Pourquoi Israël devrait attaquer l’Iran

Pourquoi Israël devrait attaquer l’Iran

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L’holocauste pèse très lourd sur les épaules d’Israël et ses dirigeants.

Aucun d’entre nous n’ignore l’histoire des organisations juives demandant de l’ aide mais se heurtant inlassablement à l’indifférence de ceux en position de changer les choses à l’époque.

Ces sombres réminiscences nous empêchent de regarder le monde à travers des lunettes teintées en rose. Les libéraux américains rejettent avec insouciance la menace iranienne tant ils sont persuadés que l’Iran, pays assumé rationnel, n’osera jamais attaquer Israël à l’arme nucléaire par crainte de représailles.

Mais les israéliens ne sont guère enclins à faire foi à cette théorie bien commode qui justifie l’inertie de l’Occident.

Obama affirme soutenir Israël, mais le fera-t-il lorsque les choses s’aggraveront ?

Et que se passera-t-il si le nucléaire iranien devient un fait accompli ?

Les pays ont des intérêts communs en général et pas des amis.

Les USA et la campagne électorale courante d’Obama dépendent vitalement de l’huile qui s’achemine du Golfe persique vers l’Occident et si le trafic du détroit d’Hormuz est interrompu, le prix du pétrole risque d’atteindre des proportions vertigineuses, allant jusqu’à $200 le baril.

Si cette situation se prolonge, elle noiera l’économie mondiale et anéantira simultanément les chances de réélection d’Obama.

Les USA possèdent une réserve stratégique de plus de 700 millions de barils de pétrole brut, théoriquement suffisante pour une durée de 70 jours (10 millions de barils par jour).

Néanmoins, la capacité de pompage est limitée à 4.4 millions de barils par jour, un taux qui tend à se restreindre puisque les réserves emmagasinées dans des aquifères salins sont épuisées.

Le manque qui se fera sentir dans l’immédiat sera d’une moyenne de 6 millions de barils par jour.

Les 3 millions de barils provenant des USA, distribués par des pipelines, ne sont pas aisément utilisables à cause du type de pétrole brut que seules les raffineries américaines peuvent manier.

Ainsi, avec 25% du pétrole mondial bloqué, les pays dans une situation plus difficile que celle des USA, se verront contraints de rehausser le prix du pétrole restant.

Le gouvernement tentera d’imposer un contrôle de prix pour conserver le prix du brut inférieur au prix mondial, mais cela aggravera la situation, encouragera la consommation et imposera le rationnement par de longues lignes dans les stations de pétrole.

Un blocage du détroit de Hormuz sera une donc catastrophe à l’échelle mondiale.

Les Israéliens peuvent monter une attaque considérable.

Son efficacité dépendra de facteurs cachés derrière le brouillard de la guerre.

Les deux porte-avions américains positionnés dans le Golfe persique seront en mesure de voir l’arrivée des israéliens une heure à l’avance, sinon plus, grâce à leurs avions radar.

Une attaque israélienne se soldera par la fermeture du détroit par les iraniens, comme ils ne cessent de le promettre.

Bien qu’ils ne soient pas en mesure de remporter une confrontation navale au Golfe, ils ne manqueront pas d’engendrer la pagaille.

Il n’est d’ailleurs pas dans l’intérêt des iraniens de bloquer le Golfe, mais ils le feront comme un joueur de dés.

Leurs initiatives sont très difficiles à prévoir, et personne ne se risque d’émettre une prédiction quelconque.

Néanmoins, s’asseoir et permettre aux iraniens de prendre l’initiative, propulsera le monde dans une situation encore dangereuse que celle de bombarder les sites stratégiques iraniens avant qu’il cela ne devienne infaisable.

Obama a deux stratégies : Il peut guetter l’arrivée des israéliens et prévenir toute tentative iranienne de bloquer le Golfe, ou bien attendre l’assaut iranien et ensuite passer à l’attaque.

La deuxième alternative risque de mal tourner, dans le cas d’une attaque surprise iranienne, même si en apparence, ils ne se préparent pas à ce genre de confrontation.

Les iraniens ont déjà mis à point un engrenage conçu pour rendre la vie dure aux américains, comme des missiles antinavires, des mines, des sous-marins et des vedettes d’attaque.

Militairement conseillé, les USA devraient faire sauter ces forces au lieu de les regarder circuler dans les eaux restreintes du Golf persique.

Les roquettes iraniennes ont bénéficié de la technologie russe et chinoise développée spécialement pour contrer les forces navales américaines.

Les vedettes iraniennes sont très rapides et manœuvrent pour éviter les défenses américaines.

Les commandants américains auraient vraisemblablement préféré garder leurs flottes hors du Golf et de l’Iran pour éviter cette menace, mais cela aggraverait davantage la protection du détroit et rendrait toute offensive contre l’Iran nulle.

La marine américaine avait en 1988 défait les forces iraniennes lors d’une offensive modérée après le heurt d’une frégate américaine contre une mine iranienne.

Mais les iraniens ont eu largement le temps (24 ans) pour y réfléchir et concocter des surprises déplaisantes aux USA.

Pour l’armée américaine, il serait certes plus prudent et idéal d’attaquer l’Iran par surprise plutôt que de préparer une riposte à leur offensive.

Il est fort probable que les forces américaines soient instruites de passer à l’attaque sitôt que les israéliens se profilent à l’horizon, ou plus sobrement, de surveiller de près les iraniens au cas où ceux-ci tenteraient de prendre le contrôle du détroit.

Attendre que les iraniens passent à l’attaque c’est courtiser avec une catastrophe certaine qui risque de culminer en perte de navires et le détroit bloqué par des mines durant des mois.

Rien ne certifie que l’Iran attende passivement que les USA détruisent leur marine.

Ils seraient plutôt tentés de prendre l’initiative. En d’autres termes, une attaque israélienne pourrait induire une situation instantanément instable.

Les iraniens peuvent considérer la fermeture du détroit comme une victoire avantageuse.

Si les mines contrôlables à distance sont positionnées, les iraniens peuvent à loisir ouvrir ou fermer le détroit.

Ils peuvent aussi faire du chantage et réclamer de l’Occident des concessions en échange à l’accès au détroit.

À cela l’Occident ne se pliera probablement pas et se verra dans l’obligation d’exercer plus de pression sur l’Iran.

Ayant jusque-là rencontré une opposition à leur programme nucléaire faible, les iraniens pourraient sous-estimer la capacité des États-Unis et des autres pays.

L’administration d’Obama considère que si les persuasions et les menaces ne parviennent pas à dissuader les israéliens, l’option d’une guerre rapide et décisive serait la meilleure.

Du côté israélien, une guerre rapide et décisive, impliquant la force totale des États-Unis, est souhaitable.

Mais les israéliens feront ce qu’il faut pour s’assurer que la guerre éclate entre les États-Unis et l’Iran sans en être évidemment complice.

L’inconvénient est que si les Iraniens sont décisivement vaincus et le flot du pétrole maintenu, Obama pourrait bien être réélu.

(Inspiré de l’étude de Norman Rogers – American Thinker)

Thérèse Zrihen-Dvir Article original

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