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Syrie: quatre civils tués par les forces du régime à Homs et Hama

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Au moins quatre civils ont été tués vendredi à l’aube par les tirs des forces de sécurité syriennes dans les régions de Homs et de Hama, dans le centre du pays, où sont prévues de nouvelles manifestations anti-régime, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).Trois civils ont été tués par des tirs des forces régulières sur leur voiture près d’un carrefour dans la ville de Hama, haut lieu de la contestation, et un civil a péri sous les balles des troupes gouvernementales dans la région de Homs.

Les militants anti-régime ont appelé, comme chaque vendredi, à des manifestations après la prière à travers le pays pour affirmer leur attachement à la révolte contre le régime de Bachar al-Assad, sous le slogan de « notre loyauté (à la cause révolutionnaire) est notre salut ».

Les manifestations ont toujours lieu dans les différentes régions, malgré la répression meurtrière et la militarisation de la révolte déclenchée il y a près de 14 mois contre le pouvoir.

La journée de jeudi a été marquée par une brutale attaque des forces de sécurité contre la cité universitaire d’Alep (nord) qui a fait quatre morts parmi les étudiants.

Selon les militants, il s’agissait de la répression la plus meurtrière contre ce centre nerveux de la contestation dans la deuxième ville de Syrie, longtemps restée à l’écart de la mobilisation.

Les violences se poursuivent malgré le déploiement depuis le 16 avril des premiers observateurs de l’ONU chargés de surveiller l’application d’un cessez-le-feu entré en vigueur le 12 avril.

Le chef des observateurs, le général Robert Mood, a estimé jeudi que c’était à l’armée syrienne, toujours fortement déployée dans les villes, de faire le premier pas pour arrêter les violences.

Interrogé par la presse sur la poursuite des hostilités, il a affirmé: « il n’est pas surprenant de voir un cessez-le-feu précaire, de voir parfois des accès de violences ».

Mais il a souligné que « cela ne pouvait pas continuer indéfiniment », appelant « toutes les parties à choisir la voie politique pour cesser les violences ».

Depuis le début de la contestation, plus de 11.100 personnes, en majorité des civils, ont péri dans les violences, selon l’OSDH, et des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées selon des ONG.

04-05-2012/AFP

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