Israël-Iran-politique-nucléaire
"La question n’est pas de savoir quand l’Iran aura la bombe, mais combien de temps il reste avant que ses dirigeants ne décident de commencer à enrichir (l’uranium) à 90% (le niveau militaire)", a déclaré le général devant une commission parlementaire.
Une fois que cette décision aura été prise, fabriquer une bombe prendra "un an ou deux", a-t-il ajouté. Cependant, l’Iran aura encore besoin de temps avant de pouvoir fixer une tête nucléaire sur un missile, a-t-il estimé.
Selon le général Kochavi, il est peu probable que l’Iran, qui enrichit actuellement de l’uranium à 20% (le niveau civil), commence l’enrichissement à 90% dans l’immédiat, parce que cela risquerait de provoquer un durcissement des sanctions économiques, voire des frappes militaires.
Il a assuré que l’Iran ne tenait pas à entrer dans cette épreuve de force alors que le pays traversait une période d’"instabilité" et de "tensions religieuses".
"Pour l’instant, ce n’est pas dans l’intérêt de l’Iran d’aller de l’avant avec son programme", a-t-il insisté.
Plusieurs hauts responsables israéliens, notamment le directeur sortant du Mossad (renseignement) Meir Dagan, ont assuré récemment qu’il était peu probable que l’Iran se dote de l’arme nucléaire avant 2015.
Les Etats-Unis et une partie de la communauté internationale accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil, ce que Téhéran a toujours démenti.
Affirmant qu’un Iran détenteur de l’arme atomique menacerait sa sécurité, Israël, considéré par les experts comme l’unique puissance nucléaire de la région, soutient les efforts menés par les Etats-Unis pour l’en empêcher de s’en doter, mais n’exclut pas de mener lui-même une intervention militaire pour s’en assurer.
JERUSALEM, 25 jan 2011 (AFP) -


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