Attentat de Levallois-Perret : le suspect arrêté dans le Pas-de-Calais

Attentat de Levallois-Perret : le suspect arrêté dans le Pas-de-Calais

Levallois-Perret : six militaires blessés par un véhicule, le suspect arrêté

« C’est un acte délibéré », a déclaré le ministère de l’intérieur, Gérard Collomb. La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête.

 

 

L’homme, qui a foncé sur des militaires à Levallois-Perret mercredi matin, a été arrêté en début d’après-midi dans le Pas-de-Calais.

L’homme, qui a foncé sur des militaires à Levallois-Perret mercredi matin, a été arrêté en début d’après-midi dans le Pas-de-Calais. PHILIPPE HUGUEN / AFP

Un véhicule a renversé, mercredi 9 août vers 8 heures, dans la commune de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), six militaires de l’opération « Sentinelle » qui appartiennent au 35e régiment d’infanterie de Belfort. Trois d’entre eux ont été gravement blessés, sans que leurs jours soient en danger, tandis que les trois autres le sont plus légèrement, selon le ministère des armées. L’auteur de l’attaque, qui a pris la fuite, « un homme seul », selon les éléments transmis par une source policière au Monde, n’a tiré « aucun coup de feu » et n’a prononcé aucune parole.

En début d’après-midi, « un suspect au volant du véhicule a été appréhendé » sur l’autoroute A16, a déclaré le premier ministre, Edouard Philippe, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, ajoutant que l’état de santé des militaires n’inspirait « plus aucune inquiétude ». Une source judiciaire a précisé au Monde que l’homme avait été interpellé vers 13 h 10 au niveau d’une station Total aux environs de Marquise (Pas-de-Calais).« Le véhicule avait été repéré et un dispositif a été mis en place », selon cette même source. D’après La Voix du Nord, qui cite une source judiciaire, le suspect « a été retrouvé grâce au GPS du véhicule, puisqu’il s’agissait d’une voiture de location géolocalisée ».

 

 

Lorsque le fuyard a aperçu le barrage, il a percuté un véhicule de police« Il a alors eu un geste dans l’habitacle qui a laissé craindre aux policiers qu’il pouvait avoir une arme avec lui. » Ceux-ci ont donc ouvert le feu. L’homme a été touché à plusieurs reprises et a été évacué vers un hôpital de la région. Un policier de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) a également été légèrement blessé par une balle perdue. Le placement en garde à vue de l’individu a été différé compte tenu de son état. Actuellement, seule sa date de naissance a été dévoilée : novembre 1980. Son identité est en train d’être passée aux différents fichiers de police.

« Acte délibéré »

En fin de matinée, le parquet antiterroriste avait annoncé se saisir de l’enquête et avoir ouvert une enquête en flagrance des chefs de tentative d’assassinats sur personnes dépositaires de l’autorité publique en lien avec une entreprise terroriste, et association de malfaiteurs terroriste criminelle. Une enquête confiée conjointement à la direction régionale de la police judiciaire, à la direction centrale de la police judiciaire et à la direction générale de la sécurité intérieure.

D’après de premiers éléments de l’enquête, l’individu a en effet remonté une voie à contre-sens avant de percuter les militaires, qui formaient un groupe d’une « dizaine », selon une source proche de l’enquête. Le conducteur a ensuite pris la fuite en direction d’une grande avenue voisine. Ce qui a conduit la préfecture de police à parler aussitôt d’un acte « a priori volontaire ». Le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, a lui aussi immédiatement dénoncé un « acte délibéré ». Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, ne l’a pas démenti.

« Une voiture qui était dans le quartier est arrivée vers le dispositif, elle roulait doucement, à cinq mètres à peu près des militaires, elle a accéléré de manière à pouvoir les percuter. (…) Nous savons que c’est un acte délibéré, ce n’est pas un acte accidentel », a déclaré M. Collomb en milieu de journée devant l’hôpital d’instruction des armées Bégin, à Saint-Mandé (Val-de-Marne), où il rendait visite aux militaires blessés avec la ministre des armées, Florence Parly.

Un groupe d’une « dizaine » de militaires

Des militaires de l’opération « Sentinelle » ou de « Vigipirate » ont été pris pour cible à au moins quatre reprises depuis le début, en 2015, des attentats djihadistes en France. La première fois, ce fut en février 2015, à Nice, devant un centre communautaire juif, où deux d’entre eux étaient en faction. Le même scénario se reproduisit en janvier 2016, devant une mosquée de Valence. Le caractère terroriste ne fut toutefois pas retenu cette fois-là. Il y eut ensuite les attaques au Musée du Louvre, en février 2017, puis à l’aéroport d’Orly, en mars.

 Lire aussi :   Les militaires de « Sentinelle », autre cible privilégiée des terroristes

Ces attaques s’inscrivent dans un climat plus général d’appels de l’organisation Etat islamique à viser plus particulièrement les forces de l’ordre — militaires et policiers.

La ministre des armées, Florence Parly, a condamné « avec la plus grande fermeté », dans un communiqué, « cet acte lâche qui n’entame en rien la détermination des militaires à œuvrer pour la sécurité des Français ».

A droite comme à gauche, les réactions sont unanimes et condamnent, comme le député socialiste de la Sarthe Stéphane Le Foll, « un lâche attentat ». La maire de ParisAnne Hidalgo, le député (apparenté LRM) d’Evry Manuel Valls, le député Les Républicains du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle, le vice président du Front nationalFlorian Philippot, ou encore le député de La France insoumise Alexis Corbière, témoignent de leur solidarité envers les soldats blessés et les militaires de la mission « Sentinelle ».

Source :  lemonde.fr

3 commentaires

  1. Attentat terroriste ? Suspect arrêté ?
    C’est une blague !
    Le pauvre gars était sous l’effet d’antidépresseurs , il n’a pas digéré que sa Maman lui ait interdit d’aller au Bowling dont il raffole depuis son jeune âge car il n’a pas rangé sa chambre .
    Il s confondu les militaires de l’opération sentinelle aux quilles du bowling . Ce n’est pas terroriste , nubantisemite non plus d’ailleurs . Il est à l’hôpital faut plus en parler . Les médias savent se mettre d’accord Pour se taire , Sarah Halimi en a déjà fait l’expérience .

  2. Malheureusement impuissants, nous assistons de plus en plus à ce type de délit et des dégénérés potentiellement capables de les exécuter, nous en avons à la pelle dans notre pays…
    lorsque la tolérance à la Française est prise pour une faiblesse, voici le résultat de 40 ans de laxisme

  3. les condamnations des autorités n’empêchent pas les récidives d’attentats; ce ne sont malheureusement que des paroles. Le parquet se saisit de l’affaire, jugement, avocats, délibération, relaxe! on connaît la chanson

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