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Hava

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Quelques heures après l’attentat qui a frappé Barcelone ce jeudi, faisant 13 morts et 80 blessés, beaucoup de personnalités ont réagi en apportant leur soutien à l’Espagne.

Donald Trump était de ceux qui ont tweeté pour condamner l’attaque terroriste. Dans un premier message, il a expliqué que « les Etats-Unis feront tout leur possible pour aider. Soyez fort, on vous aime ». Rien qui sorte de l’ordinaire jusque-là.

Sauf que le président américain s’est fendu d’un deuxième tweet beaucoup plus polémique. « Regardez ce que le général américain Pershing a fait aux terroristes quand il les a attrapés. Il n’y a plus eu de terreur radicale islamiste pendant 35 ans! ».

Mais qui est ce fameux général Pershing?

Il a obtenu le grade de General of the Armies, c’est-à-dire le plus haut titre possible de l’armée de terre américaine. Un titre que seul George Washington, le premier président des Etats-Unis, avait obtenu avant lui. Durant sa carrière militaire, il a participé à de nombreuses campagnes. En 1917, en pleine Guerre mondiale, il est entré en France avec des troupes américaines pour prêter main forte à la « Triple-Entente » (la France, la Grande-Bretagne et la Russie) contre ses ennemis.

Avant cela, en 1899, il avait été envoyé aux Philippines qui étaient à l’époque une colonie de l’Oncle Sam. Il a atterri au beau milieu d’une situation complexe puisque les Philippins étaient déterminés et prêts à lutter pour obtenir leur indépendance vis-à-vis des Américains . Là, il fut confronté aux guerriers musulmans Moros.

Selon Donald Trump, Pershing, pour se débarrasser de ces soldats, Pershing aurait fait exécuter 49 prisonniers musulmans avec des balles trempées dans du sang de porc. Il les aurait ensuite fait enterrer en compagnie de porcs. Pour rappel, dans l’Islam, cet animal est considéré comme impur. Toujours selon Donald Trump, Pershing aurait épargné le cinquantième prisonnier afin qu’il puisse colporter cette histoire.

Des faits qui n’ont jamais été prouvés et qui résulteraient davantage d’une légende urbaine.

Belgique

Un objet de «haine» qui n’a pas lieu d’être sur la place publique a déclaré .

Alors que les États-Unis sont encore sous le choc à la suite des violences à Charlottesville, plusieurs villes ont décidé de retirer des monuments confédérés. À New York, le maire démocrate Bill de Blasio a annoncé vouloir supprimer «tous les symboles de haine au sein de la ville». Parmi eux, une plaque commémorative du maréchal Pétain, dont l’histoire actuelle oublie qu’il fut le héros de Verdun, pour retenir qu’il devint ensuite chef d’État français sous le régime de Vichy (1940-1944), collaborant avec les nazis.

«La plaque de commémoration du collaborateur nazi Philippe Pétain sur la promenade du « Canyon of Heroes », serait une des premières que nous retirerons», a déclaré Bill de Blasio sur Twitter. Le porte-parole de la mairie, Eric Phillips, a déclaré au quotidien américain New York Post : «Nous sommes au début d’une opération que nous souhaitons organiser sur le long-terme et qui consistera à étudier les structures publiques et les œuvres d’art controversées». En attendant, la «Big Apple» a fait appel à des experts afin de déterminer les critères sur lesquels reposerait la suppression des objets.

«Des symboles douloureux et évidents de haine»

La plaque du maréchal Pétain se situe en plein cœur du quartier de Broadway. Quelques mètres plus loin se trouve également celle de Pierre Laval, lui aussi collaborateur sous le régime de Vichy. Le quotidien américain rappelle qu’un des membres de l’Assemblée de Brooklyn, le député Dov Hikind, avait déjà demandé la suppression des deux plaques.

«Ceci n’a rien à voir avec la liberté de parole. Des symboles douloureux et évidents de haine, comme les statues et plaques commémorant les collaborateurs nazis ou les partisans de l’esclavage, sont à l’opposé de tout ce que la ville de New York défend. Les statues et plaques de ces criminels n’ont pas leur place dans l’espace public de New York», avait-il tranché.

Cependant, comme le rappelle le journal israélien Jerusalem Post, la plaque du maréchal Pétain a été inaugurée avant la Seconde Guerre mondiale. En 1931 précisément, lors d’une parade militaire à New York célébrant le rôle qu’eut le maréchal durant la bataille de Verdun, en 1916. Voilà 86 ans que la plaque de granite n’a pas bougé de sa place. Depuis 1886, la promenade du « Canyon of Heroes » accueille sur son trottoir le nom de figures historiques, considérées comme ayant accompli des actes héroïques. On peut y trouver le nom du Général de Gaulle, Winston Churchill ou encore, de John F. Kennedy.

Le Figaro

Talia Friedman, 24 ans, fille de l’envoyé des Etats-Unis en Israël, fait partie du groupe de 233 immigrants nord-américains qui ont atterri en Israël mardi. «  » Elle aime Israël, nous aimons tous Israël « , a dit Friedman, membre de l’équipe Trump qui veut relancer pourparlers de paix.

Talia Friedman, 24 ans, a atterri à l’aéroport international de Ben-Gourion mardi par un vol charter transportant 233 nouveaux immigrants en provenance d’Amérique du Nord. A son arrivée, elle a été accueillie par son père.

Friedman, l’ancien avocat d’affaire du président américain Donald Trump, a été nommé ambassadeur au début de l’année. Les démocrates s’étaient opposés à son mandat ainsi que certains groupes juifs, en raison de ses dons aux implantations israéliennes, de son opposition à un État palestinien et à son soutien pour les positions de l’administration israélienne.

Friedman, qui est membre de l’équipe de Trump qui a initié des efforts pour relancer les pourparlers de paix israélo-palestiniens, a déclaré aux médias israéliens qu’il était fier de sa fille.
« Elle aime Israël, nous aimons tous Israël. Toute notre famille aime Israël », a-t-il dit.

Un ministre a déclaré à Al-Monitor sous couvert d’anonymat : « Les États-Unis ont laissé Israël sur le carreau pour la deuxième fois consécutive. La première fois, c’était avec l’accord nucléaire avec l’Iran. Maintenant c’est la deuxième fois. Les États-Unis font semblant d’ignorer le fait que l’Iran veut obtenir une continuité territoriale de la mer Méditerranée à la frontière nord d’Israël. Ce qui est le plus inquiétant, c’est que cette fois-ci, c’est le président Donald Trump lui-même qui nous a laissé sur le carreau, alors qu’il est supposé être le « grand ami » d’Israël. Il s’avère que lorsqu’il s’agit d’agir et pas seulement de parlote, il n’y va pas par quatre chemins.  « 

Yossi Cohen, le chef du Mossad israélien, a fait une prévision lugubre lors d’une réunion du gouvernement le 13 août. « La région évolue à notre détriment », a-t-il déclaré aux ministres, pointant que l’Iran a connu une croissance économique depuis la signature de l’accord. Selon Cohen, il existe une présence dans la région non seulement de l’Iran et du Hezbollah, mais aussi de nombreuses forces chiites du monde entier qui se précipitent dans la région. Cela témoigne d’une expansion qui doit être source de préoccupation.

Le même soir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ajouté de l’huile sur le feu lorsqu’il a déclaré: « Je vais vous donner un résumé de ce qui se passe en une seule phrase – exit l’Etat islamique [Daesh] place à l’Iran. Notre politique est claire : Nous nous opposons fermement à l’escalade militaire de l’Iran et de ses supplétifs – principalement le Hezbollah – en Syrie. Et nous ferons tout ce qu’il faut pour assurer la sécurité d’Israël. « 

Tandis qu’il parlait, une nouvelle a été révélée aux médias: Netanyahou fait la promotion d’une loi qui lui permettrait de déclarer la guerre sans autorisation du gouvernement ou du Cabinet. Il n’est pas évident que la Knesset autorise une telle loi, mais l’effet sur la région de cette publication est clair : une attaque israélienne contre des infrastructures iraniennes ou du Hezbollah au Liban ou en Syrie signifierait une guerre ouverte sur plusieurs fronts. Netanyahou veut avoir le pouvoir exclusif de déclencher une telle agression. C’est un nouveau développement dans la guerre des nerfs qui secoue la région depuis un certain temps. Pour de nombreux observateurs internationaux, cela rappelle la menace d’Israël à l’égard de l’activité nucléaire iranienne qui a conduit à l’intensification des sanctions internationales imposées à l’Iran et, finalement, à l’accord nucléaire lui-même.

Un ministre haut placé a expliqué sous couvert d’anonymat le souci d’Israël. Le ministre a déclaré à Al-Monitor : «Depuis le début de la guerre en Syrie, le Hezbollah est devenu plus indépendant et n’en réfère pas automatiquement à l’autorité iranienne comme par le passé. Ce changement est dû au fait que c’est le Hezbollah qui a porté la plus grande partie du fardeau des combat sen Syrie, et  le prix le plus élevé pour avoir investi ses principales forces dans la lutte.

[Le chef suprême de l’Iran] Ayatollah [Ali] Khamenei veut installer sa mainmise sur la frontière d’Israël et il veut que ce soit une force armée iranienne directe – sans intermédiaires. Concrètement, le Corps des gardiens de la révolution aura bientôt accès aux environs proches d’Israël. Cela revêt une signification stratégique énorme et constitue une nouvelle donne dramatique dans la région. « 

Un autre ministre a déclaré à Al-Monitor sous couvert d’anonymat : « Alors que Hezbollah possède une force de frappe importante avec fusées et missiles, elle n’est pas précise, comme celles des Iraniens. Et la précision est le maître-mot du jeu. Toute personne capable de menacer les centres névralgiques en Israël, avec une force de frappe de précision – les aéroports, les bases de l’armée et les cibles stratégiques – jouira d’un véritable avantage en cas de guerre. Si les Iraniens réussissent à imposer leur présence en Syrie et au Liban, à proximité des frontières d’Israël, cela signifie qu’ils pourront menacer directement les objectifs stratégiques d’Israël à court terme. Si nous voulons traduire cette réalité avec la terminologie utilisée dans les échecs, alors je dis : Ils menacent directement notre roi, alors que nous sommes loin d’atteindre leur roi à Téhéran. Israël ne pourra pas permettre qu’une telle situation se produise. « 

Ou, comme Netanyahou lui-même l’a dit : Israël fera tout ce qu’il faut pour assurer sa sécurité.


Israël est convaincu que l’Iran a fomenté les violences autour de la pose des détecteurs de métaux sur le Mont du Temple ces dernières semaines. L’objectif de l’Iran était de détourner l’attention d’Israël et de contrarier les efforts déployés par les israéliens pour convaincre les Américains et les Russes de la nécessité de réduire l’influence iranienne en Syrie et au Liban, dans le cadre d’un nouvel accord de cessez-le-feu. Israël, pour sa part, s’est lancé dans une vaste opération de diplomatie publique mondiale autour de la menace iranienne. Le ministre de l’Éducation, Naftali Bennett, a déjà diffusé un clip vidéo axé sur une publicité en anglais, qui explique tous les dangers de l’expansion iranienne au Moyen-Orient.

 »  L’Iran cherche à établir un croissant chiite qui consisterait en une continuité territoriale au golfe Persique, qui inclurait l’Irak, la Syrie et Liban », a déclaré à Al-Monitor une personnalité d’importante de la sécurité israélienne sous couvert d’anonymat. « C’est une grande victoire chiite qui génère un danger évident et considérable pour Israël. Le monde a été horrifié par Daesh, bien que les principaux succès du groupe terroriste ait consisté à diffuser des clips vidéo effrayants et à prendre le contrôle rapidement sur les territoires désertiques. En supprimant les dangers tactiques posés par Daesh, le monde court tout droit à une défaillance stratégique vis-à-vis des Chiites « .

Selon les sources de sécurité israéliennes, l’Iran déporte les populations sunnites des zones évacuées par Daesh en Syrie, pour les remplacer par des populations chiites. L’objectif est de maintenir la continuité territoriale qu’ils essaient de créer entre le golfe Persique et la Méditerranée. « Les Iraniens travaillent sur le long terme avec une vision stratégique pour l’avenir bien définie et beaucoup de patience », a déclaré une source de renseignements israélienne sous couvert d’anonymat. « Ils sont malheureusement le seul acteur sur le terrain aujourd’hui qui adopte une vision stratégique d’avenir sur le long terme. Ils gagnent un temps énorme stratégiquement – aux dépens d’Israël et de l’Occident, qui considère l’Iran comme une force de stabilisation. L‘Occident veut ignorer le fait que l’Iran continue de promouvoir le terrorisme et la révolution dans de nombreux endroits de la région « .

Dans ce contexte, la déception d’Israël par rapport à la politique américaine augmente. Avant la formulation de l’accord de cessez-le-feu dans le sud de la Syrie, des réunions à trois ont eu lieu entre Israël, les États-Unis et la Russie. Israël a exposé toutes ses exigences et ses inquiétudes en fournissant des documents du renseignement israélien. Mais en fin de compte, l’entente réelle en cours d’élaboration ne tient pas du tout compte de la pénétration iranienne dans la région et de ses intentions stratégiques.

« Lorsque nous parlons avec les Russes », a déclaré une source israélienne de haut niveau sous couvert d’anonymat, « ils ne comprennent pas ce que nous attendons d’eux. En ce qui les concerne, l’Iran est un élément de stabilisation régional. Lorsque nous pointons que l’Iran exprime de façon récurrente son intention de détruire Israël, ils répondent qu’il ne faut pas prendre ces menaces  au sérieux « .

Cependant, Israël n’attend pas grand chose de la part de la Russie sur la question. En revanche, en ce qui concerne les États-Unis, c’est une histoire différente. À l’heure actuelle, l’administration Trump est indifférente à la question iranienne ; Son objectif principal est d’obtenir un succès quelque part pour redorer le blason du président : une victoire sur Daesh. « Pour ce faire », a déclaré une importante source israélienne sous couvert d’anonymat, « Ils sont prêts à permettre à l’Iran de s’installer aux frontières d’Israël. En ce qui nous concerne, c’est tout simplement une catastrophe. « 

 Ben Caspit

al monitor

Members of the Palestinian National Council (PNC) meet in the West Bank city of Ramallah on August 26, 2009. The parliament of the Palestine Liberation Organisation (PLO) began its first meeting in more than a decade in the occupied West Bank to replace leaders who have died. The PNC will pick six new members of the 18-strong PLO Executive Committee headed by president Mahmud Abbas. AFP PHOTO/ABBAS MOMANI / AFP PHOTO / ABBAS MOMANI

Des sources fiables du Fatah affirment que la détérioration de la santé du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, conjuguée à l’alliance que le Hamas a forgée avec son amical rival politique Muhammad Dahlan, l’ont forcé à se concentrer sur le front palestinien intérieur. Abbas s’est également rendu compte qu’aucun salut pour les Palestiniens ne viendra de l’administration Trump, ce qui, à son avis, est le signe de la partialité de Trump en faveur d’Israël.

Abbas a effectivement décidé – officieusement – de lever le pied sur les questions diplomatiques et la possibilité d’entamer de négociations avec Israël. Il a décidé de geler tous les contacts avec Israël, y compris la coordination de la sécurité, (officiellement seulement car officieusement elle continue NDLR). De plus, Abbas a mis en place un ensemble de conditions pour entériner sa prise de distance, en exigeant la reconnaissance israélienne officielle de la solution à deux états.

Abbas sait bien que le gouvernement israélien de droite n’acceptera pas ses demandes. Par conséquent, dans le but de faire pression sur Israël et ainsi améliorer sa baisse de popularité parmi les Palestiniens, il opte délibérément pour l’impasse diplomatique.

Élargissement de la lutte contre le Hamas et Dahlan

L’accord que le Hamas a obtenue de Dahlan au Caire est très inquiétante pour Abbas. Il réduit le statut de l’Autorité palestinienne et restaure la place de Dahlan au centre de l’arène politique palestinienne, comme une sorte de ministre des Affaires étrangères à Gaza. Deux millions de Palestiniens vivent là-bas, et Dahlan a également été chargé par le Hamas, du développement économique de Gaza et des relations avec Israël.

Initialement, Abbas envisageait de se réconcilier avec le Hamas comme moyen d’arrêter Dahlan. Le président égyptien Sisi a proposé un rapprochement national entre l’AP et le Hamas, ainsi que la fin de la faille entre la Cisjordanie et Gaza. Les deux parties ont annoncé leur consentement, mais finalement, Abbas a changé d’avis et a donné au Hamas une contre-proposition que celui-ci a rejeté.

Abbas intensifie ses mesures contre le Hamas, y compris :
1.La retraite anticipée forcée de 7 000 fonctionnaires à Gaza.
2. La cessation des paiements de salaire de l’AP à 277 prisonniers de sécurité libérés avec le Hamas qui purgeaient des peines d’emprisonnement pour terrorisme.
3. L’arrestation de cinq journalistes palestiniens affiliés au Hamas en Cisjordanie sur une accusation qu’ils « fourniraient des informations à des éléments hostiles ».

Une réunion du Conseil national palestinien

Abbas cherche à renforcer sa légitimité. Sans possibilité d’élections générales en raison de la faille de Cisjordanie-Gaza, il agit de sorte à renforcer sa légitimité en tant que chef de l’OLP.

Abbas voudrait une réunion du Conseil national palestinien, qui constitue le parlement de tous les Palestiniens dans les territoires et la diaspora. Il veut être réélu en tant que président de l’OLP et élire un nouveau Comité exécutif de l’OLP qui lui permettra de prendre des mesures pour réduire l’influence du Hamas et de Dahlan.

Abbas veut tenir la réunion de la PNC à Ramallah au cours de la première quinzaine de septembre, avant la convocation de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le Hamas et le Jihad islamique sont opposés à la tenue de la réunion à Ramallah en raison du contrôle de sécurité israélien dans les territoire. Abbas, cependant, a ordonné à son peuple d’ignorer leur opposition et de commencer à organiser les préparatifs de ce rassemblement. Selon lui, les membres de la PNC qui ne pourront se rendre à Ramallah pourront y participer par vidéoconférence de Beyrouth.

Après la réunion de la PNC et la réélection d’Abbas en tant que chef de l’OLP, disent les sources du Fatah, il cherchera à dissoudre la PNC et à supprimer les bases de la légitimité du Hamas et de Dahlan.

À l’heure actuelle, le parlement comprend une faction entière du Hamas ainsi que 15 délégués du Fatah affiliés à Dahlan.

Le Conseil national palestinien est une épée à double-tranchant

La PNC a déjà tenu une première réunion à Gaza à laquelle ont participé les membres pro-Dahlan. Dahlan, lui-même membre de la PNC, y a participé par vidéoconférence.

Parce qu’Abbas craint que la PNC adopte des résolutions contre lui, il veut se lancer dans sa réunion et la dissoudre.

Selon les sources du Fatah, la dissolution de la PNC éliminera automatiquement les membres du Hamas et pro-Dahlan. Abbas pourra alors prendre l’initiative légale de les déclarer «éléments hostiles», de les arrêter et de les interroger et de les faire juger.

Abbas envisage également de geler les comptes bancaires de ses adversaires afin qu’aucune aide financière extérieure ne puisse les soutenir.

Abbas, dont les jours politiques sont comptés, ne prend plus de gants, ni avec Israël, ni avec le Hamas ni avec  Dahlan. Il envisage également, le mois prochain, de demander à l’Assemblée générale des Nations Unies d’accorder à la « Palestine » l’adhésion complète à l’ONU pour pouvoir faire agir la Cour pénale internationale, contre les implantations, et faire en sorte que l’Etat palestinien rejoigne les 28 nouvelles organisations internationales.

Abbas espère que sa nouvelle politique de refus systématique lui assurera un plus grand soutien de la rue palestinienne. Quand le moment sera venu de se retirer de l’arène politique, il sera celui qui aura osé tenir tête à Israël et aura réussi à vaincre son ennemi juré, Muhammad Dahlan.

JPCA – traduction JFORUM

Suite à des nouvelles mesures de sécurité israéliennes à Jérusalem, y compris l’ajout de détecteurs de métaux sur le Mont du Temple (que les arabes appellent al-Haram al-Sharif), le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé le 23 juillet que l’Autorité palestinienne (PA) suspendrait la coordination de la sécurité avec Israël, bien qu’il n’y ait pas encore de signes visibles de cette suspension.

À son tour, Israël a pris des mesures supplémentaires, telles que des descentes dans les bureaux de police palestiniens à Hébron, l’annonce de l’expansion de nouvelles implantations près de Bethléem et l’arrestation de Palestiniens, en particulier à Jérusalem.

La communauté internationale craint que la situation ne dégénère en une autre série de violences et d’affrontements qui pourraient, comme par le passé, menacer les milliards de dollars qui ont été  investis dans le projet de construction de l’Etat palestinien, au cours de la dernière décennie. La communauté internationale des donateurs se souvient bien des dommages  aux équipements et aux infrastructures de l’AP financés par l’UE, détruits lors de la deuxième Intifada.

En cas de poursuite de l’escalade, il ne fait aucun doute que les investissements internationaux dans le secteur de la sécurité en souffriraient. Il s’agit d’un souci particulier pour l’UE, qui est le plus grand donateur de l’Autorité palestinienne et dont l’objectif est de réformer la « Mission de police de l’Union européenne pour les territoires palestiniens » (EUPOL COPPS),  et à revoir les principaux éléments de la sécurité palestinienne pour un renforcement efficace de cette po.

Le 4 juillet, le Conseil européen a prolongé le mandat de EUPOL COPPS jusqu’en juin 2018. La mission a été initialement lancée en 2006 dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune de l’UE (PCSD)  avalisée par le Quatuor en accord avec la feuille de route pour la paix au Moyen-Orient. Le mandat de la mission est de soutenir une police durable et efficace sous la responsabilité des Palestiniens et conformément aux normes internationales. Le soutien technique fourni par EUPOL COPPS aux réformes de la sécurité et de la justice devrait aboutir à une confiance renforcée d’Israël dans la capacité de l’Autorité palestinienne à assurer l’ordre public. À son tour, la sécurité accrue d’Israël devrait permettre  d’ouvrir la voie à un Etat palestinien viable et démocratique.

Du point de vue technique, la mission a réussi à professionnaliser la police civile palestinienne (PCP) grâce à des programmes de renforcement de ses capacités, à la formation locale et internationale, à un meilleurs équipement et des véhicules adaptés, et à contribuer à renforcer les infrastructures de police comme des caméras de surveillance et des programmes de lutte contre la drogue ainsi que la construction de postes de police.

La mission a également connu un succès limité en matière de réformes judiciaires en fournissant un soutien technique et des conseils au ministère de l’Intérieur, au ministère de la Justice, au Conseil supérieur de la magistrature, au Bureau du procureur général, à la Commission anti-corruption palestinienne et à l’Association du Barreau palestinien. En partenariat avec d’autres donateurs, l’UE et sa mission ont aidé l’Autorité palestinienne à rétablir le contrôle civil et la sécurité dans certaines parties de la zone A de Cisjordanie.

Malgré sa réticence initiale à permettre à l’UE de jouer un rôle politique plus important dans la région, Israël a approuvé ces réalisations techniques d’EUPOL COPPS, comprenant que cette mission pourrait rendre la police de l’AP plus efficace dans les territoire, et contribuer à en faire un partenaire plus fiable dans la lutte contre l’insurrection et le terrorisme.

Israël perçoit EUPOL COPPS comme une composante intégrante du paradigme de coordination en matière de sécurité principalement avec à l’esprit d’assurer la sécurité des Israéliens. Israël  se réserve le droit de décider quel type d’équipement et de formation de la police de l’AP sont autorisés.

Du point de vue politique, cependant, la mission a échoué. Au cours de la dernière décennie, la mission a en effet amené l’UE à réformer le secteur de la sécurité palestinienne et a renforcer sa visibilité dans le processus de paix au Moyen-Orient. Et pour l’AP, la mission a réussi à faire contrepoids avec la domination des États-Unis, traditionnellement considérée comme pro-israélienne, en tant que sponsor de la réforme du secteur de la sécurité.

Néanmoins, la stratégie de l’UE d’utiliser EUPOL COPPS pour ouvrir la voie à un état démocratique et viable en renforçant ses capacités de sécurité a échoué. Au lieu de la réévaluer, et de revoir sa façon de travailler, l’UE se dédouane en insistant sur le fait que le mandat de cette mission est exclusivement technique.

Cependant, la mission ne peut échapper à la dimension politique du conflit, ni aux ramifications politiques de son organisation technique. L‘UE s’abstient généralement de soutenir les services de sécurité qui ont la réputation de commettre des violations des droits de l’homme. Or, l’Agence de sécurité préventive parrainée par les États-Unis et le Service général de renseignement, let a Police civile palestinienne (PCP) soutenue par l’UE, ont été impliqués dans l’utilisation excessive de la force contre les manifestations pacifiques.

Par conséquent, les Palestiniens voient de plus en plus le soutien de l’UE à cette police, comme étant le résultat d’un complot ourdi avec Israël, pour maintenir ce qu’ils appellent « l’occupation » par procuration.

En outre, de nombreux Palestiniens craignent que le but ultime de la réforme du secteur de la sécurité de l’Autorité palestinienne, menée par les Européens et les États-Unis  soit de calmer ou de criminaliser la résistance contre l’occupation israélienne. Selon ce sentiment de plus en plus partagé, cette répression résulte donc directement permise grâce à l’utilisation de fonds d’aide internationale, sponsor de l’occupation israélienne par Autorité Palestinienne interposée.

Selon les termes d’un habitant du camp de réfugiés de Jénine qui avait été détenu par Israël et l’AP selon les mêmes accusations, «la mission de sécurité américaine est le grand diable agressif; La mission de sécurité européenne est le petit diable. Les deux sont des démons, mais emballés différemment. « 

L’UE et sa mission sont de plus en plus complices du maintien du statu quo. Si l’actuel glissement de l’Autorité palestinienne vers l’autoritarisme persiste, l’UE et sa mission seront de plus en plus critiquées et accusées de financer, professionnaliser et légitimer une force de police hautement politisée et démocratiquement indéfendable. Il s’agit d’une dérive opposée aux valeurs de la politique étrangère de l’UE et qui trahit son bien fondé, qui est de réformer le secteur de la sécurité pour plus de démocratie.

Filip Ejdus est chercheur à l’École de sociologie, de politique et d’études internationales à l’Université de Bristol. Suivez-le sur Twitter @FilipEjdus.

Alaa Tartir est directrice de programme d’Al-Shabaka: The Palestinian Policy Network et associée de recherche au Center on Conflict, Development and Peacebuilding (CCDP) au Graduate Institute, à Genève. Suivez-le sur Twitter @alaatartir.

Carnegie Endowment For international Peace

Le Congrès des États-Unis a récemment approuvé de manière écrasante, et le Président Trump veut initier une loi, pour limiter la nuisance de l’Iran et donc adopter de nouvelles sanctions américaines contre la République islamique d’Iran.
Ces sanctions viennent en réponse au soutien flagrant de l’Iran pour le terrorisme mondial, la contrebande d’armes, les lancements de missiles provocateurs et déstabilisants et les violations flagrantes des droits de l’homme.

Beaucoup de ces activités violent les obligations internationales de l’Iran, y compris la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU. Ces nouvelles sanctions américaines n’étant pas liées au Plan d’action global commun (JCPOA), également connu sous le nom d’accord nucléaire.

Aujourd’hui, le président iranien Hassan Rouhani a menacé que l’Iran allait rompre ses engagements dans le cadre de la JCPOA si les États-Unis choisissent d’adopter des mesures supplémentaires.

L’ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies Nikki Haley a répondu à ces nouveaux  développements en disant : « L’Iran ne peut pas être autorisé à utiliser l’accord nucléaire pour tenir le monde en otage. L’Iran, ne pourra jamais avoir d’armes nucléaires. En aucun cas.

Dans le même temps, nous devons également continuer à dénoncer l’Iran qui est responsable de lancements de missiles, soutien au terrorisme, mépris des droits de l’homme et violations des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

La semaine prochaine, l’Ambassadeur Haley visitera le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne pour discuter avec les dirigeants de l’AIEA de l’étendue des activités nucléaires iraniennes.

Dans un discours devant le Parlement iranien mardi, le président nouvellement réélu, Hassan Rouhani, a prévenu que si les États-Unis s’obstinaient à vouloir imposer de nouvelles sanctions à l’Iran, il déciderait de reprendre son programme nucléaire à un niveau plus avancé qu’il ne l’était au début de la négociation.

« Les nouveaux responsables de l’administration américaine doivent avoir conscience que ce sont les menaces et les sanctions qui ont forcé leurs prédécesseurs à venir s’assoir à la table des négociations », ont rapporté les journalistes semi-officiels de l’agence de presse iranienne. « Si les USA préfèrent revenir sur ces décisions, l’Iran va aussi de son côté reprendre ses activités à un niveau beaucoup plus avancé qu’au début des négociations [nucléaires], et pas dans quelques mois ou quelques semaines, mais en quelques heures « .

L’accord de 2015 qui a permis à l’Iran de continuer à enrichir l’uranium avait également provoqué des sanctions nucléaires contre l’Iran. Le secrétaire d’État John Kerry avait déclaré à l’époque lors d’une audience au Sénat: «Les iraniens sont clairs et nous sommes clairs: nous avons encore la possibilité d’exercer d’autres pressions sur l’Iran même après cet accord, et permettez-moi de préciser cela, car c’est important de le savoir pour que tout ce débat soit clair. Même avec la levée des sanctions après huit ans sur les missiles ou cinq ans sur les armes, qui sont des sanctions de l’ONU. Car ce ne sont que les sanctions de l’ONU. Il y a d’autres sanctions que les Etats-Unis ne  lèveront pas. Nous sanctionnons encore l’Iran. Notre principal embargo est toujours en place. « 

À la fin du mois dernier, les États-Unis ont imposé des sanctions à l’Iran pour son programme illicite de missiles balistiques. Pendant ce temps, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont convenu avec les États-Unis que le programme de missiles iraniens, et plus précisément le lancement récent d’un missile Simorgh, a violé la résolution 2231 du Conseil de sécurité qui a formalisé l’accord nucléaire de 2015.

L’Iran a affirmé que les sanctions non nucléaires violent l’accord nucléaire.

En 2006, The Telegraph avait rapporté une situation similaire. A l’époque, Rouhani, se référant à un accord nucléaire de l’Iran conclu en Irlande avec le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, dont l’Iran s’était rétracté un an plus tard, avait avoué que cela avait permis à l’Iran de faire avancer son programme nucléaire, en marge des négociations, pour l’amener à un seuil critique.

« Pendant que nous étions en train de négocier avec les Européens à Téhéran, nous installions encore une partie de l’équipement sur le site d’Isfahan. Il y avait beaucoup de travaux en cours pour compléter le site et terminer le travail là-bas « , a raconté Rouhani. « En réalité, tout en essayant de temporisant la situation nous pourrions finir Isfahan ».

[Photo: Tasnim News]

The Tower et 

US DEPARTMENT

La paracha de Réé (14, 1) nous dit : בָּנִים אַתֶּם לַיהוָה אֱלֹהֵיכֶם לֹא תִתְגּדְֹדוּ (Vous êtes les enfants de l’Eternel votre D.ieu, ne vous tailladez pas le corps). Le Yalkout Chimoni rapporte une interprétation différente des mots : « Lo titgodédou » [littéralement : « ne vous tailladez pas »], selon laquelle il s’agirait d’une défense de former au sein du peuple juif des groupes divisés les uns des autres [de la racine « agoudot » : des groupes]…

On raconte qu’un homme vint trouver un jour le ’Hafets ’Haïm en lui demandant : « Comment se fait-il que notre peuple connaisse tant de coutumes et de mouvements différents les uns des autres ? Les ’Hassidim prient d’une certaine manière, les Mitnagdim d’une autre et les Séfaradim encore d’une autre façon. Même au sein des mouvements hassidiques, chacun d’eux opte pour une approche spécifique : certains prient avec enthousiasme et ferveur, d’autres plus calmement, voire avec austérité, etc. Ne serait-il pas préférable que toute la communauté juive s’accorde pour suivre un même rite ? »
« En vérité, répondit le ’Hafets ’Haïm, vous auriez pu poser la même question au tsar en personne. Pourquoi a-t-il besoin de se doter d’armées différentes, elles-mêmes composées de régiments distincts ?
Pourquoi donc disposer d’une infanterie, d’une cavalerie, d’une marine, d’une artillerie, etc. ? Ne seraitil pas plus sage de rassembler toutes ces troupes dans un seul corps militaire, de toutes les munir avec les mêmes armes et de nommer à leur tête un seul général en chef ? Je suis certain qu’en agissant ainsi, le tsar s’épargnerait beaucoup de tracas…
Mais la réponse, toute personne sensée la connaît : chaque unité militaire possède ses propres fonctions et doit remplir des missions spécifiques. Le but d’une armée est en effet de défendre le pays et de vaincre l’ennemi et pour ce faire, elle est obligée d’étendre ses champs de manoeuvre pour être présente sur tous les fronts.
Et de fait, ce qu’un fantassin parvient à réaliser, aucun cavalier ne le peut, et vice-versa. Si le fantassin peut tenir tête à l’ennemi sur le front, le cavalier jouit quant à lui d’une capacité de mouvement beaucoup plus importante et peut ainsi poursuivre l’ennemi dans ses retranchements ou battre plus vite en retraite.
De même pour l’artillerie : elle est capable d’atteindre l’ennemi à longue distance, ce qu’aucun autre soldat ne peut faire. Même les soldats qui sonnent du clairon ont leur propre importance car bien qu’ils ne mènent pas le combat, ils sont néanmoins capables de galvaniser les troupes au son de leur instrument.
« Quant à nous, enchaîna le ’Hafets ’Haïm, notre mission sur terre est de vaincre le Satan, qui nous incite à nous détourner de la Torah. Nous sommes donc continuellement en quête de stratégies pour le dominer et le vaincre. C’est la raison pour laquelle notre « armée » est composée de différentes troupes : une infanterie, une cavalerie, une artillerie, etc.
Chacune d’elles a sa propre importance, car elle affronte l’ennemi à sa manière, avec les armes qu’elle maîtrise le mieux, et nul ne saurait se substituer à l’action de l’autre. Un groupe utilise la force de l’étude de la Torah, un autre celle de la prière et un troisième sa flamme et son enthousiasme. L’essentiel est que chacun de ces groupes sache que tous mènent un seul combat, à savoir une guerre contre le mauvais penchant. »

Extrait du livre « Pniné haTorah » – Editions Torah-Box – © Tous droits réservés

Rav David Haddad -Torahbox

Tandis que les États-Unis et la Corée du Nord échangent des menaces d’anéantissement nucléaire, le président palestinien Mohamoud Abbas a envoyé au leader de ce pays au ban des Nations un télégramme, le félicitant pour la «Journée de la libération», alors que la Corée du Nord et la Corée du Sud célèbrent leur libération de la domination coloniale japonaise.

Abbas a félicité le dictateur à cette occasion en lui souhaitant  «santé et bonheur», et l’a remercié pour le soutien de Pyongyang à Ramallah.

Dans une lettre officielle à Kim Jong-un, Abbas a déclaré que le peuple coréen « a fait de grands sacrifices pour sa liberté et son honneur » et a dit que ce combat de la Corée du Nord est un exemple pour le peuple palestinien dans sa lutte pour la liberté.

Sa salutation, publiée par l’agence de presse officielle Wafa, n’a fait aucune mention des menaces nucléaires ou des différends de la Corée du Nord avec les États-Unis.

Le chef palestinien a également envoyé un message de félicitation au Président de la Corée du Sud, Moon Jae-in, pour la Journée de la Libération, souhaitant la prospérité et la stabilité du pays.

Il a également exprimé son espoir de renforcer les liens bilatéraux entre l’Autorité palestinienne et la Corée du Sud et a également exprimé ses remerciements pour la contribution du pays à l’économie palestinienne et son soutien dans la construction d’institutions palestiniennes.

L’Associated Press. Ynet- JForum

Juifs de Chine, entretien avec Caroline Rebouh, par Jean-Paul Fhima

Jean-Paul Fhima (pour Tribune Juive) : Caroline Rebouh, vous venez de publier aux éditions Persée un livre sur les Juif de Chine. C’est un sujet sur lequel vous vous êtes spécialisée tout en étant conférencière et enseignante du judaïsme. Pouvez-vous nous en dire plus sur vous ? 

Caroline Rebouh : Lorsque j’habitais en France, j’avais une librairie hébraïque. Puis j’ai effectué mon aliya. Tant en France qu’en Israël, on m’a souvent demandé de faire des conférences sur l’histoire juive et la Torah. J’écris aussi des articles sur le judaïsme.caroline-rebouh-les-juifs-de-chine

Jean-Paul Fhima : Il existe de nombreuses et importantes communautés juives en Chine, comme celles de Pékin, Harbin ou Shanghai, mais vous avez choisi de travailler particulièrement sur celle de Kaïfeng (dans la province nord du Henan) qui n’est pas, loin s’en faut, la plus importante de Chine. Pourquoi ? En quoi l’histoire et le destin de cette communauté vous paraissent-ils emblématiques de la présence juive dans ce grand pays ?

Caroline Rebouh : Les communautés juives de Pékin (Beijing) et de Shanghai sont constituées de migrants aux origines européennes diverses (Russie, Pologne, Allemagne), poussés à l’exil par la montée du communisme ou du nazisme. Il s’agit de communautés   européennes récemment établies en Chine, et non de communautés juives chinoises à proprement parler.

Les Juifs de Kaïfeng, en revanche, sont vraiment des Juifs chinois car ils appartiennent à une lignée très ancienne qui remonte aux VIIe et VIIIème siècle selon les archives locales et les sources épigraphiques. Leur façon de vivre et de rester fidèles à leur identité juive, malgré le temps et les difficultés matérielles, est tout à fait passionnante. Ces Juifs sont installés à Kaïfeng depuis de longs siècles, sans doute parce que dans cette ancienne capitale impériale était une importante ville commerciale et un centre politique propice à de nombreuses opportunités.

caroline rebouh

Caroline Rebouh

Jean-Paul Fhima : Que révèle, d’après vous, l’histoire de ces communautés juives de Chine, à propos des capacités de mutation et d’adaptation du judaïsme en général?

Caroline Rebouh : Il convient donc de différencier les communautés juives de Chine d’origine européenne assez récente de celle de Kaïfeng.

A Shanghai ou Harbin, les structures communautaires ont été facilement conservées avec des synagogues, des cadres humains et cultuels traditionnels (rabbins/enseignants/ mohel, schohet etc).

A Kaïfeng, c’est différent. Les Juifs de cette ville ne purent (pour de multiples raisons) disposer des mêmes cadres communautaires qu’ils avaient au début de leur existence en Chine. On sait qu’ils ont contracté des mariages mixtes, au point de ressembler en tous points à des Chinois de souche.  Toutefois, ils n’ont jamais renoncé à la conversion de leurs épouses et à élever leurs enfants dans le judaïsme. Malgré l’absence chronique de rabbins et d’abattage rituel, ils se sont efforcés de préserver certaines habitudes alimentaires préférant, en général, consommer du poulet ;  quant au bœuf ou au mouton, que l’on mangeait plus rarement, ils s’en procuraient dans les boucheries hallal, considérant que l’abattage musulman s’apparente à l’abattage rituel juif !

Ainsi, les Juifs de Kaïfeng se sont à la fois adaptés à la vie en Chine, au point de ne pouvoir se distinguer de leurs concitoyens, tout en continuant à observer scrupuleusement le shabbat, les fêtes, et les différents dogmes originels.

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Jean-Paul Fhima : Les sources ont, dans votre ouvrage, une importance toute particulière. Vous vous appuyez notamment sur les écrits des missionnaires, voyageurs et savants des XVIIIe et XIXème siècle.  Qui sont ces témoins, que nous disent-ils sur les Juifs de Chine et de Kaïfeng?

Caroline Rebouh : Les récits et rapports des missionnaires en Chine sont nombreux et ils commencent dès le début du XVIIème siècle avec les témoignages de Mattéo Ricci, jésuite, qui était en fonction à Pékin. Les jésuites faisaient beaucoup de ‘’tapage’’ car la population chinoise représentait pour eux un public de choix à convertir.  Ils ont été très étonnés de constater que des Juifs se trouvaient en Chine et, de leur côté, les Juifs de Kaïfeng n’ayant jamais entendu parler de christianisme se sont ‘’’trompés’’ pensant avoir affaire à des Juifs européens. Une fois le malentendu dissipé, le responsable de la communauté juive de la ville résista farouchement à toute forme de conversion ; il précisa aux jésuites de manière péremptoire que lui, et les siens, ne pourraient manger de « la bête noire » (porc). Les missionnaires chrétiens n’ont pas insisté.

Par la suite, d’autres missionnaires ne manquèrent pas de rendre visite à cette communauté juive de Kaïfeng. Ils nous révèlent l’existence de Juifs coupés de leurs racines, relativement ignorants de l’hébreu et du judaïsme, quoique très instruits par ailleurs et d’un niveau économique satisfaisant. Une situation qui semble être devenue progressivement plus précaire si on en croit les récits d’un missionnaire anglais, George Smith, qui effectua une visite à Kaïfeng au XIXème siècle.

 Jean-Paul Fhima : Les sources archéologiques ne sont pas non plus négligées. Vous évoquez longuement l’importance des stèles de pierre, dernier vestige de l’ancienne synagogue de Kaïfeng (nous y reviendrons), ou encore les fameuses statuettes dites  »radanites ».  Ces trouvailles exceptionnelles en disent beaucoup sur l’identité juive des commerçants de la soie venus d’Europe en Chine via la Mésopotamie. Ces statuettes, en effet, représentent des hommes  barbus au  type sémite prononcé. C’est bien cela ? 

Caroline Rebouh : C’est exact. La route de la soie (ou celle des épices) a généré de nombreux échanges avec la Chine et le monde musulman depuis l’Europe, mais aussi la Perse (Iran actuel). Des colporteurs représentés par des statuettes exhumées des tombeaux de riches marchands chinois, faisaient du commerce de luxe, de porte en porte. Ces commerçants juifs du Haut Moyen Age dits Radhanites (ou Radanites) vivaient dans cette région de Chine dès le VIIème siècle ; ce que confirment les recueils de Seli’hot ainsi que des fragments de lettre en judéo-persan retrouvés dans les fouilles de Dandan Uilik.

Les statuettes montrent des personnages revêtus de costumes européens, avec une apparence physique assez marquée : ils ont des yeux «ronds», des barbes fournies, des nez fins et busqués, des chevelures ondulées.statue_juif_chine

Jean-Paul Fhima : Vous évoquez l’influence juive dans la pensée chinoise, vous y consacrez d’ailleurs un chapitre entier. Judaïsme et culture biblique seraient présents, par exemple, dans la philosophie et la poésie. Les écritures chinoise et hébraïque ne seraient pas non plus totalement étrangères. 

Caroline Rebouh : Des sinologues français des XVIII et XIXème siècle pensent, en effet, que les idéogrammes chinois ont peut-être pour origine les hiéroglyphes égyptiens et, plus généralement, les différents systèmes d’écriture du Moyen-Orient, dont l’hébreu bien entendu. Des historiens chinois comme Sse Ma Tsien (1er siècle avant J.C) expliquent d’autre part que la Chronologie chinoise retrace les dix premières générations d’empereurs sur le modèle des dix premières générations de la Bible.

Il y aurait, par ailleurs, un parallèle intéressant entre les récits héroïques chinois et les récits bibliques. Par exemple, le mythe chinois du prince qui « arrêta le soleil » pour mettre fin à la guerre semble s’inspirer du même mythe de Josué dans la guerre contre les Gabaonites (Josué 9 : 1-27 ; 10 : 1-5). Enfin, les maximes de Confucius et Lao Tseu (Vème siècle avant J.C) ressemblent beaucoup à nos Pirké Avoth (Maximes des Pères).

Jean-Paul Fhima : Les Juifs de Kaïfeng sont actuellement reconnus par les autorités chinoises  en tant que peuple (Ren) mais non en tant que nationalité (Zu), ce qui ne leur permet pas de disposer d’un certain nombre de droits. Cette distinction est conséquente car elle empêche une réelle identification culturelle et religieuse au judaïsme. Bref, les Juifs de Kaïfeng ne semblent pas être considérés réellement juifs, ni par la Chine, ni par Israël. Pourquoi? Est-ce que c’est le cas des autres Juifs de Chine?

Caroline Rebouh : Les Juifs de Pékin ou de Shanghai sont reconnus Juifs par les communautés orthodoxes, libérales ou progressistes. Ils sont détenteurs de passeports étrangers.

En revanche, les Juifs de Kaïfeng, de lignée bien plus ancienne comme je l’ai dit précédemment, ont rencontré des problèmes successifs et multiples : tout d’abord, l’appartenance à une religion se décidait autrefois par l’ascendance patrilinéaire, c’est à dire par le père ; et non par la mère comme cela fut décidé bien plus tard, et comme c’est toujours le cas de nos jours. Dans la Bible d’ailleurs, les généalogies sont en lien avec les pères et ce n’est que par la suite que les rabbins ont décidé qu’il fallait se référer à la mère. Ainsi, à Kaïfeng, le Père de famille, sacrifiant aux coutumes locales, se mariait en premier avec une femme juive puis épousait des ‘’concubines’’ chinoises elles-mêmes converties au judaïsme et enregistrées comme telles dans le registre de la communauté ; certains noms chinois sont suivis de leur inscription hébraïque de conversion.

Toutefois, à certaines périodes, les Juifs de Kaïfeng n’avaient plus de rabbin ; ils se déplaçaient parfois très loin (jusqu’en Inde !) pour faire circoncire leurs enfants. Sur le plan des mariages, il n’y avait plus de contrôle. De ce fait, et sur le plan halakhique, il est difficile de considérer les descendants des Juifs de Kaïfeng comme de véritables juifs. Or, sans cette reconnaissance halakhique, le gouvernement israélien ne peut prétendre appliquer la loi du retour à ces personnes.

Du côté des autorités chinoises, il semble qu’il y ait  une forte confusion entre « israélite » et « israélien ». Puisque le gouvernement israélien ne reconnaît pas ses propres ‘’ressortissants’’, le gouvernement de Pékin affirme qu’il n’est pas non plus en mesure de considérer les Juifs de Kaïfeng comme une minorité à part entière. La pratique de leur religion ne leur donne aucun droit apparenté à une nationalité distincte et reconnue.

Le gouvernement chinois ne reconnaît officiellement que cinq religions,  conférant aux membres de ces communautés un certain nombre de privilèges et de spécificités : le bouddhisme, le taoïsme, l’islam, le catholicisme et le protestantisme.

Les Juifs de Kaïfeng doivent se soumettre à la loi chinoise commune (comme celle relative à l’enfant unique depuis 1979) ; ils ne peuvent, contrairement aux Musulmans, ni recevoir une allocation spéciale pour se procurer de la viande hallal, ni avoir autant d’enfants qu’ils le désirent.

D’autre part, il faut savoir que les contacts avec des étrangers (entendez détenteurs de passeport étranger) sont interdits. Même les Chinois expatriés ne peuvent séjourner dans leur propre famille et doivent résider dans des hôtels spéciaux.

Les Juifs de Kaïfeng auraient pu tirer un profit quelconque des communautés Habad installées dans les grandes villes ; ils auraient probablement pu régulariser le problème des conversions, de l’approvisionnement en viande et produits casher mais tout contact leur est interdit.

Une famille juive sino-américaine a proposé de célébrer la bat mitsva de leur fille à Kaïfeng en compagnie de tous les membres de la communauté, mais cela n’a pas été possible. Des donateurs américains ont voulu reconstruire la synagogue pour permettre de réorganiser un service cultuel mais cela aussi leur a été refusé ; l’édifice religieux ne pouvait être qu’un musée destiné aux touristes, et non à la pratique du culte. La synagogue ne fut pas reconstruite, un hôpital s’élève aujourd’hui à son emplacement.

Vue extérieure de la synagogue de Kaïfeng, d'après les dessins du Père Jean Domenge (1722)

Vue extérieure de la synagogue de Kaïfeng,
d’après les dessins du Père Jean Domenge (1722)

Jean-Paul Fhima : Cette synagogue de Kaïfeng dont vous parlez justement, a bien été détruite définitivement en 1851, après de multiples reconstructions dues à des inondations ou des incendies n’est-ce pas ? Arrêtons-nous un instant sur la précieuse source d’information que représentent pour les historiens les stèles qui étaient apposées à son entrée et qui sont conservées actuellement au musée de la ville. Que peut-on en dire ?

Caroline Rebouh : Ces quatre stèles conservées au Musée de Kaïfeng  ne sont pas toujours visibles, soit dit en passant, il faut une autorisation spéciale pour pouvoir les contempler. Elles retracent, en quelque sorte, l’histoire du peuple juif en général, de Kaïfeng en particulier.

Ces stèles, rédigées en très ancien mandarin, racontent un certain nombre d’anecdotes, comme celle-ci par exemple : les Juifs de Kaïfeng, fuyant des hordes sauvages, s’étaient réfugiés en Inde où ils avaient appris le tissage et la teinture du coton (inconnu alors en Chine). A leur retour, ils offrirent un tribut de coton à l’Empereur qui, satisfait, les invita à se réinstaller à Kaïfeng pour y pratiquer leur religion.

Jean-Paul Fhima : Il n’y a pas traces, semble-t-il, d’antisémitisme en Chine. La culture asiatique serait-elle plus tolérante qu’en Occident ? Pourquoi ?

Caroline Rebouh : Les Juifs n’ont jamais été pourchassés, persécutés ou contraints à se limiter à certaines professions comme ce fut le cas en Occident. Au contraire, ils jouissaient d’une entière liberté. Leurs descendants ont continué d’affirmer leur appartenance au judaïsme jusqu’à nos jours, sans restrictions ni interdits, au point de souhaiter ardemment vivre aujourd’hui en Israël. Le lien, en somme, n’a jamais été rompu avec leurs racines.

Arrivés en Chine depuis des millénaires, ils se sont, par ailleurs, merveilleusement intégrés à la culture chinoise et ont contribué au développement culturel de ce pays immense et contrasté. Ils font partie intégrante de sa très longue histoire. A aucun moment, ils n’en ont été exclus.

L’enseignement clérical, qui a propagé en Europe la haine du Juif dès le 1er siècle, n’avait pas les mêmes buts en Asie où les prêtres catholiques recherchaient surtout à convertir massivement.

Nullement perçus avec défiance, nullement considérés comme d’ «éternels étrangers», les Juifs de Chine ont bénéficié au contraire, et en haut lieu, d’une réelle bienveillance.

Descendants des Juifs de Kaïfeng (source Univers Torah.com)

Descendants des Juifs de Kaïfeng (source Univers Torah.com)

Jean-Paul Fhima : Caroline Rebouh, nous arrivons au terme de cet entretien. Quelques mots de conclusion ? 

Caroline Rebouh : La longévité des Juifs de Kaïfeng s’explique par un amour inconditionnel pour le judaïsme et l’appartenance à une forte identité communautaire. Malgré le manque de guides spirituels, malgré le désarroi cultuel et culturel qui a jalonné leur histoire, leur attachement pour Jérusalem et Israël est un exemple pour toutes les communautés juives du monde.

Merci Caroline Rebouh pour ce beau message de Pessah.

Jean-Paul Fhima

Caroline Rebouh, Les Juifs de Chine, histoire d’une communauté et ses perspectives, Éditions Persée, 2016.

TRIBUNE JUIVE

Russian Foreign Minister Sergei Lavrov (C), Syrian Foreign Minister Walid al-Muallem (R) and Iranian Foreign Minister Mohammad Javad Zarif attend a news conference in Moscow, Russia, October 28, 2016. REUTERS/Sergei Karpukhin TPX IMAGES OF THE DAY - RTX2QTRQ

Alors que l’Etat Islamique est en repli constant depuis un certain temps, L’Iran et la Russie sont confrontés à de grosses difficultés pour maintenir leur partenariat stratégique. Chacun a profité de la lutte contre Daesh pour poursuivre ses objectifs propres en marge de la campagne militaire en Syrie.

Les deux parties évitent de discuter de leurs divergences, ou de se critiquer ouvertement et cherchent tous deux à  tirer le meilleur parti de la situation. Mais ils parviennent difficilement à masquer complètement les frictions qui secouent leur relation.

En 2016, Moscou et Téhéran soutenaient tous deux le régime du président syrien Bashar al-Assad et cherchaient à préserver ce qui subsistait des institutions de l’État.  Aujourd’hui, ils tentent de mettre fin à la guerre civile qui dure depuis six ans. La Russie est actuellement favorable à l’adoption d’accords, qui iraient au-delà des pourparlers de paix entrepris à Astana, au Kazakhstan, ou parallèlement aux négociations en cours sur le dossier Syrien.  Ce qui veut dire : derrière le dos de l’Iran.

On en a quelques bons exemples. Il y a ceux qui concernent la zone de désescalade (ou de cessez-le-feu) dans le sud-ouest de la Syrie, que la Russie a négocié directement avec les États-Unis à Amman, en Jordanie. Il en va aussi d’autres zones de déconfliction (suspension des hostilités) dans l’est de la Ghouta (faubourgs de Damas) et le nord de Homs, qui ont été négociées au Caire.

En juillet, le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine se sont mis d’accord, en marge du sommet du G-20 à Hambourg, pour instaurer un cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie, dans les provinces de Daraa, Quneitra et Suwayda, ce qui a pratiquement annulé les termes pourtant établis à Astana, qui prévoyaient de créer une zone de déconfliction au sud.

Celui-ci portait davantage sur Suwayda, plutôt que sur Daraa et Quneitra. Selon certaines sources, l’accord entre les États-Unis et la Russie exige que les forces pro-iraniennes se retirent d’au moins 40 kilomètres (25 miles) de la frontière israélo-jordanienne, pour y renforcer la présence de la police militaire Russe, déjà déployée sur le terrain. Pour contribuer à ce renforcement, Moscou cherche à susciter le soutien de la population locale et à former des milices qui puissent lui être fidèles.

L’accord séparé signé au Caire entre la Russie et la faction d’opposition islamiste Jaish al-Islam a permis aux troupes russes de gérer les points de contrôle dans l’est de la Ghouta – une évolution intéressante, étant donné que la Turquie avait officiellement déclaré en juin que la Russie et l’Iran déploieraient des forces dans la zone de Damas pour surveiller le respect du cessez-le-feu. Ce n’est finalement pas cette option qui prévaut. 

Pour l’heure, il est difficile de discerner si la Russie a révisé unilatéralement le scénario mis sur pied par les groupes de travail de Moscou, Téhéran et Ankara. Cependant, une révision de ce qui était prévu au départ, s’est, en définitive, concrétisée et se traduit par les efforts que déploie la Russie pour prendre le contrôle de la situation dans la région de Damas, où les forces d’Assad et les milices soutenues par l’Iran ont essayé, sans succès, différentes stratégies pour reprendre les territoires détenus par l’opposition.

Pour être clair, sur le plan conceptuel, les zones ont été négociées à Astana avec la Russie, l’Iran et la Turquie comme devant être (et rester) les principaux médiateurs. Cependant, les discussions qui ont fait suite (notamment avec les Américains), sur les détails des zones en question, ont souvent, dans les faits, modifié ou annulé ces accords.

De telles mesures soulèvent les craintes de Téhéran,  qui voit d’un mauvais œil ces négociations informelles remplacer progressivement le processus d’Astana. Par conséquent, la Syrie et l’Iran tentent de reprendre et de modifier au moins l’accord du Caire, déjà partiellement signé à Astana,mais qui va, cette fois, bien au-delà du cadre envisagé à Astana. Par exemple, la 42e Brigade d’élite de l’armée arabe syrienne de la 4e Division mécanisée a été déployée dans la région de Jobar, que la Russie avait inclus dans la zone de désescalade. De plus, Damas et Téhéran  tentent de convaincre la Brigade Faylaq al-Rahman (: فيلق الرحمن, « La Légion du Tout Miséricordieux »), appartenant à l’Armée syrienne Libre,  de quitter la zone avec Hayat Tahrir al-Sham (HTS).

De toute évidence, la Syrie et l’Iran cherchent à exclure plusieurs milliers de miliciens de Faylaq al-Rahman de l’accord d’Astara mentionné ci-dessus. Pour se faire, ils les comparent aux extrémistes de l’HTS (ex-Al Nusra) affiliés à Al-Qaeda, de façon à miner complètement les capacités militaires de l’opposition dans l’est de la Ghouta.

Depuis le début du conflit politique et diplomatique sur l’avenir de la Syrie, le partenariat russo-iranien se détériore pour se transformer en rivalité ouverte.Téhéran entrave la création des conditions pour la résolution des conflits. Dans le même temps, la stratégie de Moscou dépend directement de la présence permanente de nombreuses forces pro-iraniennes contrôlant différentes parties de la ligne de front, l’empêchant d’agir en toute indépendance ou « selon son bon vouloir ».

Depuis que la Russie a lancé des opérations militaires en Syrie en 2015, marquant son «retour» au Moyen-Orient, Moscou a considéré l’Iran comme un partenaire fiable. Cependant, les dirigeants russes, délibérément ou non, ont trouvé des contrepoids pour pouvoir prendre leurs distances avec l’Iran dirigé par les Chiites.

Un accord israélo-russe qui permettrait aux Forces aériennes israéliennes d’avoir une latitude considérable pour prendre pour cible le Hezbollah en Syrie, est apparemment un premier contrepoids, ce qui a, indubitablement, déclenché la colère de Téhéran.

Le deuxième contrepoids semblerait se manifester par la tentative de Moscou de cultiver des relations avec les monarchies arabes du Golfe, à travers un ensemble de mesures politiques du bâton et de la carotte. Poutine a cherché à tirer parti de l’indécision de l’administration de l’ancien président américain Barack Obama, surtout pendant la période intérimaire de passation du pouvoir à la Maison Blanche.

Le troisième contrepoids a été observé lorsque Trump a monté les marches vers la Maison Blanche et déclaré sa volonté de freiner l’Iran et qu’il a montré sa détermination à soutenir les monarchies sunnites alliées. 

Par conséquent, la Russie devrait continuer de chercher à préserver et maintenir des canaux de communication avec les États-Unis sur la Syrie. Contrairement à la période précédente, lorsque les interactions visaient à assurer la sécurité des troupes russes (avec l’aide des troupes iraniennes), l’objectif aujourd’hui serait de réfréner le désir de Damas et de Téhéran de mener des représailles contre les rebelles et trouver une solution politique au conflit syrien.

La Russie a pris plusieurs mesures pour diminuer l’influence de l’Iran : le déploiement de la police militaire dans l’est d’Alep, l’établissement de la zone de désescalade et la fourniture d’armes et d’équipements pour soutenir les forces engagées sur le terrain des opérations et accroître l’efficacité du 5ème corps d’assaut (composé essentiellement de Chiites) sous les ordres du lieutenant-chef russe Sergey Sevryukov.

Une source des renseignements militaires russes a déclaré à Al-Monitor, sous couvert de l’anonymat, que depuis que l’est d’Alep a été repris par les troupes d’Assad, la Russie et l’Iran sont entrés en compétition pour asseoir leur domination régionale.

« Avant l’opération militaire, Moscou a essayé d’établir des relations avec les acteurs locaux grâce à la médiation des officiers russes, originaires de la région du Caucase du Nord. Mais les liens ont été plus tard coupés et, par conséquent, des bombes russes ont, à nouveau, frappé l’est d’Alep. Ensuite, il a fallu renouer ces contacts. À l’heure actuelle, le travail que les officiers russes du Caucase du Nord ont réalisé à l’est d’Alep est considéré comme fructueux, car il permet, au moins, de limiter l’influence régionale iranienne « .

Depuis que l’est d’Alep a été conquis, la Russie a définitivement augmenté son influence sur la région. La Russie a influé sur le cours de la guerre et a aidé le régime à survivre. Cependant, au cours des années de guerre, Téhéran a renforcé sa présence en Syrie à plusieurs niveaux, notamment en soutenant l’influence des miliciens chiites locaux.

Ces groupes comprennent des unités syriennes, des filiales du Hezbollah et de divers mouvements  idéologiques libanais en Syrie [comme le Parti Nationaliste Social Syrien] et des groupes de milices islamiques syriennes (parfois appelés le Hezbollah irakien), les unités des Forces de défense locales à Alep et les Forces de défense nationale, composées d’Alaouites, de sunnites et d’autres Syriens. Ils sont sous la férule de conseillers militaires iraniens et partiellement ou entièrement financés par l’Iran. Les nouveaux centres culturels iraniens qui fleurissent, les transferts de population ayant pour but d’implanter une population chiite et de renforcer leur propagande parmi les habitants, sont des outils du pouvoir de persuasion utilisés par Téhéran. Cette stratégie accroît les tensions ethniques et sectaires dans la région, ce qui contribue à répandre la propagande de Daesh et de HTS, ex-Al Nusra parmi les Sunnites, par effet de bascule.

La montée du mouvement de l’HTS dans la province d’Idlib, contrôlée par les rebelles, et l’utilisation de tactiques visant à retarder les négociations, jouent en faveur de Damas et de Téhéran, qui ont besoin d’une campagne militaire prolongée pour se remettre des pertes subies. Ils blâment les groupes d’opposition pour leur fidélité ostensible à Al-Qaïda.

L’offensive du gouvernement syrien pour reprendre Idlib est un scénario qui joue en défaveur de la Russie et la Turquie. Les forces rebelles se rassembleront apparemment pour combattre l’ennemi commun. De nouvelles coalitions apparaîtront parmi l’opposition modérée et radicale. En fin de compte, le processus renforcera la position d’Al-Qaeda en Syrie et déclenchera une nouvelle crise humanitaire et le flot des réfugiés. De toute évidence, dans de telles circonstances, les troupes en mouvement subiront également de lourdes pertes. C’est pourquoi Damas et l’Iran tenteront d’entraîner la Russie dans ce nouveau cycle de guerre.

Si la situation s’aggravait, le Kremlin pourrait en venir à tolérer le déploiement de troupes turques.

Si les États-Unis ont vraiment l’intention de détruire le couloir iranien – un pont terrestre taillé à travers la Syrie qui relierait, en définitive, Téhéran à la côte méditerranéenne en passant par l’Irak – Moscou et Washington auront probablement à en discuter, bien que non officiellement.

Anton Mardasov est expert en affaires militaires et journaliste. Il dirige actuellement le Département des conflits du Moyen-Orient à l’Institut pour le développement innovant basé à Moscou.

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L’ONG de gauche B’tselem accuse la police israélienne d’avoir violé les droits des patients et des médecins de l’hôpital Al-Makassad de Jérusalem, en entrant dans le bâtiment à la recherche d’un terroriste musulman, Mohammed Abu Ghannam, qui avait été abattu et qui mort plus tard à l’hôpital. L’incident s’est produit le 21 juillet 2017.

Un médecin arabe à l’hôpital a déclaré à Haaretz que la police était pernicieuse et que les policiers avaient perdu le contrôle [d’eux-mêmes],

« Ils étaient vicieux », a déclaré Husseini en parlant de ceux qui ont perpétré le raid de vendredi dernier.

« Je pense qu’ils ont perdu le contrôle et cela aurait pu conduire à un massacre. Nous n’avons jamais eu de raid de la police des frontières ici.  C’étaient toujours de simples policiers qui intervenaient ceux qui sont en bleu ou en noir. La police des frontières n’a aucun respect pour la population civile. Qu’est-ce qu’ils cherchaient? Des armes? Des terroristes armés? La police aurait pu venir à moi et me dire qu’il y avait une personne blessée qu’ils cherchaient, et me demander des renseignements sur son état d’une manière civilisée, et ne pas entrer dans les salles d’opération avec leurs bottes contaminées. Une chose pareille n’arriverait jamais à l’Hôpital  Hadassah . « 

Mais les images vidéo que nous venons d’obtenir par Channel 10 montrent une image complètement différente de la situation.

Dans le parking de l’hôpital se trouvent des blocs et des pierres utilisés par les violents émeutiers musulmans pour attaquer la police, et les images montrent au moins un Arabe sur le toit de l’hôpital qui jette des blocs de béton sur la police.

La chaîne 10 affirme que les blocs ont été placés dans l’enceinte de l’hôpital à l’avance pour être utilisés contre la police israélienne.

La police dit qu’ils sont entrés à l’hôpital, principalement pour arrêter des émeutiers violents qui utilisaient à dessein l’hôpital comme sanctuaire.

Les émeutes étaient motivées parce qu’Israël avait placé des détecteurs de métaux à l’entrée du Mont du Temple, et après l’assassinat de deux policiers israéliens  par trois terroristes musulmans.

Jewishpress

Adaptation JFORUM

Le prophète s’adresse ici à Jérusalem, « infortunée, battue par la tempête, et qui ne trouve pas de consolation » (Isaïe 54, 11), et il lui promet qu’elle sera un jour reconstruite avec des pierres précieuses, comme des rubis et des saphirs..


Tous ses enfants seront alors des étudiants de Hachem, et ils jouiront d’une paix éternelle et d’une incomparable grandeur spirituelle. Ses ennemis seront incapables de la conquérir (54, 15 à 17), et les enfants d’Israël n’auront pas à les craindre dès lors qu’ils Lui obéiront.

Leur seule soif sera celle d’étudier la Tora, et il en résultera que leurs ennemis seront hors d’état de les vaincre. Hachem, qui a permis que soient forgées toutes les sortes d’armements, ne permettra pas qu’elles soient employées contre les enfants d’Israël (54, 17). La haftara s’achève avec la promesse qu’à l’époque du Messie aucune nation du monde ne sera en mesure de s’élever contre la nation d’Israël

Jacques Kohn Z’l – chiourim

Le Comité exécutif de l’OLP a pris à parti le Congrès des États-Unis, accusant le Comité des relations extérieures du Sénat d’avoir donné sa «bénédictions» à «des troupeaux de colons [israéliens] en adoptant la loi antiterroriste Taylor Force plus tôt ce mois-ci .

La loi qui est susceptible d’être votée lors de la prochaine session du Congrès, devrait conditionner l’aide à l’Autorité palestinienne, à son renoncement effectif et vérifiable aux «salaires des martyrs» versés mensuellement aux terroristes palestiniens et leurs familles, tout au long de l’année.  Ces salaires sont versés grâce aux 300 millions de dollars d’aide étrangère.

Le Comité exécutif – dirigé par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas – a affirmé que «la décision du Comité sénatorial américain aux relations extérieures d’arrêter l’aide américaine à l’AP  n’arrêtera pas les versements de ces aides aux familles des martyrs et aux prisonniers». Cette décision est  » inacceptable et affectera négativement tout ce qui est lié aux droits des Palestiniens, et en particulier leur droit à la vie et leur droit de se protéger des violations de l’armée d’occupation, et [des exécutions sommaires qui ont cours dans les rues et les points de contrôle militaires de Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est occupée « .

Le Comité a souligné que l’OLP continuera d’assumer ses responsabilités nationales, morales et humanitaires envers les victimes de l’occupation, les victimes du terrorisme de l’État sioniste et les victimes des troupeaux de colons et de leurs organisations terroristes, que le gouvernement d’Israël soutien et finance avec la bénédiction des législateurs du Congrès américain « , dit la déclaration, selon Palestine Media Watch.

Abbas a affirmé qu’il n’y aurait aucun changement de politique en la matière. Le Comité Palestinien a terminé sa déclaration en exprimant sa fierté et en envoyant  « une bénédiction à ces prisonniers de guerre pour leur actions légendaires et a souligné que les soutenir est en tête de ses priorités ».

En annonçant le vote du Comité des relations extérieures américain en faveur de la Taylor Force Act par de 17-4, le parrain de la loi, le sénateur Lindsey Graham (R-SC), a dénoncé la politique de l’AP disant que c’était «malade».

« Si vous êtes un jeune Palestinien, peut-être que la meilleure chose que vous ayez à faire pour assurer un revenu à votre famille c’est de devenir un terroriste », a déclaré Graham. « C’est malade. »

La loi Taylor Force est nommée ainsi en mémoire d’un ancien officier de l’armée américaine et ancien combattant des guerres en Afghanistan et en Irak qui a été assassiné à Tel-Aviv lors d’une attaque palestinienne en mars 2016. Taylor Force était âgé de 28 ans, diplômé de l’Université de Vanderbilt, était en visite en Israël dans le cadre d’un voyage scolaire organisé.

Algemeiner

Une prise de contrôle en deux temps

Drahi, qui contrôle la société multinationale de télécommunications basée aux Pays-Bas, Altice, achèterait d’abord les 34% d’actions du groupe Yedioth appartenant à Eliezer Fishman, l’homme d’affaire en faillite , ainsi que celles des petits actionnaires, y compris celles des membres de la famille Mozes.

Dans un second tempss, Arnon Mozes, qui possède 24% des actions du groupe les vendrait. Aucune des parties concernées par cette transaction n’a accepté pour le moment de répondre aux questions de la presse.

L’acquisition par Drahi du groupe Yedioth marquerait un changement important dans le paysage médiatique d’Israël. La famille Mozes a contrôlé ce journal, le plus important d’Israël, depuis la fin des années 1930, peu de temps après sa fondation. Arnon (Noni) Mozes dirige le groupe depuis que son père a été tué dans un accident de voiture en 1985, et l’a utilisé pour exercer le pouvoir dans la politique et les affaires.

Bien que le groupe Yedioth reste le plus grand d’Israël, magazine papier et site internet multilangues, le journal a été soumis aux pressions de la baisse de la publicité imprimée et de la concurrence du quotidien Israel Hayom, appartenant à Sheldon Adelson.

Mozes a cherché sans succès un acheteur pendant un certain temps et pour ajouter à ses problèmes, il a été impliqué dans l’enquête de police « Case 2000. Les conversations enregistrées auraient montré qu’il cherchait à conclure un accord avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu : une couverture politique plus favorable à Netanyahou en contrepartie de l’adoption d’une loi qui défavoriserait Israël Hayom.

Les conversations ont également montré que Netanyahu a proposé différents repreneurs pour Yedioth, dont Larry Ellison, cofondateur de la société américaine de logiciels Oracle, et James Packer, descendant d’une dynastie des médias australiens et ami de Netanyahu.

Prix de la transaction

Mozes aurait mené des discussions au cours de l’année écoulée avec un investisseur étranger qui s’est finalement retiré mais avait évalué le groupe à 1 milliard de shekels. Les entretiens se sont soldés par un échec parce que l’acheteur considérait que cette évaluation était finalement excessive.

Drahi a depuis longtemps compris le lien stratégique entre l’infrastructure des télécommunications et le contenu des medias. En plus de la télévision par câble et d’autres propriétés qu’Altice possède en Europe, une offre est en cours pour le rachat du diffuseur par câble américain Charte Communications, et Altice contrôle également le quotidien français Libération et l’hebdomadaire L’Express.

En Israël, Altice possède Hot Telecom, qui a le monopole de la télévision par câble. À l’heure actuelle, cela crée un problème pour Drahi parce que la loi israélienne bloque les contrôles de supports multi-médias. La règle n’empêchera pas Drahi de réaliser la première étape de l’acquisition de Yedioth, mais à moins que la loi ne soit modifiée ou que Drahi trouve une façon créative de la contourner, il ne pourra pas s’assurer le contrôle du groupe.

Line Tubiana

Traduite et adapté de Haaretz – Tribune Juive

Tel-Aviv (Yoram Kislev). Drôle de pays. Les soldats israéliens gagnent bien moins que la moitié du salaire minimum en Israël (le salaire israélien moyen a atteint un niveau record en mars 2016 en s’élevant à 10,128 shekels (2.329,43 euro). Les combattants ont un salaire mensuels de 387 euros/mois et les non-combattants gagnent 281 euros/mois.

Le salaire moyen d’un soldat israélien qui ne sert pas dans des unités combattantes (« Jobnik ») s’élève en moyenne à 4500 euros/an. (Un soldat chinois gagne 1600 dollars/ mois). Un soldat de Tsahal dispose donc de moins d’une poignée de shelkels par jour pour s’acheter un paquet de cigarettes.

Quatorze mille soldats sur les 150.000 d’appelés que compte Tsahal  passent chaque année par la case prison. 70 % d’entre eux sont condamnés pour désertion. Tsahal admet que la plupart des cas de désertion s’expliquent par la nécessité impérieuse de travailler pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Il faut savoir que 50 % des soldats d’origine éthiopienne sont incarcérés chaque année dans les prisons militaires.

Dans Telavivre : « La plupart des parents s’indignent contre la somme symbolique que leurs enfants reçoivent lors de leur service militaire. La compensation salariale est tout simplement insuffisante pour couvrir leurs dépenses mensuelles tels que l’habillement ou la nourriture par exemple.

 « Un soldat sert l’Etat et cela lui coûte de l’argent. C’est juste inadmissible », a déclaré un membre de la knesset,  également ancien chef du département des ressources humaines de Tsahal .

Elazar Stern fait partie de ces législateurs  qui sont derrière une proposition  de loi pour accorder un bonus aux soldats dans le dernier tiers du service national , en fonction de la nature du service rendu : un soldat en service dans le pays recevrait 1,500 shekels ; un soldat dans un rôle de soutien au combat recevrait 2,000 shekels , et un soldat au combat recevrait 3.000 shekels . «Les frais de subsistance que les soldats reçoivent aujourd’hui est insultant . Pour le moment nous profitons de leur service « , a t-il déclaré. «  Même si cette proposition coûte plusieurs centaines de millions de shekels par an, c’est un petit prix à payer. Ce sont les soldats de la nation. »

Israël Valley

Cette découverte, c’est essentiellement à sa fille, Dominique Delescaille qu’elle la doit. Ancienne journaliste, celle-ci a enquêté sans relâche durant de nombreuses années afin d’offrir à sa maman, ce cadeau dont elle rêvait tant

 » Ta mère ne viendra jamais te chercher « 

L’histoire de Louise commence lorsqu’elle n’a que quelques mois. Séparée de sa mère, Régina Lewkowitz, elle est confiée à la famille Demeuter. Durant très longtemps, elle pense s’appeler Liliane et n’a aucune connaissance de ses origines.

Elle ne découvre sa véritable identité qu’à l’âge de 12 ans, lorsqu’elle se rend à la commune pour recevoir sa première carte d’identité. Ce jour-là, l’agent communal lui remet des papiers polonais sur lesquels elle découvre un nom : Louise Lewkowitz.

A 68 ans, elle découvre le visage de sa mère
Celle qu’elle appelle alors maman lui dira :

« Ta mère ne viendra jamais te chercher, mais il ne faut le dire à personne. « 

 

Les années passent et Louise n’en apprend pas beaucoup plus. Elle vit très mal la situation et à l’âge de 60 ans, elle fait finalement part de sa tristesse à sa fille Dominique. Celle-ci veut l’aider mais ignore comment.

A 68 ans, elle découvre le visage de sa mère

Une découverte rendue possible grâce à la caserne Dossin

Un jour, Dominique Delescaille découvre que la Caserne Dossin à Malines travaille sur un projet intitulé  » donnez-leur un visage « . L’objectif : trouver une photo pour chaque juif déporté depuis la Belgique au cours de la seconde guerre mondiale.
Dominique appelle la responsable du projet qui lui confirme qu’elle a bien trouvé une photo de sa grand-mère. Quelques heures plus tard, elle en reçoit une copie et appelle alors sa maman.
« Je lui dis ‘Maman, j’ai une très grosse surprise pour toi’ et donc je l’emmène devant l’ordinateur. Sa première réflexion a été : ‘Mais on dirait ma sœur’. Je lui dis ‘Mais non maman, tu n’as pas de sœur.
C’est ta véritable maman.’ Et là, elle a fondu en larme parce qu’elle avait 68 ans et qu’elle ne s’imaginait pas un jour pouvoir découvrir le visage de sa vraie mère. Notre vie a été bouleversée à partir de ce moment-là, » explique Dominique Delescaille.
Louise se sentira libérée et Dominique découvrira une nouvelle maman: une femme heureuse et épanouie.

A 68 ans, elle découvre le visage de sa mère
Aujourd’hui Louise est décédée mais son histoire vit toujours grâce à sa fille. Quant à la photo de Régina Lewkowitz, elle est affichée sur le mur de la caserne Dossin parmis plus de 25 000 visages de juifs déportés.
Un mur commémoratif qui a également permis à d’autres familles de découvrir le visage d’un proche pour la première fois.

RTBF

lien pour voir la vidéo

https://www.rtbf.be/auvio/detail_shoah-le-visage-d-une-mere?id=2243818

Recrues Tsahal Tsahal

C’est ce qu’a annoncé la semaine dernière le ministère israélien de la Diaspora

Avec quelque 2.900 « soldats solitaires » qui servent actuellement dans l’armée israélienne, cette expérience réputée comme étant « épuisante » pour la plupart des soldats s’avère beaucoup plus éprouvante sans le soutien de leur famille en Israël.

Source : I24News

Ils sont généralement des jeunes adultes qui font du bénévolat à l’étranger, sans leurs parents ou sans famille dans le pays, et peuvent passer des mois, voire des années sans les voir et sans soutien affectif et familial.

En outre, pour la plupart des soldats qui se portent volontaires, les familles ne disposent pas toujours des moyens financiers nécessaires pour voyager en Israël et rendre visite à leurs enfants qui servent en uniforme pour l’Etat juif.

Ce constat a mené le ministre de la Diaspora, Naftali Bennett, à annoncer la semaine dernière que le gouvernement mettra en place un système visant à maintenir une communication permanente entre les soldats isolés et leurs familles à l’étranger.

« Les familles offrent leurs précieux enfants à l’Etat pendant toute la durée de leur service, mais sont incapables de les voir ou de maintenir un lien officiel avec l’Etat d’Israël.

Nous devons renforcer les liens avec les familles en reconnaissance du fait que l’Etat d’Israël a une obligation envers les Juifs du monde entier », a déclaré M. Bennett.

De plus, M. Bennett a annoncé que pour les familles qui ne disposent pas des moyens financiers pour se rendre en Israël, le ministère des Affaires de la Diaspora va instaurer un programme à l’instar de « Taglit »pour les parents.

« Taglit » est une fondation à but non lucratif offrant un voyage éducatif de 10 jours en Israël aux jeunes de confession juive, âgés de 18 à 26 ans. Aujourd’hui, déjà plus de 500.000 jeunes venant de 66 pays différents ont pu visiter gratuitement Israël, selon de le site officiel de l’Agence juive.

Ce nouveau programme destiné aux parents, intégralement subventionné par l’Etat hébreu, comprendra des vols aller-retour vers Israël et des visites et excursions dans tout le pays.

Les enfants enrôlés dans l’armée seront alors autorisés à rejoindre leurs parents pour une partie des circuits.

Nicolas Maduro

La deuxième chaine de télévision israélienne a diffusé un reportage soulignant le nombre croissant de Juifs vénézuéliens fuyant le pays au milieu de l’instabilité et de la violence croissantes sous le président Nicolas Maduro
Les olim arrivent sans le sous et avouent qu’ils ont anticipé depuis longtemps l’obtention du cachet bureaucratique de l’approbation du gouvernement Vénézuélien et de documents leur permettant de quitter leur pays natal et de s’installer définitivement en Israël

Interviewés dans leur nouvel appartement de Jérusalem, Estella et Haïm Sadna, un couple religieux avec quatre enfants de la capitale Caracas, ont expliqué les pénuries de nourriture et la violence qui les ont poussés à déménager en Israël.
« La plupart des supermarchés sont vides. Tout est vide.
Vous pouvez voir tous les rayons vides, » a déclaré Haïm Sadna dans une interview diffusée samedi.
Sa femme Estalla a signalé la difficulté au Venezuela d’acheter des produits de base comme le lait pour ses enfants, ajoutant que « depuis Pessah nous n’avons pas eu de pain. »
« Nous vivions dans une belle maison avec sept chambres. Mais nous avons tout laissé derrière nous. Nous avons quitté la maison, laissé les meubles, les voitures. Tout est resté, » a dit le couple. « Nous avons apporté les vêtements que nous utilisons. C’est ce que nous avons apporté, les vêtements et les chaussures. »
Les Sadna ont discuté de l’effondrement des services publics dans le pays, tels que les soins de santé, ainsi que le taux de criminalité incontrôlable, le Venezuela ayant un des taux de meurtre les plus élevés au monde. »
« La situation criminelle est si grave que nous sommes effrayés de sortir dans la rue. Je ne sors que si c’est essentiel, c’est tout, » dit Estalla. « A cinq heures de soir, nous courrions vers la maison. »
« La situation est de pire en pire. Nous ne pouvions plus sortir dans la rue, » a-t-elle poursuivi. « La plupart de temps, les enfants n’allaient pas à l’école. Ils disaient être en prison, que la maison était une prison. Les enfants n’ont pas de vie (au Venezuela). »
Le Venezuela avait autrefois une des plus grandes communautés juives de la région, soit environ 25 000 en 1999. Aujourd’hui, seuls 9000 juifs vivent encore au Venezuela.
Israël travaille en coulisses afin de faire venir autant que possible de Juifs en Israël, selon la deuxième chaine.


Source Juif.Org

 

Dans son éditorial hebdomadaire du 2 août 2017 publié dans le quotidien saoudien Al-Madina, Mohammed Arif critique les pays arabes qui entretiennent des relations avec Israël tout en niant ce fait, et les appelle à être honnêtes à ce sujet, affirmant que la dissimulation mène à l’embarras. Il condamne les faibles réactions de ces pays après la fermeture de la mosquée Al-Aqsa aux fidèles musulmans (suite à l’attentat du 14 juillet 2017 qui avait causé la mort de deux policiers israéliens) et leur incapacité à prendre des mesures tangibles contre Israël. Il tourne en ridicule leur interdiction du film américain Wonder Woman car l’actrice principale est israélienne, observant que cela ne risque pas d’empêcher Israël de “nuire à Al-Aqsa”. Il ajoute que le maintien de relations ouvertes avec Israël permettrait au moins à ces pays de critiquer ouvertement Israël.

Les critiques formulées par Arif viseraient apparemment le Qatar en premier lieu, dans le cadre de la crise actuelle des relations entre ce pays et l’Arabie saoudite et des accusations mutuelles dans les médias des deux pays.[1] Extraits : [2]

Je me souviens qu’il y a de nombreuses années, lorsque le Viagra est apparu pour la première fois sur le marché et que les hommes étaient fascinés, un de mes amis m’a raconté [une anecdote] : il visitait avec des amis un pays voisin et a vu la pilule bleue, mais il avait honte de l’acheter devant les autres, jusqu’à ce qu’ils se disent [finalement] : « Vas-y, achètes-en et n’aie pas honte par rapport à moi ». Mais malgré cela, aucun d’eux ne voulait en acheter devant les autres. Peu de temps après, ils se sont rencontrés dans un événement social, et ont compris que certains d’entre eux avaient commencé à utiliser le Viagra, mais ne voulaient toujours par le reconnaître ouvertement.

Je me suis récemment souvenu de cette histoire lorsqu’il m’est apparu de manière évidente que certains [pays] arabes maintiennent des relations avec Israël mais le nient, alors que ces relations peuvent difficilement être niées, au vu de l’existence d’ambassades et de visites mutuelles [qui se déroulent] aux yeux de tous. Ceux qui nient ces relations en dépit de leur existence ressemblent à quelqu’un qui prendrait du Viagra en secret et voudrait que personne ne le sache, car il craindrait que cela amoindrisse sa virilité et voudrait conserver son image virile aux yeux de ses voisins et amis.

Nous ne cessons d’entendre des slogans vides de sens et des condamnations creuses de [ces pays], chaque fois qu’il se produit quelque chose dans les territoires occupés, comme la récente attaque contre la mosquée Al-Aqsa, la profanation de sa sainteté, le meurtre et l’expulsion des fidèles et l’installation de détecteurs de métaux à ses portes, et face à la fermeture totale [de la mosquée] pendant deux jours, chose qui ne s’est jamais produite depuis un demi-siècle. Chaque fois qu’une chose de ce genre se produit, nous entendons de faibles condamnations, ou bien nous assistons à des mesures ridicules ou même risibles.

[Ainsi], nous avons entendu sur certaines chaînes satellite qu’un pays arabe [le Qatar] avait interdit la diffusion dans ses cinémas d’un nouveau film américain à succès, intitulé Wonder Woman, parce qu’une des actrices est israélienne. [Cela constitue] une véritable gifle au visage d’Israël ! Cela va certainement inciter Israël à cesser ses mesures répressives et ses atteintes aux lieux saints de l’islam, et avant tout à la mosquée Al-Aqsa. Par Allah, quel grand dommage causé à l’Etat sioniste par l’interdiction d’un film américain mettant en vedette une actrice israélienne ! Ces décisions dénuées de toute valeur ne privent-elles pas de tout sens la virilité ?

Lorsque [ces pays arabes] condamnent Israël, ils le font avec faiblesse, parce qu’ils entretiennent des relations avec lui, alors qu’ils voudraient que personne n’en sache rien… Si [ces pays] avaient déclaré leurs relations ouvertement, cela aurait été beaucoup mieux, parce qu’ils auraient au moins pu s’adresser à l’ennemi et lui exprimer leurs critiques et leurs condamnations, même si cela n’était pas très sérieux…

Toutefois, du fait qu’ils dissimulent ces relations, aucun d’eux n’ose menacer [Israël], même à des fins purement domestiques, de rompre ou de suspendre ces relations.

MEMRI

Lien vers le rapport en anglais MEMRI

Notes :

[1] Sur la crise entre le Qatar et l’Arabie saoudite, les EAU, Bahreïn et l’Egypte, voir MEMRI en français, Tollé dans les pays du Golfe suite aux déclarations attribuées à l’émir du Qatar louant l’Iran, le Hezbollah, les Frères musulmans et le Hamas, 28 mai 2017; La crise du Golfe dépeinte dans des caricatures de presse, 11 juillet 2017; Dépêche spéciale no. 7007, Criticism In Gulf, Egyptian Press: Trump Administration Is Pro-Qatar, 13 juillet 2017 ; Un éditorialiste saoudien de renom adopte une position inhabituelle : le boycott devrait viser les officiels qatariens et non le peuple, 5 juillet 2017.

[2] Al-Madina (Arabie saoudite) 2 août 2017.