Astana : les négociations échouent sur les zones de sécurité©

Astana : les négociations échouent sur les zones de sécurité©

Les négociations de paix d’Astana pour la Syrie échouent à cause de profonds désaccords sur les zones de sécurité©

Russia's Astana peace forum for Syria runs aground

Le forum pour la Paix en Syrie organisé par la Russie à Astana court à l’échec

 

Le cinquième cycle des négociations de paix en Syrie initiées par la Russie, qui s’est déroulé le mardi 4 juillet, dans la capitale kazakh d’Astana avait été conçue pour préparer le terrain du Sommet Trump-Poutine, vendredi en marge du Sommet du G20 à Hambourg, en posant sur la table des propositions de zones de déconfliction en Syrie.

Afin d’appuyer cette orientation, Moscou a forcé la main du dirigeant syrien Bachar El Assad pour qu’il déclare un cessez-le-feu unilatéral dans le Sud de la Syrie.

Cependant, ce stratagème a très vite avorté. La Conférence d’Astana est tombée en panne quand l’Iran et la Turquie, deux des trois parrains, avec la Russie, ont rejeté la formule des zones de déconfliction sur les frontières de la Syrie avec l’Irak et Israël, selon les sources de Debkafile.

A Astana étaient présents, aux côtés des trois parrains, les groupes rebelles dominants au sein de l’opposition syrienne, ainsi que l’envoyé de l’ONU pour les affaires syriennes, Staffan de Minstura, l’Adjoint agissant au nom du Secrétaire d’Etat américain pour les Affaires du Proche-Orient, Stuart Jones et le conseil au Ministère des Affaires étrangères jordanien, Nawaf Uasfi Tal.

Les délégués iraniens et turcs n’ont manifesté aucune objection à deux zones démilitarisées proposées par les zones de Damas et de Homs, mais se sont abstenus de donner leur consentement aux zones de l’Est et du Sud syrien et ils ont refusé la formule de forces devant veiller à la sécurité de ces dernières zones de déconfliction, la question de leur identité, leur pouvoir en tant que surveillants de l’effectivité de la trêve et le type d’armes qu’ils seraient autorisés à porter.

L’Iran et la Turquie ont exigé le déploiement de leurs propres troupes aux côtés de celles des Russes dans les deux zones de sécurité qui jouxtent les frontières israélienne, jordanienne et d’Irak et ils veulent qu’ils soient armés pour assurer leur « autodéfense ». Les représentants des Etats-Unis et de Jordanie ont refusé, en proposant à la place qu’une force internationale soit établie afin de superviser ces zones. La Turquie et l’Iran ont rejeté cette proposition d’un revers de main.

Les sources de Debkafile ajoutent que les Russes ont suggéré que les débats soient suspendus jusqu’à la prochaine session. Puis, ils ont pris les Américains par surprise en relocalisant la sixième session de la Conférence « d’Astana » à Téhéran. Il s’agit encore d’une mesure visant à faire péricliter la conférence en tant que forum pour la Paix. Les Etats-Unis, les délégations jordaniennes et les groupes rebelles de l’opposition syrienne ne se rendront jamais dans la capitale iranienne pour y négocier la fin de la guerre en Syrie.

En cédant à Téhéran sur ce point, les Russes font étalage de leur implication en tant que partisans des objectifs militaires de l’Iran en Syrie, ce qu’ils avaient, jusqu’à présent, fait en sorte de dissimuler.

L’échec des pourparlers de paix d’Astana remet en question le cessez-le-feu provisoirement déclaré dimanche par Damas, sur tous les fronts de guerre du sud-est de la Syrie, y compris la bataille de Deraa, à 1 km de la frontière jordanienne et les combats dans la région de Quneitra, à juste 3 kms du Golan israélien. Ce front a été la source des derniers tirs d’obus de mortiers qui ont traversé par-dessus la frontière dans le Golan la semaine dernière.

Le cessez-le-feu était censé entrer en vigueur jusqu’à minuit jeudi 6 juillet, mais il existe maintenant une possibilité que les combats reprennent plus tôt, peut-être même dans les heures à venir…

 

DEBKAfile Reportage Spécial 5 juillet 2017, 7:38 PM (IDT)
Adaptation : Marc Brzustowski

1 commentaire

  1. C’est une proposition très dangereuse surtout pour israël, je crois que l’État heubreu doit catégoriquement s’opposer a ce soit disant « zone de désescalade » a sa frontière avec Syrie qui sera surveillée par Iran Turquie ou la Russie elle même, c’est une manière pour la Russie de déstabiliser israël en favorisant la présence des terroristes chiites iranien les purs ennemis de l’État juif a sa frontière.

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