe terroriste pro-iranien est depuis longtemps soupçonné de recruter des réseaux dans certaines communautés arabes israéliennes. En frappant sur le Mont du Temple, l’Iran et le Hezbollah ont pris pour cible autant Israël que la Jordanie, qui revendique d’être le Gardien de ses mosquées.

DEBKAfile Reportage Spécial 20 Juillet 2017, 6:26 PM (IDT)

Adaptation  : Marc Brzustowski

 

Quneitra : les Russes en concurrence… humanitaire avec Israël!
Les Russes, prenant possession de la zone de cessez-le-feu de Quneitra, ont transmis des paquets d’aide humanitaire aux villageois, mais Israël est déjà présent par son aide médicale et en aliments de base, de puis 4 ans et demi. On apprend que l’Etat Hébreu ouvre deux autres centres de soin en plein territoire syrien… 

 

Alors que les troupes russes commençaient à se déplacer à l’intérieur du secteur de cessez-le-feu imposé autour de Quneitra, juste en face de la frontière israélienne du Golan, mercredi 19 juillet, elles se sont rendues compte qu’elles se trouvaient en concurrence acharnée avec Israël concernant…  l’aide humanitaire dans les villages du secteur détenus par les rebelles.

Puisque Israël est farouchement opposé à toute présence russe dans la zone (théoriquement) démilitarisée de Quneitra – et bien que cette présence ait été approuvée par l’Administration Trump, comme Debkafile l »a révélé en exclusivité le mardi 18 juillet – Moscou a décidé d’avancer lentement à pas de loup et d’en profiter pendant ce temps pour l’emporter « sur les cœurs et les esprits », en s’occupant des groupes rebelles et de leurs familles, qu’Israël a secouru depuis des années (au moins depuis l’automne 2013, par l’hôpital de campagne de Tel Hasakah). Le Kremlin s’imaginait que si ces groupes rebelles perdiat l’habitude d’être aidés par Israël, il pourrait les convaincre de coopérer avec les troupes russes dans l’application de la zone de cessez-le-feu de Quneitra et au-delà (on parle d’une alliance de circonstance entre 10.000 rebelles de Homs avec les Russes contre les groupes djihadistes) et que, de fait, les Russes pourraient alors se passer des appréciations d’Israël et de sa conformation au traité.

Mardi, par conséquent, un convoi militaire russe est arrivé jusque dans Jabah, un village au nord(-est de la ville de Quneitra, à 4 kms de la frontière israélienne sur le Golan. Des officiers décrits comme appartenant au « Centre de Réconciliation du Ministère de la Défense russe » sont sortis des camions et ont commencé à distribuer des paquets de nourriture aux villageois.

Les civils ont reçu des produits de première nécessité et ont été soigné au besoin par les médecins russes, a annoncé un officier syrien. Les officiers russes et syriens ont promis l’arrivée d’une aide humanitaire supplémentaire  » pour les implantations à travers toute la province de Quneitra » et que les médecins russes allaient se rendre en visite dans tous les villages de la zone de cessez-le-feu.

Israël, qui envoie de l’aide à travers tous ces villages syriens qui se sont trouvés retranchés par la guerre civile hors d’accès des produits de nécessité basiques, a essentiellement gardé ce programme sous scellées, excepté quand des témoins racontaient aux médias ce qu’ils avaient vu et vécu aux médias. Mercredi, les officiers de Tsahal dirigeant ce programme d’aide se sont demandé sur un ton ironique : « Mais où donc étaient passés les Russes, pendant toutes ces années, quand il n’y avait uniquement qu’Israël à aider ces villages abandonnés tout le long de sa frontière? »

Après avoir observé les troupes russes distribuer des paquets aux gens de Quneitra, le gouvernement israélien et les chefs de l’armée ont décidé de défier ces gestes de propagande russe extrêmement tardifs.

Jusqu’à présent, Israël a fourni une aide humanitaire régulière à quelques 200.000 villageois vivant dans 80 villages rebelles qui ne sont pas contrôlés par Daesh, jusqu’à 15 kms de profondeur à l’intérieur du territoire syrien. L’an dernier uniquement, Israël a envoyé plus d’un million de litres de carburant brut, 360 tonnes de produits alimentaires, 77 tonnes de vêtements et de chaussires, des dizaines de générateurs et de systèmes d’eau, ainsi qu’apporter des soins médicaux, dont des soins hospitaliers pour les blessés et les malades syriens, grâce à un hôpital de campagne à la frontière, servant de centre d’affactation vers les hôpitaux en cas de nécessité.

Mercredi,Israël a officiellement formalisé ce programme d’assistance sous l’intitulé de « L’opération bon voisinage », et a dévoilé qu’il était, en fait, déjà administré depuis 2016 par une unité spéciale de la Division Bashan, qui a la responsabilité du secteur du Golan.

Tsahal a diffusé des séquences montrant des camions transportant de l’approvisionnement, de l’équipement médicale, des médicaments, du carburant et des produits alimentaires à travers la frontière, ainsi que des images montrant les personnels paramédicaux israéliens soulageant les blessés syriens et les retirant du champ de bataille afin de leur obtenir des soins approfondis dans des hôpitaux israéliens.

Selon les statistiques de Tsahal, au moins 3.000 Syriens ont franchi la frontière au cours des 4 dernières années pour bénéficier de soins médicaux. Et Israël a envoyé des incubateurs, des respirateurs et des ambulances autant que nécessaire. Durant la même période, Tsahal a conduit 150 opérations d’assistance sur le sol syrien.

A leur arrivée à Quneitra, les Russes ont découvert une population bien mieux nourrie et soignée que n’importe quels civils syriens en n’importe quel autre endroit des fronts de guerre du pays entretenus par leurs bombardements, volant au secours du dictateur Bachar El Assad. Quoi qu’il en soit, ils se sont mis à faire assaut d’aide humanitaire contre Israël afin de conquérir les « esprits et les coeurs » des villageois, dans l’endroit de Syrie le mieux secouru et entretenu!

 

DEBKAfile Reportage Spécial 19 juillet 2017, 8:58 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

 

Netanyahu, lors d’une tirade à « micro resté ouvert » : le traitement d’Israël par l’U.E est « délirant »
 
Dans des commentaires « surpris » accidentellement par des journalistes, le Premier Ministre exhorte les dirigeants de Hongrie et de la République tchèque à convaincre leurs homologues européens de ne pas conditionner leurs relations avec Israël à l’avancée des négociations avec les Palestiniens. 

Il est difficile de croire que les assistants de Netanyahu ne s’en soient pas immédiatement aperçus. Il est plus probable que Netanyahu ait employé ce moyen afin de bien insister sur son message envers l’Iran, le Hezbollah et leurs efforts pour s’implanter tout près des frontières israéliennes, ainsi que pour diffuser brutalement son mépris quant à l’attitude négative de l’Europe envers l’Etat Juif.

Le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a lancé une tirade sans précédent contre l’Union Européenne, mercredi, désignant comme « délirant » le traitement réservé à Israël par cette organisation.

« Il n’y a aucune logique là-dedans. L’Europe est en train de saper les fondements de sa propre sécurité en affaiblissant Israël », a déclaré Netanyahu, lors d’une rencontre privée avec les dirigeants de Hongrie et de la République Tchèque, au moment d’évoquer les menaces que représentent l’Iran, la Syrie et l’Etat Islamique, à l’aune des relations entre l’Union Européenne et Israël.

Ces commentaires que Netanyahu a laissé filtrer à « micro ouvert », ont été enregistrés « accidentellement » par des journalistes couvrant le séjour du Premier Ministre et munis d’écouteurs. L’alimentation a aussitôt été coupée dès qu’ils s’en sont aperçus.

Netanyahu with the leaders of Hungary, Poland, the Czech Republic and Slovenia (Photo: Haim Tzah, GPO)

Netanyahu avec les dirigeants de Hongrie, Pologne, République Tchèque et Slovénie (Photo: Haim Tzah, GPO)

 

Avant cela, cela dit, les journalistes ont entendu le Premier Ministre critiquer cette Union Européenne parce qu’elle conditionne la coopération technologique avec Israël au fait de créer les conditions politiques en vue d’éventuelles « négociations de paix » avec les Palestiniens.

« L’Europe met en danger son propre développement en mettant en péril ses relations avec Israël par cette tentative folle de « créer les conditions » pour la paix entre Israël et les Palestiniens, a t-il dit. « Israël est juste là et l’Europe se déconnecte de ce centre massif de l’innovation ».

Il a poursuivi en commentant que « S’il ne s’agissait que de mes intérêts, je ne me poserais même pas la question. Ne sapez pas les relations avec le suel pays de la région qui se préoccupe des intérêts de l’Europe. Arrêtez d’attaquer Israël, au contraire soutenez ce pays! ».

Le Premier Ministre hongrois  Viktor Orbán a répondu à Netanyahu sur un ton conciliant, en lui disant que l’Union Européenne impose de telles conditions y compris à ses propres membres (comme les pays de l’Est). « Nous comprenons tout-à-fait ce dont nous parlons », a t-il dit.

Netanyahu with the leaders of Hungary, Poland, the Czech Republic and Slovenia (Photo: Haim Tzah, GPO)

Netanyahu avec les dirigeants de Hongrie, Pologne, République Tchèque et Slovénie (Photo: Haim Tzah, GPO)

 

Netanyahu a répliqué que « L’Europe doit décider si elle veut vivre et prospérer ou se flétrir et disparaître. Je vois bien que vous êtes choqués parce que je ne suis pas politiquement correct. Nous faisons partie de la culture européenne. L’Europe se termine en Israël. A l’Est d’Israël, il n’y a plus d’Europe… Je vous suggère d’abord de nous aider ainsi que l’Europe, en accélérant le type d’accords que nous entretenons entre nous, en envoyant ainsi un message à vos collègues du reste de l’Europe sur la façon d’aider vraiment l’Europe ».

Le Premier Ministre a parlé aux autres dirigeants des excellentes relations qu’Israël entretient avec les puissances mondiales comme la Chine et l’Inde. « Ici on trouve une situation étrange, je dois le dire. L’Union Européenne est la seule au monde qui pose des conditions pour poursuivre ses relations avec Israël, qui propage des technologies partout dans toutes les régions du monde », a t-il dit. Je reviens juste de Chine. Le Président Xi m’a dit : « Vous êtes un géant de l’innovation ». Nous avons des relations particulières avec le Chine et ils ne se préoccupent absolument pas de politique. Le Président indien Modi n’a dit : « J’ai besoin de régler le problème de l’eau, qu’est-ce que je dois faire? J’ai besoin de produire du lait, quelle vache produit le meilleur lait? La vache israélienne… »

Il a aussi discuté des relations d’Israël avec les Etats-Unis : « Nous avons connu un énorme problème avec la politique américaine. C’est différent à présent. Il y a maintenant une position plus forte à l’encontre de l’Iran. Il y a une présence américaine renouvelée dans notre région et plus de bombardements des états-voyous et c’est positif. J’ai dit au Président russe Poutine, que dès que nous reverrons l’Iran transférer des armes au Hezbollah, nous les frapperons à nouveau. Nous l’avons déjà fait des dizaines de fois et allons le refaire ».

Itamar Eichner|Publié le :  19.07.17 , 15:23

ynetnews.com

La Turquie d’Erdogan fait fuiter la carte des positions des forces spéciales américaines et françaises en Syrie

pour les punir d’aider les Kurdes contre Daesh

 

 

En réponse à la politique de la coalition dirigée par les Etats-Unis en Syrie et pour sanctionner son soutien aux forces kurdes syriennes, les médias de l’Etat turc ont divulgué sans autorisation les positions de l’armée et des forces spéciales américaines et françaises en Syrie.

L’agence de presse officielle turque Anadolu a publié un article divulguant l’emplacement de dix localisations de l’armée américaine dans le nord de la Syrie.

Ces cartes publiées par Anadolu lundi, comprennent des localisations spécifiques de huit postes militaires avancés et de deux bases aériennes près de la frontière turque qui, les unes comme les autres disposent de troupes à la fois américaines et françaises.

L’article fait la liste de trois points à Hasakah, deux points à Manbij et de trois endroits au nord de Raqqa, en plein assaut de reconquête de la ville des mains de Daesh.

Les Etats-Unis ont tout d’abord établi des bases aériennes dans les zones tenues par les Kurdes dans le nord de la Syrie, en octobre 2015.

En mars et en avril 2016, les Etats-Unis ont ajouté des sites de déploiement supplémentaires dans la région.

L’article d’Anadolu suggère qu’il s’agirait là d’actions de « représailles », de la part de la Turquie, protectrice de Daesh et en complète trahison de son appartenance à l’OTAN, du fait que les Etats-Unis et l’Occident fournissent des armes aux Unités de Protection du Peuple Kurde (YPG) en Syrie, qui assistent la coalition dirigée parles Etats-Unis, dans le combat contre Daesh, en jouant le rôle de forces terrestres régulières.

« En rendant publiques ces positions militaires américaines secrètes,la Turquie fournit clairement des renseignements aux terroristes de Daesh pour les inciter à attaquer les positions américaines en Rojava -Nord de la Syrie », a souligné un porte-parole des forces des YPG kurdes, s’exprimant pour ARANews, mercredi. « Nous ne permettrons pas à la Turquie ni à ses alliés terroristes de s’approcher de ces secteurs ».

La Turquie considère que les YPG ne seraient qu’un prolongement du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), en conflit avec la Turquie depuis plus de trois décennies.

Un porte-parole de la coalition a rappelé samedi que, pour les Etats-Unis, il existe une différence claire entre ce Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et les unités de Protection du Peuple Kurde (YPG). Les Etats-Unis reconnaissent que le PKK présente une menace pour la Turquie.

« Nous sommes en désaccord avec la Turquie, lorsqu’elle prétend que les YPG et le PKK ne seraient qu’une seule et même organisation. La coalition reconnaît la menace que le PKK fait peser sur la Turquie, mais la Turquie ne peut pas poursuivre ce combat aux dépends de notre combat commun contre le terrorisme qui nous menace tous », a déclaré le porte-parole dfe la coalition dans une interview exclusive avec ARANews.

« Nous appelons tous les pays de la région à rester concentrés sur le combat dans le but de vaincre Daesh,qui reste la principale menace pour la paix et la sécurité tant régionales que mondiales » a déclaré ce responsable.

Dans le même temps, Ilham Ahmed, le coprésident du Conseil Démocratique de Syrie a souligné à quel point il est dangereux de mettre sur le même plan d’égalité PKK de Turquie et les YPG des Kurdes de Syrie.

Les YPG appuyées par les Etats-Unis et la coalition, ainsi que d’autres factions syriaques, chaldéennes et arabes des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) sont actuellement enfermées dans des combats rapprochés féroces face aux islamistes de l’Etat Islamique, en pleine ville de Raqqa, la capitale de facto de Daesh, dont elles ont déjà repris plus de 25% du territoire et des quartiers stratégiques importants. C’est ce moment que le félon Erdogan choisit pour commettre ses divulgations, à travers ses journaux aux ordres.

aranews.net

Adaptation : Marc Brzustowski

 Tsahal expose un réseau d’avant-postes frontaliers du Hezbollah en quête de renseignements
Tsahal diffuse des preuves vidéos des opérations de tentative de recueil de renseignements par le Hezbollah, depuis le sud-Liban, le long de la frontière israélienne, en violation complète de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Tsahal a diffusé une vidéo détaillant les opérations d’espionnage du Hezbollah dans le sud du Liban, en violation de la Résolution 1701 du Conseil de Résolution de l’ONU, qui impose que l’organisation terroriste chiite doit demeurer de l’autre côté du fleuve Litani, soit à 50 kms plus au nord.

La vidéo a été diffusée en préparation d’un débat au Conseil de Sécurité de l’ONU sur les violations de cette résolution, qui doit se tenir jeudi 20 juillet. Les identités d’au moins 32 de ces employés « secrets » du groupe terroriste officiant à la frontière ont été révélées, dont deux sont nommés de façon régulière :  Ali Reda Hasan Chiri et Ali Hammoud, -qui ont été repérés plus de 32 fois en des endroits différents de la frontière, avec leurs photos, adresses, leur marque préférée de caleçons, l’épicerie qu’ils fréquentent, … 

 

Hezbollah operatives attempting to gather intelligence on Israel (Photo: IDF Spokesperson's Unit)

Des agents « opérationnels » du Hezbollah tentant de façon très peu discrète, de capter désespérément la moindre bride de « renseignements » sur Israël, depuis leurs miradors, avec des appareils-photos, drones ou tout autre moyen rapidement repérable (Photo: Unité du Porte-Parole de Tsahal)

 

D’autres vidéos fournies montrent clairement un camion du groupe terroriste quitter une base du Hezbollah et déposer des hommes en bas de ces miradors de surveillance pour des périodes de captation d’images plus ou moins prolongées.

Le Hezbollah a établi un réseau imbriqué d’infrastructure militaire, qui comprend des sites de lancement de roquettes pointées en direction d’Israël.

La vidéo, publiée par l’Unité du Porte-Parole de Tsahal, décrit comment le Hezbollah s’y prend pour recueillir des renseignements au sud-Liban, en commençant par des clichés de deux agents de l’organisation terroriste observés, alors qu’ils cherchent de toute évidence à capter des informations sur Israël.

Vidéo de Tsahal sur les activités un peu voyantes du Hezbollah à la frontière

La vidéo donne aussi des détails sur une organisation fictive « Les Verts sans Frontières »- mise sur pied par le Hezbollah et utilisée comme couverture afin de mener ses activités militaires illicites dans le sud du Liban. L’organisation rassemble ostensiblement des informations « écologiques et agricoles », soit-disant pour promouvoir la protection environnementale au Liban.

La vidéo montre même des images d’agents du Hezbollah, dont son propre secrétaire-général Hassan Nasrallah, en train de participer à des activités pour le compte de cette fausse organisation-écran, avec la véritable intention de porter toutes sortes de préjudices, petits et plus grands à Israël.

 

Hezbollah observation post (Photo: IDF Spokesperson's Unit)

Un poste d’observation du Hezbollah (Photo: IDF Spokesperson’s Unit)

Le mois dernier, Israël a fourni au Conseil de Sécurité de l’ONU des renseignements montrant que le Hezbollah avait établi une réseau de postes d’observation tout le long de la frontière, censé se dissimuler sous le masque d’une organisation à caractère parfaitement innocent.

L’Ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, a envoyé une lettre aux membres du Conseil de Sécurité, détaillant un incident en Avril, quand un groupe de civils a bloqué l’accès à une patrouille des forces de la FINUL vers un de ces postes de surveillance sur lequel flottait ce drapeau des « Verts sans Frontière ».

Le Général de Brigade Rafi Milo, désigné au rang de Commandant de la Division de Galilée, a déclaré mardi : « Notre degré de préparation à une escalade probable est de plus en plus aiguisé. Nous continuons de surveiller de près les évolutions sur le terrain et nous améliorons constamment nos capacités de répliques défensives et offensives. Dès que cela va devenir nécessaire, nous allons les employer à pleine puissance décuplée ».

« Nous ne perdons pas de vue le fait que le Hezbollah viole systématiquement la Résolution 1701 de l’ONU et, en complète contradiction, maintient sa présence militaire même si elle se croit dissimulée dans des dizaines de villages chiites bien au sud du Fleuve Litani. L’armée libanaise ferme les yeux sur les activités du Hezbollah, les dispositifs de camouflage des miradors de l’organisation terroriste au sud Liban et elle lui permet même d’utiliser sa propre infrastructure contre l’Etat d’Israël. La paix et la stabilité dans la région est pourtant importante pour chacun d’entre nous ».

Yoav Zitun|Publié le :  18.07.17 , 21:00

ynetnews.com

C’est officiel : Les gardiens de la Révolution iranienne lancent leur campagne de recrutement en préparation de leur guerre contre le Kurdistan irakien, s’il proclame son Indépendance (une deuxième guerre de 1948 version kurde)

 

ARA News

 

Les forces des Gardiens de la Révolution iranienne présentes au Kurdistan iranienne et leurs centres de recrutement, connus pour être tenus par les Basijs, ont reçu l’ordre de lancer une campagne de recrutement en préparation d’une possible guerre contre la région autonome du Kurdistan d’Irak, dans l’éventualité de la proclamation de soin Indépendance, à l’issue d’un référendum prévu le 25 septembre 2017.

Mercredi, le journaliste kurde d’Iran Azad Mustovi a cité une source bien informée au Kurdistan Iranien, disant qu’au cours de ces derniers jours, les quartiers-généraux des Gardiens de la Révolution et les forces de mobilisation « ont lancé une campagne de recrutement pour envoyer des troupes envahir le Kurdistan irakien si nécessaire », en cas de guerre probable contre les Peshmergas kurdes de la région autonome d’Irak, si jamais les Kurdes s’aventuraient à déclarer l’Indépendance du Kurdistan, qui est prévue à l’issue du référendum du 25 septembre.

Selon cette source interne aux Pasdaran, s’exprimant sous condition d’anonymat, certains éléments des Gardiens de la Révolution Iranienne qui sont d’origine kurde ont catégoriquement déclaré leur refus de se battre contre les Kurdes d’Irak, mais disent être prêts à combattre Daesh.

Mustovi a déclaré à Al-Arabiya que : « Depuis que le Président de la région autonome du Kurdistan d’Irak, Masoud Barzani, a annoncé l’organisation d’un référendum sur l’Indépendance à l’égard de l’Irak, le 25 septembre, le régime iranien tente de l’empêcher par tous les moyens et à n’importe quel prix ».

En juin, le gouvernement iranien a condamné cette orientation des Kurdes vers l’indépendance du nord de l’Irak, exhortant toutes les parties à « respecter la constitution irakienne et à maintenir l’unité ».

« Ce geste unilatéral d’Erbil (la capitale du Kurdistan d’Irak) est inacceptable » avait alors déclaré Bahram Qasimi, le porte-parole du Ministère iranien des Affaires étrangères.

« La région du Kurdistan fait partie de l’Irak et elle ne peut pas se séparer du reste du pays », avait insisté Qassim, désignant le « référendum sur l’Indépendance du Kurdistan », un « geste irresponsable ».

Le Président du Gouvernement Régional du Kurdistan (GRK) Massoud Barzani, a annoncé que le 25 septembre serait le jour du référendum sur l’Indépendance du Kurdistan.

Aussi bien l’Iran que la Turquie sont totalement opposés à ce référendum pour l’indépendance, mais les Kurdes d’Irak rappellent qu’aucun pays de la région n’a le droit de s’ingérer dans leurs affaires internes.

« Quand nous parlons de référendum, nous parlons du Kurdistan en Irak uniquement », avait répliqué le chef du service des Relations extérieures du GRK Falah Mustafa Bakir, à tous ces pays voisins qui ont une population kurde qui leur est propre et qui craignent que l’indépendance irréversible du Kurdistan n’inspire directement leurs propres Kurdes à rechercher de plus en plus d’autonomie ou/et carrément l’indépendance.

 

   

aranews.net

Adaptation : Marc Brzustowski

 

 

 Les troupes russes en route pour Quneitra, prêtes à défier les prérequis sécuritaires d’Israël

 

Des unités de l’armée russe se préparent à se mettre ne mouvement vers la ville syrienne de Quneitra dans les jours à venir et à prendre position juste en face de la frontière syro-israélienne du Golan, selon les sources militaires exclusives de Debkafile. Leur fonction est de maintenir l’ordre sur la seconde zone du Sud-ouest de la Syrie prévue pour établir le cessez-le-feu conclu entre les Présidents Donald Trump et Vladimir Poutine quand ils se sont rencontrés à Hambourg le 7 juillet.

Quneitra  se trouve à juste 5 kms de la frontière israélienne  et des lignes où Tsahal est positionné pour la défendre.

Israël a notifié autant Washington que Moscou que l’Etat Hébreu s’oppose catégoriquement à la présence d’unités russes à ses frontières. Cependant, les officiers russes et américains coordonnant l’instauration du cessez-le-feu se sont mis d’accord pour recommander expressément ce déploiement de soldats russes. La Maison Blanche et le Kremlin ont donné leur feu vert à cet ordre de déploiement, en l’imposant de façon arbitraire à Israël envers et contre sa volonté.

Leur argumentaire est uniquement de dire que la première one de cessez-le-feu établie la semaine dernière sur le front de Dera’a à la frontière jordanienne ne va pas manquer de rapidement s’effondrer si elle n’est pas immédiatement consolidée par une seconde zone à Quneitra.

Mais ces deux zones diffèrent sous bien des aspects, selon les points sur lesquels insistent nos sources des renseignements militaires.

L’entente conclue concernant Dera’a, entre les Etats-Unis,la Russie et la Jordanie, comprenait une clause contraignant explicitement au retrait des forces iraniennes et pro-iraniennes, y compris le Hezbollah, vers un autre point à plus de 40 kms à l’ouest ou nord de la ville démilitarisée.

Cette clause n’a jamais été appliquée, et ce à aucun moment. Comme Debkafile l’a dévoilé en exclusivité le 16 juillet, même à la suite des mouvements de troupes russes et tchétchènes dans Dera’a, dimanche, les forces syriennes et iraniennes ont bien fait mouvement pour s’en aller, mais une unité d’élite du Hezbollah, la Katibat Radwan est restée. Les Etats-Unis, la Russie et la Jordanie ont décidé collectivement de laisser béante cette brèche dans l’accord de cessez-le-feu, de ne pas lui apporter de réponse tout en tentant de laisser ce point aussi obscur que possible.

Tout en agissant afin d’obtenir l’acceptation jordanienne quant à ce nouveau format de l’accord, les deux grandes puissances se sont abstenues de se tourner vers Jérusalem pour lui demander son avis. Eles savaient d’avance qu’elles seraient reçues par un rejet catégorique, à cause d’une faille antérieure : celle de la clause devant imposer un retrait d’au moins 40 kms de Dera’a, pour tout membre de troupes iraniennes ou pro-iraniennes, qui a été complètement laissée de côté, en ce qui concerne la zone de Quneitra – sans prêter la moindre attention aux exigences israéliennes de son intégration à tout accord.

L’absence de tout engagement de Trump et/ou Poutine sur ce point laisse Israël totalement exposé à la présence de forces iraniennes et du Hezbollah à portée de mortier de ses frontières sur le Golan dans une zone supervisée par leur alliée l’armée russe.

C’est bien ce danger qui a poussé le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a faire connaître publiquement la totale opposition d’Israël à ce cessez-le-feu de Trump et Poutine pour le sud-ouest syrien, au cours de sa visite à Paris, lundi 17 juillet, après ses pourparlers avec le Président Emmanuel Macron.

Dans une tentative cherchant visiblement à calmer les préoccupations d’Israël, le Ministre russe des Affaires étrangères a proféré une déclaration habituelle pour un diplomate russe : « Je peux garantir que nous avons fait tout ce qui est en notre pouvoir et que la partie américaine a fait tout ce qu’elle pouvait pour s’assurer que les intérêts d’Israël dans ce cadre sont pleinement pris en considération », a t-il dit lundi en soirée.

Une lecture attentive de ce communiqué a révélé à nos sources qu’il avait été fait dans le contexte d’un précédent accord de cessez-le-feu promu par les Russes et faisant de la Turquie et de l’Iran ses « co-parrains ». Au lieu de produire l’effet de réassurance recherché, ce commentaire a été interprété en Israël comme une tentative de vérifier que l’arrivée des troupes russes à Quneitra en dépit des objections acharnées d’Israël se passerait en douceur.

 

DEBKAfile Exclusive Reportage exclusif, 18 Juillet 2017, 11:03 AM (IDT)

 

Adaptation : Marc Brzustowski

Besançon. Un homme interpellé par le Raid lors d’une opération antiterroriste

  • Une quinzaine d’hommes, venus des antennes de Nancy et de Strasbourg, ont procédé à l’interpellation d’un homme résidant dans le quartier de Saint-Claude.
    Une quinzaine d’hommes, venus des antennes de Nancy et de Strasbourg, ont procédé à l’interpellation d’un homme résidant dans le quartier de Saint-Claude. | Illustration. Jérôme Fouquet, Ouest-France

Selon les informations de l’Est Républicain, une opération antiterroriste a été menée ce mercredi à Besançon (Doubs) par le Raid. Un homme a été interpellé mais peu de détails ont filtré concernant cette intervention.

Selon l’Est Républicain, une opération antiterroriste a été menée, mercredi 19 juillet, par les policiers du Raid à Besançon (Doubs).

Une quinzaine d’hommes, venus des antennes de Nancy et de Strasbourg, ont procédé à l’interpellation d’un homme résidant dans le quartier de Saint-Claude.

Une opération très discrète

Une opération tenue secrète pilotée par le parquet antiterroriste de Paris, dont les contours demeurent encore inconnus. En effet, peu d’informations ont filtré sur les détails de l’intervention.

Contacté ce mercredi par nos confrères de l’Est Républicain, l’état-major du RAID à Paris a confirmé l’information refusant d’en dire davantage. « Lorsqu’il s’agit d’une opération de cette nature, on ne communique rien ». Et d’ajouter « tout s’est bien passé ».

Deux autres interpellations mardi

L’Express ajoute que la veille déjà, mardi 18 juillet, le Raid avait procédé à deux interpellations dans le cadre du même dossier, sans préciser le lieu de ces arrestations.

Les trois individus, soupçonnés d’avoir des liens avec le groupe terroriste Daesh, feraient l’objet d’une enquête ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste ».

Pierre de Villiers: l’armée doit être loyale au peuple, pas à Emmanuel Macron

Depuis quelques jours, une forme d’opposition semblait s’afficher entre Emmanuel Macron, président de la République et donc chef des armées, et le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des Armées (CEMA), c’est à dire le plus haut placé dans la hiérarchie militaire française hors gendarmerie. Il était question de limoger le CEMA, la décision devrait être rendue publique d’ici la fin de la semaine et, finalement, on apprend ce matin que le général a choisi de démissionner. La raison ? En commission, Pierre de Villiers a vertement critiqué de nouvelles coupes budgétaires et souligné leur impact inévitable sur la capacité opérationnelle des forces. Ajoutons que la critique fut faite en des termes qui rendaient inévitable sa diffusion publique.

Bien sûr, qu’un pays, frappé par le terrorisme et gangrené par des réseaux de fanatiques et de criminels disposant d’armes de guerre, choisisse de diminuer son budget de défense en même temps qu’il se prépare à financer des Jeux olympiques laisse songeur. Mais sans même parler de l’opportunité des choix budgétaires, l’analyse d’une telle situation doit aller au-delà du classique « se soumettre ou se démettre », notamment parce qu’elle concerne un militaire de haut rang.

La « merveilleuse trinité »

En première approche, évidemment, un chef des armées ne peut se permettre de voir ses décisions publiquement contestées par l’un de ses grands subordonnés. Toute faille entre l’Etat et les forces armées serait une faiblesse que nos ennemis seront tentés d’exploiter. Clausewitz l’a théorisé avec la formule de la « merveilleuse trinité », triangle dont les sommets sont l’armée, le gouvernement et le peuple qui doivent être unis pour assurer la robustesse d’une nation. Avant lui, Sun Tzu, Machiavel et bien d’autres l’avaient également analysé.

La responsabilité de cette union harmonieuse n’incombe pas, pour autant, aux seuls militaires, et leur devoir de réserve est précédé et supplanté par un devoir de loyauté – encore faut-il savoir envers qui, ou quoi.

Un militaire est soumis à des contraintes exorbitantes du droit commun car ses fonctions sont elles-mêmes et par nature hors normes, c’est à dire en dehors des normes communes. Bien que les nécessités de la guerre ne donnent pas tous les droits, sans quoi la guerre n’est plus seulement un drame mais devient une monstruosité, le droit habituel ne peut s’appliquer tel quel aux situations de guerre.

Macron n’est pas César

Les militaires risquent leur vie au combat, mais là n’est pas leur spécificité. Policiers, pompiers, secouristes entre autres peuvent aussi être amenés à risquer leur vie dans l’accomplissement de leur devoir. Mais seuls les militaires sont amenés à tuer dans le cadre de leurs missions (hors légitime défense). Leur chef, le CEMA, n’est donc pas un directeur d’administration comme les autres.

A lire aussi: Armée, Vel’ d’Hiv: quand Macron joue au petit chef

A qui doit aller sa loyauté et, avec elle, celle de tous les militaires ? Au président ? Au gouvernement ? A l’Etat ? A la nation ? Au peuple français ? A tous les habitants de la France ? A la France elle-même, ou à « une certaine idée de la France » ?

N’en déplaise à Emmanuel Macron, ce n’est pas pour lui que Pierre de Villiers devait ordonner aux hommes et aux femmes sous son commandement de risquer leurs vies ou de prendre celles de leurs ennemis. Ce n’est pas à lui que doit aller leur loyauté. Même élu, nul ne peut se décréter César, seulement l’être. Et l’Empereur lui-même devait servir Rome.

La souveraineté appartient au peuple

Comme l’affirme notre constitution, la souveraineté appartient au peuple. C’est donc lui, et lui seul, que les armées doivent servir, en obéissant aux décisions de ses représentants légitimes, à savoir les parlementaires.

Or, si cette loyauté impose de se soumettre même aux décisions budgétaires, elle impose aussi d’informer le plus honnêtement possible le Parlement des conséquences prévisibles des décisions qu’il projette, afin que celles-ci soient lucides et assumées.

En outre, sous réserve de ne pas rendre publique et donc accessible à nos ennemis d’information sensible, ce même devoir de loyauté impose aux militaires d’informer le plus clairement possible l’ensemble des citoyens sur les conséquences des choix politiques en matière de Défense. Nos militaires sont des experts dans leur domaine. Bien sûr, l’expertise technique n’a pas à se substituer au débat démocratique ni au choix politique – au sens noble du terme. Mais elle doit nourrir le débat, elle doit être un élément de la réflexion et de la décision politiques. S’en priver, comme on l’a trop fait, conduit à débattre de postures de principe sans connaissance des réalités opérationnelles. Les cas de la Libye et de la Syrie en sont de désastreux exemples. Emmanuel Macron, ex-ministre d’un président voulant faire alliance avec ce qui est aujourd’hui l’Etat islamique pour combattre Bachar el-Assad, devrait le savoir…

On ne peut rien reprocher à Pierre de Villiers

De quel droit, donc, reprocher au CEMA d’avoir donné au peuple souverain et à ses représentants les moyens de décider en conscience et en toute connaissance de cause ?

On m’objectera que le général Pierre de Villiers était aussi un haut fonctionnaire, tenu de ce fait à un autre devoir de loyauté envers son administration. C’est vrai, mais s’arrêter là reviendrait à ignorer une autre spécificité de l’état militaire : les limites strictes imposées à la liberté d’association.

Soyons clairs : une grande partie des récentes déclarations du CEMA n’auraient choqué personne si elles étaient venues d’un responsable syndical. Mais les militaires n’ont pas de syndicats, et n’ont pas le droit d’en avoir.

Faut-il pour autant renoncer à informer les citoyens de l’état de nos forces armées autrement que par le biais des déclarations officielles du ministère et les réponses convenues aux questions parlementaires ? Non, car une solution simple existe.

Laisser parler la grande muette

Depuis peu, les militaires ont le droit de constituer des associations professionnelles, mais elles ne rassemblent pour l’instant qu’un faible pourcentage de nos soldats.

Cependant, les militaires disposent aussi de « représentants du personnel », appelés conseillers concertation, dont certains siègent au sein de conseils nationaux appelés Conseils de la Fonction militaire (CFM).

Contrairement à des délégués syndicaux à temps plein, ceux-ci continuent pour l’essentiel à exercer leurs fonctions opérationnelles, et ne peuvent donc se transformer en « professionnels de la revendication » à l’agenda politique plus ou moins voilé. En outre, ils représentent l’ensemble de leurs camarades, et pas seulement d’éventuels adhérents. Parmi les armées, la gendarmerie est allée encore plus loin pour reconnaître leur légitimité et a choisi qu’ils soient élus par leurs pairs. Là où la hiérarchie porte la parole officielle des armées, ces CFM, composés de militaires de tous grades et de toutes spécialités, portent la parole des militaires. Et en tant que corps social, payant le prix du sang pour la sécurité de tous, ceux-ci ne sauraient continuer à être exclus du débat démocratique.

Hélas ! A ce jour, les CFM ne sont censés formuler des avis que sur les questions statutaires et liées à la condition militaire. L’organisation et l’emploi des forces sont exclus de leur champ théorique de compétence, et ils ne sont qu’informés des sujets budgétaires. Surtout, quels que soient leurs avis, ils ne peuvent pas les faire librement connaître par voie de presse. Ceux-ci restent donc sans effet sur l’opinion publique et sur l’électorat, et de ce fait d’un impact limité sur les élus…

Les militaires, des citoyens à part entière

Chef des armées, Emmanuel Macron est en droit d’exiger de ses collaborateurs stratégiques une adhésion sincère à ses décisions et l’absence de critiques publiques. Il ne peut pas pour autant attendre que le CEMA cautionne des mensonges éhontés sur la situation de nos forces armées et de notre capacité de défense.

Le choix du général de Villiers est honorable, habile, et sans doute un choix du cœur. Alors qu’il venait d’être reconduit dans ses fonctions pour un an, on lui demande d’avaliser une dégradation budgétaire majeure. Comment l’accepter sans avoir le sentiment de s’être fait acheter, et piéger ? Plutôt que de conclure sa carrière en pliant l’échine devant une décision qu’il juge inique, ce qui aurait été trahir à la fois ses subordonnés et les raisons mêmes de son engagement sous les drapeaux, il a décidé d’en sortir par le haut, avec panache, d’alerter l’opinion publique et de partir.

Ce choix, aussi, oblige Emmanuel Macron a clarifier très rapidement sa position vis-à-vis des militaires. Il ne peut pas se permettre de leur envoyer le signal qu’ils sont « juste bons pour se taire », envoyés au front au nom d’une population qui ignore tout de ce qu’ils vivent et refuse même qu’on le lui dise. Il doit les reconnaître comme des citoyens à part entière, ce qui est une condition nécessaire à la cohésion entre les armées et la nation, plus nécessaire que jamais.

Il faut rapidement donner à la communauté militaire le moyen de porter son expertise dans le débat public, de manière factuelle, sans esprit partisan ni polémique. Le moyen, en somme, de rendre compte sincèrement et loyalement au peuple souverain.

Et la meilleure solution pour y parvenir serait d’octroyer enfin une totale liberté d’expression aux Conseils de la Fonction militaire de nos différentes armées.

Article mis à jour le 19/07/17 à 12h00.

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Démission du général de Villiers: «Les militaires se disent que Macron les roulent dans la farine»

COLÈRE Certains militaires s’estiment trahis par les récents agissements du gouvernement …

Martin Guimier

Emmanuel MACRON, Paris, le 18 juillet 2017, au Palais de l'Elysée.

Emmanuel MACRON, Paris, le 18 juillet 2017, au Palais de l’Elysée. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

  • Après une réduction drastique du budget de la Défense pour 2017, l’altercation publique entre Emmanuel Macron et le chef d’état-major des armées a conduit à la démission de ce dernier
  • Certains militaires dénoncent une trahison de la part du gouvernement
  • Les augmentations de budget prévues à partir de 2018 ne les convainquent pas

La situation s’est bel et bien tendue entre le corps militaire et l’exécutif. Certains gradés fustigent les agissements du gouvernement ces derniers jours, de la réduction drastique du budget de la Défense, au recadrage public de Pierre de Villiers par Emmanuel Macron, conduisant à la démission du chef d’état-major ce mercredi. La pilule a du mal à passer pour des militaires, qui s’estiment aujourd’hui trahis par Emmanuel Macron.

« On ajoute l’humiliation à la trahison »

Pour le corps militaire, l’annonce du ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, le 11 juillet dernier, avait déjà été difficile à digérer. La Défense était en effet le plus amputé des budgets ministériels, avec 850 millions d’euros à économiser sur l’année 2017. L’altercation médiatisée entre Emmanuel Macron et le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers, conduisant à la démission de ce dernier, a définitivement entamé la confiance d’une partie de l’Armée envers le gouvernement.

Vincent Desportes, général de division de l’armée de Terre, estime que « Pierre de Villiers a pris la seule décision possible. Il aurait perdu sa légitimité en restant en place. C’est la meilleure décision qu’il y avait à prendre ». Le colonel Michel Goya abonde « L’affront est tellement important, la trahison tellement importante qu’il n’avait pas d’autres choix ». Avant d’ajouter concernant le recadrage public du désormais ex-chef des armées : « La maladresse est double : on ampute de manière imprévue le budget de l’Armée, brutalement, et ensuite on ajoute l’humiliation à la trahison ».

« Le président élu fait l’inverse du candidat Macron »

Certains regrettent un décalage entre l’accent mis par Emmanuel Macron sur la Défense, notamment pendant la campagne présidentielle, et les événements de ces derniers jours. « Il y a une énorme contradiction entre la posture adoptée par le président de la République et cette gifle adressée à l’Armée, » regrette Vincent Desportes. « Le président élu fait l’inverse du candidat Macron, les militaires se disent : « ce type-là, il nous roule dans la farine » ».

>> A lire aussi : VIDÉO. Démission du chef d’état-major des armées: Quatre choses que vous ignoriez (peut-être) sur le général Pierre de Villiers

Le général de l’Armée de Terre compare la situation avec celle de 2008, lorsque les armées s’étaient estimées maltraitées par Nicolas Sarkozy : « Il y a un mépris affiché par Emmanuel Macron envers l’institution militaire. On voit qu’il ne connaît rien à l’Armée. Des membres de l’institution ont cru en Emmanuel Macron pendant la campagne, ils sont profondément déçus aujourd’hui. On nous ressort finalement la salade habituelle ». Le colonel Michel Goya pense même que « le général de Villiers avait probablement eu des garanties budgétaires lorsqu’il s’est fait prolonger d’un an, il y a une semaine. Les militaires se sont fait flouer ».

« Nous avons une armée qui prend l’eau »

Les promesses d’augmentation du budget de l’armée à partir de 2018 n’ont pas convaincu tout le monde. « On promet 1,5 milliard d’augmentations en 2018, mais à ce rythme chaque année, on sera loin des 50 milliards en 2025, et donc des 2 % du PIB promis » estime Vincent Desportes. Pour le général, le ministère de la Défense trinque plus que les autres en raison de la réserve traditionnelle de la Grande Muette : « On tape encore dans le seul ministère qui ne gueule pas ! Eh bien ça n’a pas marché aujourd’hui ». « Bercy est l’ennemi premier de la Défense en France. Nous avons une armée qui prend l’eau de tous les côtés, notamment au niveau de nombreux équipements qu’il faut remplacer » renchérit Michel Goya.

>> A lire aussi : VIDEO. Le général François Lecointre nommé chef d’état-major des armées

Une chose est sûre, l’histoire ne pouvait pas plus mal commencer entre Emmanuel Macron et l’armée française : « Pour qu’une armée s’engage efficacement, il faut qu’elle ait des moyens mais aussi de l’envie. J’en arrive à croire que la Défense est un sujet secondaire pour Emmanuel Macron » regrette le général Desportes.

Quant au successeur de Pierre de Villiers à la tête des armées, le général François Lecointre, « il n’hésite pas à s’exprimer également, et il est capable de faire preuve de courage intellectuel ». Tout le monde est prévenu…

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20minutes.fr

 

 

Israël : la trêve syrienne est un permis de construire un avant-poste armé pour l’Iran
Netanyahu a exprimé, depuis la France, sa plus totale opposition au plan de cessez-le-feu dressé par Trump et Poutine pour le Sud-Ouest de la Syrie, parce qu’il sait que la force d’élite du Hezbollah, la Katibat Radwan a eu l’autorisation russe de s’implanter sur la soi-disant « zone démilitarisée » de Dera’a. Et la zone de Quneitra sera la suivante. 

Israël a attendu dix jours, depuis l’annonce, par les Présidents Donald Trump et Vladimir Poutine à Hambourg, de leur plan de cessez-le-feu pour le Sud-ouest de la Syrie, le long des frontières de la Jordanie et de la Syrie, avant de proclamer son « opposition totale » à ce plan fumeux. Dimanche 16 juillet, le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a annoncé publiquement, après sa rencontre avec le Président français Emmanuel Macron à Paris, en marge de la commémoration du Vel d’Hiv, que ce plan est totalement inacceptable.

Un haut-responsable au sein de la délégation qui l’accompagnait au Palais de l’Elysée a expliqué aux reporters qu’Israël faisait objection à cette trêve qu’il considère pouvoir être utilisé comme moyen visant à perpétuer la présence iranienne en Syrie et sur ses propres frontières. L’Iran ne fait pas qu’envoyer des « conseillers » en Syrie, souligne cet officiel, mais de vastes forces militaires à grande échelle afin d’établir en Syrie une base aérienne pour l’aviation militaire iranienne ainsi qu’une base navale pour des navires de guerre croisant en Méditerranée.

« Cela change déjà le tableau dans la région par rapport à tout ce qu’elle a pu être jusqu’à présent », dit-il.

Selon les sources des renseignements militaires proches de Debkafile, Israël s’est en définitive laissé galvaniser à rendre public sa position sans précédent contre le plan de cessez-le-feu américano-russe, en découvrant de quelle façon il a été instauré : quand, la semaine dernière, les troupes russes se sont déplacées à l’intérieur de Dera’a dans le sud de la Syrie, comme pour maintenir l’ordre imposé par ce cessez-le-feu mis en place dans la ville, l’armée syrienne s’est retirée – mais les forces du Hezbollah combattant avec l’armée d’Assad n’ont pas bougé d’un iota.

Quelques jours plus tard, on a aperçu la Brigade Katibat Radwan en train de creuser des tranchées dans Dera’a, à moins d’un kilomètre de la frontière jordanienne et se préparer à relancer l’offensive à tout moment afin de chasser les rebelles syriens de la ville.

Et tout cela se fait en dépit des garanties apportées par Washington et Moscou que le départ des forces iraniennes et du Hezbollah des zones de cessez-le-feu était plus que certifié.

Puisque Quneitra représente la prochaine zone prévue en vue de l’application de ce prétendu « cessez-le-feu » permettant à l’Iran de se réorganiser, Israël a exigé des clarifications de la part des bluffeurs de Washington et Moscou. Ne serait-ce que par le ton sur lequel on lui a répondu, le Premier Ministre a proclamé sa plus totale opposition à ce plan avant même que le modèle de Dera’a ne soit dupliqué dans une zone qui est immédiatement adjacente à la frontière du Golan.

Israël et la Jordanie sont dans le même bâteau, tant que le Hezbollah s’installe sur leurs deux frontières. Quoi qu’il en soit, plutôt que de joindre leurs forces pour s’opposer à ce plan, leurs chemins se séparent à ce carrefour. Alors qu’Israël monte au créneau en se révoltant contre ce plan de « déconfliction » américano-russe, le Royaume hachémite l’a adopté avec impatience et même a ouvert une porte arrière à des responsables du régime syrien en vue de son expansion.

Le Royaume hachémite est, en effet, impatient de se débarrasser des quelques 1,4 million de réfugiés syriens qui ont fui la violence dans leur pays, ainsi que de restaurer les relations commerciales avec la Syrie. Si cela se traduit par le fait de laisser des forces du Hezbollah rôder le long de ses frontières, eh bien qu’il en soit ainsi (Inch’Allah!).

Ce fossé se creuse à un moment particulièrement mauvais pour la relation entre les deux Etats signataires d’un traité de paix. Il s’est encore exacerbé au cours de l’attaque terroriste qui, le 14 juillet, a pris la vie à deux agents de la police israélienne gardant la Porte des Lions à l’entrée du Mont du Temple à Jérusalem. Alors que le roi Abdallah II a fini par condamner l’attentat, après avoir d’abord dénoncé Israël pour avoir temporairement fermé l’accès au sanctuaire, le Parlement jordanien a proclamé que les terroristes étaient des « martyrs ».

Le Roi se prévaut du statut de Gardien des Lieux Saints musulmans sous souveraineté israélienne à Jérusalem.

Conformément à cela, Israël a rouvert l’accès du Mont du Temple aux fidèles musulmans deux jours plus tard, dimanche. Cependant, les mesures de sécurité installées, en particulier les portiques détecteurs de métaux ou magnétomètres ont servi aux propagandistes palestiniens et aux imams du Waqf pour inciter à l’émeute à l’extérieur de la porte des Lions. Les imams ont refusé de se soumettre aux inspections sous ces portiques, mais des centaines de pèlerins musulmans ont désobéi à leurs ordres leur disant d’exercer un boycott et ont fini par poursuivre leur ascension afin de se rendre prier à la mosquée Al Aqsa.

Cependant, l’inquiétude d’Israël concernant l’arrivée du Hezbollah,le supplétif libanais de l’Iran, à sa frontière, était au premier plan de la conversation d’une heure et demie entre Netanyahu et le Président français Macron, dimanche – une partie du temps en tête-à-tête. Après leur rencontre, le Président français a déclaré lors d’une déclaration commune avec le Premier Ministre israélien : « Je partage les inquiétudes d’Israël quant aux activités du Hezbollah au sud-Liban et du fait des armes sophistiquées dont dispose ce groupe. Je veux essayer de promouvoir des gestes diplomatiques afin de réduire la gravité de cette menace ».

DEBKAfile  Reportage Spécial 17 Juillet 2017, 8:39 AM (IDT)

 

Le Meurtre de Sarah Halimi et la Santé mentale de la France

 

 

 

Le 4 avril 2017, Sarah Halimi, une femme juive âgée de 66 ans, a été assassinée par Kobili Traoré, âgé de 27 ans. Il a commis une intrusion violente à son domicile au milieu de la nuit. Traoré a torturé Madame Halimi et l’a ensuite jetée par la fenêtre depuis son appartement du troisième étage, dans le quartier de Belleville, dans le nord de Paris.

Des témoins ont entendu Traoré, un musulman d’origine africaine, crier Allahu Akbar en  commettant son crime[1]. Traoré avait fait de très nombreuses remarques antisémites envers Halimi par le passé, en la désignant, ses proches et elle, comme de « sales Juifs[2]« . Les autorités ont tenté de minimiser ou d’ignorer le caractère antisémite de ce meurtre[3]. Elles ont prétendu que le meurtrier était un malade mental, même s’il ne relevait d’aucun historique de ce type précédemment. Les médias principaux ont, de leur côté, presque totalement ignoré ce crime motivé par l’intolérance religieuse.

Gilles-William Goldnadel, un vocat représentant la famille Halimi, a dénoncé ce qu’il appelle « la psychiatrisation systématique des meurtriers antisémites issus de l’Islam radical[4]« . Au début de ce siècle, le sociologue français Shmuel Trigano avait déjà souligné une attitude identique au sein des autorités du pays.

 

A la fin 2000 et au début 2001, on a assisté à une énorme irruption de violence antisémite en France. Presque tous leurs auteurs étaient des immigrés ou enfants d’immigrés des pays musulmans. Trigano faisait entendre que cette violence antisémite est largement restée sans le moindre écho, autant dans la presse que du côté de la puissance publique. Il ajoutait qu’il existait des indications convaincantes que le gouvernement Jospin ait demandé à la communauté juive de ne pas donner trop de publicité à l’augmentation croissante des agressions antijuives. La raison évoquée parlait du risque  d’enflammer encore plus la situation. Le gouvernement français voulait maintenir  ce qui n’était déjà plus qu’une illusion de « paix sociale[5]« .

L’expression « paix sociale » dans un tel contexte est un euphémisme visant à ignorer ou à blanchir l’agression antisémite de la part des musulmans. Une étude récente sur l’antisémitisme dans sept pays européens concluait par : « Les données disponibles sur les auteurs d’agressions suggèrent que ce sont les individus d’origine musulmane qui ressortent principalement parmi les auteurs de violence antisémite en Europe de l’ouest, mais pas en Russie, où ce sont les délinquants et criminels d’extrême-droite qui dominent. Les études sur les comportements corroborent ce tableau jusqu’à présent, alors que les attitudes antisémites sont de loin, bien plus répandues parmi les musulmans que parmi la population générale en Europe de l’Ouest[6]« .

Trigano mentionnait aussi un cas où la vérité a été dissimulée à propos d’un meurtre idéologiquement orienté, mais qui ne comportait pas de lien avec les Juifs. « En 2002, l‘adjoint au maire de la ville de Béziers, Jean Faret, a été assassiné par un musulman. Le récit officiel a certifié que l’homme était fou ». Plus tard, le maire de la ville a accusé le Ministre de l’Intérieur, Daniel Vaillant, d’avoir imposé cette version à la municipalité. Le maire avait déclaré qu’après le meurtre, Vaillant s’était rendu à Béziers pour présenter le récit imputant le crime à un fou, comme « vérité officielle ». Trigano ajoutait : « Plus tard, il s’est avéré que les services français de renseignements ont découvert que le meurtrier était lié à Al Qaïda[7]« .

En 2003, Sébastien Selam, un disc-jockey juif, est tué par son ami d’enfant et voisin musulman envieux, Adel Amastaïbou. Les experts médicaux classent le meurtrier comme mentalement instable, alors qu’il n’a pas, non plus, le moindre antécédent, mais un passé de délinquant et de persécuteur. Quand les juges acceptent cette conclusion, elle empêche un procès où l’antisémitisme existant dans des franges conséquentes de la communauté musulmane française aurait pu et dû faire partie du débat de fond.

Richard Prasquier, alors président du CRIF, suit le dossier de près. Il dit alors qu’il est scandaleux qu’Amastaïbou ait été transféré en hôpital psychiatrique, mais qu’il ait reçu la permission de quitter les lieux durant ses week-ends. Prasquier déclare : « Les médecins ont pensé que ce serait épatant pour sa santé mentale de retourner à domicile, mais ils n’ont jamais pris en considération la santé et la sécurité de la famille de la victime, la famille Selam[8]« .

En 2006, Ilan Halimi, un jeune Juif, est kidnappé et torturé durant 24 jours avant d’être tué. Ses kidnappeurs, menés par Youssouf Fonana, se désignent comme « le Gang des Barbares ». Quand débute son procès en 2009, Fofana hurle : « Allahu Akbar ». Il donne son identité comme « appartenant aux Arabes Africains de l’armée salafiste de la révolte barbare[9]« .

En 2012, Mohamed Merah, un musulman français d’origine algérienne, tue un enseignant et trois enfants Juifs juste en face et à l’intérieur de leur école à Toulouse, Ozar Hatorah. Il venait, auparavant, d’assassiner trois parachutistes français et d’en rendre un quatrième tétraplégique.

Plus tard, son frère, Abdelghani Merah, a publié un livre dans lequel il décrit ses parents comme les ayant éduqués afin d’en faire de parfaits fanatiques antijuifs. Il écrit que sa sœur Souad et son frère Abdelkader sont également des antisémites extrémistes.[10]. Puisque Mohammed Merah a été tué lors d’une fusillade avec la police française, il n’y a eu nulk besoin de le déclarer malade mental[11]

En 2015, Amedy Coulibaly, un musulman africain, assassine quatre Juifs dans l’HyperCacher de la porte de Vincennes. Il a été tué un peu plus tard lors d’un assaut des forces de sécurité[12].

Une chose qui a changé, cependant, c’est que les Juifs tentent de briser la chape de plomb qu’on leur a imposée, au début de ce siècle [malgré les défilés du 7 avril 2002 ou celui en mémoire d’Ilan Halimi, le 26 février 2006]. Un autre marche a eu lieu dans le quartier de Belleville, afin de protester contre le silence des médias[13]. Un certain nombre d’intellectuels, certains d’entre eux non -Juifs, ont publié un communiqué sur le caractère antisémite de l’assassinat sauvage de Sarah Halimi[14].

Le Président du CRIF, Francis Kalifat, a publié un éditorial dans le quotidien le Figaro, où il écrit qu’il y a « des preuves qu’il s’agit d’un cas d’école de meurtre antisémite. Ce crilme commis au nom de la haine n’est pas reconnu pour ce qu’il est en réalité ». Il ajoute que Sarah Attal Halimi « s’est faite massacrer pour l’unique et seule raison qu’elle était Juive ». Kalifat écrit aussi qu’il continuera à faire pression sur les autorités jusqu’à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire[15].[ndlr :  Le président Macron lui a en partie donné raison en reprenant ces termes, lors de son discours sur la rafle du Vel d’Hiv, en compagnie du Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahu]

La France est le pays qui a la communauté musulmane la plus vaste en nombre absoluet en pourcentage, en Europe de l’ouest. On peut citer largement une étude de Pew en 2010, qui estimait que la France aurait 4, 7 millions de musulmans. A 7, 5% de la population, cela signifiait alors que le pays disposait déjà de la population musulmane la plus vaste d’Europe de l’ouest[16]. Beaucoup de Juifs de France comprennent que les principaux problèmes antisémites qu’ils rencontrent en France sont us à la haine et aux agressions perpétrées par une partie conséquente de la vaste présence musulmane conjuguée à l’absence de volonté des autorités de se confronter à la vérité. Les problèmes des Juifs de France sont donc essentiellement structurels plutôt que liés à des « incidents » circonstanciés.[17].

Il existe 751 zones dans le pays que les Français signalent comme « zones urbaines sensibles[18]« . Certaines parties d’entre elles seraient mieux dénommées comme « Zones de non-droit ». Trigano a déclaré à l’époque que l’antisémitisme est un baromètre permettant de jauger la perversité de la société française[19]. Le nouveau Président français, Emmanuel Macron, a fait des promesses de profond changement en France. Sa rhétorique est très ambitieuse. A la lumière de l’affaire du meurtre de Sarah Halimi et de ses conséquences, Macron ferait bien aussi de prêter un peu d’attention à la santé mentale particulièrement déclinante de la France.

 

 Par Manfred Gerstenfeld et Irena Kuruc

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Le Dr. Manfred Gerstenfeld a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski.

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[1]  www.liberation.fr/france/2017/06/06/meurtre-sauvage-a-paris-demence-ou-antisemitisme_1574941;

www.gatestoneinstitute.org/10513/france-islamic-antisemitism

[2] www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/05/22/31001-20170522ARTFIG00202-g-w-goldnadel-ce-que-revele-l-indifference-vis-a-vis-de-la-mort-de-sarah-halimi.php

[3] www.jpost.com/Diaspora/French-intellectuals-decry-cover-up-of-Jews-slaying-by-Muslim-neighbor-496393

[4] www.jpost.com/Jerusalem-Report/In-a-state-of-fear-492154

[5] www.jcpa.org/phas/phas-26.htm

[6] www.hlsenteret.no/publikasjoner/digitale-hefter/antisemittisk-vold-i-europa_engelsk_endelig-versjon.pdf

[7] www.jcpa.org/phas/phas-26.htm ; http://www.liberation.fr/societe/2001/09/03/a-beziers-coup-de-sang-au-lance-roquettes_375740

[8] www.jpost.com/Magazine/Features/Two-sons-of-France-166298

[9] www.dailymail.co.uk/news/article-1175046/Trial-begins-French-gang-barbarians-accused-killing-young-Jew-24-day-torture.html

[10] www.independent.co.uk/news/world/europe/how-my-hate-filled-family-spawned-merah-the-monster-8307341.html

[11] www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/france/9157126/Toulouse-siege-as-it-happened.html

[12] www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/11/07/attentats-de-paris-les-messages-du-commanditaire-au-tueur-de-l-hyper-cacher_4805099_1653578.html

[13] www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/04/09/01016-20170409ARTFIG00193-marche-blanche-a-paris-en-hommage-a-une-femme-defenestree-par-un-voisin.php

[14] www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/06/01/31003-20170601ARTFIG00316-l-appel-de-16-intellectuels-que-la-verite-soit-dite-sur-le-meurtre-de-sarah-halimi.php

[15] www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/06/25/31003-20170625ARTFIG00156-francis-kalifat-pour-sarah-halimi-je-ne-me-tairai-pas.php

[16] www.pewresearch.org/fact-tank/2016/07/19/5-facts-about-the-muslim-population-in-europe/

[17] www.jpost.com/Opinion/The-structural-uneasiness-of-French-Jews-494417

[18]  http://sig.ville.gouv.fr/Atlas/ZUS/

[19] www.jcpa.org/phas/phas-26.htm

Agriculteur poignardé : la défense demande une requalification en acte terroriste

L'agriculteur travaillait aux champs lorsqu'il a été attaqué et sérieusement blessé par un individu fiché S et assigné à résidence. - Crédits photo: REMY GABALDA/AFP

Le procès de Kader B., fiché S accusé d’avoir poignardé un agriculteur de Laroque-Timbaut, s’ouvre ce mercredi à au tribunal correctionnel d’Agen. La défense dénonce la qualification de l’attaque en délit de droit commun, et demande la saisine d’un juge antiterroriste.

L’attaque d’un agriculteur de Laroque-Timbaut par un individu fiché S et assigné à résidence relève-t-elle du droit commun? Le prévenu, Kader R.*, comparaît ce mercredi devant le tribunal correctionnel d’Agen pour violence avec arme, un délit de droit commun. Mais pour l’avocate de la défense, l’affaire relève du parquet antiterroriste de Paris. «Nous allons soulever deux exceptions d’incompétence en début d’audience», annonce Me Sophie Grolleau, l’avocate de l’agriculteur blessé et de son jeune collègue qui l’accompagnait aux champs ce jour-là. «Nous estimons que ces actes relèvent non seulement de la cour d’assises, mais surtout d’une qualification terroriste», explique-t-elle. «Tous les éléments sont réunis: du mode opératoire employé jusqu’à la personnalité du prévenu», assure-t-elle.

45 jours d’ITT

Le 18 juin dernier, après 21 heures, Kader B. portait plusieurs coups de couteaux contre un agriculteur qui moissonnait un champ aux abords de Laroque-Timbaut, une commune du Lot-et-Garonne. La victime s’en sort avec une profonde entaille au triceps, et une blessure au genou. Il est sauvé par son jeune collègue qui l’aidait ce soir-là. Celui-ci dira que l’agresseur a crié «allahou akbar» à quatre ou cinq reprises pendant et après l’attaque. Placé en garde-à-vue, Kader B. est convoqué le lendemain en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d’Agen pour violence avec arme, le parquet n’ayant pas retenu le chef de terrorisme. À l’issue d’un renvoi, le prévenu est placé en détention provisoire.

Depuis, l’agriculteur se remet doucement de ses blessures. Le médecin légiste a prolongé mardi sa période d’ITT de deux semaines, la portant à 45 jours au total. En attendant, son fils a pris le relais à l’exploitation. Il a posé des congés sans solde pour terminer les moissons. Mais les travaux prennent du retard. «Je n’ai pas pu terminer les moissons de blé, ni de faire les bottes rondes. J’ai dû renoncer à plusieurs contrats de récolte de betteraves, ce qui représente plusieurs milliers d’euros de manque à gagner.»

Physiquement, il ne devrait pas garder de séquelles. «J’ai de la chance d’être costaud, donc je m’en remettrai pas trop difficilement», explique-t-il. «Mais je n’oublierai jamais l’attaque, car j’ai conscience d’être passé à deux doigts de la mort. S’il m’avait touché à l’artère ou au cou, je serais mort comme une m*rde à 50 mètres de chez moi.»

Pour Me Sophie Grolleau, cette agression relève clairement d’un acte terroriste. «Que ce soit par les faits où la personnalité de l’agresseur, tous les éléments convergent vers cette conclusion», estime-t-elle. L’avocate des parties civiles souligne le profil du prévenu, fiché S, assigné à résidence et sous surveillance des services de renseignements. Avant d’être convoqué en comparution immédiate, Kader B. devait déjà être jugé pour diffusion d’images à caractère terroriste.

Lors d’une perquisition administrative menée à son domicile, les enquêteurs avaient retrouvé une trentaine de vidéos de combats, d’apologie de l’Etat islamique et de commentaires de sourates sur son téléphone portable. L’homme avait par ailleurs deux condamnations pour violences à son casier. A ce titre, il était sous le coup d’une peine de prison avec sursis. Me Grolleau souligne aussi qu’au moment de l’agression, le prévenu était en violation de son assignation à résidence qui courait de 20 heures à 6 heures du matin.

Pour sa part, l’avocate de Kader R. ne voit rien d’autre qu’une altercation entre deux personnes qui a dégénérée. «Les parties civiles ne le disent pas dans les médias, mais ils ont clairement reconnu pendant l’instruction qu’il y avait eu des provocations des deux côtés», plaide maître Céline Pascal. «L’enquête n’a relevé aucune entreprise terroriste, aucune revendication… La définition de l’acte terroriste est très précise, et elle ne colle pas aux faits.»

Le procès sera suivi de près par le maire de Laroque-Timbaut, Lionel Falcoz. L’élu LR avait adressé une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur Gérad Collomb pour s’étonner du peu de retentissement de l’affaire dans les médias nationaux. «Il est important que justice soit rendue à hauteur du préjudice subi par les deux prévenus», estime-t-il. L’élu se demande si le parquet «ne minore pas volontairement la portée des faits», pour ne pas «inquiéter les Français». Une attitude qu’il considère comme méprisante à l’égard de la France rurale et périphérique. «Ce n’est pas parce que ça ne se passe pas sur le parvis de Notre-Dame à Paris que l’affaire mérite un traitement de seconde zone», juge-t-il.

L’agriculteur pourra également compter sur le soutien de la coordination rurale du Lot-et-Garonne. Le syndicat agricole, qui avait déjà organisé un rassemblement devant la mairie de Laroque-Timbaut le 19 juin dernier, rassemblera ses soutiens à 13h30. «Nous n’aurons ni affiche ni slogan, nous serons simplement là en soutien à l’agriculteur blessé», explique-t-on au syndicat. «Nous demanderons à pouvoir travailler sereinement, et en sécurité.»

*Le prénom a été modifié.

La star de la série télévisée « Mission : Impossible », Martin Landau, meurt à 89 ans

Europe 1
La star de la série télévisée "Mission : Impossible", Martin Landau, meurt à 89 ans© Mike Coppola / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP La star de la série télévisée « Mission : Impossible », Martin Landau, meurt à 89 ansAprès des premiers pas à Broadway et une apparition dans « La mort aux trousses » d’Hitchcock, Martin Landau avait enchaîné les films jusqu’à obtenir l’Oscar du meilleur second rôle en 1995. Martin Landau, acteur américain et star de la série télévisée Mission : Impossible, récompensé par un Oscar pour Ed Wood de Tim Burton, est mort samedi à Los Angeles, à l’âge de 89 ans, a annoncé dimanche son agent Dick Guttman.

Premiers pas avec Hitchcock. Originaire de Brooklyn, Martin Landau débute sa carrière dans les années 1950 à Broadway, et fait ses premiers pas au cinéma dans le film culte d’Alfred Hitchcock La mort aux trousses en 1959. Il figure au générique de films comme CléopâtreLa Plus grande histoire jamais contée ou encore Nevada Smith, avant de connaître un large succès grâce à la série télévisée Mission : Impossible, dans lequel il incarnait Rollin Hand.

Un Oscar en 1995. Il décroche en 1995 l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation de Bela Lugosi dans le film de Tim Burton, Ed Wood. Il avait auparavant été nommé deux fois aux Oscars, pour Tucker de Francis Ford Coppola (1988) et pour Crimes et Délits (1989) de Woody Allen. C’est à la télévision que le public avait pu le retrouver ces dernières années, dans les séries télévisé Entourage ou encore FBI : Portés Disparus.

msn.com

Le Hamas envisage de s’installer en Algérie

Le Hamas envisage la possibilité de venir installer ses quartiers-généraux et ses planificateurs terroristes comme Saleh Al Arouri, en Algérie (sans doute dans la capitale), selon ce que déclarent des sources palestiniennes au journal en ligne d’a-Sharq Alwasat.

Selon ces sources, le Hamas a déposé sa candidature pour l’établissement d’un bureau de représentation officielle en Algérie, en plus d’y faire résider plusieurs membres de haute-voltige de l’organisation classée comme terroriste par l’Union Européenne et les pays anglo-saxons.

L’Algérie doit encore répondre à ces avances en  vue d’un mariage de sang.

Elior Levy|Publié le :  17.07.17 , 12:03
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Les Leaders du Hamas veulent s’installer en Algérie

DIA-15 juillet 2017:  Les leaders du Hamas Palestinien veulent s’installer en Algérie. Le porte-parole officiel de la « Résistance » islamique palestinienne Sami Abu Zahri n’est pas allé par quatre chemins pour faire part des besoins du mouvement, puisqu’il appelle les hautes autorités en Algérie à offrir plus d’aides à la bande de Gaza.

En effet, étant l’invité du forum d’Echourouk (journal à orientation pro-iranienne) dans son édition d’aujourd’hui le responsable a affirmé que « la terre des martyrs est le premier espoir pour le soutien de la résistance et du peuple palestinien» tout en soulignant que les leaders du Hamas voulaient s’installer en Algérie. Usant d’un ton doux et implorant, Sami Abu Zahri déclar e: «  les hommes de « Résistance » seront honorés d’être accueillis dans le berceau de la révolution et de la liberté ». Le porte parole a révélé avoir demandé une résidence en Algérie. «Les leaders de Hamas obtiennent le visa pour l’Algérie en quelques heures seulement. Dans d’autres pays arabes, la procédure dure plus de deux mois», a-t-il ajouté. A propos du soutien algérien au terrorisme palestinien, il a appelé les Algériens à venir en aide à leurs frères à Gaza, interpellant par là-même les autorités algériennes à intervenir auprès de leurs homologues à Ram Allah à ce que les aides soient divisées équitablement entre Gaza et la Bande occidentale de Judée-Samarie dite Cisjordanie.

Abordant la situation humanitaire dans la bande de Gaza, Sami Abu Zahri a fait savoir qu’elle est « difficile et sans précédent » ajoutant : « la situation s’est transformée du blocus à une mort certaine en raison des sanctions prises par le président Abbas contre les Gazaouis ». Justifiant ses propos il a signalé que « les procédures punitives imposées à Gaza entraînent une mort lente à plus de 3.000 personnes malades. Ils souffrent de l’interdiction des transferts, des médicaments et de fournitures médicales ». Selon lui la régression des conditions humaines dans la bande de Gaza incombe au chef de l’Autorité nationale palestinienne de Ram Allah.

Par ailleurs, Abu Zahri a qualifié d’  « isolés » les propos tenus par l’ambassadeur saoudien à Alger qui a qualifié Hamas d’organisation terroriste. Pour lui, ces propos tenus en Algérie auraient pour effet d’accuser «les Algériens qui portent la bannière de la résistance». De son avis «de tels propos ne doivent pas être dits en Algérie, car ils criminalisent l’Algérie également», et d’ajouter: «si nous étions des terroristes, nous ne serions pas ici en Algérie. C’est notre réplique à ceux qui nous accusent. Hamas souhaite bâtir de fortes relations avec l’Arabie saoudite».

Lamine Réda

Les Leaders du Hamas veulent s’installer en Algérie

La complexe responsabilisation des palestiniens

Le 10 juillet 2017, des fonctionnaires israéliens ont engagé une action en responsabilité contre la famille du terroriste Fadi Qanbar, auteur de l’attentat au camion bélier commis le 8 janvier 2017. L’acte criminel, commis par ce membre du groupe terroriste « Front Populaire de Libération de la Palestine », l’a été sur la promenade d’Armon HaNatziv dans le quartier de Talpiot. Il avait alors jeté son camion sur un groupe de jeunes officiers, tuant quatre d’entre eux, 3 hommes et une femme.

Le terroriste été immédiatement abattu. Pour autant, l’Etat d’Israël réclame désormais à sa veuve, un dédommagement de 2.3 millions de dollars correspondant aux sommes allouées aux familles des militaires assassinés. Aussi, et dans la mesure où les palestiniens entendent fonctionner conformément aux règles démocratiques, ils se doivent de mettre en place un système juridique de nature à responsabiliser personnellement les assassins. Pour se faire, rien ne leur interdit de mettre en place les règles Bibliques, relatives à la responsabilité personnelle, qui ont inspiré les systèmes juridiques des régimes démocratiques.

Dans l’Exode (21,23-25) il est indiqué : « Mais si malheur arrive, tu paieras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure». Le principe est repris dans Lévitique (24,17-22) ou encore dans le Deutéronome (19,21). Ces prescriptions ne confèrent pas, pour autant, le droit de se venger : « Tu ne te vengeras pas, ni ne garderas rancune aux enfants de ton peuple, mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel. »

Le Talmud a donc précisé que la réparation des dommages causés doit se faire en terme d’équivalence compensatrice, dans le châtiment. Ainsi, la sanction de l’auteur d’un forfait doit s’accompagner d’une réparation financière des pertes subies.

Ainsi, dans l’ordre Nezikim du traité Baba Kama, les versets Exode (21,23-25), Lévitique (24,17-22) ou Deutéronome (19,21) doivent être entendus comme emportant une réparation financière pour le dédommagement. Tous les préjudices doivent alors être réparés qu’il s’agisse du Nezek (valeur de l’incapacité physique permanente mesurée en termes de manque à gagner professionnel), du Shevet (perte de revenu pendant la récupération de la blessure subie), du Tzaar (le prix de la douleur), du Ripouy  (les frais médicaux), du Boshet (la honte infligée)…

Au cas particulier, l’attentat commis en janvier 2017 a été salué par les terroristes du Hamas de la Bande de Gaza et, implicitement, encouragé par l’Autorité palestinienne qui alloue des sommes aux terroristes emprisonnés dans les geôles israéliennes. La question se pose également de la responsabilité des responsables palestiniens, dans la commission des crimes commis par les terroristes palestiniens.

Parmi les sanctions infligées, la maison du terroriste située à Jérusalem Est a été scellée avec du béton. En outre, 12 membres de sa famille ont été privés de leur certificat de résidence en Israël, avant d’être expulsés vers la Cisjordanie. En outre, l’Etat hébreu a demandé à l’Autorité Palestinienne qu’elle cesse de verser des sommes aux membres de la famille Qantar, pour compenser les pertes financières résultant de l’élimination du terroriste.

Pour responsabiliser les palestiniens, tout comme leurs dirigeants (à qui l’Etat d’Israël impute une part de responsabilité avec l’encouragement des assassinats résultant du versement de sommes aux terroristes incarcérés ou aux familles des terroristes éliminés), l’Etat hébreu envisage de saisir 280 millions de dollar, imputés sur les taxes qu’Israël collecte pour le compte de l’AP.

Par ailleurs, un groupe de pression, proche d’Israël, doit introduire au Sénat américain, le 19 juillet 2017, un projet de loi visant à refuser toute aide à l’AP si elle ne cesse pas de financer le terrorisme. Ce mécanisme pourrait ainsi conduire l’AP à cesser d’apporter son soutien au terrorisme palestinien, d’autant que chaque famille dans les territoires contrôlés par l’AP compte un membre dans les prisons israéliennes ou éliminés par Tsahal.

Dans les faits, le mode de pensée palestinien a tellement déshumanisé les membres de la société palestinienne, qu’ils ne savent plus distinguer le bien du mal, ni mesurer la gravité des actes commis sur les personnes humaines, qu’elles soient juives ou non. Il est donc urgent de leur inculquer ces mécanismes de responsabilité personnelle en leur faisant supporter le coût de leur forfait et en les avertissant des conséquences défavorables qui en résulteraient pour les membres de leur famille, à la suite de leur élimination.

Les responsables palestiniens doivent, tout d’abord, cesser de plonger les membres de la société palestinienne dans le désespoir. Une enquête de l’armée israélienne (datant de plus de 10 ans) avait expliqué que lorsque les palestiniens atteigne un point de rupture, ils acceptent de mourir sans tenir compte des conséquences de leurs actes pour leur famille. Or, les terroristes sont d’autant plus incités à poursuivre leurs actes, si l’AP rémunère les familles. Ce mode opératoire doit cesser.

Par ailleurs, la communauté internationale a également sa part de responsabilité lorsqu’elle cultive la thèse mensongère de « l’occupation de la Palestine » par Israël. Pour les palestiniens, s’il y a occupation, il faut résister. Aussi, et tant que la communauté internationale continuera de laisser entendre qu’Israël est un Etat colonial qui dépossède la terre des palestiniens par la force, aucune prise de conscience ne pourra se produire chez eux.

En d’autres termes, le concept d’occupation fait naître un sentiment historique de victimisation chez les palestiniens qui deviennent des héros de la résistance.

Si donc les palestiniens entendent véritablement créer un Etat, ils doivent d’abord  se responsabiliser et cesser de se comporter comme une population immature qui persiste dans l’erreur en attendant la fessée, c’est-à-dire l’élimination instantanée des terroristes qui sévissent en Israël, éventuellement au moyen de drones chargés de procéder aux exécutions extrajudiciaires.

De même, la responsabilisation des palestiniens suppose qu’un ménage soit fait dans les règles de l’Islam, notamment pour ce qu’il en est de la règle selon laquelle une terre qui a été musulmane ne peut cesser de l’être en tombant, notamment, sous souveraineté juive. L’Islam doit se souvenir que le mot même de Palestine a été donné par les envahisseurs romains, lorsqu’ils ont envahi la Judée Samarie, et que le mot Palestine, est inspiré, lui-même, du mot « philistins », c’est-à-dire des populations de la mer venues s’implanter dans la Bande de Gaza et Ashkelon [NDLR : des Crétois sans aucun rapport avec les masses arabes arrivées bien des siècles plus tard]. Les potentiels descendants d’envahisseurs sont dispensés de jouer les héros sur la terre d’Israël.

 

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach 

L’Iran loue des bases aériennes, terrestres et navales en Syrie
Ces locations font partie du pal iranien pour baser de façon permanente des avions de combat et en gors 5.000 miliciens capables de frapper Israël ; ce plan fait partie d’une stratégie iranienne plus vaste visant à forger une contiguïté territoriale et maritime au Moyen-Orient. 

L’Iran loue un aéroport militaire au régime syrien dans le centre du pays dans le but d’y stationner des avions de combat. L’Iran négocie aussi avec les Syriens pour établir une base d’infanterie à destination des miliciens chiites et un port dans la ville de Tartous.

La base terrestre serait une base autonome iranienne en mesure d’héberger 5.000 miliciens iraniens qu’on pense composés de mercenaires d’Afghanistan et du Pakistan sous le commandement des Gardiens de la Révolution iranienne.

Ces mesures constituent une manœuvre iranienne visant à établir sa présence à long terme en Syrie et à se placer en tant que menace permanente et croissante contre Israël.

 

Iranian army troops in Tehran (Photo: AP)

Troupes de l’armée iranienne à Téhéran(Photo: AP)

Elles représentent aussi un plan d’annexion par l’Iran d’une série de territoires dont Téhéran entend prendre le contrôle au Moyen-Orient, dont le but serait de créer une contiguïté entre l’Iran et le Liban, le Soudan, le Golfe, l’Arabie Saoudite et des positions en Irak et en Jordanie avant d’atteindre la frontière israélienne comme objectif final.

Des sources des renseignements en Occident soulignent que les mesures prises par l’Iran font immédiatement songer à une mise en mouvement similaire réalisée par la Russie en 2015, où l’aéroport de Khmeimim a été loué à la Syrie, permettant d’installer une force aérienne et de déclarer une région entière de Syrie enclave russe autonome.

Lors d’une interview publiée jeudi et réalisée par le journal russe « Kommersant », le Ministre de la Défense Avigdor Lieberman mettait en garde contre l’enracinement de l’Iran en Syrie.

Defense Minister Avigdor Lieberman (Photo: Motti Kimchi)

Le Ministre de la Défense Avigdor Lieberman (Photo: Motti Kimchi)

« L’établissement d’une base aérienne et maritime et la tentative de stationner de façon permanente 5.000 combattants chiites sur le sol syrien ne sont pas acceptables pour nous et cela aura de très lourdes conséquences. L’Iran tente de transformer toute la Syrie -et pas seulement le sud-ouest – en une base sur la ligne de front contre Israël. Nous ne l’accepterons pas. Nous insistons pour qu’il n’y ait aucune trace de présence iranienne sur le sol syrien, et nous insistons sur cette condition qui soit valable pour n’importe quelle résolution », a déclaré Lieberman dont les commentaires ont été cités par les agences de presse russes.

Lieberman a officiellement confirmé dans son interview que l’Iran accorde annuellement plus de 800 millions de $ (697 millions d’€) au Hezbollah. Il a également dit que le Hezbollah tente d’établir un base de front qui puisse menacer Israël depuis la Syrie (Mont Qalamoun, al Qsayr, Zabadani).

Le Ministre de la Défense a aussi révélé que les représentants américains et russes se rencontreront bientôt avec des représentants israéliens à Vienne et ils les mettront au courant des accords de cessez-le-feu en Syrie, tels qu’ils ont été signés par les deux camps.

Hezbollah (Photo: AP)

Hezbollah (Photo: AP)

« Si les détails de cet accord nous apportent satisfaction, nous ferons plus qu’accueillir de façon bienveillante cette initiative visant à calmer la situation » a déclaré Lieberman. [Ces propos sont parus avant le discours de Netanyahu à Paris, affirmant officiellement la position d’Israël qui rejette entièrement toutes les conditions prévues par l’accord américano-russe‘, permettant entre autres, au Hezbollah de demeurer à Dera’a.]

Quand on lui a demandé si la reconnaissance du régime Assad par Moscou est légitime, Lieberman a déclaré qu’Israël n’interviendrait pas ou n’interférerait pas dans les affaires internes de la Syrie, excepté en cas où il y a violation de la souveraineté israélienne en provenance de l’intérieur du territoire syrien [comme c’est le cas dans atterrissages fréquents de tirs perdus provenant de l’artillerie du régime]

« Nous réagissons comme les obus de l’artillerie ou des tanks syriens tombent sur notre territoire, mais nous ne répliquons pas suffisamment fort, semble t-il. Mes Russes auraient réagi bien plus violemment que nous à situation égale… Nous réagirons avec toute notre puissance de feu dès que nous percevrons les signes de l’instauration d’une base destinée à ouvrir un nouveau front contre nous », a averti Lieberman, annonçant la foudre contre toute avancée iranienne en proximité d’Israël.

Alex Fishman|Publié le :  14.07.17 , 16:35

ynetnews.com

Adaptation : Marc Brzustowski

Judaïsme et communisme, une affinité improbable ?

 

Je viens d’achever la lecture attentive de la biographie de Trotsky par Michel Renouard, publiée par Gallimard en 2017.

Je connaissais évidemment les origines de ce célèbre révolutionnaire, le milieu judéo-ukrainien dont il était issu, mais je ne mesurais pas la pénétration des idées révolutionnaires dans les milieux juifs de cette époque. Au bout d’un certain temps, je me rendis compte que chaque fois que l’auteur citait un militant ou une militante  communiste, il signalait sa dénomination religieuse : juive !

Je commençais alors à me poser des questions jusqu’au moment où j’entamais la lecture de la page 78, dont voici un extrait éloquent :

 

Qui ne serait frappé par le grand nombre de juifs marxistes chez les militants, les intellectuels et les sympathisants du changement radical à la charnière du XIXe et du XXe siècle ?

Cela n’est en rien surprenant, et pas seulement parce que Karl Marx était juif (mais antireligieux). Au XIXe siècle, en raison de leur histoire, les intellectuels d’origine israélite, qu’ils soient philosophes, écrivains ou médecins, ont un niveau supérieur à leurs contemporains, surtout dans ces domaines, aujourd’hui appelés sciences humaines

L’auteur poursuit son développement en parlant d’un congrès communiste au cours duquel le Bund, l’association juive socialiste, réclamait plus d’autonomie culturelle, provoquant un refus violent  de la part de Trotsky.

L’atmosphère était pourtant très particulière, suite au pogrom de Kichinev en avril 1903, au cours duquel on entendit faire payer aux juifs de la localité je ne sais quel crime rituel ayant entraîné la mort d’enfants… plus de cinquante morts, d’innombrables incendies volontaires et des dégradations de biens…

Cette accusation est tellement invraisemblable si l’on a un minimum de connaissances en matière de civilisation juive : la Bible interdit aux Juifs la consommation du sang d’animaux de boucherie, a fortiori du sang humain !!! Il est probable qu’à la suite de tant d’affaires douteuses, de dénonciations calomnieuses et de menaces sur leur vie, les intellectuels juifs ont compris que seul un changement radical de la société pouvait mettre fin à leur condition de parias… Ils rejoignirent donc en masse le rang des révolutionnaires.

Rappelons nous, même si Trotsky ne le vivra puisque les sbires de Staline l’assassineront au Mexique, la phobie d’Hitler, qui était obsédé par ce qu’il nommait le judéo-bolchevisme ; il y avait même des unités spéciales de la Wehrmacht et des SS , chargés de tuer tous les commissaires politiques de l’Armée Rouge, et notamment les juifs qui y étaient surreprésentés.

Mais revenons au cas personnel de Trotsky dont l’auteur déroule l’existence dans un style élégant et sobre. Né en 1879 dans une famille originellement pauvre avant que son père David Bronstein, un fermier illettré, n’accède à l’aisance matérielle, Léon (je francise son prénom) se révèle être un petit génie aux grandes capacités intellectuelles, plus grandes encore que celles de son frère aîné.

La mère provenait d’un milieu social plus favorisé que celui de son époux, auquel elle faisait souvent la lecture à haute voix car il ne savait pas lire. Quant aux pratiques religieuses au sein du foyer, il semble qu’on s’en tenait au strict minimum, afin, nous dit l’auteur, de ne pas se singulariser par rapport au groupe juif majoritaire.

Le jeune Bronstein – il ne changera de nom que plus tard lorsqu’il devra entrer dans la clandestinité pour échapper à la police tsariste – rencontrera les mêmes difficultés que Levinas vingt-cinq ans plus tard, face au numerus clausus imposé aux juifs. Après quelques vicissitudes, le révolutionnaire en herbe sera envoyé à Odessa, la grande ville portuaire où il fut mis en pension chez un membre de la famille. Et surtout c’est là qu’il s’ouvrit au vaste monde, quittant les réalités étriquées et surannées de son village natal.

La question qui se pose au sujet de supposées affinités entre judaïsme et communisme prend un aspect particulier dans le cas de Trotsky : son père est illettré, sa mère n’a pas une connaissance suffisante de l’hébreu, le jeune garçon ne peut donc pas avoir développé à un âge précoce ces capacités intellectuelles en étudiant la Tora… On décèle très tôt chez lui une avidité d’apprendre, de connaître, d’élargir son horizon…

Même quand il sera arrêté et interné en Sibérie pour menées révolutionnaires, il se félicitera de ce séjour forcé qu’il transforme en loisirs studieux : il reçoit des livres, des journaux, des brochures de toute la Russie et parfois même de l’étranger. On dit même que ses ennuis de santé – il était de constitution fragile -provenaient aussi de son surmenage intellectuel. Car même s’il était illettré, son père lui envoyait de l’argent pour arrondir des fins de mois assez difficiles. Certes, Trotsky tirait quelques revenus de ses articles ; mais ce n’est que plus tard qu’il sera assez bien payé pour ses travaux littéraires.

Je pense que le milieu social de notre homme explique bien mieux que ses origines l’orientation politique du jeune Bronstein ; son père, qui rêvait d’en faire un grand ingénieur, avait décelé chez son fils un changement brutal le conduisant des mathématiques vers la politique.

On peut avancer que le désir de justice sociale, d’éloignement des tensions et de l’exploitation des masses laborieuses, ont joué un rôle déterminant dans la mutation de l’adolescent qui décida de suivre sa propre voie. Et son père, fier de la notoriété croissante de son rejeton, continuera de l’aider financièrement : quelle ironie de l’histoire ! Un père qui s’affairait, du cri du coq au crépuscule, dans des travaux épuisants finance la révolution qui va finir par le ruiner en le dépossédant de ses biens…

C’est donc en réaction à l’injustice, à la violence et à la persécution que les intellectuels juifs de l’époque – et même bien plus tard – deviendront le fer de lance du communisme, du socialisme et de la social-démocratie en général .

Pourtant, contrairement au cas qui nous occupe, certains intellectuels juifs défendirent leurs idées révolutionnaires tout en adhérant à l’idée nationale, le sionisme.

Ce ne fut pas le cas de Trotsky qui avait pourtant croisé à Londres, au tout début du XXe siècle, le future premier président de l’Etat d’Israël, le brillant chimiste Haïm Weizmann, né lui aussi dans l’empire russe. Cela n’a pas suffi à rendre Trotsky plus conciliant à l’égard de l’idée sioniste : il critique cette idée au motif qu’elle n’a pas d’avenir ! Mais il ne dissimule pas son intérêt pour ce mouvement qui commence à prendre de l’ampleur ; et en août 1903, il réussit à se rendre à Bâle pour le congrès sioniste qui s’y tenait.

Renouard relève dans une note en bas de page (83) ceci : certains descendants de Trotsky, notamment ses petits enfants, s’installeront en Israël où ils feront souche.

Trotsky ne fut pas un très bon père, puisqu’il avait organisé son évasion personnelle de Sibérie sans jamais reprendre contact avec la mère de ses enfants, sauf pour lui annoncer le suicide d’un de leurs enfants.. Péché de jeunesse ? Égocentrisme exacerbé d’un orateur hors pair, capable de retourner toute une salle, tétanisée par son souffle quasi prophétique ? Il a toujours cru en son propre destin.

Et pour le réaliser il a beaucoup voyagé, affronté toutes les difficultés d’un migrant sans le sou, visité volontairement ou involontairement les grandes capitales, jusques y compris New York où il ne passera que quelques semaines avec ses deux enfants (d’une seconde épouse). Ces derniers avaient été fascinés par l’architecture de cette ville gigantesque et aussi par le … téléphone qu’ils n’avaient encore jamais vu.

Et même aux Etats Unis, il propose sa collaboration à un journal yiddish Ferwerts (Vorwärts : En avant) bien qu’ignorant cette langue. Mais il propose aussi des conférences en allemand ou en russe à des publics généralement juifs largement acquis.

Renouard écrit même que la seule annonce de son nom remplissait les salles. On dit aussi qu’il prenait ses repas dans une gargote juive dont les serveurs ne l’aimaient guère car il ne laissait jamais de pourboires…

Cependant, l’escale américaine ne dura pas longtemps, notre révolutionnaire avait rendez vous avec l’histoire : Lénine était rentré depuis Zurich en Russie, les Allemands lui ayant garanti la traversée sans heurt de leur territoire, dans le secret espoir que l’arrivée des révolutionnaires russes dans leur patrie contraindrait le pouvoir tsariste à signe une paix séparée.

Lorsque la révolution éclate et que les amis de Lénine s’emparent du pouvoir, Trotsky, qui n’avait pourtant aucune idée de la chose militaire devient commissaire du peuple aux armées de 1918 à 1920 : à bord de son train blindé, transformé en ministère ambulant, il couvrira près de deux cent vingt mille kilomètres. Mais auparavant, son père, ruiné et dépossédé par les bolcheviks, lui rendra visite au Kremlin… Il mourra peu de temps après, en 1922, du typhus. Il aura au moins eu la satisfaction de voir la réussite de son fils.

Trotsky sillonnait l’empire russe (devenu l’URSS) dans tous les sens. Lorsque les Russes blancs auront conquis la ville de Kazan, Trotsky s’y rend à bord de son train blindé et harangue les soldats de l’Armée Rouge avec tant de conviction que les troupes révolutionnaires reprennent la ville. Face à cette gigantesque tâche qui pèse sur ses épaules, Trotsky prend pour adjoint un médecin militaire juif Ephraïm Skhansky, originaire de Kiev. Même investi des plus hautes fonctions, Trotsky respecte toujours cette solidarité ethnique, lui, le Juif sans judaïsme s’entoure de Juifs, ici en exil.

Mais l’imprévu ou l’imprévisible, a fini par survenir : en 1922 Lénine est victime d’une grave attaque cérébrale, due au surmenage, il décéda quelques années plus tard. Staline, nommé secrétaire général du parti communiste tisse sa toile dans l’ombre. Pour lui, écarter Trotsky des allées du pouvoir ainsi que les autres juifs aux commandes, est une question de vie ou de mort. A son retour de Berlin où il s’était rendu pour se soigner, Trotzky sent l’étau se resserrer autour de lui ; il quitte le Kremlin avec sa famille et dès 1927 il est exclu du parti. La suite logique d’une telle mesure était la prison et ensuite la déportation, voire bien pire, l’exécution. Les purges vont commencer et Staline se débarrassera de quiconque représente un danger, même potentiel, pour lui et son pouvoir.

S’ensuit pour Trotsky et sa petite famille une interminable série de déménagements et de voyages. Après avoir quitté nuitamment son lieu de déportation, il gagne les rivages turcs après un voyage de plus d’une semaine. Sur place, notre exilé ne semble pas s’être beaucoup plu, puisqu’il refait ses valises pour des cieux plus accueillants et plus cléments : la France, dont le président du conseil Edouard Daladier a bien voulu signer un nouveau décret annulant l’ancien décret d’expulsion. Sur place, Trotsky ne vit pas comme un reclus, il rencontre de nombreuses personnalités dont le jeune André Malraux qui se dira ébloui par son entretien avec l’ancien commissaire aux armées.

Mais La France ne sera pas le dernier havre de paix dans l’existence si mouvementée d’un petit garçon juif né dans un pauvre village d’Ukaine en 1879. Pour d’évidentes raisons de sécurité, se sentant menacé par les sbires de Staline qui voyait en lui un grand danger, Trotsky migre vers l’Amérique du sud, au Mexique où il s’installera, acquerra une maison, bénéficiera de la protection des autorités et s’adonnera à ses chères études : préparation d’une biographie de Staline, rédaction d’articles sur la mobilisation aux USA, correction d’épreuves, en somme la vie bien remplie d’un intellectuel.

Ce même Staline qui a puni si sévèrement tous les membres de la famille de son ennemi, jusques et y compris la nourrice de son fils, envoie sur place des équipes chargées d’espionner le célèbre exilé et de le neutraliser. Ce sera chose faite le 21 août 1940. Le tueur qui avait patiemment préparé son méfait, s’introduisant progressivement dans l’entourage de Trotsky, lui fendit le crâne d’un violent coup de piolet. Mais Trotsky eut encore assez de force pour retenir le bras du meurtrier qui voulait l’achever d’un nouveau coup. Jusque dans le bloc opératoire, il restera conscient et ce n’est que le lendemain de l’attaque qu’il décédera.

L’enfant juif qui voulait réformer en profondeur l’empire russe, a tout sacrifié à la Révolution, y compris sa vie. Le communisme lui parut être la clef de l’avenir, la vérité de ce bas monde. Comme tant d’autres enfants de la tradition juive, il a été révolté par l’injustice et a vu dans la Révolution une sorte de messianisme sécularisé, ce cri du cœur des vieux prophètes hébreux qui, depuis le VIIIe siècle avant notre ère prêchaient la justice sociale, une conduite éthique des hommes entre eux, et conféraient à la destinée humaine un sens, une signification et un avenir.

Léon Bronstein, fils de David Bronstein a méprisé le sionisme, négligé la tradition de son peuple pour un internationalisme qui a abouti au stalinisme.

Judaïsme et communisme constituent-ils un couple improbable ? Les arrière-petits enfants de Trotsky qui sont nés et vivent en Israël apportent la réponse.

Maurice-Ruben HAYOUN

 

Le professeur Maurice-Ruben Hayoun, né en 1951 à Agadir, est un philosophe, spécialisé dans la philosophie juive, la philosophie allemande et judéo-allemande de Moïse Mendelssohn à Gershom Scholem, un exégète et un historien français. il est également Professeur à  l’université de Genève

LA GRATUITE DE LA TAXE D’HABITATION : UNE FAUSSE BONNE IDEE

 

 

La suppression de la taxe d’habitation pour les ménages ne percevant que des revenus modestes est le modèle même de la fausse bonne idée.

Certes, les journalistes reprochent avec raison à cette taxe, fixée par les mairies, d’être profondément inégalitaire entre communes. Elle est établie en fonction des dépenses des communes ou du groupement de communes  et des recettes que celles-ci peuvent prélever. Une commune disposant de nombreuses entreprises reçoit une manne, par le biais de la taxe professionnelle, qui lui permet de conserver une taxe  d’habitation relativement modeste.  C’est le cas de Paris et de Neuilly-Sur-Seine, notamment. Une commune sans, ou avec peu d’infrastructure professionnelle, compte essentiellement sur la taxe d’habitation pour compléter ses ressources, sans lesquelles elle ne sera pas en mesure d’offrir les services de proximité qu’attendent les habitants, avec un risque d’exode de ses habitants vers des communes plus accueillantes.

Comment comprendre, pour un citoyen, que pour une même surface, une même qualité d’immeuble, un même environnement de vie, il puisse y avoir des différences de 50% dans la taxe d’habitation ? Cela constitue effectivement une aberration.

Certes il y a des foyers modestes pour lesquels la taxe d’habitation représente un mois de revenu ou plus. Et cette lourde charge doit être prise en compte pour éviter d’aggraver la situation des personnes modestes.

Mais le remède est pire que le mal. Les élus locaux soulignent avec raison les défauts principaux de cette future loi :

  • L’Etat s’est engagé à combler le manque à gagner en payant directement les communes lésées du montant de l’impôt éludé ; Cela représente une charge supplémentaire pour l’Etat alors qu’il a un impératif d’équilibre des finances publiques. Où va-t-il trouver le financement ? Chez d’autres contribuables, via l’impôt ? Cela ressemble à un jeu de chaises musicales…
  • L’Etat a déjà dans le passé pris à sa charge des impôts locaux en compensant le manque à gagner. Puis, il a réduit progressivement sa contribution, rendant exsangues les ressources des communes victimes à la fois de cette restriction et du report de certaines dépenses, auparavant à la charge de l’Etat, vers les communes, sans compensation financière adaptée.

Via le transfert des dépenses à l’Etat, celui-ci entend-il en profiter pour réduire justement sa contribution, pour forcer les communes à faire des économies comme je l’ai entendu dire par un fonctionnaire des Finances ?

Quant à la gratuité totale, est-ce « civique » ?

Une participation, même symbolique, de 30, 50, 100 € ne serait-elle pas une manière de rappeler qu’il est un devoir civique de participer aux dépenses destinées à financer des services dont nous profitons personnellement ? La gratuité devient un droit, alors que le civisme devient l’exception. Ce n’est pas une bonne manière de rappeler à chacun qu’il a des droits, certes, mais aussi des devoirs.

N’aurait-il pas été plus judicieux de fixer une fourchette raisonnable de taxe d’habitation et de faire ensuite, en relevant la taxe dans les communes les plus favorisées, pour réaliser ensuite une péréquation entre les communes, comme cela existe déjà partiellement, via un fonds de compensation qui ne risque pas d’être ponctionné par l’Etat au passage, afin que toutes les communes disposent des ressources pour financer les activités nécessaires et raisonnables dans leur commune et éviter une trop forte disparité d’imposition pour un bien comparable entre les communes?

D’autant plus que cette taxe, de même que la taxe foncière, attendent depuis des décennies la révision de ses bases. Révision qui ne peut venir qu’à la hausse dans les communes les plus « riches ».

Cela aurait permis d’alléger la charge pour les ménages les plus précaires, tout en fournissant les ressources nécessaires aux communes les plus pauvres, quitte à ce qu’elles se regroupent pour mutualiser certaines dépenses.

Sans obérer le budget de l’Etat !

 

2017 07 11 FISCALITE

 

Par Michel Rozenblum