Le bureau du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a lui aussi condamné lundi à Genève les remarques de Richard Falk.
Sur son blog personnel, ce dernier écrit à la date du 11 janvier qu’il existe des "contradictions bizarres dans les explications officielles" données sur ces attentats revendiqués par Al-Qaïda, et évoque "une apparente dissimulation" de la part du gouvernement américain sur ce qu’il sait.
L’ambassadrice américaine à l’ONU, Susan Rice, s’est dite "consternée" par ces affirmations et a estimé que ces commentaire du rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens étaient "un affront" à la mémoire des quelque 3.000 victimes des attentats du 11-Septembre.
"Les commentaires de M. Falk sont méprisables et profondément offensants et je les condamne dans les termes les plus forts. J’ai remis une protestation forte à l’ONU au nom des Etats-Unis", a-t-elle dit dans un communiqué, jugeant "les derniers commentaires de M. Falk tellement nocifs qu’il devrait être clair qu’il ne peut pas poursuivre ses fonctions au nom de l’ONU".
Certains groupes ont demandé à ce que M. Falk, qui n’est pas un employé de l’ONU mais un expert indépendant, soit déchargé de ses fonctions.
"Je note que les diplomates américains et beaucoup d’autres ont quitté la salle en signe de protestation en septembre 2010 lorsque le président iranien (Mahmoud) Ahmadinejad a prononcé des remarques scandaleuses similaires devant l’Assemblée générale", a ajouté Mme Rice.
S’exprimant à Genève, le chef de l’ONU a condamné ces commentaires dans un discours devant la Commission des droits de l’homme.
"Je veux vous le dire clairement et directement : je condamne ce type de rhétorique provocatrice. C’est absurde, un affront à la mémoire des plus de 3.000 personnes qui sont mortes dans ces attentats tragiques", a-t-il dit.
NEW YORK (Nations unies), 25 jan 2011 (AFP) -


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